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Ana Sayfaya Dön

(Premier compte suspendu Big M) Verification mes chiens !!! ✅👣 #verif #domination #confidence #feet #domina #obediencemental

249,290 görüntüleme • 6 ay önce •via X (Twitter)

15 Yorum

chill profil fotoğrafı
chill6 ay önce

@BigMfeet Encore + de vidéo maîtresse divine

Bigmfeeet👣 profil fotoğrafı
Bigmfeeet👣6 ay önce

@BigMfeet T’inquiète ça arrive!!!

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serge russo5 ay önce

@bigmfeet J'ai très envie de devenir votre chienne je suis sur Marseille vous pouvez passer si vous n'êtes pas de Marseille Gros bisous

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Olivier2 ay önce

@bigmfeet En pyjama ? Non je rêve.

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Masha6 ay önce

@BigMfeet inbox me on telegram@garyrichie65 I am buying

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theprettyfeetwhisperer4 ay önce

@bigmfeet Vous êtes française ?

そうろう profil fotoğrafı
そうろう4 ay önce

@BigMfeet 🤩🤩🧎👣😘😘👅👅👅

JORDAN JAMES 🦶 profil fotoğrafı
JORDAN JAMES 🦶5 ay önce

@BigMfeet hello cutie,i would like to buy your content,i want to be your best customer and i'm ready to buy it any amount please kindly send me a text on telegram=//. @Johndeere20243 Snapchat=//. athings26

feetgirl samlove profil fotoğrafı
feetgirl samlove5 ay önce

@BigMfeet 🤩👸🧎‍♂️

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ماهر1 ay önce

@BigMfeet

♠️ NRK profil fotoğrafı
♠️ NRK5 ay önce

@BigMfeet Ta des jolie pied de pute par Ahlla

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LoveScat5 ay önce

@bigmfeet Sublime, si vous recherchez une kheba pour léché vos pieds ou même manger votre 💩, je serai ravie. Région parisienne

Hinokamii971 profil fotoğrafı
Hinokamii9711 ay önce

@bigmfeet Son numero perso : 06 19 16 70 61 a cette petasse elle habie a La ferté gaucher

👑Étiethe sub profil fotoğrafı
👑Étiethe sub4 ay önce

@bigmfeet Oui queen 👑

Karim Kader profil fotoğrafı
Karim Kader5 ay önce

@BigMfeet Malheureusement, vos pieds sont noirs.

Benzer Videolar

Ne vous ai-je pas dit que le peuple algérien est victime du régime militaire algérien qui a rempli les esprits et les cœurs des Algériens de haine, de rancœur et d'hostilité envers le Maroc, à travers ses mérrdias de propagande et ses chiens enragés [soit-disant influenceurs] qui pullulent sur les réseaux sociaux ? Nous citons ici en particulier ce spécimen appelé Aref Mechakra, auteur de la célèbre phrase algérienne « Le match doit être rejoué » !! Ne vous ai-je pas dit que toutes ces superbes vidéos dans lesquelles de nombreux Algériens ont récemment adressé des messages d'amour, de fraternité et de solidarité à leurs frères Marocains allaient certainement déranger le régime militaire au pouvoir en Algérie et tout son système médiatique de propagande, et leur faire perdre la raison !? Je vous ai fait une petite traduction de ce qu'il a écrit dans une publication qu'il a posté hier sur son compte Facebook et sa vidéo de haine adressée à tous ses compatriotes algériens qui feront une couverture positive de la CAN depuis le Maroc !! 👇👇 « Malheureusement, oui, malheureusement, hier, j'ai publié une vidéo qui a été vue plus de deux millions de fois et dans laquelle j'ai averti les Algériens de ne pas se laisser utiliser par le Makhzen Marocain pour blanchir l'image du Maroc et filmer certains endroits conformément au plan malveillant du Makhzen, mais malheureusement, ils sont tombés dans le piège !! Je dis aux Algériens : pourquoi ne filmez-vous pas les endroits où les gens vivent dans des bidonvilles, les marchés aux ânes et les zones sinistrées !? Pourquoi montrez-vous l'image que le Makhzen veut promouvoir ? Franchement, vous êtes des HMIRS, et ceux qui n'écoutent pas mes paroles et mes conseils sont des Djahil (ignorants) ☝️💯✅...» !!😳

kalima

23,848 görüntüleme • 9 ay önce

Édouard Philippe et le syndrome de Palerme La 'ruse du vice' à l'Élysée ? Quand l'ex PM d'Emmanuel Macron cite un chef mafioso, seul un magistrat calabrais s'en étonne Le juge Giuseppe Borrelli 🇮🇹 est "tombé de sa chaise" lorsqu'il entendit la phrase exacte de Luigi Mancuso (chef de la Ndrangheta, mafia calabraise) prononcée en 1992 dans la bouche même d'un 1er ministre français M. Édouard Philippe Exactement ces mêmes mots prononcés par M. Philippe dans son allocution Coïncidence ? "Per sfuggire alla collera di Achille occorre l'astuzia del vizio" , c'est cette phrase prononcée par Luigi Mancuso lors du 'synode' d'alliance avec Cosa Nostra de 1992 pour décrire leur union face à la police M. Philippe prononce cette même formule en 2022 lors d'un discours enregistré à l'ESSEC : "Pour éviter la colère d'Achille il faut la ruse du vice" Il décrit par là l'union de l'élite, symbole du Vice, face au peuple, symbole de Vertu comme Luigi Mancuso décrivait l'union des mafias face aux magistrats en 1992 C'est Rosa Raffa🇮🇹, proc' adjointe de Messine, qui entend pour la première fois cette formule dans la bouche de M. Philippe et en parle au juge Borrelli Leur étonnement grandit quand ils apprennent que M. Philippe se rend en Sicile ou Calabre chaque année au temps de l'été depuis 2010 au moins, ce qui correspond à son accession à la mairie du Havre Qui rencontre-t-il sur place ? Aucun des deux magistrats ne croit au conte pour enfants de la balade estivale en fiat 500 pour profiter du farniente, comme l'a narré jadis M. Philippe Édouard Philippe chez l'Oncle Luigi ? "Faut-il trouver normal que le maire du 1er port français importateur de cocaïne passe tous ses étés dans la région même des commanditaires de ce trafic ? Est-ce vraiment avoir l'esprit tordu que de questionner cela ou a minima de le trouver suspect ?", commente le juge G. Borrelli Autre fait troublant, ce que Marzia Sabella🇮🇹, proc' adjointe de Palerme, appelle 'l'axe Rivotril' : Début 2020, M. Philippe active ses réseaux pharmaceutiques, il contacte personnellement Arif Vazirally🇮🇳, ponte de Big Pharma à Bangalore et CEO de Global Calcium, pour importer massivement la substance active du Rivotril, le clonazépam, via Budapest M. Philippe a donc M. Arif Vazirally dans son carnet d'adresses M. Arif Vazirally est un indo-colombien à la fois CEO de Global Calcium et consul de Colombie à Bangalore Son cousin Juan Esteban Calle 🇨🇴 est le CEO de Cementos Argos Colombia, dont le premier client hors Amériques est Kalos Cementine Messina, société fondée par le clan Mancuso On rappelle que c'est là où vit entre autres le clan Mancuso que chaque année M. Philippe passe ses vacances depuis 2010 Kalos Cementine Messina gérée par Micaela Mancuso compte parmi ses clients Cimat-Cimaf, société européenne dont l'ex maire exhibitionniste du Havre et ami de M. Philippe (Luc Lemonnier) a dirigé la filiale havraise Cimat-Cimaf a pour actionnaire Shamir Genomal🇮🇳 de Page Industries qui fut le correspondant indien de Mark Epstein de 2014 à 2023 "C'est un puzzle complexe dont nous assemblons les pièces", confirme le juge Giuseppe Borrelli "Ce que nous constatons c'est que bien des chemins mènent à M. Philippe" Dernier fait et étonnement du magistrat, c'est cette même passion soudaine pour les machines à voter de M. Philippe et du clan Mancuso qui les a importées du Venezuela vers la Calabre M. Philippe a-t-il rendez-vous chaque été à Messine avec 'l'honorable société' (Ndrangheta) ? Est-ce un séjour hasardeux ou un rituel annuel de passage ? Faut-il donner raison au sénateur Christopher Murphy 🇺🇸 du Connecticut qui déclara : "C'est de la corruption ! Une corruption ahurissante !" Faut-il écouter le pasteur d'Albuquerque Steve Smothermon🇺🇸 qui a dit : "Face aux ruses du Grand Corrupteur, il faut la colère du volcan !" C'est précisément dans cette optique de 'réveil du volcan' que le juge Giuseppe Borrelli entend aujourd'hui livrer bataille

+Stornsen+🇻🇦

95,276 görüntüleme • 6 ay önce

[🚨BIG ANNONCE 8LAB🚨] Les amis, vous me voyez documenter mon parcours depuis quelques années maintenant. Ceux qui suivent ma chaîne YouTube ont absolument tout vu : du scaling de ma marque à l’ouverture de mon entrepôt en Chine, des drops du 8lab en direct à l’ouverture de mes nouveaux bureaux à Dubaï, et bien plus. Vous avez vu les galères, les doutes, les réussites, les échecs, les recrutements, etc. Et on compte aller encore beaucoup plus fort et plus loin par la suite ! Pour ceux qui me suivent vraiment de près, vous savez que mon enfance a été compliquée et que tout ce que j’ai entrepris, c’était pour me sortir de ça et prouver au monde que je pouvais réussir et que j’avais réellement de la valeur. Des années d’enfer que je ne souhaite à aucun de mes ennemis, même à toi *****. Toutes ces années à charbonner, lancer des shops en drop en masse, échouer encore et encore… mais c’est grâce à cette persévérance que petit à petit, j’ai pu me créer mon entourage et notamment rencontrer mon frérot Max, avec lequel j’ai construit une énorme partie de mes projets. C’est grâce à cette persévérance que j’ai pu me créer un environnement qui m’a ensuite fait exploser dans mes projets. C’est de là que vient l’idée du 8lab : un environnement et un écosystème complet pour les e-commerçants qui souhaitent passer du dropshipping à une réelle marque stable et pérenne, puis créer leur putain d'empire !!! Et le 8 mars à 18h, pour la première fois, je vais révéler l’intégralité de ma marque e-commerce, comment je génère plus de 1,5M€ par mois avec celle-ci, les stratégies exacte que j'ai appliqué. Je sais que tout le e-com FR connaît la marque, mais je vous assure que personne ne connaît l’envers du décor. Alors même si tu en a rien à foutre du 8lab, je te conseil vivement de t'y inscrire sous ce post ou en bio. À la fin de ce live, le 8lab écosystème rouvrira ses portes pour 888 personnes, avec une énorme partie mise à jour (et notamment une grosse stratégie pour exploser son taux de réussite, ainsi qu’un focus sur des stratégies de whitelisting/partnership ecom poussé). Il y aura évidemment un prix très avantageux pour ces 888 personnes :) Ça va faire bientôt 1 an qu’on n’a fait aucun drop pour le 8lab. La raison : cook massif en interne, amélioration du produit, élaboration de la vision, création d’un business plan solide, agrandissement des équipes, installation dans des bureaux, etc. Bref, on préparait le fond pour que les bases du projet soient solides. Mais maintenant, il est temps de réellement commencer à jouer et de prendre le marché comme jamais personne ne l’aura fait. Je vous mets le teaser du drop du 8lab et du reveal de ma marque juste en dessous. Le plus gros projet de ma vie, et de très loin. Merci 1000x à toutes mes équipes et à toutes les personnes qui ont cru en moi. Merci aussi à mes haters, qui me montrent que ce que l’on fait est grand 🏴‍☠️ 🚨 Le lien pour s’inscrire au live du dimanche 8 mars à 18h se trouve dans le premier lien en dessous de la vidéo et en bio !! QUE LA FUCKING GUERRE COMMENCE 👽👽

Alex Shane

129,583 görüntüleme • 7 ay önce

🚨 Opération de sauvetage réussie pour ANDREA ALBRIZIO et sa marque ARNTREAL ! ✅ Expédition de plusieurs centaines de commandes en un temps record 📦 Livraison dès le lendemain en France à un tarif introuvable ailleurs On a sold out notre premier entrepôt en 3 mois, et le second se remplit déjà très vite… Je suis très reconnaissant envers toutes les marques qui nous font déjà confiance. + 35 clients onboardés ces dernières semaines, et notre team s’agrandit (déjà 10 personnes en full-time). Peakfast, c’est une solution auto-financée grâce à mes marques e-com et celles de ChasseurDeTulipe. Nous sommes déjà rentables. C’est du win-win pour tout le monde : plus le volume augmente, plus nos marges e-com s’améliorent (re-négociation avec les transporteurs). Peakfast, ce n’est pas juste un logisticien. C’est un allié stratégique pour propulser votre marque dans toute l’Europe et au-delà. On a déjà résolu toutes les galères pour vous. Vous parlez à des fondateurs qui font plusieurs millions de CA/an, pas à de simples prestataires avec des coûts cachés de partout.. Merci à toute la team Peakfast, et big up à Cyprien | SAV 🌐 qui gère vos intégrations d’une main de maître (SAV, OMS, retours). Merci infiniment à Alex Shane pour la mise en relation au top! 📦 Expédiez dès 3,5 € vers la France 📬 Demandez votre devis personnalisé sur → Je réponds à tous les commentaires et DM avec plaisir :)

TitouXBusiness

22,311 görüntüleme • 1 yıl önce

« 'Pourquoi t’as fait ça ?' Premier degré, je suis désolée, je n’ai pas d’explication » « Ce que j’ai fait, j’ai envie de vous dire que c’est indéfendable » « Je ne suis pas mythomane au sens pathologique du terme » « Je continuerai de parler de gauchisme en France, de parler de LFI, de vous dire de voter Mélenchon » « Voilà, mes excuses, je vous les exprime sincèrement » « Ma famille reçoit des messages de m*rt » « Je banne les gens qui ont été voir eux-mêmes Twitch Gauchiste pour donner tout ça » « Je vous demande pas de me pardonner. Au contraire, je demande à ce qu’on pointe le fait que ce que j’ai fait, c’est pas ouf » « LFI ne vont plus m’inviter, mais surtout, ils ne doivent plus m’inviter » — Emmodem Contexte : Emmodem est de retour après une pause de deux semaines pour s’exprimer sur l’affaire de son faux compte Fromantine. Difficile de dire si ce retour était trop précoce, mal préparé ou si la situation était tout simplement impossible à défendre, mais l’accueil d’une grande partie de ses abonnés et de plusieurs streameurs a été particulièrement cinglant. Elle a présenté ses excuses, tout en tentant de contextualiser certaines citations. Mais le live s’est transformé en règlement de comptes avec les personnes ayant contribué à révéler l’affaire, ainsi qu’avec certains streameurs. Ribo n’a posté qu’un seul message, assez offensif, avant d’être banni. Raz s’est montré assez ironique avant de la qualifier, peu de temps après, de « mytho of all time ». Le conflit avec Ribo s’est encore envenimé après la prise de parole de ce dernier, qui accuse Emmodem d’exagérer sa précarité et de mentir sur ses revenus. Sur Twitch, où les revenus dépendent en grande partie du soutien financier des abonnés, une telle accusation revient à lui reprocher de se présenter comme plus précaire qu’elle ne l’est afin de susciter la compassion de son audience et d’encourager les dons. Pour répondre à Ribo, Emmodem a présenté un tableau Excel dans lequel elle estime ses revenus moyens à environ 1 800 € nets par mois. Mais ce calcul déduit notamment 200 € de remboursement mensuel d’une dette. Avant ce remboursement, ses revenus s’élèveraient donc à environ 2 000 € par mois, un montant finalement proche des estimations avancées par Ribo. Exemples de réactions dans son tchat 👇

TwitchGauchiste

1,450,185 görüntüleme • 1 ay önce

Post 🇫🇷 & 🇺🇸 🇫🇷🚨⚠️ Attention hautement TABOU‼️ Et si on soignait le #CANCER mais qu’on nous le cachait sciemment ? NON, mais NON, ils n’oseraient pas, n’est-ce pas ? Et si on vous disait que certains vermifuges pour chiens pourraient être un traitement efficace contre le cancer ? Pourquoi ces résultats nous sont-ils cachés ? Quels sont les véritables intérêts de #BigPharma à nous cacher tant de vérités ? L’heure des révélations a sonné. Plus rien ne pourra les arrêter. Les témoignages se MULTIPLIENT. Écoutez ATTENTIVEMENT ces 4 vidéos que j’ai traduites, allant de #MelGibson à des médecins… ♦️ Vidéo 1 Mel Gibson Fan affirme que trois de ses amis atteints de cancer de stade 4 sont désormais en rémission, après avoir utilisé… ♦️ Vidéo 2 Dr. Kathleen Ruddy confirme que des patients en phase terminale de cancer ont guéri de manière spectaculaire après avoir pris de l’Ivermectine, avec des scans montrant la disparition des tumeurs… ♦️ Vidéo 3 Le Fenbendazole est de plus en plus reconnu comme un traitement anticancéreux potentiel. Il agit en déstabilisant les microtubules, ce qui perturbe la division des cellules cancéreuses et ralentit ou arrête la croissance des tumeurs. ♦️Vidéo 4 Joe Tippens, atteint d’un cancer du poumon en phase terminale avec moins de 1 % de chances de survie, attribue SA guérison à l’utilisation du Fenbendazole, un médicament pour animaux, après avoir reçu le conseil d’un vétérinaire. Trois mois plus tard, son cancer avait disparu, laissant les médecins PERPLEXES. 🇺🇸🚨⚠️ Highly TABOO alert‼️ What if cancer could be cured, but we were deliberately kept in the dark? NO, but NO, they wouldn’t dare, would they? What if we told you that some dog dewormers could be an effective treatment for cancer? Why are these results being hidden from us? What are the real interests of Big Pharma in concealing such truths? The time for truth has arrived. Nothing will stop them now. The testimonies are MULTIPLYING. Listen CLOSELY to these 4 videos I translated, from #MelGibson to doctors… ♦️ Video 1: Mel Gibson claims that three of his friends diagnosed with stage 4 cancer are now in remission after using… ♦️ Video 2: Dr. Kathleen Ruddy confirms that terminal cancer patients have made dramatic recoveries after taking Ivermectin, with scans showing the disappearance of tumors… ♦️ Video 3: Fenbendazole is increasingly recognized as a potential anti-cancer treatment. It works by destabilizing microtubules, disrupting cancer cell division, and slowing or stopping tumor growth. ♦️ Video 4: Joe Tippens, diagnosed with terminal lung cancer and given less than a 1% chance of survival, credits his recovery to the use of Fenbendazole, a pet medication, after receiving advice from a veterinarian. Three months later, his cancer had disappeared, leaving doctors PERPLEXED. #NCSWIC ♦️🇫🇷 Mes précédents postes sur Mel Gibson / 🇺🇸 My previous posts about Mel Gibson ➡️ & ➡️ ♦️ Source vidéos The Vigilant Fox 🦊 🇺🇸🦅🇫🇷 Sylvia Miami 🇫🇷🦅🇺🇸 🔴 Tous mes liens en un seul clic, suivez-moi / All my links in one click, follow me ✅ Donald J. Trump General Mike Flynn Elon Musk Robert F. Kennedy Jr #sylviamiami #Actu #Tendance #Infos #Monde #trump #maga #MAHA #RFKjr #RobertFKennedyJr #elonmusk #Cancer #Ivermectine #Fenbendazole #TraitementsAlternatifs #NaturalHealing #Ivermectin #Health #Remission #AlternativeTreatments

Sylvia Miami

164,600 görüntüleme • 1 yıl önce

🇫🇷 🇺🇸 2 septembre 1959, le Général de Gaulle reçoit à Paris le Général Eisenhower, son ancien compagnon d'armes, devenu Président des États-Unis. Le Général fait le portrait suivant d'Eisenhower dans ses Mémoires de guerre : « Il était un soldat. Par nature et par profession, l'action lui semblait droite et simple. Mettre en œuvre, suivant les règles traditionnellement consacrées, des moyens déterminés et d'une espèce familière, c'est ainsi qu'il voyait la guerre et, par conséquent, sa tâche. Eisenhower abordait l'épreuve, façonné pendant trente-cinq ans par une technique et une philosophie qu'il n'était aucunement porté à dépasser. Or, voici que de but en blanc il se trouvait investi d'un rôle extraordinairement complexe. Tiré du cadre, jusqu'alors étroit, de l'armée américaine, il devenait commandant en chef d'une colossale coalition. Par le fait qu'il avait à conduire les forces de plusieurs peuples dans des batailles dont dépendait le sort de leurs États, il voyait, à travers le système éprouvé des unités sous ses ordres, faire irruption des susceptibilités et des ambitions nationales. Ce fut une chance de l'alliance que Dwight Eisenhower découvrît en lui-même, non seulement la prudence voulue pour affronter ces problèmes épineux, mais aussi l'attirance pour les horizons élargis que l'Histoire ouvrait à sa carrière. Il sut être adroit et souple. Mais, s'il usa d'habileté, il fut aussi capable d'audace. Il lui en fallut, en effet, pour jeter sur les plages d'Afrique une armée transportée d'un bord à l'autre de l'Océan ; pour aborder l'Italie en présence d'un ennemi intact ; pour débarquer de lourdes unités sur une bande de côte normande devant un adversaire retranché et manœuvrier ; pour lancer, par la trouée d'Avranches, l'armée mécanique de Patton et la pousser jusqu'à Metz. Cependant, c'est principalement par la méthode et la persévérance qu'il domina la situation. En choisissant des plans raisonnables, en s'y tenant avec fermeté, en respectant la logistique, le général Eisenhower mena jusqu'à la victoire la machinerie compliquée et passionnée des armées du monde libre. On n'oubliera jamais, qu'à ce titre, il eut l'honneur de les conduire à la libération de la France. Mais, comme les exigences d'un grand peuple sont à l'échelle de ses malheurs, on pensera sans doute aussi que le Commandant en chef aurait pu, mieux encore, servir notre pays. Qu'il liât sa stratégie à la grande querelle de la France, comme il la pliait aux desseins des puissances anglo-saxonnes, qu'il armât massivement nos troupes, y compris celles de la clandestinité, que dans son dispositif il attribuât toujours une mission de premier ordre à l'armée française renaissante, notre redressement guerrier eût été plus éclatant, l'avenir plus profondément marqué. Dans mes rapports avec lui, j'eus souvent le sentiment que cet homme au cœur généreux inclinait vers ces perspectives. Mais je l'en voyais revenir bientôt et comme à regret. C'est qu'en effet la politique qui, de Washington, régentait son comportement lui commandait la réserve. Il s'y pliait, soumis à l'autorité de Roosevelt, impressionné par les conseillers que celui-ci lui déléguait, épié par ses pairs - ses rivaux - et n'ayant pas encore acquis, face au pouvoir, cette assurance que le chef militaire tire, à la longue, des grands services rendus. Pourtant, s'il se laissa aller à soutenir quelquefois les prétextes qui tendaient à nous effacer, je puis affirmer qu'il le fit sans conviction. Je le vis même s'incliner devant mes propres interventions à l'intérieur de sa stratégie chaque fois que j'y fus conduit par l'intérêt national. Au fond, ce grand soldat ressentait, à son tour, la sympathie mystérieuse qui, depuis tantôt deux siècles, rapprochait son pays du mien dans les grands drames du monde. Ce ne fut pas de son fait que, cette fois, les États-Unis écoutèrent moins notre détresse que l'appel de la domination. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

21,455 görüntüleme • 1 ay önce

Il y a 35 ans, le 25 mars 1991, Mgr Lefebvre rendait son âme à Dieu. en pleine nuit à l’hôtel, vers 4 heures du matin, il réveille son chauffeur, Rémy Borgeat : « Ça ne va pas, dit-il, rentrons en Suisse. » Et, à sa demande, il est hospitalisé d’urgence le 9 mars au matin à l’hôpital de Martigny dont le directeur, M. Jo Grenon, est un ami d’Écône. On le confie au service de chirurgie et à la chambre 213. Derrière les montagnes : la Forclaz et la France et, non loin, le Grand Saint-Bernard, l’Italie et Rome. Le prélat est confiant, mais il souffre : « C’est comme un feu qui me brûle le ventre et monte vers la poitrine. » L’abbé Simoulin lui apporte la sainte communion — qu’il recevra jusqu’à son opération. Il remercie : « Je vous ai fait manquer vêpres… mais vous avez fait une œuvre de charité. Vous m’apportez le meilleur Médecin. Aucun d’entre eux ne peut me donner plus que ce que vous me donnez. » Il admire le crucifix qu’on a apporté pour le petit autel monté dans sa chambre : « Cela aide à porter ses souffrances. » Les médicaments atténuent ses douleurs ; on le nourrit par perfusion. Il plaisante et dit aux infirmières : « Vous faites une bonne affaire avec moi : je paie plein tarif et vous ne me nourrissez pas ! » Il est par ailleurs très patient : les médecins sont obligés de le gronder pour qu’il parle de ses souffrances. Les infirmières le trouvent très doux, exceptionnellement discret : il n’utilise jamais la sonnette de service. Il ne veut pas déranger. Il est un peu inquiet des suites d’une opération, mais en même temps résigné et confiant. À plusieurs reprises, il dit : « J’ai terminé mon travail, je n’en peux plus, il ne me reste qu’à prier et souffrir. » Le lundi 11, sentant un froid qui lui monte dans les jambes, le prélat demande l’extrême-onction, qu’il reçoit avec beaucoup de recueillement et de simplicité, les yeux fermés et répondant au ministre très clairement. Il demande ensuite la bénédiction apostolique in articulo mortis (« à l’article de la mort »), puis rouvre des yeux paisibles, sourit et remercie. Il ajoute : « Pour les prières des agonisants, on attendra encore un peu. » Il est apaisé, mais il n’est pas encore arrivé à reprendre son bréviaire. « Alors, dit-il, je fais oraison. Je ne suis bon à rien d’autre. Mais c’est une bonne chose. » Le jeudi 14 mars, alors qu’il a déjà subi de nombreux examens, les médecins décident de lui donner enfin un vrai repas qui lui fera plaisir et le fortifiera. Mais il n’y touchera pas, afin de pouvoir recevoir la sainte communion… qui se fait attendre. Le même jour, un des médecins confie à l’abbé Denis Puga : « Monsieur l’abbé, je dois vous avouer quelque chose : j’ai passé la journée en compagnie de Monseigneur, pour les examens. C’est un homme extraordinaire, c’est vraiment un bonheur d’être à ses côtés. Quelle bonté ! On découvre la bonté divine sur son visage. Vous avez vraiment un privilège d’être un de ses proches. On ne s’en rend pas compte à travers l’image qu’en donnent les journaux. J’ai demandé à Monseigneur de prier pour moi. » Or ce docteur n’est pas catholique. Le vendredi 15 mars, Mgr Lefebvre est emmené à Monthey pour examen au scanner. Au retour à l’hôpital, ses abbés le trouvent aux prises avec ses perfusions qui provoquent des œdèmes. — Vous avez les veines trop dures, lui dit l’abbé Simoulin. — Non, c’est le contraire, il paraît qu’elles sont trop fines et délicates. Vous vous rendez compte… pour un évêque de fer ! Le samedi 16, Sitientes, ont lieu à Écône les ordinations au sous-diaconat. — Je me suis bien uni par la prière à l’ordination, dit l’archevêque à l’abbé Puga. — C’est la première ordination qui n’aurait pu avoir lieu, si vous ne nous aviez pas donné des évêques. — Oui, répond-il, vraiment, cette année 1988 a été une grande grâce, une bénédiction du bon Dieu, un véritable miracle. C’est la première fois qu’étant gravement malade, je suis parfaitement tranquille. Je dois avouer… je m’excuse… mais auparavant, lorsque j’étais malade, j’avais ce souci que la Fraternité avait encore besoin de moi, que personne ne pouvait faire mon travail à ma place. Maintenant je suis en paix, tout est en place et tout fonctionne. Le dimanche 17, dimanche de la Passion, après avoir reçu la communion, il explique qu’il sera opéré le lendemain et commente : « Que le bon Dieu me prenne, s’il le veut. » C’est donc le lundi de la Passion qu’a lieu l’opération : « Quand le médecin m’a dit de compter jusqu’à dix au moment de m’endormir, j’ai fait un grand signe de croix… et puis… plus rien. Puis je me suis réveillé et j’ai demandé : — Alors, on n’opère plus ? — Mais si, M. Lefebvre, c’est fait, m’a-t-on répondu. » Tel est le récit que Monseigneur fait de son opération. Le chirurgien a retiré une grosse tumeur de la taille de trois pamplemousses. Elle s’avérera cancéreuse, mais on n’en dira rien au patient. Il est épuisé par l’opération mais sourit derrière son masque à oxygène et sa sonde gastrique. Le mercredi soir, il devient angoissé : de forts œdèmes se manifestent aux membres, il souffre du dos et de la tête. « C’est la fin, dit-il, je souffre terriblement de la tête, il faut que le bon Dieu vienne me chercher. Je désire ardemment mourir avec, à mes côtés, quelques-uns de mes prêtres pour réciter les prières des agonisants. On ne peut me refuser cela. » Il croit qu’on empêche ses prêtres de venir le voir, l’arrivée de l’abbé Puga le jeudi matin l’apaise ; il retrouve tout son optimisme et sa vigueur morale. Le samedi de la Passion arrive, Mgr Lefebvre parle des soins humiliants et pénibles qui lui sont imposés, il dit l’épuisement où le laisse le moindre effort. Ses mains sont gonflées par les œdèmes. « Nous sommes dans le temps de la Passion », fait l’abbé Simoulin. Monseigneur ferme les yeux et répète : « Oui, c’est la Passion ! » Il ne peut encore communier : « Cela me manque… j’en ai besoin… cela me donnerait des forces », regrette-t-il. Le soir du même jour, l’abbé Puga lui parle de déclarations faites par le cardinal Gagnon à 30 Giorni, selon lesquelles il n’a pas trouvé d’erreur doctrinale à Écône. Monseigneur hausse les épaules : « Un jour, la vérité se fera. Je ne sais pas quand, le bon Dieu le sait, mais elle se fera. » C’est le dimanche des Rameaux, 24 mars, premier jour de la Semaine sainte, de la grande Semaine, que l’état du malade empire soudain. Pourtant, le vendredi, il a réclamé sa montre et son appareil auditif, preuve du mieux-être du patient, et le samedi on a songé à lui faire réintégrer sa chambre le lendemain. Mais dimanche, l’espoir fait place à l’inquiétude : Monseigneur subit une grave poussée de fièvre, le cardiologue décide de le garder aux soins intensifs. Le malade, douloureux et agité, se met à parler sans cesse, mais à travers le masque à oxygène il est difficile de le comprendre. Jo Grenon perçoit cependant : « Nous sommes tous ses petits enfants » et, au moment où il quitte le prélat, celui-ci lui sourit et lui tend la main en signe d’adieu. À l’abbé Simoulin qui lui annonce la venue de son frère, Michel Lefebvre, il sourit tant qu’il peut et la joie brille dans son regard. Mais vers 19 heures, lorsque le directeur d’Écône retourne à l’hôpital, dès l’entrée de la salle des soins intensifs, il est saisi par un son terrifiant : un râle sonore et précipité couvre tous les bruits venant des autres boxes, amplifié encore par le masque à oxygène. Le prélat est comme anéanti, il ne peut rien articuler mais il comprend tout ce que lui dit l’abbé : « La retraite, Monseigneur, que vous deviez nous prêcher, vous la prêchez d’une façon que nous n’avions pas prévue ! » et Monseigneur sourit. « Un certain nombre de Valaisans, dont les chauffeurs, font retraite avec nous. » Et le prélat sourit encore. Lorsque l’abbé aperçoit le crucifix du box et fait une remarque élogieuse sur cet hôpital et son bon directeur qui place chaque malade sous la garde du Rédempteur, Monseigneur, très lentement, tourne la tête et les yeux pour apercevoir le point que l’abbé lui désigne vers sa gauche, puis ferme doucement les yeux. Un sourire… un regard vers le Crucifié… telles sont les dernières « paroles » de Monseigneur Lefebvre. Un sourire… pour remercier, pour rassurer, pour inviter à la même sérénité, un sourire de charité et d’attention aux autres dans l’oubli de soi-même. Un regard vers le crucifix, ultime geste conscient que ses fils aient observé chez lui, le regard de l’adorateur et du prêtre. Vers 23 h 30, l’hôpital appelle Écône : Mgr Lefebvre vient d’avoir une alerte et est en réanimation. Les abbés Simoulin et Laroche trouvent le prélat respirant à grand-peine, les yeux fixes et vitreux, on lui fait un massage cardiaque, il doit avoir fait une embolie pulmonaire. Tandis que l’abbé Laroche part réveiller le séminaire et inviter la communauté à prier à la chapelle, l’abbé Simoulin reste aux côtés du malade qui cherche douloureusement sa respiration : c’est un peu l’agonie du Crucifié. Le front, au fil du temps, est de plus en plus traversé par des crispations de souffrance, tandis que les indications des appareils de contrôle diminuent peu à peu. À partir de 2 h 30, la chute s’accélère, la respiration se ralentit tandis que le front reste marqué par un pli de douleur. Tout s’apaise peu à peu. Vers 3 h 15, l’abbé dit à l’infirmière : — Son âme n’attend qu’une chose, quitter ce corps qui souffre pour rejoindre Dieu. — Je crois qu’elle est en train de partir, dit l’infirmière qui se retire alors. L’abbé Simoulin commence les prières des agonisants. « Au moment précis, dit-il, où j’achève, il est près de 3 h 20 et notre Supérieur général, l’abbé Schmidberger, pénètre aux soins intensifs. Le cadran annonce “00” pour les pulsations. Un souffle se fait encore entendre, mais est-ce Monseigneur ou l’appareil ? Je tends le rituel à l’abbé Schmidberger, qui refait les prières in expiratione. » Quelques ultimes sursauts crispent le visage de Monseigneur Lefebvre et, vers 3 h 25, la souffrance quitte à jamais son corps, tandis que le visage retrouve sa sérénité. Le Supérieur général ferme alors les yeux du père bien-aimé. On est le Lundi saint, 25 mars, fête de l’Annonciation de la très sainte Vierge Marie, le jour du sourire du Ciel à la terre et où l’espérance renaît dans les âmes, jour de l’Incarnation du Fils de Dieu et de l’ordination sacerdotale de Jésus-Christ souverain Prêtre. En ce jour, l’âme de Marcel Lefebvre a été jugée… « Quand je serai devant mon Juge, avait-il dit à Lille quinze ans auparavant, je ne veux pas qu’il puisse me dire : “Toi aussi, tu as laissé détruire l’Église.” » Alors, en ce 25 mars 1991, lorsque Dieu lui a demandé : « Qu’as-tu fait de ta grâce sacerdotale, de ta grâce épiscopale ? », que voulez-vous qu’ait répondu le vieux combattant de la foi, l’évêque restaurateur du sacerdoce catholique ? « Seigneur, a-t-il dit, voyez, j’ai transmis tout ce que je pouvais transmettre : la foi catholique, le sacerdoce catholique et aussi l’épiscopat catholique ; tout cela, vous me l’aviez donné, tout cela même, je l’ai communiqué, pour que l’Église continue. » « Tradidi quod et accepi, a dit votre grand Apôtre, et à sa suite, j’ai voulu dire moi aussi : Tradidi quod et accepi, j’ai transmis ce que j’ai reçu. Tout ce que j’ai reçu, je l’ai transmis. »

FSSPX Actualités

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🇫🇷 19 décembre 1964, il y a 60 ans, inoubliable discours d'André Malraux lors de la cérémonie de transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon : « Monsieur le Président de la République, Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d'un peuple de la nuit. Sans la cérémonie d'aujourd'hui, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ; et depuis, sont nés seize millions d'enfants... Puissent les commémorations des deux guerres s'achever par la résurrection du peuple d'ombres que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort. Après vingt ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l'organisation. Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son accent de légende, voici comment je l'ai rencontré. Dans un village de Corrèze, les Allemands avaient tué des combattants du maquis, et donné ordre au maire de les faire enterrer en secret, à l'aube. Il est d'usage, dans cette région, que chaque femme assiste aux obsèques de tout mort de son village en se tenant sur la tombe de sa propre famille. Nul ne connaissait ces morts, qui étaient des Alsaciens. Quand ils atteignirent le cimetière, portés par nos paysans sous la garde menaçante des mitraillettes allemandes, la nuit qui se retirait comme la mer laissa paraître les femmes noires de Corrèze, immobiles du haut en bas de la montagne, et attendant en silence, chacune sur la tombe des siens, l'ensevelissement des morts français. Comment organiser cette fraternité pour en faire un combat ? On sait ce que Jean Moulin pensait de la Résistance, au moment où il partit pour Londres : « II serait fou et criminel de ne pas utiliser, en cas d'action alliée sur le continent, ces troupes prêtes aux sacrifices les plus grands, éparses et anarchiques aujourd'hui, mais pouvant constituer demain une armée cohérente de parachutistes déjà en place, connaissant les lieux, ayant choisi leur adversaire et déterminé leur objectif. » C'était bien l'opinion du Général de Gaulle. Néanmoins, lorsque le 1er janvier 1942, Jean Moulin fut parachuté en France, la Résistance n'était encore qu'un désordre de courage : une presse clandestine, une source d'informations, une conspiration pour rassembler ces troupes qui n'existaient pas encore. Or, ces informations étaient destinées à tel ou tel allié, ces troupes se lèveraient lorsque les Alliés débarqueraient. Certes, les résistants étaient des combattants fidèles aux Alliés. Mais ils voulaient cesser d'être des Français résistants, et devenir la Résistance française. C'est pourquoi Jean Moulin est allé à Londres. Pas seulement parce que s'y trouvaient des combattants français (qui eussent pu n'être qu'une légion), pas seulement parce qu'une partie de l'empire avait rallié la France libre. S'il venait demander au Général de Gaulle de l'argent et des armes, il venait aussi lui demander « une approbation morale, des liaisons fréquentes, rapides et sûres avec lui ». Le Général assumait alors le Non du premier jour; le maintien du combat, quel qu'en fût le lieu, quelle qu'en fût la forme ; enfin, le destin de la France. La force des appels de juin 40 tenait moins aux « forces immenses qui n'avaient pas encore donné », qu'à : « II faut que la France soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. » La France, et non telle légion de combattants français. C'était par la France libre que les résistants de Bir Hakeim se conjuguaient, formaient une France combattante restée au combat. Chaque groupe de résistants pouvait se légitimer par l'allié qui l'armait et le soutenait, voire par son seul courage ; le Général de Gaulle seul pouvait appeler les mouvements de Résistance à l'union entre eux et avec tous les autres combats, car c'était à travers lui seul que la France livrait un seul combat. C'est pourquoi - même lorsque le président Roosevelt croira assister à une rivalité de généraux ou de partis - l'armée d'Afrique, depuis la Provence jusqu'aux Vosges, combattra au nom du gaullisme - comme feront les troupes du parti communiste. C'est pourquoi Jean Moulin avait emporté, dans le double fond d'une boîte d'allumettes, la micro photo du très simple ordre suivant : « M. Moulin a pour mission de réaliser, dans la zone non directement occupée de la métropole, l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs. » Inépuisablement, il montre aux chefs des groupements le danger qu'entraîne le déchirement de la Résistance entre des tuteurs différents. Chaque événement capital - entrée en guerre de la Russie, puis des États-Unis, débarquement en Afrique du Nord - renforce sa position. À partir du débarquement, il apparaît que la France va redevenir un théâtre d'opérations. Mais la presse clandestine, les renseignements (même enrichis par l'action du noyautage des administrations publiques) sont à l'échelle de l'Occupation, non de la guerre. Si la Résistance sait qu'elle ne délivrera pas la France sans les Alliés, elle n'ignore plus l'aide militaire que son unité pourrait leur apporter. Elle a peu à peu appris que s'il est relativement facile de faire sauter un pont, il n'est pas moins facile de le réparer; alors que s'il est facile à la Résistance de faire sauter deux cents ponts, il est difficile aux Allemands de les réparer à la fois. En un mot, elle sait qu'une aide efficace aux armées de débarquement est inséparable d'un plan d'ensemble. Il faut que sur toutes les routes, sur toutes les voies ferrées de France, les combattants clandestins désorganisent méthodiquement la concentration des divisions cuirassées allemandes. Et un tel plan d'ensemble ne peut être conçu, et exécuté, que par l'unité de la Résistance. C'est à quoi Jean Moulin s'emploie jour après jour, peine après peine, un mouvement de Résistance après l'autre : « Et maintenant, essayons de calmer les colères d'en face... » II y a, inévitablement, des problèmes de personnes ; et bien davantage, la misère de la France combattante, l'exaspérante certitude pour chaque maquis ou chaque groupe franc, d'être spolié au bénéfice d'un autre maquis ou d'un autre groupe, qu'indignent, au même moment, les mêmes illusions... Qui donc sait encore ce qu'il fallut d'acharnement pour parler le même langage à des instituteurs radicaux ou réactionnaires, des officiers réactionnaires ou libéraux, des trotskistes ou communistes retour de Moscou, tous promis à la même délivrance ou à la même prison; ce qu'il fallut de rigueur à un ami de la République espagnole, à un ancien « préfet de gauche », chassé par Vichy, pour exiger d'accueillir dans le combat commun tels rescapés de la Cagoule ! Jean Moulin n'a nul besoin d'une gloire usurpée : ce n'est pas lui qui a créé Combat, Libération, Franc-Tireur, c'est Frenay, d'Astier, Jean-Pierre Lévy. Ce n'est pas lui qui a créé les nombreux mouvements de la zone Nord dont l'histoire recueillera tous les noms. Ce n'est pas lui qui a fait les régiments mais c'est lui qui a fait l'armée. II a été le Carnot de la Résistance. Attribuer peu d'importance aux opinions dites politiques, lorsque la nation est en péril de mort - la nation, non pas un nationalisme alors écrasé sous les chars hitlériens, mais la donnée invincible et mystérieuse qui allait emplir le siècle : penser qu'elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l'Europe; voir dans l'unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l'unité de la nation, c'était peut-être affirmer ce qu'on a, depuis, appelé le gaullisme. C'était certainement proclamer la survie de la France. En février, ce laïc passionné avait établi sa liaison par radio avec Londres, dans le grenier d'un presbytère. En avril, le Service d'information et de propagande, puis le Comité général d'études étaient formés ; en septembre, le noyautage des administrations publiques. Enfin, le Général de Gaulle décidait la création d'un « Comité de coordination » que présiderait Jean Moulin, assisté du chef de l'Armée secrète unifiée. La préhistoire avait pris fin. Coordonnateur de la Résistance en zone Sud, Jean Moulin en devenait le chef. En janvier 1943, le Comité directeur des Mouvements unis de la Résistance (ce que, jusqu'à la Libération, nous appellerions les Murs), était créé sous sa présidence. En février, il repartait pour Londres avec le général Delestraint, chef de l'Armée secrète, et Jacques Dalsace. De ce séjour, le témoignage le plus émouvant a été donné par le colonel Passy. « Je revois Moulin, blême, saisi par l'émotion qui nous étreignait tous, se tenant à quelques pas devant le Général et celui-ci disant, presque à voix basse : "Mettez-vous au garde-à-vous", puis : "Nous vous reconnaissons comme notre compagnon, pour la libération de la France, dans l'honneur et par la victoire." Et pendant que de Gaulle lui donnait l'accolade, une larme, lourde de reconnaissance, de fierté, et de farouche volonté, coulait doucement le long de la joue pâle de notre camarade Moulin. Comme il avait la tête levée, nous pouvions voir encore, au travers de sa gorge, les traces du coup de rasoir qu'il s'était donné, en 1940, pour éviter de céder sous les tortures de l'ennemi. » Les tortures de l'ennemi... En mars, chargé de constituer et de présider le Conseil national de la Résistance, Jean Moulin monte dans l'avion qui va le parachuter au nord de Roanne. Ce Conseil national de la Résistance, qui groupe les mouvements, les partis et les syndicats de toute la France, c'est l'unité précairement conquise, mais aussi la certitude qu'au jour du débarquement, l'armée, en haillons, de la Résistance attendra les divisions blindées de la Libération. Jean Moulin en retrouve les membres, qu'il rassemblera si difficilement. Il retrouve aussi une Résistance tragiquement transformée. Jusque-là, elle avait combattu comme une armée, en face de la victoire, de la mort ou de la captivité. Elle commence à découvrir l'univers concentrationnaire, la certitude de la torture. C'est alors qu'elle commence à combattre en face de l'enfer. Ayant reçu un rapport sur les camps de concentration, il dit à son agent de liaison, Suzette Olivier : « J'espère qu'ils nous fusillerons avant. » Ils ne devaient pas avoir besoin de le fusiller. La Résistance grandit, les réfractaires du travail obligatoire vont bientôt emplir nos maquis ; la Gestapo grandit aussi, la Milice est partout. C'est le temps où, dans la campagne, nous interrogeons les aboiements des chiens au fond de la nuit ; le temps où les parachutes multicolores, chargés d'armes et de cigarettes, tombent du ciel dans la lueur des feux des clairières ou des causses ; le temps des caves, et de ces cris désespérés que poussent les torturés avec des voix d'enfants... La grande lutte des ténèbres a commencé. Le 27 mai 1943, a lieu à Paris, rue du Four, la première réunion du Conseil national de la Résistance. Jean Moulin rappelle les buts de la France libre : « Faire la guerre ; rendre la parole au peuple français ; rétablir les libertés républicaines dans un État d'où la justice sociale ne sera pas exclue et qui aura le sens de la grandeur ; travailler avec les Alliés à l'établissement d'une collaboration internationale réelle sur le plan économique et social, dans un monde où la France aura regagné son prestige. » Puis il donne lecture d'un message du Général de Gaulle, qui fixe pour premier but au premier Conseil de la Résistance, le maintien de l'unité de cette Résistance qu'il représente. Au péril quotidien de la vie de chacun de ses membres. Le 9 juin, le général Delestraint, chef de l'Armée secrète enfin unifiée, est pris à Paris. Aucun successeur ne s'impose. Ce qui est fréquent dans la clandestinité : Jean Moulin aura dit maintes fois avant l'arrivée de Serreules : « Si j'étais pris, je n'aurais pas même eu le temps de mettre un adjoint au courant... » II veut donc désigner ce successeur avec l'accord des mouvements, notamment de ceux de la zone Sud. Il rencontrera leurs délégués le 21, à Caluire. Ils l'y attendent, en effet. La Gestapo aussi. La trahison joue son rôle - et le destin, qui veut qu'aux trois quarts d'heure de retard de Jean Moulin, presque toujours ponctuel, corresponde un long retard de la police allemande. Assez vite, celle-ci apprend qu'elle tient le chef de la Résistance. En vain. Le jour où, au fort Montluc à Lyon, après l'avoir fait torturer, l'agent de la Gestapo lui tend de quoi écrire puisqu'il ne peut plus parler, Jean Moulin dessine la caricature de son bourreau. Pour la terrible suite, écoutons seulement les mots si simples de sa soeur : « Son rôle est joué, et son calvaire commence. Bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés, il atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous. » Comprenons bien que pendant les quelques jours où il pourrait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance est suspendu au courage de cet homme. Comme le dit Mlle Moulin, il savait tout. Georges Bidault prendra sa succession. Mais voici la victoire de ce silence atrocement payé : le destin bascule. Chef de la Résistance martyrisé dans des caves hideuses, regarde de tes yeux disparus toutes ces femmes noires qui veillent nos compagnons : elles portent le deuil de la France, et le tien. Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy, avec un drapeau fait de mousselines nouées, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres. Regarde le prisonnier qui entre dans une villa luxueuse et se demande pourquoi on lui donne une salle de bains - il n'a pas encore entendu parler de la baignoire. Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constellée de tortures. Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers les longues plaintes des bestiaux réveillés : grâce à toi, les chars n'arriveront pas à temps. Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet, surgir dans toutes les villes de France les commissaires de la République - sauf lorsqu'on les a tués. Tu as envié, comme nous, les clochards épiques de Leclerc : regarde, combattant, tes clochards sortir à quatre pattes de leurs maquis de chênes, et arrêter avec leurs mains paysannes formées aux bazookas l'une des premières divisions cuirassées de l'empire hitlérien, la division Das Reich. Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique et les combats d'Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre, avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle - nos frères dans l'ordre de la Nuit... Commémorant l'anniversaire de la Libération de Paris, je disais : « Écoute ce soir, jeunesse de mon pays, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi. » L'hommage d'aujourd'hui n'appelle que le chant qui va s'élever maintenant, ce Chant des partisans que j'ai entendu murmurer comme un chant de complicité, puis psalmodier dans le brouillard des Vosges et les bois d'Alsace, mêlé au cri perdu des moutons des tabors, quand les bazookas de Corrèze avançaient à la rencontre des chars de Rundstedt lancés de nouveau contre Strasbourg. Écoute aujourd'hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le Chant du Malheur. C'est la marche funèbre des cendres que voici. À côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées. Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France... »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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🇫🇷 19 décembre 1964, intégralité du discours d'André Malraux lors de la cérémonie de transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon : « Monsieur le Président de la République, Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d'un peuple de la nuit. Sans la cérémonie d'aujourd'hui, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ; et depuis, sont nés seize millions d'enfants... Puissent les commémorations des deux guerres s'achever par la résurrection du peuple d'ombres que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort. Après vingt ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l'organisation. Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son accent de légende, voici comment je l'ai rencontré. Dans un village de Corrèze, les Allemands avaient tué des combattants du maquis, et donné ordre au maire de les faire enterrer en secret, à l'aube. Il est d'usage, dans cette région, que chaque femme assiste aux obsèques de tout mort de son village en se tenant sur la tombe de sa propre famille. Nul ne connaissait ces morts, qui étaient des Alsaciens. Quand ils atteignirent le cimetière, portés par nos paysans sous la garde menaçante des mitraillettes allemandes, la nuit qui se retirait comme la mer laissa paraître les femmes noires de Corrèze, immobiles du haut en bas de la montagne, et attendant en silence, chacune sur la tombe des siens, l'ensevelissement des morts français. Comment organiser cette fraternité pour en faire un combat ? On sait ce que Jean Moulin pensait de la Résistance, au moment où il partit pour Londres : « II serait fou et criminel de ne pas utiliser, en cas d'action alliée sur le continent, ces troupes prêtes aux sacrifices les plus grands, éparses et anarchiques aujourd'hui, mais pouvant constituer demain une armée cohérente de parachutistes déjà en place, connaissant les lieux, ayant choisi leur adversaire et déterminé leur objectif. » C'était bien l'opinion du Général de Gaulle. Néanmoins, lorsque le 1er janvier 1942, Jean Moulin fut parachuté en France, la Résistance n'était encore qu'un désordre de courage : une presse clandestine, une source d'informations, une conspiration pour rassembler ces troupes qui n'existaient pas encore. Or, ces informations étaient destinées à tel ou tel allié, ces troupes se lèveraient lorsque les Alliés débarqueraient. Certes, les résistants étaient des combattants fidèles aux Alliés. Mais ils voulaient cesser d'être des Français résistants, et devenir la Résistance française. C'est pourquoi Jean Moulin est allé à Londres. Pas seulement parce que s'y trouvaient des combattants français (qui eussent pu n'être qu'une légion), pas seulement parce qu'une partie de l'empire avait rallié la France libre. S'il venait demander au Général de Gaulle de l'argent et des armes, il venait aussi lui demander « une approbation morale, des liaisons fréquentes, rapides et sûres avec lui ». Le Général assumait alors le Non du premier jour; le maintien du combat, quel qu'en fût le lieu, quelle qu'en fût la forme ; enfin, le destin de la France. La force des appels de juin 40 tenait moins aux « forces immenses qui n'avaient pas encore donné », qu'à : « II faut que la France soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. » La France, et non telle légion de combattants français. C'était par la France libre que les résistants de Bir Hakeim se conjuguaient, formaient une France combattante restée au combat. Chaque groupe de résistants pouvait se légitimer par l'allié qui l'armait et le soutenait, voire par son seul courage ; le Général de Gaulle seul pouvait appeler les mouvements de Résistance à l'union entre eux et avec tous les autres combats, car c'était à travers lui seul que la France livrait un seul combat. C'est pourquoi - même lorsque le président Roosevelt croira assister à une rivalité de généraux ou de partis - l'armée d'Afrique, depuis la Provence jusqu'aux Vosges, combattra au nom du gaullisme - comme feront les troupes du parti communiste. C'est pourquoi Jean Moulin avait emporté, dans le double fond d'une boîte d'allumettes, la micro photo du très simple ordre suivant : « M. Moulin a pour mission de réaliser, dans la zone non directement occupée de la métropole, l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs. » Inépuisablement, il montre aux chefs des groupements le danger qu'entraîne le déchirement de la Résistance entre des tuteurs différents. Chaque événement capital - entrée en guerre de la Russie, puis des États-Unis, débarquement en Afrique du Nord - renforce sa position. À partir du débarquement, il apparaît que la France va redevenir un théâtre d'opérations. Mais la presse clandestine, les renseignements (même enrichis par l'action du noyautage des administrations publiques) sont à l'échelle de l'Occupation, non de la guerre. Si la Résistance sait qu'elle ne délivrera pas la France sans les Alliés, elle n'ignore plus l'aide militaire que son unité pourrait leur apporter. Elle a peu à peu appris que s'il est relativement facile de faire sauter un pont, il n'est pas moins facile de le réparer; alors que s'il est facile à la Résistance de faire sauter deux cents ponts, il est difficile aux Allemands de les réparer à la fois. En un mot, elle sait qu'une aide efficace aux armées de débarquement est inséparable d'un plan d'ensemble. Il faut que sur toutes les routes, sur toutes les voies ferrées de France, les combattants clandestins désorganisent méthodiquement la concentration des divisions cuirassées allemandes. Et un tel plan d'ensemble ne peut être conçu, et exécuté, que par l'unité de la Résistance. C'est à quoi Jean Moulin s'emploie jour après jour, peine après peine, un mouvement de Résistance après l'autre : « Et maintenant, essayons de calmer les colères d'en face... » II y a, inévitablement, des problèmes de personnes ; et bien davantage, la misère de la France combattante, l'exaspérante certitude pour chaque maquis ou chaque groupe franc, d'être spolié au bénéfice d'un autre maquis ou d'un autre groupe, qu'indignent, au même moment, les mêmes illusions... Qui donc sait encore ce qu'il fallut d'acharnement pour parler le même langage à des instituteurs radicaux ou réactionnaires, des officiers réactionnaires ou libéraux, des trotskistes ou communistes retour de Moscou, tous promis à la même délivrance ou à la même prison; ce qu'il fallut de rigueur à un ami de la République espagnole, à un ancien « préfet de gauche », chassé par Vichy, pour exiger d'accueillir dans le combat commun tels rescapés de la Cagoule ! Jean Moulin n'a nul besoin d'une gloire usurpée : ce n'est pas lui qui a créé Combat, Libération, Franc-Tireur, c'est Frenay, d'Astier, Jean-Pierre Lévy. Ce n'est pas lui qui a créé les nombreux mouvements de la zone Nord dont l'histoire recueillera tous les noms. Ce n'est pas lui qui a fait les régiments mais c'est lui qui a fait l'armée. II a été le Carnot de la Résistance. Attribuer peu d'importance aux opinions dites politiques, lorsque la nation est en péril de mort - la nation, non pas un nationalisme alors écrasé sous les chars hitlériens, mais la donnée invincible et mystérieuse qui allait emplir le siècle : penser qu'elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l'Europe; voir dans l'unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l'unité de la nation, c'était peut-être affirmer ce qu'on a, depuis, appelé le gaullisme. C'était certainement proclamer la survie de la France. En février, ce laïc passionné avait établi sa liaison par radio avec Londres, dans le grenier d'un presbytère. En avril, le Service d'information et de propagande, puis le Comité général d'études étaient formés ; en septembre, le noyautage des administrations publiques. Enfin, le Général de Gaulle décidait la création d'un « Comité de coordination » que présiderait Jean Moulin, assisté du chef de l'Armée secrète unifiée. La préhistoire avait pris fin. Coordonnateur de la Résistance en zone Sud, Jean Moulin en devenait le chef. En janvier 1943, le Comité directeur des Mouvements unis de la Résistance (ce que, jusqu'à la Libération, nous appellerions les Murs), était créé sous sa présidence. En février, il repartait pour Londres avec le général Delestraint, chef de l'Armée secrète, et Jacques Dalsace. De ce séjour, le témoignage le plus émouvant a été donné par le colonel Passy. « Je revois Moulin, blême, saisi par l'émotion qui nous étreignait tous, se tenant à quelques pas devant le Général et celui-ci disant, presque à voix basse : "Mettez-vous au garde-à-vous", puis : "Nous vous reconnaissons comme notre compagnon, pour la libération de la France, dans l'honneur et par la victoire." Et pendant que de Gaulle lui donnait l'accolade, une larme, lourde de reconnaissance, de fierté, et de farouche volonté, coulait doucement le long de la joue pâle de notre camarade Moulin. Comme il avait la tête levée, nous pouvions voir encore, au travers de sa gorge, les traces du coup de rasoir qu'il s'était donné, en 1940, pour éviter de céder sous les tortures de l'ennemi. » Les tortures de l'ennemi... En mars, chargé de constituer et de présider le Conseil national de la Résistance, Jean Moulin monte dans l'avion qui va le parachuter au nord de Roanne. Ce Conseil national de la Résistance, qui groupe les mouvements, les partis et les syndicats de toute la France, c'est l'unité précairement conquise, mais aussi la certitude qu'au jour du débarquement, l'armée, en haillons, de la Résistance attendra les divisions blindées de la Libération. Jean Moulin en retrouve les membres, qu'il rassemblera si difficilement. Il retrouve aussi une Résistance tragiquement transformée. Jusque-là, elle avait combattu comme une armée, en face de la victoire, de la mort ou de la captivité. Elle commence à découvrir l'univers concentrationnaire, la certitude de la torture. C'est alors qu'elle commence à combattre en face de l'enfer. Ayant reçu un rapport sur les camps de concentration, il dit à son agent de liaison, Suzette Olivier : « J'espère qu'ils nous fusillerons avant. » Ils ne devaient pas avoir besoin de le fusiller. La Résistance grandit, les réfractaires du travail obligatoire vont bientôt emplir nos maquis ; la Gestapo grandit aussi, la Milice est partout. C'est le temps où, dans la campagne, nous interrogeons les aboiements des chiens au fond de la nuit ; le temps où les parachutes multicolores, chargés d'armes et de cigarettes, tombent du ciel dans la lueur des feux des clairières ou des causses ; le temps des caves, et de ces cris désespérés que poussent les torturés avec des voix d'enfants... La grande lutte des ténèbres a commencé. Le 27 mai 1943, a lieu à Paris, rue du Four, la première réunion du Conseil national de la Résistance. Jean Moulin rappelle les buts de la France libre : « Faire la guerre ; rendre la parole au peuple français ; rétablir les libertés républicaines dans un État d'où la justice sociale ne sera pas exclue et qui aura le sens de la grandeur ; travailler avec les Alliés à l'établissement d'une collaboration internationale réelle sur le plan économique et social, dans un monde où la France aura regagné son prestige. » Puis il donne lecture d'un message du Général de Gaulle, qui fixe pour premier but au premier Conseil de la Résistance, le maintien de l'unité de cette Résistance qu'il représente. Au péril quotidien de la vie de chacun de ses membres. Le 9 juin, le général Delestraint, chef de l'Armée secrète enfin unifiée, est pris à Paris. Aucun successeur ne s'impose. Ce qui est fréquent dans la clandestinité : Jean Moulin aura dit maintes fois avant l'arrivée de Serreules : « Si j'étais pris, je n'aurais pas même eu le temps de mettre un adjoint au courant... » II veut donc désigner ce successeur avec l'accord des mouvements, notamment de ceux de la zone Sud. Il rencontrera leurs délégués le 21, à Caluire. Ils l'y attendent, en effet. La Gestapo aussi. La trahison joue son rôle - et le destin, qui veut qu'aux trois quarts d'heure de retard de Jean Moulin, presque toujours ponctuel, corresponde un long retard de la police allemande. Assez vite, celle-ci apprend qu'elle tient le chef de la Résistance. En vain. Le jour où, au fort Montluc à Lyon, après l'avoir fait torturer, l'agent de la Gestapo lui tend de quoi écrire puisqu'il ne peut plus parler, Jean Moulin dessine la caricature de son bourreau. Pour la terrible suite, écoutons seulement les mots si simples de sa soeur : « Son rôle est joué, et son calvaire commence. Bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés, il atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous. » Comprenons bien que pendant les quelques jours où il pourrait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance est suspendu au courage de cet homme. Comme le dit Mlle Moulin, il savait tout. Georges Bidault prendra sa succession. Mais voici la victoire de ce silence atrocement payé : le destin bascule. Chef de la Résistance martyrisé dans des caves hideuses, regarde de tes yeux disparus toutes ces femmes noires qui veillent nos compagnons : elles portent le deuil de la France, et le tien. Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy, avec un drapeau fait de mousselines nouées, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres. Regarde le prisonnier qui entre dans une villa luxueuse et se demande pourquoi on lui donne une salle de bains - il n'a pas encore entendu parler de la baignoire. Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constellée de tortures. Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers les longues plaintes des bestiaux réveillés : grâce à toi, les chars n'arriveront pas à temps. Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet, surgir dans toutes les villes de France les commissaires de la République - sauf lorsqu'on les a tués. Tu as envié, comme nous, les clochards épiques de Leclerc : regarde, combattant, tes clochards sortir à quatre pattes de leurs maquis de chênes, et arrêter avec leurs mains paysannes formées aux bazookas l'une des premières divisions cuirassées de l'empire hitlérien, la division Das Reich. Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique et les combats d'Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre, avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle - nos frères dans l'ordre de la Nuit... Commémorant l'anniversaire de la Libération de Paris, je disais : « Écoute ce soir, jeunesse de mon pays, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi. » L'hommage d'aujourd'hui n'appelle que le chant qui va s'élever maintenant, ce Chant des partisans que j'ai entendu murmurer comme un chant de complicité, puis psalmodier dans le brouillard des Vosges et les bois d'Alsace, mêlé au cri perdu des moutons des tabors, quand les bazookas de Corrèze avançaient à la rencontre des chars de Rundstedt lancés de nouveau contre Strasbourg. Écoute aujourd'hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le Chant du Malheur. C'est la marche funèbre des cendres que voici. À côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées. Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France... »

🇫🇷 Gaullisme ☨

18,775 görüntüleme • 9 ay önce

🇫🇷 19 décembre 1964, intégralité du discours d'André Malraux lors de la cérémonie de transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon : « Monsieur le Président de la République, Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d'un peuple de la nuit. Sans la cérémonie d'aujourd'hui, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ; et depuis, sont nés seize millions d'enfants... Puissent les commémorations des deux guerres s'achever par la résurrection du peuple d'ombres que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort. Après vingt ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l'organisation. Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son accent de légende, voici comment je l'ai rencontré. Dans un village de Corrèze, les Allemands avaient tué des combattants du maquis, et donné ordre au maire de les faire enterrer en secret, à l'aube. Il est d'usage, dans cette région, que chaque femme assiste aux obsèques de tout mort de son village en se tenant sur la tombe de sa propre famille. Nul ne connaissait ces morts, qui étaient des Alsaciens. Quand ils atteignirent le cimetière, portés par nos paysans sous la garde menaçante des mitraillettes allemandes, la nuit qui se retirait comme la mer laissa paraître les femmes noires de Corrèze, immobiles du haut en bas de la montagne, et attendant en silence, chacune sur la tombe des siens, l'ensevelissement des morts français. Comment organiser cette fraternité pour en faire un combat ? On sait ce que Jean Moulin pensait de la Résistance, au moment où il partit pour Londres : « II serait fou et criminel de ne pas utiliser, en cas d'action alliée sur le continent, ces troupes prêtes aux sacrifices les plus grands, éparses et anarchiques aujourd'hui, mais pouvant constituer demain une armée cohérente de parachutistes déjà en place, connaissant les lieux, ayant choisi leur adversaire et déterminé leur objectif. » C'était bien l'opinion du Général de Gaulle. Néanmoins, lorsque le 1er janvier 1942, Jean Moulin fut parachuté en France, la Résistance n'était encore qu'un désordre de courage : une presse clandestine, une source d'informations, une conspiration pour rassembler ces troupes qui n'existaient pas encore. Or, ces informations étaient destinées à tel ou tel allié, ces troupes se lèveraient lorsque les Alliés débarqueraient. Certes, les résistants étaient des combattants fidèles aux Alliés. Mais ils voulaient cesser d'être des Français résistants, et devenir la Résistance française. C'est pourquoi Jean Moulin est allé à Londres. Pas seulement parce que s'y trouvaient des combattants français (qui eussent pu n'être qu'une légion), pas seulement parce qu'une partie de l'empire avait rallié la France libre. S'il venait demander au Général de Gaulle de l'argent et des armes, il venait aussi lui demander « une approbation morale, des liaisons fréquentes, rapides et sûres avec lui ». Le Général assumait alors le Non du premier jour; le maintien du combat, quel qu'en fût le lieu, quelle qu'en fût la forme ; enfin, le destin de la France. La force des appels de juin 40 tenait moins aux « forces immenses qui n'avaient pas encore donné », qu'à : « II faut que la France soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. » La France, et non telle légion de combattants français. C'était par la France libre que les résistants de Bir Hakeim se conjuguaient, formaient une France combattante restée au combat. Chaque groupe de résistants pouvait se légitimer par l'allié qui l'armait et le soutenait, voire par son seul courage ; le Général de Gaulle seul pouvait appeler les mouvements de Résistance à l'union entre eux et avec tous les autres combats, car c'était à travers lui seul que la France livrait un seul combat. C'est pourquoi - même lorsque le président Roosevelt croira assister à une rivalité de généraux ou de partis - l'armée d'Afrique, depuis la Provence jusqu'aux Vosges, combattra au nom du gaullisme - comme feront les troupes du parti communiste. C'est pourquoi Jean Moulin avait emporté, dans le double fond d'une boîte d'allumettes, la micro photo du très simple ordre suivant : « M. Moulin a pour mission de réaliser, dans la zone non directement occupée de la métropole, l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs. » Inépuisablement, il montre aux chefs des groupements le danger qu'entraîne le déchirement de la Résistance entre des tuteurs différents. Chaque événement capital - entrée en guerre de la Russie, puis des États-Unis, débarquement en Afrique du Nord - renforce sa position. À partir du débarquement, il apparaît que la France va redevenir un théâtre d'opérations. Mais la presse clandestine, les renseignements (même enrichis par l'action du noyautage des administrations publiques) sont à l'échelle de l'Occupation, non de la guerre. Si la Résistance sait qu'elle ne délivrera pas la France sans les Alliés, elle n'ignore plus l'aide militaire que son unité pourrait leur apporter. Elle a peu à peu appris que s'il est relativement facile de faire sauter un pont, il n'est pas moins facile de le réparer; alors que s'il est facile à la Résistance de faire sauter deux cents ponts, il est difficile aux Allemands de les réparer à la fois. En un mot, elle sait qu'une aide efficace aux armées de débarquement est inséparable d'un plan d'ensemble. Il faut que sur toutes les routes, sur toutes les voies ferrées de France, les combattants clandestins désorganisent méthodiquement la concentration des divisions cuirassées allemandes. Et un tel plan d'ensemble ne peut être conçu, et exécuté, que par l'unité de la Résistance. C'est à quoi Jean Moulin s'emploie jour après jour, peine après peine, un mouvement de Résistance après l'autre : « Et maintenant, essayons de calmer les colères d'en face... » II y a, inévitablement, des problèmes de personnes ; et bien davantage, la misère de la France combattante, l'exaspérante certitude pour chaque maquis ou chaque groupe franc, d'être spolié au bénéfice d'un autre maquis ou d'un autre groupe, qu'indignent, au même moment, les mêmes illusions... Qui donc sait encore ce qu'il fallut d'acharnement pour parler le même langage à des instituteurs radicaux ou réactionnaires, des officiers réactionnaires ou libéraux, des trotskistes ou communistes retour de Moscou, tous promis à la même délivrance ou à la même prison; ce qu'il fallut de rigueur à un ami de la République espagnole, à un ancien « préfet de gauche », chassé par Vichy, pour exiger d'accueillir dans le combat commun tels rescapés de la Cagoule ! Jean Moulin n'a nul besoin d'une gloire usurpée : ce n'est pas lui qui a créé Combat, Libération, Franc-Tireur, c'est Frenay, d'Astier, Jean-Pierre Lévy. Ce n'est pas lui qui a créé les nombreux mouvements de la zone Nord dont l'histoire recueillera tous les noms. Ce n'est pas lui qui a fait les régiments mais c'est lui qui a fait l'armée. II a été le Carnot de la Résistance. Attribuer peu d'importance aux opinions dites politiques, lorsque la nation est en péril de mort - la nation, non pas un nationalisme alors écrasé sous les chars hitlériens, mais la donnée invincible et mystérieuse qui allait emplir le siècle : penser qu'elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l'Europe; voir dans l'unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l'unité de la nation, c'était peut-être affirmer ce qu'on a, depuis, appelé le gaullisme. C'était certainement proclamer la survie de la France. En février, ce laïc passionné avait établi sa liaison par radio avec Londres, dans le grenier d'un presbytère. En avril, le Service d'information et de propagande, puis le Comité général d'études étaient formés ; en septembre, le noyautage des administrations publiques. Enfin, le Général de Gaulle décidait la création d'un « Comité de coordination » que présiderait Jean Moulin, assisté du chef de l'Armée secrète unifiée. La préhistoire avait pris fin. Coordonnateur de la Résistance en zone Sud, Jean Moulin en devenait le chef. En janvier 1943, le Comité directeur des Mouvements unis de la Résistance (ce que, jusqu'à la Libération, nous appellerions les Murs), était créé sous sa présidence. En février, il repartait pour Londres avec le général Delestraint, chef de l'Armée secrète, et Jacques Dalsace. De ce séjour, le témoignage le plus émouvant a été donné par le colonel Passy. « Je revois Moulin, blême, saisi par l'émotion qui nous étreignait tous, se tenant à quelques pas devant le Général et celui-ci disant, presque à voix basse : "Mettez-vous au garde-à-vous", puis : "Nous vous reconnaissons comme notre compagnon, pour la libération de la France, dans l'honneur et par la victoire." Et pendant que de Gaulle lui donnait l'accolade, une larme, lourde de reconnaissance, de fierté, et de farouche volonté, coulait doucement le long de la joue pâle de notre camarade Moulin. Comme il avait la tête levée, nous pouvions voir encore, au travers de sa gorge, les traces du coup de rasoir qu'il s'était donné, en 1940, pour éviter de céder sous les tortures de l'ennemi. » Les tortures de l'ennemi... En mars, chargé de constituer et de présider le Conseil national de la Résistance, Jean Moulin monte dans l'avion qui va le parachuter au nord de Roanne. Ce Conseil national de la Résistance, qui groupe les mouvements, les partis et les syndicats de toute la France, c'est l'unité précairement conquise, mais aussi la certitude qu'au jour du débarquement, l'armée, en haillons, de la Résistance attendra les divisions blindées de la Libération. Jean Moulin en retrouve les membres, qu'il rassemblera si difficilement. Il retrouve aussi une Résistance tragiquement transformée. Jusque-là, elle avait combattu comme une armée, en face de la victoire, de la mort ou de la captivité. Elle commence à découvrir l'univers concentrationnaire, la certitude de la torture. C'est alors qu'elle commence à combattre en face de l'enfer. Ayant reçu un rapport sur les camps de concentration, il dit à son agent de liaison, Suzette Olivier : « J'espère qu'ils nous fusillerons avant. » Ils ne devaient pas avoir besoin de le fusiller. La Résistance grandit, les réfractaires du travail obligatoire vont bientôt emplir nos maquis ; la Gestapo grandit aussi, la Milice est partout. C'est le temps où, dans la campagne, nous interrogeons les aboiements des chiens au fond de la nuit ; le temps où les parachutes multicolores, chargés d'armes et de cigarettes, tombent du ciel dans la lueur des feux des clairières ou des causses ; le temps des caves, et de ces cris désespérés que poussent les torturés avec des voix d'enfants... La grande lutte des ténèbres a commencé. Le 27 mai 1943, a lieu à Paris, rue du Four, la première réunion du Conseil national de la Résistance. Jean Moulin rappelle les buts de la France libre : « Faire la guerre ; rendre la parole au peuple français ; rétablir les libertés républicaines dans un État d'où la justice sociale ne sera pas exclue et qui aura le sens de la grandeur ; travailler avec les Alliés à l'établissement d'une collaboration internationale réelle sur le plan économique et social, dans un monde où la France aura regagné son prestige. » Puis il donne lecture d'un message du Général de Gaulle, qui fixe pour premier but au premier Conseil de la Résistance, le maintien de l'unité de cette Résistance qu'il représente. Au péril quotidien de la vie de chacun de ses membres. Le 9 juin, le général Delestraint, chef de l'Armée secrète enfin unifiée, est pris à Paris. Aucun successeur ne s'impose. Ce qui est fréquent dans la clandestinité : Jean Moulin aura dit maintes fois avant l'arrivée de Serreules : « Si j'étais pris, je n'aurais pas même eu le temps de mettre un adjoint au courant... » II veut donc désigner ce successeur avec l'accord des mouvements, notamment de ceux de la zone Sud. Il rencontrera leurs délégués le 21, à Caluire. Ils l'y attendent, en effet. La Gestapo aussi. La trahison joue son rôle - et le destin, qui veut qu'aux trois quarts d'heure de retard de Jean Moulin, presque toujours ponctuel, corresponde un long retard de la police allemande. Assez vite, celle-ci apprend qu'elle tient le chef de la Résistance. En vain. Le jour où, au fort Montluc à Lyon, après l'avoir fait torturer, l'agent de la Gestapo lui tend de quoi écrire puisqu'il ne peut plus parler, Jean Moulin dessine la caricature de son bourreau. Pour la terrible suite, écoutons seulement les mots si simples de sa soeur : « Son rôle est joué, et son calvaire commence. Bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés, il atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous. » Comprenons bien que pendant les quelques jours où il pourrait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance est suspendu au courage de cet homme. Comme le dit Mlle Moulin, il savait tout. Georges Bidault prendra sa succession. Mais voici la victoire de ce silence atrocement payé : le destin bascule. Chef de la Résistance martyrisé dans des caves hideuses, regarde de tes yeux disparus toutes ces femmes noires qui veillent nos compagnons : elles portent le deuil de la France, et le tien. Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy, avec un drapeau fait de mousselines nouées, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres. Regarde le prisonnier qui entre dans une villa luxueuse et se demande pourquoi on lui donne une salle de bains - il n'a pas encore entendu parler de la baignoire. Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constellée de tortures. Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers les longues plaintes des bestiaux réveillés : grâce à toi, les chars n'arriveront pas à temps. Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet, surgir dans toutes les villes de France les commissaires de la République - sauf lorsqu'on les a tués. Tu as envié, comme nous, les clochards épiques de Leclerc : regarde, combattant, tes clochards sortir à quatre pattes de leurs maquis de chênes, et arrêter avec leurs mains paysannes formées aux bazookas l'une des premières divisions cuirassées de l'empire hitlérien, la division Das Reich. Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique et les combats d'Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre, avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle - nos frères dans l'ordre de la Nuit... Commémorant l'anniversaire de la Libération de Paris, je disais : « Écoute ce soir, jeunesse de mon pays, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi. » L'hommage d'aujourd'hui n'appelle que le chant qui va s'élever maintenant, ce Chant des partisans que j'ai entendu murmurer comme un chant de complicité, puis psalmodier dans le brouillard des Vosges et les bois d'Alsace, mêlé au cri perdu des moutons des tabors, quand les bazookas de Corrèze avançaient à la rencontre des chars de Rundstedt lancés de nouveau contre Strasbourg. Écoute aujourd'hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le Chant du Malheur. C'est la marche funèbre des cendres que voici. À côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées. Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France... » Fondation Charles de Gaulle Académie du Gaullisme Kâplan ThinkerView THEATRUM BELLI Souveraine Tech OpexNews Jérôme Besnard 🇨🇵 Eric Anceau Eric Branca @CyrilCrusillea2 Patrick Samuel David BELLAMY Jacques de Saint Victor @DUVAL_STALLA Christine Clerc

🇫🇷 Gaullisme ☨

172,181 görüntüleme • 2 yıl önce

Jamie Carragher on Trey Nyoni’s performance against Sunderland in pre-season last night: 🗣️ “I’ll tell you what, every Liverpool supporter in that stadium should’ve been on their feet applauding Trey Nyoni. That’s not normal for a player his age. He walked onto the pitch like he owned the midfield.” “The first thing that stood out was his composure. There was no panic, no rushing, no hiding. Every time he received the ball, he looked comfortable, demanded possession and controlled the tempo like he’d been playing Premier League football for years.” “This kid wasn’t just passing the ball sideways to look safe. He was taking responsibility. He wanted the ball under pressure, he wanted to dictate play and he never looked intimidated for a single second. That’s the mentality Liverpool have been crying out for.” “You can teach tactics, you can improve physicality, but you can’t teach that level of confidence. Either you’ve got it or you haven’t. Trey Nyoni has it in abundance.” “I don’t care that it was only pre-season. Big talents announce themselves in moments like these, and Nyoni did exactly that. He didn’t look like an academy player filling minutes he looked like a midfielder demanding a place in the first-team conversation.” “If he keeps developing at this rate, Liverpool have a serious footballer on their hands. Forget the hype judge what your eyes are telling you. This boy has the personality, the intelligence and the composure to become something very special.” “And I’ll say this to Liverpool supporters: remember this performance. In a few years, people will say they always knew how good Trey Nyoni was. Well, today was another reminder that the future of Liverpool’s midfield might already be wearing the shirt.”

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134,058 görüntüleme • 2 ay önce

AUJOURD’HUI UNE FOULE ! DEMAIN UN PEUPLE ? SOUTENIR LE Dr MICHEL PROCUREUR AVANT LE VERDICT DU 11 MAI 0:10 Sortie de comparution, le 9 mars, 400 personnes avec le Dr Michel Procureur À la tribune: • 2:11 Dr Michel Procureur • 4:06 Dr Louis Fouché • 7:31 Élodie Casaubieilh, infirmière, et Dr Jean-Philippe Labrèze Michel Procureur avec: • 11:15 Les parents d’un jeune homme, décédé suite au "vaccin" • 12:22 Alain Maupas, père de Mélanie, et Mathieu Dubois d’AAVIC TEAM • 13:43 Les Drs Patrice Pezet, Eric Loridan, Isabelle Lagny 15:31 Dialogue entre 2 soignants, 2 combats complémentaires, Élodie Casaubieilh & Marc Heinrich du Syndicat Liberté Santé • SLS🕊️ & d’On a eu not' dose ! 📌 COMPTE-RENDU DE L’AUDIENCE DU 9 MARS & ÉDITORIAL « Au nom du peuple », c’est ainsi que la justice est rendue en France. En théorie, c’est beau et idéal. En pratique, c’est plus compliqué. Pour que des juges puissent juger au nom du peuple et le peuple se reconnaître dans ses juges et aussi reconnaître l’autorité de leurs jugements, il faut que tous, juges et peuple, soient bien informés. Le sont-ils toujours ? Le sont-ils dans ce procès où un médecin a eu le courage de se dresser par ses actes contre une loi – la loi du 5 août 2021 – issue de mensonges scientifiques et d’un mépris politique bafouant plusieurs textes fondamentaux (Code de la santé publique, Convention d’Oviedo, Code de Nuremberg…)? Nul doute que les magistrats connaissent parfaitement le droit, mais ont-ils exploré et compris le terrain politique et scientifique, ce terrain miné où la loi du 5 août les entraîne ? Sont-ils armés scientifiquement et politiquement pour déjouer à la fois les mensonges de l’État et comprendre la science que cet État a scandaleusement truquée et instrumentalisée ? Vont-ils juger un symptôme, le cas du Dr Michel Procureur, ou vont-ils comprendre la maladie ? Vont-ils juger la surface ou la réalité ? Que s’est-il passé le 9 mars ? J’ai assisté pour BAM! à l’audience. Ce qui s’y est dit est très important. Voici le compte-rendu. 14h. La grande salle (photo à 4:22) du tribunal de la Roche-sur-Yon est pleine. Trois procès cet après-midi. Le premier vite expédié, reporté à une date ultérieure. Le deuxième, un jeune homme violent qui a frappé sa mère. Sur les soixante places de la salle pleine, une cinquantaine sont occupées par les soutiens du Dr Michel Procureur. Le reste, par la famille du deuxième procès. Le balcon, par des lycéens en sortie scolaire. Avant de comparaître à la barre, Michel est assis au 1er rang, entre son épouse et Élodie Casaubieilh, infirmière. Comme Michel, Élodie a délivré des faux pass vaccinaux. Comme lui, elle a été dénoncée. Elle par ses deux collègues, lui par un pharmacien. Dans la salle, il y a des médecins comme le Dr Louis Fouché, des soignants comme Eric Mercier, des ex-suspendus, des membres de leurs collectifs et associations, COLLECTIF SANTÉ MAUGES, SYNDICAT LIBERTÉ SANTÉ, SOLIDEKLA… Il y a bien sûr plusieurs associations de victimes des injections covid, AAVIC-Team, VIAC19, ON A EU NOT’ DOSE. Mathieu Dubois et Alain Maupas, président et vice-président d’AAVIC-Team, s’apprêtent à témoigner. À leurs côtés, d’autres victimes et familles de victimes, Dominique et Martine Baudinaud, Danièle, Mallorie, Émilie qui a traversé la France pour venir, malgré les séquelles de quatre AVC dûs aux injections Pfizer… Que les centaines de soutiens restés dehors me pardonnent de ne pas tous les citer. 15h. Le procès de Michel Procureur commence. Lecture des chefs d’accusation: « escroquerie » pour avoir délivré 89 faux pass vaccinaux et pour avoir exercé plusieurs mois en n’étant pas lui-même vacciné anti-covid. Contre Michel Procureur: - cinq CPAM départementales qui lui réclament un total de 250 mille € - l’État qui, par la voix de la procureure, demande 50 mille € d’amende. La juge, présidente du tribunal, donne d’abord la parole à Michel Procureur. MICHEL PROCUREUR Il commence, la juge l’interrompt aussitôt. Plusieurs fois il reprend, plusieurs fois elle l’interrompt. Veut-elle le déstabiliser ou lui donner l’occasion de ne laisser aucune zone d’ombre? Malgré ces interruptions, malgré son émotion que toute la salle ressent, Michel Procureur ne perd pas le fil. De sa voix douce mais ferme, il dit son respect des lois, jamais il n’est s’est senti au-dessus d’elles. Ses raisons pour faire des faux pass vaccinaux? Le Dr Procureur explique. Trop de jeunes de la région sont morts subitement juste après leur "vaccination"-covid, comme Anthony Rio, 24 ans, étudiant en médecine, dont le cas a été médiatisé. D’autres sont morts en silence ou sont devenus gravement malades: maladies neurologiques comme la maladie de Charcot; maladies cardio-vasculaires, myocardites, infarctus; cancers atypiques, foudroyants… Lorsque la fille de Michel Procureur, soignante, lui a dit qu’elle allait devoir se faire vacciner, il a eu peur pour elle. Michel Procureur : « Enfant, ma mère me disait "si tu es en danger, je me jette au feu pour toi". J’ai ressenti la même chose pour ma fille. » Après son 1er faux pass vaccinal, des soignants ou des patients, sont venus à lui aux abois, pris en tenaille entre: - d’une part, l’obligation vaccinale officielle ou implicite, à laquelle ils devaient se soumettre au risque de ne plus pouvoir nourrir leur famille - d’autre part, la peur de ces faux vaccins, vraies injections géniques, dont la dangerosité et l’inefficacité étaient déjà manifestes à l’époque. C’est ainsi que, confronté à ces situations extrêmes, le Dr Procureur a délivré d’autres faux pass. Michel Procureur : « La vaccination est un acte irrémédiable. Si la dangerosité d’un produit insuffisamment testé est finalement avérée, on ne peut pas dévacciner. » La juge : « On ne vous reproche pas votre opinion sur ces vaccins, on vous reproche d’être resté dans le système, d’avoir menti. Certains de vos collègues ont choisi de ne pas vacciner, ni de se faire vacciner, pourquoi n’avez-vous pas fait comme eux ? » À aucun moment, la juge ne prononce le mot « suspendus » pour qualifier les soignants que la loi du 5 août 2021 a privés de droits, les traitant plus bas que des assassins ou des violeurs. Pourquoi donc la juge ne peut-elle prononcer le mot « suspendus » ? Comment perçoit-elle en son for intérieur la loi du 5 août? Calmement, Michel Procureur répond à sa question. Il dit l’évidence. Comme médecin, il ne pouvait pas abandonner ses patients. Surtout dans une zone où les médecins sont rares, où il était un des deux seuls ORL pour 100 mille habitants. Abandonner signifiait laisser des malades sans soins. Bien entendu, il n’a rien demandé en échange des 89 faux pass, pas même le prix d’une consultation. Michel Procureur : « Bien sûr, dès le début, j’avais réfléchi à toutes les options si je refusais cette injection: - prendre ma retraite - me laisser suspendre - fermer provisoirement le cabinet - partir en Belgique. Dans tous les cas, j’abandonnais mes patients. Mais je ne me résolvais pas à les abandonner. Ni eux, ni tous ces gens que je voyais tenaillés par l’angoisse. Je devais rester auprès d’eux et secourir comme je pouvais » La juge donne alors la parole à la procureure, qui ne pose qu’une seule question: « Combien de soignants suspendus en France? » Michel Procureur: « 15 mille, je crois. » Michel est resté prudent, c’est en réalité beaucoup plus si on compte toutes les situations impactées. La procureure n’a donc posé qu’une seule question. On a tous compris. Elle tente d’opposer Michel aux « 15 mille » suspendus. Vaine tentative. Car n’est pas 1 CONTRE 15 mille. Mais beaucoup AVEC beaucoup. Vous découvrirez un jour, Madame, que beaucoup de soignants, beaucoup plus que vous ne l’imaginez, ont délivré des faux pass vaccinaux. La plupart, comme Michel, en leur âme et conscience et sans motifs vénaux. Mais, eux, n’ont été ni repérés ni dénoncés. Aujourd’hui, certains continuent d’œuvrer dans l’ombre et soigner comme ils peuvent les malades, victimes de ces "vaccins" forcés. Un jour, ils sortiront à la lumière. La vérité prévaudra. Et je vous laisse imaginer qui remplira ce jour-là les bancs des accusés. Peut-être même serez-vous alors face à eux, la voix d’un État qui aura finalement retrouvé ses esprits, retrouvé ce qu’il était censé demeurer, l’émanation d’un peuple informé, lucide, libre et souverain. D’ici-là, ni vous ni personne ne parviendrez pas à opposer les soignants suspendus, résistants à ciel ouvert, aux soignants qui ont continué dans le secret à sauver ce qui pouvait l’être. Car ces deux formes de résistance ne s’opposent pas, elles se complètent. Ensemble, elles sauvent l’honneur. L’une sauve les principes et le droit, l’autre la pratique et la continuité du soin prodigué malgré tout. Pour comprendre, regardez l’échange après l’audience, entre Élodie Casaubieilh, infirmière qui a délivré des faux pass, et Marc Heinrich, infirmier suspendu, à 15:31 dans la vidéo ci-jointe. LES TÉMOINS Ils sont trois, Mathieu Dubois, Alain Maupas, le Dr Florence Lair. MATHIEU DUBOIS Mathieu Dubois s’avance lentement vers la barre, s’appuyant sur sa béquille, le corps neurologiquement marqué depuis la dose de Moderna injectée en 2021, à l’âge de 36 ans. Par dignité, il s’efforce de marcher droit, de ne rien laisser paraître de la douleur qui le traverse à chaque pas. Mathieu témoigne en son nom et au nom des 1000 victimes post-vaccin-covid et covid long d’AAVIC-Team, l’association qu’il préside et qu’il a cofondée avec la famille Maupas. Depuis presque trois ans, j’ai souvent entendu Mathieu parler en public. Il touche les gens car il parle avec le cœur. Aujourd’hui, il est tout aussi spontané que d’habitude, mais la solennité de l’instant lui donne une vibration particulière. Avec des mots simples, il raconte les souffrances endurées quotidiennement par lui et les victimes qu’il représente. Mathieu Dubois: « J’avais une belle vie, le vaccin l’a brisée. Je faisais du sport, maintenant j’ai besoin d’une béquille. J’avais un travail que j’aimais [conducteur de bus à Moulins], je ne l’ai plus, je suis en invalidité… Avec tout le respect que je vous dois, Madame la présidente, je tiens à dire bravo au Docteur Michel Procureur pour le courage qu’il a eu et pour tout ce qu’il a fait. Si j’avais rencontré le Docteur Procureur avant l’injection, ma vie ne serait pas brisée. Si les membres de notre association avaient rencontré des médecins comme lui, nous aurions encore nos vies. Comprenez, Madame la présidente, pour nous chaque jour est une épreuve faite de douleurs physiques et de brouillard mental. Michel Procureur a évité à des gens de souffrir comme nous souffrons aujourd’hui. Alors, je lui dis merci d’être ce qu’il est. » La juge se tourne vers la procureure. Elle se tait, aucune question. Seul Maître Franck Marcault-Derouard, l’avocat de Michel Procureur, questionne le témoin. Il lui fait préciser chiffres et données, afin de faire ressortir le sérieux de l’association AAVIC-Team et le travail des scientifiques chevronnés qui l’accompagnent. Après Mathieu, Alain. ALAIN MAUPAS Mélanie Maupas, la fille d’Alain, est décédée 14 jours auparavant. Elle avait 37 ans. Ses funérailles ont rassemblé une foule aussi importante que celle d’aujourd’hui venue soutenir Michel. Alain raconte la vie de Mélanie, la vie d’avant. Une vie heureuse… Et puis les doses de Pfizer en 2021. Et aussitôt la maladie, d’abord les doigts puis peu à peu tout le corps… L’errance médicale… Le mépris de certains médecins « c’est dans vot’ tête, prenez des antidépresseurs »… Et puis finalement le diagnostic. Terrible, annoncé avec une désinvolture encore plus terrible. Sclérose latérale amyotrophique, SLA, dite "maladie de Charcot"… Des souffrances de plus en plus fortes… La paralysie progressive… Une mort certaine à court terme. Après de multiples examens, d’errances encore et encore, des médecins ont dû reconnaître que la cause ne pouvait être que vaccinale. Alors certaines langues médicales se sont déliées et ont dit en privé ce qu’elles ne disent pas encore en public. En respectant leur anonymat, Alain rapporte ce que ces spécialistes et chefs de service renommés, parmi ceux qui ont surmonté leur déni, lui ont confié, l’augmentation du nombres de malades qu’ils ont constatée depuis 2021. Par exemple, les SLA chez les jeunes, auparavant rarissimes et inexistantes hors cause génétique, devenues courantes depuis l’injection. Condamnée à mort, Mélanie ne s’est pas laissée aller. Tant qu’elle a pu, elle s’est battue pour les autres. Avec Mathieu Dubois, avec Alain, avec son frère, elle a fondé AAVIC-Team, aujourd’hui une des principales associations de victimes des injections covid en Europe. Alain raconte les années de douleurs et de combats de Mélanie. La juge, qui en début d’audience avait demandé d’aller vite, n’ose pas l’interrompre. Parfois Alain est submergé par des montées de larmes. Il se reprend aussitôt. Il veut aller au bout, faire revivre sa fille, ici dans ce lieu froid et angulaire. Il y parvient. Mélanie est là. L’aura ? Alain Maupas: « Si Mélanie avait rencontré un médecin comme Michel avant l’injection, elle serait vivante aujourd’hui. Pfizer et l’État ont tué ma fille. Michel Procureur a sauvé des vies. Vous savez, parfois je rêve que… Je rêve qu’il sauve aussi ma Mélanie.» Alain quitte la barre. Le silence dans la salle est absolu. Aucun murmure, aucun geste, tout est figé. La juge se tait un moment, avant d’appeler le 3ème et dernier témoin. LE DR FLORENCE LAIR Radiologue renommée, présidente de Solidekla « association d’aide à la déclaration à la pharmacovigilance des effets indésirables survenus suite à l’injection des vaccins anti-covid ». En écoutant le Dr Lair, on comprend à quel point il est difficile pour une victime ou pour un généraliste surmené, de déclarer des effets secondaires, tant la déclaration est lourde et compliquée. Les médecins et soignants de Solidekla leur apportent leur expérience. C’est une équipe courageuse, mais pas assez nombreuse vu l’ampleur de la tâche. On comprend aussi, à travers les questions que Maître Marcault-Derouard pose au Dr Lair, à quel point ces pseudo vaccins ont fait des dégâts, bien plus que tout autre vaccin ou médicament. Malgré l’omerta et le déni officiel du corps médical, malgré les « c’est dans vot’ tête » pour empêcher de faire le lien avec les "vaccins"-covid, leur nombre de déclarations d’effets secondaires graves est supérieur à celui de tous les autres vaccins réunis, de toutes les maladies, sur plusieurs décennies, dans les pays occidentaux où les chiffres sont transparents, et que Maître Marcault-Derouard cite. On n’ose imaginer le bilan ici, le jour où les freins seront enlevés, les chiffres rendus publics, la vérité officialisée. Après les témoins, deux batailles d’arguments. 1. CPAM vs DÉFENSE La représentante des caisses primaires d’allocation maladie de 5 départements (Vendée, Maine-et-Loire, Loire-Atlantique, Deux-Sèvres, Charente-Maritime) réclame 250 mille € au Dr Procureur. C’est l’addition scrupuleuse de tous les soins prescrits et remboursés par les CPAM aux patients ORL du Dr Michel Procureur, pendant les mois où il a exercé sans être lui-même vacciné anti-covid. Étonnements dans la salle quand on entend que la plupart des montants sont ceux payés 1) aux pharmacies pour les traitements prescrits 2) aux hôpitaux et cliniques pour les examens prescrits (IRM, etc…). Le montant des consultations payées au Dr Procureur étant marginal dans la somme réclamée par les CPAM. L’avocat de Michel Procureur n’a aucun mal à démontrer l’absurdité de cette demande. Michel Procureur était un ORL expérimenté et reconnu pour sa compétence, les traitements et examens prescrits ont réellement été administrés et réalisés. Ils étaient nécessaires et justifiés – ce que les CPAM ne contestent même pas ! –, ils ont réellement soigné et guéri des patients, en échange de paiements réellement encaissés par des hôpitaux et pharmacies. 2. ÉTAT vs DÉFENSE Après un mot de compassion pour les victimes qui ont témoigné, la procureure développe son argument: en délivrant des faux pass et en s’étant lui-même faussement déclaré vacciné, Michel Procureur a menti, produit des faux et enfreint la loi du 5 août 2021, relative à l’obligations vaccinale des soignants. La réponse et la plaidoirie de l’avocat montrent les contradictions et les fragilités de l’accusation: • La loi du 5 août 2021 est entrée en conflit avec le serment d’Hippocrate et ses traductions légales dans le Code de la santé publique et dans le Code pénal, qui prévoient que le médecin est tenu de protéger ses patients, d’assurer la continuité des soins. Et, avant tout, de ne prendre aucun risque qui pourrait leur nuire, « primum non nocere ». Or, dans le contexte de 2021, que le temps confirme, la Dr Procureur avait toutes les raisons de penser que les "vaccins" anti-covid pouvaient être dangereux car: - la loi du 5 août ne s’appuyait pas sur un consensus scientifique; contrairement aux assertions mensongères du gouvernement, beaucoup de scientifiques français et internationaux lançaient l’alerte contre ces injections - des jeunes en bonne santé mourraient à peine vaccinés - la loi s’appuyait sur un autre mensonge gouvernemental, les "vaccins" anti-covid n’empêchent pas la transmission, Pfizer lui-même l’admet, l’EMA (European Medecines Agency) elle-même le reconnaît - les "vaccins" anti-covid étaient des produits expérimentaux puisque aucune étude de phase 3 n’était achevée, contrairement à ce que prétendait le gouvernement en un énième mensonge. • Cette loi mettait le Dr Procureur dans un dilemme: obéir à une loi basée sur du faux et des mensonges ou veiller à la santé de ses patients, en ne les abandonnant pas et en secourant ceux qui risquaient une exclusion sociale tragique pour eux et leur famille. • Aucun patient du Dr Procureur n’a été lésé par lui • En délivrant les 89 faux pass, il n’a tiré aucun bénéfice pécuniaire • Son cas dépasse le strict cadre judiciaire, il s’étend sur les champs politique, scientifique, sociologique, sociétal… C’est précisément dans ce genre de cas que la justice a une marge et peut remplir son rôle de contre-pouvoir. En conséquence, Maître Marcault-Derouard demande la relaxe de Michel Procureur. Verdict le 11 mai 2026. - AU NOM DU PEUPLE ? Au citoyen dans l’erreur qui dit « je ne savais pas », on répond « nul n’est censé ignorer la loi. » Aux magistrats susceptibles de dire un jour « je ne savais pas », que répondra-t-on? Ils connaissent la loi. Mais connaissent-ils la réalité quand la loi est issue d’un mensonge qui occulte cette réalité? Que peut leur demander le peuple au nom duquel ils sont censés juger? « Nul magistrat n’est censé ignorer la réalité » ? Depuis 2020 et la "crise" covid, l’institutionnalisation du mensonge contamine nos sociétés occidentales. La loi du 5 août 2021, basée sur plusieurs mensonges gouvernementaux, comme l’a bien montré l’avocat de Michel Procureur, et violant tant d’autre textes fondateurs de l’État de droit, dans un contexte de « secret défense » abusif, de censure et de manipulations politico-médiatiques, est un parfait exemple du mensonge institutionnalisé. Quand une loi escroque toute la population, quand elle lui fait quitter l’État de droit, peut-on durablement accuser d’« escrocs » ceux qui, par devoir, lui résistent? Depuis 2020, tant de lanceurs d’alertes, de scientifiques de renoms, de médecins courageux, d’avocats chevronnés, de citoyens éclairés, d’associations, de médias citoyens dont nous sommes… ont produit les preuves montrant cette institutionnalisation du mensonge. Nous n’allons pas étaler la longue liste de preuves ici, tout a été dit et publié depuis 6 ans, trouvable par qui veut trouver. Un seul exemple cependant, le plus récent document d’importance, rendu public fin avril 2026 par VERITY France: + + Ce sont les contrats que la Commission européenne a signé avec Pfizer et qu’elle refusé de rendre public au mépris de ses propres lois-règlements, au mépris d’injonctions de justice. En les lisant, on comprend pourquoi. Ces contrats révèlent l’ampleur du mensonge. C’est au-delà de la corruption. C’est une forme de coup d’État. Des dirigeants transnationaux, non élus, ont confisqué la théorique souveraineté du peuple, se sont même affranchis des formes de légalité européennes qu’ils sont censés respecter, se sont livrés aux puissances de l’argent. Ces contrats représentent 71 milliards d’€ d’argent public pour des produits déjà soupçonnés à l’époque d’être inefficaces et dangereux et prouvés maintenant comme tels. La voilà la véritable escroquerie ! La partie du peuple consciente de cette escroquerie sans précédent, et de ses ramifications, grandit de jour en jour. Avec elle, la défiance actuelle envers le pouvoir politique va se transformer en… En quoi ? Imaginez ce qui adviendra lorsque la vérité sortira au grand jour et sera connue de tous. Entre le peuple et le pouvoir judiciaire, il n’y a pas encore le même niveau de défiance qu’avec les pouvoirs politique, financier, médiatique. Il reste encore un relatif degré de confiance. Car l’ampleur du mensonge et de l’abus a été telle, qu’on peut encore admettre que beaucoup de magistrats aient eux-mêmes été abusés par ces six ans de vaste escroquerie. Alors « nul magistrat n’est censé ignorer la réalité »? Laissons une marge bienveillante et disons: « nul magistrat n’est censé ignorer la réalité indéfiniment. » En somme, jusqu’à quand pourra-t-on entendre les « je ne savais pas »? Pas indéfiniment. Six ans sont passés depuis 2020. Peut-être est-il temps de vouloir savoir. Informez-vous. C’est possible. Affranchissez-vous des peurs et des mensonges, des routines et des conforts. C’est nécessaire. Et puis, comme Michel Procureur, n’oubliez pas votre conscience. Écoutez-la. La vérité s’y trouve. — Texte et reportage vidéo par Michel Caulea pour BAM!

BAM!

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//The Wire//2300Z October 6, 2026// //ROUTINE// //BLUF: TWO MERCHANT VESSELS STRUCK BY DRONES IN BLACK SEA, ONE SINKS WITH NO SURVIVORS. TARGETING CONTINUES IN STRAIT OF HORMUZ. FORMER GERMAN INTEL CHIEF ARRESTED ON ESPIONAGE CHARGES. ENERGY CRISIS REMAINS CONSTANT AS ARAMCO WARNS OF LOW CRUDE STOCKPILES.// -----BEGIN TEARLINE----- -International Events- Black Sea: Overnight, attacks on merchant shipping continued. Two merchant vessels were struck off the coast of Bulgaria, with one of the vessels sinking early this morning. The M/V ALFA WATAN (IMO: 7510884) and the M/V ABLE (IMO: 9001136), both dry cargo ships reportedly carrying grain, were struck by unidentified drones shortly after departing Turkey (bound for Romania). Following the strikes, the ABLE suffered a catastrophic fire that spread to most of the ship, and the ALFA WATAN sank shortly before sunrise this morning. The M/V DIOSCURIA, a passing ferry, rescued most of the crew of the ABLE, who had abandoned ship and were awaiting rescue in life rafts. As of this morning, the entire crew of the ALFA WATAN remains missing. The DIOSCURIA and the Bulgarian Coast Guard conducted a search of the last known location of the ALFA WATAN and nothing was found apart from three overturned life rafts, and empty life jackets. On the eastern coast of the Black Sea, later this afternoon a large oil fire was reported in the Russian port of Sochi, with local sources claiming that a tanker ship had exploded in the harbor. This is a developing situation at the time of this report and more information is expected later on. Germany: This morning, the former head of Germany's foreign intelligence service was arrested after allegedly engaging in espionage on behalf of a foreign government. August Hanning, the former director of the Bundesnachrichtendienst (BND), was allegedly paying for continued access to classified material after leaving his post, using an aide to get him access to classified material totaling roughly 2,000 documents over a period of five years. These documents were allegedly used to produce intelligence products for a foreign government. Analyst Comment: This arrest is a big deal, and one of the most high-profile espionage cases in recent memory. This will be interesting to follow as the foreign government at the center of this case was not named. Red Sea: Yesterday evening one U.S. Navy MH-60R Seahawk was involved in an incident, with public flight tracking data suggesting the helicopter may have gone down feet wet just off the coast of Yanbu. Shortly after the helicopter began squawking the emergency transponder code, she disappeared from tracking services. The U.S. Navy sent out a P-8A Poseidon to conduct search and rescue, along with the Saudis sending a King Air 350C to also search the same area, though the status of the helicopter and her crew remains unknown. No official acknowledgement of the incident has been issued. Analyst Comment: Continuing the trend, CENTCOM has issued a very carefully worded "fact check", which uses manipulative language to gaslight the reader. In their post on social media, CENTCOM claims that the reports of a "crashed" helicopter were false, but they subtly change the language in their "fact" portion of the post, to use the word "downed". Nobody is claiming that the aircraft was shot down (it was far outside the range of any hostile action in the region), but CENTCOM is using circular reasoning to imply that the flight tracking feed itself doesn't exist (which it does and can be easily cross checked). The U.S. Navy and the Saudis sending out search and rescue aircraft is more evidence that CENTCOM is concealing the truth of this incident. What is strongly indicated beyond reasonable doubt, is that a U.S. Navy helicopter went down in the Red Sea for some reason, but exactly what happened is not known at this time. -----END TEARLINE----- Analyst Comments: Around the world, the energy crisis continues to deteriorate. The CEO of ARAMCO, Saudi Arabia's state-owned petroleum giant, stated yesterday that "until Hormuz fully re-opens and confidence returns, the crude reality is that pressure at both ends of the barrel will intensify". He also stated that global oil stockpiles are "scarily thin", and getting back to normal could take up to two years. This is a defacto admission directly from the horse's mouth, that things are not back to normal right now and this confirms what has been plain to see for a long time...the Strait of Hormuz is not nearly as open as one might be lead to believe. Lloyd's of London also agrees to the risk as well, with insurance rates for commercial shipping in the region continuing to sharply increase, as the daily Iranian targeting of merchant vessels has remained constant for weeks. Despite this targeting, Ship-to-Ship (STS) transfers to ships waiting in the Gulf of Oman are continuing, even though the capacity of this operation is limited. Concerning the East-West Pipeline itself (the most reliable alternative to the Hormuz route), the exact timeline for getting some level of crude flowing reliably is not known. The Saudis have consistently lied about the operational status of the pipeline, and have claimed that it's been fully operational despite the strikes on several pumping stations. Some level of oil will certainly return within a few weeks, but many of these facilities will not be easily repaired overnight. Considering Saudi Arabia continuing to press their ground war with the Houthis via proxy groups, the Houthis will continue striking the totally undefended petroleum infrastructure in southern Saudi Arabia. Analyst: S2A1 Research: NomadNet: 5fa68c88be727a0e1a250a75e5e79269 Disclaimer: No LLMs were used in the writing of this report. //END REPORT//

S2 Underground

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