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There was something in the air with @SensualMassageF My legs probably🙈😂? J'avais pourtant le dessus à la base 🙉 vous pensez qui s'est passé quoi après🤨? #chudai #wataa #lollipop #flipflop #renverserlavapeur #iknewyouweretrouble #meshastagsontroplongsjemenfoujefaiscequejeveux

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🧠⏳ Elle ne contrôle pas le temps. Elle contrôle sa façon de le percevoir. C'est toute la différence entre être prisonnier et être libre. Vous connaissez cette scène. Lucy est assise sur une chaise. Elle fait glisser sa main à travers le temps comme s'il s'agissait d'un simple courant d'eau. Non pas parce qu'elle possède des pouvoirs surnaturels, mais parce qu'elle a cessé de considérer le temps comme une force qui la domine. Elle a commencé à le voir comme quelque chose dans lequel elle peut évoluer. Voici ce que la plupart des gens ne réalisent pas : Le temps n'est pas quelque chose qui vous arrive. C'est une expérience que votre cerveau construit, instant après instant, en fonction de votre état intérieur. Pensez y lorsque vous êtes totalement absorbé par une activité, les heures semblent disparaître. Lorsque vous êtes anxieux ou que vous vous ennuyez, chaque minute paraît interminable. Pourtant, l'horloge est la même. Les minutes sont identiques. Seule votre perception change. Ce n'est pas de la magie, c'est de la neurobiologie. Appliquez maintenant cette idée à votre propre vie. Cette impression d'être bloqué ne vient pas du fait que vous manquez de temps. Elle vient du fait que vous percevez le temps comme un adversaire. Cette angoisse face à l'avenir ne signifie pas que l'avenir est réellement dangereux. Elle signifie que votre cerveau projette vos peurs passées sur une ligne du temps qui n'existe pas encore. Et ce poids que vous portez depuis le passé ? Ce n'est pas le passé qui vous contrôle. C'est parce que vous continuez à le regarder avec les mêmes lunettes que celles que vous portiez lorsqu'il s'est produit. Vous n'êtes pas prisonnier du temps. Vous êtes prisonnier de la manière dont vous le percevez. Et si tout pouvait changer ? Et si vous appreniez à observer votre vie au lieu de simplement y réagir ? Et si vous pouviez traverser le temps avec la même fluidité que Lucy, non pas en contrôlant l'horloge, mais en transformant votre façon de vivre chaque instant ? C'est possible. Ce n'est pas de la science-fiction. C'est la neuroplasticité.

Le Contemplateur

32,542 Aufrufe • vor 21 Tagen

#RDC: Quand Kagame révèle une conversation avec SE Evariste Ndayishimiye sur les mouvements des troupes en #RDC 👇🏻 📌 « J'ai appelé le président du Burundi, Ndayishimiye, et je lui ai demandé : Les forces de l'EAC en RDC ont été expulsées, le Burundi est resté, et maintenant les forces de la SADC sont déployées - le Burundi a-t-il rejoint la SADC ? Il a dit non. » 📌 « J'ai ensuite demandé si le Burundi restait au Congo en raison de son amitié avec Kinshasa et d'un désir de soutenir tout ce que le Congo faisait. Il a répondu que le Congo avait demandé leur présence parce qu'ils sont amis. J'ai demandé à nouveau : Mais de plus en plus de vos troupes se déplacent vers le nord. Pourtant, il m'avait dit plus tôt que les problèmes de sécurité du Burundi provenant du Congo se trouvaient dans le sud - à Uvira et à Minembwe - et que c'était la raison pour laquelle ils sont entrés au Congo. J'ai donc demandé : Si Minembwe et Uvira sont dans le sud, que faites-vous dans le nord, à Goma et Rutshuru ? » 📌 « Il a répondu : « Qui vous a dit que nous avons des troupes là-bas ? » Je lui ai dit que j'avais été informé par des personnes qui m'avaient montré des preuves, mais que je voulais avoir des nouvelles directement de lui avant de le prendre comme un fait. Il a dit : « Ils vous ont menti ; nous n'avons pas de troupes dans le nord. » J'ai répondu que puisque lui, en tant que chef de l'État, me disait cela, je l'accepterais. » 📌 « Peu de temps après, beaucoup de leurs soldats ont été capturés au combat. Cela a conduit à des réunions entre nos deux pays. Le Burundi a essayé de le nier, et nous avons demandé : refusez-vous vos propres soldats, capturés exactement là où vous avez dit que vous n'en aviez pas ? C'est devenu un va-et-vient sans fin. » 📌 « Même aujourd'hui, tout cela se passait avant que nous ne signions l'accord et continuait par la suite. Ce qui s'est passé à Uvira a révélé des milliers de soldats burundais opérant à Uvira, Minembwe, Kalemie, Kindu et d'autres qui avaient déménagé à Walikale et Kisangani - plus de vingt mille au total. » 📌 « Vous devez vous demander : comment une si grande force burundaise est-elle entrée au Congo ? Il est clair qu'il y a un problème sérieux. Ils passent leurs journées à bombarder des gens à Minembwe avec de l'artillerie et des drones. Et ceux de la communauté internationale qui parlent sans fin - où sont-ils ? Les gens ont appelé à l'aide, et personne n'est intervenu. » 📌 « Puis récemment, après les combats à Uvira, un tollé international a soudainement émergé affirmant : « C'est le Rwanda ». Alors maintenant, le Rwanda devrait assumer la responsabilité de tous les problèmes qui se déroulent au Congo. »

Stanis Bujakera Tshiamala

72,322 Aufrufe • vor 7 Monaten

Réjouissant qu'un équipier sans grade ni palmarès de 28 ans se mette à gagner coup sur coup après s'être échappé mais de manière impressionnante les étapes reine de haute montagne du Tour des Alpes, d'Italie et de la route d'Occitanie ? Des éléments de détail factuels ici 👇, je vous pose la question. Lors de sa victoire d’Étape sur le Giro fin mai dans le val d'Aoste, Nicolas Prodhomme avait enchaîné 3 cols longs de 42 à 50min à respectivement 354, 372 et 383 watts Etalon et a fini seul en essorant ses compagnons de fugue, en résistant au retour de Del Toro après 4h50' et 4 cols en échappée. Aujourd'hui, avec peu de vent favorable, avec la chaleur en plus, après le Tourmalet 17km à 7.4%, il est parti seul assez loin du sommet et a monté Luz Ardiden 13,34 km à 7,4% en 36min46s, cela fait 412 watts Etalon , à 21,77 km/h, en laissant ses compagnons de fugue à 6.4 km du sommet et en leur prenant 1min53sec et 2min26sec en 17 min10 au bout de 4h46' d'effort. Pogacar à fond avec son niveau du Tour 2024 pourrait monter Luz Ardiden en 32min30s, 480 watts Etalon, 6.9 w/kg. Son temps de 2021 ( 35min45s) est trompeur, en contrôle de Vingegaard et il est bien plus fort aujourd'hui. Alors, vous en pensez quoi de notre nouveau grimpeur français qui se découvre à 28 ans dans une équipe où à 18 ans, c'est Paul Seixas qui lui a laissé la victoire, échappés à deux, la première victoire de sa vie au Tour of the Alps fin avril ? Il s'est débloqué et arrive à maturité en quittant son habit d'équipier sans grade ni palmarès ?

🅰ntoine VAYER 📸🖋️

70,299 Aufrufe • vor 1 Jahr

🇭🇳 #HondurasGate | « S'il faut TUER des gens pour être tranquille, alors nous le ferons » France, États-Unis et Israël sont DIRECTEMENT impliqués dans un scandale international dépassant le Honduras. Voici ce que l'on apprend des 37 vocaux révélés (à lire jusqu'au bout) 👇 1️⃣ La libération par Trump de l'ex-narco-président JOH « a tout à voir » avec le financement d'Israël et le soutien de Netanyahou. 2️⃣ La contrepartie de cette libération et du soutien au retour au pouvoir de JOH est le rétablissement d'une république bannière inféodée aux États-Unis après l'expérience d'une gauche au pouvoir (gros contrats, nouvelle base militaire, prison pour migrants etc.). 3️⃣ Les vocaux révèlent aussi le soutien financier de l'extrême droite international, notamment de Milei, pour transformer le Honduras en base d'attaques médiatiques contre les gouvernements de gauche restant dans la région (Mexique et Colombie dans le viseur). 4️⃣ JOH et ses alliés confirment qu'ils feront « tout ce qui est possible pour ne plus jamais perdre le pouvoir » au profit de la gauche, y compris des « morts, assassinats, enlèvements » dont ils feront passer « les communistes » pour responsables. 5️⃣ Confirmation que cela correspond aussi à une stratégie anti-chinoise dans la région. Comme en Europe tout est anti-Poutine, en Amérique latine tout est anti-Jinping. Écoutez par vous-même quelques-uns des audios partagés ici. ⚠️ RAPPEL : Sur le rôle de la France, nous dénonçons depuis janvier le fait que la mission diplomatique de Macron a servi de BASE DIRECTE pour l'opération de déstabilisation de l'élection présidentielle. Ces faits sont PUBLICS, de l'aveu même de l'ambassadeur (lire le #thread que nous avions fait). Aucune autorité ni parti politique français ne s'est saisi de l'affaire, sauf un tweet hier de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan. Pourtant, l'affaire est un scandale dans toute l'Amérique latine et est un prototype des méthodes qui prétendent s'appliquer aussi en Europe. Mais comme ce sont des « latinos pauvres d'un petit pays », à quoi bon s'y intéresser ?... 🙈

Christian Rodriguez

19,538 Aufrufe • vor 2 Monaten

Didier Tauzin, ex-général de l'armée française et cadre de l'opération Turquoise, témoin à décharge au #ProcèsOnana pour #négationnisme, nous livre ici un témoignage sur les véritables motivations de l'armée française avant le génocide: "cogner", "terroriser" "les Tutsi", en assistant et en "commandant" l'armée d'Habyarimana et "les Hutu". Extrait de son interview "Un général se confie..." sur la chaine YouTube "Les Batisseurs" publié le 1er février 2024: "C'est la fin, c'était la fin. Bon, nous arrivons et puis tout de suite, je suis emmené voir le président Habyarimana qui était très, très, très inquiet. Je vais voir son chef d’État-major, qui était bon. Bien. Et puis donc, tout de suite, on installe une opération qui consistait à. À 67, on ne pouvait pas cogner les Tutsi nous-mêmes, 67 face à 18 mille, pas possible quoi. Donc c'était reprendre en main, faire un commandement indirect de l'armée rwandaise en déroute, donc la reprendre en en main et il y avait quelques unités qui restaient là, d’accord. Donc on a tout de suite élaboré des ordres et qui ont été donnés en rwandais, en rwandais qui ont redonné un peu de morale. On a récupéré quelque quelques unités. On avait, j'avais de très bons artilleurs et de très bons sapeurs, etc. Donc les Tutsi l'ont senti passer, d'ailleurs, certains d'entre eux, l'ont écrit dans leur mémoire, après aussi senti passé et aller en moins d'une semaine, la bascule s'est faite. La bascule s'est faite en moins d'une semaine, mais nous étions 67 nous du côté français. ... Et c'est une opération qui a duré qui a duré cinq semaines au total parce que les premiers jours on a été cogner bien sûr, puis ensuite il a fallu s'installer. Il faut bien voir que dans certains endroits, la poche qu’on appelait la poche de Byumba dans le nord-est du, au nord-est de Kigali, il y avait des tranchées qui étaient distantes de 100 mètres les unes des autres. Parfois moins, à 50 mètres comme en 14. Oui, on pouvait y voir les yeux des Tutsi qui étaient en face de nous, qui nous tiraient dessus. C'était, c'était ça. Et donc. Les choses se sont finalement, se sont retournés à notre avantage. On a très rapidement créé des commandos de chasse qui la nuit passaient sur les arrières tutsi pour tuer le maximum, et semer un peu la terreur aussi. C'est ça. C'est normal, si bien qu'ils ont commencé à freiner, puis ensuite à refluer. Et là, j'ai vécu l'une des choses les plus dures de ma vie militaire, les plus dures de ma vie militaire. On avait réussi à rassembler un bon, au bout d' un mois, on avait rassemblé un bon, un bon pourcentage de l’armée hutu. Reconditionnés etc, ils étaient gonflés et on se préparait à une contre-offensive."

Bojana Coulibaly, Ph.D.

13,146 Aufrufe • vor 1 Jahr

L’Art de Prédire le Passé : Le Cas Clinique Idriss A. En physique fondamentale, on nous a toujours enseigné une limite absolue, un mur infranchissable : la vitesse de la lumière dans le vide. Einstein était formel. Mais c'était sans compter sur une anomalie quantique bien de chez nous, une singularité où la thermodynamique croise le foutage de gueule stratosphérique : la vitesse de rotation de la veste d’ Idriss J. Aberkane Ph.D x3 face à l’actualité géopolitique. Si vous observez bien, ce n'est même plus de l'opportunisme à ce stade. C'est de l'art martial cognitif. Le mec est capable de vous expliquer avec l'assurance d'un triple-docteur nobélisable qu'il avait parfaitement anticipé la pluie, alors même qu'il est en train d'essorer ses chaussettes devant vous. Prenons le cas d'école du moment, le crash-test ultime : Donald Trump et le bourbier iranien de mars 2026. Acte 1 : L'Amnésie Stratégique (Hier l'Oracle, aujourd'hui l'Amnésique) Rembobinons de quelques mois. Souvenez-vous du narratif. Dans la grille de lecture aberkannienne pré-2026, Trump n'était pas un politicien, c'était une entité quasi divine, un joueur d'échecs en 4D. C'était le souverainiste ultime, l'hyper-disrupteur qui allait « curer le marigot » (drain the swamp), écraser l'État profond, pulvériser Davos, recadrer l'OMS et soumettre la Chine. Bref, le rempart absolu contre les guerres néoconservatrices. Idriss nous vendait du Trump comme on vend des actions Apple en 1998 : c'était le génie anti-système infaillible. Et puis, la réalité a frappé. L'Opération Epic Furydémarre. Trump s'embourbe en Iran. La fameuse « guerre spectacle » se transforme en naufrage absolu. Que fait notre neuro-prophète ? S'arrête-t-il une seconde pour dire : "Bon, les gars, mon modèle prédictif avait un angle mort de la taille d'un porte-avions" ? Absolument pas. Du jour au lendemain, sans embrayage, sans clignotant, Idriss défonce son propre champion. Le grand stratège en 4D se transforme soudainement en « timpe de Bibi ». Le maître du jeu devient un pantin sénile, piégé par l'AIPAC, incapable de tenir ses troupes, au point de risquer l'implosion de la base MAGA et une procédure de destitution. C'est fascinant de cynisme. En un week-end, Trump est passé du statut de messie souverainiste à celui de stagiaire terrorisé par les néoconservateurs. Et Idriss, lui, plane au-dessus de tout ça, vous expliquant avec une condescendance de dandy académique que bien évidemment, il fallait être aveugle pour ne pas voir que Trump allait trahir. C'est l'épistémologie du doigt mouillé élevée au rang de science exacte. Acte 2 : L'Enfumage par la Logistique (Noyer le poisson dans le détroit d'Ormuz) Mais comment fait-il pour faire passer la pilule d'un tel plantage à sa communauté ? C’est là qu'intervient sa botte secrète : l'enfumage par la technicité. Quand le vernis politique craque, Idriss sort la calculatrice et t'étouffe sous les chiffres. Regardez son dernier live de 2h43. Au lieu d'assumer que son poulain politique s'est vautré, il se métamorphose en général d'état-major. Il t'inonde de données : le coût unitaire d'un missile Tomahawk (1 million de dollars, au cas où vous vouliez en commander un sur Amazon), le ratio d'interception de 5 pour 1, la topographie imprenable des monts Zagros, l'incapacité de ravitaillement de la base de Diego Garcia, les limites des frégates Aegis... C’est un rideau de fumée d'une élégance manipulatoire absolue. C’est l’excuse du type qui glisse sur une bouse de vache au milieu d'un pré, et qui, depuis le sol, t’explique la thermodynamique du frottement, le coefficient d'adhérence du lisier et la vélocité du vent pour te prouver de manière irréfutable qu'il avait calculé sa chute depuis le début. Il sature ton cerveau de géographie et de mathématiques balistiques pour que tu oublies de lui poser la seule question qui fâche : "Eh champion, t'avais pas dit qu'il maîtrisait l'État profond ?" En t'expliquant pourquoi la guerre est logistiquement impossible à gagner, il masque le fait qu'il n'avait absolument pas prévu que Trump la ferait de manière aussi désastreuse. C'est de l'illusionnisme verbal. Regardez la frégate, ne regardez pas ma veste qui se retourne. Acte 3 : La Monétisation de l'Apocalypse (Le tiroir-caisse de la fin du monde) Mais le chef-d'œuvre de cette tragicomédie intellectuelle, c'est la finalité de l'exercice. Idriss n'est plus un analyste, c'est un vendeur de parapluies pendant l'ouragan. Il a besoin du chaos. Un Trump qui gagne une petite guerre chirurgicale en trois jours, ça ne fait pas de vues. Ça ne fidélise pas. En revanche, un Trump qui s'effondre, qui précipite le monde vers la 3ème Guerre Mondiale, qui détruit la flotte américaine et qui déclenche le cataclysme global... Ah ! Là, on a du business model ! Il vampirise l'anxiété collective pour s'ériger en ultime phare dans la nuit. Et c'est là qu'on atteint le sommet de l'absurde, le chef-d'œuvre de dissonance cognitive. Le monde s'effondre. Les missiles hypersoniques pleuvent. La logistique mondiale est paralysée. Le dollar va s'effondrer. L'apocalypse est à nos portes... "Mais avant de mourir dans d'atroces souffrances nucléaires, n'oubliez pas les amis, pour le prix d'un simple café latte par semaine, abonnez-vous à la masterclass Scanderia !" C'est sublime. Le mec t'annonce la fin de l'empire américain d'un ton monocorde, puis te glisse un code promo pour t'apprendre à optimiser tes neurones avant l'hiver nucléaire. Conclusion : Le Syndrome du GPS Défaillant Idriss Aberkane, c'est ce GPS arrogant qui te jure de quitter l'autoroute pour prendre une départementale obscure en affirmant que c'est un raccourci de génie que "le système" veut te cacher. Tu l'écoutes, tu fonces, et tu finis dans un ravin, la voiture sur le toit, le moteur en flammes. Et là, l'écran du GPS s'allume, crachote, prend une voix doctorale et te déclare : "Statistiquement, et d'après l'étude de la déclivité des sols argileux de la région, la probabilité de finir dans ce ravin était absolue. C'était une nécessité historique. Vous êtes arrivés à destination. Je vous l'avais bien dit. Abonnez-vous à ma chaîne." À ce niveau de contorsionnisme intellectuel, ce n'est plus de la géopolitique, c'est du patinage artistique. Et on attend avec impatience le prochain triple axel, quand le vent tournera à nouveau et qu'il faudra nous expliquer pourquoi, finalement, la prochaine catastrophe était, elle aussi, écrite dans les étoiles.

Pourton.info

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« La situation est finalement arrivée à son terme. Pour m’atteindre, ils ont arrêté Bouba Traoré, un vieillard de 74 ans. Ils [la junte militaire, NDLR] l’ont arrêté dans son bureau à la primature, à côté du mien, et l’ont enfermé comme un bandit ou un trafiquant de drogue. AbdelKader Maïga a également été arrêté, tout cela dans le seul but de me nuire. C'est pourquoi, un jour, je suis sorti pour affirmer que personne ne saurait démentir les propos ayant conduit à l'arrestation de Bouba. Leur véritable objectif était de me pousser à la démission. Ils savaient pertinemment que le président ne pouvait pas me limoger, car ni lui ni moi n'avions été élus : nous avions été désignés sur la base d’un consensus. Comme ils n'arrivaient pas à m'atteindre directement, ils ont commencé à envoyer des ministres accomplir des tâches qui relevaient de mes prérogatives en tant que Premier ministre. Tout cela visait à me pousser à quitter mon poste. Pendant ce temps, ils prenaient des décisions sans que je puisse donner mon point de vue, comme dans le cas des arrestations, de la dissolution des mairies, de l'arrestation de présidents d'associations et de politiciens, tout cela sans consulter le Premier ministre. Les gouverneurs étaient nommés sans que j'en sois informé. Dans une région en proie à la guerre, ils ont même nommé un simple sous-préfet comme gouverneur. Comment peut-on faire cela dans un contexte aussi sensible ? Toutes ces décisions étaient prises en secret, sans me tenir informé. Un ministre pouvait se rendre au Conseil des ministres, parler de manière irrespectueuse au Premier ministre et repartir comme si de rien n'était. Ce n'est que récemment que j'ai compris qu'ils s'étaient mis d'accord pour tout mettre en œuvre afin que je démissionne de la Primature. Mais, je fais de la politique depuis longtemps et j'ai plus d'expérience qu'eux. Ce que j'ai vécu par le passé était bien pire que tout cela. J'ai attendu jusqu'au 16 novembre 2024, lors de la célébration de la reprise de Kidal, pour informer certains de ce qui se passait en coulisses. C'est à partir de ce moment-là que les problèmes ont vraiment commencé. Il est également bon de noter que, dans la nouvelle Constitution, il est dit que le Premier ministre travaille pour le président et que ce dernier peut le révoquer. Mais, cela relève d'un cadre constitutionnel normal, alors que nous ne sommes pas dans ce cas de figure. Le #CNSP a choisi le président, et le #M5_RFP a désigné le Premier ministre. Le président nous disait toujours de faire ce que nous pouvions pour ce pays. Pourtant, il est entouré d'hommes de droit qui ne lui disent que ce qu'il veut entendre. Ils lui conseillent de se comporter comme un président élu, alors qu'ils savent pertinemment qu'il ne l'est pas. Ces personnes n'ont jamais mené de lutte ; elles ne sont ni du M5-RFP ni du CNSP. C'est ainsi que tous les pouvoirs dans ce pays se sont effondrés : les présidents sont systématiquement induits en erreur par leurs conseillers. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais en 1991, après le vote de la Constitution le 12 janvier, ATT l'a promulguée le 25 février. Pourtant, elle n'est réellement entrée en vigueur qu'après l'élection présidentielle d'Alpha Oumar Konaré, le 8 juin 1992. Mais, ici, ils ont fait croire au président de la transition qu'il pouvait se comporter comme un président élu simplement parce que la Constitution a été promulguée. Ils ont commencé à faire des nominations qui relevaient pourtant de mes prérogatives en tant que Premier ministre : secrétariat général du gouvernement, contentieux de l'État, contrôle général d'État… Tout cela se faisait en cachette, sans m'informer. Je n'ai rien dit, car selon moi, les militaires faisaient tout leur possible pour que nous puissions retrouver un véritable État. Pour moi, le Mali est au-dessus de tout cela. Mais ils ont induit le président en erreur et ont commis une faute. 1/2 #Bèki_Takè

KONATE Malick

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🇫🇷 🇫🇷 🇫🇷 Le 30 mai 2022, un an jour pour jour après le début de son incarcération , il avait été présenté à la justice et déclaré « Je purge une peine dont je ne comprends pas le motif. Je n’ai commis aucun crime, je suis innocent. » Il avait raconté faire l’objet de tortures, être passé à tabac , recevoir de la nourriture avarié , être torturé « comme dans les films ». « si vous avez entendu ce qu’Hitler à fait aux juifs ou ce qu’Israël fait aux palestiniens , c’est qu’ils sont entrain de nous faire subir » Il avait dit que la seule raison pour laquelle il était encore en vie est qu’il y’avait le CHOGM (la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth) qui devait se tenir à Kigali. « Ils nous ont dit qu’aussitôt la CHOGM terminée , ils vont nous tuer. » 🇬🇧 🇬🇧 🇬🇧 On May 30, 2022 — exactly one year after the beginning of his imprisonment — he was brought before the court and declared: “I am serving a sentence whose reason I do not understand. I have committed no crime, I am innocent.” He said that he had been subjected to torture, beaten, given spoiled food, and tortured “like in the movies.” “If you have heard about what Hitler did to the Jews or what Israel is doing to the Palestinians, that is what they are making us go through.” He also said that the only reason he was still alive was because CHOGM (the Commonwealth Heads of Government Meeting) was due to take place in Kigali. “They told us that as soon as CHOGM is over, they will kill us.”

Ruhumuza Mbonyumutwa

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Post 🇫🇷 & 🇺🇸 🇫🇷🚨📣 Après Haïti, le Même Scénario Criminel se Répète-t-il au Venezuela ? Les Enfants Disparaissent... Pour des milliers d'enfants vénézuéliens, le tremblement de terre n'est pas terminé et la partie la plus dangereuse vient de commencer. Des parents signalent déjà la disparition de leurs enfants après avoir été "sauvés". Ces enfants seraient enlevés en plein jour pour être vendus sur des applications comme Vinted. Serait-il en train de se reproduire au Venezuela ce qui s’est produit en Haïti avec ces réseaux ? Se poser la question est un devoir. Merci de partager pour sensibiliser à cette situation. ♦️ Pour comprendre les doutes sur l'origine de cette tragédie et le système HAARP 👉 🔴⚠️ RAPPEL : après m’être rendue en Haïti quatre mois après le séisme de 2010, je n’ai jamais pu oublier ce que j’y ai vu. Si vous souhaitez comprendre pourquoi ce sujet me touche encore aujourd’hui, je vous invite à lire cette publication et à consulter les différents liens qu’elle contient. 👉 ou 👉 🇺🇸🚨📣 After Haiti, Is the Same Criminal Playbook Repeating in Venezuela? Children Are Disappearing... For Thousands Of Venezuelan Children The Earthquake Isn't Over & The Most Dangerous Part Has Just Begun! Parents Are Already Reporting Their Children Are Missing After Being "Rescued". These children are allegedly being taken in broad daylight to be sold on apps like Vinted. Is what happened in Haiti with these networks now repeating itself in Venezuela? Asking these questions is a must. Please like and share to help raise awareness about this situation. ♦️ To understand the doubts surrounding the origin of this tragedy and the HAARP system 👉 🔴⚠️ REMINDER: After visiting Haiti four months after the 2010 earthquake, I could never forget what I saw there. If you want to understand why this subject still touches me today, I invite you to read this post and look through the different links it contains. 👉 📍 Source HoldenOntoTruth 🇺🇸🦅🇫🇷 Sylvia Miami 🇫🇷🦅🇺🇸 👉 #SylviaMiami #Venezuela #Haiti #Pizzagate #Clinton

Sylvia Miami

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J'ai lu l'article de Knack qui parle de Bouchez comme d'un petit Trump, et je voulais vous raconter une histoire par rapport à cela. 📷 Il y a 6 ans, Nicolas Sarkozy est venu à Bruxelles en dédicace chez Filigranes, et moi j'avais décidé d'y aller pour lui lire un poème pour me foutre de sa tronche (voir la vidéo dans ma publication, 3eme partie) Et alors qu'il y avait une file d'une bonne demi-heure devant le magasin, M. Bouchez est arrivé au moment où j'allais entrer dans le magasin, et il a grillé toute la file en serrant la main de Marc Filipson venu l'accueillir. Et donc, à l'époque, j'ai publié ceci, expliquant que je l'avais vu griller la file. Et M. Bouchez a commencé à m'invectiver, expliquant que non, il avait fait toute la file. Alors que j'ai des photos, des vidéos, du moment où il débarque en coupant la file. Il m'a menacé de porter plainte pour diffamation. Il a nié. En bloc. Jusqu'au bout. Alors qu'il y avait 50 témoins + mes photos. Alors fondamentalement, on s'en tape qu'il ait grillé la file, c'est pas très classe, mais c'est pas la fin du monde... Des tas de gens, dès qu'ils ont un peu de pouvoir, se sentent pousser des ailes parce qu'on les invite n'importe où, parce qu'ils ne payent plus rien, parce qu'ils sont "quelqu'un". Mais quand tu te fais prendre la main dans le sac en train de faire un truc pas très cool, tu peux soit: 1. Nier en bloc, même face aux faits, comme Trump 2. Trouver une excuse: Genre: J'étais pressé, j'avais pas le temps mais je devais absolument prendre un selfie avec Sarkozy (qui a l'air super heureux) 3. T'excuser et dire que c'était pas très classe, qu'il va faire preuve d'humilité la prochaine fois et qu'il travaille à être quelqu'un de meilleur. Aujourd'hui, quelqu'un comme Bouchez, comme Trump, comme beaucoup de gens puissants, utilisent le mensonge et les infractions légales comme morales pour assoir leur pouvoir. Quelqu'un de puissant qui te crache au visage et te dit: Tu vas faire quoi, minable ? A chaque fois qu'il arrive à faire une saloperie ET qu'il s'en sort parce que personne ne lui tourne le dos dans son entourage (pour plein de raisons) et que les médias ont peur... Il sait qu'il peut continuer à ouvrir la fenêtre d'overton et en Belgique, Bouchez est devenu un maître constructeur en veranda. C'est comme dans la scène de The Boys où Homelander explose le crâne d'un type qui a lancé une canette sur son gamin, et que les gens applaudissent. Il réalise que c'est open bar maintenant. Le problème, c'est que comme avec Trump, on a des tas de gens révoltés "en bas", et tout autour de lui, une sorte de secte MAGA ou GLB qui n'ose pas bouchez le petit doigt au risque de subir les foudres du chef. C'est profondément inquiétant de voir, ces derniers jours, que PAS UN journaliste de la RTBF n'a communiqué autrement qu'en publiant un communiqué officiel. Alors oui, il y a un devoir de réserve. Mais ce devoir de réserve, ou cette peur de perdre son job, c'est le paillasson sur lequel le fascisme s'essuye les pieds pour écraser tout. Je n'arrive pas à comprendre, dans le cas qui nous occupe, comment les syndicats de la RTBF n'ont pas ouvert leur gueule. Comment des tas de militants de gauche n'aient rien fait de cet enregistrement, de peur que quelque chose leur tombe dessus. Je peux comprendre que des gens lambda aient peur, parce que oui, ce genre de personnes peuvent détruire votre vie... Mais c'est pour ça qu'on a des institutions, syndicats, AJP,... Qui sont là pour, par leur structure morale, protéger les membres. Et il ne s'est. Rien. Passé. Profondément inquiet aussi qu'au sein du MR, il n'y ait pas une seule personne influente (ou même pas influente en fait) qui dise "Stop". Ce qui m'inquiète profondément, c'est qu'à chaque fois qu'on laisse passer un truc comme ça, ça sera pire la prochaine fois. Par la complicité du fan club et le silence de ceux qui pourraient changer les choses avec un peu de courage. Parce que oui, aujourd'hui, l'AJP, les médias, le PS, le PTB, se réveillent... mais ils avaient TOUS L'enregistrement et jusque là n'avaient RIEN FAIT. Un jour dans un meeting, Trump avait dit: "Si je tirais sur un type en pleine 5e avenue, les gens continueraient quand même à voter pour moi". Et je pense qu'en Belgique, on s'en approche à une vitesse de dingue, une vitesse d'une GLE à plus de 100.000 balles, pas la vitesse d'une putain de CLA de merde.

Vincent Flibustier 👽

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🇫🇷 Aujourd'hui, nous célébrons la fête nationale de Jeanne d'Arc et du patriotisme, créée en 1920 sur proposition de Maurice Barrès. En mai 1961, à Orléans, André Malraux prononçait un grand discours en hommage à Jeanne d'Arc : « Le Gouvernement a souhaité qu’aujourd’hui son représentant ne prenne la parole que pour un hommage à la seule figure de notre histoire sur laquelle se soit faite l’unanimité du respect. La fidélité qu’Orléans, Orléans seule, lui a témoignée à travers les siècles, a fait oublier que Jeanne d’Arc est l’objet d’une aventure unique : la tardive découverte de sa personne n’affaiblit pas sa légende, elle lui donne son suprême éclat. Pour la France et pour le monde, la petite sœur de saint Georges devint Jeanne vivante par les textes du procès de réhabilitation : par ses réponses de Rouen, par le rougeoiement sanglant du bûcher. Nous savons aujourd’hui qu’à Chinon, ici-même, à Reims, à la guerre, et même à Rouen, sauf pendant une seule et atroce journée, elle est une âme invulnérable. Ce qui vient d’abord de ce qu’elle ne se tient que pour la mandataire de ses voix : «Sans la grâce de Dieu, je ne saurais rien faire». On connaît la sublime cantilène de ses témoignages de Rouen : «La première fois, j’eu grand peur. La voix vint à midi ; c’était l’été, au fond du jardin de mon père... après l’avoir entendue trois fois, je compris que c’était la voix d’un ange... Elle était belle, douce et humble ; et elle me racontait la grande pitié qui était au royaume de France... Je dis que j’étais une pauvre fille qui ne savais ni aller à cheval ni faire la guerre... Mais la voix disait : “Va, fille de Dieu”...» Certes, Jeanne est fémininement humaine. Elle n’en montre pas moins, quand il le faut, une incomparable autorité. Les capitaines sont exaspérés par «cette péronnelle qui veut leur enseigner la guerre». La guerre ? Les batailles qu’ils perdaient et qu’elle gagne... Qu’ils l’aiment ou la haïssent, ils retrouvent dans son langage le «Dieu le veut» des Croisades. Cette fille de dix-sept ans, comment la comprendrions-nous si nous n’entendions pas, sous sa merveilleuse simplicité, l’accent incorruptible avec lequel les Prophètes tendaient vers les rois d’Orient leurs mains menaçantes, et leurs mains consolantes, vers la grande pitié du royaume d’Israël ? Avant le temps des combats, on lui demande : « Si Dieu veut le départ des Anglais, qu’a-t-il besoin de vos soldats ?» – «Les gens de guerre combattront, et Dieu donnera la victoire.» Ni saint Bernard ni Saint Louis n’eussent mieux répondu. Mais ils portaient en eux la chrétienté, non la France. Et à Rouen, seule devant les deux questions meurtrières : «Jeanne, êtes-vous en état de grâce ?» – «Si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre ; si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir !» Et surtout la réponse illustre : «Jeanne, lorsque saint Michel vous apparût, était-il nu ?» – «Croyez-vous Dieu si pauvre qu’il ne puisse vêtir ses anges ?» Lorsqu’on l’interroge sur sa soumission à l’Eglise militante, elle répond, troublée, mais non hésitante : «Oui, mais Dieu premier servi !» Nulle phrase ne la peint davantage. En face du dauphin, des prélats ou des hommes d’armes, elle écarte le secondaire, combat pour l’essentiel. Depuis que le monde est monde, c’est le génie même de l’action. Et sans doute lui doit-elle ses succès militaires. Dunois dit qu’elle disposait à merveille des troupes et surtout l’artillerie, ce qui était peut-être plus surprenant que difficile. Car les Anglais devaient moins leurs victoires à l’intelligence très réelle, mais élémentaire de leur tactique, qu’à l’absence de toute tactique française, à la folle comédie à laquelle Jeanne semble avoir mis fin. Les batailles de ce temps étaient très lourdes pour les vaincus ; nous oublions trop que l’écrasement de l’armée anglaise à Patay fut de même nature que celui de l’armée française à Azincourt. Et le témoignage du duc d’Alençon interdit que l’on retire à Jeanne d’art la victoire de Patay, puisque sans elle, l’armée française se fût divisée avant le combat, et puisqu’elle seule la rassembla... C’était en 1429 – le 18 juin. «Avant tout, dit le Général de Gaulle, elle rétablit la confiance.» Dans ce monde où Ysabeau de Bavière avait signé à Troyes la mort de la France en notant seulement sur son journal l’achat d’une nouvelle volière, dans ce monde où le dauphin doutait d’être dauphin, la France d’être la France, l’armée d’être une armée, elle refit l’armée, le roi, la France. Il n’y avait plus rien : soudain, il y eut l’espoir – et, ici-même, par elle, les premières victoires, qui rétablirent l’armée. Puis – par elle, contre presque tous les chefs militaires –, le sacre, qui rétablit le roi. Parce que le sacre était pour elle la résurrection de la France, et qu’elle portait la France en elle de la même façon qu’elle portait sa foi. Après le sacre, elle est écartée, et commence la série de vains combats qui la mèneraient à Compiègne pour rien, si ce n’était pour devenir la première martyre de la France. Nous connaissons tous son supplice. Mais les mêmes textes qui peu à peu dégagent d’une nuit étoilée de fleurs de lys son image véritable, son rêve, ses pleurs, l’efficace et fraternelle autorité qu’elle partage avec les fondatrices d’ordres religieux, ces mêmes textes dégagent aussi, de son supplice, deux des moments les plus pathétiques de l’histoire de la douleur. Le premier est la signature de l’acte d’adjuration – qui reste d’ailleurs mystérieux. La comparaison du court texte français avec le très long texte latin qu’on lui faisait signer proclamait l’imposture. Elle signe d’une sorte de rond bien qu’elle ait appris à signer Jeanne. «Signez d’une croix.» Or, il avait été convenu entre elle et les chefs de guerre du dauphin que touts les textes de mensonge, tout les textes imposés, auxquels leurs destinataires ne devaient pas ajouter foi, seraient marqués d’une croix. Alors, devant cet ordre qui semblait dicté par Dieu même pour délivrer sa mémoire de ceux qui tenaient son corps en leur pouvoir, elle traça la croix de jadis, en éclatant d’un rire insensé... Le second moment est sans doute celui de sa plus affreuse épreuve. Si, tout au long du procès, elle s’en remit à Dieu, elle semble avoir eu, à maintes reprises, la certitude qu’elle serait délivrée. Et peut-être, à la dernière minute, espéra-t-elle qu’elle le serait sur le bûcher. Car la victoire du feu pouvait être la preuve qu’elle avait été trompée. Elle attendait, un crucifix fait de deux bouts de bois par un soldat anglais, posé sur sa poitrine, le crucifix de l’église voisine élevé en face de son visage au-dessus des premières fumées. (Car nul n’avait osé refuser la croix à cette hérétique et à cette relapse...) Et la première flamme vint, et avec elle le cri atroce qui allait faire écho, dans tous les cœurs chrétiens, a cri de la Vierge lorsqu’elle vit monter la croix du Christ sur le ciel livide. Après quoi, Jeanne ne prononça plus qu’un mot : Jésus. Alors, depuis ce qui avait été la forêt de Brocéliande jusqu’au cimetières de Terre- Sainte, la vielle chevalerie morte se leva dans ses tombes. Dans le silence de la nuit funèbre, écartant les mains jointes de leurs gisants de pierre, les preux de la Table Ronde et les compagnons de Saint Louis, les premiers combattants tombés à la prise de Jérusalem et les derniers fidèles du petit Roi Lépreux, toute l’assemblée des rêves de la chrétienté regardait, de ses yeux d’ombre, monter les flammes qui allaient traverser les siècles, vers cette forme enfin immobile, qui était devenue le corps brûlé de la chevalerie. «Comment vous parlait vos voix ?», lui avait-on demandé quand elle était vivante. «Elles me disaient : va, fille de Dieu, va, fille au grand cœur...» Ce pauvre cœur qui avait battu pour la France comme jamais cœur ne battit, on le retrouva dans les cendres, que le bourreau ne put ou s’osa ranimer. Et l’on décida de le jeter à la Seine, «afin que nul n’en fît des reliques». Car ce n’est pas seulement à Orléans, c’est dans la plupart des villes qu’elle avait délivrées qu’elle demeurait présente. Il était plus facile de la brûler que de l’arracher de l’âme de la France. Au temps où le roi l’abandonnait, les villes faisaient des processions pour sa délivrance. Puis le royaume, peu à peu, se rétablit. Rouen fut enfin reprise. Et Charles VII, qui ne se souciait pas d’avoir été sacré grâce à une sorcière, ordonna le procès de réhabilitation. A Notre-Dame de Paris, la mère de Jeanne, petite forme de deuil terrifiée dans l’immense nef, vient présenter le rescrit par lequel le pape autorise la révision. Autour d’elle, ceux de Domrémy qui ont pu venir, et ceux de Vaucouleurs, de Chinon, d’Orléans, de Reins, de Compiègne... Tout le passé revient avec cette voix que le chroniqueur appelle une lugubre plainte : «Bien que ma fille n’ait pensé, ni ourdi, ni rien fait qui ne fût selon la foi, des gens qui lui voulaient du mal lui imputèrent mensongèrement nombre de crimes. Ils la condamnèrent iniquement et...» La voix désespérée se brise. Alors, Paris, qui ne se souvient plus d’avoir jamais été bourguignonne, Paris redevenue soudain la ville de Saint Louis, pleure avec ceux de Domrémy et de Vaucouleurs, et le rappel du bucher se perd dans l’immense rumeur de sanglots qui monte au-dessus de la pauvre forme noire. L’enquête commence. Oublions, ah ! oublions le passage sinistre de ses juges comblés d’honneur, et qui ne se souviennent de rien. D’autres se souviennent. Long cortège, qui sort de la vieillesse comme on sort de la nuit... Un quart de siècle a passé. Les pages de Jeanne sont des homes mûrs ; ses compagnons de guerre, son confesseur ont les cheveux blancs. Ici débute, non le mythe, mais la mystérieuse justice que l’humanité porte au plus secret de son cœur. Cette fille, tous l’avaient connue, ou rencontrée, pendant un an. Et ils ont eux aussi oublié beaucoup de choses, mais non la trace qu’elle a laissée en eux. Le duc d’Alençon l’a vue une nuit s’habiller, quand, avec beaucoup d’autres, ils couchaient sur la paille : «Elle était belle, dit-il, mais nul n’eût osé la désirer.» Devant le scribe attentif et respectueux, le chef de guerre tristement vainqueur se souvient de cette minute, il y a vingt-sept ans, dans la lumière lunaire... Il se souvient aussi de la première blessure de Jeanne. Elle avait dit : «Demain, mon sang coulera, au-dessus du sein.» Il revoit la flèche transperçant l’épaule. Sortant du dos, Jeanne continuant le combat jusqu’au soir, emportant enfin la bastille des Tourelles... Revoit-il le sacre ? Avait-elle cru faire sacrer Saint Louis ? Hélas ! mais, pour tous les témoins, elle est la patronne du temps où les hommes ont vécu selon leurs rêves et selon leur cœur, et depuis le duc jusqu’au confesseur et à l’écuyer, tous parlent d’elle comme les Rois Mages, rentrés dans leurs royaumes, avaient parlé d’une étoile disparue... De ces centaines de survivants interrogés, depuis Hauviette de Domrémy jusqu’à Dunois, se lève une présence familière et pourtant unique, joie et courage, Notre-Dame la France avec son cocher tout bruissant des oiseaux du surnaturel. Et lorsque le XIXe siècle retrouvera ce nostalgique reportage du temps disparu, commencera, des années avant la béatification, la surprenante aventure : bien qu’elle symbolise la patrie, Jeanne d’Arc, en devenant vivante, accède à l’universalité. Pour les protestants, elle est la plus célèbre figure de notre histoire avec Napoléon ; pour les catholiques, elle sera la plus célèbre sainte française. Lors de l’inauguration de Brasilia, il y a quatre ans, les enfants représentèrent quelques scènes de l’histoire de France. Apparut Jeanne d’Arc, une petite fille de quinze ans sur un joli bûcher de feu de Bengale, avec sa bannière, un grand bouclier tricolore et un bonnet phrygien. J’imaginais, devant cette petite République, le sourire bouleversé de Michelet ou de Victor Hugo. Dans le grand bruit de forge où se forgeait la ville, Jeanne et la République étaient toutes deux la France, parce qu’elles étaient toutes deux l’incarnation de l’éternel appel à la justice. Comme les déesses antiques, comme toutes les figures qui leur ont succédé, Jeanne incarne et magnifie désormais les grands rêves contradictoires des hommes. Sa touchante image tricolore au pied des gratte-ciel où venaient se percher les rapaces, c’était la sainte de bois dressée sur les route où les tombes des chevaliers français voisinent avec celles des soldats de l’An II... Ô seule figure de victoire qui soit aussi une figure de pitié ! Le plus mort des parchemins nous transmet le frémissement stupéfait des juges de Rouen lorsque Jeanne leur répond : «Je n’ai jamais tué personne.» Ils se souviennent du sang ruisselant sur son armure : ils découvrent que c’est le sien. Il y a trois ans, à la reprise d’Antigone, la princesse thébaine avait coupé ses cheveux comme elle, et disait, avec le petit profil intrépide de Jeanne, la phrase immortelle : «Je ne suis pas venue pour partager la haine mais pour partager l’amour.» Le monde reconnaît la France lorsqu’elle redevient pour tous les hommes une figure secourable, et c’est pourquoi il ne perd jamais toute confiance en elle. Mais dans la solitude des hauts-plateaux brésiliens, Jeanne d’Arc apportait à la République de Fleurus une personne à défaut de visage, et la mystérieuse lumière du sacrifice, plus éclatante encore lorsqu’elle est celle de la bravoure. Ce corps rétracté devant les flammes avait affreusement choisi les flammes ; et pour le brûler, le bûcher dut aussi brûler ses blessures. Et depuis que la terre est battue de la marée sans fin de la vie et de la mort, pour tous ceux qui savent qu’ils doivent mourir, seul le sacrifice est l’égal de la mort. Ô Jeanne sans sépulcre, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants, regarde cette vile fidèle ! Jeanne sans portrait, peu importent tes vingt mille statues, sans compter celles des églises : à tout ce pour quoi la France fut aimée, tu as donné ton visage inconnu. Que les filles d’Orléans continuent à t’incarner tour à tour ! Toutes se ressemblent, toutes te ressemblent, lorsqu’en des temps difficiles comme celui- ci, elles expriment la fermeté, la confiance et l’espoir. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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𝐃𝐄́𝐂𝐋𝐀𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐌𝐄 𝐑𝐄𝐈𝐍𝐄𝐑 𝐅𝐔𝐄𝐋𝐋𝐌𝐈𝐂𝐇 𝐃𝐔 𝟐𝟒 𝐉𝐔𝐈𝐋𝐋𝐄𝐓 𝟐𝟎𝟐𝟓 Chers amis, Une chose après l’autre – commençons par l’essentiel. N’est-ce pas ce que nous nous disons à nous-mêmes quand nous sommes submergés par l’impression qu’il y a trop de choses à gérer en même temps? Cela signifie qu’il faut établir des priorités. C’est exactement ce à quoi j’ai pensé en lisant une nouvelle décision du désormais tristement célèbre juge marionnette Schindler, datée du 26 juin de cette année, dans laquelle il semble presque esquisser quelques pas de danse lors de la cérémonie d’ouverture des #JeuxOlympiques2024 de Paris, l’été dernier. Je vous expliquerai ce que je veux dire par là à la fin de cette déclaration. Cette déclaration a pour but d’attirer l’attention sur ma plainte pénale, que j’ai utilisée comme plaidoirie finale au tribunal il y a quelques mois et que je rends désormais accessible à tous, puisqu’elle a déjà été rendue publique à l’audience – en dépit des tentatives désespérées du juge Schindler pour m’en empêcher. Par cette dernière décision, il m’a rappelé – involontairement, j’en suis sûr, comme un acte manqué au sens freudien – ce qui fait le plus peur aux monstres. Il m’a rappelé, en quelque sorte, leur talon d’Achille. Dans sa décision du juge, il déclare qu’il n’autorisera aucun avocat à me défendre s’il ne se conforme pas à la ligne du #gouvernement. Il écrit que la compétence juridique et le fait que j’aie confiance dans l’avocat que je souhaite pour me représenter ne suffisent pas, mais qu’il refuse d’autoriser quiconque à m’assister s’il partage mon avis, à savoir que ce faux procès est en réalité un procès politique, dont le seul but est de m’abattre afin d’interrompre mon enquête sur la « plandémie » – et bien sûr, d’empêcher que les conclusions de cette enquête ne débouchent sur un procès de type #Nuremberg2, voire plusieurs procès similaires à travers le monde. Il considère cela comme une utilisation abusive de la procédure judiciaire. Comme exemples de ce qu’il juge être un comportement scandaleux, il cite l’avocat Edgar Siemund, qui, selon ses propres termes, a déclaré clairement que « c’est une intrigue politique ». Il fait également référence à un nouveau livre paru sous le titre : « Dr #ReinerFuellmich – Le procès du dossier #Corona : un scandale judiciaire ». Cela, affirme Schindler, montre qu’une distance professionnelle indispensable a été perdue. Et cela signifie, poursuit-il, que les personnes qui s’expriment ainsi, je cite : « se laissent manipuler et instrumentaliser à des fins étrangères à la procédure judiciaire, ce qui en constitue un détournement », fin de citation. Or, si cela était vrai – et non simplement un autre moment embarrassant, qui confirme cette fois explicitement la véritable raison de ce procès factice –, à savoir l’intention de m’abattre en raison de mon usage du Premier Amendement pour dénoncer les crimes monstrueux contre l’humanité, alors aucun avocat ne pourrait plus défendre un client qui ne serait pas parfaitement aligné sur le gouvernement contre lequel il est censé défendre justement ce client. Aucun avocat ne serait alors autorisé à plaider la cause de son client conformément à la volonté de ce dernier – ce qui, dans bien des cas, correspond d’ailleurs à la position de l’avocat lui-même. Autrement dit, tout avocat qui ne serait pas en ligne avec le gouvernement, et qui ne croirait pas fermement que toutes les mesures anti-Covid étaient parfaitement justifiées, ne serait pas autorisé à défendre un client. Mais au-delà de cela, ce raisonnement factice et éculé ignore que les véritables êtres humains de notre côté de la barrière – à la différence de ceux de l’autre côté – conservent encore la faculté de penser par eux-mêmes et de se forger leur propre opinion. Ce qui correspond parfaitement à la devise du grand philosophe Emmanuel Kant : « Sapere aude » – « Ose te servir de ta propre raison ». Néanmoins, ce jugement incroyablement stupide m’a rappelé que le talon d’Achille des monstres est bel et bien la plandémie. Car c’est la clé de leur boîte de Pandore. C’est cela, la véritable clé. Ils craignent par-dessus tout que nous ouvrions cette boîte, car une fois ouverte – une fois que la plandémie du corona est comprise, même par ceux qui sont encore de l’autre côté de la barrière mais commencent à se réveiller – alors tout le reste sera exposé : le changement climatique, la manipulation climatique, l’arnaque du CO2, les guerres en #Ukraine et à #Gaza, le #11septembre2001, les assassins de Kennedy, etc., etc. Et cette seconde étape dans la bonne direction, qui permettra de mettre au jour tous ces crimes, sera franchie à une vitesse fulgurante, presque du jour au lendemain. Mais voici l’essentiel : nous, qui sommes de ce côté-ci de la barrière, nous savons déjà. Nous connaissons déjà tous les autres crimes. Il serait donc absurde, pour les monstres, d’essayer de nous cacher ce que nous savons déjà. Non, leur panique vient du fait que la boîte est désormais à moitié ouverte, et qu’un nombre croissant de personnes de l’autre côté commencent à comprendre ce qui se passe réellement. De plus en plus de victimes des injections expérimentales sont en train de se réveiller. Et tout à coup, elles réalisent qu’il n’y a absolument personne, de leur côté de la barrière, pour les aider. Alors enfin, elles se tournent vers nous pour obtenir de l’aide. Et je ne parle pas seulement d’aide médicale. Ce qu’elles recherchent, c’est un soutien humain et émotionnel – ce qu’elles trouvent dans nos communautés, ces communautés qui ont vu le jour parce que nous avons effectivement été persécutés à l’époque. De véritables communautés. Et nous sommes encore aujourd’hui persécutés. Des communautés solidaires, où l’on s’entraide – ce qui n’existe pas de l’autre côté de la barrière. Là-bas, il n’y a aucun soutien humain, seulement l’isolement total et la solitude d’un monde fait de conditionnement mental rituel et de #propagande. Or, le danger – à la fois actuel et croissant – que de plus en plus d’êtres humains de l’autre côté de la barrière rompent les rangs avec leurs bourreaux et leurs conditionneurs mentaux, s’accentue du fait que l’idée selon laquelle notre camp ne ferait aucun progrès est totalement fausse. Bien au contraire : les monstres de l’autre côté de la barrière encaissent coup sur coup – et tous ces coups sont portés sous la ligne de flottaison. Leur navire prend l’eau, et il sombre de plus en plus vite. De quoi s’agit-il ? Eh bien, ici en #Allemagne, par exemple, une décision très importante a été rendue par un tribunal administratif – je crois que c’était le 3 ou le 4 septembre 2024 –, une décision en faveur d’une infirmière qui avait été licenciée parce qu’elle refusait de se faire injecter. Le tribunal a statué, sur la base des preuves disponibles, c’est-à-dire sur le contenu non expurgé des dossiers du #RKI (l’équivalent allemand des dossiers du #CDC), que premièrement, la déclaration d’état de pandémie n’avait aucun fondement scientifique, mais reposait uniquement sur des directives politiques. Et deuxièmement, que les injections étaient totalement inefficaces. Enfin… pas tout à fait inoffensives, on se comprend. Au Canada, une militante nommée Joanne Person, qui avait soutenu les désormais célèbres combattants de la liberté de Coutts, avait attiré l’attention de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui voulait la faire emprisonner. Toutes les charges ont toutefois dû être abandonnées après la révélation d’un enregistrement audio secret montrant que la police avait planifié de dissimuler des armes chez elle, pour pouvoir ensuite l’accuser de possession illégale d’armes et de terrorisme intérieur. Voilà comment on fabrique du crime. Ce genre de nouvelles rend beaucoup de gens très, très nerveux de l’autre côté de la barrière. Encore un exemple : en Nouvelle-Zélande, Barry Young, lanceur d’alerte au sein du ministère de la Santé, soutenu par Liz Gunn, ancienne avocate et journaliste, ainsi que par l’Américain Steve Kirsch et mon ami britannique Andrew Bridgen, a réussi à publier les vrais chiffres de mortalité post-vaccination. Les données qu’il a présentées sont issues des statistiques officielles de la Nouvelle-Zélande. Dans certains centres de vaccination, plus de 30 % des personnes ayant reçu une injection sont décédées quelques heures après. Dans un centre en particulier, Invercargill, le taux était de 100 % : 51 personnes vaccinées, 51 morts, toutes dans les deux heures suivant l’injection. Grâce à une demande d’accès à l’information (OIA) déposée par un médecin néo-zélandais, il a également été révélé que le gouvernement possédait déjà les premières données de sécurité de #Pfizer des mois avant le lancement de la campagne nationale, tout en répétant sans cesse que le vaccin était bien sûr « sûr et efficace ». En réalité, c’était exactement le contraire – et le gouvernement le savait. Les données de Pfizer montraient des conséquences absolument dévastatrices en termes d’effets secondaires graves et de décès. Ces données étaient tellement accablantes que la FDA (aux États-Unis) a tenté d’en interdire la divulgation publique pendant 75 ans – ce qu’un tribunal américain a fort heureusement empêché. Nous, de ce côté de la barrière, savons depuis longtemps ce que contiennent les contrats passés entre Pfizer et les gouvernements. Mais les citoyens néo-zélandais, semble-t-il, n'ont pas compris que Pfizer elle-même stipulait dans ces contrats qu’elle ne pouvait garantir ni la sécurité ni l’efficacité du #Vaccin – et exigeait donc une immunité juridique totale en cas de blessure ou de décès. Des clauses qui sont illégales et nulles d’office, comme l’ont justement souligné nos collègues juristes belges dans un avis juridique. Et il y a encore bien plus. Par exemple, les données de sécurité officielles de Pfizer mentionnaient, dans une liste longue de 9 pages, pas moins de 1 223 décès rien que dans la phase initiale des essais cliniques. Cela montre clairement qu’on ne parle pas ici de simples négligences – mais d’une intention manifeste. Car tout cela était connu des gouvernements – pas seulement de celui de Nouvelle-Zélande. Tout cela réuni – ce que nous savons depuis longtemps de la plandémie, ce qui constitue un choc traumatisant pour celles et ceux qui sont en train de franchir la clôture pour nous rejoindre, l’effondrement de la défense absurde des monstres, ainsi que la décision de Schindler citée plus haut – signifie pour moi une chose très claire : il est grand temps de tourner la clé dans la boîte de Pandore des monstres. Autrement dit, de faire connaître aussi rapidement que possible à un maximum de personnes de l’autre côté de la clôture les véritables tenants et aboutissants de la plandémie. Car une fois la boîte ouverte, une fois ce premier pas franchi, tout le reste s’enchaînera à la vitesse de l’éclair – littéralement du jour au lendemain. Le gouvernement fantoche allemand tente en ce moment un ultime baroud d’honneur pour sauver les meubles et glisser discrètement vers la trêve estivale. Un peu comme une passe désespérée à la dernière seconde d’un match de football américain, après avoir encaissé un coup très dur sous la ceinture : l’échec de faire nommer une juge proposée pour la plus haute juridiction allemande, la désormais complètement corrompue Cour constitutionnelle. Il est devenu évident que le chancelier BlackRock d’Allemagne n’a même pas réussi à obtenir le soutien de sa propre formation politique pour cette candidate – une femme qui souhaite légaliser l’avortement jusqu’au dernier moment de la grossesse. Étrange, non ? Quand on sait que durant la période #COVID_19, les monstres ont démontré qu’un avortement par injection était parfaitement acceptable – même bien après la naissance, jusqu’à un âge très avancé. L’horreur que certains membres du parti de notre chancelier BlackRock ont à peine réussi à dissimuler sur leur visage aurait été encore plus grande s’ils avaient su comment les monstres prévoyaient de célébrer cette nomination : à grand renfort de cérémonies d’ouverture, comme celles des #JeuxOlympiques de l’été dernier à Paris ou de l’inauguration du tunnel du Saint-Gothard, il y a quelques années. Allez voir par vous-mêmes sur YouTube, et vous comprendrez ce que je veux dire. C’est pourquoi il nous faut faire de la révélation de la plandémie – et du procès de #Nuremberg2 qui doit en découler – notre priorité absolue, sous le mot d’ordre : « Une chose après l’autre – commençons par l’essentiel. » Et ce n’est donc pas un hasard – si tant est que l’on croie encore aux hasards – que, malgré tous les obstacles qu’ils ont dressés sur ma route, malgré tous les bâtons qu’ils m’ont mis dans les roues, j’aie finalement réussi à achever le montage de ma plaidoirie finale, que j’ai prononcée à l’issue de mon faux procès. Lorsque Schindler a compris ce que j’étais en train de faire, il a tenté d’interrompre mon exposé – mais, comme vous allez le voir, il a échoué. Il s’agit d’une plainte pénale contre Schindler, le parquet et d’autres personnes, pour enlèvement, entrave à la justice – un crime très grave –, coups et blessures et de nombreuses autres infractions. C’est en quelque sorte une réponse directe à la fausse décision annoncée par Schindler le 24 avril dernier. Et désormais, tout le monde pourra la lire. Je vais commencer progressivement, en publiant d’abord l’introduction, qui résume toute l’affaire et contient également une table des matières permettant à chacun de décider s’il souhaite, par exemple, savoir pourquoi je suis toujours détenu sur la base d’un mandat d’arrêt cassé dès le 1er novembre 2023, ou encore pourquoi ce qui s’est passé au Mexique relève bien d’un enlèvement – et non d’une expulsion ni d’une extradition –, ou enfin s’il ou elle préfère simplement lire l’ensemble du dossier. En résumé, il s’agit selon moi d’une contre-attaque très efficace, qui ne manquera pas d’atteindre son but. Alors n’oubliez pas – n’oubliez jamais que nous sommes la cavalerie, et que nous pouvons faire tout ce que nous décidons de faire. Les pensées deviennent des actions, et les actions deviennent des réalités. Pour finir, j’aimerais vous parler de quelques chansons qui me rappellent l’époque où je croyais encore que tout allait bien. Des morceaux optimistes comme 𝐹𝑒𝑒𝑙𝑠 𝐿𝑖𝑘𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑣𝑒𝑛 de Fiction Factory, 𝐶𝑎𝑛’𝑡 𝐹𝑖𝑔ℎ𝑡 𝑡ℎ𝑒 𝑀𝑜𝑜𝑛𝑙𝑖𝑔ℎ𝑡 de LeAnn Rimes, 𝑆𝑎𝑦 𝑊ℎ𝑎𝑡 𝑌𝑜𝑢 𝑊𝑎𝑛𝑡 de Texas, ou 𝐻𝑜𝑤 𝑀𝑒𝑛 𝐴𝑟𝑒 d'Aztec Camera. À très bientôt, bye-bye. 🔗 #FreeReinerFuellmich #FreeReiner #JusticeForReiner #LibérezReinerFuellmich #prisonnierpolitiqu

Kerstin Heusinger

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Post 🇫🇷 & 🇺🇸 🇫🇷🚨📣 #Macron ‼️ Quand un président fait l’éloge de la franc-maçonnerie comme sauveur de l’humanité et se félicite qu’elle s’invite dans le débat sur la loi de l’euthanasie, il y a de quoi se poser des questions… Jusqu’à quand ce genre de discours sera-t-il normalisé ? Voici ce que certains comptes américains, dont Shadow of Ezra , ont relevé sur le discours choquant de Macron à la Grande Loge de France : « Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la franc-maçonnerie mène une lutte vitale pour le bien de l’humanité. S’exprimant à la Grande Loge de France à Paris, Macron a fait remarquer que les insignes des francs-maçons sont depuis longtemps au centre des théories du complot. Macron a encouragé les francs-maçons à être fiers de leur soutien au projet de loi sur l’euthanasie, le qualifiant de « bataille qui compte ». » ⚠️ Et quel cynisme de sa part de souligner que la franc-maçonnerie a toujours été la cible des complotistes… Vous en pensez quoi ? ♦️ Lien du discours complet ➡️ 🇺🇸🚨📣 When a president Emmanuel Macron praises Freemasonry as the savior of humanity and welcomes its involvement in the debate over the euthanasia bill, it raises some serious questions… How long will this kind of speech be normalized? Here’s what some American accounts, including Shadow of Ezra, have highlighted from Macron’s shocking speech at the Grand Lodge of France: « French President Emmanuel Macron stated that Freemasonry is leading a vital struggle for the benefit of humanity. Speaking at the Grande Loge de France in Paris, Macron remarked that the Freemasons' insignia has long been the focus of conspiracy theories. Macron encouraged Freemasons to take pride in their support for the euthanasia bill, calling it “the battle that matters.” » ⚠️ And what cynicism on his part to highlight that Freemasonry has always been the target of conspiracy theorists… What do you think about this? ♦️ Source ➡️ 🇺🇸🦅🇫🇷 Sylvia Miami 🇫🇷🦅🇺🇸 🔴 Tous mes liens en un seul clic, suivez-moi / All my links in one click, follow me ✅ Donald J. Trump Elon Musk General Mike Flynn #sylviamiami #News #USA #France #FrancMaçonnerie #Euthanasie #GrandeLogeDeFrance #LoiEuthanasie #Freemasonry #Euthanasia #ShockingSpeech

Sylvia Miami

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L’Art de la Défaite : Comment Trump a offert le Moyen-Orient à l’Iran (et s'en vante) Il y a un concept fascinant en psychiatrie clinique appelé l’anosognosie. C’est la condition d’un patient qui est neurologiquement incapable de percevoir sa propre maladie ou son propre échec. En observant le Bureau Ovale ces derniers jours, on est en droit de se demander si cette pathologie n'est pas devenue la doctrine officielle de la politique étrangère américaine. Donald Trump parade. Il plastronne. Il exige les confettis, la fanfare et probablement une nouvelle statue en or massif pour célébrer ce qu'il vend comme la plus grande victoire militaire et diplomatique du siècle. Pourtant, si l'on prend la peine d'éteindre Fox News et de regarder froidement les faits, la réalité est d’une ironie tellement cruelle qu’elle en devient hilarante. Ce que Trump vient de signer n'est pas une victoire. Ce n'est même pas un match nul laborieux. C'est la capitulation stratégique la plus spectaculaire, la plus coûteuse et la plus absurde de l'histoire moderne. Le « Maître des Affaires » vient de se faire plumer par Téhéran, et le plus tragique dans cette vaste blague, c’est qu’il applaudit des deux mains devant le miroir. Prenez un café, asseyez-vous confortablement. Nous allons disséquer cette victoire en trompe-l'œil avec la précision d'un médecin légiste face à un accident industriel. Car non, la guerre n'est pas finie. Ce que nous avons là, c'est un misérable cessez-le-feu de deux semaines, acheté au prix fort, après quarante jours d'une débâcle absolue. 1. Le braquage d'Ormuz : Payer pour ce qu'on possédait déjà Commençons par le commencement, par le joyau de la couronne de cette prétendue victoire : la réouverture du détroit d'Ormuz. Trump s'est pavané en expliquant qu'il avait forcé la main de l'Iran pour rouvrir cette artère vitale du commerce mondial. C’est magnifique. C'est héroïque. C'est surtout un mensonge d'une stupidité abyssale. Comme l'a impitoyablement rappelé un reporter spécialisé en sécurité nationale sur CNN il y a quelques heures, lâchant une bombe de vérité qui a dû faire trembler les murs de la Maison Blanche : l'Iran ne contrôlait absolument pas le détroit d'Ormuz avant le 28 février. La navigation internationale y était ouverte. Le droit maritime prévalait. Le détroit fonctionnait. Puis, les États-Unis et Israël ont lancé leurs frappes. En réponse à cette agression, l'Iran a logiquement verrouillé le détroit. Et quelle est la conclusion de cette brillante manœuvre de l'administration américaine ? Pour obtenir ce pathétique cessez-le-feu, les États-Unis ont officiellement accepté de négocier sur la base d'un plan iranien qui accorde à Téhéran un « passage conditionnel ». Vous saisissez la nuance catastrophique ? Trump a déclenché une guerre pour rouvrir une porte qui était déjà grande ouverte, et pour que l'Iran accepte de l'entrouvrir à nouveau, il leur a légalement remis les clés et le titre de propriété. Le cessez-le-feu américain vient de légitimer, noir sur blanc, le contrôle total de l'Iran sur cette voie maritime stratégique. C'est l'équivalent géopolitique de mettre le feu à votre propre maison, de supplier le pyromane de l'éteindre, et de le payer en lui cédant l'usufruit de votre terrain. Une masterclass de nullité. 2. Chronique d’un naufrage psychiatrique Si la stratégie sur le terrain est un désastre, la communication de la Maison Blanche au cours de ces quarante jours devrait être étudiée dans les facultés de médecine. Ce n'est pas la fameuse « Théorie du Fou » de Nixon, où l'on feint la démence pour effrayer l'adversaire. Non, ici, on est face à un homme qui tape frénétiquement sur tous les boutons d'un tableau de bord qu'il ne comprend pas. Regardons les archives. C'est un vertige. → 3 mars : « Nous avons gagné la guerre. »(Spoiler : non). → 7 mars : « Nous avons vaincu l'Iran. »(Toujours pas). → 9 mars : « Nous devons attaquer l'Iran. »(Attendez, on ne venait pas de gagner ?). → 11 mars : « En une heure, c'était fini. »(Le déni dans toute sa splendeur). → 14 mars : « Aidez-nous, s'il vous plaît. »(Le masque tombe). → 16 mars : « En fait, nous n'avons besoin d'aucune aide du tout. [...] Je testais juste pour voir qui m'écoute. »(L'excuse de l'enfant de cinq ans pris en flagrant délit). → 20 mars : « L'OTAN, ce sont des lâches. »(Diplomatie niveau bac à sable). → 22 mars : « L'Iran est mort. » (Narrateur : L'Iran se portait très bien). → 5 avril : « Ouvrez le putain de détroit, bande de fous furieux, ou vous vivrez en enfer – REGARDEZ SEULEMENT ! Louange soit à Allah. » (Phase terminale d'effondrement nerveux sur les réseaux sociaux). → 7 avril : « Toute une civilisation va mourir ce soir, jamais elle ne reviendra. » On passe de la victoire triomphale à la mendicité larmoyante auprès de l'OTAN, pour finir par la menace génocidaire d'annihiler une civilisation entière à 20h00 pétantes, avant de reculer lâchement deux heures avant l'échéance grâce à l'intervention du Pakistan. Le Pakistan, mesdames et messieurs, venu jouer les adultes responsables dans la cour de récréation de l'oncle Sam. Le crédit de la parole présidentielle américaine ne vaut désormais plus rien. La ligne rouge est devenue une ligne en pointillé, tracée au feutre effaçable. 3. Les vrais gagnants, et les dindons de la farce Pendant que Washington s'auto-congratule d'avoir survécu au chaos qu'elle a elle-même engendré, le reste du monde compte les points. Et le tableau d'affichage est brutal. La Chine, le grand vainqueur silencieux. Pékin n'a pas tiré une seule cartouche, mais a remporté la guerre. Pourquoi ? Parce que pendant que Trump jouait à la roulette russe dans le Golfe, les États-Unis ont cramé entre 10 et 55 % de leurs stocks de munitions à distance (selon l'armement). Ces mêmes munitions qui étaient l'épine dorsale de la dissuasion américaine face à la Chine dans le Pacifique. Les intercepteurs de missiles, cruciaux pour protéger des pays alliés, ont été dilapidés. Xi Jinping doit littéralement se frotter les yeux d'incrédulité devant un tel cadeau. De plus, la crise énergétique déclenchée va frapper les industries informatiques de Corée du Sud et de Taïwan (notamment via la crise de l'hélium), offrant à la Chine un boulevard pour combler son retard technologique et asseoir sa domination sur les énergies vertes. Vladimir Poutine, l'oligarque ravi. Moscou profite immédiatement de la levée des sanctions sur le pétrole iranien transporté par mer. L'axe anti-occidental sort renforcé, légitimé, et surtout, renfloué financièrement. L'Europe et l'OTAN, les victimes collatérales. L'Europe va payer l'addition. Son inertie coupable sur les investissements verts ces dernières années et sa dépendance énergétique vont se transformer en une facture cauchemardesque pour ses citoyens. Quant à l'OTAN, l'alliance traverse la crise existentielle la plus profonde de son histoire. Après s'être fait cracher dessus et traiter de « lâches » par le commandant en chef de la première puissance de l'alliance, la confiance dans l'Article 5 est en ruines. 4. Le « Deal » de la Honte : La capitulation en 10 points Que reste-t-il des objectifs initiaux ? L'administration américaine se vante d'avoir éliminé l'ayatollah Khamenei et une trentaine de cadres des Gardiens de la Révolution. C'est un fait. Ces individus étaient des monstres criminels, et l'univers ne s'en porte que mieux. Mais politiquement ? Le régime théocratique n'est pas tombé. Pire, l'hydre a repoussé, et les experts nous confirment que la nouvelle garde est encore plus fanatisée, radicale et cruelle que la précédente. Le peuple iranien, qui risquait sa vie dans la rue, qui formait des chaînes humaines, qui voyait peut-être dans ce chaos une fenêtre inespérée vers la liberté, a été purement et simplement sacrifié sur l'autel des sondages électoraux américains. Trump les a abandonnés pour sauver sa face. Et regardez ce que l'Iran communique officiellement comme étant les termes de ce cessez-le-feu acceptés par les États-Unis : 🔹Un engagement de non-agression. 🔹Le retrait des forces américaines de la région. 🔹La reconnaissance du programme nucléaire, avec autorisation d'enrichir l'uranium. (Les 400 kilos d'uranium enrichi n'ont pas bougé d'un millimètre). 🔹Le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz. 🔹La fin des opérations militaires, y compris contre le Hezbollah. 🔹L’annulation des résolutions de l’ONU. Si c'est là la définition d'une capitulation iranienne, les mots n'ont plus de sens. C'est un chèque en blanc signé à l'obscurantisme, livré par un président américain effrayé par sa propre audace. L'addition, s'il vous plaît Nous allons atterrir et revenir au réel. Loin des tweets en lettres capitales et des communiqués de presse délirants, la réalité va nous frapper là où ça fait mal : au portefeuille. Ce n'est pas Donald Trump qui paiera les conséquences de cette masterclass d'incompétence. C'est vous. C'est nous. Préparez-vous à voir le diesel allègrement dépasser les 2 euros le litre à la pompe de manière durable. Préparez-vous aux annonces d'une inflation à 12 ou 14 % d'ici l'automne, alimentée par la perturbation des chaînes logistiques mondiales, les crises dans l'industrie informatique et les chocs agricoles. Les économies du Golfe sont fracturées, l'armement occidental est épuisé, nos ennemis géopolitiques sont hilares, l'Iran dicte le droit de passage maritime, et le peuple iranien est renvoyé à ses geôliers avec la bénédiction de Washington. Et n'oubliez jamais la donnée la plus glaçante de toute cette analyse : la guerre n'est pas terminée. Tout ce que Trump a acheté en bradant l'hégémonie américaine, c'est une pause de quatorze jours. S'il ose appeler ce désastre historique une victoire éclatante, je vous laisse avec cette seule et unique question : je n'ose même pas imaginer à quoi ressemblerait, selon ses propres standards, une véritable défaite.

Pourton.info

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Aujourd’hui le 11 mai, ça fait exactement 3 ans que mon ami Bernard Lachance est décédé; du sida selon les médias, ou d'une septicémie bactérienne en lien à une infection au VIH selon le rapport du coroner. J'ai connu Bernard lorsque je l’avais interviewé en juin 2020, alors qu'il faisait sa sortie publique pour dénoncer le fait que le VIH était la cause du sida. À cette époque, il avait déjà cessé sa trithérapie depuis 3 ans. Dès notre rencontre, Bernard et moi avons immédiatement connecté comme si on se connaissait depuis toujours, et on s'est parlé pratiquement tous les jours jusqu'à sa mort le 11 mai 2021. Qu'on soit d’accord ou non avec ses idées, Bernard était animé par une détermination sans faille à lancer l'alerte à ce sujet, même au prix de sa vie. Il le faisait par mission et par conviction et non pour de la visibilité ou une quelconque raison financière. Bernard gagnait très, très bien sa vie et comme il disait souvent, il n'avait aucun intérêt personnel à être perçu médiatiquement comme "le fif complotiste qui a le sida!" Il avait laissé tomber le milieu artistique 10 ans auparavant et n'avait plus aucune intention d'y retourner. À travers ce modeste montage vidéo, j'ai simplement souhaité rendre hommage à ses recherches, son travail, son courage, son talent et son humour ! Il est important de rappeler que Bernard était un homme articulé, brillant, charismatique, tête dure, déterminé et qui n’était pas du genre à se laisser influencer par qui que ce soit. À son décès, les médias ont prétendu qu’il était une victime manipulée par des charlatans qui l’auraient convaincu d’arrêter sa trithérapie. Ou même qu'il avait choisi d'abandonner ses traitements pour tenter de guérir du VIH avec des produits naturel!🤦🏻‍♀️ Il n'y a rien de plus faux! Bernard avait mené ses propres recherches pendant des années avant de faire sa sortie publique au début de la pandémie en avril 2020, et personne ne l'avait influencé dans ses choix. Il n’essayait certainement pas de "guérir" du VIH, puisque pour lui, il n'était PAS séropositif! Que vous soyez d'accord ou non n'a aucune importance! Bernard aimait simplement consommer des produits naturels pour maintenir sa santé au quotidien, tout comme n'importe qui le ferait. Comme moi d'ailleurs! Mais contrairement à ce que les médias ont dit, je n'ai jamais vendu de produits naturels à Bernard ou à qui que ce soit; c'est une amie commune, représente d'une compagnie réputée, qui nous les vendait. Radio-Canada avait les preuves des conversations entre la représentante des produits et Bernard qui lui passait des commandes. Mais ils ont préféré écrire que c'était moi qui lui vendais les produits, tentant ainsi de me discréditer en insinuant que j'exploitais la vulnérabilité de Bernard. Quelle belle histoire! Le plus ironique, c'est que je n'aurais aucune honte à vendre des produits naturels si c'était le cas! Ce n'est pas encore illégal à ce que je sache? Du moins... pas encore... Non seulement le 11 mai marque le triste anniversaire de sa mort, mais ça a été pour moi le point de départ d’un périple tumultueux où j'ai été confrontée à des attaques diffamatoires publiques, à la perte de contrats et même à une certaine forme de mort sociale. Encore aujourd'hui, je reçois des attaques violentes et des messages haineux régurgitant les mensonges des médias. J'ai cherché un journaliste mainstream prêt à me donner la parole pour rétablir la vérité et présenter les preuves que les accusations de Radio-Canada étaient fausses, mais je me suis heurtée à un mur. Mon intention n'était pas de débattre de théories du complot ni de prouver si Bernard avait raison ou tort; je voulais simplement clarifier les faits. Donc jusqu'à aujourd'hui, trois ans plus tard, on m'accuse encore d'être responsable de sa mort. Je vais sûrement recevoir beaucoup de haine sous cette publication, d'ailleurs! Ces gens ne semblent pas assez intelligents pour déduire que si j'avais le moindre lien avec sa mort, j'aurais été interrogée par la police ou confrontée à des procédures judiciaires. Ne vous inquiétez pas que s'ils avaient eu une façon de m'accuser de quoi que ce soit, ils n’auraient pas manqué de le faire! D'ailleurs, le rapport d’investigation du coroner sur sa mort souligne ceci : « Même si certains peuvent déplorer que M. Lachance se soit éloigné de la médecine traditionnelle et être convaincus que celle-ci aurait pu prolonger sa vie, il demeure que ce choix lui appartenait. Personne, parents ou proches, n’a jamais remis en doute les capacités intellectuelles de M. Lachance au point de recourir à des moyens légaux pour contraindre celui-ci à se faire soigner avec les moyens de la médecine. Ce choix a été exercé en pleine connaissance de cause par M. Lachance et il ne m’appartient pas comme coroner de porter un jugement sur sa décision.» La décision de Bernard de ne pas reprendre ses traitements ou de ne pas chercher d'aide médicale relevait de son propre choix, et à ce jour, je ne comprends pas pourquoi mes détracteurs tentent de m'attribuer une quelconque responsabilité quant à sa santé. Un médecin était venu chez lui pour l'alerter sur les conséquences potentiellement fatales de son refus de traitement, mais Bernard a fait le choix de ne pas suivre ces recommandations. Il est évident que je n'avais aucune influence sur sa décision. Si un ami ou un membre de votre famille refuse un traitement médical en toute connaissance de cause, allez-vous respecter sa volonté? Cette épreuve a été un véritable cadeau évolutif puisqu’elle m'a rendue plus forte et résiliente aujourd'hui. Et je suis la preuve que... tout passe! La plupart des gens oublient, à l'exception de quelques trolls payés pour répandre la haine ou quelques endoctrinés. Mais même lorsqu'on pense avoir touché le fond, parfois au point de préférer la mort plutôt que de confronter nos propres luttes – que ce soit la honte, la culpabilité, le rejet, l'abandon, l'humiliation, la peur, ou toute autre adversité –, il faut garder à l'esprit que ces défis nous offrent des opportunités de nous réaligner. Ils nous permettent de nous reconnecter avec notre véritable essence et de rebondir plus haut. Bernard Lachance n’était pas parfait. Aucun de nos héros ne l'est. Mais ses intentions étaient pures, animées par le désir de réveiller les consciences face à la fraude qui se déroule sous nos yeux et qui se révèle de plus en plus en 2024. Honte à tous ceux qui lui ont craché dessus après sa dénonciation publique pour ensuite le présenter comme une pauvre victime innocente après sa disparition, et qui se sont mis à intimider ses amis. Ces mêmes personnes qui ont été là pour le soutenir dans sa descente aux enfers jusqu’à sa mort. Bernard n’était certainement pas une victime. Il est un héros. Et un jour il sera reconnu comme tel dans les livres d’histoire. À peine quelques heures avant l'éclatement de la campagne de diffamation de Radio-Canada, le 2 juin 2021, la page Facebook de Bernard avait été supprimée. Ensuite, ils ont fermé son site SIDACENSURE, son Twitter et sa chaîne Youtube pour ne laisser aucune trace de ses vidéos et ses recherches. Merci à ceux qui garde sa mémoire vivante! Ce montage dure 11:11 ... et je n'ai pas fait exprès...

Amélie Paul

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🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

🇫🇷 Gaullisme ☨

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🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

🇫🇷 Gaullisme ☨

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L'Algorithme Trump : Code source d'un pantin à la Maison-Blanche. Le New York Times vient de publier le récit le plus accablant sur Trump depuis le début de la guerre. Et c'est une bombe conceptuelle autant que politique. Jonathan Swan et Maggie Haberman révèlent, heure par heure, comment Trump a pris la décision d'entrer en guerre contre l'Iran. Ce qu'ils décrivent valide au mot près ce que j'analyse dans Le Pantin de la Maison Blanche. Voici la scène. Le 11 février, dans la Situation Room, Benjamin Netanyahu ne fait pas un briefing géopolitique. Il fait un pitch de start-up. Il présente un scénario en quatre actes promettant la destruction du régime iranien, appuyé par un montage vidéo clinquant mettant en scène les "futurs dirigeants" de l'Iran. Face à cette promesse hollywoodienne, la réponse du commandant en chef de la première puissance mondiale tombe : "Sounds good to me." Le lendemain, la CIA et les propres services de renseignement américains qualifient le plan de "farce". Marco Rubio le traduit gracieusement : "In other words, it's bullshit." Et pourtant, Trump signe l'ordre ("Operation Epic Fury") à bord d'Air Force One, 22 minutes avant la deadline fixée par ses propres généraux. Beaucoup s'arrêtent au symptôme : l'influence israélienne. Mais ils ratent l'éléphant dans la pièce. Ce que le New York Times vient de dévoiler, ce n'est pas un coup de génie stratégique de Netanyahu. C'est l'exploitation routinière d'une faille de sécurité psychologique béante. Le "Shallow State" et la mort des complotistes C'est ici que la rhétorique des QAnon et autres complotistes s'effondre dans le mur de la réalité. Pendant des années, ils ont vendu le fantasme d'un Deep State : une cabale hyper-rationnelle, omnisciente, jouant aux échecs en quatre dimensions pour contrôler le destin du monde. Ce récit terrifiant est en réalité très rassurant, car il suppose qu'il y a un pilote dans l'avion. La vérité dévoilée par la Maison-Blanche est infiniment plus angoissante : nous sommes gouvernés par le Shallow State (l'État superficiel). Il n'y a pas de plan diabolique. Il n'y a qu'une vacuité abyssale. La décision la plus lourde de conséquences du XXIe siècle n'a pas été prise après une délibération solennelle. Elle a été prise parce qu'un homme s'ennuie et valide une guerre régionale comme il validerait le design d'une nouvelle casquette MAGA. Trump n'est pas le joueur de poker chaotique et imprévisible que les médias aiment dépeindre. Il est au contraire atrocement prévisible. C'est un code mal écrit, un algorithme binaire qu'un enfant pourrait craquer : IF [Belle présentation visuelle] AND [Flatterie de l'égo] AND [Promesse de victoire rapide] THEN [Validation] Si vous maîtrisez cet algorithme, vous dirigez le monde libre. Netanyahu l'a simplement utilisé pour déclencher une guerre. Mais il n'a rien inventé. Les archives regorgent de cas cliniques où cet algorithme a été "hacké" avec succès. La CIA, transformée en éditeur de livres pop-up Dès le premier mandat, les agences de renseignement américaines, disposant d'un budget de 80 milliards de dollars, ont compris qu'elles parlaient dans le vide. Le Presidential Daily Brief (PDB) – le document le plus secret et le plus dense du monde, lu religieusement par Obama ou Bush – finissait à la poubelle. Pour forcer le Président à intégrer l'existence de menaces mondiales, la CIA a dû s'abaisser à de l'ingénierie comportementale de base. Fini les mémos. Mike Pompeo lui-même a dû exiger la création de "killer graphics" (des graphiques visuels tape-à-l'œil). Les rapports ont été réduits à une demi-page, avec une consigne stricte donnée aux analystes : insérer le nom "Trump" à chaque paragraphe. Pourquoi ? Parce que c'était le seul stimulus cognitif capable de l'empêcher de décrocher et de regarder son téléphone. La réalité géopolitique n'existait que si elle flattait son narcissisme à intervalles réguliers. Cas clinique n°1 : La diplomatie du bac à sable (L'Exploit Juncker) En juillet 2018, Trump menace de détruire l'économie automobile européenne avec des droits de douane punitifs. L'heure est grave. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, débarque à la Maison-Blanche. Sait-il qu'il va affronter un fin négociateur ? Pas du tout. La délégation européenne sait qu'elle va parler à un algorithme défaillant. Juncker refuse de prendre des dossiers OMC. À la place, il déploie sur la table une douzaine de "cartes flash" aux couleurs vives. Règle d'or de la délégation : un langage enfantin, et pas plus de trois chiffres par carte. Lors de la discussion, Juncker glisse sur le ton de la cour de récréation : "Si vous voulez être stupide, je peux être stupide aussi." Le résultat ? Trump est charmé. Il abandonne les tarifs douaniers sur-le-champ et déclare que Juncker était "très bien préparé". L'Europe a évité une guerre commerciale mondiale en utilisant la même méthode qu'une institutrice de maternelle pour apprendre les couleurs à des tout-petits. Cas clinique n°2 : Le trouble de la permanence de l'objet (Le vol du Bureau Ovale) Mais la faille va encore plus loin. Le journaliste Bob Woodward a documenté comment l'entourage de Trump gérait ses pulsions destructrices, notamment lorsqu'il voulait se retirer brutalement de l'ALENA (l'accord de libre-échange nord-américain). Son conseiller économique d'alors, Gary Cohn, ne s'est pas embêté à argumenter. Il est simplement entré dans le Bureau Ovale et a volé les documents sur le bureau avant que Trump ne les signe. Et que s'est-il passé ? Rien. L'homme le plus puissant du monde souffre du même déficit cognitif qu'un bébé de 8 mois : l'absence de permanence de l'objet. Si le papier disparaît de son champ de vision, l'idée politique s'évapore avec lui. Le monde entier retient son souffle, sans se rendre compte que l'Apocalypse peut être annulée simplement en cachant la feuille de papier sous un coussin. Cas clinique n°3 : Le complexe du promoteur immobilier Lors du Sommet de Singapour, comment l'administration américaine a-t-elle tenté de convaincre le dictateur nord-coréen Kim Jong-un de renoncer à l'arme nucléaire ? Le Conseil de Sécurité Nationale a monté une fausse bande-annonce d'action hollywoodienne (produite par une société fictive, "Destiny Pictures") montrant des images de plages, d'autoroutes et de hors-bords. Le logiciel cognitif de Trump n'a jamais quitté le New York des années 80. Il était intimement persuadé qu'une vidéo promettant de construire des condos (complexes immobiliers) sur les plages nord-coréennes suffirait à faire renoncer un régime paranoïaque à sa doctrine de survie nucléaire. La géopolitique réduite à un pitch de multipropriété. La Banalité de la Sycophancie : Les "adultes" ont quitté la pièce Mais le récit du New York Times sur la décision d'attaquer l'Iran nous oblige à regarder au-delà du pantin. La véritable horreur de cette scène dans la Situation Room, c'est l'abdication totale des soi-disant "adultes dans la pièce". C'est une masterclass de lâcheté institutionnelle. → J.D. Vance (le cynique) : "Tu sais que je pense que c'est une mauvaise idée. Mais si tu veux le faire, je te soutiendrai." → Susie Wiles (la fuyante) : Se tait, estimant que ce n'est "pas son rôle" de s'exprimer sur une décision militaire. → Le Général Caine (l'exécutant) : Expose les risques désastreux (pénurie de munitions, détroit d'Ormuz), puis conclut mécaniquement : "Si vous ordonnez l'opération, l'armée exécutera." Nous avons dépassé la banalité du mal d'Hannah Arendt pour entrer dans la banalité de la sycophancie. Personne, hormis Trump dans son délire pulsionnel et Bibi dans son calcul cynique, ne veut de cette guerre. Les services de renseignement savent que le Powerpoint de Netanyahu est une vaste blague. Pourtant, la machine à broyer de l'Histoire se met en marche, implacablement, parce que chaque individu dans cette pièce place sa propre survie politique ou hiérarchique au-dessus de la survie de centaines de milliers d'êtres humains. L'intelligence humaine abdique devant le vide. Voilà comment on entre en guerre au XXIe siècle. Pas par un grand dessein machiavélique. Mais parce qu'un homme capricieux a vu une jolie vidéo avec de belles couleurs, et que la cour qui l'entoure a préféré baisser les yeux plutôt que de lui retirer sa sucette. J’écris souvent, que les vrais décideurs de ce monde sont ceux qui préparent les présentations que Trump regarde. Le New York Timesvient d'en fournir la preuve absolue. Le drame, ce n'est pas que le système soit fou. Le drame, c'est que le système est vide.

Pourton.info

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