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"𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑒𝑧 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑟 𝑑'𝑖𝑐𝑖 𝑙𝑎 𝑡𝑒̂𝑡𝑒 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒" 🙌 Du départ au coup de sifflet final, 𝐩𝐥𝐨𝐧𝐠𝐞𝐳 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥'𝐢𝐧𝐭𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐠𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐌𝐚𝐫𝐬𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞𝐬 pour leur premier déplacement de la saison en terres lyonnaises. ⚡️ L'inside complet 👉

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Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose de rare en politique québécoise. Le premier ministre en exercice a admis que Paul St-Pierre Plamondon, le chef du parti qu’il a quitté pour fonder la CAQ, avait « un peu raison » par rapport aux échecs de la CAQ en matière de rapatriement de pouvoirs pour le Québec. Un tel aveu représente une occasion rare de dialogue entre deux chefs politiques sur la place du Québec au Canada et le bilan de la « troisième voie ». D’une candeur nouvelle, M. Legault — tout en soulignant qu’il a pris un autre chemin — a même souligné la validité de la démarche du Parti Québécois et de son leader. Fait saillant, cet aveu émane de la réaction de M. Legault au discours que PSPP a prononcé à l’Assemblée nationale lors de son départ de la semaine dernière. Le premier ministre a dit avoir reçu « correctement » le discours de Paul à son endroit et, surtout, ne semble pas du tout avoir pris ombrage que l’on se questionne sur son bilan, même lors d’un discours hommage. Ces déclarations du premier ministre devraient nous faire réfléchir sur le rôle du commentariat politique principalement partisan que l’on retrouve dans nos médias. Parce que, si l’on retourne de 5 jours en arrière, le discours de PSPP a provoqué un tollé dans une partie importante du commentariat. La meilleure incarnation de cette indignation a été Dimitri Soudas qui est allé jusqu’à insulter le chef du PQ tout en admettant le lendemain de sa déclaration choc ne pas avoir écouté l’entièreté du discours ! Il aura fallu tout ce temps pour que M. Soudas s’excuse nommément à Radio-Canada. Ces excuses ne devraient pas nous détourner de l’essentiel : l’indignation d’une partie du commentariat n’était pas en phase avec le discours respectueux et même émotif que Paul St-Pierre-Plamondon a livré la semaine dernière. D’ailleurs, le premier ministre avait répondu au discours du chef du Parti Québécois en chambre, provoquant déjà ce dialogue qui a continué aujourd’hui. Pourquoi les commentateurs ont-ils été si nombreux et rapides dans leur caractérisation négative du discours de PSPP, alors que le principal intéressé, lui, n’y a pas vu de perfides attaques politiciennes ? La réponse m’apparaît sans détour : le maintien du statu quo est encore un objectif bien présent chez certaines élites politiques et médiatiques. Il faudra s’en souvenir lors de la campagne électorale à venir, où un flot ininterrompu de commentaires occupera nos espaces médiatiques. Une chose m’apparaît certaine : ce ne sont pas les déclarations d’André Fortin et de Ruba Ghazal qui, même en ayant été adoubées par le commentariat, ont provoqué cette discussion sur l’avenir du Québec.

Jocelyn Caron

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