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TELLEMENT CONTENT du lancement d’Artemis II 🚀 1.parce que c’est l’aventure de notre génération qui débute, et c’est pas tous les jours que l’on peut dire ça 🌍 2.parce que ce sont des collègues mais surtout des amis chers qui sont maintenant en route pour la Lune 🌕 3.parce...

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> 54 ans après Apollo, on envoie des humains "vers" la Lune et pas "sur" la Lune. > Avec Artemis II, ils vont juste faire un tour et revenir. Un road trip à 5 millards de dollars: 1 million de kilomètres pour ne pas se poser. > Artemis III devait normalement être un alunissage mais même là, la NASA a annoncé en février que c'était plus dans les plans car "trop risqué". > Le programme Artemis c'est 93 milliards de dollars depuis 2012 pour envoyer 4 mecs faire un vlog en bagnole cosmique et rentrer à la maison. > En 1969 on envoyait des mecs sur la Lune avec des ordinateurs qui avaient moins de mémoire que ta calculatrice Casio. > La NASA a admis en 2009 avoir malencontreusement effacé les bandes originales du premier alunissage pour les réutiliser par "manque de cassettes": et oui, ils ont un budget serré. > L'agence qui prétend avoir envoyé des humains sur la Lune il y a 54 ans a perdu les images et la technologie pour faire atterrir des humains sur la Lune. > En 2026 avec 93 milliards on arrive pas à empêcher les fuites d'hydrogène et on annule l'alunissage parce que les combinaisons sont trop lourdes pour marcher. > Certains parleront d'incompétence mais en fait c'est juste un show. > Le plus gros spectacle de divertissement financé par les impôts et la dette pour que tu regardes le ciel pendant qu'on te fait les poches au sol. > Et ça marche à tous les coups. > Les mêmes qui se sont agenouillés dans la rue pour BLM, qui ont applaudi les confinements depuis leur terrasse, qui se sont fait vacciner 4 fois en 6 mois et qui ont mis un drapeau ukrainien dans leur bio sont en train de poster des émojis fusée et de te dire que c'est un jour historique. > Ils croient à Artemis comme ils croient au père Noël, au réchauffement climatique, au VIH qui cause le SIDA et au fait que leur Edouard Philipe va faire barrage a l'extreme droite en 2028. > Pendant ce temps les USA envoient leur plus grand dispositif de troupes au sol depuis l'invasion de l'Irak en 2003, le détroit d'Ormuz est fermé, le pétrole flambe, les prix de la bouffe ont pris 30%, 9 millions d'Américains manifestent dans la rue contre Trump et surtout: on ne parle plus des dossiers Epstein. > Pendant que les complotistes pointent du doigt, l'idiot regarde la Lune.

Le ₿unker 🪖

112,901 Aufrufe • vor 5 Monaten

🚀 Le nouvel administrateur de la NASA a pris la parole aujourd’hui pour réorienter le programme Artemis de retour vers la lune 🌕 : la #NASA est vraiment lancée dans une course contre la Chine 🇨🇳 pour le retour sur notre satellite, et cette fois, c’est pour y rester et y construire des stations de recherche scientifique 🔬 comme il en existe en Antarctique par exemple. 🇪🇺Et l’Europe dans tout ça ? Nous participons à ce programme de plusieurs façons, et même si la station #Gateway autour de la Lune semble être mise sur pause ⏸️ afin de revenir à la surface plus rapidement, il nous reste beaucoup d’atouts 💪 et on verra des européen/es sur ces missions 👩‍🚀 ! Alors la prochaine fois qu’on se croise… vous avez déjà la réponse sur ma prochaine mission. 🤔 Ah et aussi, si jamais on vous dit “on savait aller sur la Lune en 1970 et pas aujourd’hui, vous ne trouvez pas ça bizarre?”, vous pourrez répondre qu’on avait un avion de ligne supersonique dans les années 1970 ✈️ (le Concorde), des cathédrales en 1200 ⛪… et qu’on n’en construit pas aujourd’hui, ou qu’on aurait du mal et qu’on mettrait du temps à le faire ! C’est juste une question d’efforts 💡, et aujourd’hui on dépense INFINIMENT moins pour l’exploration spatiale que les USA ne l’ont fait dans les années 1970 💰 (notre budget actual c’est à peu près 2 euros par an et par Français 🇫🇷, et 4 euros par allemand 🇩🇪 !). On a également des règles un peu plus strictes sur la sécurité des équipages 🛡️ qui demandent parfois un peu plus d’efforts et moins de raccourcis sur la conception des vaisseaux 🚀. Bref suivez tout ça 👀 et on vous expliquera, si ça vous intéresse. #Artemis #Lune #Espace #Europe European Space Agency ESA en français NASAArtemis

Thomas Pesquet

153,443 Aufrufe • vor 5 Monaten

Retour vers la Lune ! Cinquante-quatre ans exactement après la mission Apollo 17, en décembre 1972, l’homme revient vers la Lune avec le programme Artemis II, dont nous suivons l’aventure en direct. Après la victoire de la course à l’espace contre les Soviétiques, l’Amérique avait tourné la page : budgets coupés, priorités terrestres, fin de la guerre froide… Un demi-siècle plus tard, le rêve sélénite est de retour ! N’en déplaise aux complotistes, qui font de la difficulté à revenir à ce type de missions un argument pour prétendre que jamais l’homme n’a mis les pieds sur la Lune, le vol habité en cours est un véritable exploit. Le programme Apollo était un sprint politique et financier exceptionnel, financé à hauteur de 4 à 5 % du budget fédéral américain dans un contexte de guerre froide. Or, par la suite, les priorités ont changé, les budgets de la NASA ont été drastiquement réduits, et les savoir-faire techniques ont été en grande partie perdus avec le départ à la retraite des équipes. De plus, les ambitions actuelles (base permanente sur la Lune, réutilisabilité, normes de sécurité modernes beaucoup plus strictes et intégration de partenaires privés) rendent le projet bien plus complexe et coûteux à long terme qu’un simple « aller-retour » comme dans les années 1960-1970, exigeant un soutien politique stable sur plusieurs décennies. Cela explique pourquoi il a fallu plus de 50 ans pour revenir, malgré les avancées technologiques. Il n’était pas question de « cacher quelque chose », ni de facilité perdue, mais bien de volonté politique, d’argent et de vision durable. Jusqu’à ce 1er avril, où tout a changé. La fusée SLS a décollé du Kennedy Space Center, en Floride, propulsant le vaisseau Orion (baptisé Integrity) et ses quatre astronautes vers la Lune. À bord : Reid Wiseman (commandant), Victor Glover (pilote), Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen. Ce n’est pas encore un alunissage – Artemis II est un vol de test de dix jours –, mais il est loin d’être anodin. Après un décollage parfait, l’équipage a réussi la manœuvre critique d’injection translunaire le 2 avril, quittant définitivement l’orbite terrestre. Après avoir filé vers le satellite de la Terre, il le survolera aujourd’hui. Les astronautes passeront à environ 6 400 km de la surface, y compris de la face cachée, que seuls les astronautes d’Apollo ont brièvement aperçue. Ce soir, à partir de 20 h 45, attendez-vous à des images en haute définition (certaines en 4K) de cette face cachée, retransmises quasiment en direct. Des vues qu’aucun œil humain n’a contemplées depuis 1972. Mais ce voyage n’a rien d’une croisière et se déroule dans des conditions des plus spartiates. Les astronautes dorment attachés et vivent dans un espace confiné où chaque geste est calculé. Ils sont en train de repousser les limites de ce que l’humain peut endurer si loin de chez lui – plus loin encore que l’équipage d’Apollo 13 à l’époque. Ce qui rend cette mission extraordinaire, c’est qu’elle teste en conditions réelles tout ce qui manquait jusqu’ici : le bouclier thermique pour une rentrée atmosphérique à très haute vitesse, les systèmes de survie pour plusieurs jours, la navigation en espace profond. Les premiers clichés de la Terre, déjà publiés, montrent notre planète comme une sphère bleue, fragile et magnifique – de quoi faire taire, une fois de plus, les platistes. Et surtout, Artemis II pose les bases concrètes de l’avenir : une base permanente sur la Lune, soit un avant-poste pour en exploiter les ressources, préparer des missions vers Mars et installer une présence durable de l’humanité dans l’espace lointain. Après un demi-siècle d’absence, l’esprit des grands explorateurs est de retour. Fragile, risqué, mais bien vivant. L’humanité regarde à nouveau vers le haut. Et si, ainsi, lever les yeux vers l’astre sélénite vous donne des frissons, nous vous conseillons de poursuivre ce voyage avec un ouvrage hors norme récemment paru, Le Dictionnaire amoureux de la lune (Plon), du géopolitologue Dominique Simonnet. Où poésie, capacité d’émerveillement et informations inédites se croisent avec grâce.

Les Électrons Libres

12,187 Aufrufe • vor 5 Monaten

Aujourd’hui, j’ai envie de partager un petit moment avec vous, et surtout avec quelqu’un qui compte énormément dans l’histoire d’IVT : mon frère, FT. C’est grâce à lui que la chaîne YouTube d’InteractivTrading a vu le jour : À l’origine, l’idée était simple : être sérieux, sans se prendre au sérieux. Lui qui ne connaissait rien au montage vidéo nous a aidés énormément sur cette partie, et sans lui, rien de tout ça n’aurait existé. Aujourd’hui on n’a pas un million d’abonnés. On n’est même pas à 100k. Et honnêtement, peu importe. Parce qu’on a partagé énormément de choses, justement pour décomplexer ce monde des marchés financiers, avec notre style, avec notre façon d’être. Ça nous a fait kiffer. FT fait aujourd’hui partie intégrante de l’équipe IVT. Formation, technique, publication des vidéos, montage, gestion client… il nous aide sur énormément de sujets. Il agit dans l’ombre de tout ce qu’on fait et de tout ce qu’on partage. Je voulais lui rendre un peu hommage avec ce post, parce qu’il nous a énormément aidés, avec Rodolphe, avec l’ensemble des coachs. Pour être tout à fait sincère, on est en train de se chercher un peu avec cette chaîne YouTube. On réfléchit au tournant qu’on veut lui donner. Se faire plaisir avant tout, ça reste l’essentiel. Il n’y a pas d’objectif chiffré derrière, je ne suis pas influenceur, je ne gagne pas d’argent avec. C’est avant tout l’envie de partager une partie de notre quotidien, de ce qu’on fait pour nous, ce qu’on fait dans IVT, cette volonté qu’on a toujours eue avec Rodolphe Steffan et l’ensemble des coachs. Cette chaîne, c’est aussi un vrai lieu d’échange et de partage. Beaucoup de monde y est déjà passé, comme Hasheur , Alexandre Baradez Nicolas Chéron . Et j’ai vraiment envie d’inviter d’autres personnes qui apportent énormément sur le plan de l’investissement, comme Matthias Baccino . Je pense aussi à d’autres acteurs de la finance, comme Marc Bond avec qui j’ai fait un podcast récemment. Des styles différents, des approches différentes. Merci à tous ceux qui y ont déjà contribué, et j’espère à d’autres qui viendront encore. Le but, c’est vraiment d’être ensemble, de faire que 1+1 = 3 Il y a des étapes à franchir, des choses à faire évoluer. Et c’est peut-être l’occasion pour vous de vous exprimer sur cette chaîne. Si vous avez un avis, des attentes, peut-être même l’envie de revoir ce qu’il y avait avant (ou pas, d’ailleurs), n’hésitez pas à le dire en commentaire. Merci aussi, sincèrement, à tous ceux qui ont mis des pouces 👍 et qui se sont abonnés très vite à cette chaîne. Merci de m’avoir poussé à sortir de ma zone de confort, à partager les choses un peu différemment. C’est sûr que ça ne plaît pas à tout le monde, mais c’est top quand même. Merci à ceux qui ont contribué, finalement, à faire de moi quelqu’un d’un peu différent, parce que le regard des autres, on s’en fout un peu, entre guillemets. Et le message, il est aussi là : lancez-vous parfois dans des choses qui vous dépassent, qui vous font sortir de votre zone de confort. J’ai vraiment envie de continuer à faire de belles choses, et de partager encore différemment, encore mieux, ce que je fais depuis des années. Sur YouTube, mais aussi sur d’autres formats, comme je le fais déjà avec IVT : le Morning Mood en podcast, Twitch. On ne peut pas être partout à la fois. On essaie de faire du mieux possible sur tous les formats, mais il faut aussi savoir se reconcentrer, et parfois changer de format, comme le Débrief Hebdo qui était là tous les week-ends. Je voulais partager cette petite photo parce que ça me fait plaisir. Ce n’est pas parce que c’est mon frère qu’on le voit forcément au quotidien, bien au contraire. Donc voilà, bisous à tous, et on se retrouve très vite sur la chaîne. Je suis en train d’y réfléchir de mon côté, et vos avis et vos commentaires m’aideront peut-être à confirmer, ou à infirmer, certaines des idées que j’ai pour la rentrée. Force et Honneur 💪

Xavier FENAUX

17,365 Aufrufe • vor 21 Tagen

Je suis estomaqué ici par cette vidéo où l’on entend Boucar Diouf affirmer des faussetés totalement surréalistes sur les hormones, l’hermaphrodisme, le développement sexuel et les nuances que l’on devrait apporter sur ces sujets. 1) «Il y a des femmes qui ont plus de testostérone que les hommes.» Pris littéralement et appliqué à la population générale, c’est faux et profondément trompeur. Chez l’adulte sain, les concentrations de testostérone totale présentent un écart de 10 à 20 fois entre les sexes : les hommes ont des niveaux qui se situent typiquement dans une plage bien supérieure à celle des femmes. Les distributions se chevauchent très peu. Il existe des cas particuliers où l’énoncé peut devenir vrai si l’on compare une femme présentant une hyperandrogénie pathologique (p. ex. tumeur surrénalienne ou ovarienne, hyperplasie congénitale des surrénales, dopage exogène) à un homme atteint d’hypogonadisme sévère (ou sous suppression androgénique). Mais utiliser des extrêmes cliniques spécifiques pour inférer une règle générale sur les catégories sexuelles est malhonnête. Même lorsque certaines femmes ont des androgènes élevés pour leur sexe, elles ne basculent pas pour autant dans un profil endocrinien typique masculin: les fourchettes de référence, la production gonadique, les boucles de rétrocontrôle (axe HPG) et les effets phénotypiques restent sexuellement différenciés. Des exceptions pathologiques n’abolissent pas la règle biologique. Dire «il y a des femmes qui ont plus de testostérone que les hommes» sans préciser qu’il s’agit d’exceptions cliniques comparées à des hommes carencés, c’est confondre l’exception et la norme. 2) «Juste hormonalement, on est tous des hermaphrodites.» Cette affirmation est vraiment gênante venant d’une personne qui veut faire la leçon sur les nuances qu’on doit apporter sur ces questions. Pour rester poli je me limiterai à appeler ça «un abus de langage». Le terme «hermaphrodite» signifie un organisme capable de produire simultanément ou de façon séquentielle des gamètes mâles et femelles. L’espèce humaine est gonochorique: les individus sont mâles ou femelles selon la façon dont leur corps est organisé pour produire un type de gamètes (spermatozoïdes vs ovocytes), indépendamment du fait que leurs tissus synthétisent diverses hormones communes. Aucun humain n’est hermaphrodite. Les sexes se distinguent par le rôle reproductif et des profils hormonaux (niveaux, sources, récepteurs), pas par des hormones “différentes” ou "communes". Les DSD (troubles du développement sexuel) existent, ils sont variés et souvent rares; même dans ces cas, on ne parle pas d’humains «hermaphrodites». L’ovotesticularité vraie est exceptionnelle et ne change pas la règle selon laquelle le sexe se définit par la fonction gamétique. Les hormones ne «font» pas le sexe: elles modulent l’expression des caractères sexuels au sein d’un cadre développemental lui-même sexué (gènes, gonades, canaux, récepteurs, timing pubertaire, etc.). 3) Les nuances de Boucar… Qu’il y ait des nuances dans les profils hormonaux, personne ne le nie. La biologie est pleine de gradients. Mais un gradient au sein d’une catégorie n’est pas une preuve contre l’existence de la catégorie elle-même. Les nuances descriptives ne suppriment pas les catégories fonctionnelles qui structurent la reproduction sexuée. Quand la «nuance» dissout les mots, travestie les concepts en remplaçant la rigueur scientifique par les bons sentiments, elle devient inévitablement idéologie. Dire vrai sur le sexe n’exclut personne. Mentir pour le «déconstruire» est idéologique et crée de nouvelles exclusions. S’il y a quelqu’un ici qui désinforme, c’est malheureusement toi Boucar. Texte de la vidéo ⤵️ «Toute la vie est dans les nuances de gris. Ce n'est pas gauche, droite, homme, femme. Tout ça est dans les nuances de gris. Tout, tout. Tout ce que tu touches dans la vie. Dans la nature et dans les nuances de gris. Quand tu regardes les gens, les masculinistes parlent de la testostérone. C'est la testostérone, puis dominer, puis grossir les muscles. Moi, je leur dis des fois, vous savez, si tu prends les hormones sexuelles, on est tous des hermaphrodites. La testostérone, ce n'est pas une hormone masculine. Non, les femmes aussi en ont. C'est une hormone que tu retrouves chez les femmes aussi. Et ce qui est plus extraordinaire, c'est que la testostérone est synthétisée à partir de la progestérone, qui est une hormone féminine, ce qu'ils disent, une hormone féminine. La progestérone qui permet aux femmes de faire exister les masculinistes. C'est elle qui sert à produire la testostérone. Et il y a des femmes qui ont plus de testostérone que les hommes. Et tu regardes les oestrogènes que les femmes. qui disent qu'ils appellent des hormones féminines, sont fabriquées à partir des androgènes qui sont dites des hormones masculines pour fermer le cycle. Donc, juste hormonalement, on est tous des hermaphrodites. Et de vouloir séparer, de dire, là, nous, les hommes, la testostérone, ce n'est pas un hormone mâle, c'est des hormones stéroïdiens, c'est tout. Et on les partage toute la gang. Et au niveau de l'identité sexuelle, du genre, et tout ça, c'est dans les nuances de gris. Et il faut rappeler ça aux gens, c'est des nuances de gris. Et quand on se prononce là-dessus, c'est important d'aller, parce que la nuance est importante. Quand tu sais qu'il y a des idéologues qui vont capter ça, ce que tu dis, et décider d'en faire un programme d'exclusion, parce que c'est ça la vérité. Oui, c'est ça qui se passe. Oui, c'est ça qu'on voit et c'est terrible. C'est terrible et c'est d'où l'importance parfois, je pense, en cette période où la désinformation est partout, partout, partout. C'est important, je pense, pour les scientifiques de sortir, de recadrer, et de revoir les choses.»

Gil 🏳️‍🌈

15,151 Aufrufe • vor 10 Monaten

J'ai lu l'article de Knack qui parle de Bouchez comme d'un petit Trump, et je voulais vous raconter une histoire par rapport à cela. 📷 Il y a 6 ans, Nicolas Sarkozy est venu à Bruxelles en dédicace chez Filigranes, et moi j'avais décidé d'y aller pour lui lire un poème pour me foutre de sa tronche (voir la vidéo dans ma publication, 3eme partie) Et alors qu'il y avait une file d'une bonne demi-heure devant le magasin, M. Bouchez est arrivé au moment où j'allais entrer dans le magasin, et il a grillé toute la file en serrant la main de Marc Filipson venu l'accueillir. Et donc, à l'époque, j'ai publié ceci, expliquant que je l'avais vu griller la file. Et M. Bouchez a commencé à m'invectiver, expliquant que non, il avait fait toute la file. Alors que j'ai des photos, des vidéos, du moment où il débarque en coupant la file. Il m'a menacé de porter plainte pour diffamation. Il a nié. En bloc. Jusqu'au bout. Alors qu'il y avait 50 témoins + mes photos. Alors fondamentalement, on s'en tape qu'il ait grillé la file, c'est pas très classe, mais c'est pas la fin du monde... Des tas de gens, dès qu'ils ont un peu de pouvoir, se sentent pousser des ailes parce qu'on les invite n'importe où, parce qu'ils ne payent plus rien, parce qu'ils sont "quelqu'un". Mais quand tu te fais prendre la main dans le sac en train de faire un truc pas très cool, tu peux soit: 1. Nier en bloc, même face aux faits, comme Trump 2. Trouver une excuse: Genre: J'étais pressé, j'avais pas le temps mais je devais absolument prendre un selfie avec Sarkozy (qui a l'air super heureux) 3. T'excuser et dire que c'était pas très classe, qu'il va faire preuve d'humilité la prochaine fois et qu'il travaille à être quelqu'un de meilleur. Aujourd'hui, quelqu'un comme Bouchez, comme Trump, comme beaucoup de gens puissants, utilisent le mensonge et les infractions légales comme morales pour assoir leur pouvoir. Quelqu'un de puissant qui te crache au visage et te dit: Tu vas faire quoi, minable ? A chaque fois qu'il arrive à faire une saloperie ET qu'il s'en sort parce que personne ne lui tourne le dos dans son entourage (pour plein de raisons) et que les médias ont peur... Il sait qu'il peut continuer à ouvrir la fenêtre d'overton et en Belgique, Bouchez est devenu un maître constructeur en veranda. C'est comme dans la scène de The Boys où Homelander explose le crâne d'un type qui a lancé une canette sur son gamin, et que les gens applaudissent. Il réalise que c'est open bar maintenant. Le problème, c'est que comme avec Trump, on a des tas de gens révoltés "en bas", et tout autour de lui, une sorte de secte MAGA ou GLB qui n'ose pas bouchez le petit doigt au risque de subir les foudres du chef. C'est profondément inquiétant de voir, ces derniers jours, que PAS UN journaliste de la RTBF n'a communiqué autrement qu'en publiant un communiqué officiel. Alors oui, il y a un devoir de réserve. Mais ce devoir de réserve, ou cette peur de perdre son job, c'est le paillasson sur lequel le fascisme s'essuye les pieds pour écraser tout. Je n'arrive pas à comprendre, dans le cas qui nous occupe, comment les syndicats de la RTBF n'ont pas ouvert leur gueule. Comment des tas de militants de gauche n'aient rien fait de cet enregistrement, de peur que quelque chose leur tombe dessus. Je peux comprendre que des gens lambda aient peur, parce que oui, ce genre de personnes peuvent détruire votre vie... Mais c'est pour ça qu'on a des institutions, syndicats, AJP,... Qui sont là pour, par leur structure morale, protéger les membres. Et il ne s'est. Rien. Passé. Profondément inquiet aussi qu'au sein du MR, il n'y ait pas une seule personne influente (ou même pas influente en fait) qui dise "Stop". Ce qui m'inquiète profondément, c'est qu'à chaque fois qu'on laisse passer un truc comme ça, ça sera pire la prochaine fois. Par la complicité du fan club et le silence de ceux qui pourraient changer les choses avec un peu de courage. Parce que oui, aujourd'hui, l'AJP, les médias, le PS, le PTB, se réveillent... mais ils avaient TOUS L'enregistrement et jusque là n'avaient RIEN FAIT. Un jour dans un meeting, Trump avait dit: "Si je tirais sur un type en pleine 5e avenue, les gens continueraient quand même à voter pour moi". Et je pense qu'en Belgique, on s'en approche à une vitesse de dingue, une vitesse d'une GLE à plus de 100.000 balles, pas la vitesse d'une putain de CLA de merde.

Vincent Flibustier 👽

12,999 Aufrufe • vor 1 Jahr

𝐃𝐄́𝐂𝐋𝐀𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐌𝐄 𝐑𝐄𝐈𝐍𝐄𝐑 𝐅𝐔𝐄𝐋𝐋𝐌𝐈𝐂𝐇 𝐃𝐔 𝟐𝟒 𝐉𝐔𝐈𝐋𝐋𝐄𝐓 𝟐𝟎𝟐𝟓 Chers amis, Une chose après l’autre – commençons par l’essentiel. N’est-ce pas ce que nous nous disons à nous-mêmes quand nous sommes submergés par l’impression qu’il y a trop de choses à gérer en même temps? Cela signifie qu’il faut établir des priorités. C’est exactement ce à quoi j’ai pensé en lisant une nouvelle décision du désormais tristement célèbre juge marionnette Schindler, datée du 26 juin de cette année, dans laquelle il semble presque esquisser quelques pas de danse lors de la cérémonie d’ouverture des #JeuxOlympiques2024 de Paris, l’été dernier. Je vous expliquerai ce que je veux dire par là à la fin de cette déclaration. Cette déclaration a pour but d’attirer l’attention sur ma plainte pénale, que j’ai utilisée comme plaidoirie finale au tribunal il y a quelques mois et que je rends désormais accessible à tous, puisqu’elle a déjà été rendue publique à l’audience – en dépit des tentatives désespérées du juge Schindler pour m’en empêcher. Par cette dernière décision, il m’a rappelé – involontairement, j’en suis sûr, comme un acte manqué au sens freudien – ce qui fait le plus peur aux monstres. Il m’a rappelé, en quelque sorte, leur talon d’Achille. Dans sa décision du juge, il déclare qu’il n’autorisera aucun avocat à me défendre s’il ne se conforme pas à la ligne du #gouvernement. Il écrit que la compétence juridique et le fait que j’aie confiance dans l’avocat que je souhaite pour me représenter ne suffisent pas, mais qu’il refuse d’autoriser quiconque à m’assister s’il partage mon avis, à savoir que ce faux procès est en réalité un procès politique, dont le seul but est de m’abattre afin d’interrompre mon enquête sur la « plandémie » – et bien sûr, d’empêcher que les conclusions de cette enquête ne débouchent sur un procès de type #Nuremberg2, voire plusieurs procès similaires à travers le monde. Il considère cela comme une utilisation abusive de la procédure judiciaire. Comme exemples de ce qu’il juge être un comportement scandaleux, il cite l’avocat Edgar Siemund, qui, selon ses propres termes, a déclaré clairement que « c’est une intrigue politique ». Il fait également référence à un nouveau livre paru sous le titre : « Dr #ReinerFuellmich – Le procès du dossier #Corona : un scandale judiciaire ». Cela, affirme Schindler, montre qu’une distance professionnelle indispensable a été perdue. Et cela signifie, poursuit-il, que les personnes qui s’expriment ainsi, je cite : « se laissent manipuler et instrumentaliser à des fins étrangères à la procédure judiciaire, ce qui en constitue un détournement », fin de citation. Or, si cela était vrai – et non simplement un autre moment embarrassant, qui confirme cette fois explicitement la véritable raison de ce procès factice –, à savoir l’intention de m’abattre en raison de mon usage du Premier Amendement pour dénoncer les crimes monstrueux contre l’humanité, alors aucun avocat ne pourrait plus défendre un client qui ne serait pas parfaitement aligné sur le gouvernement contre lequel il est censé défendre justement ce client. Aucun avocat ne serait alors autorisé à plaider la cause de son client conformément à la volonté de ce dernier – ce qui, dans bien des cas, correspond d’ailleurs à la position de l’avocat lui-même. Autrement dit, tout avocat qui ne serait pas en ligne avec le gouvernement, et qui ne croirait pas fermement que toutes les mesures anti-Covid étaient parfaitement justifiées, ne serait pas autorisé à défendre un client. Mais au-delà de cela, ce raisonnement factice et éculé ignore que les véritables êtres humains de notre côté de la barrière – à la différence de ceux de l’autre côté – conservent encore la faculté de penser par eux-mêmes et de se forger leur propre opinion. Ce qui correspond parfaitement à la devise du grand philosophe Emmanuel Kant : « Sapere aude » – « Ose te servir de ta propre raison ». Néanmoins, ce jugement incroyablement stupide m’a rappelé que le talon d’Achille des monstres est bel et bien la plandémie. Car c’est la clé de leur boîte de Pandore. C’est cela, la véritable clé. Ils craignent par-dessus tout que nous ouvrions cette boîte, car une fois ouverte – une fois que la plandémie du corona est comprise, même par ceux qui sont encore de l’autre côté de la barrière mais commencent à se réveiller – alors tout le reste sera exposé : le changement climatique, la manipulation climatique, l’arnaque du CO2, les guerres en #Ukraine et à #Gaza, le #11septembre2001, les assassins de Kennedy, etc., etc. Et cette seconde étape dans la bonne direction, qui permettra de mettre au jour tous ces crimes, sera franchie à une vitesse fulgurante, presque du jour au lendemain. Mais voici l’essentiel : nous, qui sommes de ce côté-ci de la barrière, nous savons déjà. Nous connaissons déjà tous les autres crimes. Il serait donc absurde, pour les monstres, d’essayer de nous cacher ce que nous savons déjà. Non, leur panique vient du fait que la boîte est désormais à moitié ouverte, et qu’un nombre croissant de personnes de l’autre côté commencent à comprendre ce qui se passe réellement. De plus en plus de victimes des injections expérimentales sont en train de se réveiller. Et tout à coup, elles réalisent qu’il n’y a absolument personne, de leur côté de la barrière, pour les aider. Alors enfin, elles se tournent vers nous pour obtenir de l’aide. Et je ne parle pas seulement d’aide médicale. Ce qu’elles recherchent, c’est un soutien humain et émotionnel – ce qu’elles trouvent dans nos communautés, ces communautés qui ont vu le jour parce que nous avons effectivement été persécutés à l’époque. De véritables communautés. Et nous sommes encore aujourd’hui persécutés. Des communautés solidaires, où l’on s’entraide – ce qui n’existe pas de l’autre côté de la barrière. Là-bas, il n’y a aucun soutien humain, seulement l’isolement total et la solitude d’un monde fait de conditionnement mental rituel et de #propagande. Or, le danger – à la fois actuel et croissant – que de plus en plus d’êtres humains de l’autre côté de la barrière rompent les rangs avec leurs bourreaux et leurs conditionneurs mentaux, s’accentue du fait que l’idée selon laquelle notre camp ne ferait aucun progrès est totalement fausse. Bien au contraire : les monstres de l’autre côté de la barrière encaissent coup sur coup – et tous ces coups sont portés sous la ligne de flottaison. Leur navire prend l’eau, et il sombre de plus en plus vite. De quoi s’agit-il ? Eh bien, ici en #Allemagne, par exemple, une décision très importante a été rendue par un tribunal administratif – je crois que c’était le 3 ou le 4 septembre 2024 –, une décision en faveur d’une infirmière qui avait été licenciée parce qu’elle refusait de se faire injecter. Le tribunal a statué, sur la base des preuves disponibles, c’est-à-dire sur le contenu non expurgé des dossiers du #RKI (l’équivalent allemand des dossiers du #CDC), que premièrement, la déclaration d’état de pandémie n’avait aucun fondement scientifique, mais reposait uniquement sur des directives politiques. Et deuxièmement, que les injections étaient totalement inefficaces. Enfin… pas tout à fait inoffensives, on se comprend. Au Canada, une militante nommée Joanne Person, qui avait soutenu les désormais célèbres combattants de la liberté de Coutts, avait attiré l’attention de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui voulait la faire emprisonner. Toutes les charges ont toutefois dû être abandonnées après la révélation d’un enregistrement audio secret montrant que la police avait planifié de dissimuler des armes chez elle, pour pouvoir ensuite l’accuser de possession illégale d’armes et de terrorisme intérieur. Voilà comment on fabrique du crime. Ce genre de nouvelles rend beaucoup de gens très, très nerveux de l’autre côté de la barrière. Encore un exemple : en Nouvelle-Zélande, Barry Young, lanceur d’alerte au sein du ministère de la Santé, soutenu par Liz Gunn, ancienne avocate et journaliste, ainsi que par l’Américain Steve Kirsch et mon ami britannique Andrew Bridgen, a réussi à publier les vrais chiffres de mortalité post-vaccination. Les données qu’il a présentées sont issues des statistiques officielles de la Nouvelle-Zélande. Dans certains centres de vaccination, plus de 30 % des personnes ayant reçu une injection sont décédées quelques heures après. Dans un centre en particulier, Invercargill, le taux était de 100 % : 51 personnes vaccinées, 51 morts, toutes dans les deux heures suivant l’injection. Grâce à une demande d’accès à l’information (OIA) déposée par un médecin néo-zélandais, il a également été révélé que le gouvernement possédait déjà les premières données de sécurité de #Pfizer des mois avant le lancement de la campagne nationale, tout en répétant sans cesse que le vaccin était bien sûr « sûr et efficace ». En réalité, c’était exactement le contraire – et le gouvernement le savait. Les données de Pfizer montraient des conséquences absolument dévastatrices en termes d’effets secondaires graves et de décès. Ces données étaient tellement accablantes que la FDA (aux États-Unis) a tenté d’en interdire la divulgation publique pendant 75 ans – ce qu’un tribunal américain a fort heureusement empêché. Nous, de ce côté de la barrière, savons depuis longtemps ce que contiennent les contrats passés entre Pfizer et les gouvernements. Mais les citoyens néo-zélandais, semble-t-il, n'ont pas compris que Pfizer elle-même stipulait dans ces contrats qu’elle ne pouvait garantir ni la sécurité ni l’efficacité du #Vaccin – et exigeait donc une immunité juridique totale en cas de blessure ou de décès. Des clauses qui sont illégales et nulles d’office, comme l’ont justement souligné nos collègues juristes belges dans un avis juridique. Et il y a encore bien plus. Par exemple, les données de sécurité officielles de Pfizer mentionnaient, dans une liste longue de 9 pages, pas moins de 1 223 décès rien que dans la phase initiale des essais cliniques. Cela montre clairement qu’on ne parle pas ici de simples négligences – mais d’une intention manifeste. Car tout cela était connu des gouvernements – pas seulement de celui de Nouvelle-Zélande. Tout cela réuni – ce que nous savons depuis longtemps de la plandémie, ce qui constitue un choc traumatisant pour celles et ceux qui sont en train de franchir la clôture pour nous rejoindre, l’effondrement de la défense absurde des monstres, ainsi que la décision de Schindler citée plus haut – signifie pour moi une chose très claire : il est grand temps de tourner la clé dans la boîte de Pandore des monstres. Autrement dit, de faire connaître aussi rapidement que possible à un maximum de personnes de l’autre côté de la clôture les véritables tenants et aboutissants de la plandémie. Car une fois la boîte ouverte, une fois ce premier pas franchi, tout le reste s’enchaînera à la vitesse de l’éclair – littéralement du jour au lendemain. Le gouvernement fantoche allemand tente en ce moment un ultime baroud d’honneur pour sauver les meubles et glisser discrètement vers la trêve estivale. Un peu comme une passe désespérée à la dernière seconde d’un match de football américain, après avoir encaissé un coup très dur sous la ceinture : l’échec de faire nommer une juge proposée pour la plus haute juridiction allemande, la désormais complètement corrompue Cour constitutionnelle. Il est devenu évident que le chancelier BlackRock d’Allemagne n’a même pas réussi à obtenir le soutien de sa propre formation politique pour cette candidate – une femme qui souhaite légaliser l’avortement jusqu’au dernier moment de la grossesse. Étrange, non ? Quand on sait que durant la période #COVID_19, les monstres ont démontré qu’un avortement par injection était parfaitement acceptable – même bien après la naissance, jusqu’à un âge très avancé. L’horreur que certains membres du parti de notre chancelier BlackRock ont à peine réussi à dissimuler sur leur visage aurait été encore plus grande s’ils avaient su comment les monstres prévoyaient de célébrer cette nomination : à grand renfort de cérémonies d’ouverture, comme celles des #JeuxOlympiques de l’été dernier à Paris ou de l’inauguration du tunnel du Saint-Gothard, il y a quelques années. Allez voir par vous-mêmes sur YouTube, et vous comprendrez ce que je veux dire. C’est pourquoi il nous faut faire de la révélation de la plandémie – et du procès de #Nuremberg2 qui doit en découler – notre priorité absolue, sous le mot d’ordre : « Une chose après l’autre – commençons par l’essentiel. » Et ce n’est donc pas un hasard – si tant est que l’on croie encore aux hasards – que, malgré tous les obstacles qu’ils ont dressés sur ma route, malgré tous les bâtons qu’ils m’ont mis dans les roues, j’aie finalement réussi à achever le montage de ma plaidoirie finale, que j’ai prononcée à l’issue de mon faux procès. Lorsque Schindler a compris ce que j’étais en train de faire, il a tenté d’interrompre mon exposé – mais, comme vous allez le voir, il a échoué. Il s’agit d’une plainte pénale contre Schindler, le parquet et d’autres personnes, pour enlèvement, entrave à la justice – un crime très grave –, coups et blessures et de nombreuses autres infractions. C’est en quelque sorte une réponse directe à la fausse décision annoncée par Schindler le 24 avril dernier. Et désormais, tout le monde pourra la lire. Je vais commencer progressivement, en publiant d’abord l’introduction, qui résume toute l’affaire et contient également une table des matières permettant à chacun de décider s’il souhaite, par exemple, savoir pourquoi je suis toujours détenu sur la base d’un mandat d’arrêt cassé dès le 1er novembre 2023, ou encore pourquoi ce qui s’est passé au Mexique relève bien d’un enlèvement – et non d’une expulsion ni d’une extradition –, ou enfin s’il ou elle préfère simplement lire l’ensemble du dossier. En résumé, il s’agit selon moi d’une contre-attaque très efficace, qui ne manquera pas d’atteindre son but. Alors n’oubliez pas – n’oubliez jamais que nous sommes la cavalerie, et que nous pouvons faire tout ce que nous décidons de faire. Les pensées deviennent des actions, et les actions deviennent des réalités. Pour finir, j’aimerais vous parler de quelques chansons qui me rappellent l’époque où je croyais encore que tout allait bien. Des morceaux optimistes comme 𝐹𝑒𝑒𝑙𝑠 𝐿𝑖𝑘𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑣𝑒𝑛 de Fiction Factory, 𝐶𝑎𝑛’𝑡 𝐹𝑖𝑔ℎ𝑡 𝑡ℎ𝑒 𝑀𝑜𝑜𝑛𝑙𝑖𝑔ℎ𝑡 de LeAnn Rimes, 𝑆𝑎𝑦 𝑊ℎ𝑎𝑡 𝑌𝑜𝑢 𝑊𝑎𝑛𝑡 de Texas, ou 𝐻𝑜𝑤 𝑀𝑒𝑛 𝐴𝑟𝑒 d'Aztec Camera. À très bientôt, bye-bye. 🔗 #FreeReinerFuellmich #FreeReiner #JusticeForReiner #LibérezReinerFuellmich #prisonnierpolitiqu

Kerstin Heusinger

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Canadians and Quebecers from every walk of life — different faiths, different backgrounds, age, 🌍, and political views ⚖️ — are rising up and voting Conservative. 🇨🇦 Not because they’ve changed who they are — but because they know Canada needs real CHANGE. 🔥 They’re tired of the lies. ❌ Tired of the skyrocketing costs. 💸 Tired of being crushed while the Liberals print money out of thin air causing inflation and sell out our future. 💸🏛️ This isn’t left vs right anymore. This is right vs wrong. ⚡🛡️ It’s about building a future where Canadians and Quebecers come first — not lobbyists, not insiders, not greedy “elites.”🚫 This movement is bigger than politics. 🔥 It’s about protecting your dreams ✨, your future 🛤️, your freedom.🇨🇦 It’s our time. ⏳ On April 28, stand up.🙌 Vote for change. ✅ Vote Conservative. 🇨🇦 / Les Canadiens et Québécois de tous horizons — différentes confessions, différentes origines 🌍, âges, et opinions politiques ⚖️ — se lèvent et votent Conservateur. 🇨🇦 Pas parce qu’ils ont changé qui ils sont — mais parce qu’ils savent que le Canada a besoin d’un véritable CHANGEMENT. 🔥 Ils en ont assez des mensonges. ❌ Assez de la hausse vertigineuse du coût de la vie. 💸 Assez d’être écrasés pendant que les Libéraux impriment de l’argent à partir de rien, provoquant l’inflation et hypothéquant notre avenir. 💸🏛️ Ce n’est plus une question de gauche ou de droite. C’est une question de bien contre mal. ⚡🛡️ C’est bâtir un avenir où les Canadiens et les Québécois passent en premier — pas les lobbyistes, pas les initiés, pas les “élites” avides. 🚫 Ce mouvement dépasse la politique. 🔥 C’est une bataille pour protéger vos rêves ✨, votre avenir 🛤️, votre liberté. 🇨🇦 C’est notre moment. ⏳ Le 28 avril, levez-vous.🙌 Votez pour le CHANGEMENT.✅ Votez Conservateur. 🇨🇦 #VoteForChange #CanadaFirst #PierrePoilievre #VoteConservative #GenerationChange #Conservative #PierrePoilievreForPM #Pierre4PM #cdnpolitics #cdnpoli

Margie (Marjorie) Ramos

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Artemis : Le naufrage stellaire des experts en fond vert C'est fascinant. L'humanité est sur le point de reposer le pied sur la Lune avec la mission Artemis, de repousser les limites de la physique et de l'ingénierie, et pendant ce temps, sur 𝕏, une armée de génies en pyjama nous explique que tout ça a été tourné dans un hangar avec le budget d'un court-métrage étudiant. L'évolution est censée nous tirer vers le haut, mais manifestement, au niveau des interactions fondamentales, quelque chose a foiré et une partie de l'espèce est restée coincée au fond du bac à sable. Soyons clairs d'emblée : il n'y a pas de "débat" à avoir. Débattre de mécanique orbitale avec un type qui pense que la Terre est un frisbee surmonté d'un dôme en verre, c'est comme essayer d'apprendre l'horlogerie de précision à un macaque. Ça finit inévitablement avec des pièces cassées, du caca sur le cadran, et le macaque qui hurle victoire parce qu'il a avalé le ressort principal. Mais prenons tout de même quelques minutes pour admirer le zoo. Car le spectacle de ces anciens épidémiologistes de 2020, devenus stratèges géopolitiques en 2022, et fraîchement reconvertis en directeurs de vol de la NASA en 2026, vaut son pesant d'uranium appauvri. Le syndrome du stagiaire BFM et les mystères du fond vert Leur pièce à conviction numéro un ? Le fond vert qui bave et les câbles invisibles. Résumons la pensée de nos Sherlock Holmes de la timeline : la NASA, une agence gouvernementale colossale, capable de concevoir des moteurs qui crachent des milliers de tonnes de poussée, de calculer des trajectoires d'insertion orbitale avec une précision mathématique qui frôle la transcendance, serait en revanche totalement incapable de maîtriser Adobe Premiere Pro. Selon l'élite d'𝕏, ces maîtres de l'ombre de la conspiration mondiale auraient confié la réalisation du plus grand canular du siècle à un stagiaire sous-payé qui aurait oublié d'activer un détourage propre sur fond bleu lors d'un prétendu direct. N'importe quel gamin sur TikTok fait des montages plus propres dans sa chambre, mais la NASA, elle, laisserait traîner des reflets de studio et des zips de harnais à la vue de tous. C'est le paradoxe ultime et schizophrénique du complotiste : son ennemi est à la fois omnipotent, capable de tromper des milliards d'êtres humains et la communauté scientifique mondiale, mais d'une incompétence si crasse qu'il se fait démasquer par "Kevindu73" en zoomant sur une vidéo compressée depuis ses toilettes. Le Pôle Emploi de la Galaxie : l'ère des "Actornauts" Et qui met-on au bout de ces câbles soi-disant visibles ? Des "Actornauts". Il faut au moins leur reconnaître cette fulgurance sémantique. L'idée est d'un comique absolu : le gouvernement mondial recruterait des intermittents du spectacle pour jouer les astronautes en apesanteur. Imaginons la logistique. Des dizaines de milliers de chercheurs, d'ingénieurs, de sous-traitants, de mathématiciens travaillent sur Artemis à travers le monde. Des universités entières, des agences spatiales indépendantes européennes, japonaises, canadiennes, valident des montagnes de calculs thermochimiques et de données télémétriques... tout ça pour justifier l'emploi de quatre acteurs suspendus à des cordes Décathlon devant un ventilateur. Et cerise sur le gâteau de l'absurde : personne ne parle. Jamais. Le secret est si bien gardé qu'aucun technicien, aucun ingénieur, aucun de ces fameux "actornauts" n'a jamais craqué après trois bières au bar du coin. Une logistique du mensonge tellement complexe et parfaite que la théorie des cordes, en comparaison, ressemble à un livre de coloriage pour enfants hyperactifs. La branlette sémantique et le trou noir cognitif Mais attendez, ils ont une "preuve" absolue. Le slip of the tongue. La confession accidentelle. Un astronaute d'Artemis lâche en interview : "C'est la première fois que nous allons aussi loin avec ce nouveau vaisseau", ou "C'est une première pour notre génération". Et là, le cerveau du troll s'allume. Faiblement, certes, comme une ampoule de 5 watts en fin de vie, mais il s'allume. "HA ! IL A DIT PREMIÈRE FOIS ! DONC APOLLO N'A JAMAIS EXISTÉ ! ÉCHEC ET MAT LA SCIENCE !" Nous sommes face à des gens qui souffrent d'un analphabétisme fonctionnel de stade terminal. La simple notion de "contexte" a totalement déserté leur encéphale. C'est la même mécanique intellectuelle ravagée que l'on retrouve chez les adeptes de QAnon, qui cherchent des messages codés satanistes dans une commande de pizzas ou un clignement d'yeux. Un astronaute parle des capacités techniques inédites d'Orion, et le complotiste entend "Je vous avoue tout, Stanley Kubrick a tout filmé au Nevada". C'est une paresse intellectuelle monumentale qui se résume à une stupide boucle récursive : "Je suis trop bête pour comprendre la mission Artemis aujourd'hui, donc je décrète qu'elle est fausse, ce qui prouve rétroactivement que j'avais raison de ne pas comprendre Apollo hier." Imparable. Le Paradoxe du Smartphone (ou l'ironie cinglante) Mais c'est dans la conclusion de cette farce qu'on touche au sublime. Le coup de grâce ironique qui rend la situation presque poétique. Nos génies incompris publient leur "vérité" sur 𝕏. Pour ce faire, ils tapotent sur un écran tactile capacitif, un concentré technologique qui n'existerait pas sans des décennies de recherche fondamentale. Leur smartphone fonctionne grâce à des microprocesseurs gravés à l'échelle nanométrique, obéissant aux lois de la mécanique quantique. Leur tweet fustigeant la NASA est envoyé via des ondes électromagnétiques vers des antennes relais, transite par des câbles sous-marins transocéaniques, et leur propre position est triangulée par des satellites GPS en orbite. Des satellites qui, pour ne pas dériver, doivent constamment appliquer des corrections basées sur la relativité générale et restreinte d'Einstein (le temps ne s'écoulant pas à la même vitesse en orbite qu'à la surface de la Terre). Ils utilisent littéralement l'aboutissement de la science spatiale et physique la plus pointue et la plus rigoureuse de l'histoire humaine pour hurler que la science spatiale est un mensonge. C'est utiliser l'alphabet pour prouver que l'écriture est un mythe. C'est respirer de l'air en hurlant que l'oxygène est une construction sociale. Alors laissons-les scruter les pixels de leurs vidéos en 144p. Laissons-les s'enfoncer dans ce trou noir intellectuel où la gravité de la bêtise est si forte qu'aucune lumière n'en sortira jamais. Pendant ce temps, de vrais esprits, mus par la pensée critique, la curiosité et la rigueur, font décoller des fusées de plusieurs milliers de tonnes pour repousser les frontières du connu. Houston, on a un problème, c'est vrai. Mais il n'est pas en orbite lunaire. Il est sur Terre, il a le Wi-Fi, beaucoup trop de temps libre, et un avis sur tout.

Pourton.info

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Le Casse du Siècle : Quand les génies du marketing cachent un crime mathématique parfait (Si tu trouves ça encore trop difficile, regarde le rap, tu vas tout comprendre) Pendant que la « bulle IA » s’excite sur Twitter avec des threads indigestes écrits par des types qui confondent une dérivée avec une marque de détergent, il se passe des choses sérieuses dans les bas-fonds d’ArXiv. Vous avez sûrement vu passer la « nouvelle » concernant TurboQuant(arXiv 2504.19874). Si vous lisez la presse tech habituelle, le résumé se limite à : « INCROYABLE ! Google a trouvé une astuce pour que les LLM consomment 2 fois moins de mémoire ! Le futur est là ! 🚀». Le tout accompagné d’un GIF animé trop classe et qui fait sérieux pour illustrer la chose. Merci, Jean-Eudes, pour cette analyse digne d’un prospectus de chez Lidl. C'est l'équivalent de regarder une Patek Philippe et de s'exclamer : « Ah super, elle donne l'heure et elle est en métal brillant ! ». Le vrai sujet, ce n'est pas le gain de VRAM. On s'en fout (enfin, non, mais c'est la conséquence, pas la cause). Le vrai sujet, c'est que Google vient de commettre un hold-up géométrique d'une insolence rare. Ils ont fait subir une triple fracture du bassin à la géométrie euclidienne pour transformer un problème insoluble en une simple promenade de santé. Accrochez-vous à votre néocortex, on va démonter le mouvement. 1. Le Cauchemar : La quantification vectorielle (VQ) Normalement, quand on veut compresser les vecteurs du KV-cache (les "souvenirs" de l'IA pendant qu'elle vous parle), on galère. On a des vecteurs en haute dimension (d = 128, 256, voire plus) qui sont corrélés, pénibles, et qui refusent de se laisser ranger proprement sans perdre une tonne d'information. La méthode « bourrine » consiste à essayer de paver l’espace avec des petites boîtes. C’est la Vector Quantization. Le problème ? C’est NP-difficile. Plus vous montez en dimensions, plus c’est le bordel. Pour faire un truc propre, il faudrait une puissance de calcul que même Google préfère garder pour d'autres bêtises. 2. Le Coup de Judo : La Rotation Aléatoire C’est là que le génie — ou la perversité, selon votre degré de purisme — entre en scène. Au lieu de chercher un algorithme complexe pour s'adapter à la forme bizarre des données, Google a dit : « Et si on faisait tourner tout ce bordel au hasard ? ». Ça ressemble à une solution de stagiaire sous caféine, mais c'est du génie probabiliste. C’est comme secouer une boîte remplie de clous pour qu’ils se répartissent uniformément. En appliquant une matrice de rotation aléatoire Q (orthogonale), on projette nos données sur une hypersphère de dimension d. Et là, la magie de la haute dimension opère (la fameuse concentration de mesure). 3. Le "Money Shot" : La réduction au scalaire Une fois que votre vecteur est « étalé » uniformément sur la sphère par la rotation, un miracle se produit. Si vous isolez n'importe quelle coordonnée du vecteur, elle ne suit plus une distribution chaotique. Elle suit une loi Beta : Beta (½, (d - 1) / 2) Et là, c’est la claque : en haute dimension, les coordonnées deviennent pratiquement indépendantes. Traduction pour les humains : Ils ont transformé un monstre vectoriel indomptable (un bloc de 1024 dimensions interdépendantes) en 1024 petits problèmes individuels à 1 dimension. C’est le « Judo » mathématique : on utilise la force de la haute dimension (qui rend d'habitude les calculs impossibles) pour forcer les données à devenir simples et découplées. On n’a plus besoin de quantification vectorielle coûteuse. On prend un bête quantiseur scalaire de Lloyd-Max (un truc qu'on apprend presque en première année), on l'applique sur chaque axe, et le tour est joué. 4. L'Insulte Mathématique : Le Bound de Shannon C'est ici que je commence à rire (jaune). Les auteurs ne se sont pas contentés de dire « ça marche bien ». Ils ont sorti la règle à calculer pour montrer à quel point ils frôlent la perfection. Leur borne supérieure de distorsion (MSE) est la suivante : Dₘₛₑ ≤ (2 / 3π) × 4⁻ᵇ Or, la borne inférieure absolue (la limite de Shannon/Yao), celle qu'aucune intelligence, humaine ou alien, ne peut dépasser, dit qu'on ne peut pas faire mieux que : Dₘₛₑ ≥ 4⁻ᵇ Le ratio entre leur méthode « rotation-pif-pouet » et la limite absolue de l’univers est d’environ 2.7. Vous vous rendez compte de l'insolence ? Avec une rotation aléatoire et un quantiseur de base, ils sont à un facteur constant ridicule de la perfection théorique. C’est comme si vous lanciez des fléchettes les yeux fermés et que vous touchiez le mille 9 fois sur 10 parce que vous avez calculé la courbure de la Terre. 5. La Microfibre Atomique : Le Résidu 1-bit Mais parce que ce sont des maniaques, ils ont remarqué un truc : l'optimalité MSE (l'erreur quadratique) ne garantit pas que les produits scalaires (essentiels pour l'Attention dans un LLM) soient sans biais. Leur solution ? Une décomposition en deux étages. Le premier étage fait le gros du travail avec la méthode décrite au-dessus. Le second étage s'occupe du "résidu" (ce qui reste comme erreur) et le compresse sur 1 seul petit bit (via une astuce type QJL). C'est la finition « haute horlogerie ». Ils ont rangé la chambre, puis ils sont passés avec une microfibre atomique pour enlever la dernière molécule de poussière. Le résultat ? Une erreur de produit scalaire quasi nulle et un biais totalement maîtrisé. Verdict Pendant que les influenceurs tech s'extasient sur le fait que l'IA va « aller plus vite », les vrais apprécieront la beauté du geste. Google n'a pas juste optimisé du code. Ils ont prouvé que la structure même de l'espace en haute dimension contient les solutions à sa propre complexité. C’est du Frankynosa pur jus : l’ordre émerge du chaos apparent par la simple contrainte de la géométrie sphérique. Le KV-cache réduit, c’est pour les ingénieurs qui veulent économiser des GPU. La rotation aléatoire et la loi Beta, c’est pour les poètes qui aiment voir l’univers se plier sous la force d’une preuve élégante. La prochaine fois qu’on vous parle de « révolution de l’IA », demandez-leur ce qu’ils pensent du découplage des coordonnées sur une hypersphère. Juste pour rire de leur silence.

Pourton.info

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Ah, Congo de #Lumumba, regarde ce que celui qui se prend pour ta réincarnation est en train de produire chez nous …. Cette semaine, les dérives de notre justice ont encore montré leurs visages sales et sombres, dignes des pires mafias du monde. Pour le buzz – et surtout pour justifier d’autres peines capitales que le pouvoir se prépare à faire intervenir plus tard sans que l’opinion publique ne soit trop aux aguets - Constant Mutamba (le fameux réincarné) a mis en place un système rempli d’irrégularités dans lequel certains innocents sont en route pour le bûcher. Le 8 janvier dernier, Samuel, un jeune mineur qui vit dans la rue s’est rendu à ses activités organisées par l’association les Anges Écoliers. Depuis 1 an, il est suivi par cette association, il passe même son permis et fait d’énormes progrès. Cela fait 3 ans que les membres de l’association le connaissent, mais depuis un an, les éducateurs des Anges Écoliers le suivent régulièrement et l’encadrent. Difficile ce travail de réinsertion... et surtout difficile de trouver des familles d’accueil pour ces enfants contraints de vivre dans la rue. Mais en un an, petit à petit, Samuel progresse, il s’intéresse à son avenir et il met en place les choses avec les Anges Écoliers pour vivre une meilleure enfance et devenir quelqu’un plus tard… malgré cela, pour le moment, il vit encore dans la rue. Il y a 6 jours, le dimanche 12 janvier dernier, un autre enfant suivi par l’association prévient les éducateurs qu’il a vu Samuel au camp Lufumgula, incarcéré avec des kulunas. Les éducateurs se rendent sur les lieux pour tenter de voir Samuel. Impossible d’entrer, mais ils le voient de loin. Le lendemain matin, ils reviennent au camp pour tenter d’avoir plus d’informations et préviennent un avocat qui prendra directement le dossier en charge le jour même. Constant Mutamba, comment expliquez-vous que dans le PV d’arrestation, on mentionne que Samuel ait été arrêté le 31 décembre 2024, alors que le 8 janvier 2025, il était à son activité de réinsertion avec l’association qui le suit ? C’est un vice de procédure comme il y en a des dizaines de milliers dans notre pays chaque jour et en particulier dans ce dossier des kulunas. Vous voulez faire vite, alors vous ne tenez compte de rien. Vous n’avez pas laissé Samuel ni s’expliquer, ni avoir accès à un avocat, ou appeler un proche, ou même l’association qui le suit. Samuel a été arrêté par la police alors qu’il marchait pour se trouver un endroit où dormir (Ça, vous ne saurez jamais ce que c’est !). Il n’avait pas d’armes, pas de machettes, pas de couteaux, il marchait juste pour se trouver un abris et il a été ramassé en même temps que d’autres personnes qui se battaient dans la rue. Un long dossier de réinsertion et des activités depuis un an avec l’association prouve que c’est un enfant qui faisait de son mieux, grâce à des association comme les Anges Écoliers, pour sortir de cette misère dans laquelle la société congolaise l’a plongée. Il y a un aspect déclinatoire de compétence. L’avocat se bat pour que Samuel soit jugé en tant que mineur, mais le Ministère public refuse. Il n’a pas de documents de naissance, pas d’adresse fixe, mais l’association a donné tous les documents de suivi. Alors, après les pressions de l’avocat, pour prouver que Samuel est mineur, le Tribunal Militaire va réaliser un test psychologique dont on ne connait aucunes des modalités pour prouver que Samuel est bien un enfant. Lundi, nous aurons les résultats, et là, il y aura deux options : Soit Samuel sera déféré auprès du juge pour enfant, soit il continuera dans le circuit produit par Mutamba dans lequel il avait été condamné par défaut avant que l’avocat et l’association ne s’impliquent. Samuel fait partie de ceux qui doivent être envoyés vers la prison d’Angenga afin d’être exécutés. Dans deux jours, si nous ne faisons pas assez bouger les lignes, il pourrait retourner sur le chemin de la mort... En fait, Samuel pourrait devenir député, ministre, journaliste, chauffeur, chef d’entreprise,… Parce que lui, il avait choisi de sortir de la prison psychologique dans laquelle ces enfants qui sont obligés de vivre dans la rue sont plongés, abandonnés par la société, abandonnés par les « élus », abandonnés souvent par leurs familles et toujours abandonnés par ce pouvoir égocentrique qui se transforme de plus en plus en pouvoir criminel (pour ses éléments qui ne l’étaient pas déjà…) À toutes celles et ceux qui ont une voix qui porte, artistes, acteurs politiques, personnalités, ... partagez cette histoire, contactez les gens au pouvoir que vous connaissez, pour que Samuel devienne ce qu’il doit être et ne finisse pas 6 pieds sous terre, exécuté par la Justice de Felix Tshisekedi et Constant Mutamba. Je voudrais aussi saluer le travail immense de l’association Les Anges Ecoliers fondée il y a 8 ans par une Congolaise d’à peine 19 ans et qui aujourd’hui regroupe des bénévoles Congolais, Burkinabe et Centrafricain. Vous imposez le respect. J’invite tout le monde à suivre votre travail et à le soutenir ( Avec rien, vous changez des destins pendant que certains avec des millions font péter le champagne assis grassement sur la dignité du peuple congolais qui n’a même pas d’eau. Présidence RDC 🇨🇩

Maud-Salomé EKILA BOFUNDA

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- " Ce sont les patrons qui font les richesses. " - " Les patrons font vivre les employés. " - " Sans patrons, pas d'entreprises. " - " Les patrons prennent des risques. " Ces arguments sont TOUS bidons et encore plus faciles à démonter... Ce qui ne peut malheureusement jamais être fait parce qu'on vous coupe la parole toutes les 10 secondes pour vous faire perdre votre fil de pensée. " Ce sont les patrons qui font les richesses. " C'est du grand n'importe quoi ! Être patron n'explique absolument en rien le fait de devenir riche. La, une liste de métiers ou l'on travaille seul en étant son propre patron : Maçon, plombier, électricien, menuisier, peintre, carreleur, couvreur, serrurier, paysagiste, coiffeur, aide à domicile, chauffeur, coursier, déménageur, agriculteur, maraîcher, apiculteur, éleveur, horticulteur, vendeur, marchand, gérant, courtier, formateur, rédacteur, journaliste, expert-comptable... Devinez quoi ? Aucun de ces " PATRONS " ne devient jamais riche. Être son propre patron NE SUFFIT DONC PAS À DEVENIR RICHE. Un patron ne devient pas riche simplement parce qu'il travaille. Il devient riche lorsqu'il contrôle une organisation " l'entreprise ", dans laquelle plusieurs travailleurs produisent collectivement davantage de valeur que ce qu'ils reçoivent sous forme de salaires. Ce n'est pas DU TOUT plus compliqué que ça : Les grandes richesses ne sont possibles que lorsqu'il devient possible de capter et d'accumuler la valeur produite collectivement par d'autres travailleurs : - Exploitation (consentie, en retour d'une rémunération) - Appropriation de la valeur du travail COLLECTIF. Plus quelqu'un a la mainmise / le contrôle sur le travail des autres, plus il peut capter et donc accumuler. C'est mathématique, on n'a jamais vu une entreprise augmenter la quantité de ses bénéfices en doublant son nombre de patrons. Par contre, doublez le nombre d'employés et vous aurez une augmentation des bénéfices (à supposer que l'entreprise soit rentable). À votre avis, pourquoi est-ce Elon Musk (Tesla) et les Chinois dépensent des milliards dans la création de robots pour remplir des tâches humaines si ce sont les patrons qui rapportent du fric ? " Les patrons font vivre les employés. " Cette phrase est d'une hypocrisie sans nom, elle me retourne l'estomac de colère, dans une société avec des citoyens CORRECTEMENT éduqués les gens qui passent à la TV et se permettent de dire ce genre de chose devraient normalement tous se faire attraper la chemise en sortie de studio tellement c'est malhonnête... c'est présenter la relation totalement à l'envers. Ce n'est pas le patron qui " nourrit " les employés, ce sont les employés qui produisent la richesse (l'objet physique ou numérique destiné à répondre à un besoin pour lequel quelqu'un dépensera une partie de son salaire afin d'acquérir cet objet) qui permet de rémunérer le patron, de financer ses dividendes, d'augmenter la valeur de son entreprise et, donc, de constituer SA FORTUNE. " Sans patrons, pas d'entreprises. " Éditorialiste complètement stupide : " Oui mais s'il n'y avait pas le patron pour acheter l'entreprise et toutes les machines, les travailleurs ne pourraient pas produire. " Voilà l'argument d'imbéciles qui ne font pas la différence entre : " patron " et " capital " Le fait que des " outils de production " soient nécessaires à une activité, ne démontre absolument pas qu'un patron soit nécessaire. Une machine peut être achetée collectivement, possédée par une coopérative, une association, une collectivité ou directement par les travailleurs. Donc l'argument : " Sans patron, pas d'entreprise, donc pas d'outils de production (machine etc..) " est complètement stupide puisque : Le patron est le propriétaire ou le gestionnaire d'une partie des moyens de production, et si les travailleurs peuvent posséder collectivement ces mêmes moyens de production, alors " sans patrons, pas de production " ne tient plus. La vraie question c'est : pourquoi faudrait-il qu'un propriétaire privé soit indispensable pour organiser et financer une production collective ? Qu'on puisse être au pouvoir ou journaliste et ne pas savoir faire la différence entre " posséder les moyens de production " et " être indispensable à la production " devrait être motif de révocation. " Les patrons prennent des risques. " Mais quel foutage de gueule vraiment ! Il n'y a pas PLUS de risque à devenir patron qu'à acheter une voiture ou une maison. Quel risque prennent-ils de plus qu'un type lambda qui décide de s'acheter une maison à 150 000€ ? Exemple tout con : Prêt = 150 000€ Intérêts = 58 000€ Durée = 20 ans Salaire = 2 500€ / mois Remboursement mensuel = 867€ Liste de dépenses imprévues qui peuvent toutes arriver le même mois : - fosse septique qui pète. - machine à laver qui tombe en panne. - courroie de distribution qui lâche. - traitement d'orthodontie nécessaire pour son adolescent(e). Tout ça en même temps et hop, c'est plié, déjà 3/4 remboursements qui sautent. Oui, créer et/ou diriger une entreprise comporte des risques, mais faut arrêter de nous faire passer ces gens pour des super-héros. Une femme seule qui élève 3 ados se bagarre aussi tous les jours pour tenir son budget. Et puis prendre un risque économique suppose généralement de disposer de ressources permettant de le prendre : capital, patrimoine, épargne, crédit, réseau, compétences, actifs, etc. Cerise sur le gâteau, le capital initial provient des fois d'un héritage, soit ....encore le travail des autres, du coup. RÉVEILLEZ-VOUS : Les gens de la TV ne veulent pas votre bien, ils veulent le leur. Et si pour ça ils doivent vous mentir, alors ils mentiront. Détestez les patrons et le capitalisme, c'est SAINT : Si vous avez un arbre à fruits en partage avec votre voisin, et que vous ne cueillez que le nécessaire pour vos besoins journaliers en fruits, tandis que lui cueille bien plus que ce dont il a besoin, stocke les fruits dans sa cave et continue à les cueillir au fur et à mesure qu'ils poussent, il finit forcément par en avoir beaucoup plus que vous. Ce qui en soi pourrait ne pas être un problème sauf que plus il en accumule, moins il en reste pour vous. À la fin, il peut même vous expliquer qu'il possède davantage de fruits parce qu'il a été " plus travailleur " que vous. Sauf que l'arbre, lui, a produit ses fruits grâce à un travail auquel vous avez tous les deux contribué : vous l'avez planté, arrosé, entretenu et protégé ensemble. Lui n'a pas créé davantage de fruits. Il s'est simplement approprié une plus grande part de ce que l'arbre produisait. Et c'est exactement le problème de l'accumulation : plus quelqu'un s'approprie une grande part d'une richesse produite collectivement, moins il en reste à redistribuer aux autres. Tout le monde devrait DÉTESTER les patrons. Car accumuler est l'antonyme de redistribuer. Votez #JLM2027 #Melenchon27 #MélenchonBallonDor 1/2⬇️

🐢🇫🇷φ FALLAIT VOTER CHONCHON φ #JLM2027🇲🇶🐢

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Quelle honte ! Mais quelle honte ! Apparemment ces 3 personnes passent leur live à m'insulter ainsi que mes amis et je ne vais comme d'habitude même pas leur donner l'heure. Et si un jour je leur réponds, s'il vous plaît, faudra vraiment pas me dire oui Mehdi t'es méchant pourquoi tu fais une vidéo sur eux quand il y en a eu 50 sur moi avant sans réponse de ma part. Il y a deux types de personnes, ceux qui créent et ceux qui commentent, vous trois, et les gros youtubeurs vous soutenant ne faites partie d'aucune des deux catégories, vous êtes des sous merdes humaines. Je ne vais même pas parler de moi parce que, peut etre, penserez vous, que j'ai un agenda personnel alors que je suis juste outré par des propos inadmissibles, ceux où ils font preuve de racisme et misogynie envers des gens que je n'apprécie même pas : "ta gueule [Carole]" "tu n'es pas facile à satisfaire c'est pour ça que Julien t'a divorcé" "J'en peux plus de ce jeu, j'en peux plus de ce noir, j'en peux plus d'Ubisoft" (Le 17x5 =\= 85 n'est pas un propos haineux mais prouve l'étendue du problème quand on donne la parole à un imbécile incapable de poser un calcul élémentaire) A Julien, toi qui discute ouvertement avec ces gens et te félicitent des vidéos qu'ils font sur moi (cf dernière vidéo de slapp a mon sujet) vas tu continuer de soutenir leur comportement extrêmement toxique ou vas tu avoir un peu de dignité et défendre la mère de ton enfant ? Soyons honnêtes, si j'avais dit le dixième de ce qu'ils ont dit sur Carole, vous deux auriez déjà tweeter depuis la salle d'attente des urgences du CHU le plus proche. A Bugland, vas tu continuer de soutenir et participer activement a leur campagne de harcèlement en étant dans le chat de leur live, aux commentaires des vidéos qu'ils font sur les gens pour obtenir la sympathie, les vues et les likes de leur communauté cancérigène pour "finir en top tendance test youtube" ou vas tu enfin avoir une race ? A mes frères et soeurs à la peau noire, jamais on ne laissera ce genre de propos haineux devenir acceptables. Aux joueuses, jamais on ne laissera ces propos misogynes passer. Aux autres, allez vous commencer à voir le problème avec ces gens racistes et misogynes et prendre position ou bien allez-vous continuer de fermer les yeux pour ne pas dire les baisser lâchement devant ces propos nauséabonds ? Ces gens n'ont aucune force, le test qu'ils mettent en avant dans l'extrait publié par Tony Boy ne fait pas le 1/4 des vues du mien alors que je suis pris pour cible et disliké en masse depuis des mois. Alors que je suis tout petit. Imaginez les deux secondes aller harceler et disliker IGN ou JV, ce sera une goutte d'eau. Zéro force, ils ont, alors n'ayez pas peur, ils ne sont rien. La grandeur médiatique de la licence Assassin's Creed a constitué une aubaine pour eux, ils ont surfé dessus pendant des mois, ont rempli leur panse au détriment de la santé mentale de centaines de développeurs, le jeu étant sorti ils vont se rabattre sur South of Midnight et voyant que tout le monde s'en tape, leur truc va s'essouffler et face au frigo vide, ils finiront par faire du fait divers comme leur maitre. Ils ne sont pas passionnés. Et à ce propos : aux développeurs de Bioware et Ubisoft, l'industrie vous a lâché. J'en suis sincèrement désolé. Ca ne devrait pas être possible d'en venir à créer une cellule anti harcèlement, d'avoir des devs qui tombent en dépression parce qu'ils ont eu l'audace de faire leur travail et de sortir un jeu. Deux jeux extrêmement polish d'ailleurs, signe que le travail a techniquement et factuellement bien été fait. On peut d'ailleurs ne pas aimer le rendu de ce travail et même le dire. C'est mon cas avec Dragon Age. Mais en aucun arriver à de telles extrêmes poussés par ces gens et validés par de gros youtubeurs qui vont avoir beaucoup de mal à se regarder dans un miroir. Ici, on sera resté droit dans nos bottes, sans lâcher personne ni faire de mal à qui que ce soit. Al hamdoulilah.

Critix

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🇫🇷 23 novembre 1976, mort d'André Malraux. 20 ans après, le 23 novembre 1996, les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon par la volonté de Jacques Chirac. L’ancien ministre Maurice Schumann, grande figure gaulliste, Compagnon de la Libération, et Jacques Chirac lui rendent hommage. Maurice Schumann : « C’est avec un être contre la mort, l’antidestin qui franchit ce soir le seuil du Panthéon. ». Le Président Chirac : « Parce que vous avez su faire vivre nos rêves, et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République ! » Retrouvez l'intégralité du discours de Jacques Chirac : « Mesdames et Messieurs, Le Panthéon n'est pas seulement un lieu de recueillement et de souvenir. C'est un lieu de vie, car les valeurs qui sont honorées ici, à travers celles et ceux qui reposent sous ses voûtes, sont d'abord des valeurs vivantes. C'est le combat pour la justice, celui de Voltaire dans l'affaire Callas, celui de Zola quand il accuse les calomniateurs du Capitaine Dreyfus. C'est la dignité de l'homme, toujours à défendre et à conquérir, qui habite René Cassin quand il inspire la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. C'est la passion de la liberté et le refus de l'oppression qui portent Lazare Carnot et ses soldats de l'An II, comme Jean Moulin et son armée des ombres, et qui donnent à la plume de Victor Hugo sa violence et sa force. En prononçant ici, le 19 décembre 1964, l'éloge de Jean Moulin, André Malraux engageait la France toute entière et s'engageait lui-même. Il affirmait qu'au-delà des différences de générations, d'opinions publiques ou de croyances, il est des instants où une nation se rassemble autour des valeurs qui la fondent et ceci pour mieux les faire vivre. André Malraux, je voudrais vous dire, ce soir, pourquoi l'hommage de toute la nation, acte d'évidence, acte de justice, est aussi le signe de notre engagement. André Malraux, vous nous avez appris à nous défier des réponses toutes faites, de l'esprit de système qui dénie aux individus leur part d'influence sur leur propre histoire. Vous êtes l'homme de l'inquiétude, de la recherche, de la quête, celui qui trace son propre chemin. Vous avez, très jeune, mis un terme à vos études, parce que vous ne pouviez faire vôtres des nourritures intellectuelles que vous n'auriez pas trouvées vous-même, au hasard des bouquinistes ou dans les arrière-boutiques d'éditeurs confidentiels. Vous étiez alors un dandy, avec ce que cela suppose de hauteur, de discipline, de brio, de désespoir. C'était l'époque, les années 20, mais c'était surtout vous-même. Dans vos conversations avec les poètes et les peintres cubistes, vos amis, vous étiez déjà celui qui interroge âprement notre condition. Au moment où vous vous frayiez un chemin en pays khmer, à la découverte de Banteai-Srey, avec l'intention de prélever des bas reliefs, vous posez la question, exprimée dans " La Voie royale " de ce que peut être la volonté face au grouillement des choses, aux forces obscures et émollientes qui ne sont pas seulement celles de la forêt cambodgienne. Votre rapport à l'art, qui est sans doute la pierre angulaire de votre vie, n'est qu'une longue interrogation. Votre première femme, Clara, vous montre, à 20 ans, dans les musées de Florence, courant vers le beau, comme, écrit-elle, " si vous étiez en danger ", avide de voir, de comparer, d'imaginer, de trouver votre monde. Plus tard, alors que " Les Conquérants " illustrent déjà le style et le sens de votre oeuvre, vous publiez " Royaume farfelu ", texte fantastique, esthétisant, déroutant pour vos admirateurs, mais significatif, aussi, pour ceux qui savent la profondeur de votre pessimisme, la relation un peu grimaçante que vous aviez alors avec la mort, l'irrémédiable. Vous êtes bien, André Malraux, du côté de l'inquiétude, de la quête. Nietzsche et Dostoïevsky sont, pour l'éternité, vos maîtres et vos interlocuteurs. Vous incarnez des choix, des préceptes, un exemple, et pourtant, il y a toujours chez vous le " Et si nous nous étions trompés " que vous inspire le " Shigemori " de Takanobu, chef-d'oeuvre qui vous paraît remettre en cause tout l'art occidental. Vous êtes celui qui nous apprend la richesse de la question et de la remise en question. Cette richesse, cette quête font de vous l'homme de l'aventure, de l'ouverture au monde, et donc de la tolérance et du respect de l'autre. Votre intimité avec toutes les cultures, votre façon si neuve de faire dialoguer entre eux les arts du monde, par-delà les frontières et les époques, vous consacre citoyen de l'Intemporel, un Intemporel qui est nécessairement fraternel. Vous avez eu très tôt l'intuition que c'est la comparaison, la confrontation des oeuvres, statue Maya, fétiche du Dahomey, masque No ou buste grec, qui permet de les comprendre, de les ressentir, de les transformer. C'est le principe même du Musée Imaginaire que nous rappellent ces images posées ce soir à vos pieds. Quand on aborde les arts de partout avec cette liberté intérieure, cette compréhension intime, et cette infinie curiosité qui vous lance, tout jeune Prix Goncourt, sur les traces de la Reine de Saba, il ne peut y avoir que reconnaissance pour les peuples, et des peuples qui les ont créés. Vos goûts, si éclectiques, ne sont que les différents visages d'une même passion, une passion qui ignore d'abord la hiérarchie. "Le fétiche, avez-vous écrit, ne balbutie pas la langue des formes humaines, il parle la sienne". Dans cette approche, il y a du respect, de l'humilité, à mille lieues de l'ignorance et de l'arrogance qui ont voilé, si souvent, le regard de l'Occident. C'est une démarche profondément généreuse et profondément moderne, et c'est une leçon. Vous êtes, André Malraux, en prise directe sur le monde. Vous allez être de ceux qui prennent en charge l'injustice du monde. Personne n'a, avec plus d'éloquence, défendu l'idéal de justice et chanté la fraternité. En Indochine, au cours d'un séjour qui est d'abord forcé, vous découvrez les différences de traitement selon que l'on est indigène ou européen, un droit qui n'est pas égal pour tous, parfois l'humiliation, parfois la violence, tout simplement les mille visages de la bêtise ordinaire. Dans "l'Indochine", puis "l'Indochine enchaînée", journaux que vous dirigez en 1925 et 1926, vous ferraillez au plus près de vos adversaires, maniant une plume indignée et pamphlétaire. Vous étiez un dandy. Vous devenez un rebelle. Vous serez, presque, un révolutionnaire. Dix ans plus tard, alors que vous avez peint, d'une écriture urgente et inspirée, les prémices de la révolution chinoise dans "Les Conquérants", puis dans "La Condition humaine" ; alors que vous avez inventé Garine, Kyo, Katow et l'obsédant Clappique, vous allez prendre les armes de l'Espoir, aux côtés des Républicains espagnols. C'est le temps de l'escadrille Espana, dont vous êtes l'âme. C'est le temps des quelques Bréguet, Potez et Douglas que vous avez pu rassembler, parfois si mal équipés qu'il faut larguer les bombes à la main. C'est la destruction, à Médellin, de la colonne franquiste, ce qui contribue à défendre Madrid pour un temps. L'attaque de Teruel, le secours porté aux réfugiés de Malaga. C'est le courage physique et c'est la fraternité comme réponse aux vertiges de l'absurde. La fraternité que le destin n'efface pas. "Le contraire de l'humiliation et de la mort" comme l'affirme votre double dans "L'Espoir". La fraternité qui vous inspire les scènes les plus belles. Katow, avant le pire des supplices, donnant son cyanure à deux jeunes chinois. La foule des paysans de Linarès, "les femmes aux cheveux cachés sous des fichus sans époque" qui font cortège, sur les flancs de la montagne, aux corps ensanglantés des aviateurs républicains. Les soldats allemands des "Noyers de l'Altenburg" qui portent sur leurs épaules, dans un paysage d'apocalypse, les Russes défigurés par les gaz. Nul solitaire, André Malraux, n'a chanté mieux que vous ce qui unit les hommes, au point de donner à leur vie, même fugitivement, sens et direction. C'est une autre leçon. Contre l'absurde, au-delà de la fraternité, il y a l'engagement et la capacité de dire "non". Vous vous êtes engagé en Indochine et sur la terre d'Espagne mais il y avait encore l'illusion lyrique. Encore le sentiment romantique, comme le note l'un de vos amis, de pouvoir "jouer un rôle très important avec très peu de moyens", en nouveau chevalier moderne. Désormais, avec la montée du nazisme, la mobilisation, la guerre, la défaite, la résistance côtoyée, écartée d'abord puis résolument choisie, c'est un engagement d'une autre nature que vous allez prendre. Pour la Liberté. Pour la Nation. Pour la France, que vous rencontrez au moment où elle est blessée et exsangue. Ce qui vous habite, c'est la recherche de l'efficacité qui marque votre relation avec le communisme dont vous appréciez l'organisation et la discipline face au nazisme. Mais c'est surtout le sens de la responsabilité. "Quand on a écrit ce que j'ai écrit et qu'il y a le fascisme quelque part, on se bat contre le fascisme" direz-vous à Roger Stéphane en 1945. Cette exigence et le sort de vos jeunes frères vont vous jeter dans l'action clandestine, dans les maquis de Corrèze, du Périgord, du Lot et du Bas-Limousin. Vous serez arrêté et emprisonné à Toulouse, mais vous échapperez à la torture, laissant sans réponse la question qui se pose à tout résistant. Puis, le Colonel Berger prendra le commandement de la Brigade Alsace-Lorraine, et ce sera, alors que la mère de vos fils vient de mourir, la prise de Dannemarie et la défense de Strasbourg qui feront de vous un Compagnon de la Libération. André Malraux, vous êtes alors un homme marqué par les épreuves, lucide, illustrant parfaitement votre propre définition de l'intelligence : "la destruction de la Comédie, plus le jugement, plus l'esprit hypothétique", mais aussi un homme passionné par la France, telle que, pour vous, l'incarne le Général de Gaulle. Qu'a été votre rencontre avec le Général, alors que vous étiez si différents par vos passés, et si proches par vos valeurs ? Chacun sait ce qu'il a écrit de vous : "A ma droite, j'ai et j'aurai toujours André Malraux. La présence à mes côtés de cet ami génial, fervent des hautes destinées, me donne l'impression que par là, je suis couvert du terre-à-terre. L'idée que se fait de moi cet incomparable témoin contribue à m'affermir. Je sais que, dans le débat, quand le sujet est grave, son fulgurant jugement m'aidera à dissiper les ombres". Pour vous, qui avez créé Garine et le vieux Colonel Ximenès dans "L'Espoir", c'est une filiation enfin trouvée et acceptée. De longues années durant, et notamment pendant la traversée du désert, vous montrerez une fidélité sans faille, à un homme, bien sûr, dont vous dites qu'il est "fasciné par des principes et pour cela invulnérable dans un monde sans principes", mais aussi par une certaine idée de la France. Vos convictions, votre dénonciation du totalitarisme soviétique, dont vous aviez très tôt compris la logique, vous valent l'ostracisme de la Gauche alors que vos engagements passés semblent subversifs à la Droite. En réalité, André Malraux, vous incarnez mieux que tout autre le Gaullisme tel que le voulait le Général, ni de droite ni de gauche, mais de France. Vous qui nous avez appris l'inquiétude, l'ouverture sur le Monde, la fraternité, l'engagement et la noblesse de la révolte, vous allez assumer l'action politique, malgré ses déceptions et ses contraintes, comme une nouvelle étape de votre chemin dans le siècle. Vous avez dit "l'aventure n'existe plus qu'au niveau des Gouvernements". Plus tard, vous interrogez avec force : "d'où peut-on le mieux arrêter la guerre d'Algérie ? De l'Hôtel Matignon ou des Deux Magots ?". Et vous dites encore, Ministre d'Etat chargé des Affaires Culturelles :"Dans un univers qui est à mes yeux, comme vous le savez, un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres". Y a-t-il plus belle définition de l'action politique ? Dans ce Ministère qui existe pour la première fois, vous soutiendrez la création vivante, par des commandes aux plus grands artistes, Chagall, Masson, ou en défendant en pleine Assemblée Nationale la liberté du créateur, en l'occurrence celle de Jean Genet, l'auteur des " Paravents ". Vous rendrez aux Français la conscience de leur patrimoine, en lançant l'Inventaire des richesses artistiques de la France, en restaurant des monuments essentiels, en changeant la couleur de Paris. Vous assurerez notre rayonnement à l'étranger par des grandes expositions et des échanges, qui permettent aux Japonais de découvrir La Joconde, tandis que les Français s'émerveillent devant " Le Siècle d'or espagnol " ou les trésors de Tout Ankh Amon. Mais surtout, parce que vous aimez partager et que vous rejetez une conception " aristocratique " du savoir, vous inventez les Maisons de la Culture, qui sont un acte de foi dans la démocratie culturelle. La culture, comme prolongement du rêve de Jules Ferry. La culture comme nouveau droit, pour chaque enfant, pour chaque citoyen. La culture contre la mort qui, après vos jeunes frères, vous a enlevé vos deux fils. C'est en pensant à cette tragédie qu'il faut entendre votre discours prononcé à Bourges : " La culture, c'est l'ensemble des formes qui ont été plus fortes que la mort... Il faut qu'à tous les jeunes hommes de cette ville soit apporté un contact avec ce qui compte au moins autant que le sexe et le sang, car il y a peut-être une immortalité de la nuit, mais il y a sûrement une immortalité des hommes ". Cette idée, si forte, de " donner à chacun les clés du trésor " est plus moderne aujourd'hui que jamais, et doit inspirer nos actes. Pendant toutes ces années, dans ce Ministère auquel vous apportez votre gloire, vous illustrez l'idée que vous vous faites de la France et de sa mission particulière. La France, avez-vous dit, " n'est jamais plus grande que lorsqu'elle l'est pour tous, lorsqu'elle n'est pas repliée sur elle-même ". C'est aussi, André Malraux, une idée qui nous oblige. Sans doute, nous ne sommes plus dans les années 60, mais la France, aujourd'hui comme hier, peut faire entendre sa voix, défendre ses convictions, affirmer ses valeurs, au premier rang desquelles son idéal de paix et de justice. C'est ainsi qu'elle est fidèle à sa vocation. " Que m'importe ce qui n'importe qu'à moi ? " Cette question, qui vous était familière, vaut pour les pays autant que pour les hommes. C'est une dernière leçon, que nous ferons vivre. André Malraux, vous allez entrer dans votre dernière demeure, aux côtés de Jean Monnet, l'un des pères de l'Europe, de René Cassin, le serviteur de la paix, et surtout de Jean Moulin, auquel vous lie la fraternité du courage et de la révolte. Au-delà de la force et de la modernité de vos messages, je voudrais vous remercier au nom de tous les jeunes Français que vous avez fait rêver. Vous avez été celui qui, de retour en France après un séjour rude en Indochine, repart tout aussitôt vers Saïgon, pour lancer au monde colonial le défi de l'humanisme. Vous avez été celui que l'on écoute passionnément, au Café Florida, à Madrid, alors que vous séduisez, en français, un auditoire cosmopolite. Vous avez été celui qui crée de rien le PC Interallié, en Corrèze, projet qui devient réalité à force d'autorité de passion personnelle. Vous avez été celui qui nargue la mort et qui ne se laisse jamais arrêter par elle, alors même qu'elle vous atteignait dans vos proches. Vous avez été celui qui rassemble, découpe, colle les images de votre Musée Imaginaire alors que vous menez bataille au nom du Rassemblement du Peuple Français. Vous avez été le Farfelu, présent même chez le Ministre d'Etat, l'auteur des " Lunes en papier ". Celui qui répond au " Croyez-vous que je sois mort ? " de Picasso, furieux de n'avoir pas reçu une invitation, par un " Croyez-vous que je sois Ministre ? ", clin d'oeil au chat qui fait semblant d'être chat chez Mallarmé. Pour tout cela, et aussi pour une voix, un regard, des mains qui dessinaient vos mots, vous avez inspiré, irrigué plusieurs générations. "Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves", avez-vous écrit. C'est peut-être de cela qu'il est question ce soir. Pierre Emmanuel disait de vos rêves qu'ils étaient "immenses et accueillants"... plus vrais, plus réels que ce que nous appelons "nature", ajoutant "la vérité des grands rêves se situe dans l'insondable, au fond de l'homme, en chacun de nous". Au-delà du vrai existe le vécu qui rencontre le rêve. Parce que vous avez su faire vivre vos rêves et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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⚠️Avis sincère requis ! 🥰 Bon, mauvais, sarcastique ou épique : je prends tout. Pour fêter mes 20 000 abonnés, j'ai créé ce clip, une façon différente de marquer le coup. Le "comment" est juste en dessous, sinon, profitez juste : j'y ai mis énormément de cœur. MERCI ! ❤️ 🎬MAKING OF – SATAN L’HABITE 🎬 Pourquoi Satan ? (Parce que la vérité brûle, apparemment) On va mettre les points sur les "i" et les cornes sur le front tout de suite. Certains se demandent pourquoi j’ai choisi cet alter ego cornu en costume trois-pièces. C’est une métaphore filée, les amis. Dans le marécage de 𝕏, quand tu débarques avec des sources, des faits et une rigueur d’horloger pour démonter une théorie fumeuse, tu n'es pas perçu comme un porteur de lumière. Pour celui dont tu viens de piétiner le "doudou" (cette petite croyance confortable qui le rassure), tu es l’Adversaire. Tu es celui qui vient perturber son sommeil dogmatique avec cette insolence qu’on appelle la réalité. Alors, j’ai fini par me dire : "Ok, si pour vous la vérité est diabolique, alors appelez-moi Satan." J'ai donc créé cet avatar pour incarner ce rôle avec une ironie élégante. C’est quand même plus fun de débunker en étant le Boss Final du scepticisme qu’en jouant les enfants de chœur, non ? La plume : Quand le clavier saigne des vérités Le texte de ce rap, je ne l'ai pas pondu entre deux gorgées de café tiède. Il vient de mes tripes, de ma plume, pas d’IA derrière ces mots, et il est le condensé de ce que je hurle (calmement, mais fermement) ici depuis des mois. Il s'appuie sur mes deux "manifestes" que vous connaissez peut-être : 1. L'Anatomie du dialogue de sourds (billet épinglé à mon compte) : J'y explique que débattre avec un complotiste convaincu, c'est comme jouer aux échecs avec un pigeon. Il va renverser les pièces, chier sur l'échiquier et se pavaner comme s'il avait gagné. Mon rap s'adresse aux 90%: ceux qui lisent en silence, qui doutent légitimement, et pour qui je continue de dresser cette barrière de sécurité intellectuelle. 2. La Table est Bleue : C’est ma règle d’or. Si un fait est bleu, je ne dirai jamais qu’il est noir pour caresser l'ego de qui que ce soit. Ma plume est un scalpel, pas un pinceau à maquillage. Le clip célèbre cette intransigeance. Le drame vocal : De Pavarotti à la PLS Passons aux coulisses, et là, on entre dans la zone de l'autodérision pure. On s'est chauffés avec mon allié Gem pour créer une instru qui tabasse sur Suno. On a brainstormé des prompts jusqu'à obtenir ce son lourd, sombre et percutant. Jusque-là, tout allait bien. Le problème, c’est quand j’ai dû poser ma voix. Dans ma tête, sous la douche, je suis un mélange de rappeur US et de dieu du stade. J'ai le flow, j'ai la voix, j'ai l'aura. Mais quand j'ai appuyé sur "Record" et que j'ai réécouté le résultat... comment dire ? Le micro est un objet froid, cruel et sans aucun remords. Il m'a renvoyé une réalité que j'aurais préféré ignorer. J'ai eu envie de me mettre en PLS sous mon bureau pour le restant de mes jours. Mais comme je suis un acharné, on a sorti l'artillerie lourde pour transformer la catastrophe en quelque chose de potable. Sous la supervision technique de Gem, on a fait de la chirurgie esthétique sonore : 🔹 Melodyne 5 Essentialpour remettre les notes là où elles auraient dû être (un travail de titan). 🔹 Soundtoys Decapitatorpour ajouter du grain et de la saturation (parce que le "sale" cache bien la misère). 🔹 Universal Audio 1176 pour donner du punch et faire croire que j'ai réellement du coffre. Bref, j'ai bricolé ma voix comme je règle un tourbillon : avec patience et beaucoup de filtres. Le marathon visuel : Le supplice de la 10ème seconde Si vous pensez qu'il suffit d'appuyer sur un bouton pour sortir un clip pareil, détrompez-vous. C’est un travail d’orfèvre numérique qui nous a pris un temps de dingue. Le scénario était calé au poil de cul près. On voulait que chaque plan raconte quelque chose : Satan dans son fauteuil, Satan qui pousse un doudou, qui manipule des rouages... Notre méthode ? Un enfer de précision : 1. On part de l’image de base de mon avatar pour garder une cohérence physique (les cornes, les lunettes, le costume). 2. Gem me génère le prompt parfait pour Grok pour un segment de 10 secondes maximum. Pourquoi 10s ? Car c’est la limite max imposé par Grok. 3. Une fois la vidéo générée, je l’importe dans Adobe Premiere Pro, je la cale sur le beat. 4. Et c’est là que ça devient drôle : je fais un screenshot de la toute dernière frame de la vidéo. Je redonne cette image à Gem pour qu’il ajuste le prompt suivant afin que Grok reparte de cette base exacte. On a fait ça, boucle après boucle, pour que la transition soit la plus fluide possible et que Satan garde la même tête du début à la fin (on utilise d’ailleurs une image de référence de Satan, qui le présente sous tous les angles). C’est de l’artisanat hybride, une lutte permanente contre l’entropie de l’algorithme pour qu’il respecte mon storyboard. Le mot de la fin Ce clip, c’est ma façon de marquer ces 20 000 abonnés. C’est beaucoup de sueur, énormément de café, et une dose massive de passion. C’est une célébration du sarcasme qui réveille, de la rigueur qui pique et de la liberté de penser sans doudou. Merci à tous ceux qui sont là pour les faits, pour le rire et pour les débats musclés. On continue de régler le tourbillon de la réalité. La table est bleue, elle le restera, et Satan... bah il l'habite bien. Allez, je retourne au clavier, des débunks m’attendent et j’ai un gros paquet de sel à liquider… 🥰MERCI POUR VOS RETOURS ! 🤘🔥

Pourton.info

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🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

🇫🇷 Gaullisme ☨

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🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

🇫🇷 Gaullisme ☨

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Géopolitique de comptoir et sueur lunaire : Autopsie d'un naufrage d’Idriss Aberkane en 3 minutes Il y a des moments dans la vie d'un curioscepticosapioiste où l'on se sent d'humeur aventurière. On se dit : « Tiens, et si j'allais voir ce que l'algorithme a à offrir sur l'éventualité d'une Troisième Guerre mondiale ? ». Après tout, l'époque est tendue, les enjeux sont complexes, et un peu d'analyse géopolitique ne ferait pas de mal. C'est ainsi que je suis tombé sur une vidéo. Une pépite. Un monument. Une œuvre d'art involontaire de l'absurde. J'avais l'intention, initialement, de déconstruire l'ensemble de son propos. De faire un travail de fond. Mais voilà : j'ai une règle d'hygiène mentale assez stricte. C'est le principe du Canari dans la mine de charbon appliqué à la rhétorique, ou si vous préférez, la Loi de Brandolini (le principe d'asymétrie des bobards) : « La quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des idioties est un ordre de grandeur supérieur à celle nécessaire pour les produire ». Alors, quand un intervenant réussit l'exploit olympique d'insulter la physique, l'histoire, la biologie et la simple logique aristotélicienne en moins de 180 secondes, le verdict tombe : je ne regarde pas la suite. Si les fondations sont en guimauve radioactive, je ne vais pas inspecter la toiture. Voici donc pourquoi j'ai quitté mort de rire cette vidéo à la 3ème minute. Installez-vous, prenez un café (ou un verre de vin, c'est selon l'heure), ça va être salé. 1. Intel, la Lune et la transpiration sélective des femmes (Le Pic de la Connerie) Commençons par le plat de résistance, servi dès l'entrée. Notre expert en géopolitique ésotérique nous explique, avec un aplomb qui force le respect, que le géant des semi-conducteurs Intel utilise la méthode « Copy Exactly » (Copie Totale) pour une raison bien précise. Accrochez-vous à votre rationalité, ça va secouer. Selon lui, Intel s'est rendu compte que « les phases de la lune influençaient la qualité de leur semi-conducteur parce que les femmes pouvaient transpirer un peu plus ou avoir un peu plus de lipides sur la peau ». Il ajoute même, dans un élan de précision médicale, que « les hommes pouvaient aller aux toilettes plus souvent ». Pause. On respire. Je suis passionné de physique et de technologie, et là, j'ai failli avaler ma montre. Analysons ce qui ne va pas, voulez-vous ? Une usine de semi-conducteurs (une Fab), ce n'est pas la cuisine de ma tante Ginette où l'on fait des crêpes la fenêtre ouverte. C'est ce qu'on appelle une Salle Blanche (Cleanroom). On parle de normes ISO 1 à ISO 5. L'air y est filtré en permanence pour éliminer les particules de poussière microscopiques. La température est contrôlée au dixième de degré près. L'humidité est stabilisée à la décimale. La pression atmosphérique est régulée. Les techniciens qui y travaillent portent des « Bunny Suits » : des combinaisons intégrales, stériles, qui ne laissent passer ni un cheveu, ni une squame de peau, et encore moins des « vapeurs de lipides lunaires ». L'idée même qu'une variation hormonale ou sudoripare, causée par la Pleine Lune (ce qui est déjà biologiquement douteux), puisse traverser trois couches de textile technique filtrant, surmonter le flux laminaire vertical, pour aller corrompre une galette de silicium gravée en 3 nanomètres, c'est de la science-fiction de série Z. La méthode Copy Exactly! d'Intel existe. C'est vrai. Mais elle sert à garantir que si un tuyau de gaz fait 12 cm de long et a 2 coudes dans l'usine de l'Oregon, il doit faire 12 cm et avoir 2 coudes dans l'usine d'Irlande. C'est de la dynamique des fluides et de la thermodynamique. Ce n'est pas de la sorcellerie gynécologique. Prétendre qu'Intel gère ses chaînes de production en fonction du cycle menstruel ou de la vessie des messieurs, c'est insulter des décennies d'ingénierie. 2. J.P. Morgan et la télépathie nécromancienne Une fois qu'on a digéré les lipides lunaires, notre ami enchaîne avec un classique : la citation d'autorité. Il cite J.P. Morgan : « Les millionnaires n'étudient pas l'astrologie, mais les milliardaires, oui. » Et là, le génie opère. Il admet, textuellement : « Elle est apocryphe [...] mais il pensait exactement ça. Il n'en pensait pas moins. » C'est magnifique. C'est ce que j'appelle l'argument « Trust me, bro » post-mortem. Le type avoue que la citation est fausse (JP Morgan ne l'a jamais dite), mais il s'octroie le super-pouvoir de lire dans les pensées d'un banquier mort en 1913 pour valider son propre délire. C'est une méthode fascinante. Essayons, pour voir : « Napoléon n'a jamais dit qu'il adorait le breakdance, c'est apocryphe. Mais il le pensait très fort. Il n'en pensait pas moins. » Vous voyez le problème ? Si on commence à faire parler les morts pour confirmer nos biais cognitifs en admettant que les preuves n'existent pas, on ne fait plus de l'analyse. On fait du spiritisme de comptoir. 3. François Mitterrand, réincarnation du Pharaon On continue la descente aux enfers intellectuels. L'affirmation : « Mitterrand pensait être la réincarnation d'un pharaon. C'est pas une blague et c'est bien pour ça qu'il a fait construire la pyramide du Louvre. » Alors, remettons l'église au milieu du village (et la pyramide au milieu de la cour Napoléon). Est-ce que Mitterrand consultait Élizabeth Teissier ? Oui. C'est factuel, c'est documenté, et c'est franchement embarrassant pour la Vème République. On est d'accord. Mais le saut logique vers « Il a construit la Pyramide parce qu'il se prenait pour Toutânkhamon » est une fable qui traîne dans les milieux complotistes depuis les années 80. La Pyramide du Louvre a été commandée à l'architecte I.M. Pei pour une raison purement logistique : le musée était un bordel sans nom, avec des entrées éparpillées et inadaptées au flux moderne. Il fallait créer une entrée centrale souterraine capable de distribuer les visiteurs vers les trois ailes sans défigurer les façades historiques du palais. La forme pyramidale a été choisie pour sa stabilité géométrique, sa transparence et sa capacité à apporter de la lumière au sous-sol sans écraser visuellement le Louvre. Ce n'était pas un tombeau pour l'ego de Tonton. C'était un puits de lumière. Confondre l'urbanisme fonctionnel avec un rite maçonnique égyptien, c'est quand même un sacré niveau d'interprétation. À ce compte-là, le triangle de signalisation dans mon coffre prouve que je suis un Illuminati. 4. Le Bingo de l'Apocalypse et le double naufrage (Astrologue vs Debunkers) Arrêtons-nous là une seconde sur le casting de ce fameux « cercle rouge » et son analyse géopolitique de haute volée. Notre Nostradamus sous Xanax nous explique avec des trémolos dans la voix que Donald Trump, Benjamin Netanyahou, et « feu l'Ayatollah Khamenei » (paix à ses cendres fraîchement bombardées) partagent un point commun terrifiant : ils sont tous nés sous une éclipse. Et c'est ici que l'histoire devient délicieuse. Sur le réseau X, des "debunkers" en herbe, sans doute trop pressés de faire du clic, ont voulu le contrer en affirmant que c'était faux. Eh bien, plot twist de la rigueur intellectuelle : le charlatan a raison sur l'astronomie, et les debunkers ont tort. Vérification faite : Ali Khamenei est bien né le 19 avril 1939, le jour exact d'une éclipse solaire annulaire. Benjamin Netanyahou a poussé son premier cri le 21 octobre 1949, le jour précis d'une éclipse solaire partielle. Quant à Trump, il est effectivement né le jour d'une éclipse totale de lune. Dun dun duuuun. Tremblez, mortels. La prophétie est-elle en marche ? L'alignement des planètes dicte-t-il la guerre de demain ? Non. Et c'est là que la rationalité reprend ses droits avec violence. Ce n'est pas parce que les dates sont exactes que la conclusion géopolitique n'est pas de la bouillie pour chats. C'est le cas d'école de ce qu'on appelle le Biais du tireur d'élite texan. Le principe est enfantin : imaginez un type qui vide son chargeur à l'aveugle sur la porte d'une grange, puis qui va peindre tranquillement une cible autour de l'amas de plombs pour faire croire à tout le monde que c'est un sniper de génie. Faisons un peu de mathématiques. Il se produit entre 4 et 7 éclipses (solaires et lunaires) chaque année. Sur un siècle, on approche allègrement du demi-millier de fenêtres astrales de ce type. Maintenant, prenez la liste de tous les chefs d'État, dictateurs, ministres de la Défense, généraux, conseillers de l'ombre et influenceurs impliqués de près ou de loin dans les conflits actuels. On parle de centaines d'individus clés. La probabilité d'en piocher trois qui sont nés le jour d'une éclipse (qu'elle soit solaire, lunaire, totale ou partielle, l'ésotérisme sait ratisser large pour que ça rentre) est statistiquement non seulement possible, mais banale. C'est de l'apophénie pure et dure : la capacité obsessionnelle du cerveau humain à forcer un motif signifiant sur un nuage de données parfaitement aléatoires. À ce niveau de corrélation éclatée au sol, on peut sûrement démontrer que 100% des instigateurs d'une potentielle Troisième Guerre mondiale ont bu de l'eau ou mangé de la purée Mousline avant l'âge de 3 ans. Doit-on alerter l'ONU et interdire les flocons de pomme de terre pour garantir la paix mondiale ? Bref, un charlatan qui a de la chance avec un calendrier astronomique reste un charlatan. Et un debunker qui ne vérifie pas ses sources mérite un blâme. La géopolitique expliquée par l'horoscope de Télé 7 Jours, c'est non. Conclusion : Pourquoi je n'irai pas à la minute 4 (et la leçon du double K.O.) Voilà le bilan clinique de ces trois premières minutes de vidéo. Et c'est précisément ici que la démarche du curioscepticosapioiste prend tout son sens. Résumons le palmarès : 1⃣ La physique assassinée : Une incompréhension délirante des salles blanches ISO, transformant la thermodynamique de pointe d'Intel en une vaste blague sur les lipides lunaires et la vessie des ingénieurs. 2⃣ L'épistémologie de la planche Ouija : L'invention de la citation apocryphe télépathique, ou comment faire parler le cadavre de J.P. Morgan pour valider ses propres croyances. 3⃣ Le Code Da Vinci du pauvre : La transformation d'un chef-d'œuvre de logistique architecturale (la Pyramide de Pei) en un délire funéraire maçonnique pour Tonton Toutânkhamon. 4⃣ Le miracle astronomique (et la bêtise partagée) : La seule fois où notre expert avance des données factuellement exactes (les dates des éclipses), c'est pour s'enfoncer avec le sourire dans un vertigineux Biais du tireur d'élite texan. Mais l'ironie est totale : avec cette seule donnée juste, il réussit l'exploit de piéger et d'humilier les "debunkers" pressés des réseaux sociaux, prouvant au passage que la paresse intellectuelle est décidément la chose la mieux partagée au monde. C'est la leçon magistrale de cet extrait. Avoir une donnée juste (la date d'une éclipse spatiale) et l'insérer dans un raisonnement fallacieux (l'apophénie géopolitique), c'est comme utiliser un engrenage de haute horlogerie pour essayer de réparer un mixeur en plastique : la pièce est vraie, mais le mécanicien est un escroc. Et le debunker qui tape sur le mixeur avec un marteau rouillé sans regarder les plans n'est pas beaucoup plus utile à la société. Si les prémisses d'un discours sont un tel champ de ruines, la logique la plus élémentaire exige de ne pas s'infliger la suite. Je ne sais pas ce qu'il raconte à la minute 4. Peut-être qu'il lit l'issue de la Troisième Guerre mondiale dans les entrailles d'un pangolin, ou qu'il analyse les mouvements de troupes en fonction de la rétrogradation de Mercure. Franchement ? Je m'en cogne. Mon temps de cerveau est une ressource trop précieuse pour la laisser se faire siphonner par ce trou noir de la rationalité. Je vais plutôt retourner à des occupations d'une fiabilité absolue : assembler mon dernier set Lego ou observer ma tortue Stitch mâcher tranquillement sa salade. Au moins, quand Stitch se déplace, je sais que c'est de la pure biomécanique reptilienne, et pas un complot orchestré par l'alignement de Jupiter. Restez curieux, restez sceptiques, vérifiez vos éphémérides, et par pitié, ne laissez personne insulter votre intelligence.

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