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Si tu optimises Claude Code avec un vrai objectif business, atteindre plus de 5 000 $ par mois devient largement accessible. Aujourd’hui, certains jeunes en Asie font tourner une dizaine de comptes sur les réseaux sociaux, entièrement automatisés et poussés à fond. Résultat : un flux de revenus constant...

27,366 views • 4 months ago •via X (Twitter)

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📢🚨 Franchement, il faut regarder les choses en face : 750 000 euros de chiffre d’affaires. Sur ça, 137 000 euros partent à l’État. Et à la fin, il reste… 80 000 euros de bénéfices. Voilà où on en est. Ce que ça raconte, ce n’est pas juste une ligne comptable. C’est un système. Un modèle qui transforme l’entrepreneur en bête de somme. T’es là, tu fais tourner une boîte, tu crées de la valeur, t’emploies des gens, tu prends tous les risques… et quand tout est payé, tout est encaissé, il te reste une marge nette de 10 %. Même pas de quoi sabrer le champagne, juste de quoi respirer. Et encore. 137 000 euros. C’est pas un détail. C’est pas une contribution. C’est une ponction. Une saignée. Et ce qui est absurde, c’est que tu pourrais presque t’en contenter si derrière t’avais un système qui fonctionne. Des services publics efficaces. Une sécurité sociale solide. Un État qui respecte ceux qui le financent. Mais non. Ce que t’as, c’est la bureaucratie, l’instabilité réglementaire, les contrôles, les suspicions, les freins à l’initiative. Alors bien sûr, certains vont dire : “Mais 80 000 euros, c’est déjà bien.” Oui, mais à quel prix ? Combien d’heures ? Combien d’angoisses ? Combien de contraintes ? On ne parle pas d’un salaire de cadre pépère en télétravail, là. On parle d’un mec qui a mis sa vie dans sa boîte. Et à la fin, le résultat net est inférieur à ce qu’un bon fonctionnaire peut toucher, sans les emmerdes. Voilà pourquoi on a un vrai problème de modèle. Parce que quand on étouffe ceux qui créent, quand on les traite comme des suspects ou des vaches à lait, il ne faut pas s’étonner qu’ils lèvent le pied. Ou qu’ils partent. Parce qu’au fond, le message est clair : en France, tu peux réussir, mais surtout pas trop. Et si tu veux respirer un peu, faudra le faire ailleurs.

ChienSurpris

362,610 views • 1 year ago

🚨 On nous vend l’IA comme une machine à réduire les coûts mais on commence à découvrir que c’est peut-être l’exact inverse car pour beaucoup d’entreprises, l’IA est d’abord en train de devenir une nouvelle ligne de coûts massive, difficile à contrôler, et dont le retour sur investissement reste encore très compliqué à démontrer. 🇺🇸 J'ai déjà dit à plusieurs reprises que ce qui me dérange avec ce qui se passe est que le narratif qui a été vendu au marché était beaucoup trop ambitieux au vu des montants engagés. Plus d’IA devait mécaniquement signifier plus de productivité, moins de coûts, plus de marges et donc plus de valeur. Pour la productivité, les effets sont déjà là mais pour le reste ça se discute fortement. Une entreprise peut très bien augmenter massivement l’usage de l’IA en interne, consommer beaucoup plus de tokens, équiper ses développeurs avec des outils comme Claude Code, Cursor ou Copilot, et malgré tout avoir du mal à relier cette consommation à une création de valeur économique tangible. ➡️ Le COO (directeur des opérations) de Uber $UBER explique qu’il devient difficile de justifier certaines dépenses IA, ce n’est pas anodin car le problème devient budgétaire et stratégique. Est-ce que chaque dollar dépensé en IA génère réellement un dollar de valeur supplémentaire ? La réponse est beaucoup moins évidente que ce que le marché semble parfois avoir pricé. Vous savez, le fameux scénario parfait. Le phénomène de “tokenmaxxing” résume très bien cette dérive car on confond l’intensité d’usage avec la productivité réelle. C’est comme si une entreprise disait que ses salariés sont plus productifs parce qu’ils envoient plus d’emails. 🧐 Le vrai paradoxe est que l’IA devait être une force de déflation des coûts mais son adoption massive crée elle-même une nouvelle inflation. Pour faire tourner l’IA, il faut énormément d'outils et vous connaissez la liste. Avant même de produire un gain clair, les entreprises doivent déjà absorber une nouvelle base de coûts, et cette base de coûts n’est pas neutre car elle est alimentée par une euphorie massive sur certains sous-secteurs de la chaîne de valeur. Il suffit de diriger votre regard vers le KOSPI (et que les financix ne me parlent pas de PE Forward...). 📈 Les entreprises qui veulent utiliser l’IA deviennent parfois les victimes des prix qu’elles contribuent elles-mêmes à faire monter. Plus tout le monde veut déployer de l’IA, plus la demande explose sur les composants critiques. Plus la demande explose, plus les prix du compute, des capacités cloud, des puces, de l’énergie et des infrastructures augmentent. Plus ces coûts augmentent, plus il devient difficile pour les entreprises clientes de justifier économiquement leurs usages IA. Elles se retrouvent prises dans une forme de cercle vicieux car elles doivent adopter l’IA pour ne pas être perçues comme en retard mais plus elles l’adoptent, plus elles participent à une inflation de la chaîne de valeur qui rend leur propre ROI plus difficile à atteindre. 🤔 Avec tout cela, je pense qu'on va entrer dans une nouvelle phase du cycle. La première phase était l’émerveillement technologique, la deuxième était l’adoption massive, la troisième est la facture, et la quatrième sera la sélection. Les entreprises ne vont pas arrêter l’IA mais vont arrêter de la consommer sans discipline. Elles vont plafonner les budgets, mesurer les usages, arbitrer entre modèles premium et modèles moins chers, distinguer les vrais cas d’usage des gadgets, et surtout demander des preuves. Quel coût par tâche ? Quel gain de temps réel ? Quelle amélioration du produit ? Quelle hausse de revenus ? Quelle amélioration de marge ? 🤷‍♂️ C’est là que le scénario rose que l'on nous vend peut être revu. Comme souvent dans les grands cycles technologiques, le problème est que le marché extrapole trop vite. Cela n’a jamais empêché des excès de valorisation, des mauvaises allocations de capital, et des attentes irréalistes sur la vitesse de monétisation. À mes yeux, le marché va devoir faire un tri beaucoup plus brutal. Les gagnants seront soit ceux qui contrôlent l’infrastructure critique, soit ceux qui disposent d’un cas d’usage IA avec un ROI évident, soit ceux qui ont une distribution suffisamment forte pour monétiser l’IA auprès du client final. Par contre, toutes les entreprises qui font de l’IA sans avantage clair risquent de se retrouver dans une position très compliquée. Au delà de tout cela, je dois avouer que je prends un énorme plaisir à tout suivre/analyser/comprendre. Sur cet aspect-là, la période est assez incroyable à vivre.

Finneko

18,408 views • 3 months ago

La manière dont la France aborde le défi de l’IA est au mieux maladroite, et au pire suicidaire. Les débats portent essentiellement sur la nécessité d’une IA "éthique et inclusive", alors que nous devrions être engagés dans un combat pour la puissance. Un exemple concret : la France annonce la création d’un fonds pour une IA éthique, doté de 2,5 milliards d’euros. Ce nouveau "bidule" coûteux s’ajoute aux contraintes imposées par le scandaleux "IA Act" européen et à l’annonce de la création d’un absurde "Institut national de la surveillance de l’IA" en France. Tellement hors sujet et prématuré ! L’heure doit être aujourd’hui à la mobilisation générale pour que nous, la France et l’Europe, soyons dans le jeu. Les questions autour de l’éthique de l’IA et de la régulation viendront, mais plus tard. Ne nous trompons pas de combat ! Certains me contrediront en prenant comme contre-exemple le plan d’investissement de 30 milliards d’euros des Émirats arabes unis dans un campus et un data center en France. Même s’il est intéressant de voir de tels montants investis sur le marché français, cela doit nous interroger sur les contreparties et, par-dessus tout, sur les conséquences en termes de souveraineté. Bref, tout cela ressemble davantage à une fuite en avant guidée par la panique plutôt qu’à un vrai projet politique au service de la puissance. Je reste convaincu que nous avons, en France, les talents pour relever ce défi. Mais à une condition : que les pouvoirs publics fassent davantage confiance aux entrepreneurs plutôt qu’aux technocrates. Tout un programme.

Rafik Smati

24,399 views • 1 year ago