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Plus une activité est administrée, moins à la fin elle produit. L’hyper administration conduit toujours à la pénurie des biens et au recul des libertés. Nous y sommes, la crise logement en est la traduction la plus douloureuse pour des millions de Français.

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"Tout d'abord, au moment où l'on passe de la constatation au précepte, le paradoxe des relations internationales surgit en pleine lumière : les relations inter-étatiques sont des relations sociales que commande le recours, possible et légitime, à la force. Or l'emploi de la force n'est pas en lui-même immoral (la force au service de la justice a toujours passé pour conforme à la moralité). Mais chacun des acteurs, s'il est juge et seul juge, de la légitimité de sa cause, doit se sentir menacé par les autres, et le jeu international devient un combat dans lequel celui qui respecte les règles risque d'être victime de sa (relative) moralité. Dès lors, deux sortes de questions sont posées : la politique étrangère est-elle ou non en elle-même diabolique ? " "Il n'existe aucune instance internationale capable de dire le droit et de l'imposer par la force". "La guerre est, aussi, un affrontement d'intelligences". "Toutes les pays ont besoin d'un ennemi." "La guerre est juste si elle est sanction d'un acte illicite, si elle vise à obtenir satisfaction ou réparation, si elle est défense contre une agression, mais, juste ou non, elle est légale pour tous les belligérants parce qu'il n'y a, entre souverains, ni tribunal pour dire le droit ni force irrésistible pour l'imposer." « Le moralisme est une maladie de la pensée politique, car il remplace la compréhension des réalités par des jugements de valeur. » «La crainte de la guerre est souvent la chance de la tyrannie.» "Les mieux doués pour parvenir ne sont pas toujours les plus dignes d'exercer le commandement ; seule l'épreuve de la guerre révèle la vraie valeur des généraux. En dehors de l'armée, il n'y a pas toujours l'équivalent du combat, juge sévère et presque infaillible." "La diplomatie forge des fictions qu'elle est incapable de transformer en réalité." "La propagande de guerre a pour objectif de susciter l'enthousiasme dans son camp et le défaitisme chez l'ennemi." « Certains publicistes opposent les nations européennes aux États-Unis et à la Russie, les présentant comme civilisées d'un côté et barbares de l'autre. Une telle opposition me paraît ridicule. Il est impossible d’effacer Tolstoï et Dostoïevski de la culture européenne sans l’appauvrir considérablement. Quant aux leçons de civilisation que l’Europe pourrait nous offrir, je constate qu’après les événements que nous venons de traverser ces dix dernières années, elle est, pour le moins, mal placée pour les dispenser. » "À moins d'une coalition universelle contre un État, l'arme du blocus pourrait-être à notre époque irrésistible ; encore faudrait-il que l'État considéré comme criminel ne trouvât pas d'alliés au-dehors. Jusqu'à nos jours, une telle hypothèse n'a jamais été réalisée." " Si l'on admet que la guerre n'est pas voulue pour elle-même, le belligérant, qui dicte les termes de la paix à la fin des hostilités, souhaite créer des conditions telles qu'il n'ait pas à combattre dans un proche avenir et qu'il puisse garder les avantages arrachés par les armes. Plus les guerres sont cruelles, plus les hommes aspirent à la sécurité." "Peut-on encore parler de puissance plus ou moins grande, d'équilibre ou de déséquilibre dès lors que le parti qui a le moins de bombes thermonucléaires et les véhicules porteurs les moins perfectionnés possède encore la capacité d'infliger à son ennemi des pertes hors de proportion avec les bénéfices de n'importe quelle victoire ?" "Les relations interétatiques présentent un trait original qui les distinguent de toutes les autres relations sociales : elles se déroulent à l'ombre de la guerre ou, pour employer une expression plus rigoureuse, les relations entre États comportent, par essence, l'alternative de la guerre et de la paix." "Chaque acteur principal, c'est-à-dire chaque bloc, (États-Unis-Russie-URSS) sait qu'il ne sera pas ménagé par son rival s'il n'avait plus les moyens de se défendre." Raymond Aron. "Paix et guerre entre les nations." 1968.

Rémi Philiponet 🇨🇵

26,823 次观看 • 2 个月前