Загрузка видео...

Не удалось загрузить видео

На главную

Santé 🔬, développement durable 🌿, spatial 🛰️ révolution numérique 🖥️, 10 start-up issues du CNRS 🌍 seront mises à l'honneur sur notre stand (J49) à #Vivatech ainsi qu'une riche programmation de tables rondes (#CNRStalks). Retrouvez tout le programme 👇 #CNRSinnovation 💡

Комментарии: 0

Нет доступных комментариев

Здесь появятся комментарии из оригинального поста

Похожие видео

📍#Mali | Le Président Général d'Armée Assimi GOITA lance le Projet présidentiel d’urgence hospitalière ✌🏿 Le Président de la Transition, S.E le Gal d’Armée Général d'Armée Assimi GOITA , a procédé ce lundi 10 novembre à la pose de la première pierre du Projet présidentiel d’urgence #hospitalière, au Centre de santé de référence de Korofina (Commune I de Bamako). Ce vaste programme marque une nouvelle ère pour le système de santé malien, avec la modernisation de 15 hôpitaux et la construction de nouvelles infrastructures médicales à travers le pays. Entièrement financé par le budget national, le projet vise à transformer les #CSREF de Bamako en hôpitaux de district, et à bâtir de nouveaux établissements à #Bla, #Kangaba, #San, #Koutiala, #Bougouni, Dioïla, Nioro, Bandiagara et Koulikoro. Ces structures seront dotées d’équipements médicaux de pointe, de services spécialisés et d’unités d’hémodialyse. Dans son discours, le Chef de l’État a salué « un projet porteur d’espoir », symbole d’un Mali Koura tourné vers le progrès et la dignité humaine. Il a rappelé que la santé est le socle de tout développement, et a exhorté les équipes à garantir la continuité des soins et le respect des délais. ➡️ Par ce projet ambitieux, le #Mali réaffirme sa volonté de bâtir un système de santé moderne, accessible et souverain, au service de tous ses citoyens. #AESFort et #AESUnis #Nous_sommes_AES 🇧🇫🇲🇱🇳🇪 #Les_FAMas_notre_Fierté ✊🏿 #AESUnisContreLaPropagande #vaincre_le_terrorisme_ensemble 🇲🇱🇳🇪🇧🇫✌🏿 #GatsaGatsa🇸🇳 #Ou_sont_les_têtes_pensantes Suivez la chaîne Actualité Sécuritaire dans le Sahel 🇧🇫🇲🇱🇳🇪 sur WhatsApp et Telegram :

𝕮𝖍𝖊𝖎𝖈𝖐 𝕿𝖎𝖉𝖎𝖆𝖓𝖊 𝕯𝕴𝕬𝕽𝕽𝕬

10,862 просмотров • 9 месяцев назад

Nous avions à cœur d'offrir aux entrepreneur(e)s à impact, aux hommes et aux femmes acteurs/trices incontournables de l'économie de ce pays, une plateforme d'expression de grande qualité. De la santé à l'éducation, en passant par l’agriculture, le numérique, la pêche, la sécurité, l'industrie, les mines et ressources naturelles, l'artisanat, le tourisme, les services financiers, etc. nous échangerons dans un cadre adapté au contexte, avec les sénégalaises et les sénégalais de tous horizons qui RÉALISENT des choses extraordinaires depuis 5, 10, 20, 35 ans voire plus pour leur pays. Mon enthousiasme est d'autant plus grand que l'adhésion du nouveau patron de la télévision nationale, Pape Alé Niang Pape Alé Niang, a été spontanée lorsque nous lui avons présenté ce projet d'émission qui vise à mettre en lumière les initiatives entrepreneuriales, mais également la vision et les challenges d'une génération de capitaines d'industries. Les faces cachées de ces véritables icônes parfois méconnues du grand public, ne manqueront pas d'inspirer la nouvelle génération déterminée à porter le Sénégal vers de nouveaux sommets. Ce projet est le fruit d'une maturation de plus d'une décennie. Mon cher Thierno Souleymane Diop Niang en est un témoin privilégié car durant environ quinze bonnes années, nous avons chacun de son côté œuvré à apporter nos modestes gouttes d'eau, tels des colibris, à l'édification de "ce Sénégal 🇸🇳 que nous avons hérité de nos pères, et que nous avons emprunté à nos enfants", pour paraphraser mon grand frère Cheikh Fall™ 🇸🇳. Souhaitez-nous bonne chance pour cette nouvelle aventure que nous avons baptisée FOCUS SHOW, restez connectés pour nous dire ce que vous pensez des numéros qui vous seront proposés, et surtout, n'hésitez pas à nous recommander des DOERS qui gagneraient à être connus des sénégalais grâce à ce tout nouveau programme présenté par notre sœur Anta Seck Anta Seck, et qui sera diffusé sur la RTS SENEGAL. Bon sinon, j'ai tout dit sauf "PARTAAZé Lën Koo"... 😅 S'il faut le rajouter à ce long texte aussi, faut me dire les amis 😎 #kebetu #FocusShow

Demba Gueye

12,810 просмотров • 1 год назад

[DEBUNK POST ] - ET SI ON ARRÊTAIT DE TORTURER LE VIVANT AU NOM DU DÉPISTAGE ?🤔 🎙️ "Irradier un tissu blessé et inflammé, c’est de la folie." — Dr Thomas Lodi Et pourtant... c’est exactement ce que l’on continue de faire chaque jour dans le monde à des millions de femmes, en leur écrasant les seins entre deux plaques de métal, sous prétexte de prévention.🤷 💥 Le Dr Lodi le dit sans détour : 🗣️"Les mammographies produisent le cancer. Et si les hommes devaient subir ça sur leurs testicules, cette pratique serait déjà interdite depuis longtemps." La vérité ? C’est que ce système ne repose pas sur la santé, mais sur le profit. 💰 Une industrie de plusieurs milliards, financée par la peur. Chaque mammographie alimente une chaîne d’interventions inutiles : biopsies, chimiothérapie, radiations, mutilations… …pour une efficacité quasi nulle. 📊 Sur 2 000 femmes dépistées : 1 seule vie serait potentiellement sauvée, mais 50 seront traitées inutilement, et jusqu’à 1 000 subiront biopsies et sur-irradiations. ⚠️ Le faux positif est roi (70%), les tissus sont endommagés, les kystes éclatés, les cellules cancéreuses, si présentes, propulsées dans les tissus voisins. Et tout cela sous une dose de radiation 1000 fois supérieure à une radio pulmonaire. Et on appelle ça… prévention ?🙃 🔥 Ce que l’on ne dit pas : La mammographie est inopérante chez les femmes à seins denses (soit une majorité en âge de risque réel). La mammographie n’a jamais réduit la mortalité globale. Les décès dus aux traitements induits ne sont pas comptabilisés dans les statistiques officielles. ✅ Des alternatives existent. Sûres. Précises. Sans radiation. 🌿 Thermographie 🌿 Ultrasons QT 🌿 Examen clinique doux et manuel 🌿 Écoute du corps, travailler sur le terrain, notamment sur les mitochondries et leur résilience. ✨ Ces approches détectent les anomalies 8 à 10 ans plus tôt, avec une résolution 40 fois supérieure à l’IRM. 🧬 Le cancer n’est pas une fatalité. C’est une maladie métabolique, inflammatoire, ancrée dans le terrain. On ne le prévient pas par la peur ni la machine, mais par la vie incarnée : 🥩 Une alimentation ancestrale, riche en nutriments biodisponibles, ☀️ Du soleil et un taux de vitamine D > 70 ng/ml, 🧘🏽‍♀️ Du repos, de la respiration, du jeûne et de l’amour, 🌀 Et le courage de sortir du troupeau. 💔 À toutes les femmes qu’on a traumatisées en leur faisant croire qu’elles étaient « à risque »… 💡 À toutes celles qui sentent que « quelque chose cloche » mais n’osent pas dire non… 👉 Il est temps de reprendre votre souveraineté. 👉 Il est temps de revenir au vivant. 👉 Il est temps de se souvenir. 🧠 Vous voulez comprendre ? Approfondir ? Partager ? 📚 Sources juste en dessous 💬 Témoignages bienvenus Prenez soin vous ✨🙏

Vitalholis

76,338 просмотров • 1 год назад

Il y a tant de puces connectées dans les voitures modernes que le nombre de lignes de code s'envole chez les nouveaux modèles. Pour rationnaliser tout ça, les constructeurs se convertissent peu à peu au « Software defined vehicule » (ou SDV). Alors qu'il a fallu à Microsoft 80 millions de lignes de code pour bâtir son logiciel d'exploitation Windows 10, une voiture vieille de 4 ans peut en embarquer près de 200 millions. Et la barre des 600 millions lignes de code sera sans doute franchie en 2030, prédisent les experts. Un chiffre qui résume l'emprise grandissante des logiciels sur le monde automobile, un véritable séisme qui bouscule le secteur bien plus encore que la conversion à l'électrique. Des phares à la climatisation, en passant par les suspensions et les essuie-glaces, les logiciels sont désormais omniprésents dans un véhicule moderne. Ce qui finit par poser problème, car cela se traduit par des dizaines voire centaines de calculateurs en tout genre, éparpillés partout dans la voiture, qui sont dotés d'une puissance limitée, et qui de surcroît ne communiquent pas entre eux. Pour les constructeurs auto, une rationalisation s'impose afin de ne pas se retrouver submergés par ce tsunami. Ceux-ci sont donc en train de basculer vers la mise en place d'une architecture logicielle centralisée (SDV dans le jargon du secteur, pour Software Defined Vehicle), qui vise à installer deux ou trois ordinateurs centraux puissants, capables de communiquer avec l'ensemble des pièces connectées, pour remplacer la myriade de puces existantes. Outre la rationalisation, cette nouvelle architecture permet de « mettre à jour la voiture » plus facilement, comme on le ferait avec un smartphone ou un ordinateur. En effet, avec le SDV, il devient possible de télécharger des mises à jour dans une voiture connectée, et d'apporter des améliorations à quasiment toutes les fonctions du véhicule. Celui-ci peut ainsi rester au dernier cri technologique plusieurs années après l'achat. « Il est possible d’automatiser des tests, d’enrichir à distance la voiture de nouvelles fonctionnalités, d’analyser ou de faire des diagnostics une fois sur la route... afin d’avoir une auto toujours moderne et non plus figée une fois sortie d’usine. » « Avec une voiture traditionnelle, le développement s'arrête lorsque la production démarre dans l'usine, souligne Derek de Bono, vice-président chargé du SDV chez Valeo. Les équipes passent alors à autre chose. Ce ne sera plus le cas avec le SDV, qui permet de continuer à améliorer ou débuguer la partie logicielle plusieurs mois ou années après l'arrivée du modèle dans les concessions, en utilisant les mises à jour à distance. » Les programmes seront ainsi fignolés au fil de l'eau. « Le SDV permet une sécurité implémentée en continu et engendre donc des innovations en matière de cybersécurité avec mise en place de nouvelles stratégies de protection », note Amine Dogui, qui est spécialiste de l’ingénierie cyber chez Valeo. Le SDV fonctionne aussi grâce à un système d'exploitation qui permet d'ajouter de nouvelles applications disponibles dans une boutique, tel un Apple Store, offrant une personnalisation du véhicule. Un aspect notable du SDV va être son impact sur la valeur résiduelle des véhicules. En autorisant des mises à jour régulières via le cloud, le véhicule conservera sa pertinence, et verra ainsi une amélioration de sa valeur au fil du temps. Sans grande surprise, c'est le constructeur Tesla qui a ouvert la voie dans ce domaine, en partant d'une page blanche. Les nouvelles marques chinoises ont suivi, et c'est en partie grâce à cela qu'elles ont réussi à réduire à deux ans le délai pour sortir un nouveau modèle, ce qui est deux fois plus rapide que chez les marques occidentales, pour qui la bascule s'avère bien plus compliquée. Les constructeurs historiques rechignent car cela les oblige à faire table rase de l'architecture précédente et à repartir de zéro, alors que le cœur de leurs compétences réside dans la mécanique, et non dans l'informatique. Chez Volkswagen, la tentative a même viré à la catastrophe industrielle et a coûté son poste à l'ancien patron Herbert Diess. Cariad, l'entité montée pour développer une plateforme SDV maison, multiplie les retards malgré la mobilisation de milliers d'ingénieurs. Les constructeurs français commencent à se jeter à l'eau. La marque Renault annonce ainsi sa première plateforme SDV pour 2026, et s'appuie sur des entreprises expertes : Google, Qualcomm ainsi que Valeo, qui dispose des compétences requises. « Nous allons construire un OS de la voiture avec Google sur la base d'Android » résume Renault, qui a déjà largement testé l'expérience avec la partie entertainment des véhicules. « Aujourd'hui on trouve entre 60 et 80 calculateurs dans chaque véhicule. On a des difficultés à introduire de nouveaux services, car à chaque fois il faut modifier du hardware. Pour créer une clé virtuelle, il faut 2 ans. Avec Android, on passe a une architecture centralisée avec deux HPC. L'un gère la partie cockpit. L'autre gère la partie intérieure de la voiture, la partie chassis, la partie cybersécurité. » La future architecture SDV de Renault doit permettre, via des applications mobiles embarquées dans le véhicule sur une couche Android, de rendre « l'expérience à bord plus immersive et plus personnelle ». Surtout, elle va permettre de centraliser « les datas avec d'autres fonctions du véhicule comme les ADAS, la carrosserie, le châssis, la télématique, la connectivité, les Power Line Communications, la sécurité et la cybersécurité dans un ordinateur, dit Physical Computer Unit (PCU) ». De quoi optimiser les coûts matériels et logiciels ! Pour ne pas insulter l'avenir, les constructeurs vont parfois prévoir plus d'équipements que ne le nécessite la technologie embarquée au moment du lancement. La SU7 de Xiaomi est, par exemple, dotée de 12 caméras, 12 radars et un lidar. Ils ne servent à rien pour le moment, mais la marque chinoise sera en mesure de proposer un système de conduite autonome dès qu'il sera prêt, des mois ou années après l'achat. « Le sujet est de déterminer le bon niveau d'équipements, celui qui préservera un potentiel de développement et d'innovation demain sans trop renchérir le coût d'achat aujourd'hui », explique Derek de Bono. Mais le SDV représente aussi l'opportunité de générer de nouveaux revenus pour les constructeurs, bien après l'achat. Un chemin défriché par Tesla : grâce aux mises à jour à distance, ses clients peuvent installer (ou débloquer) sur leur voiture des fonctionnalités comme des feux de croisement anti-éblouissement (à partir de 10 euros mensuels), un régulateur de vitesse actif (990 euros à l'achat) ou une suspension plus souple (20 euros mensuels). Les constructeurs vont ainsi bénéficier de nouveaux revenus récurrents, et vont continuer à générer du cash sur une voiture durant dix à quinze ans après l'achat par l'utilisateur, même si le modèle a cessé entre temps d'être commercialisé. En contrepartie, les acheteurs pourraient bénéficier d'un rabais sur le prix de vente initial. En effet, si un constructeur peut anticiper des revenus récurrents sur une décennie, il peut prendre l'initiative de baisser le prix au départ. C'est en tout cas le choix fait par Xiaomi pour son SU7, qui ne coûte que 28.000 € dans sa version de base, ce qui représenterait, selon les analystes de Citigroup, une perte de 9.000 € par voiture vendue. Le fabricant de smartphones espèrant combler une part de son manque à gagner par la vente de services dans les années à venir... Sources : - - - - -

Aymeric Pontier

19,180 просмотров • 1 год назад

#Haïti #Crise_Sécuritaire Hier un collègue m'a fait part d'une vidéo [ci-attachée👇] pour me convaincre que la Police Nationale d'Haïti (PNH) à elle seule peut surmonter les défis actuels. Dans cette vidéo, le présentateur (un agent de la Brigade d'Intervention motorisée) nous expose un document dit stratégique ayant pour intitulé Plan d'Urgence de Sécurité Nationale. Bien que tout me porte à croire qu'il ne s'agit pas d'une démarche institutionnelle, sinon qu'une initiative indépendante d'un groupe de policiers, j'ai quand même jugé important de réagir sur la question afin d'apporter quelques éléments de rectification. Ainsi, pour commencer le document est un plan opérationnel (ou encore un CONOPS), qui cependant reste une bonne proposition. On est encore loin d'un plan stratégique -, d'autant plus que parallèlement la sécurité nationale n'est pas du ressort de la police. Les concepteurs ont confondu ici sécurité intérieure et sécurité nationale. Mais passons en. Bien que la programmation budgétaire n'a pas été présentée dans la vidéo, on peut dire que la démarche consiste à faire avec les moyens du bord ou encore déjà disponible. Maintenant où est-ce que se trouve le problème ? La réponse c'est qu'en abordant la crise sécuritaire plus d'un n'arrive pas à encore à comprendre que cela présente une double caractéristique : criminelle et conflictuelle. La PNH a déjà plus d'une fois démontré sa capacité à surmonter des défis liés à criminalité. Par contre, ce qu'elle n'arrive pas à résoudre ce sont les conflits armés qui pour leur part sont une toute autre chose. Conflits armés d'abord entre des groupes criminels, ensuite entre des groupes criminels et des communautés, et pour finir entre des groupes criminels et l'Etat impliquant les forces de sécurité (et de défense à ajouter si on veut bien les FAD'H). La criminalité alimente le conflit, et vice versa. Mais pour autant ça reste deux choses différentes avec des délimitations souvent étanches. Pour résoudre ce problème dans toute sa globalité, des opérations policières à elles seules ne suffiront pas. C'est pourquoi j'ai toujours préconisé l'approche contre-insurrectionnelle qui se traduit par des actions civilo-militaires/policières. Pour ce faire, il faudra aussi procéder à un examen et une réforme approfondie du secteur de la sécurité et de la justice dans le pays. Ce qui, de toute évidence, prendra du temps. Bien sûr qu'on peut avoir des doutes et des réserves sur l'efficacité du déploiement d'une mission étrangère..., mais compter sur la PNH et les FAD'H pour résoudre définitivement le problème sans une épuration et des mises en place sur le moyen terme à priori, c'est peut-être faire montre d'une forme d'ignorance archi grave de la réalité du terrain.

Ricardo GERMAIN

13,937 просмотров • 2 лет назад

Chers amis, Il y a 5 ans, le 11 nov 2020, je sortais mon film Hold Up, produit et réalisé en urgence. L’objectif, à l’époque, était de répondre à beaucoup trop de questions restées sans réponse et à l’absence de contradictoire devant un discours piloté uniquement par la peur et le manque d’informations. Aujourd'hui, je souhaite à nouveau remercier infiniment la trentaine de personnalités qui ont accepté de participer à ce film afin de rassurer l’opinion publique sur la dangerosité du Virus, à l’image de Mickael Lewitt, Prix Nobel de Chimie, dont la démonstration dans le film est imparable. Aux 2 Prix Nobel présents dans le film s’ajoutent, entre autre, un Ministre de la santé, un Professeur de médecine, un Professeur de Chimie, des experts en santé publique de l'OMS, un Anthropologue de la santé, un ancien directeur de recherche de Pfizer, une généticienne internationalement reconnue, un philosophe, une sociologue, un Docteur en droit, un ingénieur dans le numérique, une sage femme, un Docteur en psychopathologie du pouvoir mais aussi une pléiade de médecins, spécialistes et généralistes, qui pour la première fois, offrait un panorama bien différent car ancré dans une réalité incontournable, celle du terrain. Tous ont été traînés dans la boue, insultés, vilipendés sous l'étiquette d' "Infox complotistes" balancée le 13 nov par l'AFP. Juste pour avoir questionner, interpeller les acteurs de cette gestion catastrophique tout en mettant en garde contre la seule issue qui se profilait, la vaccination. Plus tard, elle sera rendue de fait obligatoire. Et aujourd'hui, on meurt plus après vaccination qu'avant. Pourquoi? Tous les médecins de Hold-Up, qu’ils soient urgentistes, généralistes ou spécialistes, ont été poursuivis par leur Conseil de l’Ordre respectif. Motif ? Leur simple participation au film… Incroyable mais hélas vrai. D'autres médecins, en revanche, n'ont jamais été poursuivis et exercent toujours malgré des signalements pour agressions sexuelles sur des enfants. Et on apprendra au procès du chirurgien Le Scouarnec, accusé de 300 viols, en 2025, que de détenir du matériel pédopornographique pour un médecin n'est pas contraire à son code de déontologie selon les 17 médecins d'un Conseil de l'Ordre régional. Plus c'est gros, plus ça passe. Encore une fois, merci à vous tous d’avoir tenu. Merci d’être restés à mes côtés dans la tempête. Seuls deux d'entre vous se sont désolidarisés du film. Et je peux le comprendre, vu l’intensité du lynchage médiatique auquel je ne m'attendais pas du tout, tant tout le propos du film était sourcé et digne d'intérêts. Mais notre pays, malgré ces dérapages, a des réserves incroyables. De générosité et de bon sens. Cette censure de la presse, aussi impitoyable qu' indéfendable, a soulevé un élan fabuleux de solidarité. En moins d'un an, j’ai pu notamment payer une grande partie des dettes de ce film, censuré par Viméo et dont le financement n'était pas terminé. Là encore, j’aurais tant d’histoires à raconter, tant de gestes de soutien qui m’ont ému aux larmes. A vous tous merci, du fond du cœur. Grâce à vous, j’ai pu ainsi continuer, même blacklisté ! Depuis 2020, j’ai produit 7 autres documentaires Cinéma, dont 3 sur les conséquences de ce lynchage et de cette vaccination imposée. Pour celles et ceux qui n'ont pas vu la trilogie: Hold-Up + janv 2021: avec 2 nouveaux intervenants et une preuve de l'origine artificielle du virus Hold-On 2022: sur les effets secondaires Hold-Out 2022: sur la composition des vaccins Pour clore l'épisode de Hold-Up et malgré les nombreuses critiques, il est important de noter que le film, d’une durée de 2 heures et 43 minutes, n’a fait l’objet que d’une seule plainte pour diffamation, émanant du Dr Karine Lacombe. Les allégations portées dans le film ont été examinées par la 17ème chambre du Tribunal judiciaire de Paris puis par la Cour d'appel de Paris. Parmi les passages attaqués, seul a été considéré comme diffamatoire, celui relatif aux liens d’intérêts du Dr Karine Lacombe avec l’industrie pharmaceutique. À l’issue de cette procédure, j’ai été condamné, en ma qualité de réalisateur et producteur, à une amende pénale de 500 euros avec sursis, ainsi qu’à verser au civil la somme de 4 000 euros à Madame Lacombe. (Dommages et intérêts + frais de procédure). En clair, j’avais remplacé les mots « conflits d intérêts »par « liens d’intérêts » ce film n’aurait reçu aucune condamnation. Il convient de souligner que cette décision concerne avant tout une question de forme, et non de fond. Elle repose sur l’appréciation que les propos contenus dans ce passage auraient été exprimés de manière trop affirmative concernant les liens d’intérêts, alors que les sources documentaires disponibles manquaient de certitude quant aux montants évoqués. Cela souligne l’importance d’une rigueur dans la formulation, mais ne remet pas en question les thématiques abordées dans le film. HOLD-UP ne peut donc être qualifié de film complotiste, sauf dans l’imaginaire de ceux qui souhaitent le percevoir ainsi. La page est tournée. Enfin, après avoir co-produit et réalisé la saison 1 de la Série "C’est Notre Petit Secret" ( 5X52') il est temps pour moi de changer de cap ou de le retrouver. Je ne vais pas m’étendre plus sur toutes les raisons qui me poussent à prendre le large. Ma soif du beau, du bon et du bien n’est plus en phase avec ce monde de la presse, gangrenée par l’IA et ces milliardaires qui la possèdent. Elle vit ses derniers jours. Je veux retourner à une source, la seule qui compte pour moi, celle de ma Foi. Elle m’a plusieurs fois sauvé d’une mort certaine. J’avais produit en 1991 pour France 2 une série sur les Hauts Lieux Spirituels. C'était pour l’émission "Le Jour du Seigneur" Sans doute la plus belle expérience de ma carrière de journaliste/réalisateur. Si notre pays a longtemps été un phare pour le monde, aujourd'hui, il en est la risée. Pendant encore combien de temps? Et comme le dit Steven Gunnel, co-réalisateur avec sa femme du Film « Sacré Cœur », "notre monde crève de ne pas se savoir aimé" Il n’en fallait pas plus pour me remettre sur les rails du Chemin, de la Vérité et de la Vie. Encore Merci à vous tous. Pierre

Pierre Barnérias

141,191 просмотров • 9 месяцев назад

Après avoir finalisé le jumeau numérique de son réacteur nucléaire de 4eme génération, capable de produire une chaleur de 700°C et de l'électricité sur demande à partir de déchets nucléaires, la startup 🇫🇷 Naarea annonce un premier prototype en 2027. Intégrer un petit réacteur nucléaire dans un conteneur standard pour le déployer près de la consommation d'énergie, sur les sites industriels. C'est cette idée qui a donné naissance à Naarea, une startup française créée en 2020 et positionnée sur le marché des AMR (Advanced Modular Reactor). La jeune société entend commercialiser ses premières unités dès 2030, soit une décennie après sa création. Ce qui, dans cette industrie, représente un délai extrêmement court. Pour accélérer la conception de son mini-réacteur à neutrons rapides (exploitant des déchets nucléaires pour combustible), Naarea a fait du jumeau numérique l'épine dorsale de son projet. « Ce système, dont la première version a été conçue en 18 mois, permet de bâtir le modèle 3D du réacteur pour valider les choix d'architecture et le dimensionnement, et d'effectuer des simulations de son fonctionnement et de garder une traçabilité totale des données d'ingénierie et des exigences associées au projet. Le jumeau numérique permet d'aller plus vite au démarrage du projet » La modélisation est notamment indispensable pour intégrer la trentaine de systèmes qui composent le futur réacteur, chacun d'entre eux étant lui-même composé de sous-systèmes. Développé par l'ESN Assystem, qui possède une expérience reconnue dans le nucléaire, sur la technologie Dassault Systèmes hébergée sur le cloud, le jumeau permet de réaliser des simulations du fonctionnement du futur réacteur, « impossibles sinon », le premier prototype physique (en fonctionnement) étant prévu pour 2027. « Nous concevons un système très compact. Pour y parvenir, nous sommes allés chercher des compétences dans l'automobile ou l'aéronautique et avons appliqué une logique 'design to manufacturing' (visant à intégrer les contraintes de fabrication dès la conception, NDLR). C'est ce qui nous a permis de développer un double numérique de notre réacteur en seulement 18 mois. » Les micro-réacteurs sur lesquels travaille l’équipe de Naarea ont pour objectif de générer de l’électricité et de la chaleur, à partir des combustibles nucléaires usagés issus des réacteurs conventionnels du parc nucléaire actuel. Il s’y produit une réaction de fission intrinsèquement autorégulée à haute température (environ 700 °C), grâce à un combustible liquide composé de sels fondus, sans avoir besoin de l'approvisionner en eau. Naarea s'inscrit par ailleurs dans une démarche de production en série de ses petits réacteurs, la startup visant la production de 150 modules par an en rythme de croisière. La société, qui a signé un premier partenariat avec la société ACC, portant sur la fourniture de 2 à 4 conteneurs pour approvisionner les futures giga-usines de batteries de la co-entreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies, mise sur un modèle économique basé sur la vente d'énergie (électricité et chaleur). Baptisé XAMR (eXtrasmall Advanced Modular Reactor), le micro-générateur nucléaire à sels fondus et à neutrons rapides de Naarea vise ainsi à produire de l’électricité (40 mégawatts électrique, MWe) et de la chaleur (80 mégawatts thermiques, MWt). « Nous développons un réacteur qui combine 3 technologies de pointe : neutrons rapides, sels fondus, production en série. Les neutrons rapides permettent de recycler le combustible usagé issu ces centrales nucléaires et de clôturer le cycle du combustible, préoccupation majeure dans le domaine du nucléaire conventionnel. Les sels fondus nous permettent de garantir une sécurité intrinsèque. Enfin, nos micro-générateurs sont conçus pour être installés près des besoins des industriels, ce qui représente une innovation majeure dans le domaine de la production d’énergie. » La petite taille de ce réacteur sera un grand atout : il n’y aura pas besoin de génie civil, hormis une dalle en béton. Les cœurs de réacteurs seront imprimés en 3D, ce qui signifie pas de soudure, pas de tuyau ! Pour pallier l’intermittence des renouvelables, la pilotabilité du réacteur sera très courte, alors qu’il faut de 20 à 30 minutes pour monter à 100 % des capacités d’un réacteur classique, ou pour le faire redescendre en puissance, en le refroidissant à l’eau, « notre réacteur n’aura pas besoin d’eau, son refroidissement se fera par convection naturelle, c’est-à-dire grâce à l’air. Un grand atout quand le stress hydrique grandit. » La petite taille est également un argument intéressant en cas d'extension ou de déconstruction. « Lorsqu'on démantèlera, on pourra tout enlever, il ne restera rien. On peut aussi rajouter des modules, comme on le ferait avec des Lego, si la structure grandit. » Cette miniaturization concerne aussi le second conteneur du dispositif, qui transforme la chaleur en électricité. « Ce n'est pas une turbine vapeur, mais une turbine au CO2 supercritique. Cela tombe bien, il y en a plein dans l'air ». Le fonctionnement en circuit fermé permettant de ne pas dégager de CO2. Concernant l'autonomie, la charge devrait tenir autour de 5 ans en moyenne. Les conteneurs, eux, ont été dessinés pour 100 ans, avec une période de fonctionnement de 50 ans. Tous les 10 ans, comme pour les avions, chaque réacteur sera renvoyé en usine pour être remis en état. S'agissant de la maintenance, Naarea explique que la partie nucléaire sera pilotée à distance. Pendant les 5 premières années, il n'y aura pas de maintenance sur l'îlot nucléaire. Sur la partie externe, avec la turbine, une maintenance régulière est toutefois prévue, sans interruption. « Tout a été conçu en système plug-and-play. » 5 000 capteurs serviront à monitorer l'état et la maintenance du réacteur en temps réel. On l'aura compris, les sels fonds constituent le cœur du projet de Naarea. Ils portent le sel combustible, donnent la réaction de fission autorégulée, conduisent la chaleur et la transmettent. Dans cette optique, la jeune entreprise s’est associée au CNRS et à son centre de physique des deux infinis – Irène Joliot-Curie (IJCLab) pour ouvrir un laboratoire commun sur les sels fondus. Baptisé Innovation Molten Salt Lab (IMS Lab), celui-ci a vocation à devenir la référence européenne en matière de R&D dans les sels fondus. Basé à l’université Paris-Saclay, ce laboratoire pourra aussi mener des expériences pour d’autres startups du nucléaire de 4e génération misant sur les sels fondus, comme Stellaria ou Thorizon, avec lesquels Naarea a noué un accord. Les équipes de Naarea et du CNRS travaillent ensemble depuis un an déjà et des brevets communs seraient déjà en cours de dépôt. Ils portent sur la technologie de synthèse des sels. Un autre concerne « le bon élément à mélanger au métal pour éviter la corrosion quelle que soit la réaction ». Le choix du CNRS était une évidence, puisque cet organisme de recherche présente une expertise reconnue dans le secteur de l’étude de la chimie des réacteurs à sels fondus, une équipe dédiée à cette chimie ayant été créé à l’IPN d’Orsay dès 2005. « L’IJCLab est le seul laboratoire en France à pouvoir manipuler de grandes quantités de matière active en milieux sels fondus, et nous avons acquis un socle de données solides au cours des années. De plus, nous sommes situés dans la même région que Naarea, et des liens professionnels préexistaient. » L’intérêt d’une meilleure compréhension du comportement des sels fondus ne se limite pas au domaine du nucléaire. Elle pourrait également trouver une application dans des domaines non nucléaires, notamment pour les centrales solaires thermiques à concentration et la production d’aluminium et sodium métal. Naarea a également décidé de s'allier avec son rival Newcleo, qui cherche aussi à produire des réacteurs à neutrons rapides, au début de l'année 2024. Ce type de partenariat stratégique et industriel, inédit dans le secteur, a pour objectif de ne pas se laisser distancer par la concurrence étrangère, qui s'intensifie dans le domaine. Chaque acteur gardera ses enveloppes et sa propriété intellectuelle, mais « les deux startups vont essayer d’économiser les ressources de l’État, en se répartissant les tâches ou en mettant leurs ressources en commun. » Les équipes des deux sociétés ont déjà lancé des lancé les groupes de travail sur les différents sujets, sur les calculs concernant les matériaux, par exemple. Le partenariat concerne aussi l'usage des sites du CEA, déjà très demandés : « plutôt que de demander deux terrains, on propose de rationaliser l’espace et de mutualiser les laboratoires d’essais. » Naarea compte par ailleurs du beau monde parmi son équipe. « Nous avons des ex-dirigeants de Phénix et Superphénix, et le père du réacteur à neutrons rapides Astrid ! Et à côté, un bataillon de jeunes ingénieurs qui débarquent avec des outils de calculs inimaginables pour les anciens. Moyennant quoi vous enlevez le plafond de verre, il n’y a plus de limites. Le savoir-faire français est absolument incroyable. » Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

189,873 просмотров • 1 год назад

🇫🇷 6 septembre 1964, le Général de Gaulle célèbre le 50e anniversaire de la bataille de la Marne. Après Meaux, Esternay et Bar-sur-Aube, le Général s'adresse aux Français sur le parvis de la cathédrale de Reims : « Aucune région de notre territoire, aucun événement de notre histoire, ne permettent mieux que cette région où coule la Marne et que cet événement que fut la victoire remportée sur ces rives, voici cinquante ans, de mesurer les conditions dont bien souvent a dépendu le destin de la France. En septembre 1914, une fois de plus, tout pour nous s'est joué ici, et par les armes. Dans la même contrée du nord-est où furent jadis les Champs Catalauniques, où Villars dans l'extrémité repoussa les impériaux, où à Valmy Brunswick recula devant l'élan militaire de la Révolution, où l'Europe coalisée submergea Napoléon. Où en 1870 passèrent les armées allemandes en marche vers la Capitale, la guerre devait décider de ce que nous allions être Ou bien de nouveau des vaincus sans qu'il y eût de recours ou bien, cette fois, des vainqueurs à qui resterait ouverte la carrière d'un grand Etat. A vrai dire, ce n'est pas sans une longue et méritoire préparation que nous avions abordé l'épreuve. Les lois d'organisation, de recrutement, d'encadrement mises en oeuvre par la République, avaient donné à notre armée l'armature, et même en dépit d'une désastreuse dénatalité, l'effectif qui la mettait en mesure d'accomplir les plus grands efforts. D'autant plus que cette armée, d'année en année, s'était obligée à l'entraînement et à l'instruction voulus. Encore était-ce l'élite du pays qui, après les malheurs de 70, lui fournissait ses officiers de l'active et de la réserve. Par dessus tout, elle était la Nation en armes, de telle sorte que la même unité et la même volonté qui animaient le peuple français devant le péril mortel marquaient chacun de nos éléments militaires. Sans doute, la routine et la démagogie, avaient-elle, comme d'habitude, eu de funestes effets quant à l'armement et quant à l'équipement. Mais au total, la France avait abordé la bataille des frontières avec un instrument de guerre plein de valeur et de ressort. Cependant, le premier choc avait été une immense surprise. Au point de vue stratégique, les prévisions de notre commandement s'étaient trouvées brutalement démenties par le fait que l'ennemi nous débordait largement à travers la Belgique et qu'il mettait tout de suite en action de nombreuses grandes unités de réserve. Il en était résulté l'isolement de l'armée belge et l'obligation pour nous de changer précipitamment nos objectifs et notre dispositif. Au point de vue tactique, la théorie qui était à la base de nos règlements, et suivant laquelle l'attaque avait une valeur absolue, quel que pût être l'obstacle du feu, nous avait jeté du 20 au 23 août sur toute la ligne, au prix des pertes les plus graves, dans une ruée inconsidérée. A grand' peine, notre armée décimée avait pu, en se repliant, échapper au pire désastre, son flanc gauche surtout, qui, complètement débordé, n'avait dû son salut qu'à la capacité manoeuvrière de Lanrezac et à la solidité du Corps expéditionnaire britannique. Maintenant, notre armée s'efforçait d'établir son front face au Nord, entre le camps retranché de Paris et le camps retranché de Verdun, et de le maintenir face à l'est vers Nancy et dans les Vosges. Ainsi mesurait-on, une fois de plus, l'affreuse infirmité de notre frontière qui fait qu'un seul revers essuyé, aux sources de l'Oise, risque de mettre aussitôt la capitale de la France, et par là sa destinée, à la merci de l'envahisseur. Il aurait suffi quelque part d'une erreur de manoeuvre ou d'une défaillance pour que l'ensemble fût disloqué. Alors, ç'aurait été la retraite derrière la Loire, le repli dans leurs îles de nos alliés anglais, le défilé des troupes allemandes sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile et sans doute pour finir, une paix de démembrement. Mais telles étaient la cohésion et la résolution des nôtres, que d'aussi mauvais débuts ne les avaient pas entamés. On voyait par là, tout à coup, ce que valent, pour un pays, l'ordre et la discipline militaires. Dans les premiers jours de septembre, j'en prends à témoins tous mes camarades de l'époque qui sont là, il n'y avait pas un seul combattant qui tînt la partie pour perdue. Et en même temps, dans l'union sacrée, proclamée par Poincaré, quelle que fût à l'intérieur l'angoisse publique, et lors même que le gouvernement avait du se transporter à Bordeaux, aucune intrigue politique, aucun trouble administratif, aucun mouvement populaire, ne contrarièrent en quoi que ce soit le redressement attendu. Or si la guerre sanctionne impitoyablement les déficiences et les défaillances, elle ne ménage pas le succès à la valeur et à la vertu. Ce fut la fortune de la France que notre armée qui ne s'était pas laissée abattre par un revers initial eût alors, à sa tête, un chef qui ne perdit point l'équilibre. Joffre, à son quartier général, installé successivement à Vitry-le-François, à Bar-sur-Aube, à Châtillon-sur-Seine, à Romilly, avait vu se succéder les mauvais coups qui le frappaient, en même temps que ses soldats. Extension au nord de la Meuse du mouvement tournant de l'ennemi, échec de notre offensive en Alsace, en Lorraine, dans les Ardennes et à Charleroi, repli précipité sur l'Aisne et puis sur la Marne depuis notre dispositif à l'ouest de Verdun. Mais la maîtrise de soi, la lucidité, l'obstination, qui marquaient essentiellement sa puissante personnalité, préservèrent le Général Joffre de ce renoncement du chef par où passe toujours le désastre. Dès qu'il eut constaté l'effondrement de son plan, il se dressa, au contraire, vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis des autres, comme d'autant plus résolu à l'emporter sur de nouvelles bases. A peine perdue la bataille des frontières, il avait fixé son dessein, porté l'effort principal à gauche au lieu que ce fût à droite, prélevé partout ce qu'il fallait pour modifier en conséquence la répartition des forces, différé coûte que coûte la reprise de l'offensive tant que cela ne serait pas fait, mais alors, l'engager d'un bout à l'autre, et sans restriction. En attendant, résister à toutes les pressions, objurgations et péripéties, et imposer son autorité pour maintenir la cohésion. Il se trouva que le comportement du Généralissime répondait à celui de l'armée et de la nation, et c'est ainsi, qu'après des évènements qui auraient pu nous mettre en pièces, par un subit et étonnant retournement, nous allions aborder le choc décisif dans l'harmonie et dans l'espérance. Or en même temps, c'était la discordance qui se faisait jour chez l'ennemi. Sous le commandement lointain et incertain du Général Von Moltke, les circonstances concourraient, à placer en état d'infériorité l'armée allemande qui croyait déjà tenir la victoire. Tandis que, pour notre adversaire, toute la question c'était sa droite, dont d'ailleurs son plan avait voulu qu'elle fût aussi puissante que possible, c'est elle, qui, dans l'espace de 10 jours, était devenue sa faiblesse. Trop assuré, de l'issue des opérations de France, après l'avoir emporté sur les frontières, le commandement allemand avait prélevé, pour repousser l'invasion russe, en Prusse orientale, 4 corps d'armée sur son aile marchante. Et en outre, celle-ci, dont les chefs n'imaginaient pas que les français seraient capables de se redresser, et en particulier qu'ils pourraient monter une manoeuvre d'envergure, cette aile marchante commettait la faute ainsi de changer les directions, en offrant son flanc aux forces que Joffre, tout justement avait rassemblé autour de la capitale. Pour nous, c'était le moment ou jamais. Galliéni, gouverneur de Paris, le vit et en rendit compte. Le Généralissime saisit aussitôt l'occasion, le 6 septembre, sur tout le front, nos forces passèrent à l'attaque. On sait comment l'aile droite allemande, débordée sur l'Ourcq par Maunoury, impuissante à rompre dans les marais de Saint-Gond la résistance de Foch, désunie en 2 tronçons par l'avance au nord de la Marne de French et de Franchet d'Esperey, dans la région à l'est de Meaux, on sait comment, dis je, cette droite, le 9 septembre, fut contrainte de se replier. Et dans le même temps, Langle de Cary en Champagne et Sarrail, autour de Verdun, avait maintenu leur position, et même ressaisi l'avantage. Tandis qu'en Lorraine, Castelnau, et dans les Vosges, Dubail, s'étaient montrés inébranlables. Le haut commandement allemand, le 10 septembre, tirant les conséquences du bouleversement total de la situation ordonnait la retraite générale, à l'ouest de Verdun. On sait comment l'ennemi, poursuivi par nos troupes, quelle que fût leur fatigue, se rétablissait avec peine, sur la ligne Noyon-Laon-Rethel-Stenay, sans aucune possibilité de la dépasser avant longtemps. Et Reims, libéré, devenait alors, pour tout le reste de la guerre, et au prix d'immenses destructions, un môle glorieux de notre front. La France et son armée avaient vaincu sur la Marne. Si au départ, elles avaient dû payer cher l'illusion habituelle, l'illusion nationale, qui croit pouvoir fonder l'action sur le système et la théorie, en passant outre aux réalités, illusion qui nous avait causé de grandes lacunes d'armement, en particulier en fait d'artillerie et de mitrailleuses, et qui avait provoqué de graves erreurs stratégiques et tactiques, en revanche, voici que pendant les 5 grandes journées de septembre, tout avait compté à la fois. De ce que l'une et l'autre, la France et son armée, s'étaient longuement obligées à faire pour préparer l'épreuve d'un conflit et de ce qu'elles avaient su tirer d'elle-même pour gagner la grande bataille. Mais dès lors que la victoire eut fait passer dans l'âme du peuple et des soldats son frisson incomparable, le salut de la France, dans cette guerre, était assuré, quelles que puissent être les crises par où il lui faudrait encore passer avant le terme. Et quand, après un quart de siècle, d'immenses malheurs fondirent sur la Patrie, c'est la confiance en son destin, enflammée sur la Marne, en septembre 1914, qui inspira la foi et l'espérance de ceux qui ne renoncèrent pas, tant il est vrai que chaque action passée dans la vie d'un peuple entre en compte dans son avenir. Il n'y a qu'une Histoire de France. Vive la France ! Ce magnifique anniversaire, marqué à Reims par cette si belle cérémonie et terminé par l'assemblée que voici, nous allons le marquer, tous ensemble, en chantant la Marseillaise. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

21,313 просмотров • 1 год назад

La startup 🇫🇷 Sirius Space Services veut faire décoller ses premières fusées réutilisables, qui sont fabriquées en France à Colombes dans les Hauts-de-Seine, depuis un pas de tir en Australie dès 2026/27, puis ensuite depuis Kourou. Antoine Fourcade, le dirigeant de la startup, est un entrepreneur précoce. Elon Musk avait 24 ans lorsqu'il crée sa première entreprise, lui à peine 18 ans ! Il était encore en prépa scientifique, quelques mois après son BAC, quand il a commencé à imaginer les premières ébauches de ses futures fusées. Mais son projet est le fruit d'un parcours personnel édifiant : dès 13 ans, il était déjà membre actif de l'association GAREF qui permet à des jeunes ados passionnés d'espace de participer à des projets innovants. « Ainsi, j'ai fait partie des 200 étudiants du programme de recherche spatiale européen Perseus. Encadrés par des experts du CNES, on nous demandait de travailler sur des nouvelles pistes technologiques pour les lanceurs. » A sa majorité, il décidé de se consacrer à plein temps à son projet de lanceurs réutilisables pour les satellites de petite taille. Il intègre alors l'incubateur du CNES puis IncubAlliance, l'incubateur deeptech de Paris-Saclay afin de développer ses recherches et de réaliser un premier démonstrateur. C'est là qu'il croise François Maroquène-Froissart, avec ses 30 ans de carrière dans le spatial, passé par le CNES et Arianespace notamment où il fut l'un des chefs de la direction commerciale. Une rencontre déterminante. A partir de décembre 2021, l'ancien cadre dirigeant devient associé et directeur technique de la start-up. Ce profil chevronné aide Antoine Fourcade à structurer son projet, à rassurer les investisseurs et à mettre son innovation sur le chemin de l'industrialisation. « Au début, il nous a fait pivoter en abandonnant l'idée de lancer la fusée en altitude par un avion porteur pour revenir à un mini-lanceur plus conventionnel. Mais la dimension réutilisable du lanceur reste », résume l'entrepreneur, qui a 22 ans aujourd'hui, et qui a depuis fait construire et tester un moteur dans l'usine pilote de Colombes (Hauts-de-Seine) : « On veut produire des fusées à 5 kilomètres de la tour Eiffel ! » Antoine Fourcade est désormais entouré d'une équipe étoffée, qui entame le passage au stade industriel. Contrairement à Ariane 6 qui peut transporter jusqu’à 20 tonnes de charges utiles, la jeune pousse démarre, elle, la fabrication de mini-lanceurs réutilisables pour les satellites de taille modeste : 175 kilos à 1 tonne de charge utile. La deeptech développe une gamme de trois lanceurs : Sirius 1, Sirius 13 (deux boosters) et Sirius 15 (quatre boosters). Le vol inaugural de son premier lanceur S1 devrait avoir lieu courant 2026, ou au plus tard en 2027 ! « On a essayé de standardiser au maximum les composants, c’est la seule chose qui nous permet de réduire les coûts et de développer un lanceur aussi rapidement. » Une standardisation qui passe également par l’utilisation de composants COTS [commercial off-the-shelf] requalifiés pour le spatial. Sirius Space Services perfectionne en ce moment la conception de son moteur, nommé Star-1, qui utilise un mélange d’oxygène liquide et de méthane liquide, et qui propulsera chacun des étages de la fusée. Pour ce faire, la startup mise sur une technologie semblable à l’impression 3D, mais avec du métal comme le cuivre au lieu du plastique : la fabrication additive métallique. « On utilise de la poudre métallique, avec des tailles comprises entre 10 et 50 microns, l’épaisseur d’un cheveu. Cela permet de faire des pièces qui sont irréalisables par des procédés traditionnels. » Et aussi d’accélérer le développement avant de lancer, un jour, une fusée par mois, comme espéré. Le moteur est ainsi réalisé à 85 % en fabrication additive métallique « avec une machine qui consomme autant qu'un gros serveur de calcul en une heure. » Grâce à cette forme d'impression 3D, en découle une pièce aussi solide que si elle était fondue en un bloc par une méthode classique, dit l'entreprise. Et alors qu'un moteur traditionnel coûte environ 400 000 € et nécessite neuf mois de construction, « on tombe à deux semaines, avec un montant 20 à 25 fois moindre. C'est un vrai tournant dans le secteur. » Car avec l'impression 3D, la complexité d'une pièce n'est plus un frein et la géométrie complexe des veines fluidiques ou des chambres capillaires, au cœur des moteurs. « On peut dessiner une pièce sur ordinateur dans les bureaux, et la voir s'imprimer dans le local d'à côté en quelques jours. » Reste que pour l'heure, la startup doit encore imprimer son moteur en plusieurs parties, faute d'avoir une imprimante assez grande en interne. Les premiers lancements auront lieu au centre spatial d’Arnhem situé dans le Territoire du Nord sur le 12e parallèle sud (au sud de l’équateur), une zone très peu peuplée de l’Australie. « Nous espérons pourvoir lancer les travaux dès ce mois d’octobre sur le site SLC3, qui va être rebaptisé complexe de lancement spatial Le Mans. La zone sera aménagée afin d’accueillir le pas de tir pour les lanceurs réutilisables mais aussi les tours de contrôle et des zones blanches pour les essais. » L'entreprise prévoit aussi de réaliser des vols depuis la base de Kourou en Guyane française. Les lanceurs seront produits en région parisienne avant d'être acheminés via des bateaux porte-conteneurs jusqu’en Australie et en Guyane. Aujourd’hui, la startup prévoit de récupérer chacune des parties de ses fusées. Le premier étage atterrit doucement grâce à des parachutes. Le deuxième supporte sa descente dans les parties chaudes de l’atmosphère grâce à une protection thermique gonflable. Quant aux deux demi-coiffes qui s’ouvrent comme une corolle pour libérer les satellites, elles seront également récupérées après avoir été localisées au moyen d’un GPS. Avec une certitude, résumée par François Maroquene-Froissart : « Nous pensons que dans les vingt ans à venir, tout lanceur qui ne sera pas réutilisable sortira du marché. » Sources : - - - - - - -

Le Génie Humain

17,185 просмотров • 1 год назад

#NBIC 🌍: C'est très triste d'entendre de la désinformation de la part de Jean-Marc Jancovici auprès de nombreux étudiants qui sont pourtant le moteur et l'espoir de notre avenir planétaire 🌱. Pour Jean-Marc Jancovici, les outils et avancées numériques ne vont pas aider à préserver l'environnement, alors qu'il avoue ne pas savoir à quoi pourrait bien servir ChatGpt 🤖. Pourtant, de nombreux exemples et preuves démontrent le contraire 🔄. Je ne prendrai que trois exemples parmi les très nombreux qui existent: 1) Optimisation de l'énergie grâce à l'intelligence artificielle 💡: L'intelligence artificielle peut être utilisée pour optimiser les systèmes de gestion de l'énergie dans les bâtiments, les réseaux électriques et les usines, réduisant ainsi la consommation énergétique et les émissions de CO2 🌿. Par exemple, Google a utilisé l'apprentissage automatique pour réduire la quantité d'énergie nécessaire pour refroidir ses centres de données de 40% (source: 2) Surveillance environnementale et conservation 🌳: Les technologies numériques permettent une surveillance plus efficace des écosystèmes et de la biodiversité pour la mise en place plus préventivement de moyens de protection. Par exemple, les drones et les satellites équipés de capteurs avancés peuvent surveiller les forêts et les océans, détecter la déforestation illégale ou des fuites de polluants 🛰️. Une étude publiée dans "Nature" montre comment l'utilisation de l'IA dans le suivi de la biodiversité peut aider à la conservation des espèces et à la gestion des habitats naturels (Source: 3) Agriculture intelligente de précision 🌾: L'agriculture de précision utilise des données numériques pour optimiser l'utilisation des ressources telles que l'eau et les fertilisants, ce qui minimise l'impact environnemental de l'agriculture. L'utilisation de capteurs, de drones et de systèmes d'information géographique aide les agriculteurs à augmenter leur rendement tout en réduisant les impacts négatifs sur l'environnement 🚜. Des recherches montrent que l'agriculture intelligente pourrait réduire l'utilisation d'eau tout en maintenant ou en augmentant les rendements agricoles (source: Alors que le métier d'enseignant pour permettre à nos enfants de rester complémentaire des #NBIC est le plus important et vital à l'heure de l'intelligence artificielle, il est essentiel que tous les enseignants comprennent les futurs conséquences potentielles positives et/ou négatives de ces technologies 💡📚.

ERIC VAN VAERENBERGH-艾瑞克

153,859 просмотров • 2 лет назад

Post 🇫🇷 & 🇺🇸 🇫🇷💔🙏🕊️Hommage solennel et émouvant du Général Flynn à Boone Cutler 🦬🇺🇸 🦅 , un patriote hors du commun que j’ai eu l’honneur de connaître. Découvrez son héritage dans ce montage vidéo que j’ai traduit. Regardez-le jusqu’au bout… vous y découvrirez une partie de l’âme admirable d’un véritable guerrier, au sens noble du terme. Rest in Valhalla, Great Warrior 🫡👇 « C’est avec une profonde tristesse que je partage la nouvelle du récent décès de notre ami et camarade de combat, le sergent de l’armée américaine (retraité) Boone Cutler. Boone était une voix pour la vérité, pour les patriotes et pour la communauté des anciens combattants à travers le pays. Il était véritablement un frère pour tous ceux qui ont porté le poids de la guerre – sous toutes ses formes. Sa vie a été consacrée à donner espoir et force aux vétérans souffrant de blessures liées à la guerre, de stress post-traumatique, de traumatismes crâniens et de nombreuses autres cicatrices invisibles du combat. J’appelle tous ceux qui ont été aux côtés de Boone à prendre un moment – à consacrer un moment à Boone et à sa merveilleuse famille. Réfléchissez à sa vie incroyable de service et de sacrifice, tout entière dédiée à protéger les autres et défendre notre nation. Il s’est battu pour nous tous de tant de manières. Il s’est donné pour mission de s’assurer qu’aucun vétéran ne soit laissé pour compte dans ses combats, ici ou à l’étranger. L’héritage de Boone vivra à jamais dans The Spartan Pledge, un serment solennel qu’il a défendu pour les vétérans : « Je ne mettrai pas fin à ma propre vie par mes propres mains avant de parler à mon camarade de combat. Ma mission est de trouver une mission pour aider ma famille de combattants. » Ce serment reste une bouée de sauvetage pour ceux qui luttent contre les blessures invisibles de la guerre et témoigne de l’engagement durable de Boone à sauver des vies. Alors que nous pleurons sa disparition, nous honorons son esprit de guerrier et renouvelons notre promesse de veiller les uns sur les autres. Le combat de Boone continue à travers chacun d’entre nous qui vivons selon ce serment ; souvenez-vous de ses paroles : « Contrôlez vos émotions, protégez votre esprit et souvenez-vous de la mission. » Repose en paix, Boone. Ton combat continuera, ainsi que ton héritage. Et à la magnifique épouse et aux enfants de Boone, nous vous aimons et nous sommes là pour vous – toujours. Boone vivait selon Ésaïe 6:8 : « Alors j’entendis la voix du Seigneur disant : Qui enverrai-je ? Et qui ira pour nous ? Et je répondis : Me voici, envoie-moi ! » Alors que je suis ici aujourd’hui, témoin de son passage dans la présence éternelle de Dieu, je pense à Ésaïe 41:10 : « Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne sois pas effrayé, car je suis ton Dieu. Je te fortifierai et t’aiderai ; je te soutiendrai de ma droite juste. » Boone aimait le Seigneur, et ce verset nous rappelle la présence de Dieu dans nos vies, sa force et son soutien pour chacun d’entre nous. Dieu nous encourage à ne pas avoir peur ni être découragés, mais à Lui faire confiance. Boone voudrait que nous ayons confiance en Lui, Dieu notre Père et Créateur de tout ce qui est bon et juste dans nos vies. Priez aujourd’hui pour Boone et pour notre nation. Si vous le pouvez, pensez à soutenir sa famille. Merci 👉 » 🇺🇸💔🙏🕊️ A solemn and moving tribute from General Mike Flynn to Boone Cutler, an extraordinary patriot whom I had the honor of knowing. Discover his legacy in this video montage that I translated. Watch it until the very end… you will witness a part of the admirable soul of a true warrior, in the noble sense of the term. Rest in Valhalla, Great Warrior 🫡 Full tribute below 👇 ♦️🇫🇷 Notre mission : prévenir le suicide / 🇺🇸Our mission: Suicide Prevention ✅ ♦️ Source 🎥 General Flynn AshTruthForever17Q Maureen Bannon #BooneCutler 🙏🕊️❤️ #Patriote #Veterans 🇺🇸🦅🇫🇷 Sylvia Miami 👉 #SylviaMiami

Sylvia Miami

34,720 просмотров • 10 месяцев назад

La startup 🇫🇷 Somanity s'appuie sur l'IA et sur l'impression 3D pour amorcer une démocratisation des exosquelettes médicaux pour les handicapés moteurs, en rendant cet appareil plus accessible : à terme 10.000 € pièce, au lieu de 200.000 €. Somanity veut bousculer le petit monde des dispositifs médicaux. « Notre leitmotiv, c'est l'accessibilité des dispositifs médicaux complexes, ceux qui peuvent véritablement changer la vie des gens mais qui ne sont pas toujours bien pensés en termes de design et de fonctionnalités, et qui s'avèrent souvent très chers ou très mal remboursés », affirme Mathieu Mérian, fondateur de la jeune entreprise. Née en 2023 mais sur l'établi depuis 2021, elle est basée à Sophia Antipolis, incubée par Skema Entrepreneurs et l'ESA BIC (incubateur de startups liées au spatial, NDLR), et s'est engagée « dans une première bataille, celle des exosquelettes permettant la verticalisation d'un patient et une autogestion de l'équilibre ». Un prototype a été dévoilé lors du dernier salon Vivatechnology, où Somanity représentait avec 36 autres startups l'innovation en Région Sud. « L'idée est de permettre au patient d'évoluer sans utilisation de béquilles dans un milieu complexe, comme les escaliers par exemple, grâce à une technologie motorisée autorisant les mêmes degrés de liberté de la hanche, du genou et de la cheville qu'un marcheur valide ». Et ce, « pour moins de 10.000 euros en reste à charge pour le patient » à terme, ce qui reste une somme élevée certes, mais minuscule comparée au coût de ces dispositifs qui atteignent aisément les 200.000 euros pièce, à l'heure actuelle. Dans un premier temps, la société vise 40.000 € pièce. Au-delà du coût, l'équipe travaille aussi à alléger le poids. « Là où nos concurrents proposent des dispositifs autour de 70 kg, nous voulons être à 35 kg. On voudrait qu'ils puissent même se porter sous un pantalon ample. » Un soin particulier est porté au design de l'appareil. « On achète une voiture pour se déplacer mais aussi parce qu'elle est jolie. Pour l'exosquelette, c'est la même chose. L'idée est de personnaliser les dispositifs, avec par exemple des modèles plus rassurants pour les personnes âgées. » Les pièces sont fabriquées à partir de plastique recyclé et recyclable, par des imprimantes 3D made in Nice, celles de l'entreprise Volumic 3D. « En phase de production, on pourra assurer 200 modèles par an. » À 17 ans, Mathieu Merian avait déjà fondé My3D, entreprise d’impression additive, avant de lancer Somanity dans l’idée d’aider un ami atteint de sclérose en plaques à remarcher un jour. Cette deuxième start-up, qui compte une douzaine de collaborateurs, vise la certification dispositif médical pour fin 2025 et une commercialisation en 2026. « Nos clients seront les CHU et les centres de rééducation. Mais si le cœur de notre activité est le médical, nous adressons aussi le spatial, pour lequel nous avons la même philosophie de réduction des coûts. Là, nous sommes encore exclusivement en R & D. Nous sommes incubés par l’ESA, l’Agence Spatiale Européenne. Nous allons pouvoir aussi adresser le secteur nucléaire ainsi que les plateformes pétrolières. Cela pourra également intéresser celui de la Défense. » Sources : - - - -

Le Génie Humain

14,755 просмотров • 1 год назад

🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

🇫🇷 Gaullisme ☨

77,647 просмотров • 2 лет назад

🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

🇫🇷 Gaullisme ☨

41,698 просмотров • 1 год назад

La startup 🇫🇷 Pasqal multiplie les partenariats et cas d'usage dans l'informatique quantique, et devient la 1ère société à vendre une machine quantique de grande puissance (200 qubits) à une entreprise privée (Aramco), supplantant la compétition 🇺🇸 Alors que les entreprises américaines comme Google et IBM communiquent depuis quelques années sur leurs avancées, leurs homologues françaises gagnent de plus en plus de terrain. Elles pourraient s’imposer sur le marché de l’informatique quantique, estimé à 1 000 milliards de dollars d’ici 2035, selon le cabinet McKinsey. L’Hexagone compte aujourd’hui une cinquantaine de sociétés dans ce secteur, toutes épaulées par des chercheurs. La plus cotée du moment, Pasqal, a notamment été cofondée par Alain Aspect, lauréat du prix Nobel de physique en 2022 pour ses travaux dans le domaine. Cette jeune pousse a développé une machine analogique basée sur des atomes neutres piégés par des lasers. Leur technologie utilise des atomes de rubidium comme qubits, manipulés par des lasers pour effectuer des calculs quantiques. Selon Pasqal, cette approche permet de créer des systèmes quantiques hautement contrôlables et évolutifs. Il s'agit de machines quantiques dites « analogiques » où les qubits sont manipulés directement par des champs électromagnétiques, plutôt que par des commandes numériques comme dans les ordinateurs quantiques à porte logique. Ces machines analogiques n’en demeurent pas moins programmables et ont dès à présent des applications dans l’optimisation, la simulation quantique, et la chimie quantique. Une solution qui a des avantages par rapport à la technique des supraconducteurs, qui implique de créer de nouvelles puces chaque fois que l'on veut ajouter des qubits. La technique des atomes neutres permet de passer à l'échelle plus rapidement, car elle s'appuie sur des atomes déjà présents dans la nature et nécessite donc un processus industriel moins lourd. Il n'est pas non plus nécessaire de refroidir le matériel à une température proche du zéro absolu pour maintenir les qubits dans un état quantique : le processeur de Pasqal peut fonctionner dans les conditions standards d'un centre de données. Côté hardware, Pasqal améliore continuellement les performances de ses machines. La deeptech propose en 2024 la commercialisation de machines quantiques de plus de 100 qubits, les machines Fresnel, tout en travaillant sur sa prochaine machine dénommée « Orion Beta » qui doit bientôt voir le jour. Elle sera dotée de 1000 qubits et supportera environ 5 millions d’opérations de portes quantiques. Les machines « Orion Beta » pourront être commandées pour des installations fin 2024/début 2025 et Pasqal aurait même déjà des précommandes. Parallèlement, Pasqal espère finaliser en 2025 le successeur dénommé « Orion Gamma » qui devrait offrir des portes « ultra haute-fidélité » et ainsi supporter jusqu’à 10 millions d’opérations. Enfin, Pasqal vise les 10.000 qubits à l’horizon 2026 avec une nouvelle architecture évolutive à qubits logiques grâce à un nouveau processeur quantique dénommé Vela. Avec cette machine, Pasqal espère améliorer les taux de répétition par 3 et prendre en charge jusqu’à 40 millions de « gate operations ». La roadmap de Pasqal ne s’arrête cependant pas là. Les chercheurs de la deeptech imaginent déjà pour 2027 un processeur Pegasus, toujours doté de 10.000 qubits, mais offrant une profondeur algorithmique bien supérieure allant jusqu’à 200 millions d’opérations. En attendant, la livraison de machines quantiques Pasqal, à différents centres de recherche et premiers clients, permet l’exploration de nouveaux cas d’utilisation et stimule le développement de premières applications quantiques. En collaboration étroite avec plus de 50 entreprises et organisations, Pasqal a identifié des algorithmes – applicables à ses premières machines – en matière d’apprentissage automatique des graphes, d’optimisation et d’équations différentielles. Ces algorithmes vont passer de la phase de planification actuelle à la phase de développement avec une utilisation possible en environnement de production à partir de 2025. Pasqal se prépare depuis un moment à cette bascule. La start-up offre déjà une partie de sa puissance de calcul sur le cloud, et multiplie depuis plusieurs années les expérimentations dans la finance (Crédit agricole), le transport (BASF et BMW, Allemagne), la santé (Johnson & Johnson, Etats-Unis) ou plus récemment dans la sidérurgie (Posco, Corée du Sud). D'autres applications prometteuses tournent autour de la recherche sur les matériaux. Le quantique pourrait aussi révolutionner des domaines comme la recherche de médicaments et la cryptographie. Pour EDF, la jeune pousse planche sur le placement des bornes de recharge pour véhicules électriques, un problème d'optimisation avec un grand nombre de variables sur lequel excellent les ordinateurs quantiques. Avec Thalès, elle a réussi à résoudre un problème très complexe d’optimisation de trajectoires de satellites grâce à son processeur quantique. « Cette expérience a permis d’identifier que les ordinateurs quantiques à atomes neutres sont bien adaptés à cette tâche, car il existe une correspondance naturelle entre le problème de planification satellitaire et l’agencement des atomes dans le processeur quantique », expliquent les deux sociétés. Suite à sa levée de fonds de 100 millions d’euros pour développer son ordinateur quantique, Pasqal marque une forte accélération dans tous les domaines : R&D, production, internationalisation, commercialisation de machines, et par conséquent, recrutement de nouveaux talents. « En l'espace d'un an, nos effectifs ont doublé, et le nombre de pays dans lesquels nous sommes implantés a également été multiplié par deux. Nous sommes désormais présents aux Etats-Unis, au Canada, en Corée du Sud, en Arabie Saoudite, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni », affirme Nicolas Proust, directeur stratégie de Pasqal. Récemment, la jeune société tricolore a réussi un joli coup en convainquant le géant Aramco de miser sur son ordinateur quantique, et va installer une machine de 200 qubits, d'ici l'an prochain. Ce sera la première machine quantique de cette puissance achetée par une entreprise privée, de surcroît à l’international. Ce qui permet à l'entreprise de changer de dimension.« Nous visons d’être les premiers à utiliser l’informatique quantique dans le secteur de l’énergie », explique Ahmad al-Khowaiter, le vice-président technologie et innovation d’Aramco. Le français Pasqal était pourtant en compétition avec de grands noms américains du secteur sur cet appel d’offres. « Il s’agira de l’outil le plus puissant déployé à des fins industrielles, qui ouvrira une nouvelle ère d’innovation pour les entreprises et la société » se félicite Georges-Olivier Reymond, PDG et cofondateur. La pépite française du quantique vient par ailleurs d'annoncer un partenariat avec son principal rival, l'américain IBM, afin de développer les prochains supercalculateurs quantiques, capables d’être directement opérationnels et commercialisables aux entreprises. Les deux entreprises s’appuient sur ce partenariat pour convaincre de nouveaux clients de se laisser séduire par cette technologie. Un partenariat qui n’implique aucun transfert de capital entre les sociétés, qui conservent leur entière indépendance. Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

59,810 просмотров • 2 лет назад

Today I announce my candidacy for President of the African Development Bank - the institution uniquely positioned to transform how development finance serves our continent. Africa has everything it needs to thrive. But with 600M people lacking reliable power, 280M facing food insecurity, and youth unemployment rising, we must move from plans to action. My experience delivering results speaks to the urgency of now: mobilizing a record $93B IDA replenishment, diligently managing complex $5B+ budgets, and driving implementation where it matters most - the last mile. Grateful for SADC and COMESA's endorsement, and the support of H.E. President Hichilema (Hakainde Hichilema) and African leaders who share our vision: practical solutions, delivered at pace and scale. The AfDB can be more than a bank - it can be the catalyst Africa needs. Together, we'll turn Africa's opportunities into prosperity. Join us in this effort: • • • Aujourd’hui, j’annonce ma candidature à la présidence de la Banque africaine de développement - l'institution clé pour transformer la manière dont la finance du développement peut servir notre continent. L’Afrique a toutes les ressources nécessaires pour réussir. Malgré cela, avec 600 millions de personnes qui vivent sans un accès fiable à l’électricité, 280 millions d’Africains qui souffrent d’insécurité alimentaire, et un chômage des jeunes qui ne cesse de croître, nous devons passer de la théorie à la pratique. Mon expérience et mon bilan répondent à l’urgence de la situation : levée de fonds record de 93 milliards de dollars pour refinancer l’IDA, gestion rigoureuse de budgets complexes dépassant les 5 milliards de dollars, et pilotage de projets là où cela compte le plus - directement sur le terrain. Je suis reconnaissant envers la SADC et le COMESA pour leur soutien, ainsi qu’à Son Excellence le Président Hichilema (Hakainde Hichilema) et aux dirigeants africains qui partagent tout comme moi cette vision : des solutions concrètes, mises en œuvre à un rythme soutenu et à grande échelle. La Banque africaine de développement peut être bien plus qu’une banque - elle peut être le moteur du changement dont l’Afrique a besoin. Ensemble, convertissons le potentiel de l’Afrique en prospérité durable. Rejoignez-nous dans cette démarche :

Samuel Munzele Maimbo

19,066 просмотров • 1 год назад

Le Syndrome d'Icare au pays des Tech-Bros Cher Brivael - FR , Puisque tu aimes tant utiliser tes mentions comme « étude de cas parfaite » pour flatter ton biais de confirmation devant tes abonnés, je te propose d'élever un peu le niveau du débat. Pas d'insultes, pas d'arguments d'autorité. Juste toi, moi, et les lois incompressibles de l'univers. Acte 1 : L'Univers s'en fout de ton Y-Combinator Il y a une règle tacite dans le cloaque numérique d'aujourd'hui : quand un tech-bro en pleine crise de certitudes utilise des concepts de jeux vidéo comme "PNJ" ou "system prompt" pour disqualifier une contradiction factuelle, c'est que son pitch deck vient de s'encastrer dans le mur du réel à vitesse terminale. Récemment, un de ces prophètes de la disruption, brandissant son macaron Y-Combinator comme une immunité diplomatique, s'est offusqué que l'on puisse douter de la viabilité des data centers spatiaux et du projet TERAFAB d'Elon Musk. Sa ligne de défense ? Une rhétorique binaire et terriblement éculée : il y aurait d'un côté l'élite lumineuse des "builders" qui forgent l'avenir intergalactique de l'humanité, et de l'autre, les "déclinistes" jaloux, cloués au sol et englués dans leurs équations de vieux monde. Clarifions un point essentiel avant de commencer. Ce billet n'a aucune vocation à soigner un ego écorché sur 𝕏, ni à participer à une énième bataille de coqs virtuels. La science ne connaît pas l'ego. Elle s'en contrefout royalement. Le but ici est simplement de remettre les rouages implacables de la physique à leur juste place, avec la précision froide d'un mouvement horloger bien calibré. Car il y a une vérité élémentaire que la bulle spéculative de la tech feint constamment d'ignorer : la thermodynamique et la mécanique quantique ne se négocient pas autour d'un seed round ou d'un term sheet. On peut tout à fait se draper dans l'esthétique du libertarianisme radical. On peut s'autoproclamer affranchi de la matrice, se gargariser d'avoir un "system prompt" intellectuel supérieur à la masse, et vouer une admiration quasi mystique à un milliardaire dont les annonces défient régulièrement la gravité autant que le calendrier grégorien. Grand bien vous fasse. Mais toute la ferveur idéologique du monde n'augmentera jamais d'une seule fraction de Joule la capacité de dissipation thermique d'un mètre carré de radiateur perdu dans le vide spatial. La matière est têtue, le vide est un isolant absolu, et les lois de l'univers se moquent éperdument du fait que ta start-up ait validé son batch chez YC. Le réel ne se pitche pas, mon ami. Il s'encaisse. Acte 2 : Le mirage financier confondu avec la réalité physique C'est ici qu'il faut faire preuve d'un peu de mansuétude. Il est touchant de voir avec quelle candeur certains avalent tout cru une brochure conçue exclusivement pour faire saliver des investisseurs en capital-risque, en la prenant pour un plan industriel gravé dans le marbre. TERAFAB n'est pas un défi d'ingénierie ; c'est un chef-d'œuvre d'ingénierie financière. Elon Musk fait face à un mur : la croissance des revenus automobiles de Tesla ralentit , et SpaceX prépare une introduction en bourse (IPO) avec une valorisation ciblée vertigineuse de 1 750 milliards de dollars. Comment justifier des multiples pareils à Wall Street alors que Starlink s'embourbe dans des guerres de prix terrestres? En vendant un narratif. On promet que des satellites de télécommunication vont devenir l'épine dorsale extraterrestre de l'intelligence artificielle mondiale. C'est brillant financièrement, mais physiquement grotesque. Reprenons notre petit cours de thermodynamique, puisque tu as décidé de t'accrocher à la loi de Stefan-Boltzmann comme un naufragé à sa bouée. Oui, dans le vide, le rayonnement infrarouge est le seul maître à bord. Mais comparer les malheureux 460 W/m² du rayonnement spatial avec le refroidissement terrestre sans jamais mentionner la conduction et la convection, c'est comme s'extasier sur la légèreté d'un parachute en "oubliant" de mentionner qu'on a retiré la toile. Sur Terre, l'air et l'eau évacuent la chaleur par contact massif et circulation fluide. Dans l'espace, le vide est un isolant thermique parfait. Faisons les comptes, les vrais. Les physiciens spécialisés en aérospatiale estiment qu'un panneau radiateur optimisé en orbite basse dissipe de manière réaliste environ 600 Watts par mètre carré. Si ton centre de données orbital génère 1 Gigawatt (GW) de calcul, en y ajoutant la chaleur solaire absorbée, il faut dissiper 2,25 GW. À 600 W/m², il te faut 3,7 millions de mètres carrés de radiateurs. Soit 3,7 kilomètres carrés pour un malheureux Gigawatt. TERAFAB en promet 800. On parle donc de 800 fois 3,7 km², soit près de 3 000 kilomètres carrés de radiateurs. Là oui, on parle d'assembler en orbite une surface équivalente à près de 4 fois la superficie terrestre de New York. Et puis vient le coup de grâce, le détail que la NASA connaît par cœur mais qui a dû glisser hors du fameux system prompt : les radiations. L'orbite basse n'est pas le "cloud", c'est un four micro-ondes à ciel ouvert. Les rayons cosmiques et les éruptions solaires transpercent le silicium. Quand une particule à haute énergie traverse un transistor de pointe (le fameux 2 nanomètres que TERAFAB prétend graver), elle inverse l'état logique de la mémoire ou déclenche un court-circuit destructeur. Pour qu'une puce survive à ce bombardement, il faut la durcir, notamment via la redondance modulaire triple (TMR), où chaque unité logique est triplée pour qu'un circuit vote le bon résultat. Le bilan ? La NASA elle-même le stipule : l'efficacité énergétique et la densité de calcul des processeurs durcis pour l'espace s'effondrent de deux ordres de grandeur par rapport aux puces commerciales terrestres. En d'autres termes, ton rendement est divisé par cent. Ton LLM entraîné en orbite, c'est une jolie anecdote de RP pour une start-up. Mais déployer des puces "leading-edge" par millions de Watts dans l'espace pour concurrencer les fermes de serveurs terrestres contredit les principes mêmes de la résilience aérospatiale. La physique quantique et les rayons cosmiques n'ont que faire des levées de fonds. Acte 3 : Le mythe du "Builder" face au mur du réel Il nous reste à aborder l'ultime rempart de ton argumentation, cette fameuse dichotomie qui sert de doudou intellectuel à une bonne partie de la Silicon Valley : "Il y a ceux qui construisent et ceux qui critiquent." C'est une rhétorique de gourou, séduisante sur 𝕏, mais qui trahit une incompréhension profonde de ce qu'est concrètement l'innovation matérielle. L'ingénierie n'est pas la magie de l'enthousiasme ; c'est, par définition absolue, la science de la contrainte. Les véritables "builders" — les ingénieurs de TSMC qui luttent contre les courants de fuite quantiques à 2 nanomètres , les équipes d'ASML qui développent des optiques EUV , ou les chercheurs de la NASA qui documentent la vulnérabilité critique des puces face aux rayonnements — ne se prennent pas pour des démiurges. Ils savent qu'ils sont les vassaux des lois de la physique. Le "builder" d'internet, lui, souffre d'une illusion tenace, presque touchante : il est persuadé que la force de la volonté, couplée à une culture du risque et à un bon capital d'amorçage, suffit à tordre la trame même de la réalité. Séparer artificiellement "ceux qui savent" de "ceux qui font" est la signature classique des charlatans. On ne construit rien de pérenne, rien qui ne finisse par s'effondrer ou brûler, si l'on ignore comment la matière se comporte. L'audace sans la science fondamentale n'est que de la poésie financière. Tu te vantes publiquement de filtrer les candidats à l'embauche chez "Argil" sous prétexte qu'ils osent pointer une impossibilité physique, au lieu d'adopter béatement la mentalité toxique du "comment on fait pour que ça marche quand même". Réfléchis un instant à ce que cette posture implique. Écarter des esprits rigoureux simplement parce que leurs calculs (comme les limites indépassables de Stefan-Boltzmann) contredisent ton enthousiasme ou froissent ton ego de dirigeant, c'est un aveu de faiblesse. Si tu refuses d'embaucher ceux qui te disent la vérité sur les limites de la matière pour ne t'entourer que de béni-oui-oui qui flattent ta vision, tu ne construis pas une entreprise technologique. Tu montes une secte. L'univers se contrefiche de notre optimisme et de notre audace entrepreneuriale. Et quand le narratif percute le mur du réel à la vitesse orbitale, c'est toujours le réel qui gagne. Toujours. Conclusion : En attendant de voir tes bataillons d'Optimus brancher des câbles Ethernet en apesanteur, je te laisse à tes levées de fonds. Et la prochaine fois que tu regarderas les étoiles, souviens-toi : le vide spatial est effectivement le meilleur endroit de l'univers pour brasser de l'air... à condition d'en avoir emmené avec soi. PS : Oui, j'ai remis mon fameux rap, parce que... pourquoi pas ^^

Pourton.info

28,047 просмотров • 4 месяцев назад