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Vite, la proportionnelle ! Pour substituer des programmes d’idées aux batailles entre Tartempion et Machin à Matignon, et avoir une pluralité d’offres politiques claires et tranchées plutôt que des blocs bonapartistes attrape-tout. Sans cela, le compromis est impraticable et illégitime.
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La culture du compromis n'émerge pas ex-nihilo. On ne peut pas mettre des gens autour de la table et lancer dans le vague : "discutez !". Il faut des institutions pensées pour. Avec la proportionnelle. Relire ma tribune @Le_Figaro

Vous avez indubitablement raison: sans proportionnelle, pas de culture du compromis possible. Une question toutefois: ce mode de scrutin ne renforcerait-il pas le Président de la République ? Autrement dit, peut-on conserver dans ce cadre une élection du PR au suff. univ. ?

Merci. La question se poserait si le fait majoritaire existait encore. Ce n’est plus le cas. Au pire, revenir sur l’inversion du calendrier électoral permet d’y remédier. La fin du SUD pour l’élection présidentielle est nécessaire, en soi.

Toujours aussi brillant...c'est tellement rare aujourd'hui

Merci !

Comment prendre des décisions « tranchées » sur des sujets sensibles ( ex: les retraites ) si l’on forme un gouvernement de coalition sans heurter les autres sensibilités ?

On pourrait arguer que le scrutin majoritaire favorise des programmes démagogiques pour tenter de devenir majoritaire, mais je répondrais surtout : en quoi nos institutions actuelles permettent des décisions tranchées et audacieuses ? Quelle grande réforme depuis Chirac ?

Cela me semble être un pari incertain de penser que la proportionnelle rendrait les partis plus enclins au compromis et à la négociation. L’assemblée actuelle ressemble beaucoup à une issue de la proportionnelle et on voit le résultat.

Précisément, la proportionnelle n’est pas qu’affaire d’arithmétiques ou de quantitatif. Elle est avant tout modification des comportements électoraux. Le scrutin majoritaire oblige à rejoindre un bloc et à former des alliances en amont des élections. Cela indispose largement à la discussion post-élections. Preuve en est d’ailleurs de l’attitude du PS : à la proportionnelle (au Parlement européen), ils négocient avec le centre ; au scrutin majoritaire, ils s’enferment dans le NFP.

Exact, en tout et en partie. Vivement que cette idée puisse être ratifié ou sanctionnée par une majorité d'électeur, ce n'est pas gagné, cause à la gamelle.

