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🚨Une étude récente a documenté une rémission complète des cancers de stade IV grâce au fenbendazole. Des patients atteints de mélanome avancé, de cancer du sein et de la prostate ont vu leurs tumeurs disparaître — sans chimiothérapie. Des essais cliniques doivent être lancés immédiatement. Sauce: Nicolas Hulscher, MPH

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Récemment habilité à mener des essais cliniques de phase I et II en médecine nucléaire, l'Institut 🇫🇷 Gustave Roussy intensifie l'usage de « traceurs radioactifs » (RIV) pour traiter de multiples cancers (seins, pancréas, cerveau, colon, reins), et lance 13 essais cliniques ! Déjà très utilisée pour soigner les cancers de la thyroïde, la médecine nucléaire commence enfin à être étendue aux types de cancer, grâce à l'amélioration de la RIV, ou « radiothérapie interne vectorisée ». Cette technique avancée de médecine nucléaire consiste à administrer un médicament radioactif directement dans l’organisme, qui cible les cellules cancéreuses spécifiquement. Elle combine deux éléments : un vecteur, un anticorps ou une molécule spécifique, qui reconnaît une cible biologique présente sur certaines cellules, et un isotope radioactif, qui est émetteur de rayonnements, et attaché au vecteur. Ce qui permet d'amener la radioactivité au plus près de la maladie, en épargnant le plus possible les tissus sains. La RIV était cantonnée jusqu’ici au traitement du cancer de la thyroïde et, plus récemment, de la prostate et des tumeurs neuroendocrines. Désormais, il devient possible de s'en servir face au cancer du sein, du pancréas, du cerveau, du rein, du colon, du foie, de la vessie, etc. Essentiellement, grâce à la découverte de marqueurs qui permettent de s'attaquer à tous ces cancers. Simultanément, la science a trouvé de nouveaux atomes plus efficaces que les anciens pour détruire les cellules malignes sans abîmer les organes sains autour : il s’agit des émetteurs alpha, comme le radium 223 ou l’actinium. La majeure partie de la radioactivité s'élimine naturellement par l'urine. L'institut Gustave Roussy, conscient du potentiel formidable de la médecine nucléaire, a bataillé pour obtenir les autorisations afin de mener des essais cliniques sur l’homme. Il vient de l’obtenir et fait partie désormais des rares centres européens capables d’administrer à l’humain ces fameux atomes vectorisés. 13 essais cliniques sont prévus sur la seule année 2025, contre 9 sur les cinq dernières années.

Aymeric Pontier

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