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Pour le contexte, Je code juste une petite bricole, du JavaScript tout simple Je sais qu'une IA peux halluciner, partir en vrille Mais de la a me sortir un texte sur la corruption d'un ministre au Yemen, du Prophète, de Médine, de la Mecque etc Moi je voulais juste...

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Cette année, pour la première fois de ma vie, je suis allée au festival de Cannes, à la cérémonie d'ouverture. C'était pour des raisons professionnelles : j'avais participé à l'écriture du discours, mais là n'est pas la question. Si je vous raconte ma vie, c'est qu'il m'est arrivé, là-bas, quelque chose qui a tout à voir avec vous. Petite mise en situation psychologique avant d'en arriver au vif du sujet : il faut imaginer que quand on est journaliste, éditorialiste, spécialisée dans les sujets de société et la politique, on n'est un peu personne à Cannes. Un « nobody », comme on disait avant. Un « PNJ » comme on dit, paraît-il aujourd'hui - c'est-à-dire un personnage non joueur. C'est bien normal, Cannes c'est le festival du cinéma, des stars et du glamour : chacun sa place. Voilà pour le contexte psychologique. Ce que je voulais vous raconter m'est arrivé, au bas d'un hôtel d'où l'on partait avec la merveilleuse équipe qui avait travaillé au discours, pour se rendre au palais des festivals. Alors qu'on était en train de décoller, un jeune homme, employé de l'hôtel, aux couleurs de l'hôtel, s'est approché de moi et il m'a dit : « Bravo et merci pour votre chronique sur Anne de Gaulle ». Je n'invente pas. J'ai des témoins. Et ils ont vu à quel point j'en ai été scotchée au bitume. La semaine juste avant Cannes j'avais fait, ici même, à l'occasion du 8 mai, une chronique sur l'inspiration que le général de Gaulle avait puisée dans son amour pour Anne, sa fille trisomique - une chronique qui me tient à cœur. Et là, donc, en plein milieu d'un milieu dont je ne suis pas, « PNJ sur la croisette » dans ses petits souliers aux talons très hauts....cet auditeur m'a offert mon Cannes à moi. Mon tapis rouge. Le seul applaudissement qui m'importe, à la fin. Pas le jugement de mes pairs. Ça, je l'ai appris avec le temps : en journalisme, la recherche de l'assentiment des autres journalistes est un petit enfermement, et même une perte de liberté. Non. Dans mon métier, chers auditeurs, le seul aiguillon qui vaille, c'est vous. Et je voulais me servir de cet encouragement-là, l'encouragement de ce jeune homme cannois dont je ne sais rien, pour vous remercier. Vous et ceux des lecteurs de L'Express, qui m'envoient des témoignages, ou des mots d'encouragement, par mail, par courrier, par messages sur les réseaux sociaux, et m'offrent un contrechamp précieux au micro et à la page de magazine. Comme Jérôme, par exemple, agriculteur qui se dit « paysan saturnien », qui nous écoute sur son tracteur ou durant la traite des vaches. Je le sais, il me l'a écrit. Je ne peux bien sûr pas citer chaque mot et chaque auditeur fidèle. Mais en cette veille de grille d'été, je voulais vous dire merci. C'est tout. Merci.

Anne Rosencher

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