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«Satan, c’est l’intelligence, c’est la clairvoyance» —Bernard-Henri Lévy, 1979 «Satan, c'est celui qui a donné aux hommes les arts et les lettres que Dieu avait tenu enfermé sous des sceaux», s'enflammait un jeune BHL dans l'émission La Part de l'ombre. Non sinon les satanistes c'est une théorie du complot...

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🇫🇷 "On n’a plus de place pour construire des logements". 🇻🇳 "WOW !! On peut vraiment faire tout ça sur seulement 100m² de terrain ?" Dans un pays, 100m² c'est un terrain constructible et c'est un accès offert à une famille aux emplois, aux équipements, etc. Dans l'autre, c'est pelouse obligatoire. Et les familles sont priées d'aller habiter en appartement. Ou plus loin. Si nous voulons permettre aux jeunes, aux actifs et aux familles de se loger correctement, un terrain de 100m2 doit pouvoir accueillir une maison. * ça ne coûte rien, * ça libère une abondance d'options, * ça peut desserrer l'étau foncier sur le logement, * ça limite l'étalement urbain, les déplacements subis, * et donc les émissions de CO2 qui vont avec. Par ailleurs : * la maison, c'est toujours le rêve de 80% des Français, * faire construire, être le maître d'ouvrage de son projet, c'est diminuer les coûts (500 à 1000€/m2 de moins qu'en promotion). Voilà. Les élus locaux craignent que les habitants s'y opposent. Ils cèdent au NIMBY et limite la constructibilité des terrains dans les PLU... Il faut, au contraire, leur faire remonter l'info inverse : beaucoup de familles seraient très heureuses de faire construire sur des petits terrains, surtout s'ils sont placés dans les bons endroits. La preuve ? Elle est sous nos yeux. A Bordeaux par exemple, ce sont les petites échoppes du 19e siècle et leur tout petits terrains qui sont les biens les plus recherchés de l'agglomération. Si nous autorisons la construction sur les petits terrains dans toutes les premières couronnes de nos villes, nous pouvons donc, très simplement, et assez rapidement, à peu de frais, remettre de l'huile dans nos grands bassins d'emplois, précisément ceux qui sont en pleine pénurie de logement. Au vu des défis qui se présentant à la France dans les 10 ans qui viennent, c'est une bonne nouvelle non ?

David Miet

339,846 Aufrufe • vor 11 Tagen

Je voudrais vous parler d’un « non » qui a les couleurs de la mer, qui porte le souffle du vent dans les voiles et qui ne cesse aujourd’hui de nous parler de liberté. Ce « non », c’est celui de Florence Arthaud. C’est le « non » à la fatalité lorsqu'à dix-sept ans, le corps brisé par un grave accident, elle choisit la haute mer plutôt que la prudence. C’est le « non » aux places assignées quand, à vingt et un ans, elle s'élance seule au milieu des géants sur la première Route du Rhum. C’est le « non » à des siècles d'évidence lorsque, en 1990, elle bat le record de l'Atlantique et s'impose en vainqueure absolue à Pointe-à-Pitre. De cette vie de sel et de vent, il faut retenir trois leçons. La première leçon, c'est que le destin ne prononce jamais de sentence définitive. Nos vies ne sont pas écrites d'avance : les verdicts les plus sombres s’effacent devant la volonté et le désir de vivre. On ne naît pas libre, on le devient. La deuxième leçon, c'est que l'égalité se prouve par les actes. Face à un océan qui ignore les préjugés et le genre, elle n'a réclamé qu'une ligne de départ égale pour prouver, devant les meilleurs marins de sa génération, que la mer ne demande que du courage, de l'endurance et du talent. La troisième leçon, c'est que la liberté est une fidélité. Fidélité à la solidarité des gens de mer, fidélité au courage face aux périls, et fidélité aux autres femmes pour lesquelles elle a ouvert la voie jusqu'à son dernier souffle. En léguant ce sillage aux nouvelles générations, Florence Arthaud nous rappelle qu’aucune traversée n’appartient seulement à celle qui l’accomplit, et invite chacune à oser, enfin, larguer les amarres.

Dominique de Villepin

35,599 Aufrufe • vor 1 Monat

Je suis estomaqué ici par cette vidéo où l’on entend Boucar Diouf affirmer des faussetés totalement surréalistes sur les hormones, l’hermaphrodisme, le développement sexuel et les nuances que l’on devrait apporter sur ces sujets. 1) «Il y a des femmes qui ont plus de testostérone que les hommes.» Pris littéralement et appliqué à la population générale, c’est faux et profondément trompeur. Chez l’adulte sain, les concentrations de testostérone totale présentent un écart de 10 à 20 fois entre les sexes : les hommes ont des niveaux qui se situent typiquement dans une plage bien supérieure à celle des femmes. Les distributions se chevauchent très peu. Il existe des cas particuliers où l’énoncé peut devenir vrai si l’on compare une femme présentant une hyperandrogénie pathologique (p. ex. tumeur surrénalienne ou ovarienne, hyperplasie congénitale des surrénales, dopage exogène) à un homme atteint d’hypogonadisme sévère (ou sous suppression androgénique). Mais utiliser des extrêmes cliniques spécifiques pour inférer une règle générale sur les catégories sexuelles est malhonnête. Même lorsque certaines femmes ont des androgènes élevés pour leur sexe, elles ne basculent pas pour autant dans un profil endocrinien typique masculin: les fourchettes de référence, la production gonadique, les boucles de rétrocontrôle (axe HPG) et les effets phénotypiques restent sexuellement différenciés. Des exceptions pathologiques n’abolissent pas la règle biologique. Dire «il y a des femmes qui ont plus de testostérone que les hommes» sans préciser qu’il s’agit d’exceptions cliniques comparées à des hommes carencés, c’est confondre l’exception et la norme. 2) «Juste hormonalement, on est tous des hermaphrodites.» Cette affirmation est vraiment gênante venant d’une personne qui veut faire la leçon sur les nuances qu’on doit apporter sur ces questions. Pour rester poli je me limiterai à appeler ça «un abus de langage». Le terme «hermaphrodite» signifie un organisme capable de produire simultanément ou de façon séquentielle des gamètes mâles et femelles. L’espèce humaine est gonochorique: les individus sont mâles ou femelles selon la façon dont leur corps est organisé pour produire un type de gamètes (spermatozoïdes vs ovocytes), indépendamment du fait que leurs tissus synthétisent diverses hormones communes. Aucun humain n’est hermaphrodite. Les sexes se distinguent par le rôle reproductif et des profils hormonaux (niveaux, sources, récepteurs), pas par des hormones “différentes” ou "communes". Les DSD (troubles du développement sexuel) existent, ils sont variés et souvent rares; même dans ces cas, on ne parle pas d’humains «hermaphrodites». L’ovotesticularité vraie est exceptionnelle et ne change pas la règle selon laquelle le sexe se définit par la fonction gamétique. Les hormones ne «font» pas le sexe: elles modulent l’expression des caractères sexuels au sein d’un cadre développemental lui-même sexué (gènes, gonades, canaux, récepteurs, timing pubertaire, etc.). 3) Les nuances de Boucar… Qu’il y ait des nuances dans les profils hormonaux, personne ne le nie. La biologie est pleine de gradients. Mais un gradient au sein d’une catégorie n’est pas une preuve contre l’existence de la catégorie elle-même. Les nuances descriptives ne suppriment pas les catégories fonctionnelles qui structurent la reproduction sexuée. Quand la «nuance» dissout les mots, travestie les concepts en remplaçant la rigueur scientifique par les bons sentiments, elle devient inévitablement idéologie. Dire vrai sur le sexe n’exclut personne. Mentir pour le «déconstruire» est idéologique et crée de nouvelles exclusions. S’il y a quelqu’un ici qui désinforme, c’est malheureusement toi Boucar. Texte de la vidéo ⤵️ «Toute la vie est dans les nuances de gris. Ce n'est pas gauche, droite, homme, femme. Tout ça est dans les nuances de gris. Tout, tout. Tout ce que tu touches dans la vie. Dans la nature et dans les nuances de gris. Quand tu regardes les gens, les masculinistes parlent de la testostérone. C'est la testostérone, puis dominer, puis grossir les muscles. Moi, je leur dis des fois, vous savez, si tu prends les hormones sexuelles, on est tous des hermaphrodites. La testostérone, ce n'est pas une hormone masculine. Non, les femmes aussi en ont. C'est une hormone que tu retrouves chez les femmes aussi. Et ce qui est plus extraordinaire, c'est que la testostérone est synthétisée à partir de la progestérone, qui est une hormone féminine, ce qu'ils disent, une hormone féminine. La progestérone qui permet aux femmes de faire exister les masculinistes. C'est elle qui sert à produire la testostérone. Et il y a des femmes qui ont plus de testostérone que les hommes. Et tu regardes les oestrogènes que les femmes. qui disent qu'ils appellent des hormones féminines, sont fabriquées à partir des androgènes qui sont dites des hormones masculines pour fermer le cycle. Donc, juste hormonalement, on est tous des hermaphrodites. Et de vouloir séparer, de dire, là, nous, les hommes, la testostérone, ce n'est pas un hormone mâle, c'est des hormones stéroïdiens, c'est tout. Et on les partage toute la gang. Et au niveau de l'identité sexuelle, du genre, et tout ça, c'est dans les nuances de gris. Et il faut rappeler ça aux gens, c'est des nuances de gris. Et quand on se prononce là-dessus, c'est important d'aller, parce que la nuance est importante. Quand tu sais qu'il y a des idéologues qui vont capter ça, ce que tu dis, et décider d'en faire un programme d'exclusion, parce que c'est ça la vérité. Oui, c'est ça qui se passe. Oui, c'est ça qu'on voit et c'est terrible. C'est terrible et c'est d'où l'importance parfois, je pense, en cette période où la désinformation est partout, partout, partout. C'est important, je pense, pour les scientifiques de sortir, de recadrer, et de revoir les choses.»

Gil 🏳️‍🌈

15,151 Aufrufe • vor 10 Monaten