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Technique le vrai/faux conseil Amine 😏 𝗣𝗲𝗿𝗳𝗲𝗰𝘁 𝗖𝘂𝘁 𝗖𝗵𝗮𝗹𝗹𝗲𝗻𝗴𝗲 avec Amine Gouiri et Pierre-Emile Højbjerg🔪🥝🍌

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(ALERTE 🚨 A écouter jusqu’au bout) PROTÉGER LES FRANÇAIS – RECOURS DÉPOSÉ AUJOURD’HUI DEVANT LE Conseil d'État POUR ANNULER LE DÉCRET #PPE3 Par Maitre #WilliamAzan, au nom de #RéveilsDesTerroirs, #SentinellesdeVauban, #UFPA, avec Fabien Bouglé , et moi personnellement. 👉 Un DECRET ne peut se substituer A UN VRAI DEBAT DEMOCRATIQUE DE FOND SUR NOTRE ENERGIE DES LORS QU’IL A UN IMPACT FISCAL IMPORTANT. -Nous demandons qu’un débat sans faux-semblant soit organisé car il engage la France sur une longue trajectoire pour les générations futures - et qu’il soit tranché par RÉFÉRENDUM, notamment sur les Impôts indirects qu’il fait supporter à notre facture d’électricité. - La DEMOCRATIE l’exige pour qu’aucune décision ne soit prise sans en mesurer l’impact sur les citoyens et notre économie ! 👉 Le DROIT doit protéger les Français contre un coup d’Etat administratif: - aucun vote du Parlement n’a eu lieu, - 10 transgressions graves du droit justifiant la saisine du Conseil d’État. PS 1️⃣ L’afflux de mouvements souhaitant se joindre à l’action n’est pas gérable individuellement. 👉 La question de l’énergie est structurante pour l’AVENIR DE TOUS ET DE LA FRANCE : C’est par l’action COLLECTIVE que l’on fait porter sa VOIX. Rejoignez Sentinelles de Vauban, Réveils des Terroirs, ou tout autre mouvement déposant un recours, par affinité. Il y en aura d’autres. La Nation se lève pour décider de son avenir et protéger celui de ses enfants. PS 2️⃣ Si vous le jugez moral et utile, vous pouvez contribuer à cette action : 📬 Chèques de 3 €, 5 € ou 10 € à l’ordre de Maître William Azan📍 12 rue Lafayette – 75009 Paris - liberté de chacun. En face, ils ont des milliards. 👉 On se bat POUR VOUS ET AVEC VOUS. Pour un AVENIR REMPLI D’ESPOIR !

Alexandre Jardin

211,033 views • 6 months ago

🔴 CLAP DE FIN pour "Le Média TV" ❓ Mourad Guichard soupçonné de misogynie et d'antisémitisme ✅ Le Média a été marqué dès sa création en 2017 par Sophia Chikirou et le violeur en série Gérard Miller par des crises récurrentes de management autoritaire, désaccords éditoriaux, problèmes financiers et luttes de pouvoir entre fondateurs et directions successives. ✅ Fondé avec une ligne éditoriale humaniste, progressiste, écologique et féministe, plusieurs départs et tensions émergent pourtant dès les premiers mois : Aude Rossigneux @arossigneux.bsky.social (première rédactrice en chef) n’est pas reconduite après sa période d’essai. Elle dénonce un management brutal et des problèmes de paiement. Catherine Kirpach et Léa Ducré démissionnent aussi. ✅ 2018 : La « crise Chikirou » remplacée par l'excellente Aude Lancelin dans un contexte de déficit financier important. La nouvelle direction accuse Chikirou d’avoir tenté de facturer via sa société Mediascop (67 000 € + 64 000 €) alors qu’elle se présentait comme bénévole. Mi-août : Le Média accuse Chikirou d’abus de biens sociaux. ✅ 2019 : Aude Lancelin démissionne (puis est licenciée pour faute lourde en 2020). Elle dénonce une coalition contre elle (Miller/Poulain). Les prud’hommes et la cour d’appel donneront raison à Lancelin plus tard (2022-2024). ✅ 2020 : DENIS ROBERT (nouveau directeur de la rédaction) est licencié pour faute. Il est accusé de créer un climat délétère. Le tribunal des prud’hommes de Bobigny déclare le licenciement nul. Le Média est condamné à lui verser plus de 300 000 €. ✅ 2025 : Démission du rédacteur en chef face à une motion de défiance de la rédaction. ✅ 2026 : Départ de Mourad Guichard, il annonce la fin de son émission vers le 20 février 2026. Il quitte Le Média peu après dans des conditions qu’il qualifie de soudaines. 🕵️ Pour visionner la totalité de l'entretien 👉 CKR • Le Média - CKR Épisode 217 🗣️ Amina Kalache / Marion Lpz ⚔️ / Nadiya Lazzouni / . / Bruno Gaccio / Amine Snoussi / Nils Wilcke / le Stagirite / Pierre Sautarel / MouMou / Paul Elek / Thomas Porcher /

French Carcan

22,939 views • 4 months ago

Lamine Cissé (SC Bastia | 2002) un profil de faux 9 au vrai potentiel, le remplaçant tout trouvé de Matthis Abline. 🟢 Ultra disponible entre les lignes se démarque bien à l'aide d'appel contre-appels et réactif lorsqu'un angle de passe vers lui se ferme. 🟠 Axe de progression sur ses appels en profondeur, lorsque le bloc adverse est formé il déclenche ses appels beaucoup trop proche du hors-jeu 🟢 Bonne rétention de balle dos au but grâce à son contrôle de balle, ses dribbles courts et sa spontanéité. 🟠 Axe de progression sur sa protection de balle lorsqu'il est en plein dribble. 🟢 Frappe de balle très propre, capable de transférer énormément de puissance dans ses jambes du droit ou du gauche ce n'est pas une question qui se pose avec lui. 🟠 Axe de progression: sur son démarquage dans la surface, il ne se génère pas d'espace à attaquer dans la zone de vérité. Reposant beaucoup sur sa technique pour se faire de la place et caler le ballon au fond des filets ou décaler un coéquipier. 🟢 Sa capacité à se déporter sur les ailes et de fixer son vis-à-vis est une qualité forte pour désarçonner les blocs bas et compacts 🟠 Axe de progression: Il va devoir apprendre à donner + à manger aux défenseurs pour pouvoir se débarrasser d'eux dans ce contexte, prise de risque limitée l'empêchant de centrer sans être contré. 🟢 Combatif sans ballon, il défend avec beaucoup de volonté et souhaite finir les actions lorsque le cuir est proche du but adverse. Il est souvent sur le qui-vive lui donnant le pouvoir de transformer une situation en occasion. Profil statistique dans le tweet à suivre⏬

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27,479 views • 1 year ago

Le docteur Cymes et la grande panique des gatekeepers 😱 Ah, Michel Cymes. Le médecin star qui a troqué sa blouse pour les plateaux télé. Sur Public Sénat, le voilà qui s’alarme : « Il faut expliquer aux patients pourquoi leur diagnostic ChatGPT est faux. » Soixante pour cent des femmes, dit-il, prennent des décisions médicales sur de la « fausse information » IA. Soixante-sept pour cent chez les 18-24 ans. Le drame absolu. 📉 Traduction : le peuple ose s’informer ailleurs que dans le cabinet du mandarin. Le patient n’arrive plus en suppliant, il arrive avec un écran et une synthèse. Et ça, ça fait très mal. 📱 Avant l’IA, il y avait les réseaux sociaux. Cymes ne s’en cache pas : « Les réseaux sociaux sont le cancer de la société de demain. » Cancer. Le mot est lâché. Comme si X, Instagram ou TikTok étaient des tumeurs à opérer d’urgence. 🦠 Comme si le vrai problème n’était pas le désert médical, les listes d’attente interminables et le numerus clausus qui a saigné la démographie des médecins pendant vingt ans. Non, la menace, c’est Madame Michu qui tape ses symptômes et obtient une réponse en trois secondes. ⚡ C’est la même rengaine depuis 2018. Réseaux sociaux = désinformation = chaos. Chaque fois que le peuple contourne TF1, France Inter et le Conseil de l’Ordre, on brandit la « santé publique » et la fake news. On pleure les patients « sur-informés » qui osent dialoguer au lieu d’écouter sagement. 👥 Pourtant, le patient n’est pas idiot. Il sait que les vrais scandales sanitaires ne viennent pas de ChatGPT, mais des experts qui se sont trompés sur tout, des labos sponsors et des médecins-médias. Cymes parle de « confrères qui disent n’importe quoi » ? Qu’il commence par son miroir. 🪞 Les vilains réseaux sociaux permettent à une mère de famille de vérifier un diagnostic en direct. Ils ont sauvé des vies, des appendicites, des yeux, là où l’interne fatigué n’avait rien vu. Ils contournent le désert médical. ✅ Mais non. Il faut taper sur l’IA, taper sur les réseaux, taper sur les confrères gênants. Parce que si le patient devient acteur, si l’information circule librement, le monopole du savoir médical s’effondre. C’est ça, la vraie peur : la perte de contrôle. La fin du clergé en blouse blanche. L’horreur que le peuple pense par lui-même. 😨 Alors oui, Michel. Explique-leur encore pourquoi ChatGPT a tort. Pendant ce temps, on continuera à vérifier, liker, partager. Et on se souviendra : le vrai cancer, ce n’est pas X. C’est la caste qui tremble quand on la contredit. 🔥

Aide Poule

32,974 views • 4 months ago

🚨 ELLE AVAIT 9 ANS QUAND LE MONDE A DISPARU SOUS LA BOUE En 1879, un photographe ambulant nommé William Jackson rencontre Sarah Whitmore, 73 ans, dans une petite ville près de Sacramento. Elle est la dernière survivante encore vivante de ce qu’on appelle aujourd’hui « la Grande Inondation de Boue ». À 9 ans, elle a vu des villes entières, avec des bâtiments en pierre, des rues pavées et une infrastructure développée, disparaître en une seule nuit sous vingt pieds de boue. Ce qu’elle lui a raconté ce jour-là était tellement précis et dangereux que ça n’a jamais été publié dans aucun livre d’histoire. Le photographe a pris des notes détaillées. Elles sont restées cachées dans une collection privée pendant 140 ans. Pourquoi ? Parce que Sarah décrivait un monde qui n’aurait pas dû exister selon la version officielle : des cités avancées en plein « Far West » avant l’arrivée des pionniers. Des villes qui ont été littéralement enterrées. Et ce n’est pas un cas isolé. Partout dans le monde, on retrouve les mêmes traces : fenêtres de sous-sol au niveau du sol, premiers étages complètement enfouis, architectures impossibles à dater. Sarah Whitmore est morte peu après avoir parlé. Son témoignage a été enterré avec elle. Jusqu’à maintenant. Si tout ce qu’on nous a enseigné sur le XIXe siècle est faux… Alors que reste-t-il de vrai dans notre histoire ? Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez vraiment.

Philippe T

26,931 views • 2 months ago

Chère #TeamAJA, C’est le cœur rempli d’émotions que je vous dis au revoir. Je quitte ICI Auxerre et mon poste de journaliste sportif pour rejoindre, au 1erdécembre, la rédaction d’ICI Picardie à Amiens, en charge notamment du suivi des faits divers et des sujets judiciaires. Si je me suis épanoui à raconter le quotidien de l’AJA depuis maintenant cinq saisons et demi, il était temps pour moi de changer de rythme et d’évoluer professionnellement dans un autre univers, celui de la police-justice, qui me tient particulièrement à cœur. AJA-Lyon et Paris FC-AJA seront donc mes dernières rencontres au commentaire pour ICI Auxerre. Depuis mon premier match commenté en tant que pigiste pour votre radio le 7 avril 2017 (un certain… AJA-Amiens !), j’ai toujours fait en sorte de me dépasser, d’être à 200%. Aussi bien pour une reprise de Momo Yattara contre QRM dans le froid d’octobre devant à peine 5.600 spectateurs à Auxerre que pour une séance de TAB décisive en barrage de Ligue 1 au cœur du printemps dans un Chaudron prêt à exploser. Tout donner pour vous faire vibrer le plus possible à notre écoute, pour partager ensemble cette passion autour de ce club historique du football français et de ce stade unique, l’Abbé-Deschamps. Là où j’ai assisté à mon premier match en vrai, adolescent, le 24 avril 2005 (un certain… AJA-Lyon !). Une enceinte qui respire le foot qu’on aime. Et une équipe qui m’a permis de vivre mes plus belles émotions au micro sur un peu plus de 200 matches commentés avec mes différents acolytes consultants, tellement précieux et qui comptent beaucoup pour moi. Parmi lesquels des légendes du club. Et évidemment mon Lucien Denis avec qui j’ai partagé les moments les plus dingues, mais aussi Cédric Hengbart, Fabien Cool, Lionel Mathis, mais aussi Clément Goux, Alexandre Alain... Dans l’ombre, à la rédaction, à la technique, à l’animation, à l’accueil et à la régie, mes collègues de radio qui abattent un travail formidable pour permettre que toute la mécanique soit bien huilée et à qui je pense très, très fort. Et forcément vient en mémoire chaque moment au stade, avec la saison 2021/2022 et d’abord AJA-Amiens (décidément) pour la tentative de montée directe et cet incroyable parfum de ferveur, cette haie d’honneur avant le match pour l’arrivée du car auxerrois, ce prêtre qui bénit un supporter à quelques minutes du coup d’envoi, cette clameur sur un faux but toulousain à Ajaccio pendant la partie, cette folie démarrée au sortir de l’hiver et qui s’empare de toute une ville… Avant le fantastique barrage contre Saint-Étienne ce 29 mai à Geoffroy-Guichard et le tir au but victorieux de Bibi Touré pour mettre fin à dix années de purgatoire, pour l’histoire. Il y a aussi eu la saison d’après, malgré la descente au bout, des matches de fou, comme cet AJA-Lyon (franchement) et cette ambiance de dingue qui résonnera encore longtemps dans mes oreilles. Comment ne pas évoquer, ensuite, la saison de champion des Auxerrois en Ligue 2, le 5-2 contre Sainté, la double victoire dans le derby, ce penalty de Jubal contre Angers dans le temps additionnel, le succès déterminant sous la pluie battante face au Paris FC, le parcage exceptionnel à Amiens pour fêter la montée, le show ensuite contre Concarneau puis les célébrations à l’Arquebuse. Et que dire de la saison dernière, l’apothéose : le 3-1 au Vélodrome et les sifflets des Marseillais à la mi-temps, le 3-0 à la maison face à l’OM au retour et le public qui s’égosille à force de chanter « Auxerre, c’est le Brésil ! » ou « Et 1, et 2, et 3-0 ! », le 4-0 contre Rennes à domicile et à Lens, le 0-0 face au PSG et la prestation XXL de Dono Léon… Jamais je ne pourrais oublier toutes ces émotions. Et même si, actuellement, l’AJA n’est pas au mieux sportivement, il reste encore tellement de choses incroyables à vivre avec ce club qui m’est devenu si cher grâce aux émotions procurées sur le terrain, grâce aux personnalités qui ont composé et composent encore cette institution. J’ai pu croiser sur et en dehors du terrain des Roux, Hamel, Bourgoin, Cissé, Kapo, Boumsong, Mexès, Charbonnier, Cool, Ferreri, Szarmach, Sagna, Martins, Kalou, Boli, Mathis, Mignot, Fadiga, Lachuer, Violeau, Grichting, Radet, Jaurès, Guerreiro, Bats, Pedretti, Hengbart, Furlan, Daury, Jubal, Hein, Birama Touré, Sakhi, Perrin, Léon, Autret, Bernard, Pelissier… Un monument, je le répète. Mais c’est surtout avec et pour vous, auditeurs et supporters, que j’ai pris énormément de plaisir à vibrer au rythme des saisons. Ce soutien indéfectible envers votre AJA, même quand ça tangue, même quand les bourrasques se font menaçantes, il impose le respect, il force l’admiration. J’ai pu m’en rendre compte lors de nos rencontres au stade avant et après les matches mais aussi à l’entraînement - ouvert au public en semaine, il faut bien se rendre compte d’un tel privilège -, qui me manqueront énormément. Cette proximité, cette chaleur humaine, je m'en suis énormément nourri, elles apportent tellement de bien. Car j’ai fait la connaissance de gens attachants, touchants. Surtout, des passionnés acharnés dont certains ne manquent aucune séance, ne loupent pas une miette de ce qui se passe en réserve, chez les jeunes ou bien avec les féminines. Des liens très forts se nouent. On ne le dit pas assez mais, en tant que journaliste, on ne mesure pas à quel point ces contacts, ces relais, nous permettent aussi de sentir le pouls d’un club. Il faut rendre hommage à ces fans qui vibrent pour l’AJA 24h/24. Je pense en premier à toute la petite bande autour des jumelles et de Jean-Marie (parti trop tôt), elle se reconnaîtra. Supporters, c’est grâce à vous que, dès mon arrivée à Auxerre en CDI en juin 2020 et pendant quatre saisons, nous avons pu animer, avec l’excellente collègue et néanmoins amie Nathalie Rivaud, l’émission 100% AJA. Et alimenter cette heure dédiée au club et à ses suiveurs en débats variés, parfois enflammés, sans affirmer que nous détenions la science infuse mais tout simplement avec passion, bonne humeur et respect. C’est grâce à cette émission, grâce à mon métier, que j’ai fait la rencontre de belles personnes, physiquement ou à distance, avec qui le plaisir d’échanger a toujours été au rendez-vous. Dans le désordre : Yass, Alex AJA, Léo alias Panenk’AJA, Darcel, Monsieur Sapiens, Jay, Françoise, Fred Chambaud, Yoyo, Simon, Chris Serpico, Patate de l’AJA, Lilian, Gauthier Reine, Thomas Tondu, L’Abbé Dédé, Yohan, Kevin Thierry, Wide Olive, Manu Clerin, Luc, DDectateur, Ghislain, Charles, Anne-Lise, Eliot, Virginie, Mich6, Elodie et Marvin, Eric le Basque, Tessyev, Alexis Delas, Krylin, PierrickAJA, Arnaud Poli, Pierre Barbin, Juju Duez, Arthur de Foot Multiple, Athina, KouyereTV, Julien Bo, Alex Riotte, Jérémy Bonf’, Romain Roger, Julien Huebra, Quentin Burban… Encore merci pour tout. J’en oublie tant d’autres, qu’ils m’en excusent. Et merci infini aux Ultras Auxerre - notamment Uasco, P’tit Mat’ et Choup’ - pour leurs chants, leurs tifos, et cette ambiance indescriptible les grands soirs à l’Abbé-Deschamps qui, je l’espère, vibrera encore et encore pour longtemps, et ce dès ce dimanche pour AJA-Lyon. « L’AJA est bâtie sur pierre, l’AJA ne périra pas » Nicolas « Et c’est dedannnnnnns ! » Fillon 💙🤍

Nicolas Fillon

39,514 views • 9 months ago

.Jean-Pierre Lecoq : « Madame la Première Adjointe. Nous regrettons que le maire de Paris ne soit pas en séance, puisqu’il est à l’origine de cette délibération, dont nous souhaitons effectivement qu’elle soit retirée. Mes chers collègues, la délibération qui est présentée aujourd’hui ne restera pas comme un moment glorieux de notre assemblée. En application de l’article 48 de la loi de 1881, qui est l’une des grandes lois de la Troisième République, vous sollicitez de notre Conseil qu’il autorise des poursuites en diffamation, au nom de la Ville de Paris, contre Rachida Dati. Voilà donc la grande réponse de l’exécutif au scandale du périscolaire : face à ces faits gravissimes, une plainte contre celle qui les a dénoncés. Disons les choses telles qu’elles sont. Sur la forme, d’abord. Depuis quand une collectivité mobilise-t-elle sa direction des affaires juridiques pour poursuivre une opposante politique ? Ce que vous nous proposez, ce n’est pas la défense de l’honneur d’un corps constitué. C’est un règlement de comptes, une entreprise mesquine de diversion. Sur le fond, ensuite. Votre exposé des motifs cite trois posts. Permettez-moi de m’arrêter sur le premier. Il y est écrit que, depuis 2015, l’exécutif parisien savait, à la suite d’un signalement de votre serviteur. Effectivement, j’ai fait ce signalement. Oui, j’ai alerté, et d’autres aussi. Et c’est précisément parce que le sujet est réel, documenté, vaste, parce qu’il touche de très nombreux arrondissements, y compris, depuis deux jours, le mien, que nous avons saisi la justice au titre de l’article 40. Mesurez, mes chers collègues, le paradoxe devant lequel vous placez notre assemblée. On nous demande de poursuivre en diffamation des propos dont la matière est aujourd’hui même entre les mains de la justice. Ce n’est pas au Conseil de Paris de dire si ces propos sont vrais ou faux. Ce sera à la justice de se prononcer. Voilà pourquoi nous vous proposons un autre chemin, un chemin sérieux, à la hauteur de ce sujet. Plutôt que d’engager les moyens de la Ville contre celle qui a alerté et potentiellement contre d’autres, puisque la délibération est ainsi rédigée : « plainte contre Rachida Dati et autres », nous demandons que la Ville de Paris saisisse la procureure de Paris afin qu’au regard de l’ampleur des dossiers mis au jour, un magistrat soit désigné pour centraliser l’ensemble des procédures en cours et les examiner dans un cadre unique, comme cela se pratique dans d’autres affaires de cette nature. C’est ce que la Ville de Paris aurait dû faire depuis longtemps, mes chers collègues. Aujourd’hui, chaque dossier, on le voit chaque semaine, vit sa vie. Un arrondissement est cité ici, une procédure là, avec des temporalités différentes, et personne n’a de vision d’ensemble. Or, c’est cette vision d’ensemble qui permettra de comprendre comment le système a failli. Un magistrat centralisateur, c’est une justice plus efficace. C’est la possibilité de croiser les dossiers, de repérer les récurrences, de remonter les circuits de décision. C’est la garantie que l’ensemble de la chaîne des responsabilités sera mis au jour. Je le dis avec force : nous ne cherchons pas de bouc émissaire. Les agents du périscolaire, dans leur immense majorité, cela a été rappelé, font leur travail avec dévouement et sont les premiers meurtris par ce scandale. Nous voulons que les responsabilités soient établies par la justice, sereinement, précisément, pour que de tels drames ne puissent plus jamais se reproduire dans une école parisienne. Une seule attitude est possible : faire la lumière, toute la lumière. Nous vous le demandons donc solennellement, au nom des Parisiennes et des Parisiens : retirez cette délibération, Monsieur le Maire et Madame la Première Adjointe. Relayez notre message et saisissez la procureure de Paris. Les familles parisiennes n’attendent pas un procès en diffamation, elles attendent la vérité. Nous la leur devons, collectivement et individuellement, en particulier ceux et celles qui ont exercé des responsabilités dans ce domaine au cours de la dernière décennie. Je vous remercie. »

Paris Liberté !

12,341 views • 1 month ago

Explosif... Didier Raoult confirme avoir convaincu Macron d'adopter le test PCR ! Autrement dit, Didier Raoult est plus fier que jamais d'avoir co-organisé la pandémie de tests (1) ... de ces tests sans lesquels il n'aurait jamais pu recommander à quinze millions de citoyens de se faire injecter le poison anti-Covid-19 en 2021 (2). Didier Raoult confirme, ainsi, son implication directe dans l'organisation de cette pandémie de tests; une pandémie que le monde entier doit à ses mentors, les propriétaires de la holding "Institut Mérieux". Ce groupe de transnationales est un actionnaire de MODERNA, co-financé, entre autres, par PFIZER et Bill Gates (3). Il y a fort à parier que les défenseurs obstinés d'Alain Mérieux et de son IHU marseillais, à savoir, Laurent Mucchielli, Louis Fouché, Jean-Dominique Michel, Xavier Azalbert, Idriss Aberkane, Christian Perronne, André Bercoff et leurs complices du Syndicat Jaune (4), ... soyons certains, disais-je, que ces faux dissidents ne feront pas le moindre commentaire à propos de cette déclaration du Grand Vendeur de Gardasil et de tests PCR, la Star des Bonimenteurs, Didier Raoult (5) ! 1. Europe1, 25 mars 2026 "Didier Raoult : Ignorance au plus haut niveau de l'État Didier Raoult discute de l'ignorance au sein de l'État et la sortie de son livre 'La société du factice' sur Europe 1. 2. "Alors que Reiner Fuellmich, pourfendeur des tests PCR, croupit toujours en prison, l'escroc Didier Raoult, le plus grand VRP des tests PCR de ses partenaires de bioMérieux et d'Eurofins Biomnis joue au complotiste dans les médias du Syndicat Jaune !" 3. Jérémie Mercier et moi, 14 décembre 2025 "L'IHU de Marseille a-t-il participé à la création d'une fausse pandémie ?" "IHU-MI ou IHU-IM, messieurs Alain Mérieux et Didier Raoult ?" 4. Ariane Bilheran, janvier 2024 "L'opposition contrôlée ou "le syndicat jaune"" 5. "Le Syndicat Liberté Santé, celui qui a eu de mystérieuses divergences avec Maître Virginie de Araujo-Recchia, n'a, par contre, strictement aucun désaccord avec la Star des "Bonimenteurs", Didier Raoult !" Destinataires de mes tweets qui continuent de soutenir #Trump, #Raoult, #Poutine, les #BRICS et/ou l'IHU-MI des industriels #Mérieux Stefan Cuvelier Eric Verhaeghe Alexandra Henrion-Caude Marc Doyer Didier Raoult Christian Perronne Xavier Azalbert FreeSpeech 🇧🇷 🇫🇷 BonSens.Org Louis Fouché Alexandre Penasse Idriss J. Aberkane Ph.D x3 André Bercoff Tocsin SILVANO TROTTA OFFICIEL Ni Oubli Ni Pardon Black Bond PTV @AlexisPhilo Fabrice Di Vizio Beatrice Rosen L'Aile à Stick Magazine Nexus Florian Philippot Martin Zizi Chloé Frammery Hélène Banoun Jean-Jacques Crèvecœur Bertrand SCHOLLER Juste Milieu Tribune Libre Destinataires/lanceurs d’alerte que j’apprécie pour leur soutien à mes publications et/ou pour d'autres raisons ! 👇 V. de Araújo-Recchia Amélie Paul VincePulp Ariane Bilheran Officiel Lucie Laurier Amine Umlil Décoder l'éco Christine Cotton OFFICIEL Soignants Militants Jérémie Mercier Joe Massot - Religiare Originel Docteur Laurence Kayser JDLM @ICTVMediainfociteTV Musso Michele @DianeMlld63 Un être humain

Alain Schollaert

14,679 views • 5 months ago

"La Bourse c'est comme le casino." Cette phrase a coûté des dizaines de milliards d'euros de manque à gagner aux épargnants français. Elle ressort chaque mois sur les plateaux TV de la bouche de gens payés 7 600 €/mois par vos impôts, cumulards de mandats, qui vous donnent des leçons de gestion financière sans avoir jamais produit un centime de richesse. Gauche, droite, centre. Sur ce sujet, ils sont tous d'accord. Et c'est exactement pour ça que la France compte près de 3 fois moins d'investisseurs que la Suède, et presque 4 fois moins que les États-Unis. Des millions de Français laissent leur argent mourir sur un Livret A ou un compte courant. Pendant que l'inflation les appauvrit chaque jour, en silence. Comparer la Bourse au casino, c'est soit de l'ignorance, soit de la manipulation. Dans les deux cas, c'est vous qui payez l'addition. Au casino, les probabilités sont CONTRE vous. La roulette a un avantage maison de 2,7 %. Plus vous jouez, plus vous perdez. La maison gagne toujours. En Bourse, avec un simple ETF Monde, les probabilités sont POUR vous. Sur n'importe quelle période de 20 ans depuis 1900, guerres mondiales, crises, krachs, pandémie, un investisseur diversifié n'a JAMAIS perdu d'argent. Jamais. Rendement moyen : environ 8 % par an. Sans stock picking. Sans analyse technique. Sans passer ses journées devant un écran. Mettez des chiffres dessus. - 200 €/mois sur un Livret A pendant 25 ans, ça vous donne environ 72 000 €. - 200 €/mois investis en ETF Monde à 8 % sur la même durée, environ 190 000 €. Même effort. Même durée. 118 000 € d'écart. La seule différence entre ces deux personnes ? L'une a cru les politiciens. L'autre a regardé les chiffres. Pourquoi on vous répète l'inverse depuis des décennies ? Parce que ça arrange tout le monde. Sauf vous. Ça justifie de ne pas enseigner l'éducation financière à l'école. Zéro heure dans tout le cursus scolaire français. Pas une seule. Ça pousse les Français vers le Livret A et l'assurance-vie en fonds euros, qui financent gentiment la dette de l'État. Et ça maintient tout le monde dépendant d'un système de retraite qui se fissure un peu plus chaque année. Le Mercer Global Pension Index note la durabilité du système français à 48,6 sur 100. Les Pays-Bas sont à 85. Le Danemark à 82. Leur point commun ? Ils ne disent pas à leurs citoyens que la Bourse c'est le casino. Ils leur apprennent à investir. Quand un politicien vous sort "La Bourse c'est du casino", traduisez : "Restez dépendant. Ne devenez pas autonome. On a besoin de votre épargne et de vos cotisations." Investir en Bourse, ce n'est pas jouer. C'est refuser de subir. Trois choses à retenir. Spéculer et investir, ce n'est pas la même chose. Trader au jour le jour, oui, c'est risqué. Acheter le marché mondial et laisser le temps faire, c'est statistiquement gagnant. Ceux qui entretiennent la confusion le font exprès. Si un conseil financier vient de quelqu'un qui vit de vos impôts, posez-vous la question de son intérêt. Et surtout, commencez. Même avec 50 €/mois. Le vrai risque en 2026, c'est pas d'investir. C'est de ne rien faire et de s'en rendre compte dans 20 ans. C'est exactement ce qu'on a construit avec Investisseur Autonome : un système en 4 étapes pour mettre votre argent au travail en 10 min/mois. Même si aujourd'hui vous pensez que c'est trop compliqué ou que c'est pas pour vous. Tarif de lancement disponible jusqu'à dimanche soir. 👉

MoneyRadar

35,066 views • 4 months ago

Chers amis, Il y a 5 ans, le 11 nov 2020, je sortais mon film Hold Up, produit et réalisé en urgence. L’objectif, à l’époque, était de répondre à beaucoup trop de questions restées sans réponse et à l’absence de contradictoire devant un discours piloté uniquement par la peur et le manque d’informations. Aujourd'hui, je souhaite à nouveau remercier infiniment la trentaine de personnalités qui ont accepté de participer à ce film afin de rassurer l’opinion publique sur la dangerosité du Virus, à l’image de Mickael Lewitt, Prix Nobel de Chimie, dont la démonstration dans le film est imparable. Aux 2 Prix Nobel présents dans le film s’ajoutent, entre autre, un Ministre de la santé, un Professeur de médecine, un Professeur de Chimie, des experts en santé publique de l'OMS, un Anthropologue de la santé, un ancien directeur de recherche de Pfizer, une généticienne internationalement reconnue, un philosophe, une sociologue, un Docteur en droit, un ingénieur dans le numérique, une sage femme, un Docteur en psychopathologie du pouvoir mais aussi une pléiade de médecins, spécialistes et généralistes, qui pour la première fois, offrait un panorama bien différent car ancré dans une réalité incontournable, celle du terrain. Tous ont été traînés dans la boue, insultés, vilipendés sous l'étiquette d' "Infox complotistes" balancée le 13 nov par l'AFP. Juste pour avoir questionner, interpeller les acteurs de cette gestion catastrophique tout en mettant en garde contre la seule issue qui se profilait, la vaccination. Plus tard, elle sera rendue de fait obligatoire. Et aujourd'hui, on meurt plus après vaccination qu'avant. Pourquoi? Tous les médecins de Hold-Up, qu’ils soient urgentistes, généralistes ou spécialistes, ont été poursuivis par leur Conseil de l’Ordre respectif. Motif ? Leur simple participation au film… Incroyable mais hélas vrai. D'autres médecins, en revanche, n'ont jamais été poursuivis et exercent toujours malgré des signalements pour agressions sexuelles sur des enfants. Et on apprendra au procès du chirurgien Le Scouarnec, accusé de 300 viols, en 2025, que de détenir du matériel pédopornographique pour un médecin n'est pas contraire à son code de déontologie selon les 17 médecins d'un Conseil de l'Ordre régional. Plus c'est gros, plus ça passe. Encore une fois, merci à vous tous d’avoir tenu. Merci d’être restés à mes côtés dans la tempête. Seuls deux d'entre vous se sont désolidarisés du film. Et je peux le comprendre, vu l’intensité du lynchage médiatique auquel je ne m'attendais pas du tout, tant tout le propos du film était sourcé et digne d'intérêts. Mais notre pays, malgré ces dérapages, a des réserves incroyables. De générosité et de bon sens. Cette censure de la presse, aussi impitoyable qu' indéfendable, a soulevé un élan fabuleux de solidarité. En moins d'un an, j’ai pu notamment payer une grande partie des dettes de ce film, censuré par Viméo et dont le financement n'était pas terminé. Là encore, j’aurais tant d’histoires à raconter, tant de gestes de soutien qui m’ont ému aux larmes. A vous tous merci, du fond du cœur. Grâce à vous, j’ai pu ainsi continuer, même blacklisté ! Depuis 2020, j’ai produit 7 autres documentaires Cinéma, dont 3 sur les conséquences de ce lynchage et de cette vaccination imposée. Pour celles et ceux qui n'ont pas vu la trilogie: Hold-Up + janv 2021: avec 2 nouveaux intervenants et une preuve de l'origine artificielle du virus Hold-On 2022: sur les effets secondaires Hold-Out 2022: sur la composition des vaccins Pour clore l'épisode de Hold-Up et malgré les nombreuses critiques, il est important de noter que le film, d’une durée de 2 heures et 43 minutes, n’a fait l’objet que d’une seule plainte pour diffamation, émanant du Dr Karine Lacombe. Les allégations portées dans le film ont été examinées par la 17ème chambre du Tribunal judiciaire de Paris puis par la Cour d'appel de Paris. Parmi les passages attaqués, seul a été considéré comme diffamatoire, celui relatif aux liens d’intérêts du Dr Karine Lacombe avec l’industrie pharmaceutique. À l’issue de cette procédure, j’ai été condamné, en ma qualité de réalisateur et producteur, à une amende pénale de 500 euros avec sursis, ainsi qu’à verser au civil la somme de 4 000 euros à Madame Lacombe. (Dommages et intérêts + frais de procédure). En clair, j’avais remplacé les mots « conflits d intérêts »par « liens d’intérêts » ce film n’aurait reçu aucune condamnation. Il convient de souligner que cette décision concerne avant tout une question de forme, et non de fond. Elle repose sur l’appréciation que les propos contenus dans ce passage auraient été exprimés de manière trop affirmative concernant les liens d’intérêts, alors que les sources documentaires disponibles manquaient de certitude quant aux montants évoqués. Cela souligne l’importance d’une rigueur dans la formulation, mais ne remet pas en question les thématiques abordées dans le film. HOLD-UP ne peut donc être qualifié de film complotiste, sauf dans l’imaginaire de ceux qui souhaitent le percevoir ainsi. La page est tournée. Enfin, après avoir co-produit et réalisé la saison 1 de la Série "C’est Notre Petit Secret" ( 5X52') il est temps pour moi de changer de cap ou de le retrouver. Je ne vais pas m’étendre plus sur toutes les raisons qui me poussent à prendre le large. Ma soif du beau, du bon et du bien n’est plus en phase avec ce monde de la presse, gangrenée par l’IA et ces milliardaires qui la possèdent. Elle vit ses derniers jours. Je veux retourner à une source, la seule qui compte pour moi, celle de ma Foi. Elle m’a plusieurs fois sauvé d’une mort certaine. J’avais produit en 1991 pour France 2 une série sur les Hauts Lieux Spirituels. C'était pour l’émission "Le Jour du Seigneur" Sans doute la plus belle expérience de ma carrière de journaliste/réalisateur. Si notre pays a longtemps été un phare pour le monde, aujourd'hui, il en est la risée. Pendant encore combien de temps? Et comme le dit Steven Gunnel, co-réalisateur avec sa femme du Film « Sacré Cœur », "notre monde crève de ne pas se savoir aimé" Il n’en fallait pas plus pour me remettre sur les rails du Chemin, de la Vérité et de la Vie. Encore Merci à vous tous. Pierre

Pierre Barnérias

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À Serigne Gueye Diop, Ministre de l’Industrie et du Commerce, Monsieur le Ministre, Il y a trois jours, je prenais la plume pour alerter sur une trajectoire que je jugeais, déjà, dangereuse. Je regrettais de devoir dire que vous ne poseriez pas les jalons de l’industrialisation de ce pays. Je déplorais votre goût pour les effets d’annonce et votre fuite devant les actes. Vous avez répondu, ces dernières heures, comme je le craignais. Par des paroles. Par des chiffres lancés en pâture à l’émotion populaire. Agropole Sud, Fatick, Kolda, Mbelakadiow, Sandiara… Vous alignez les noms, vous empilez les banderoles, et vous croyez avoir construit. En réalité, Adéane, Kolda ce sont des composants de l’agrole Sud. Et Mbélakadiow est un composant de l’agropole centre réalisé par Enabel. Mais moi, Saliou Ndione, député de la Nation, je vous dis : vous ne me ferez pas prendre une cérémonie pour une politique publique. 1. L’Agropole Sud n’est pas votre œuvre, c’est votre héritage Vous parlez de 30 000 emplois, de 80 hectares, de transformation de la mangue et de l’anacarde. Ces objectifs ont été fixés il y a sept ans. Ce projet a été financé – 57,5 milliards FCFA – avant votre arrivée. Votre seule contribution aura été de tenter de le bloquer, par une gouvernance chaotique, une bicéphalie mortifère, une instabilité institutionnelle qui a fait trembler jusqu’aux bailleurs de fonds. Et aujourd’hui, vous venez chercher les lauriers ? Non, monsieur. Vous n’êtes pas l’architecte, vous êtes le gardien des clés qu’on vous a passées en catastrophe. 2. Inaugurer n’est pas industrialiser Je le dis avec gravité : inaugurer n’est pas industrialiser. Industrialiser, c’est bâtir des usines. C’est former des milliers de jeunes. C’est créer des chaînes de valeur. C’est sortir le Sénégal de la dépendance alimentaire et industrielle. Or, que nous montrez-vous ? Des cérémonies. Des bandeaux tricolores. Des sourires de circonstance. Mais derrière, les rapports d’exécution – ceux que vous ne lisez pas – parlent de retards, de salaires impayés, de travaux suspendus. Monsieur le Ministre, le ruban que vous avez coupé en l’appelant inauguration, c’est celui que d’autres ont noué avant vous, dans la sueur et le silence des bureaux. 3. Sandiara : cessez de mêler l’administratif à l’industriel Vous étiez maire. Vous avez signé des arrêtés. Vous avez cédé des terres. C’est votre droit, et je ne vous l’enlève pas. Mais ne faites pas croire aux Sénégalais que céder un terrain, c’est créer une industrie. L’industrie, c’est du béton, de la technique, des investissements, des risques, des années. Ce n’est pas un tampon de la mairie. Assumez votre rôle d’élu local, mais ne le maquillez pas en destin national. 4. Vous êtes dangereux parce que vous trompez l’espoir Le peuple sénégalais attend des résultats, pas des comédies. Il attend des usines, pas des affiches. Il attend de l’emploi, pas des slogans. En faisant croire que tout est neuf, que tout vient de vous, que tout est inauguré, vous lui volez sa capacité à juger le vrai du faux. Vous installez une confusion entre l’action publique et la communication politique. C’est là que vous devenez dangereux. En conclusion, Monsieur le Ministre Je vous l’avais dit il y a trois jours. Je vous le répète aujourd’hui : Vous ne serez pas l’homme qui aura industrialisé le Sénégal. Vous serez celui qui aura inauguré le travail des autres. Vous serez celui qui aura failli faire perdre des milliards de dons par son entêtement gestionnaire. Vous serez celui à qui on a retiré la main du volant, après plusieurs avertissements. Le Président Diomaye Faye veut un Sénégal qui produit, qui transforme, qui exporte. Il ne veut pas un Sénégal des rubans coupés et des promesses éteintes. Moi, député Saliou Ndione, je resterai debout. Pour dire les vérités qu’on fuit. Pour alerter quand l’espoir est détourné. Pour rappeler, encore et encore, que l’industrie ne se décrète pas dans un discours, elle se gagne dans un chantier.

Salihou NDIONE

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Le Syndrome de Neuilly-sur-Silicon : Autopsie d’un Wrapper à 299$ (Résumé audio en pièce jointe) - Précision, comme le cher Brivael Le Pogam m'a bloqué, je suis triste de vous le dire... il ne verra jamais mon billet ! 😥 Hier, mon fil 𝕏 a été littéralement tapissé par le nom de notre ami Brivael Le Pogam , en pleine tournée promotionnelle pour écouler ses fameux "calls" bradés à 299 balles. Vu notre passif — et le fait que les lois implacables de la thermodynamique l'aient récemment poussé à chercher refuge derrière son bouton "bloquer" plutôt que d'assumer ses équations —, j'ai forcément eu l'irrépressible envie de gratter un peu le vernis. Juste pour voir ce qui se cachait réellement derrière la vitrine. En horlogerie, il y a un terme précis pour ce genre de phénomène : une super-fake. De loin, l'illusion est parfaite. Le boîtier brille sous les néons de l'algorithme, ça hurle « Silicon Valley » à pleins poumons, et ça arbore fièrement le poinçon « YC S24 » sur le cadran comme un gage de noblesse absolue. Le profane, fasciné par le polissage, est ébloui. Mais pour peu que l'on possède l'outillage adéquat et qu'on y colle l'oreille, le tic-tac trahit une fâcheuse arythmie. Et quand on fait enfin sauter le fond de boîte en s'attendant à découvrir un calibre manufacture à grande complication... on tombe sur un vulgaire mouvement à quartz en plastique, qui tient au scotch double face. Posons donc le postulat de départ, histoire de dissiper la brume : nous ne sommes pas face à un visionnaire de la DeepTech ni à un prophète de l'IA. Nous observons la masterclass d'un pur produit de l'ingénierie sociale, un illusionniste de l'attention réduit à vendre du vent à 299$ la demi-heure pour tenter de colmater les fuites d'un modèle économique sous perfusion. Acte I : Le Cosplayeur de la Valley (et le complexe de Neuilly) Sur 𝕏, notre homme a soigneusement cultivé sa posture. Il se rêve en héraut du techno-libéralisme, biberonné à Peter Thiel, distribuant ses leçons de "build" à une plèbe embourbée dans ce qu'il appelle avec un dégoût non dissimulé la "mentalité française cassée". Il se drape dans le pragmatisme brutal de la Silicon Valley, persuadé que fustiger l'indignation morale et la "jalousie hexagonale" suffit à lui forger un totem d'immunité. C'est le complexe de l'élu : lui a compris, les autres subissent. Sauf que l'on ne s'improvise pas "Delaware-first" juste en saupoudrant ses tweets de franglais et d'acronymes. Quand on soulève le capot de ce mastodonte de l'IA qui brandit fièrement sa levée de "5M$" (astucieusement convertis de l'euro au dollar pour l'exotisme), la chute est d'une violence administrative absolue. Exit le garage mythique de Palo Alto. Bienvenue dans la très classique, très bourgeoise et très franchouillarde SAS ATOMY. Immatriculée au tribunal de commerce de Nanterre. Siège social : Neuilly-sur-Seine. Le grand frisson libertarien et la disruption mondiale s'arrêtent net au péage de l'A14. Du cosplay de tech-bro dans toute sa splendeur. Mais l'ironie atteint son paroxysme quand on se penche sur la comptabilité du prophète. Pour un parangon de la création de valeur et du "signal prix", la pudeur est soudainement de mise : les comptes de sa fameuse SAS sont pudiquement couverts par une déclaration de confidentialité. Circulez, y'a rien à auditer. Pourtant, il revendique à qui veut l'entendre "+1000 clients payants". Très bien. Faisons les mathématiques basiques que son audience refuse de faire. Avec un abonnement de base à 39$, on obtient un ARR (Revenu Annuel Récurrent) qui fait doucement sourire. Dans le monde impitoyable des vrais Venture Capitalists — ceux-là mêmes qu'il aime name-dropper —, ce niveau de traction le place tout droit dans la catégorie "pré-revenu". Pour un fonds d'investissement, c'est au mieux la validation d'une idée ; au pire, un hobby monétisé. On comprend soudain beaucoup mieux la nécessité absolue de faire les fonds de tiroir en vendant des appels d'une demi-heure. Acte II : Le Calibre en Plastique (Ou le mythe de la DeepTech) Sur les réseaux, notre homme aime se draper dans la toge de l'esthète. Il se pose en croisé intransigeant contre le "slop" — cette bouillie numérique générée à la chaîne par des IA sans âme qui pollue nos fils d'actualité. À l'écouter, lui seul détiendrait le "framework" absolu pour préserver le "goût humain", l'authenticité et la pureté créative. Zéro automatisation crasse, zéro IA qui réfléchit à sa place, juste de l'orfèvrerie digitale. Le Templier du bon goût, en somme. Le problème, c'est que l'audit technique de son fameux "moat" (ses douves défensives infranchissables, dans le jargon de la Valley) révèle une tout autre ingénierie. Son monopole technologique imprenable ressemble furieusement à un monstre de Frankenstein. Argil n'est pas une révolution fondamentale codée à mains nues dans les laboratoires secrets de Neuilly. C'est un wrapper. Une très jolie interface graphique, certes, mais un vulgaire orchestrateur qui sous-traite le vrai miracle aux ingénieurs des autres. Sous le capot, ça tourne avec la matière grise d'autrui : on y branche du Veo 3, du Sora 2 ou du Hailuo pour la vidéo, et on vient gentiment surfacturer l'API d'ElevenLabs pour vous donner de la voix. En d'autres termes, on n'est plus dans la DeepTech, on est dans le dropshipping d'API. Mais là où le cynisme s'élève au rang de chef-d'œuvre absolu, c'est quand on s'intéresse à ceux qui financent la boutique. Le narratif éthique du "builder authentique" se prend une balle entre les deux yeux lorsqu'on découvre ce que fait l'un de ses investisseurs stratégiques, le YouTuber Kwebbelkop, avec la technologie Argil. Son usage ? Il exploite l'API pour vomir littéralement des milliers de "Shorts" 100 % automatisés par mois, en dormant. Notre pourfendeur de la médiocrité est en réalité le gérant de l'usine d'embouteillage du slop qu'il fustige à longueur de tweets. Il pleure à chaudes larmes sur la pollution numérique, tout en vendant les pots d'échappement en gros. Acte III : La Thermodynamique du Bullshit (L'audience de plastique) Il y a une chose fascinante avec les lois de la physique : elles se contrefoutent de votre personal branding. J’avais déjà eu l’occasion de lui rappeler gentiment les principes implacables de la thermodynamique spatiale (ce qui m'avait valu un blocage préventif d'une lâcheté olympique), mais visiblement, ses lacunes scientifiques s'étendent aussi aux lois de la statistique. Parlons un peu de cette croissance miraculeuse, cette véritable érection algorithmique qui l'a propulsé de 9K à 15K abonnés en l'espace de trois heures. Même au sommet de la gloire, la viralité organique ne défie pas le principe de conservation de l'énergie à ce point. La vérité, c'est que contrairement à son prétendu génie, la réalité de ses courbes s'achète tout simplement avec une carte bleue prépayée. Mais le véritable chef-d'œuvre comique intervient quand la plateforme décide de passer un coup de balai. 𝕏 lance une purge de bots, et paf : notre prodige perd 4K abonnés dans la foulée. N'importe quel fraudeur pris la main dans le sac aurait fait profil bas. Pas lui. Il dégaine l'excuse du siècle, la carte du martyre, accusant des "forces obscures" de lui avoir envoyé des milliers de faux comptes pour le discréditer. C'est le syndrome de persécution élevé au rang d'art contemporain. C'est le roi de la victimisation 3.0 : l'homme qui achète des abonnés au kilo sur le dark web et qui pleure au complot quand le videur de la boîte les jette sur le trottoir. Résultat des courses ? Il trône aujourd'hui sur un empire de 32 000 abonnés d'une inertie absolue. C'est un désert d'engagement où l'entropie est à son maximum (voir ses stats sur un an comparées aux miennes, cliquez sur l'image). Face à une critique factuelle, chiffrée et sourcée, on s'attendrait à voir débouler sa fameuse armée de "builders" intellectuellement supérieurs pour défendre le bunker. Que nenni. Sa milice prétorienne se résume à deux ou trois profils anonymes avec des avatars de dessins animés qui viennent bégayer des "t'as le seum" ou "tu fais pas la kichta". Zéro argumentaire. Zéro défense technique. Juste le vide sidéral d'une communauté de plastique, incapable de laisser deux neurones entrer en collision pour formuler une pensée propre. La Conclusion : La Fissdeputerie Tarifée (L'Estocade) Et nous voici enfin au cœur du réacteur, la véritable raison d'être de tout ce cirque numérique : le tunnel de la honte. Analysons un instant l'anatomie de ce pivot désespéré. Notre visionnaire a d'abord tenté le coup de bluff ultime en accrochant une étiquette à 1000$ pour 30 minutes de son temps précieux. Le résultat ? Un silence si assourdissant qu'on aurait pu entendre une mouche voler dans son canal d'acquisition. Face à l'absence miraculeuse de pigeons suffisamment fortunés pour le subventionner, il casse les prix à 299$ et tente, avec un aplomb qui force presque le respect, de faire passer cette capitulation en rase campagne pour un "A/B testing de marché". Appeler sa propre banqueroute d'engagement une "stratégie d'optimisation", c'est de la voltige sémantique. Le verdict clinique est sans appel. Nous n'avons pas affaire à un bâtisseur d'empire, mais à un opportuniste assis sur un siège éjectable dont il ne contrôle même pas le bouton. Il sait pertinemment que son wrappersous perfusion sera balayé, évaporé, instantanément rendu obsolète par la prochaine mise à jour native d'OpenAI ou de Google. Le chronomètre tourne. Son seul et unique business model à court terme consiste donc à traire frénétiquement sa base d'abonnés de plastique tant que le mirage hypnotise encore quelques badauds. Alors, pour conclure, un petit conseil à ceux qui, malgré tout, hésiteraient encore à dégainer leur carte bleue. N'y allez surtout pas en pensant investir dans votre avenir technologique ou comprendre l'algorithme. En revanche, si vous considérez que 299$ est un prix acceptable pour vous offrir un billet au premier rang et assister en direct à la masterclass clinique d'un mythomane en pleine chute libre, foncez. Ne le voyez pas comme un appel de consulting. Voyez-le comme une place de théâtre pour la dernière représentation avant la fermeture définitive.

Pourton.info

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Ils ont perdu la vie, assassinés dans un attentat terroriste islamiste il y a dix ans, le 13 novembre 2015. Rendons-leur hommage en les gardant à jamais dans nos mémoires. Fluctuat nec mergitur. Tués au Bataclan : Stéphane Albertini, chef de salle du restaurant italien Chez Livio, à Neuilly, apprécié des joueurs du PSG, cousin de Pierre Innocenti. Nick Alexander, 36 ans, Britannique, originaire de Colchester, amateur de rock, s’occupait des produits de merchandising du groupe Eagles of Death Metal. Jean-Jacques Amiot, 68 ans, Parisien, oncle d’une élue de Quimper, marié, père de deux filles et grand-père de deux petits-enfants, fondateur de la société de sérigraphie Art Go. Thomas Ayad, 32 ans, originaire d’Amiens, chef de produit pour le label de musique Mercury Records, rattaché à Universal Music Group. Guillaume B. Decherf (Barreau-Decherf), 43 ans, natif de la Meuse, journaliste aux Inrockuptibles, chroniqueur de rock. Emmanuel Bonnet, 47 ans, de la Chapelle-en-Serval (Oise), employé à la RATP, joueur de basse, marié, deux enfants, était au concert avec l’un d’eux qui est sain et sauf. Maxime Bouffard, 26 ans, originaire de Coux-et-Bigaroque dans le Périgord, joueur de rugby amateur, Parisien depuis cinq ans, réalisateur. Quentin Boulenger, 29 ans, chef de projet digital chez L’Oréal, originaire de Reims, vivait dans le XVIIe arrondissement de Paris. Élodie Breuil, 23 ans, originaire de Boulogne-Billancourt, étudiante en design à l’école de Condé, dans le XVe arrondissement de Paris. Claire Camax, 35 ans, originaire d’Avignon, dessinatrice graphiste, vivait à Houilles avec ses deux enfants, était au Bataclan avec son mari, blessé. Nicolas Catinat, 37 ans, originaire de Domont, Val-d’Oise, où il était artisan menuisier. Baptiste Chevreau, 24 ans, originaire de Tonnerre (Yonne), musicien, petit-fils de la chanteuse Anne Sylvestre, vivait à Paris depuis cinq ans. Nicolas Classeau, 43 ans, avait été lycéen à Émerainville en Seine-et-Marne, directeur de l’IUT Marne-la-Vallée, où travaillait Matthieu Giroud, père de trois enfants ; sa compagne a été blessée. Anne Cornet, 29 ans, originaire de Ville-Houdlémont, en Lorraine, vivait à Saint-Germain-en-Laye avec son mari Pierre-Yves Guyomard, tué aussi. Precilia Correia, 35 ans, Franco-Portugaise, habitante d’Asnières-sur-Seine, salariée à la Fnac, tuée avec son ami Manu Perez. Elsa Delplace San Martin, 35 ans, Parisienne d’origine chilienne, mère d’un petit garçon de 6 ans, co-fondatrice de l’agence Les Pro’créatives, tuée avec sa mère Patricia San Martin. Alban Denuit, 32 ans, né en 1983 à Marmande, plasticien enseignant à Bordeaux-Montaigne, sculpteur, vivait à Bordeaux. Vincent Detoc, 38 ans, originaire de L’Haÿ-les-Roses, architecte, guitariste amateur, marié, père de deux enfants, vivait à Gentilly. Elif Dogan, 26 ans, Belge d’origine turque, Liégeoise, travaillait dans une société d’informatique avant de rejoindre son compagnon Milko Jozic à Paris. Fabrice Dubois, 46 ans, marié, deux enfants, rédacteur concepteur chez Publicis conseil, notamment pour des publicités pour les chewing-gums Hollywood, vivait à Médan dans les Yvelines. Romain Dunay, 28 ans, professeur d’anglais à l’ensemble scolaire catholique Saint-Michel de Picpus (Paris et Saint-Mandé), et musicien. Thomas Duperron, 30 ans, originaire d’Alençon, responsable communication de la salle de concerts parisienne La Maroquinerie, vivait à Saint-Ouen. Mathias Dymarski, 22 ans, originaire de Metz, ingénieur ESITC (école supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction), considéré comme l’un des plus doués des « streeters » français (pratiquant du vélo acrobatique), tué avec sa compagne Marie Lausch. Germain Ferey, 36 ans, originaire de Vienne-en-Bessin, dans le Calvados, travaillait dans la production et l’illustration audiovisuelle, habitait Paris, était au concert avec son ami Antoine Mary. Grégory Fosse, 28 ans, natif de Gambais dans les Yvelines, programmateur musical pour la chaîne D17, vivait à Paris. Christophe Foultier, 39 ans, directeur artistique chez Havas Life Paris, marié, deux enfants, vivait à Courbevoie. Julien Galisson, 32 ans, originaire d’Orvault (Loire-Atlantique), habitant à Nantes, célibataire, fan de musique, était au concert avec une amie qui a eu la vie sauve. Suzon Garrigues, 21 ans, étudiante en troisième année de licence de lettres modernes appliquées à la Sorbonne. Juan Alberto Gonzalez Garrido, 29 ans, Espagnol, a vécu à Madrid, ingénieur au Centre national d’équipement nucléaire d’EDF à Montrouge, habitait à Paris depuis deux ans avec son épouse, présente avec lui au Bataclan, qui n’a pas été tuée dans l’attaque. Mayeul Gaubert, 30 ans, originaire de Morey en Saône-et-Loire, juriste, Parisien. Matthieu Giroud, 39 ans, originaire de Jarrie (Isère), géographe, enseignant à l’IUT de Marne-la-Vallée dirigée par Nicolas Classeau (voir plus haut), marié, père d’un garçon de 3 ans, vivait à Paris avec son épouse, enceinte au moment de l'attentat. Cédric Gomet, 30 ans, originaire de Foucherans, dans le Jura, Parisien, travaillait pour la chaîne de télévision TV5 monde, guitariste du groupe d’électro-rock « First All The Machines ». Nohemi Gonzalez, 23 ans, Américaine d’origine mexicaine, étudiante en art à l’université d’État de Long Beach, Californie, séjournait à Paris dans le cadre d’un programme d’échange de six mois. Stéphane Grégoire, 46 ans, de Nucourt, dans le Vexin. Pierre-Yves Guyomard, 43 ans, ingénieur du son, professeur de sonorisation à l’ISTS (école de son), marié avec Anne Cornet, morte avec lui (voir plus haut). Olivier Hauducœur, 44 ans, Parisien, ancien élève de l’École nationale supérieur d’ingénieurs de Caen, coureur de cross amateur, travaillait chez Arval, filiale de location automobile de BNP Paribas. Frédéric Henninot, 45 ans, employé de la Banque de France à Cergy, père de deux enfants, était au Bataclan avec sa compagne Stéphanie, blessée. Pierre-Antoine Henry, 36 ans, Parisien, ingénieur (architecte système) chez Sagem puis chez Tns-MARS, marié, père de deux petites filles. Mathieu Hoche, 37 ans, originaire de Siouville-Hague (Manche), cameraman pour la chaîne France 24, père d’un garçon de 9 ans, vivait à Montreuil. Pierre Innocenti, 40 ans, restaurateur, patron de Chez Livio, à Neuilly, qu’il dirigeait avec son frère, à la suite de leurs père et grand-père, tué en même temps que son chef de salle Stéphane Albertini (voir plus haut). Nathalie Jardin, 31 ans, régisseuse au Bataclan, originaire de Marcq-en-Barœul (Nord), Parisienne. Marion Jouanneau, 24 ans, de Chartres où elle a été élève au lycée Marceau, étudiante, assistait au concert d’Eagles of Death Metal accompagné de son petit ami. Milko Jozic, 47 ans, Belge, Liégeois, ingénieur, vivait à Paris depuis plusieurs mois avec sa compagne Elif Dogan, tuée en même temps que lui (voir plus haut). Jean-Jacques Kirchheim, 44 ans, Parisien originaire de Saint-Maur, salarié de Free, amoureux du rock, était au concert avec deux amis et sa compagne, qui ont survécu. Nathalie Lauraine, 39 ans, Russe et Française, mère de trois enfants, était au concert avec son mari qui a été blessé. Marie Lausch, 23 ans, originaire de Saint-Julien-lès-Metz, étudiante en communication à la NEOMA Business school de Reims, en stage à Paris, tuée avec son compagnon Mathias Dymarski (voir plus haut). Renaud Le Guen, 29 ans, habitant de Savigny-sur-Orge, conseiller service chez MAN Truck&Bus (constructeur de camion et d’autocars), était au concert avec sa compagne Floriane, rescapée. Gilles Leclerc, 32 ans, fleuriste à Saint-Leu-la-Forêt, fan de rock et de formule 1, était au Bataclan avec sa petite amie qui est saine et sauve. Christophe Lellouche, 33 ans, Parisien, musicien, avait créé une agence de communication, Luminol. Cécile Martin, 33 ans, parisienne, psychologue. Antoine Mary, 34 ans, originaire de Caen, développeur, avait travaillé chez Milky, agence parisienne de communication web, était au Bataclan avec son ami Germain Férey, tué lui aussi (voir plus haut). Cédric Mauduit, 41 ans, fils d’un technicien agricole et d’une institutrice de la Manche, directeur de la modernisation au conseil départemental du Calvados, marié, père de deux enfants, habitait à Lion-sur-Mer après avoir été parisien. Isabelle Merlin, 44 ans, ingénieur à Rambouillet. Fanny Minot, 29 ans, monteuse pour l’émission Le Supplément de Canal plus. Yannick Minvielle, 39 ans, originaire d’Épervans en Saône-et-Loire, vivait et travaillait à Paris, où il était directeur de création chez Red/Publicis, et chantait dans un groupe de rock. Cécile Misse, 32 ans, originaire de Gap (Hautes-Alpes), chargée de production au théâtre Jean-Vilar de Suresnes, tuée avec son compagnon Luis Felipe Zschoche Valle. Marie Mosser, 24 ans, originaire de Nancy, travaillait pour le label Mercury Music group (Universal Music France). Quentin Mourier, 29 ans, originaire de Rouffach dans le Haut-Rhin, architecte (ENSA de Versailles), avait été chargé d’étude à l’Atelier international du Grand Paris et travaillait pour le projet Vergers Urbains, association du XVIIIe arrondissement de Paris qui plante des arbres fruitiers dans les quartiers parisiens. Christophe Mutez, environ 40 ans, d'une famille de Traînou (Loiret), près d'Orléans, consultant informatique. Hélène Muyal, 35 ans, Parisienne, maquilleuse-coiffeuse, travaillait aussi dans la mode, était mariée et mère d’un enfant de dix-sept mois. Romain Naufle, environ 30 ans, Paris. Bertrand Navarret, 37 ans, originaire de la région de Tarbes, charpentier à Capbreton, amateur de surf, était de passage à Paris. Christopher Neuet-Shalter, 39 ans, originaire de Levallois, consultant formateur en marketing digital, vivait à Clichy avec sa compagne et leur fille de 11 ans. Lola Ouzounian, 17 ans, lycéenne, était au concert avec son père, qui n'a pas été tué. David Perchirin, 45 ans, ancien étudiant à Sciences-Po Rennes, journaliste devenu instituteur à Bagnolet. Aurélie de Peretti, 33 ans, d’une famille originaire de Corse, infographiste, avait travaillé dans des restaurants, habitait Saint-Tropez, et était venue à Paris pour le concert. Manu Perez, 40 ans, travaillait pour Polydor (Universal Music France), père de deux filles, était le compagnon de Precilia Correia (voir plus haut). Franck Pitiot, 33 ans, habitant de Meudon (Hauts-de-Seine), ingénieur diplômé de l’Esstin Nancy, travaillait chez MCCF, société de construction. Caroline Prenat, 24 ans, Lyonnaise, graphiste, diplômée de l’école d’Arts appliqués de Lyon, venait de s’installer à Paris. François-Xavier Prévost, 29 ans, originaire de Lambersart près de Lille, diplômé de l’Institut supérieur de commerce international de Dunkerque, était chef de publicité à l’agence LocalMedia à Lille, après plusieurs années chez Havas à Paris. Armelle Pumir Anticevic, 46 ans, Parisienne, chef de fabrication chez Logic Design Studio, était au Bataclan avec son mari, Joseph, rescapé. Richard Rammant, 53 ans, Parisien originaire du Lot, biker, fidèle du Cahors Blues Festival, marié, père de deux enfants, était au concert avec son épouse Marie-Do, blessée en même temps que lui mais rescapée. Valentin Ribet, 26 ans, avocat au cabinet Hogan Lovells, Parisien. Matthieu de Rorthais, 32 ans, Parisien. Estelle Rouat, 25 ans, originaire de Concarneau, professeur d’anglais au collège Gay-Lussac de Colombes, était au Bataclan avec son ami, blessé. Thibault Rousse Lacordaire, 36 ans, Parisien, ancien élève de l’établissement catholique Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly, contrôleur de gestion chez Colony capital, fonds d’investissement qui a été actionnaire du Paris Saint-Germain, et bénévole à l’association le Relais Frémicourt. Raphaël Ruiz, 37 ans, Parisien, originaire de Grenoble où il avait été élève à Sciences-Po, rédacteur chez Ubiqus, guitariste et passionné de musique. Madeleine Sadin, 30 ans, Parisienne, professeur de français au collège Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine. Lola Salines, 28 ans, Parisienne, éditrice chez Gründ, membre de la ligue sportive La Boucherie de Paris, équipe de roller derby (sport d’équipe sur patin à roulettes). Patricia San Martin, 61 ans, chilienne, exilée en France depuis le coup d’État de 1973, fonctionnaire à la mairie de Sevran, tuée en même temps que sa fille Elsa Delplace San Martin (voir plus haut). Hugo Sarrade, 23 ans, étudiant en intelligence artificielle à l’université de Montpellier, passait le week-end chez son père à Paris. Maud Serrault, 37 ans, Parisienne, mariée, directrice de marketing de la société d’hôtels Best Western France, était au concert avec son époux, qui n’a pas été tué. Sven Silva Perugini, 29 ans, du Venezuela, né à Caracas, domicilié depuis deux ans à Palma de Majorque, était au Bataclan avec deux amis vénézuéliens. Valeria Solesin, 28 ans, Italienne de Venise, Parisienne depuis quatre ans, doctorante en sociologie à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, bénévole pour l’ONG italienne Emergency. Fabian Stech, 51 ans, né à Berlin, marié, père de deux enfants, installé en France depuis 1994, docteur en philosophie, critique d’art, vivait à Dijon où il était professeur au lycée privé Les Arcades. Claire Tapprest, 23 ans, étudiante à la NEOMA Business School de Reims. Ariane Theiller, 24 ans, a vécu près de Lille, a suivi un cursus à l’université de Strasbourg, était auteur d’un mémoire de master sur les super héros, habitait Montreuil et travaillait à Paris chez Urban Comics, filiale de Dargaud qui édite des bandes dessinées américaines. Éric Thomé, 39 ans, ancien élève au lycée de Sèvres, photographe et graphiste, créateur de l’agence We are Ted à Paris, était père d’une petite fille et en attendait une deuxième. Olivier Vernadal, 44 ans, dit Dado, originaire de Ceyrat, Puy-de-Dôme, agent des impôts à Paris, ancien joueur de foot dans l’équipe de Ceyrat, habitait dans le XIe arrondissement, non loin du Bataclan. Luis Felipe Zschoche Valle, 35 ans, Chilien, Parisien depuis huit ans, guitariste et chanteur dans le groupe de rock Captain Americano, compagnon de Cécile Misse, tuée avec lui au Bataclan. Tués À La Belle Équipe, 92, rue de Charonne, dans le XIe Ludovic Boumbas, 40 ans, d'origine congolaise, a grandi à Lille, était employé chez Fedex. Ciprian Calciu, 32 ans, Roumain, et sa compagne Lacramioara Pop, Roumaine aussi, parents d’un enfant de 18 mois, ont été tués ensemble. Marie-Aimée Dalloz, 34 ans, employée chez Amundi, tuée avec son compagnon. René Bichon, 62 ans, a été cité lors de la cérémonie du 27 novembre. Romain Didier, 32 ans, Parisien, originaire de Sury-en-Vaux, dans le Sancerrois, avait travaillé pour le Little Temple Bar, à Paris, tué avec son amie Lamia Mondeguer, qui travaillait pour l’agence artistique Noma Talents. Anne Laure Arruebo et Cécile Coudon Peccadeau de l’Isle, inspectrices des douanes à la Direction générale des douanes et des droits indirects. Justine Dupont, 34 ans, habitant Montreuil, responsable de résidences sociales. Romain Feuillade, 31 ans, originaire de Gilly-sur-Isère, en Savoie, Parisien, restaurateur. Véronique Geoffroy de Bourgies, 54 ans, ancien mannequin, ex-journaliste à Madame Figaro et à ParisObs, fondatrice du site mariée, deux enfants. Cédric Ginestou, 27 ans, Parisien originaire de Laval. Michelli Gil Jaimez, 27 ans, Mexicaine, travaillait au Café des anges comme Houda Saadi. Thierry Hardouin, 36 ans, policier à Bobigny, père de deux enfants, mort avec sa compagne Marie-Aimée Dalloz (voir ci-dessus). Djamila Houd, 41 ans, Parisienne, originaire de Dreux, travaillait dans le prêt-à-porter, mère d’une fille de huit ans, mariée au propriétaire de La Belle Equipe, morte dans ses bras. Hyacinthe Koma, originaire du Burkina Faso, serveur au restaurant Les Chics Types, dans le XIXe arrondissement de Paris. Guillaume Le Dramp, originaire de Cherbourg, travaillait dans un restaurant, avait fêté ses 33 ans à La Belle Équipe où il a été tué. Victor Muñoz, 25 ans, fils d’un élu du XIe arrondissement. Halima Saadi, 37 ans, d’origine tunisienne, mère de deux enfants, et sa sœur Houda Saadi étaient à La Belle Équipe pour fêter les 35 ans de cette dernière ; une grande partie des 18 victimes de La Belle Équipe était venue pour l’anniversaire. Tués au Petit Cambodge, 20, rue Alibert, dans le Xe arrondissement : Alva Berglund, 25 ans, Suédoise, originaire de la ville de Västeras, a été tuée alors qu'elle était en compagnie d'une amie, blessée ; son nom a été révélé lors de la cérémonie du 27 novembre; l'ambassadrice de Suède à Paris a déposé une gerbe en l'honneur des victimes devant le restaurant. Chloé Boissinot, 25 ans, originaire de Château-Larcher dans la Vienne, dînait avec son compagnon, blessé. Vivait à Paris, travaillait au bar Le Verre Volé. Asta Diakité, cousine du footballeur Lassana Diarra, a été tuée à proximité du Petit Cambodge alors qu'elle faisait des courses. Raphael Hilz, 28 ans, architecte, originaire de Garmisch, en Allemagne, travaillait au cabinet Renzo Piano Building Workshop, à Paris, dînait au Petit Cambodge avec deux collègues. Amine Ibnolmobarak, 29 ans, Marocain, architecte, encadrant à l’École nationale supérieure d’architecture du quai Malaquais. Son épouse a été blessée. Justine Moulin, 23 ans, étudiante à Paris. Anna Petard Lieffrig, 24 ans, graphiste et sa sœur Marion Petard Lieffrig, 30 ans, musicologue. Sébastien Proisy, 38 ans, originaire de Valenciennes, diplômé de Sciences-Po, avait travaillé dans un cabinet d’avocats. Stella Verry, 36 ans, médecin généraliste au pôle de santé Les Eiders, à Paris. Tuées au café Le Carillon : Charlotte Meaud et Émilie Meaud, sœurs jumelles de 30 ans, Parisiennes, Charlotte était chargée de développement de start-up, Émilie architecte. Tué au bar La Bonne Bière : Nicolas Degenhardt, 37 ans, Parisien, originaire du Mans, tué à La Bonne Bière. Tuée rue de La Fontaine-au-Roi : Lucie Dietrich, 37 ans, Parisienne originaire de Recologne, près de Besançon, graphiste, tuée rue de La Fontaine-au-Roi, salariée de L’Étudiant, sœur du fondateur de la marque de montres Dietrich. Tué à son domicile : Stéphane Hache, 52 ans, Parisien, originaire de Vendée, maître d’hôtel, tué d’une balle perdue dans son studio situé près du Bataclan, retrouvé le samedi 14. Tué au Stade de France : Manuel Colaco Dias, 63 ans, chauffeur d’autocar, Portugais, vivait à Cormontreuil, près de Reims, et travaillait pour l'entreprise rémoise Regnault Autocars. Lieu du décès non confirmé : Salah Emad El-Gemaly, 28 ans, Égyptien vivant à Paris, carreleur, aurait été tué, selon Le Monde, dans un café proche du Bataclan. Kheireddine Sahbi, 29 ans, Algérien, musicien, violoniste, étudiant en ethnomusicologie à la Sorbonne, vivait à Paris. Djalal Eddin Sebaa, 30 ans, Algérien vivant en France depuis un an.

Ilan Gabet

201,358 views • 9 months ago

Géopolitique de comptoir et sueur lunaire : Autopsie d'un naufrage d’Idriss Aberkane en 3 minutes Il y a des moments dans la vie d'un curioscepticosapioiste où l'on se sent d'humeur aventurière. On se dit : « Tiens, et si j'allais voir ce que l'algorithme a à offrir sur l'éventualité d'une Troisième Guerre mondiale ? ». Après tout, l'époque est tendue, les enjeux sont complexes, et un peu d'analyse géopolitique ne ferait pas de mal. C'est ainsi que je suis tombé sur une vidéo. Une pépite. Un monument. Une œuvre d'art involontaire de l'absurde. J'avais l'intention, initialement, de déconstruire l'ensemble de son propos. De faire un travail de fond. Mais voilà : j'ai une règle d'hygiène mentale assez stricte. C'est le principe du Canari dans la mine de charbon appliqué à la rhétorique, ou si vous préférez, la Loi de Brandolini (le principe d'asymétrie des bobards) : « La quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des idioties est un ordre de grandeur supérieur à celle nécessaire pour les produire ». Alors, quand un intervenant réussit l'exploit olympique d'insulter la physique, l'histoire, la biologie et la simple logique aristotélicienne en moins de 180 secondes, le verdict tombe : je ne regarde pas la suite. Si les fondations sont en guimauve radioactive, je ne vais pas inspecter la toiture. Voici donc pourquoi j'ai quitté mort de rire cette vidéo à la 3ème minute. Installez-vous, prenez un café (ou un verre de vin, c'est selon l'heure), ça va être salé. 1. Intel, la Lune et la transpiration sélective des femmes (Le Pic de la Connerie) Commençons par le plat de résistance, servi dès l'entrée. Notre expert en géopolitique ésotérique nous explique, avec un aplomb qui force le respect, que le géant des semi-conducteurs Intel utilise la méthode « Copy Exactly » (Copie Totale) pour une raison bien précise. Accrochez-vous à votre rationalité, ça va secouer. Selon lui, Intel s'est rendu compte que « les phases de la lune influençaient la qualité de leur semi-conducteur parce que les femmes pouvaient transpirer un peu plus ou avoir un peu plus de lipides sur la peau ». Il ajoute même, dans un élan de précision médicale, que « les hommes pouvaient aller aux toilettes plus souvent ». Pause. On respire. Je suis passionné de physique et de technologie, et là, j'ai failli avaler ma montre. Analysons ce qui ne va pas, voulez-vous ? Une usine de semi-conducteurs (une Fab), ce n'est pas la cuisine de ma tante Ginette où l'on fait des crêpes la fenêtre ouverte. C'est ce qu'on appelle une Salle Blanche (Cleanroom). On parle de normes ISO 1 à ISO 5. L'air y est filtré en permanence pour éliminer les particules de poussière microscopiques. La température est contrôlée au dixième de degré près. L'humidité est stabilisée à la décimale. La pression atmosphérique est régulée. Les techniciens qui y travaillent portent des « Bunny Suits » : des combinaisons intégrales, stériles, qui ne laissent passer ni un cheveu, ni une squame de peau, et encore moins des « vapeurs de lipides lunaires ». L'idée même qu'une variation hormonale ou sudoripare, causée par la Pleine Lune (ce qui est déjà biologiquement douteux), puisse traverser trois couches de textile technique filtrant, surmonter le flux laminaire vertical, pour aller corrompre une galette de silicium gravée en 3 nanomètres, c'est de la science-fiction de série Z. La méthode Copy Exactly! d'Intel existe. C'est vrai. Mais elle sert à garantir que si un tuyau de gaz fait 12 cm de long et a 2 coudes dans l'usine de l'Oregon, il doit faire 12 cm et avoir 2 coudes dans l'usine d'Irlande. C'est de la dynamique des fluides et de la thermodynamique. Ce n'est pas de la sorcellerie gynécologique. Prétendre qu'Intel gère ses chaînes de production en fonction du cycle menstruel ou de la vessie des messieurs, c'est insulter des décennies d'ingénierie. 2. J.P. Morgan et la télépathie nécromancienne Une fois qu'on a digéré les lipides lunaires, notre ami enchaîne avec un classique : la citation d'autorité. Il cite J.P. Morgan : « Les millionnaires n'étudient pas l'astrologie, mais les milliardaires, oui. » Et là, le génie opère. Il admet, textuellement : « Elle est apocryphe [...] mais il pensait exactement ça. Il n'en pensait pas moins. » C'est magnifique. C'est ce que j'appelle l'argument « Trust me, bro » post-mortem. Le type avoue que la citation est fausse (JP Morgan ne l'a jamais dite), mais il s'octroie le super-pouvoir de lire dans les pensées d'un banquier mort en 1913 pour valider son propre délire. C'est une méthode fascinante. Essayons, pour voir : « Napoléon n'a jamais dit qu'il adorait le breakdance, c'est apocryphe. Mais il le pensait très fort. Il n'en pensait pas moins. » Vous voyez le problème ? Si on commence à faire parler les morts pour confirmer nos biais cognitifs en admettant que les preuves n'existent pas, on ne fait plus de l'analyse. On fait du spiritisme de comptoir. 3. François Mitterrand, réincarnation du Pharaon On continue la descente aux enfers intellectuels. L'affirmation : « Mitterrand pensait être la réincarnation d'un pharaon. C'est pas une blague et c'est bien pour ça qu'il a fait construire la pyramide du Louvre. » Alors, remettons l'église au milieu du village (et la pyramide au milieu de la cour Napoléon). Est-ce que Mitterrand consultait Élizabeth Teissier ? Oui. C'est factuel, c'est documenté, et c'est franchement embarrassant pour la Vème République. On est d'accord. Mais le saut logique vers « Il a construit la Pyramide parce qu'il se prenait pour Toutânkhamon » est une fable qui traîne dans les milieux complotistes depuis les années 80. La Pyramide du Louvre a été commandée à l'architecte I.M. Pei pour une raison purement logistique : le musée était un bordel sans nom, avec des entrées éparpillées et inadaptées au flux moderne. Il fallait créer une entrée centrale souterraine capable de distribuer les visiteurs vers les trois ailes sans défigurer les façades historiques du palais. La forme pyramidale a été choisie pour sa stabilité géométrique, sa transparence et sa capacité à apporter de la lumière au sous-sol sans écraser visuellement le Louvre. Ce n'était pas un tombeau pour l'ego de Tonton. C'était un puits de lumière. Confondre l'urbanisme fonctionnel avec un rite maçonnique égyptien, c'est quand même un sacré niveau d'interprétation. À ce compte-là, le triangle de signalisation dans mon coffre prouve que je suis un Illuminati. 4. Le Bingo de l'Apocalypse et le double naufrage (Astrologue vs Debunkers) Arrêtons-nous là une seconde sur le casting de ce fameux « cercle rouge » et son analyse géopolitique de haute volée. Notre Nostradamus sous Xanax nous explique avec des trémolos dans la voix que Donald Trump, Benjamin Netanyahou, et « feu l'Ayatollah Khamenei » (paix à ses cendres fraîchement bombardées) partagent un point commun terrifiant : ils sont tous nés sous une éclipse. Et c'est ici que l'histoire devient délicieuse. Sur le réseau X, des "debunkers" en herbe, sans doute trop pressés de faire du clic, ont voulu le contrer en affirmant que c'était faux. Eh bien, plot twist de la rigueur intellectuelle : le charlatan a raison sur l'astronomie, et les debunkers ont tort. Vérification faite : Ali Khamenei est bien né le 19 avril 1939, le jour exact d'une éclipse solaire annulaire. Benjamin Netanyahou a poussé son premier cri le 21 octobre 1949, le jour précis d'une éclipse solaire partielle. Quant à Trump, il est effectivement né le jour d'une éclipse totale de lune. Dun dun duuuun. Tremblez, mortels. La prophétie est-elle en marche ? L'alignement des planètes dicte-t-il la guerre de demain ? Non. Et c'est là que la rationalité reprend ses droits avec violence. Ce n'est pas parce que les dates sont exactes que la conclusion géopolitique n'est pas de la bouillie pour chats. C'est le cas d'école de ce qu'on appelle le Biais du tireur d'élite texan. Le principe est enfantin : imaginez un type qui vide son chargeur à l'aveugle sur la porte d'une grange, puis qui va peindre tranquillement une cible autour de l'amas de plombs pour faire croire à tout le monde que c'est un sniper de génie. Faisons un peu de mathématiques. Il se produit entre 4 et 7 éclipses (solaires et lunaires) chaque année. Sur un siècle, on approche allègrement du demi-millier de fenêtres astrales de ce type. Maintenant, prenez la liste de tous les chefs d'État, dictateurs, ministres de la Défense, généraux, conseillers de l'ombre et influenceurs impliqués de près ou de loin dans les conflits actuels. On parle de centaines d'individus clés. La probabilité d'en piocher trois qui sont nés le jour d'une éclipse (qu'elle soit solaire, lunaire, totale ou partielle, l'ésotérisme sait ratisser large pour que ça rentre) est statistiquement non seulement possible, mais banale. C'est de l'apophénie pure et dure : la capacité obsessionnelle du cerveau humain à forcer un motif signifiant sur un nuage de données parfaitement aléatoires. À ce niveau de corrélation éclatée au sol, on peut sûrement démontrer que 100% des instigateurs d'une potentielle Troisième Guerre mondiale ont bu de l'eau ou mangé de la purée Mousline avant l'âge de 3 ans. Doit-on alerter l'ONU et interdire les flocons de pomme de terre pour garantir la paix mondiale ? Bref, un charlatan qui a de la chance avec un calendrier astronomique reste un charlatan. Et un debunker qui ne vérifie pas ses sources mérite un blâme. La géopolitique expliquée par l'horoscope de Télé 7 Jours, c'est non. Conclusion : Pourquoi je n'irai pas à la minute 4 (et la leçon du double K.O.) Voilà le bilan clinique de ces trois premières minutes de vidéo. Et c'est précisément ici que la démarche du curioscepticosapioiste prend tout son sens. Résumons le palmarès : 1⃣ La physique assassinée : Une incompréhension délirante des salles blanches ISO, transformant la thermodynamique de pointe d'Intel en une vaste blague sur les lipides lunaires et la vessie des ingénieurs. 2⃣ L'épistémologie de la planche Ouija : L'invention de la citation apocryphe télépathique, ou comment faire parler le cadavre de J.P. Morgan pour valider ses propres croyances. 3⃣ Le Code Da Vinci du pauvre : La transformation d'un chef-d'œuvre de logistique architecturale (la Pyramide de Pei) en un délire funéraire maçonnique pour Tonton Toutânkhamon. 4⃣ Le miracle astronomique (et la bêtise partagée) : La seule fois où notre expert avance des données factuellement exactes (les dates des éclipses), c'est pour s'enfoncer avec le sourire dans un vertigineux Biais du tireur d'élite texan. Mais l'ironie est totale : avec cette seule donnée juste, il réussit l'exploit de piéger et d'humilier les "debunkers" pressés des réseaux sociaux, prouvant au passage que la paresse intellectuelle est décidément la chose la mieux partagée au monde. C'est la leçon magistrale de cet extrait. Avoir une donnée juste (la date d'une éclipse spatiale) et l'insérer dans un raisonnement fallacieux (l'apophénie géopolitique), c'est comme utiliser un engrenage de haute horlogerie pour essayer de réparer un mixeur en plastique : la pièce est vraie, mais le mécanicien est un escroc. Et le debunker qui tape sur le mixeur avec un marteau rouillé sans regarder les plans n'est pas beaucoup plus utile à la société. Si les prémisses d'un discours sont un tel champ de ruines, la logique la plus élémentaire exige de ne pas s'infliger la suite. Je ne sais pas ce qu'il raconte à la minute 4. Peut-être qu'il lit l'issue de la Troisième Guerre mondiale dans les entrailles d'un pangolin, ou qu'il analyse les mouvements de troupes en fonction de la rétrogradation de Mercure. Franchement ? Je m'en cogne. Mon temps de cerveau est une ressource trop précieuse pour la laisser se faire siphonner par ce trou noir de la rationalité. Je vais plutôt retourner à des occupations d'une fiabilité absolue : assembler mon dernier set Lego ou observer ma tortue Stitch mâcher tranquillement sa salade. Au moins, quand Stitch se déplace, je sais que c'est de la pure biomécanique reptilienne, et pas un complot orchestré par l'alignement de Jupiter. Restez curieux, restez sceptiques, vérifiez vos éphémérides, et par pitié, ne laissez personne insulter votre intelligence.

Pourton.info

117,086 views • 6 months ago

Le Darwinisme de l'Attention : Pourquoi Phoenix ne tue pas 𝕏, il l'assainit (et pourquoi vous échouez). (Résumé audio en pièce jointe) C'est l'histoire d'un type qui se tient au milieu du Stade de France, un mégaphone branché sur les amplis de la régie, et qui hurle à s'en péter les cordes vocales : « L'ALGORITHME EST CASSÉ, PLUS PERSONNE NE M'ENTEND ! » Pendant ce temps, 56 000 personnes le regardent en silence et 500 autres relaient son message de détresse. C’est le spectacle paradoxal, presque conceptuel, que nous offrent depuis quelques jours les gros comptes de cette plateforme. Les créateurs à 100K, 500K ou 1 million d'abonnés pleurent à chaudes larmes sur la mort imminente de 𝕏, graphiques de vues en chute libre à l'appui. Ils dénoncent une censure fantasmée, un système truqué, une prophétie auto-réalisatrice algorithmique qui les étoufferait. La vérité est infiniment plus cruelle, mais surtout, infiniment plus saine : 𝕏 n'est pas cassé. 𝕏n'est pas mort. 𝕏 vient simplement de changer de régime alimentaire, et les dinosaures regardent la météorite tomber en s'indignant que l'herbe ait soudain un goût de cendre. Si vous avez l'impression de hurler dans le vide ces temps-ci, asseyez-vous, prenez un café. On va ouvrir le capot du nouvel algorithme, regarder comment la mécanique tourne, et comprendre pourquoi, pour une fois, ce changement brutal est la meilleure chose qui pouvait arriver à notre intelligence collective. 1. Le Cimetière des Perroquets (L'autopsie de l'ancien monde) Avant l'arrivée de Grok et la mise à jour massive du moteur de recommandation "Phoenix", la plateforme fonctionnait sur une faille béante : la prime à la quantité. C'était l'âge d'or des usines à vide. Vous pouviez être un compte « info » qui recrache 15 dépêches AFP par jour sans la moindre analyse. Vous pouviez être un gourou de la finance qui balance 10 graphiques recyclés et des platitudes sur le marché. Vous pouviez copier-coller des "Threads 1/15" insipides pour expliquer que « l'eau ça mouille, voici comment je l'ai découvert ». L'algorithme récompensait la régularité frénétique. C'était une mitraillette à contenu : si vous tiriez assez de balles, certaines finissaient toujours par toucher une cible. Puis, le couperet est tombé. Le code source de l'algorithme de 𝕏, désormais public, nous montre l'arme du crime : l'AuthorDiversityScorer. C'est un pesticide anti-spam d'une efficacité redoutable. Aujourd'hui, si vous postez cinq fois par jour, le système refuse de vous laisser monopoliser le flux d'un même utilisateur. Votre deuxième post subit une décote d'impressions. Le troisième est enterré. Le cinquième n'existe même plus. Pire encore pour les agrégateurs et les rois du Retweet : la nouvelle architecture massacre littéralement la portée des republications d'autres créateurs. L'algorithme veut de la création native, originale, locale. Ceux qui crient à la fin de 𝕏 aujourd'hui ne pleurent pas la mort de la plateforme. Ils pleurent la fin de leur rente de situation. Ils avaient bâti des empires d'engagement sur un bug, sur un ancien monde qui récompensait le bruit. Aujourd'hui, Grok lit les textes. Il évalue la sémantique. Et il s'ennuie très, très vite face à la médiocrité industrielle. 2. Phoenix n'est pas un juge, c'est un Bookmaker C'est ici que l'incompréhension devient totale chez les déçus du système. Ils ont lu que Phoenix attribue un "score prédictif" à un post avant même qu'il ne soit publié. Ils en concluent, dans un élan de victimisation fataliste : « Si le système prédit que mon post va échouer, il ne le montre à personne. C'est foutu d'avance, l'algo est contre moi. » C'est techniquement faux, et stratégiquement stupide. Phoenix ne grave aucune condamnation dans le marbre. Phoenix est un bookmaker sous amphétamines. Quand vous appuyez sur « Publier », l'algorithme fait un pari. S'il n'est pas sûr de la valeur de votre post (ou s'il vous juge sévèrement d'après votre historique récent), il ne vous tue pas : il vous donne une mise de départ, une test audience. Un échantillon minuscule de lecteurs. Et c'est là que tout bascule. C'est la phase 2 : la boucle de rétroaction (Feedback Loop) en temps réel. Si vous publiez votre post et que vous fermez l'application pour aller regarder Netflix, vous êtes mort. Votre post est livré à lui-même face à un petit échantillon. Si les gens scrollent sans s'arrêter, la sanction tombe en quelques minutes : le flux est coupé. Mais il existe une fenêtre critique. La Golden Windowdes 15 à 30 premières minutes. Si ce petit échantillon s'arrête sur votre texte (le fameux Dwell Time ou temps de lecture). S'il clique sur l'image. Et surtout, s'il se met à vous répondre et que vous ferraillez avec lui dans les commentaires du tac au tac... l'algorithme détecte une anomalie statistique positive. À chaque nouvelle requête de feed, Phoenix réévalue votre post. Un contenu qui partait avec une prédiction catastrophique peut soudainement exploser et être propulsé massivement parce que la réaction humaine, en temps réel, a donné tort à la machine. L'algorithme ne vous censure pas. Il vous offre une allumette. À vous de souffler sur les braises dans les commentaires pour déclencher l'incendie, ou de laisser le feu s'éteindre de lui-même. 3. Nettoyer l'Asile : L'impératif cynique (et salvateur) Certains naïfs pensent que 𝕏 a mis cela en place pour « élever le débat » par pure noblesse d'âme philosophique. Ne soyons pas ridicules. La logique derrière tout ça est froidement économique. Une plateforme où l'attention est happée par 90 % de fermes à bots, de trolls anonymes complotistes, et de recycleurs de news tièdes, c'est une plateforme qui fait fuir le lecteur silencieux. Or, le lecteur silencieux, celui qui vient pour lire, apprendre et s'informer, c'est la cible des annonceurs premium. 𝕏 est acculé financièrement. La direction n'a pas d'autre choix que d'assainir l'asile. L'obsession actuelle de l'algorithme porte un nom technique très précis : les Unregretted User-Seconds (le temps passé sans regret). 𝕏 veut que vous restiez sur l'application, oui, mais pour y lire des choses denses, des débats complexes, des paradoxes bien formulés. Le conflit est toléré, voire encouragé, tant qu'il ne déclenche pas une avalanche de signaux négatifs (les reports, les mutes, les blocks). L'algorithme se nourrit de la tension intellectuelle, parce qu'une tranchée de commentaires où les gens s'affrontent avec des arguments sourcés est l'endroit où le temps d'attention est le plus captif. Pour vendre des abonnements Premium et rassurer les marques, il faut nettoyer le salon. Phoenix est simplement l'aspirateur algorithmique qui est en train d'avaler les déchets industriels. 4. La Stratégie du Sniper : Changez de bateau Alors, que fait-on de tout ça ? On continue de pleurer en expliquant qu'on a fait 50 millions d'impressions sur des vidéos de guerre sans gagner un centime ? Non. On s'adapte, et on s'amuse avec les nouvelles règles de la physique locale. Le jeu est clair. Voici comment le hacker avec l'élégance d'un prédateur intellectuel : ▪ Rangez la mitraillette, sortez le fusil à lunette :Cessez de publier 6 fois par jour. L'abondance détruit la rareté, et aujourd'hui, l'algorithme punit l'abondance. Faites un à deux posts originaux par jour, grand maximum. Mais faites en sorte que ce soient des missiles : denses, complexes, clivants mais inattaquables sur le fond. Écrivez pour le temps de lecture (Dwell Time). Obligez les gens à s'arrêter de scroller. ▪ L'infiltration horizontale : C'est la méta absolue de 𝕏aujourd'hui. L'algorithme accorde un poids ahurissant aux réponses (les replies), surtout celles des comptes Premium. Votre mur personnel importe moins que votre capacité à parasiter l'audience des autres. Allez sous les publications des politiciens, des gros comptes ou des trolls de compétition. Posez une analyse chirurgicale, un paradoxe cinglant, une contradiction argumentée. Servez-vous de leur élan de départ pour propulser votre propre visibilité. Le vrai combat ne se passe plus sur la scène, il se passe dans la fosse. ▪ Ne laissez jamais un post seul dans l'arène : Si vous publiez, restez en ligne. Orchestrez les 30 premières minutes. Remerciez, contredisez, relancez, provoquez. Nourrissez la machine pendant la Golden Window pour forcer Phoenix à ouvrir les vannes de la distribution. Le Grand Tri Ceux qui confondent l'exigence avec de la censure continueront de s'écraser contre le mur de l'algorithme. Ils annonceront leur départ de 𝕏 toutes les semaines sans jamais partir, espérant qu'un ingénieur dans la Silicon Valley répare la faille qui leur permettait d'exister sans effort. L'algorithme ne ressentira rien. Lui, ce grand romantique, continuera de manger ses vecteurs et ses probabilités. La réalité, c'est que 𝕏 n'a jamais été un endroit aussi passionnant pour quiconque possède un esprit critique exigeant, un soupçon de cynisme et la volonté de débattre vraiment. Phoenix est en train de brûler les mauvaises herbes pour laisser la place à une conversation infiniment plus riche. La sélection naturelle est en marche. À vous de voir si vous souhaitez être une plante endémique qui s'adapte à son biotope, ou un parasite nostalgique qui finit en compost.

Pourton.info

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‼️🇺🇦🇺🇸🇬🇪🇷🇺🇪🇺 « LFI n'est pas pro-russe » C'est faux. Voici leur ligne pour 2027. En 3 mins, ce député sans colonne vertébrale enchaîne 21 (!!!) contre-vérités ahurissantes. Je vais TOUTES les démonter. C'est long. Réfuter une absurdité prend plus de temps que l'affirmer : 1. « La priorité devrait être de ramener la Russie dans le concert des nations européennes » La Russie n’a pas été exclue arbitrairement. Elle a été suspendue puis exclue de plusieurs institutions après l’annexion de la Crimée en 2014, puis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Le problème principal n’est pas un manque d’intégration occidentale, mais la violation répétée du droit international par Moscou. 2. « On s’est mal débrouillés avec Poutine » Entre 2000 et 2014, les Occidentaux ont au contraire multiplié les partenariats avec la Russie. La Russie a rejoint le G8, l’Union européenne est devenue son premier partenaire commercial, et des projets énergétiques massifs ont été développés, notamment Nord Stream. Des milliers d’entreprises occidentales sont allées investir en Russie. Tout le monde était heureux de s’ouvrir à un marché de 140 millions de consommateurs. La Russie est avant tout responsable de son isolement. Je suis sincèrement dérangé de voir un député français expliquer que l’Occident serait responsable de la situation actuelle, alors que la Russie mène des guerres contre ses voisins depuis les années 1990. Il suffit de regarder les pays baltes : ils ont rejoint l’OTAN parce qu’ils connaissaient parfaitement le danger que représentait Moscou. 3. « Il aurait fallu une diplomatie différente au début des années 2000 » Au début des années 2000, Poutine avait déjà : - Écrasé la Tchétchénie ; - Réduit progressivement le pluralisme politique ; - Renforcé le pouvoir des services de sécurité ; - Fait pression sur les médias indépendants ; - Emprisonné, contraint à l’exil ou fait taire de nombreux opposants. Encore une fois : comment un député français peut-il affirmer sans trembler que nous serions responsables de la situation actuelle à cause d’un prétendu manque d’entente diplomatique ? Pourquoi faut-il systématiquement dédouaner le régime russe de son durcissement autoritaire et de ses crimes ? 4. « Il ne fallait pas bombarder la Serbie » Aurélien Taché nous ressort ici tous les poncifs habituels sur les Balkans. L’intervention de l’OTAN peut être critiquée. C’est un débat parfaitement légitime. En revanche, lancer cette phrase sans aucun contexte historique est profondément trompeur. Entre 1991 et 1999, les guerres de Yougoslavie font plus de 130 000 morts. Les forces serbes de Bosnie et le régime de Slobodan Milošević sont impliqués dans des campagnes de nettoyage ethnique à grande échelle contre les populations non serbes. Quelques rappels : - Le siège de Sarajevo dure près de quatre ans. Des milliers de civils sont tués par les bombardements et les tirs de snipers. - Des forces serbes mettent en place des camps de détention et de concentration en Bosnie et en Croatie. - En juillet 1995, le massacre de Srebrenica entraîne l’assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. Les juridictions internationales l’ont qualifié de génocide. Des responsables comme Radovan Karadžić sont condamnés pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Milošević, président serbe, lui-même est inculpé pour crimes contre l’humanité avant sa mort. Les frappes aériennes de l’OTAN en août-septembre 1995 (opération Deliberate Force) visent principalement les forces serbes de Bosnie après Srebrenica et les bombardements répétés de zones civiles, après des années d’inaction internationale face aux massacres. Lorsque l’on arrive au Kosovo en 1998-1999, l’OTAN n’intervient pas dans le vide. Elle agit après des années de massacres, de déportations et de nettoyages ethniques dans l’ex-Yougoslavie, alors que Milošević est toujours au pouvoir. Au Kosovo, les forces serbes mènent une campagne de répression contre la population albanaise. Des villages sont incendiés, des exécutions sont documentées et des centaines de milliers de Kosovars fuient leurs foyers. Le massacre de Račak, où des dizaines de civils albanais sont retrouvés morts, joue notamment un rôle majeur dans la décision occidentale d’intervenir. À la suite de cela ont lieu les négociations de Rambouillet entre Serbes et Kosovars. Elles échouent, chaque camp jugeant les propositions inacceptables. L’alternative est alors entre une intervention militaire contestée et la poursuite probable d’une campagne de nettoyage ethnique déjà en cours. On peut débattre de la légalité de l’opération de l’OTAN, de ses conséquences ou de ses erreurs. Mais présenter les bombardements de 1999 comme une agression gratuite contre la Serbie sans rappeler tout ce contexte revient à effacer l’essentiel de l’histoire. 5. « Les Russes pouvaient régler le problème serbe eux-mêmes » Clairement non. On a vu les résultats de cette diplomatie tout au long des guerres yougoslaves. Elle n’a empêché ni les massacres, ni les déplacements de population, ni l’escalade militaire. La Russie soutenait Belgrade depuis des années. Aurélien Taché a raison sur un point : la proximité historique, culturelle et religieuse entre les deux pays était réelle. Mais c’est précisément pour cette raison que Moscou n’était pas un acteur neutre. Primakov et les dirigeants russes de l’époque soutenaient le régime de Milošević. Présenter la Russie comme un médiateur impartial dans cette crise n’a donc aucun sens. 6. « Le bombardement de la Serbie a convaincu les Russes qu'on ne pouvait pas faire confiance à l'Occident » Beaucoup de responsables russes ont effectivement vécu le Kosovo comme une humiliation. Mais en faire l'origine de la rupture avec l'Occident est réducteur. D'abord, les tensions existaient déjà avant 1999, notamment autour de l'élargissement de l'OTAN à l'Europe centrale, perçu à Moscou comme un recul de son influence. C’est d’ailleurs un réflexe impérialiste russe, et non occidental, puisque les nations sont souveraines dans leur choix d’alliances militaires, et que le contexte historique justifie largement leur volonté de se protéger. Ensuite, la dégradation des relations ne s'explique pas seulement par les choix occidentaux. Elle est aussi liée à l'évolution de la Russie elle-même : concentration du pouvoir autour de Poutine, affaiblissement des contre-pouvoirs, montée de l'autoritarisme et volonté croissante de restaurer une sphère d'influence dans l'espace post-soviétique. Encore une fois : les Russes n’ont qu’à se regarder dans le miroir. La main leur a été tendue à de très nombreuses reprises. Ce sont eux qui ont choisi la voie de la belligérance et de l’antagonisme permanent. Il suffit d’écouter la classe politique russe et ses médias. 7. « Après cela, Poutine a compris qu'il n'y avait pas d'avenir avec l'Occident » Faux. Là encore, l'affirmation ne résiste pas aux faits. Si Poutine avait réellement conclu dès 1999 qu'il n'y avait « aucun avenir avec l'Occident », pourquoi la Russie a-t-elle continué à coopérer étroitement avec les États-Unis et l'Europe pendant plus d'une décennie ? Après le Kosovo, Moscou soutient les États-Unis après le 11 septembre 2001, facilite les opérations en Afghanistan, participe à la création du Conseil OTAN-Russie en 2002, développe ses relations économiques avec l'Union européenne et construit même des projets stratégiques communs comme Nord Stream. Les exemples sont légion. Bref, c’est encore un poncif sans ancrage dans le réel. 8. « Les révolutions en Géorgie ont été pilotées par les Américains » Cette affirmation est non seulement fausse, mais aussi profondément insultante envers le peuple géorgien. Oui, des ONG occidentales étaient présentes en Géorgie. Oui, des fondations américaines ont soutenu des médias indépendants, des observateurs électoraux ou des organisations de la société civile. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont organisé ou contrôlé la Révolution des Roses. La révolution éclate avant tout à la suite d'élections législatives massivement contestées pour fraude, dans un pays gangrené par la corruption et le banditisme. Des dizaines de milliers de Géorgiens descendent dans la rue, rejoints par une opposition qui bénéficie déjà d'un large soutien populaire. Pour croire à la thèse d'un « pilotage américain », il faudrait expliquer comment Washington aurait pu manipuler à lui seul des centaines de milliers de citoyens géorgiens ayant leurs propres motivations politiques. Cette lecture retire toute capacité d'action aux Géorgiens eux-mêmes. Elle suppose que lorsqu'une population post-soviétique se révolte contre un pouvoir impopulaire ou corrompu, elle ne peut pas le faire de sa propre initiative et doit nécessairement être dirigée depuis Washington. C'est précisément l'un des postulats centraux de la propagande russe depuis vingt ans. C’est méprisant et profondément indécent. Ça en dit aussi long sur Taché : apparemment, pour lutter pour la liberté dans son pays, il faudrait forcément toucher un billet. Je sais que cela peut paraître inconcevable pour vous, Monsieur le député, mais contrairement à ce que vous semblez croire, les peuples savent se mobiliser contre l'injustice sans être payés pour le faire. Enfin, si les États-Unis contrôlaient réellement ces révolutions, il devient difficile d'expliquer pourquoi elles ont produit des résultats aussi différents selon les pays, les périodes et les dirigeants concernés. Les mouvements de contestation en Géorgie, en Ukraine ou au Kirghizstan ont tous suivi des trajectoires distinctes, parfois même défavorables aux intérêts occidentaux. La réalité est beaucoup plus simple : les États-Unis ont soutenu des acteurs démocratiques et la société civile, mais aucune preuve sérieuse ne montre qu'ils ont « piloté » la Révolution des Roses. Confondre soutien politique et contrôle opérationnel est un raccourci qui ne résiste pas à l'examen des faits. 9. « Maïdan a été piloté par les Américains » Là, c’est pareil. Il répète la propagande la plus crasse, la plus stupide et la plus dégoûtante du Kremlin sans rougir. Maïdan commence en novembre 2013 après la décision du président Viktor Ianoukovytch de renoncer à l'accord d'association avec l'Union européenne, alors qu'il s'était publiquement engagé à le signer lors de sa campagne présidentielle. Les premières manifestations sont spontanées et rassemblent essentiellement des étudiants, des journalistes et des citoyens ordinaires. Ce n'est qu'après la répression policière du 30 novembre, lorsque de jeunes manifestants pacifiques sont passés à tabac, que le mouvement prend une ampleur nationale. Des centaines de milliers d'Ukrainiens descendent dans les rues de Kyiv et d'autres villes. Affirmer que Washington aurait « piloté » un tel mouvement suppose que les États-Unis auraient été capables de contrôler des mois de manifestations, des centaines de milliers de participants et une multitude d'acteurs politiques, associatifs et citoyens. Or il n’existe pas la moindre preuve sérieuse pour étayer une telle affirmation. D’ailleurs, bien que très jeune à l’époque, j’y étais moi-même. Les États-Unis ont bien soutenu politiquement l'opposition démocratique ukrainienne, comme ils l'ont fait dans de nombreux pays. Des responsables américains ont rencontré des opposants et exprimé leur soutien aux manifestants. Mais soutenir un mouvement et l'organiser sont deux choses très différentes. Là encore, cette théorie souffre surtout d'un problème logique : elle retire toute capacité d'action aux Ukrainiens eux-mêmes. Elle part du principe que des millions de personnes ne peuvent pas se mobiliser contre la corruption, l'autoritarisme ou un changement de cap géopolitique sans être manipulées par une puissance étrangère. C'est une vision profondément paternaliste et méprisante des peuples post-soviétiques. 10. « Il faut des référendums sur les territoires occupés » Un référendum n'a de valeur que si les électeurs peuvent voter librement. Or, dans les territoires occupés par la Russie : - Des millions d'Ukrainiens ont fui ; - Une partie de la population a été déplacée de force ; - Les médias indépendants ont disparu ; - La population subit la propagande russe 24 heures sur 24 depuis des années ; - Toute opposition à l'occupation est réprimée ; - Des citoyens ont été arrêtés, torturés ou intimidés pour leurs positions pro-ukrainiennes. Dans ces conditions, il est impossible de déterminer qui devrait voter et dans quel environnement politique. Surtout, le droit international est très clair : un État ne peut pas envahir un territoire, en prendre le contrôle militaire, puis organiser un référendum pour légitimer cette conquête. Accepter ce principe reviendrait à créer un précédent extrêmement dangereux : n'importe quelle puissance pourrait annexer un territoire voisin puis réclamer un vote sous occupation pour valider le fait accompli. Cette idée de « conférence des frontières », chère à Jean-Luc Mélenchon, est une véritable boîte de Pandore. La véritable question n'est donc pas : « Faut-il un référendum ? », mais plutôt : pourquoi récompenser une invasion en accordant à l'agresseur le droit de redessiner les frontières qu'il a lui-même violées ? Enfin, les Ukrainiens des territoires occupés n'ont jamais demandé de référendums avant l'invasion russe de 2014. C'est un mythe construit par Moscou. Il n'existait aucun mouvement séparatiste dans le sud ou l'est de l'Ukraine avant l'invasion russe. 11. « Zelensky n'a plus aucune légitimité populaire » Encore une fois, on retrouve presque mot pour mot l'argumentaire développé par le Kremlin. Comparez vous-mêmes : JLM : « Monsieur Zelensky, dites-vous, vous plaisantez ? Il n'est président de rien. Depuis le mois de mai dernier, son mandat est arrivé à terme. » Poutine : « Le président de l'Ukraine est élu pour cinq ans. Il n'existe aucun moyen de prolonger son mandat. » JLM : « Si vous faites signer un accord par quelqu'un qui est ensuite remplacé par quelqu'un d'autre qui dit : "Moi, je n'étais pas au courant et lui, il ne représentait personne", et c'est fini, patatras, tout est ramené à zéro. Nous avons donc besoin qu'il y ait un président légitime élu par les Ukrainiens (...) pour signer l'accord de paix. » Poutine : « La signature doit être celle des autorités légitimes. Sinon (...) le prochain arrivera et jettera tout ça à la poubelle. » D'abord, le mandat présidentiel ukrainien n'a pas été prolongé de manière arbitraire. La Constitution ukrainienne et la loi martiale interdisent la tenue d'élections nationales en temps de guerre. Cette règle existait bien avant l'invasion russe de 2022. Organiser un scrutin alors qu'une partie du territoire est occupée, que des millions de citoyens sont réfugiés à l'étranger, que des centaines de milliers de soldats sont au front et que des villes sont bombardées quotidiennement serait matériellement et démocratiquement impossible. Ensuite, malgré l'usure inévitable liée à plus de quatre ans de guerre, Zelensky demeure l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays. Aucun opposant ne bénéficie aujourd'hui d'un soutien comparable à l'échelle nationale, à l'exception éventuelle de Zaloujny. Depuis plusieurs années, Vladimir Poutine affirme qu'il ne peut pas négocier avec Zelensky car celui-ci serait devenu « illégitime » en raison de l'absence d'élection présidentielle. Or cet argument ignore volontairement les dispositions du droit ukrainien en temps de guerre et sert avant tout à justifier le refus du Kremlin d'engager de véritables négociations. Lorsque Aurélien Taché ou Jean-Luc Mélenchon reprennent cette idée, ils reprennent quasiment mot pour mot l'un des principaux éléments de langage utilisés par Moscou depuis des mois. Qu'ils le veuillent ou non, ils contribuent ainsi à légitimer le prétexte invoqué par le Kremlin pour poursuivre la guerre. Si personne n'est « légitime » pour négocier côté ukrainien, alors aucune négociation n'est possible. C'est précisément la position défendue par le Kremlin pour justifier la poursuite du conflit, alors même que les frappes russes continuent de tuer des civils ukrainiens chaque semaine. 12. « Une affaire de corruption éclate tous les quinze jours » Populisme de bas étage. Personne ne nie que la corruption demeure un problème en Ukraine. C'est d'ailleurs précisément pour cette raison que le pays a créé depuis 2014 plusieurs institutions spécialisées, comme le Bureau national anticorruption (NABU) ou le Parquet spécialisé anticorruption. Si des scandales éclatent régulièrement, c'est aussi parce que ces structures enquêtent davantage qu'auparavant et que la société civile ukrainienne est particulièrement vigilante sur ces questions. Ensuite, les affaires révélées ne démontrent pas l'absence de lutte contre la corruption, mais souvent l'inverse. Plusieurs ministres, hauts fonctionnaires, responsables militaires ou proches du pouvoir ont été limogés, poursuivis ou contraints à la démission. Dans de nombreux pays, ces dossiers n'auraient jamais été rendus publics. Surtout, l'argument est utilisé de manière très sélective. La Russie figure parmi les pays les plus corrompus d'Europe selon la plupart des indicateurs internationaux, mais on entend rarement les mêmes conclure que le Kremlin aurait perdu toute légitimité pour autant. 13. « Une partie de l'aide disparaît » C'est faux. Et c'est un argument particulièrement malhonnête. Des audits français, américains et européens sont réalisés en permanence. On sait précisément où vont les aides étrangères et comment elles sont utilisées. Si l'Ukraine était réellement un système où l'aide occidentale disparaissait massivement dans la corruption, il serait difficile d'expliquer comment elle a réussi à tenir plus de quatre ans face à l'armée russe, à moderniser ses capacités militaires et à mener des opérations complexes. Les audits occidentaux ont identifié des cas de corruption et de mauvaise gestion, mais aucune preuve d'un détournement massif et systémique de l'aide militaire occidentale. Tous les grands scandales de corruption de ces dernières années, notamment l'affaire Midas, qui concernait environ 100 millions de dollars détournés dans le secteur de l'énergie, ne portaient pas sur les aides étrangères. Oui, la corruption existe. Mais prétendre que l'aide occidentale est massivement détournée est un mensonge que le Kremlin adore propager pour convaincre les Occidentaux d'abandonner l'Ukraine. Aurélien Taché reprend ici exactement ce récit. 14. « Des hommes sont enlevés dans la rue pour être enrôlés » Oui, des vidéos montrent parfois des méthodes brutales ou illégales employées par certains agents chargés de la mobilisation. Ces abus existent et sont régulièrement dénoncés en Ukraine même. Mais parler d'« enlèvements » comme si l'État ukrainien kidnappait systématiquement ses citoyens est faux. L'Ukraine applique une conscription en temps de guerre, comme de nombreux pays l'ont fait dans leur histoire lorsqu'ils étaient confrontés à une menace existentielle. Présenter ces vidéos comme la preuve que les Ukrainiens ne veulent plus se battre revient à confondre des abus ponctuels avec la réalité d'un pays mobilisé depuis plus de quatre ans pour sa survie. 15. « Les Ukrainiens ne veulent plus se battre » Encore une phrase dénuée de sens. Il existe une fatigue de guerre réelle en Ukraine. Après plus de quatre ans de conflit à grande échelle, des centaines de milliers de morts et de blessés, des familles séparées et une mobilisation prolongée, de nombreux Ukrainiens s'interrogent sur la stratégie à suivre. Cette lassitude s'est notamment accentuée après l'échec de la contre-offensive de l'été 2023, qui avait suscité d'importants espoirs. Mais cette fatigue ne signifie pas que les Ukrainiens ne veulent plus se battre. Les sondages montrent généralement qu'une majorité de la population refuse toujours les concessions territoriales majeures et considère une victoire russe comme une menace existentielle. Cela dit, il existe de réelles difficultés et le moral n'est plus celui de 2022. C'est parfaitement normal. Dans toutes les guerres longues — de la Première Guerre mondiale au Vietnam, en passant par l'Irak ou l'Afghanistan — les populations finissent par s'épuiser, douter et chercher une issue. C'est la nature même de la guerre. Confondre fatigue, lassitude et volonté de capituler est une façon de déformer la réalité du terrain. 16. « Le récit du bien contre le mal est imposé » Oui, Monsieur Taché. La Russie a envahi un État souverain sans la moindre justification valable, détruit des villes entières et provoqué la mort de centaines de milliers de personnes. L'Ukraine, elle, subit une guerre dont elle n'est en rien responsable. Dans ce conflit, il n'est pas difficile d'identifier l'agresseur et l'agressé. Votre faculté à le faire est indigne pour un député, et j’espère que vous ne le serez plus prochainement. Vous n’avez clairement pas les compétences pour. 17. « Les Russes sont présentés comme le mal et l'OTAN comme le bien » Caricature grotesque. La plupart des observateurs occidentaux ne présentent pas l'OTAN comme une organisation parfaite ou irréprochable. Les interventions en Irak, en Afghanistan ou en Libye ont fait l'objet de critiques extrêmement sévères en Europe comme aux États-Unis. En revanche, dans le cas de l'Ukraine, le problème n'est pas une question de « bien » ou de « mal », mais de faits. La Russie a envahi un État souverain, annexé des territoires, bombardé des villes, déporté des civils et commis de nombreux crimes documentés par les organisations internationales. Le fait de rappeler ces réalités ne relève pas d'un récit manichéen, mais de la description d'événements observables. L'argument est d'ailleurs révélateur : il ne répond pas aux accusations portées contre la Russie. Il cherche à les relativiser en suggérant qu'elles ne seraient qu'un produit de la propagande occidentale. Or ce ne sont pas les médias occidentaux qui ont lancé l'invasion du 24 février 2022, bombardé Marioupol ou massacré des civils à Boutcha. On peut critiquer l'OTAN autant qu'on veut. Cela ne change rien à la responsabilité de la Russie dans la guerre qu'elle a elle-même déclenchée. 18. « Les États-Unis ne sont même plus derrière cette ligne » Plutôt vrai. Mais dans ce cas, il faudrait savoir : cette guerre est-elle une guerre américaine « provoquée par Washington », comme l'affirment depuis des années les propagandistes du Kremlin, ou non ? Les États-Unis ont réduit leur implication et multiplié les signaux contradictoires. C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles les Européens sont aujourd'hui contraints d'assumer davantage leurs responsabilités. 19. « L'Allemagne réarme à 100 % américain » Factuellement faux. L'Allemagne a certes acheté des F-35 américains, mais elle investit simultanément des dizaines de milliards d'euros dans son industrie nationale et européenne : - Plus de 100 milliards d'euros de fonds spécial pour la Bundeswehr ; - Commandes massives auprès de Rheinmetall (chars, munitions, véhicules) ; - Participation aux programmes européens MGCS et FCAS ; - Investissements dans les systèmes de défense aérienne européens. Dire que l'Allemagne réarme « à 100 % américain » est tout simplement faux. Mais bon, vérifier les faits avant de parler semble être devenu optionnel pour certains. 20. « L'Allemagne veut reprendre l'hégémonie militaire en Europe » Prétendre que l'Allemagne cherche l'hégémonie militaire en Europe parce qu'elle réarme face à la plus grande guerre sur le continent depuis 1945, c'est confondre défense et expansionnisme. Si Berlin voulait dominer l'Europe, elle ne placerait pas son réarmement dans le cadre de l'OTAN, de l'Union européenne et de programmes militaires communs avec ses voisins. La doctrine officielle allemande met l'accent sur la défense collective, le soutien à l'Europe et la dissuasion face à la Russie. Rien de sensationnel. 21. « Quand les Allemands réarment, ce n'est jamais bon » Honteux et insultant pour nos voisins allemands. L'Allemagne de 2026 n'est ni celle de Guillaume II ni celle d'Hitler. C'est une démocratie libérale intégrée à l'Union européenne et à l'OTAN, dont l'armée est placée sous un contrôle parlementaire strict. Son réarmement est une réponse directe à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et s'inscrit dans un cadre collectif de défense avec ses alliés. Par ailleurs, si l'on appliquait ce raisonnement à tous les pays, il faudrait considérer que la France est une menace dès qu'elle augmente son budget militaire à cause des guerres napoléoniennes, ou que le Royaume-Uni ne devrait plus avoir d'armée en raison de son passé colonial. Voilà. 25000 signes pour debunker une connerie de 3 minutes. Aurélien Taché est une tâche pour la France et pour l’Assemblée. Vivement les prochaines élections pour qu’il soit battu.

Cyrille Amoursky

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