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Ana Sayfaya Dön

🎥 𝗗𝗲́𝗰𝗼𝘂𝘃𝗿𝗲𝘇 𝗹'𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝘃𝗶𝗲𝘄 𝗲𝘅𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝘃𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁, 𝗦𝘁𝗲́𝗽𝗵𝗮𝗻𝗲 𝗧𝗲𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿. À travers cet entretien, Stéphane Tessier partage sa vision pour le Clermont Foot 63 et les ambitions qui guideront le club dans les prochaines années : identité, développement, territoire, projet sportif... ▶️ Retrouvez dès maintenant l'interview complète➡️ #NousSommesClermont 🔴🔵

10,127 görüntüleme • 20 gün önce •via X (Twitter)

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Benzer Videolar

🚨😱💥BOOM💥BOOM💥 URGENCE ABSOLUE : Les parlementaires français doivent exiger IMMÉDIATEMENT la divulgation complète de TOUS les contrats et accords signés par Emmanuel Macron hors contrôle parlementaire de 2017 à 2026 avec l’Ukraine et l’UE ! C’est une question de souveraineté nationale. Le 14 juillet, pendant qu’il honore le G7 et poursuit sa tournée des grands ducs dans le monde toujours liée à l’Ukraine, les détournements de fonds publics, les milliards disparus et les accords secrets continuent. Ça suffit ! Transparence totale maintenant. Dans une intervention sur Newsmax, le lieutenant-colonel Tony Shaffer révèle que Zelensky a secrètement signé le 17 janvier 2025 un accord de partenariat sur 100 ans avec le Royaume-Uni, incluant une clause majeure sur les ressources naturelles et les minéraux critiques de l’Ukraine (titane, terres rares, uranium, lithium, graphite, etc.). Alors même qu’il négociait un accord similaire avec les États-Unis et Donald Trump, Zelensky avait déjà engagé pour un siècle les richesses minérales ukrainiennes auprès de Londres, dans un texte couvrant défense, sécurité, énergie et infrastructures. Shaffer dénonce ce double jeu flagrant qui met en péril tout accord américain et lie durablement l’Ukraine au Royaume-Uni, indépendamment de l’issue de la guerre. Emmanuel Macron a très probablement signé en catimini un accord similaire avec Ursula von der Leyen. Voilà l’une des raisons majeures qui explique leur acharnement maladif à s’accrocher à l’Ukraine et à s’accrocher au pouvoir coûte que coûte : une alliance secrète de 100 ans impliquant potentiellement une guerre de 100 ans, couvrant énergie, minéraux critiques et nucléaire, négociée dans le dos des peuples européens et sans en informer les parlementaires. Cette démarche constitue une haute trahison caractérisée ! Ils poussent avec une insistance obscène pour faire entrer l’Ukraine dans l’UE et dans l’OTAN afin de camoufler ce crime. Ils doivent être arrêtés sur-le-champ ! Ces accords permettent d’imposer des taxes et surtaxes massives qui écrasent les nations des 27 pays membres, et particulièrement la France, dans tous les domaines : agriculture, énergie, industrie, nucléaire et pouvoir d’achat. Cette information doit tourner sans relâche sur tous les réseaux et dans toutes les discussions. L’avenir des générations futures est en jeu : nous refusons de les condamner à une dette éternelle, à la perte de notre souveraineté nucléaire et à l’esclavage sous Macron et ses complices. Réveillez-vous maintenant, c’est une question de survie nationale ! Un document officiel du gouvernement britannique, publié le 17 janvier 2025 sous le titre « UK-Ukraine 100 Year Partnership Declaration », détaille l’accord signé le 16 janvier 2025 entre le Royaume-Uni et l’Ukraine. Ce texte prévoit une coopération approfondie dans le domaine de l’énergie, incluant l’exploration des sources renouvelables, le stockage et le transport d’hydrogène, le soutien aux projets liés aux minéraux critiques ukrainiens via un groupe de travail conjoint, ainsi que la coopération nucléaire. Cet accord lie pour un siècle les ressources naturelles de l’Ukraine au Royaume-Uni. Cet accord centenaire a été conclu par le Premier ministre britannique Keir Starmer et Volodymyr Zelensky quelques semaines seulement avant que ce dernier ne rencontre le Président Donald Trump pour négocier un accord sur les minéraux ukrainiens. Le lieutenant-colonel Tony Schaffer a mis en évidence cette contradiction majeure : l’Ukraine avait déjà engagé ses ressources naturelles stratégiques auprès du gouvernement de Keir Starmer pour les cent prochaines années, via un partenariat couvrant la défense, la sécurité, l’énergie et les infrastructures. ~ Sources : ~

🕊️Myriam🕊️Sauvons L’humanité🕊️@CelebritesSM🕊

59,976 görüntüleme • 1 ay önce

*** MON CHOIX POUR LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE DU SENEGAL*** Chers ami(e)s, chères familles, et cher(e)s compatriotes, Ce soir, je me tiens devant vous, non pas seulement en tant que citoyen, mais en tant que fervent croyant dans l’idée audacieuse qu'ensemble, nous possédons le pouvoir non seulement de rêver à un Sénégal meilleur, mais aussi de le réaliser. Nous voilà à un moment décisif, à la croisée des chemins de notre histoire. Une époque qui nous appelle, avec une urgence jamais ressentie auparavant, à faire un choix. Un choix qui ne concerne pas seulement qui siègera à la présidence, mais quel avenir nous voulons tracer pour notre nation. Lorsque nous regardons au-delà de nos frontières, nous voyons des exemples éclatants de nations qui, partant de conditions semblables aux nôtres, ont embrassé la transformation. Prenons la Corée du Sud - une nation qui, dans les années 1960, se trouvait dans une situation économique comparable à la nôtre. Aujourd'hui, elle se tient fièrement parmi les économies les plus florissantes du globe. Ce miracle ne s'est pas réalisé du jour au lendemain. Il a été le fruit d'une vision claire, d'une gouvernance intègre, et d'un engagement sans faille à éradiquer la corruption. Ces réussites nous enseignent une leçon précieuse : le changement n'est pas seulement possible, il est à notre portée. Tout ce qu'il nous faut, c'est la détermination de marcher ensemble vers ce futur lumineux. Le leader pour qui nous devons nous battre aujourd'hui doit symbolisé cette marche. il doit Porter une vision ancrée dans notre souveraineté, dans l'intégrité de notre gouvernance, dans une lutte implacable contre la corruption, et dans l'impulsion d'un développement économique robuste. Le temps où la pauvreté était une fatalité est révolu. Nous voulons une offre d'une nouvelle vision de gouvernance, un système innovant qui rompt avec les chaînes du passé, et qui s'engage à bâtir un futur où la prospérité sera le quotidien de chaque citoyen sénégalais. La souveraineté, cette flamme qui brille au cœur de notre identité, nous rappelle que le destin de notre nation est sculpté par nos mains. La transparence, la lutte contre la corruption, ces sont les fondations sur lesquelles nous érigerons une nouvelle ère de gouvernance, au service du peuple. Et le développement économique, loin d'être un mirage, est un but atteignable, à travers des politiques éclairées favorisant l'innovation, l'investissement, et l'inclusion. Alors, à vous, citoyens du Sénégal, je lance un appel. Soutenons un candidat qui incarne la promesse d'un Sénégal rayonnant, prospère et juste pour chacun d'entre nous. Ensemble, inspirés par le succès d'autres nations, forgeons notre propre voie vers la grandeur. Pour l'amour de notre Sénégal, pour notre avenir et celui des générations à venir, faisons le choix courageux pour le changement. Votons pour une nouvelle aube, votons pour BASSIROU DIOMAYE FAYE. Que vive le Sénégal, que vive notre démocratie, et que notre marche vers le progrès commence maintenant. 🇸🇳🇸🇳🇸🇳 ASSALAM ALEIKOUM MANDIAYE DIALLO #DIOMAYE_MOOY_SONKO #DIOMAYE_PRESIDENT

Mandiaye

22,229 görüntüleme • 2 yıl önce

‼️SCANDALE : #PaulKagame Accusé d'Avoir Manipulé l'#INTERPOL et le #FBI pour Traquer ses Opposants à l'Étranger ‼️ ⚫️ Plongez au cœur d’un scandale international qui ébranle les fondements des relations entre #Kigali, #Washington et Interpol. Paul Kagame, présenté depuis des décennies comme l’architecte du “miracle rwandais”, est aujourd’hui accusé d’avoir transmis de fausses informations aux services américains et à Interpol pour traquer ses opposants politiques à travers le monde. 🔴 Derrière l’image d’un #Rwanda propre, moderne et connecté, se cache une machinerie de répression transnationale implacable. Cette enquête explosive révèle comment le régime de Kigali manipule les institutions occidentales, diffuse de la désinformation et transforme la lutte antiterroriste en instrument politique pour neutraliser toute voix dissidente. 🔵 Dans cet épisode spécial d’Africa Flashes, nous revenons sur l’enquête saisissante du Organized Crime and Corruption Reporting Project (#OCCRP), intitulée « Rwanda Fed False Intelligence to U.S. and Interpol ». Vous découvrirez comment, depuis des années, Kigali utilise les canaux diplomatiques et sécuritaires pour accuser ses opposants d’appartenir à des réseaux terroristes imaginaires. À travers le cas emblématique de #PaulRusesabagina, héros du film Hotel Rwanda, enlevé à #Dubaï et illégalement extradé vers Kigali, se dessine toute la froideur d’un système fondé sur la manipulation, la peur et le mensonge. 🟤 De Dubaï à Washington, de #Johannesburg à #Bruxelles, les tentacules du renseignement rwandais s’étendent. Des exilés politiques menacés, des journalistes réduits au silence, des anciens collaborateurs assassinés : chaque détail dévoile un plan méticuleux de contrôle global. Les assassinats de #PatrickKaregeya et les tentatives contre #KayumbaNyamwasa en Afrique du Sud, les arrestations arbitraires orchestrées via des notices rouges d’Interpol, ou les campagnes de diffamation numériques montrent à quel point la répression dépasse les frontières nationales. ◾️Mais cette affaire dépasse le Rwanda. Elle interroge la complicité tacite de puissances occidentales qui, malgré les rapports accablants de Human Rights Watch, Amnesty International ou du Département d’État américain, continuent de financer un régime autoritaire sous couvert de stabilité régionale. Derrière chaque programme d’aide, chaque accord militaire, chaque partenariat de développement, se cache une question fondamentale : jusqu’où peut-on tolérer la dérive sécuritaire d’un allié ? ◽️En retraçant la trajectoire de #Kagame, de son exil ougandais à sa prise de pouvoir en 2000, cette vidéo dévoile un portrait complexe : celui d’un stratège visionnaire devenu un maître du contrôle total. Le “modèle rwandais” — salué pour sa croissance économique et son urbanisme exemplaire — repose aussi sur une surveillance de masse, une justice aux ordres et une peur omniprésente. 🔘À travers des témoignages inédits et une analyse rigoureuse, Africa Flashes met en lumière cette dualité : celle d’un pays admiré à l’extérieur, mais redouté de l’intérieur. L’affaire Rusesabagina et les manipulations autour d’Interpol ne sont pas de simples anecdotes diplomatiques : elles symbolisent un système international défaillant où les droits humains deviennent variables selon les intérêts géopolitiques. 📌📢 LE SEUL ET UNIQUE TERRORISTE RWANDAIS EST #PAUL_KAGAME !! #AfricaFlashes​ : INTERPOL INTERPOL_Cyber INTERPOL Washington

MPOZEMBIZI Théophile

20,456 görüntüleme • 9 ay önce

Pourquoi #Trump reste ASSIS face à #PaulKagame mais se LÈVE pour #Tshisekedi-Félix A. Tshisekedi ? Peut-être un geste diplomatique qui en dit BEAUCOUP ?! La scène qui s’est déroulée à #Washington lors de la cérémonie consacrée à l’accord de paix entre la #RDC et le #Rwanda a bouleversé l’équilibre géopolitique des Grands Lacs. Devant les caméras du monde entier, un simple geste — un détail en apparence anodin — a déclenché un séisme diplomatique : Donald Trump se lève pour saluer Félix Tshisekedi, mais reste assis lorsqu’il salue Paul Kagame. Un contraste frappant, interprété dans toute la région comme un message silencieux, un signal codé, une prise de position symbolique qui rebat les cartes d’une crise vieille de trente ans. Pour des millions d’Africains, ce geste n’était pas anodin. Il a révélé, à leurs yeux, une lecture nouvelle de la relation entre Washington, #Kinshasa et #Kigali. Beaucoup y ont vu un respect affiché pour Tshisekedi, perçu comme un leader porteur d’un projet souverainiste et d’une vision de renaissance nationale. À l’inverse, le fait que Trump reste assis face à Kagame a été interprété comme une mise à distance, un rappel implicite que le Rwanda n’a plus la même aura politique qu’autrefois, et que les alliances traditionnelles ne protègent plus automatiquement des critiques ou des remises en question. Dans la région, ce geste a été associé à une lecture plus large : l’idée que Trump ne serait pas étranger aux accusations largement relayées par les opinions publiques, selon lesquelles le Rwanda aurait joué un rôle central dans les guerres du Congo ces trente dernières années. Là encore, il ne s’agit pas d’une déclaration directe, mais d’une interprétation régionale, un prisme à travers lequel les peuples lisent l’événement. Et dans une zone où chaque symbole compte, où la diplomatie passe aussi par les silences et les attitudes, cette interprétation a pris une ampleur considérable. Un autre moment clé a renforcé cette perception : la seule journaliste autorisée à poser une question à Trump, Hariana Veras, a choisi un angle qui mettait en avant les enjeux congolais, la quête de paix et les attentes du peuple de la RDC. Pour de nombreux observateurs, cela a renforcé l’idée que le Congo sortait enfin de l’ombre diplomatique, qu’il prenait la parole, qu’il exigeait une reconnaissance internationale de son histoire et de sa douleur. Cette vidéo décrypte ce moment décisif, en plongeant au cœur des dynamiques régionales : ▫️Pourquoi ce geste de Trump a-t-il été interprété comme un soutien symbolique à Tshisekedi ? ▫️Qu’est-ce que cette scène révèle du changement de perception internationale concernant Kagame et le Rwanda ? ▫️Comment cet épisode redéfinit-il l’équilibre politique dans les Grands Lacs ? ▫️Pourquoi l’intervention de Hariana Veras a-t-elle été perçue comme un tournant médiatique majeur pour la RDC ? ▫️Quelles conséquences ce signal symbolique pourrait-il avoir sur les négociations, les alliances et les relations régionales dans les mois à venir ? 📌 Dans ce contexte explosif, où la paix semble à portée de main mais reste fragile, chaque geste diplomatique devient un message. Chaque posture révèle un rapport de force. Et chaque instant filmé à Washington devient un chapitre dans la lutte plus vaste pour la souveraineté, la justice et la stabilité dans les Grands Lacs. #AfricaFlashes :

MPOZEMBIZI Théophile

24,977 görüntüleme • 7 ay önce

#AES État du Burkina Faso🇧🇫 Les néocolons paternalistes européens en général et la France en particulier, les USA, leurs valets locaux et esclaves de salon, ont tous eu leur dose dans ce message du vaillant Dr. A.J. KYELEM de TAMBELA, Premier Ministre de l’#AES État du Burkina Faso 🇧🇫, ̀à la montée des couleurs du 06.05.2024 🛑Mesdames et messieurs! 𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ? 1- Chaque fois que les autorités de la Transition prennent la parole, l'impérialisme et ses valets locaux tremblent. Ils tremblent parce qu'ils savent que c'est pour encore révéler au public un aspect de leurs intrigues. Leur arme contre cela, c'est, chaque fois qu'une autorité prend la parole, de claironner que nous parlons trop au lieu d'agir. Comme si le peuple n'était pas témoin des actes de développement, de transformation sociale et de lutte contre le terrorisme que nous posons. 2- Nous avons parlé, nous parlons et nous parlerons, pour contribuer à l'éveil des consciences, afin que plus jamais le peuple ne se laisse duper par des aventuriers sans foi ni loi, et des marchands d'illusions. 3- Cela dit, je me permets de poser une question. Que représente le drapeau que nous venons de hisser ? Le drapeau est un élément fédérateur. C'est le symbole de l'unité d'un peuple pour une cause, la cause nationale. Le drapeau nous rappelle chaque fois, qu'avant toute chose, il y a la nation à défendre et à promouvoir. 4- Le drapeau nous rappelle que les intérêts particuliers, les intérêts partisans doivent pouvoir se conjuguer avec l'intérêt général. À défaut, les intérêts particuliers doivent s'effacer pour que triomphe l'intérêt général et la cause nationale. 5- J'ai l'habitude de dire que mieux vaut être pauvre dans un État riche et fort que riche dans un État pauvre et faible. Il y a eu des Hommes riches et forts dans des pays pauvres ou faibles. Certains d'entre eux ont trouvé leurs limites. 6- Il suffit de citer le cas du général Manuel Noriega, le tout puissant président du Panama des années 1980. En décembre 1989, quand les Américains décidèrent de l'arrêter, ils allèrent le cueillir dans son palais. Sa fuite dans une enclave diplomatique ne fut pour lui qu'un répit de courte durée. Les Américains finirent par obtenir son extradition. 7- De même en Haïti, le général Raoul Cédras renversait le président Jean-Bertrand Aristide en 1994. Les Américains finirent par lui donner un ultimatum pour quitter le pouvoir. Face à son refus d'obtempérer, l'armée américaine le délogea de son palais. Il eut son salut en se réfugiant au Panama. Ces Hommes forts et riches régnaient dans des États pauvres ou faibles. 8- À l'inverse, des Hommes, pas particulièrement riches, mais qui présidaient aux destinées d'États forts, ont pu faire face à toutes les tentatives de récupération ou de déstabilisation. 9- Il suffit de citer le cas de Cuba, petit pays à quelques encablures des États-Unis, qui a su résister à tous les assauts des Américains. On peut citer aussi le cas du petit Nicaragua qui a tenu tête à la toute puissante Amérique dans les années 1980. On pourrait citer aussi les cas du Venezuela, de Hugo Chavez à Nicola Maduro, et de l'Iran qui, depuis la Révolution islamique de 1979 fait face avec succès à toutes les tentatives de déstabilisation. 10- Un État fort est donc une garantie de sécurité et de stabilité des institutions, et un facteur de développement. La pauvreté actuelle de l'Afrique noire est due en partie aux tentatives de caporalisation des dirigeants, et de déstabilisation des régimes. On peut être d'accord que si la Révolution de Thomas Sankara avait duré, ne serait-ce qu'une dizaine d'années, le Burkina aurait pu être mis sur les rails du développement. Le Ghana qui était un État failli et sans perspective, a été mis sur les rails du développement grâce à la politique visionnaire du président Rawlings, à travers la mise en place d'un État fort. 11- Pour construire un État fort, il faudra être en mesure de déjouer les pièges conçus par les dominateurs pour faire de nos États des États faibles, malléables à souhait. Parmi ces pièges, il y en a trois qu'il convient d'analyser. Ce sont le prétendu respect des droits de l'Homme (1), le prétendu respect de la liberté d'expression (2) et les institutions néocoloniales de nos États modernes (3). 𝟏- 𝐃𝐮 𝐩𝐫𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐇𝐨𝐦𝐦𝐞 12- Il est évident que si les droits de l'Homme étaient méconnus en Afrique, les Européens ne seraient pas venus trouver des royaumes et des sociétés organisés avec de brillantes civilisations. L'art africain précolonial a ébloui le colonisateur au point qu'il a pillé les œuvres d'art pour garnir ces musées et les salons des aristocrates et des bourgeois. Sans une organisation sociale élaborée, dans le respect des droits de chaque catégorie sociale, un tel résultat n'aurait pu être atteint. 13- De nos jours, les droits de l'Homme sont un instrument de contrôle des sociétés du Tiers-Monde au service de l'Occident. Ils permettent à l'Occident d'avoir la garantie que ses valets locaux, dont certains sont directement financés par l'Occident, d'autres indirectement par des procédures détournées, auront toutes les latitudes pour mener dans nos pays leurs activités subversives à son profit. Lesquelles activités ont pour finalité d'infiltrer les appareils d'État et d'affaiblir nos États au profit de l'Occident. 14- Dans nos pays, les droits fondamentaux ne sont pas encore satisfaits. Les droits de l'Homme consistent d'abord à donner à manger aux populations, à les soigner, à les instruire, à les loger décemment. L'Occident ne voit pas ces droits à satisfaire dans nos pays, alors même qu'il jette régulièrement à la poubelle sa surproduction agricole et industrielle, rien que pour maintenir élevés les prix de ses produits. Ce qui le préoccupe, c'est uniquement l'assurance que ses éléments infiltrés dans nos sociétés peuvent poursuivre leur travail d'agitation et de sape à son profit en toute impunité. 15- Quand les mêmes droits sont violés en Occident, cela est passé sous silence, ou tout au plus qualifié de simple mesure de maintien de l'ordre. Chacun sait qu'aux États-Unis, toute personne présumée être une menace pour la sécurité nationale est éliminée sans autre forme de procès. Personne ne parlera de violation des droits de l'Homme. Partout dans le monde, les États-Unis se donnent le droit de tuer ou d'intervenir dès lors qu'ils estiment cela nécessaire pour leurs intérêts. On peut rappeler ici les cas du Panama et de Haïti, mais aussi ceux de Cuba en 1901 et en 1961. Sans oublier le Vietnam, l'Iran en 1980, l'Irak, et l'Afghanistan plus récemment. 16- La France n'est pas en reste, elle qui a commandité et continue de commanditer des coups d'État en Afrique, principalement en Afrique francophone, sans aucun égard pour les pertes en vies humaines. Sans oublier son soutien au terrorisme au Sahel qui a fait des milliers de victimes, et qui continue d'endeuiller nos populations. En France même, l'on a vu comment en novembre-décembre 2018 les “Gilets jaunes” ont été réprimés. Toujours en France, à la suite du meurtre par la police du jeune Nahel en 2023, le petit peuple de France s'est soulevé. Il fut violemment réprimé, avec des scènes de tortures dignes d'un autre âge. Comme il s'agit de la France, personne n'a élevé la moindre protestation. Personne n'a parlé de violations des droits de l'Homme. Même dans nos propres pays, les médias déjà conditionnés, n'y ont pas vu de violations des droits de l'Homme. 17- Dans nos pays, surtout dans les pays sous contrôle de l'Occident, et plus particulièrement sous contrôle de la France, les régimes en place peuvent assassiner, torturer, on ne parlera jamais de violation des droits de l'Homme. En Guinée, en Côte d'Ivoire, au Sénégal des citoyens qui manifestaient contre les troisièmes mandats anticonstitutionnels ont été massacrés avec la bénédiction de l'Occident. Plus récemment encore, des opposants ont été massacrés au Tchad à plusieurs reprises, sans que l'Occident trouve à redire. Non loin du Burkina Faso, des procès iniques ont été organisés, et des condamnations hors-normes ont été prononcées. Des opposants ont été jetés en prison pendant des années. Les Occidentaux n'y ont rien vu et n'ont rien entendu. Personne n'a parlé de violations des droits de l'Homme. Quelle hypocrisie! 𝟐- 𝐃𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐝'𝐞𝐱𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 18- Tout comme les droits de l'Homme, il en est de même de cet autre cheval de Troie qu'est la liberté d'expression. Pour l'Occident, ses valets locaux infiltrés dans nos sociétés ont le droit de s'exprimer comme ils l'entendent, sans aucune restriction ni règlementation. Gare à quiconque osera remettre cela en cause. Aussitôt les Gouvernements et les médias occidentaux montent sur leurs grands chevaux, grossissent négativement les faits et brandissent les menaces. Les ambassades, les O.N.G. à la solde de l'Occident et les institutions internationales sont mises à contribution pour vilipender, intimider et réprimer. 19- Pourtant, nul ne viole autant la liberté d'expression que les Occidentaux. Dès le déclenchement du conflit Russie-Ukraine, la France et d'autres pays occidentaux, bien que n'étant pas belligérants, ont expulsé les organes de presse russes de leur territoire. Par la suite, la dame de Sotchi a été interdite d'entrer et de séjour en France pour simple délit d'opinion. Récemment, un activiste (Kémi Séba) s'est vu retirer la nationalité française, également pour délit d'opinion. 20-Le 20 mars dernier, un élu local français aurait été suspendu, simplement pour avoir accepté d'être observateur au scrutin présidentiel russe. Alors ! Où se trouve la liberté d'expression en Occident? Il est temps de comprendre que ce n'est pas la liberté d'expression que l'Occident défend, mais plutôt des intérêts idéologiques, politiques et économiques. La prétendue liberté d'expression et les prétendus droits de l'Homme sont de simples moyens d'action pour aboutir à ses fins dans nos pays. 21- Il ne viendra à l'idée de personne de contester que les droits de l'Homme sont de loin mieux respectés dans nos pays que dans les pays arabo-musulmans où la liberté de croyance n'existe pas; où les femmes n'ont ni la liberté de leur mouvement, ni la liberté de leur choix de vie; où les délinquants sont parfois amputés ou torturés publiquement. Comme ces pays gèrent bien les intérêts des Occidentaux, ou sont capables de mesures de rétorsions redoutables, ils peuvent tout se permettre. L'Occident fermera toujours les yeux. 22- Même les valets locaux de l'impérialisme qui sont dans nos pays et qui revendiquent tant la liberté d'expression, refusent cette même liberté d'expression à ceux qui ne partagent pas leur point de vue. Ils créent des comptes Facebook et autres, pour essaimer leur venin, en prenant soin de bloquer les commentaires qui ne leur sont pas favorables. 23- Quand on revendique la liberté d'expression et qu'on est logique et de bonne foi, on doit avoir le courage de l'accepter aussi pour les autres. Ces valets locaux, qui sont de simples véhicules de transport des intérêts occidentaux, sans contenu propre, utilisent la prétendue liberté d'expression pour nuire, afin de mieux plaire à leurs maîtres. Ils sont des dangers publics pour nos sociétés en construction. C'est pourquoi Thomas Sankara avait dit que la liberté d'expression ne doit pas être la liberté de nuire pour les ennemis du peuple. 𝟑- 𝐃𝐮 𝐦𝐢𝐦𝐞́𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 24- Le dernier piège dans lequel sont tombés beaucoup de pays du Tiers-Monde, surtout les pays francophones, c'est le mimétisme institutionnel. L'Occident a sa propre histoire. Il a mis des siècles pour se doter de ses institutions actuelles. Faisant fi de notre histoire à nous, il tient à nous imposer sur le champ les mêmes institutions, tout en sachant que nous n'avons ni la même histoire, ni la même culture, ni les mêmes aspirations. 25- Ces institutions qui nous sont appliquées comme des corsets, sont des moyens par lesquels l'Occident nous tient en laisse comme le maître tient son chien. Par ces moyens, les Occidentaux ont le contrôle de nos États et de nos sociétés, car pour la règlementation et l'évolution de ces institutions il faudra chaque fois se référer à leur histoire, à leur présent, à leurs instructions, et nous accorder avec eux. 26- Nous ne devons plus être dupes. Droits de l'Homme, liberté d'expression et mimétisme institutionnel sont des produits fabriqués en Occident, et destinés à la consommation des peuples dominés. Nos sociétés connaissaient les droits de l'Homme et la liberté d'expression qui étaient règlementés en fonction des besoins de la société. C'est pour cela qu'elles avaient pu mettre en place de grands royaumes dont la finesse de l'organisation surprend toujours l'intelligence humaine. Nos sociétés avaient des institutions adaptées qui ne demandent qu'à être revisitées. Auparavant, il nous faudra accepter de revisiter nos propres mentalités qui pataugent dans les méandres de l'aliénation mentale et culturelle. 27-Pour construire des États forts à même d'assurer la stabilité des institutions, le respect de la souveraineté, et d'enclencher le processus de développement, il nous revient de savoir détecter les pièges par lesquels on nous maintient dans la soumission et l'arriération. Gouverner c'est choisir. Les dirigeants africains doivent choisir avec détermination de tenir haut leur drapeau, au risque de laisser nos pays toujours tourner en rond, au gré des intérêts des autres. C'est dans ce sens qu'il faut saluer le courage et la détermination des dirigeants nigériens dans la décision de mettre fin à la présence militaire américaine dans leur pays, après voir mis les militaires français à la porte. 28-Il nous faut donc, en Afrique, mettre en place des États forts à même de défendre l'intégrité territoriale des États, la souveraineté des États, et les orientations de développement élaborées par nos États. Voilà ce que le drapeau doit représenter pour nous. Nous devons prendre conscience qu'il n'y a pas de destin individuel prospère et permanent dans un État faible, désarticulé et sans repère. Seule l'union autour des valeurs du drapeau peut garantir la sécurité, la prospérité et l'émancipation de chaque citoyen et de tous les citoyens. Pour la Patrie, nous vaincrons ! Dr. A.J. KYELEM de TAMBELA, Premier Ministre de l'#AES État du Burkina Faso 🇧🇫 Les vaillants peupes et les courageuse autorités de l'#AES ont pris leur destin en main. 🫡 #TousEngagésPourUnSahelLibre

M.PORGO

31,008 görüntüleme • 2 yıl önce

🔴 David Icke affirme qu’une élite très restreinte ne peut contrôler des milliards de personnes qu’en les divisant en systèmes de croyances opposés et en les dressant les unes contre les autres. Il exhorte les gens à mettre de côté leurs différences idéologiques, à retirer leur coopération et à faire face à ce qu’il présente comme une accélération fulgurante de l’agenda d’« asservissement humain » piloté par l’intelligence artificielle, qui approcherait d’un point critique d’ici 2030. « Il y a des milliards de personnes manipulées. Il n’y a qu’un tout petit nombre, en pleine connaissance de cause, qui manipule. » « Mathématiquement, c’est impossible. Mais ce n’est pas seulement une question de mathématiques. Il s’agit de fragmenter ces milliards en factions de croyances — religieuses, politiques, peu importe — puis de les monter les unes contre les autres. » « Nous sommes donc trop occupés à nous combattre mutuellement pour pouvoir porter collectivement notre attention sur ce qui nous vise tous. » « Ray Kurzweil, un dirigeant de Google, avait déclaré il y a plusieurs années que, d’ici 2030, la connexion serait établie entre l’IA et le cerveau humain. Et qu’une fois cette connexion réalisée… l’IA prendrait en charge de plus en plus de la pensée humaine, jusqu’à ce que celle-ci devienne quasiment négligeable. En d’autres termes, elle n’existerait plus. » « Voilà ce à quoi nous faisons face. Nous devons réévaluer nos priorités et concentrer notre attention sur ce qui constitue la plus grande menace pour notre liberté et notre asservissement en tant qu’humains. » « Nous venons d’entrer, en 2026, dans une année absolument décisive : soit nous nous réveillons à une échelle jamais vue auparavant, soit cet agenda impose sa volonté de façon encore bien plus extrême qu’aujourd’hui. » Je partage entièrement son point de vue, le principe. Le classique, le banal “divide et impera” qui est si facilement réalisable car les gens, en général, ont une vision extrêmement restreinte, avec une fâcheuse tendance – obtuse, bête – à ne regarder les choses que de leur propre point de vue. Ils sont obnubilés par leur perspective (lisez « limites ») personnelle, aveuglés surtout par leurs préjugés qu’ils prennent pour des convictions solides. Ils sont complètement incapables de changer de point de vue, de s’instruire véritablement et de chercher à comprendre les vraies causes du mal que nous subissons, condition sine qua non pour le combattre et pour nous en sortir.

Péonia

26,881 görüntüleme • 6 ay önce

Chère #TeamAJA, C’est le cœur rempli d’émotions que je vous dis au revoir. Je quitte ICI Auxerre et mon poste de journaliste sportif pour rejoindre, au 1erdécembre, la rédaction d’ICI Picardie à Amiens, en charge notamment du suivi des faits divers et des sujets judiciaires. Si je me suis épanoui à raconter le quotidien de l’AJA depuis maintenant cinq saisons et demi, il était temps pour moi de changer de rythme et d’évoluer professionnellement dans un autre univers, celui de la police-justice, qui me tient particulièrement à cœur. AJA-Lyon et Paris FC-AJA seront donc mes dernières rencontres au commentaire pour ICI Auxerre. Depuis mon premier match commenté en tant que pigiste pour votre radio le 7 avril 2017 (un certain… AJA-Amiens !), j’ai toujours fait en sorte de me dépasser, d’être à 200%. Aussi bien pour une reprise de Momo Yattara contre QRM dans le froid d’octobre devant à peine 5.600 spectateurs à Auxerre que pour une séance de TAB décisive en barrage de Ligue 1 au cœur du printemps dans un Chaudron prêt à exploser. Tout donner pour vous faire vibrer le plus possible à notre écoute, pour partager ensemble cette passion autour de ce club historique du football français et de ce stade unique, l’Abbé-Deschamps. Là où j’ai assisté à mon premier match en vrai, adolescent, le 24 avril 2005 (un certain… AJA-Lyon !). Une enceinte qui respire le foot qu’on aime. Et une équipe qui m’a permis de vivre mes plus belles émotions au micro sur un peu plus de 200 matches commentés avec mes différents acolytes consultants, tellement précieux et qui comptent beaucoup pour moi. Parmi lesquels des légendes du club. Et évidemment mon Lucien Denis avec qui j’ai partagé les moments les plus dingues, mais aussi Cédric Hengbart, Fabien Cool, Lionel Mathis, mais aussi Clément Goux, Alexandre Alain... Dans l’ombre, à la rédaction, à la technique, à l’animation, à l’accueil et à la régie, mes collègues de radio qui abattent un travail formidable pour permettre que toute la mécanique soit bien huilée et à qui je pense très, très fort. Et forcément vient en mémoire chaque moment au stade, avec la saison 2021/2022 et d’abord AJA-Amiens (décidément) pour la tentative de montée directe et cet incroyable parfum de ferveur, cette haie d’honneur avant le match pour l’arrivée du car auxerrois, ce prêtre qui bénit un supporter à quelques minutes du coup d’envoi, cette clameur sur un faux but toulousain à Ajaccio pendant la partie, cette folie démarrée au sortir de l’hiver et qui s’empare de toute une ville… Avant le fantastique barrage contre Saint-Étienne ce 29 mai à Geoffroy-Guichard et le tir au but victorieux de Bibi Touré pour mettre fin à dix années de purgatoire, pour l’histoire. Il y a aussi eu la saison d’après, malgré la descente au bout, des matches de fou, comme cet AJA-Lyon (franchement) et cette ambiance de dingue qui résonnera encore longtemps dans mes oreilles. Comment ne pas évoquer, ensuite, la saison de champion des Auxerrois en Ligue 2, le 5-2 contre Sainté, la double victoire dans le derby, ce penalty de Jubal contre Angers dans le temps additionnel, le succès déterminant sous la pluie battante face au Paris FC, le parcage exceptionnel à Amiens pour fêter la montée, le show ensuite contre Concarneau puis les célébrations à l’Arquebuse. Et que dire de la saison dernière, l’apothéose : le 3-1 au Vélodrome et les sifflets des Marseillais à la mi-temps, le 3-0 à la maison face à l’OM au retour et le public qui s’égosille à force de chanter « Auxerre, c’est le Brésil ! » ou « Et 1, et 2, et 3-0 ! », le 4-0 contre Rennes à domicile et à Lens, le 0-0 face au PSG et la prestation XXL de Dono Léon… Jamais je ne pourrais oublier toutes ces émotions. Et même si, actuellement, l’AJA n’est pas au mieux sportivement, il reste encore tellement de choses incroyables à vivre avec ce club qui m’est devenu si cher grâce aux émotions procurées sur le terrain, grâce aux personnalités qui ont composé et composent encore cette institution. J’ai pu croiser sur et en dehors du terrain des Roux, Hamel, Bourgoin, Cissé, Kapo, Boumsong, Mexès, Charbonnier, Cool, Ferreri, Szarmach, Sagna, Martins, Kalou, Boli, Mathis, Mignot, Fadiga, Lachuer, Violeau, Grichting, Radet, Jaurès, Guerreiro, Bats, Pedretti, Hengbart, Furlan, Daury, Jubal, Hein, Birama Touré, Sakhi, Perrin, Léon, Autret, Bernard, Pelissier… Un monument, je le répète. Mais c’est surtout avec et pour vous, auditeurs et supporters, que j’ai pris énormément de plaisir à vibrer au rythme des saisons. Ce soutien indéfectible envers votre AJA, même quand ça tangue, même quand les bourrasques se font menaçantes, il impose le respect, il force l’admiration. J’ai pu m’en rendre compte lors de nos rencontres au stade avant et après les matches mais aussi à l’entraînement - ouvert au public en semaine, il faut bien se rendre compte d’un tel privilège -, qui me manqueront énormément. Cette proximité, cette chaleur humaine, je m'en suis énormément nourri, elles apportent tellement de bien. Car j’ai fait la connaissance de gens attachants, touchants. Surtout, des passionnés acharnés dont certains ne manquent aucune séance, ne loupent pas une miette de ce qui se passe en réserve, chez les jeunes ou bien avec les féminines. Des liens très forts se nouent. On ne le dit pas assez mais, en tant que journaliste, on ne mesure pas à quel point ces contacts, ces relais, nous permettent aussi de sentir le pouls d’un club. Il faut rendre hommage à ces fans qui vibrent pour l’AJA 24h/24. Je pense en premier à toute la petite bande autour des jumelles et de Jean-Marie (parti trop tôt), elle se reconnaîtra. Supporters, c’est grâce à vous que, dès mon arrivée à Auxerre en CDI en juin 2020 et pendant quatre saisons, nous avons pu animer, avec l’excellente collègue et néanmoins amie Nathalie Rivaud, l’émission 100% AJA. Et alimenter cette heure dédiée au club et à ses suiveurs en débats variés, parfois enflammés, sans affirmer que nous détenions la science infuse mais tout simplement avec passion, bonne humeur et respect. C’est grâce à cette émission, grâce à mon métier, que j’ai fait la rencontre de belles personnes, physiquement ou à distance, avec qui le plaisir d’échanger a toujours été au rendez-vous. Dans le désordre : Yass, Alex AJA, Léo alias Panenk’AJA, Darcel, Monsieur Sapiens, Jay, Françoise, Fred Chambaud, Yoyo, Simon, Chris Serpico, Patate de l’AJA, Lilian, Gauthier Reine, Thomas Tondu, L’Abbé Dédé, Yohan, Kevin Thierry, Wide Olive, Manu Clerin, Luc, DDectateur, Ghislain, Charles, Anne-Lise, Eliot, Virginie, Mich6, Elodie et Marvin, Eric le Basque, Tessyev, Alexis Delas, Krylin, PierrickAJA, Arnaud Poli, Pierre Barbin, Juju Duez, Arthur de Foot Multiple, Athina, KouyereTV, Julien Bo, Alex Riotte, Jérémy Bonf’, Romain Roger, Julien Huebra, Quentin Burban… Encore merci pour tout. J’en oublie tant d’autres, qu’ils m’en excusent. Et merci infini aux Ultras Auxerre - notamment Uasco, P’tit Mat’ et Choup’ - pour leurs chants, leurs tifos, et cette ambiance indescriptible les grands soirs à l’Abbé-Deschamps qui, je l’espère, vibrera encore et encore pour longtemps, et ce dès ce dimanche pour AJA-Lyon. « L’AJA est bâtie sur pierre, l’AJA ne périra pas » Nicolas « Et c’est dedannnnnnns ! » Fillon 💙🤍

Nicolas Fillon

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🟪DOSSIER SOCIETE OCCIDENTALE : ➡️🇫🇷 Anyala2.0 : "La société occidentale est néfaste pour nos enfants. C'est ce que nous dit Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne. Les sociétés qui se disent, qui ont la prétention de se dire progressistes, sont à mon sens des sociétés assez obscurantistes parce qu'elles n'acceptent pas la réalité scientifique qui est qu'un enfant n'est pas un adulte. Dans une interview récente, elle dénonce, comme à son habitude, la gestion du Covid et ses conséquences psychologiques désastreuses. L'hôpital Necker, qui est un grand hôpital parisien qui s'occupe d'enfants, on avait plus de 600% d'admissions d'enfants en pédopsychiatrie. Donc voilà, on a vu vraiment des dégâts psychiques importants. Privation de liens sociaux, angoisse permanente, soumission à des règles absurdes. Elle parle d'une dérive totalitaire où la peur a été utilisée comme un outil de contrôle, sacrifiant une génération entière. Mais son constat va encore plus loin. Le problème ne date pas de la crise sanitaire. Il est ancré dans notre modèle de société. Bébé humain a besoin. Le bébé humain a besoin de sa mère. C'est pas la peine de se raconter des craques en pensant que c'est formidable de confier son gamin à deux mois et demi. Le bébé humain a besoin de sa mère. Et en réalité, la mère a besoin de son bébé. Elle est hormonalement programmée pour avoir envie de s'occuper de son bébé. Mais on lui met dans la tête qu'être une femme libre et indépendante, c'est laisser l'enfant à la crèche et vite retourner en entreprise. Dès le plus jeune âge, les enfants sont confiés à des structures de garde, non pas par choix, mais plus souvent par contrainte économique. Les familles n'ont souvent pas d'alternative. La mère doit retravailler rapidement. Quitte à priver l'enfant d'un cadre sécurisant et naturel à cet âge. Et que dire des crèches et de l'école maternelle ? Un système qui, selon elle, ne respecte absolument pas le rythme des enfants. La prise en charge absolument honteuse de l'accueil des tout-petits. Un adulte pour huit bébés. Et dès trois ans, on leur demande de rester assis et calme toute la journée. Si on suit les découvertes des neurosciences et du développement de l'intelligence, les écoles maternelles aujourd'hui sont inadaptées. Alors que leur développement passe par... Le mouvement, l'exploration et le jeu. Le seul moment où ils peuvent enfin être libres, la récréation. Quinze minutes, puis retour en classe et retour au contrôle. On s'étonne ensuite de voir des adultes épuisés, stressés, incapables d'écouter leurs besoins. Mais peut-être que tout commence ici, dans une société qui façonne l'enfant à obéir avant même qu'il ne puisse penser par lui-même. Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez. Et si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à aller voir son interview complète sur la chaîne Antithèse." Merci de nous encourager en mettant un 👍 Rejoignez Relayez la Vérité Diffusée Twitter : Vérité Diffusée

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💬 Une grande herboriste nous a quittés, mais son savoir est bien vivant. Ces remèdes simples, transmis oralement de génération en génération, illustrent une autre vision de la santé : préventive, enracinée et respectueuse du corps... ⬆️9/1/2026 LES REMÈDES NATURELS DE GERMAINE COUSIN ( En 2019, nous avons rencontré Germaine Cousin, mémoire vivante des plantes médicinales du Valais. À 94 ans, elle était en pleine forme et transmettait avec précision des remèdes naturels issus de la tradition alpine. Germaine Cousin s’est éteinte paisiblement dans sa 101ᵉ année. Cette vidéo est un hommage à une vie consacrée à la transmission du savoir des Anciens. Germaine Cousin s’est éteinte paisiblement dans sa 101ᵉ année. Cette vidéo est un hommage à une vie consacrée à la transmission du savoir des Anciens. Dans cet entretien exceptionnel, réalisé avec Emmanuel Duquoc, Germaine Cousin partage plusieurs cures traditionnelles qu’elle a collectées pendant plus de 40 ans dans les Alpes suisses. Vous découvrirez notamment : • La cure de poudre de coquilles d’œufs, utilisée traditionnellement pour la santé des articulations et des os (arthrose, ostéoporose) ; • Une cure de clous de girofle pour la vessie, les reins et la prostate ; • Une recette de vin de persil pour soutenir la respiration et le cœur ; Une façon étonnante — et ancestrale — de profiter des bienfaits des plantes… sans même les boire. 💬 Voici le chapitrage pour une écoute plus ciblée : ->00:44 - Cure 1 : poudre de coquilles d’œufs (articulations, prévention), ->01:44 - Préparation + prise (vinaigre de cidre & miel), ->03:41 - Quand ça marche / limites + rythme printemps & automne, ->06:15 - Moment idéal + contre-indications (insuffisance rénale grave), ->06:53 - Cure 2 : clous de girofle (vessie, reins, prostate), ->08:34 - Mode d’emploi 6→16→6 + période idéale (printemps / automne), ->10:52 - Cure 3 : vin de persil (respiration, cœur) + dosage ->13:52 - Prendre les tisanes par les pieds/mains : le principe, ->14:18 - Bain de pieds/mains : recette complète + conseils (détox, détente). 🕊CONSERVONS NOTRE HUMANITÉ ● L'Information qui touche notre Quotidien, d'une manière ou d'une autre... ● Lien du canal : ● Lien du tchat : Soyez les bienvenus 🕊

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🇫🇷 23 novembre 1976, mort d'André Malraux. 20 ans après, le 23 novembre 1996, les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon par la volonté de Jacques Chirac. L’ancien ministre Maurice Schumann, grande figure gaulliste, Compagnon de la Libération, et Jacques Chirac lui rendent hommage. Maurice Schumann : « C’est avec un être contre la mort, l’antidestin qui franchit ce soir le seuil du Panthéon. ». Le Président Chirac : « Parce que vous avez su faire vivre nos rêves, et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République ! » Retrouvez l'intégralité du discours de Jacques Chirac : « Mesdames et Messieurs, Le Panthéon n'est pas seulement un lieu de recueillement et de souvenir. C'est un lieu de vie, car les valeurs qui sont honorées ici, à travers celles et ceux qui reposent sous ses voûtes, sont d'abord des valeurs vivantes. C'est le combat pour la justice, celui de Voltaire dans l'affaire Callas, celui de Zola quand il accuse les calomniateurs du Capitaine Dreyfus. C'est la dignité de l'homme, toujours à défendre et à conquérir, qui habite René Cassin quand il inspire la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. C'est la passion de la liberté et le refus de l'oppression qui portent Lazare Carnot et ses soldats de l'An II, comme Jean Moulin et son armée des ombres, et qui donnent à la plume de Victor Hugo sa violence et sa force. En prononçant ici, le 19 décembre 1964, l'éloge de Jean Moulin, André Malraux engageait la France toute entière et s'engageait lui-même. Il affirmait qu'au-delà des différences de générations, d'opinions publiques ou de croyances, il est des instants où une nation se rassemble autour des valeurs qui la fondent et ceci pour mieux les faire vivre. André Malraux, je voudrais vous dire, ce soir, pourquoi l'hommage de toute la nation, acte d'évidence, acte de justice, est aussi le signe de notre engagement. André Malraux, vous nous avez appris à nous défier des réponses toutes faites, de l'esprit de système qui dénie aux individus leur part d'influence sur leur propre histoire. Vous êtes l'homme de l'inquiétude, de la recherche, de la quête, celui qui trace son propre chemin. Vous avez, très jeune, mis un terme à vos études, parce que vous ne pouviez faire vôtres des nourritures intellectuelles que vous n'auriez pas trouvées vous-même, au hasard des bouquinistes ou dans les arrière-boutiques d'éditeurs confidentiels. Vous étiez alors un dandy, avec ce que cela suppose de hauteur, de discipline, de brio, de désespoir. C'était l'époque, les années 20, mais c'était surtout vous-même. Dans vos conversations avec les poètes et les peintres cubistes, vos amis, vous étiez déjà celui qui interroge âprement notre condition. Au moment où vous vous frayiez un chemin en pays khmer, à la découverte de Banteai-Srey, avec l'intention de prélever des bas reliefs, vous posez la question, exprimée dans " La Voie royale " de ce que peut être la volonté face au grouillement des choses, aux forces obscures et émollientes qui ne sont pas seulement celles de la forêt cambodgienne. Votre rapport à l'art, qui est sans doute la pierre angulaire de votre vie, n'est qu'une longue interrogation. Votre première femme, Clara, vous montre, à 20 ans, dans les musées de Florence, courant vers le beau, comme, écrit-elle, " si vous étiez en danger ", avide de voir, de comparer, d'imaginer, de trouver votre monde. Plus tard, alors que " Les Conquérants " illustrent déjà le style et le sens de votre oeuvre, vous publiez " Royaume farfelu ", texte fantastique, esthétisant, déroutant pour vos admirateurs, mais significatif, aussi, pour ceux qui savent la profondeur de votre pessimisme, la relation un peu grimaçante que vous aviez alors avec la mort, l'irrémédiable. Vous êtes bien, André Malraux, du côté de l'inquiétude, de la quête. Nietzsche et Dostoïevsky sont, pour l'éternité, vos maîtres et vos interlocuteurs. Vous incarnez des choix, des préceptes, un exemple, et pourtant, il y a toujours chez vous le " Et si nous nous étions trompés " que vous inspire le " Shigemori " de Takanobu, chef-d'oeuvre qui vous paraît remettre en cause tout l'art occidental. Vous êtes celui qui nous apprend la richesse de la question et de la remise en question. Cette richesse, cette quête font de vous l'homme de l'aventure, de l'ouverture au monde, et donc de la tolérance et du respect de l'autre. Votre intimité avec toutes les cultures, votre façon si neuve de faire dialoguer entre eux les arts du monde, par-delà les frontières et les époques, vous consacre citoyen de l'Intemporel, un Intemporel qui est nécessairement fraternel. Vous avez eu très tôt l'intuition que c'est la comparaison, la confrontation des oeuvres, statue Maya, fétiche du Dahomey, masque No ou buste grec, qui permet de les comprendre, de les ressentir, de les transformer. C'est le principe même du Musée Imaginaire que nous rappellent ces images posées ce soir à vos pieds. Quand on aborde les arts de partout avec cette liberté intérieure, cette compréhension intime, et cette infinie curiosité qui vous lance, tout jeune Prix Goncourt, sur les traces de la Reine de Saba, il ne peut y avoir que reconnaissance pour les peuples, et des peuples qui les ont créés. Vos goûts, si éclectiques, ne sont que les différents visages d'une même passion, une passion qui ignore d'abord la hiérarchie. "Le fétiche, avez-vous écrit, ne balbutie pas la langue des formes humaines, il parle la sienne". Dans cette approche, il y a du respect, de l'humilité, à mille lieues de l'ignorance et de l'arrogance qui ont voilé, si souvent, le regard de l'Occident. C'est une démarche profondément généreuse et profondément moderne, et c'est une leçon. Vous êtes, André Malraux, en prise directe sur le monde. Vous allez être de ceux qui prennent en charge l'injustice du monde. Personne n'a, avec plus d'éloquence, défendu l'idéal de justice et chanté la fraternité. En Indochine, au cours d'un séjour qui est d'abord forcé, vous découvrez les différences de traitement selon que l'on est indigène ou européen, un droit qui n'est pas égal pour tous, parfois l'humiliation, parfois la violence, tout simplement les mille visages de la bêtise ordinaire. Dans "l'Indochine", puis "l'Indochine enchaînée", journaux que vous dirigez en 1925 et 1926, vous ferraillez au plus près de vos adversaires, maniant une plume indignée et pamphlétaire. Vous étiez un dandy. Vous devenez un rebelle. Vous serez, presque, un révolutionnaire. Dix ans plus tard, alors que vous avez peint, d'une écriture urgente et inspirée, les prémices de la révolution chinoise dans "Les Conquérants", puis dans "La Condition humaine" ; alors que vous avez inventé Garine, Kyo, Katow et l'obsédant Clappique, vous allez prendre les armes de l'Espoir, aux côtés des Républicains espagnols. C'est le temps de l'escadrille Espana, dont vous êtes l'âme. C'est le temps des quelques Bréguet, Potez et Douglas que vous avez pu rassembler, parfois si mal équipés qu'il faut larguer les bombes à la main. C'est la destruction, à Médellin, de la colonne franquiste, ce qui contribue à défendre Madrid pour un temps. L'attaque de Teruel, le secours porté aux réfugiés de Malaga. C'est le courage physique et c'est la fraternité comme réponse aux vertiges de l'absurde. La fraternité que le destin n'efface pas. "Le contraire de l'humiliation et de la mort" comme l'affirme votre double dans "L'Espoir". La fraternité qui vous inspire les scènes les plus belles. Katow, avant le pire des supplices, donnant son cyanure à deux jeunes chinois. La foule des paysans de Linarès, "les femmes aux cheveux cachés sous des fichus sans époque" qui font cortège, sur les flancs de la montagne, aux corps ensanglantés des aviateurs républicains. Les soldats allemands des "Noyers de l'Altenburg" qui portent sur leurs épaules, dans un paysage d'apocalypse, les Russes défigurés par les gaz. Nul solitaire, André Malraux, n'a chanté mieux que vous ce qui unit les hommes, au point de donner à leur vie, même fugitivement, sens et direction. C'est une autre leçon. Contre l'absurde, au-delà de la fraternité, il y a l'engagement et la capacité de dire "non". Vous vous êtes engagé en Indochine et sur la terre d'Espagne mais il y avait encore l'illusion lyrique. Encore le sentiment romantique, comme le note l'un de vos amis, de pouvoir "jouer un rôle très important avec très peu de moyens", en nouveau chevalier moderne. Désormais, avec la montée du nazisme, la mobilisation, la guerre, la défaite, la résistance côtoyée, écartée d'abord puis résolument choisie, c'est un engagement d'une autre nature que vous allez prendre. Pour la Liberté. Pour la Nation. Pour la France, que vous rencontrez au moment où elle est blessée et exsangue. Ce qui vous habite, c'est la recherche de l'efficacité qui marque votre relation avec le communisme dont vous appréciez l'organisation et la discipline face au nazisme. Mais c'est surtout le sens de la responsabilité. "Quand on a écrit ce que j'ai écrit et qu'il y a le fascisme quelque part, on se bat contre le fascisme" direz-vous à Roger Stéphane en 1945. Cette exigence et le sort de vos jeunes frères vont vous jeter dans l'action clandestine, dans les maquis de Corrèze, du Périgord, du Lot et du Bas-Limousin. Vous serez arrêté et emprisonné à Toulouse, mais vous échapperez à la torture, laissant sans réponse la question qui se pose à tout résistant. Puis, le Colonel Berger prendra le commandement de la Brigade Alsace-Lorraine, et ce sera, alors que la mère de vos fils vient de mourir, la prise de Dannemarie et la défense de Strasbourg qui feront de vous un Compagnon de la Libération. André Malraux, vous êtes alors un homme marqué par les épreuves, lucide, illustrant parfaitement votre propre définition de l'intelligence : "la destruction de la Comédie, plus le jugement, plus l'esprit hypothétique", mais aussi un homme passionné par la France, telle que, pour vous, l'incarne le Général de Gaulle. Qu'a été votre rencontre avec le Général, alors que vous étiez si différents par vos passés, et si proches par vos valeurs ? Chacun sait ce qu'il a écrit de vous : "A ma droite, j'ai et j'aurai toujours André Malraux. La présence à mes côtés de cet ami génial, fervent des hautes destinées, me donne l'impression que par là, je suis couvert du terre-à-terre. L'idée que se fait de moi cet incomparable témoin contribue à m'affermir. Je sais que, dans le débat, quand le sujet est grave, son fulgurant jugement m'aidera à dissiper les ombres". Pour vous, qui avez créé Garine et le vieux Colonel Ximenès dans "L'Espoir", c'est une filiation enfin trouvée et acceptée. De longues années durant, et notamment pendant la traversée du désert, vous montrerez une fidélité sans faille, à un homme, bien sûr, dont vous dites qu'il est "fasciné par des principes et pour cela invulnérable dans un monde sans principes", mais aussi par une certaine idée de la France. Vos convictions, votre dénonciation du totalitarisme soviétique, dont vous aviez très tôt compris la logique, vous valent l'ostracisme de la Gauche alors que vos engagements passés semblent subversifs à la Droite. En réalité, André Malraux, vous incarnez mieux que tout autre le Gaullisme tel que le voulait le Général, ni de droite ni de gauche, mais de France. Vous qui nous avez appris l'inquiétude, l'ouverture sur le Monde, la fraternité, l'engagement et la noblesse de la révolte, vous allez assumer l'action politique, malgré ses déceptions et ses contraintes, comme une nouvelle étape de votre chemin dans le siècle. Vous avez dit "l'aventure n'existe plus qu'au niveau des Gouvernements". Plus tard, vous interrogez avec force : "d'où peut-on le mieux arrêter la guerre d'Algérie ? De l'Hôtel Matignon ou des Deux Magots ?". Et vous dites encore, Ministre d'Etat chargé des Affaires Culturelles :"Dans un univers qui est à mes yeux, comme vous le savez, un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres". Y a-t-il plus belle définition de l'action politique ? Dans ce Ministère qui existe pour la première fois, vous soutiendrez la création vivante, par des commandes aux plus grands artistes, Chagall, Masson, ou en défendant en pleine Assemblée Nationale la liberté du créateur, en l'occurrence celle de Jean Genet, l'auteur des " Paravents ". Vous rendrez aux Français la conscience de leur patrimoine, en lançant l'Inventaire des richesses artistiques de la France, en restaurant des monuments essentiels, en changeant la couleur de Paris. Vous assurerez notre rayonnement à l'étranger par des grandes expositions et des échanges, qui permettent aux Japonais de découvrir La Joconde, tandis que les Français s'émerveillent devant " Le Siècle d'or espagnol " ou les trésors de Tout Ankh Amon. Mais surtout, parce que vous aimez partager et que vous rejetez une conception " aristocratique " du savoir, vous inventez les Maisons de la Culture, qui sont un acte de foi dans la démocratie culturelle. La culture, comme prolongement du rêve de Jules Ferry. La culture comme nouveau droit, pour chaque enfant, pour chaque citoyen. La culture contre la mort qui, après vos jeunes frères, vous a enlevé vos deux fils. C'est en pensant à cette tragédie qu'il faut entendre votre discours prononcé à Bourges : " La culture, c'est l'ensemble des formes qui ont été plus fortes que la mort... Il faut qu'à tous les jeunes hommes de cette ville soit apporté un contact avec ce qui compte au moins autant que le sexe et le sang, car il y a peut-être une immortalité de la nuit, mais il y a sûrement une immortalité des hommes ". Cette idée, si forte, de " donner à chacun les clés du trésor " est plus moderne aujourd'hui que jamais, et doit inspirer nos actes. Pendant toutes ces années, dans ce Ministère auquel vous apportez votre gloire, vous illustrez l'idée que vous vous faites de la France et de sa mission particulière. La France, avez-vous dit, " n'est jamais plus grande que lorsqu'elle l'est pour tous, lorsqu'elle n'est pas repliée sur elle-même ". C'est aussi, André Malraux, une idée qui nous oblige. Sans doute, nous ne sommes plus dans les années 60, mais la France, aujourd'hui comme hier, peut faire entendre sa voix, défendre ses convictions, affirmer ses valeurs, au premier rang desquelles son idéal de paix et de justice. C'est ainsi qu'elle est fidèle à sa vocation. " Que m'importe ce qui n'importe qu'à moi ? " Cette question, qui vous était familière, vaut pour les pays autant que pour les hommes. C'est une dernière leçon, que nous ferons vivre. André Malraux, vous allez entrer dans votre dernière demeure, aux côtés de Jean Monnet, l'un des pères de l'Europe, de René Cassin, le serviteur de la paix, et surtout de Jean Moulin, auquel vous lie la fraternité du courage et de la révolte. Au-delà de la force et de la modernité de vos messages, je voudrais vous remercier au nom de tous les jeunes Français que vous avez fait rêver. Vous avez été celui qui, de retour en France après un séjour rude en Indochine, repart tout aussitôt vers Saïgon, pour lancer au monde colonial le défi de l'humanisme. Vous avez été celui que l'on écoute passionnément, au Café Florida, à Madrid, alors que vous séduisez, en français, un auditoire cosmopolite. Vous avez été celui qui crée de rien le PC Interallié, en Corrèze, projet qui devient réalité à force d'autorité de passion personnelle. Vous avez été celui qui nargue la mort et qui ne se laisse jamais arrêter par elle, alors même qu'elle vous atteignait dans vos proches. Vous avez été celui qui rassemble, découpe, colle les images de votre Musée Imaginaire alors que vous menez bataille au nom du Rassemblement du Peuple Français. Vous avez été le Farfelu, présent même chez le Ministre d'Etat, l'auteur des " Lunes en papier ". Celui qui répond au " Croyez-vous que je sois mort ? " de Picasso, furieux de n'avoir pas reçu une invitation, par un " Croyez-vous que je sois Ministre ? ", clin d'oeil au chat qui fait semblant d'être chat chez Mallarmé. Pour tout cela, et aussi pour une voix, un regard, des mains qui dessinaient vos mots, vous avez inspiré, irrigué plusieurs générations. "Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves", avez-vous écrit. C'est peut-être de cela qu'il est question ce soir. Pierre Emmanuel disait de vos rêves qu'ils étaient "immenses et accueillants"... plus vrais, plus réels que ce que nous appelons "nature", ajoutant "la vérité des grands rêves se situe dans l'insondable, au fond de l'homme, en chacun de nous". Au-delà du vrai existe le vécu qui rencontre le rêve. Parce que vous avez su faire vivre vos rêves et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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LE COLBERTISME : Le modèle économique français qu'on vous a fait oublier Dans cet extrait essentiel, Bertrand Dutheil de la Rochère nous rappelle une vérité historique FONDAMENTALE : quand la France était une puissance économique, elle était COLBERTISTE. LE CONSTAT HISTORIQUE IMPLACABLE "Lorsque la France a été une puissance économique, on s'aperçoit qu'elle a été colbertiste" ✅ Louis XIV avec Colbert (1661-1683) → La France devient la première puissance économique européenne ✅ Napoléon (1799-1815) → Empire industriel et commercial français ✅ Les Trente Glorieuses (1945-1975) → Reconstruction gaulliste, croissance exceptionnelle ✅ Le programme du CNR → Industries nationalisées, Sécurité sociale QU'EST-CE QUE LE COLBERTISME ? "Il y avait bien sûr un secteur public, un secteur d'État, l'État était là pour impulser et entraîner l'économie. Et dans toutes les activités où la concurrence pouvait fonctionner, était profitable, il y avait de la concurrence" Le colbertisme, ce n'est NI le tout-État soviétique, NI le tout-marché anglo-saxon. LES PILIERS DU COLBERTISME : 1️⃣ L'ÉTAT STRATÈGE (pas spectateur) L'État n'est pas un simple "arbitre" qui laisse faire le marché. L'État : → IMPULSE l'économie (investissements massifs) → ORIENTE les secteurs stratégiques (énergie, défense, transports) → PLANIFIE le développement (vision long terme) → ENTRAÎNE les entreprises privées par l'exemple public C'est l'État de Colbert, de Napoléon, de De Gaulle. 2️⃣ UN SECTEUR PUBLIC FORT Pourquoi ? → Pour garantir l'INDÉPENDANCE NATIONALE (on ne dépend pas de l'étranger) → Pour investir là où le privé ne va pas (trop long, trop risqué, pas assez rentable immédiatement) → Pour tirer l'ensemble de l'économie vers le haut → Pour protéger les secteurs stratégiques de la spéculation Exemples historiques : Manufactures royales sous Colbert Chemins de fer, électricité, gaz sous les Trente Glorieuses Aérospatiale, nucléaire, télécoms sous De Gaulle 3️⃣ LA CONCURRENCE ENCADRÉE (pas dogmatique) 💬 "La concurrence, c'est bien, à condition que ça ne remette pas en cause l'indépendance de l'État et à condition que la concurrence se passe sur le produit et pas sur le producteur" Le colbertisme dit OUI à la concurrence : ✅ Sur la qualité des produits ✅ Sur l'innovation ✅ Sur le service ✅ Là où elle est PROFITABLE pour la nation Le colbertisme dit NON à la concurrence : ❌ Qui menace l'indépendance nationale ❌ Sur le dos des travailleurs (dumping social) ❌ Qui détruit les secteurs stratégiques ❌ Qui sert les intérêts étrangers 4️⃣ PROTECTION DE LA SOUVERAINETÉ 💬 "À condition que ça ne remette pas en cause l'indépendance de l'État" PRINCIPE ABSOLU : L'économie sert la NATION, pas l'inverse. → Les secteurs stratégiques sont protégés → L'indépendance énergétique, alimentaire, militaire est garantie → On ne bradé pas nos fleurons nationaux → On ne sacrifie pas notre industrie sur l'autel du "libre-échange" Années 1980-1990 : Le grand tournant Nos élites ont : ❌ Adopté le modèle néolibéral anglo-saxon ❌ Privatisé nos fleurons (souvent bradés à l'étranger) ❌ Abandonné la planification stratégique ❌ Soumis la France aux "règles du marché" ❌ Accepté la désindustrialisation comme "inévitable" Résultat : → Perte d'indépendance (énergétique, industrielle, technologique) → Désindustrialisation massive → Chômage de masse → Précarisation du travail → Dette explosive → Dépendance à l'Allemagne et aux États-Unis 📖 Découvrez l'analyse complète dans le livre : 🎥 Interview complète : Partagez massivement pour rappeler ce qu'est le VRAI modèle français ! 🔥 #Colbertisme #France #Économie #Souveraineté #ModèleFrançais #Colbert #État #Gaullisme #Indépendance #CercleAristote #BertrandDutheilsance économique, elle était COLBERTISTE.

Cercle Aristote

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🇫🇷 6 septembre 1964, le Général de Gaulle célèbre le 50e anniversaire de la bataille de la Marne. Après Meaux, Esternay et Bar-sur-Aube, le Général s'adresse aux Français sur le parvis de la cathédrale de Reims : « Aucune région de notre territoire, aucun événement de notre histoire, ne permettent mieux que cette région où coule la Marne et que cet événement que fut la victoire remportée sur ces rives, voici cinquante ans, de mesurer les conditions dont bien souvent a dépendu le destin de la France. En septembre 1914, une fois de plus, tout pour nous s'est joué ici, et par les armes. Dans la même contrée du nord-est où furent jadis les Champs Catalauniques, où Villars dans l'extrémité repoussa les impériaux, où à Valmy Brunswick recula devant l'élan militaire de la Révolution, où l'Europe coalisée submergea Napoléon. Où en 1870 passèrent les armées allemandes en marche vers la Capitale, la guerre devait décider de ce que nous allions être Ou bien de nouveau des vaincus sans qu'il y eût de recours ou bien, cette fois, des vainqueurs à qui resterait ouverte la carrière d'un grand Etat. A vrai dire, ce n'est pas sans une longue et méritoire préparation que nous avions abordé l'épreuve. Les lois d'organisation, de recrutement, d'encadrement mises en oeuvre par la République, avaient donné à notre armée l'armature, et même en dépit d'une désastreuse dénatalité, l'effectif qui la mettait en mesure d'accomplir les plus grands efforts. D'autant plus que cette armée, d'année en année, s'était obligée à l'entraînement et à l'instruction voulus. Encore était-ce l'élite du pays qui, après les malheurs de 70, lui fournissait ses officiers de l'active et de la réserve. Par dessus tout, elle était la Nation en armes, de telle sorte que la même unité et la même volonté qui animaient le peuple français devant le péril mortel marquaient chacun de nos éléments militaires. Sans doute, la routine et la démagogie, avaient-elle, comme d'habitude, eu de funestes effets quant à l'armement et quant à l'équipement. Mais au total, la France avait abordé la bataille des frontières avec un instrument de guerre plein de valeur et de ressort. Cependant, le premier choc avait été une immense surprise. Au point de vue stratégique, les prévisions de notre commandement s'étaient trouvées brutalement démenties par le fait que l'ennemi nous débordait largement à travers la Belgique et qu'il mettait tout de suite en action de nombreuses grandes unités de réserve. Il en était résulté l'isolement de l'armée belge et l'obligation pour nous de changer précipitamment nos objectifs et notre dispositif. Au point de vue tactique, la théorie qui était à la base de nos règlements, et suivant laquelle l'attaque avait une valeur absolue, quel que pût être l'obstacle du feu, nous avait jeté du 20 au 23 août sur toute la ligne, au prix des pertes les plus graves, dans une ruée inconsidérée. A grand' peine, notre armée décimée avait pu, en se repliant, échapper au pire désastre, son flanc gauche surtout, qui, complètement débordé, n'avait dû son salut qu'à la capacité manoeuvrière de Lanrezac et à la solidité du Corps expéditionnaire britannique. Maintenant, notre armée s'efforçait d'établir son front face au Nord, entre le camps retranché de Paris et le camps retranché de Verdun, et de le maintenir face à l'est vers Nancy et dans les Vosges. Ainsi mesurait-on, une fois de plus, l'affreuse infirmité de notre frontière qui fait qu'un seul revers essuyé, aux sources de l'Oise, risque de mettre aussitôt la capitale de la France, et par là sa destinée, à la merci de l'envahisseur. Il aurait suffi quelque part d'une erreur de manoeuvre ou d'une défaillance pour que l'ensemble fût disloqué. Alors, ç'aurait été la retraite derrière la Loire, le repli dans leurs îles de nos alliés anglais, le défilé des troupes allemandes sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile et sans doute pour finir, une paix de démembrement. Mais telles étaient la cohésion et la résolution des nôtres, que d'aussi mauvais débuts ne les avaient pas entamés. On voyait par là, tout à coup, ce que valent, pour un pays, l'ordre et la discipline militaires. Dans les premiers jours de septembre, j'en prends à témoins tous mes camarades de l'époque qui sont là, il n'y avait pas un seul combattant qui tînt la partie pour perdue. Et en même temps, dans l'union sacrée, proclamée par Poincaré, quelle que fût à l'intérieur l'angoisse publique, et lors même que le gouvernement avait du se transporter à Bordeaux, aucune intrigue politique, aucun trouble administratif, aucun mouvement populaire, ne contrarièrent en quoi que ce soit le redressement attendu. Or si la guerre sanctionne impitoyablement les déficiences et les défaillances, elle ne ménage pas le succès à la valeur et à la vertu. Ce fut la fortune de la France que notre armée qui ne s'était pas laissée abattre par un revers initial eût alors, à sa tête, un chef qui ne perdit point l'équilibre. Joffre, à son quartier général, installé successivement à Vitry-le-François, à Bar-sur-Aube, à Châtillon-sur-Seine, à Romilly, avait vu se succéder les mauvais coups qui le frappaient, en même temps que ses soldats. Extension au nord de la Meuse du mouvement tournant de l'ennemi, échec de notre offensive en Alsace, en Lorraine, dans les Ardennes et à Charleroi, repli précipité sur l'Aisne et puis sur la Marne depuis notre dispositif à l'ouest de Verdun. Mais la maîtrise de soi, la lucidité, l'obstination, qui marquaient essentiellement sa puissante personnalité, préservèrent le Général Joffre de ce renoncement du chef par où passe toujours le désastre. Dès qu'il eut constaté l'effondrement de son plan, il se dressa, au contraire, vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis des autres, comme d'autant plus résolu à l'emporter sur de nouvelles bases. A peine perdue la bataille des frontières, il avait fixé son dessein, porté l'effort principal à gauche au lieu que ce fût à droite, prélevé partout ce qu'il fallait pour modifier en conséquence la répartition des forces, différé coûte que coûte la reprise de l'offensive tant que cela ne serait pas fait, mais alors, l'engager d'un bout à l'autre, et sans restriction. En attendant, résister à toutes les pressions, objurgations et péripéties, et imposer son autorité pour maintenir la cohésion. Il se trouva que le comportement du Généralissime répondait à celui de l'armée et de la nation, et c'est ainsi, qu'après des évènements qui auraient pu nous mettre en pièces, par un subit et étonnant retournement, nous allions aborder le choc décisif dans l'harmonie et dans l'espérance. Or en même temps, c'était la discordance qui se faisait jour chez l'ennemi. Sous le commandement lointain et incertain du Général Von Moltke, les circonstances concourraient, à placer en état d'infériorité l'armée allemande qui croyait déjà tenir la victoire. Tandis que, pour notre adversaire, toute la question c'était sa droite, dont d'ailleurs son plan avait voulu qu'elle fût aussi puissante que possible, c'est elle, qui, dans l'espace de 10 jours, était devenue sa faiblesse. Trop assuré, de l'issue des opérations de France, après l'avoir emporté sur les frontières, le commandement allemand avait prélevé, pour repousser l'invasion russe, en Prusse orientale, 4 corps d'armée sur son aile marchante. Et en outre, celle-ci, dont les chefs n'imaginaient pas que les français seraient capables de se redresser, et en particulier qu'ils pourraient monter une manoeuvre d'envergure, cette aile marchante commettait la faute ainsi de changer les directions, en offrant son flanc aux forces que Joffre, tout justement avait rassemblé autour de la capitale. Pour nous, c'était le moment ou jamais. Galliéni, gouverneur de Paris, le vit et en rendit compte. Le Généralissime saisit aussitôt l'occasion, le 6 septembre, sur tout le front, nos forces passèrent à l'attaque. On sait comment l'aile droite allemande, débordée sur l'Ourcq par Maunoury, impuissante à rompre dans les marais de Saint-Gond la résistance de Foch, désunie en 2 tronçons par l'avance au nord de la Marne de French et de Franchet d'Esperey, dans la région à l'est de Meaux, on sait comment, dis je, cette droite, le 9 septembre, fut contrainte de se replier. Et dans le même temps, Langle de Cary en Champagne et Sarrail, autour de Verdun, avait maintenu leur position, et même ressaisi l'avantage. Tandis qu'en Lorraine, Castelnau, et dans les Vosges, Dubail, s'étaient montrés inébranlables. Le haut commandement allemand, le 10 septembre, tirant les conséquences du bouleversement total de la situation ordonnait la retraite générale, à l'ouest de Verdun. On sait comment l'ennemi, poursuivi par nos troupes, quelle que fût leur fatigue, se rétablissait avec peine, sur la ligne Noyon-Laon-Rethel-Stenay, sans aucune possibilité de la dépasser avant longtemps. Et Reims, libéré, devenait alors, pour tout le reste de la guerre, et au prix d'immenses destructions, un môle glorieux de notre front. La France et son armée avaient vaincu sur la Marne. Si au départ, elles avaient dû payer cher l'illusion habituelle, l'illusion nationale, qui croit pouvoir fonder l'action sur le système et la théorie, en passant outre aux réalités, illusion qui nous avait causé de grandes lacunes d'armement, en particulier en fait d'artillerie et de mitrailleuses, et qui avait provoqué de graves erreurs stratégiques et tactiques, en revanche, voici que pendant les 5 grandes journées de septembre, tout avait compté à la fois. De ce que l'une et l'autre, la France et son armée, s'étaient longuement obligées à faire pour préparer l'épreuve d'un conflit et de ce qu'elles avaient su tirer d'elle-même pour gagner la grande bataille. Mais dès lors que la victoire eut fait passer dans l'âme du peuple et des soldats son frisson incomparable, le salut de la France, dans cette guerre, était assuré, quelles que puissent être les crises par où il lui faudrait encore passer avant le terme. Et quand, après un quart de siècle, d'immenses malheurs fondirent sur la Patrie, c'est la confiance en son destin, enflammée sur la Marne, en septembre 1914, qui inspira la foi et l'espérance de ceux qui ne renoncèrent pas, tant il est vrai que chaque action passée dans la vie d'un peuple entre en compte dans son avenir. Il n'y a qu'une Histoire de France. Vive la France ! Ce magnifique anniversaire, marqué à Reims par cette si belle cérémonie et terminé par l'assemblée que voici, nous allons le marquer, tous ensemble, en chantant la Marseillaise. »

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Ce 22 novembre commence la diffusion d'une émission sur le modèle de Top Chef consacrée aux jeunes dans les métiers formidables de l'industrie : "Made in France : ils inventent l’industrie de demain". Une sorte de Top Fab, pour montrer les étoiles qu'ont les jeunes qui choisissent cette vie. Si vous saviez comme nous l'avons désirée, cette émission ! Depuis 4 ans ! Elle est aboutie, réelle, belle, grâce à nos amis de l'OPCO 2i et de Groupe M6. Pour mieux comprendre les mots et les mobiles des jeunes de l'industrie, j'ai réuni 12 ingénieurs travaillant chez Lacroix Électronique à Angers et chez MGA à Lyon, deux magnifiques représentants du Coq bleu de l'industrie française, spécialisés dans l'automation. Plutôt que d'écrire une tribune sur les jeunes dans l'#industrie, voici tout simplement ce qu'ils ont dit. C'est formidable : Catherine, école d'ingénieur généraliste, innovation, alternante au pôle innovation de l'entreprise. "L'industrie, c'était évident en tant qu'ingénieur. Elle permet de faire des projets très différents. Notamment liés à l'environnement et l'écologie. Je voulais faire les projets par moi-même. Beaucoup veulent être consultants par peur de l'engagement. Cette peur on ne la vois pas que sur le travail, on la voit sur tout. Or j'aime le concret. J'ai fait des études d'ingénieur pour ça. Les sciences de l'ingénieur, j'ai adoré." Anne, ingénieur en physique des matériaux. Elle a démarré d'abord au CEA sur de l'électronique de puissance, puis a développé son expertise sur le transfert de technologies. "Ma vision : la reindustrialisation est primordiale, car on a vu avec le covid les problèmes que cela posait après, quand on a tout perdu. Il ne faut plus subir. Il y a un sujet de souveraineté. Dans l'industrie, j'aime le côté "travail sur un projet précis", pour l'électronique de puissance, pour implanter un site industriel en France." Geoffroy, ingénieur innovation après avoir fait une école à Clermont spécialisée en machines mécaniques et systèmes. "J'ai fait un stage en Allemagne et en Slovaquie, notamment chez Stellantis, spécialisé industrie 4.0. Je suis très fier de travailler dans l'industrie. L'entreprise est innovante, elle crée une super alchimie entre les différents collaborateurs. L'industrie c'est rechercher des challenge à la fois intellectuels et concrets. C'est un acteur essentiel de la société. On a besoin de l'industrie, elle est un pilier du changement. Et puis j'aime la valeur sportive dans l'industrie. Il y a une culture de l'optimisation et de la performance." Léonie, école d'ingénieur généraliste à Angers, 5 ans d'alternance. "L'industrie va nous donner la possibilité de proposer aux clients des solutions concrètes avec une vraie puissance de frappe. Mon entreprise produit des automates industriels et des enregistreurs de données et nous les industrialisons. Pourquoi avoir choisi l'industrie ? Pour la technologie, qui donne une solution à nos problèmes environnementaux." Abdel, master à Clermont-Ferrand, en alternance. "On est très bien encadrés dans l'industrie. Ils partagent leur expérience sans modération. L'industrie, c'est pas sale, on travaille avec tous les moyens de confort. C'est du quasi cocooning, 4.0, robotisé." Aline, chargée RH après 3 ans dans l'agro-alimentaire et dans une entreprise de menuiserie. "On m'a dit "l'industrie c'est bien pour le développement de soi". C'était vrai. C'est un domaine en permanente évolution. Avec une vision RH, il faut bien constater que les nouveaux sites sont bien meilleurs pour les corps." Isea, en dernière année d'école d'ingénieur à Lorient. "Je suis entrée dans l'industrie par hasard, via un stage. Ça m'a plu car il y a beaucoup d'innovation surtout la nouvelle usine. A la base l'industrie ne me donnait pas envie à cause du stéréotype de l'usine. En fait il y a plein de projets, et pas de routines. Quand il y a des problèmes, il faut trouver des solutions ! Le stéréotype de l'usine, il faut le casser. Et oui, le mot Fab est moins connoté !" Tout le monde acquiesce ! Leo, en alternance chez Lacroix, école d'ingénieur à Nantes, spécialisé en robotique. "L'industrie n'est pas assez médiatisée, on est écrasés par la vision de la force de frappe des étrangers et par notre perception faiblesse relative. L'indépendance nationale, c'est important pour moi. La transition énergétique également. La montée en valeur des collaborateurs grâce à la robotique est fondamentale. Elle permet de limiter les arrêts maladie et les retraites anticipées. Tout ça converge vers des valeurs importantes." Carla, ingénieure en systèmes embarqués et en objets connectés. "J'ai fait une école d'ingénieur à Valence, en électronique. J'ai choisi l'industrie car le domaine me permettait de mettre en pratique mes connaissances. Je voulais comprendre le fonctionnement des robots. J'avais vu des vidéos sur internet très intéressantes. L'industrie permet l'indépendance nationale. Elle offre pleins de projets collectifs pour trouver des solutions à des problèmes complexes". Tout le monde acquiesce sur le plaisir du collectif, car les problématiques sont très complexes. Noémie, RH. "Je me sens super épanouie dans ce secteur. Je n'étais pas destinée à travailler là. Je venais d'une école de management. J'ai démoli tous les clichés. Il y a énormément de métiers diversifiés. On échange beaucoup avec les collègues. C'est hyper dynamique, hyper performant. Je suis arrivé la par hasard. Je m'ennuyais, j'ai vu l'annonce. Je me suis dit "On va tenter". Je ne quitterai plus ce secteur. Ça demande un effort stimulant, il faut toujours essayer de comprendre." Christophe, Insa de Lyon en alternance, ingénieur développement de produit. "J'ai toujours eu un attrait pour la mécanique. Dans cette entreprise, j'ai été attiré par le côté familial. Entre jeunes, on a formé un collectif. J'ai eu très vite des responsabilités importantes. L'entreprise est dans la santé, ça a satisfait aussi ma quête de sens. La vitesse de déploiement de la stratégie est impressionnante. Depuis 4 ans le nombre de jeunes a été multiplié par 4. On est écoutés." Dorian, DUT génie électrique informatique, et licence en ingénierie des systèmes robotisés. "Mon rôle est de promouvoir et accompagner les clients dans la mise en place des produits liés au traitement de l'eau. J'ai été attiré par l'industrie car les évolutions technologiques ne cessent d'arriver. Je dois former les clients dans toute la France. Il y a toujours, toujours du nouveau travail. La France est vraiment un pays qui veut mettre en oeuvre de l'innovation. Nos clients sont contents d'avoir des produits fabriqués en France. Grâce à cette proximité, les stocks sont mieux gérés. Et puis il faut dire et redire que ce sont les nouvelles générations qui doivent inventer les nouveaux procédés écologiques, l'ecoconception, les solutions innovantes." Après ces témoignages, nous avons débattu. ➡️ Sur le sujet de la féminisation : "que faire pour les filles ? Dans l'industrie il y a beaucoup de bienveillance. L'industrie demande la diversité. Il y a de la place pour tout le monde. Ça nous donne envie encore plus d'y aller pour faire bouger les choses. Peu de filles ? Tant mieux ! On va les secouer. Il y a dans les mentalités des préjugés sur les métiers de garçons. Il faut aller voir les plus jeunes, y compris dans le primaire, dans les collèges. On est prêtes à témoigner." ➡️ Sur l'orientation à la sortie des écoles d'ingénieurs ? En école d'ingénieurs, il y a des jeunes qui ne veulent pas rentrer à vie dans un bureau d'étude. Il faut leur dire qu'il est possible de faire autre chose. Certains ont peur de s'hyper-spécialiser trop vite. Il faut leur dire qu'on peut changer de couloir de nage. Surtout dans une PME ! Plus encore que dans un grand groupe où on peut avoir peur d'être une case. Dans une PME, on touche à tout. Nos camarades d'école? La plupart sont dans l'industrie et sont contents sauf ceux qui sont perdus dans un grand groupe, ou dans le consulting avec du mal à comprendre ce qu'ils font. Certains ont eu du mal à trouver des stages. Beaucoup d'ingénieurs sont attirés par l'argent et vont faire une école de management. Pourtant, pour faire une grande carrière, c'est pas déconnant de partir du terrain." ➡️ Le côté territoire est-il important ? "Oui et non. J'ai beaucoup bougé et je n'ai pas d'attache spécifique" , "j'étais bien content de trouver pas loin de Lyon" ; "je n'avais pas forcément cette volonté de rester" ; "non, je n'étais pas pas contre partir au contraire !" ; "beaucoup de jeunes veulent bouger, y compris par des roadtrips" ; "l'industrie est internationale et donc offre des opportunités de voyage". ➡️ La mauvaise image de l'industrie ? "Avec notre expérience, on peut contrer tous les arguments des gens hostiles. On leur dit "Vous ne savez pas ce que c'est, l'industrie". En communication il faut jouer sur les clichés pour les déconstruire. Et il faut parler des nouvelles technos. L'IA, c'est vendeur. Il faut mettre des images de l'industrie d'aujourd'hui, elle est très belle. Il faut des contenus courts, des pastilles. Des vrai/faux. Des anecdotes choquantes à détruire en story vrai/faux. Des "le saviez-vous". Des images comparant l'Industrie d'hier/de demain. Si on se compare, les pubs de l'armée sont engageantes. Il est vrai que l'armée a un avantage : le prestige. Et le lien vers "on va servir la France" est immédiat. En industrie il faut faire plein de déductions pour arriver à la même conclusion. Mais c'est possible ! Montrer tout ce qu'on a perdu et qu'on va reprendre. L'industrie c'est l'art du quotidien. Le quotidien il faut le ramener en France. Et il faut revenir à la fierté. Quand on a fait du bon travail, on est fiers. Ça compte la fierté." Tout est dit. Soyez nombreux devant vos écrans ! "Made in France : ils inventent l’industrie de demain", parrainé par Bpifrance et Avec l'industrie : diffusion du premier épisode ce samedi 22/11 à 10h10 sur M6, également disponible en replay sur M6+ dès ce samedi ➡️ Diffusion du 22 novembre au 13 décembre, les samedis matin à 10h10. 4 épisodes de 26 minutes sont prévus, qui seront également disponibles en replay sur M6+.

Nicolas Dufourcq

11,924 görüntüleme • 8 ay önce

📢🚨Annemasse est une ville moyenne frontière, quelques dizaines de kilomètres au sud de Genève, en Haute-Savoie. Comme beaucoup de villes françaises de taille intermédiaire, elle a connu dans les dernières décennies une lente agonie économique et démographique: fermetures de commerces de centre-ville, dépopulation progressive des centres urbains historiques, déplacement systématique vers les centres commerciaux périphériques. Face à ce déclin observable et cette perte d'attractivité économique, la municipalité a pris une décision typiquement française: réinventer le centre-ville par une intervention publique massive. Créer un nouvel "espace central" branché, des zones piétonnes, des restaurants, des commerces de chaîne. C'est ce qui s'appelle la planification urbaine progressive avec ambition. Le résultat après plusieurs années d'investissement public? Un centre reconstitué qui existe techniquement et administrativement mais qui ne brille pas particulièrement par son succès économique vivant. Foot Corner, des petits restaurants, des snacks, un Monoprix. C'est la moue du commerce de remplissage urbain, le genre d'offre commerciale générique que l'on voit dans presque chaque petite ville française qui a tenté de rajeunir et relancer son centre-ville moribond. L'ironie complète est totale: pour obtenir cet résultat médiocre et générique, la municipalité a investi des millions d'euros d'argent public. Des millions qui auraient pu rester dans les portefeuilles des habitants ou être investi par des entrepreneurs privés, permettant à la spontanéité économique libérée de créer une offre répondant réellement à la demande locale authentique. Mais ce n'est absolument pas comment fonctionne l'État français en urbanisme. L'État a une vision supérieure, un plan magistral. Il identifie un problème urbain (le déclin du centre-ville) et impose une solution (la rénovation urbaine complète). Cette solution est déterminée de manière bureaucratique par des urbanistes qui répondent à des directives nationales précises, pas à la demande locale réelle observée ou à la préférence révélée des citoyens. Le résultat est prévisible et répétitif dans toutes les petites villes: un centre créé artificiellement, vide d'âme, rempli de chaînes commerciales impersonnelles ou de petits commerces survivant uniquement grâce aux subsides publics ou à une clientèle captive. Comparez avec Genève, à seulement cinquante kilomètres de distance. Genève a un centre-ville vivant et dynamique, rempli de boutiques de luxe, de restaurants haut de gamme, de commerces indépendants prospères, d'une vie économique manifeste. Aucun urbaniste public n'a planifié cela systématiquement de haut en bas. C'est le résultat de forces de marché libres, d'une concurrence dynamique entre propriétaires immobiliers et commerçants, d'une demande réelle d'une population prospère et aisée, d'une liberté d'installation et de commerce. Le dynamisme économique crée la vie urbaine authentique, non l'inverse. Or, la France a délibérément choisi le chemin inverse à Annemasse comme ailleurs. Elle a décidé que l'ordre urbain était quelque chose qui se planifiait et se construisait de haut en bas, par les autorités publiques et les bureaucrates. Le résultat observable est ce que l'on voit à Annemasse: un centre urbain reconstitué, fonctionnellement viable sur le papier mais sans caractère réel, sans vitalité économique authentique, sans cette qualité ineffable qui fait d'un lieu de vie un vrai endroit où les gens veulent être et traînent spontanément. Notons aussi ce détail révélateur: le centre d'Annemasse a été "mis en place", construit et aménagé, il y a à peine deux ou trois ans. Cela signifie que la reconfiguration complète de l'espace public est très récente. Pourtant, l'effet recherché (redonner vie dynamique au centre-ville) semble partiel au mieux, minimaliste en réalité. L'observation simple du contenu commercial: des restaurants, des snacks, du Foot Corner, du Monoprix, suggère une offre commerciale standard, générique, sans distinction spécifique, interchangeable d'une ville à une autre. C'est le problème fondamental de la planification urbaine publique: elle produit des lieux génériques, interchangeables, dépourvus de caractère local. Si on fermait les yeux et enlever les panneaux de signalisation, un centre-ville réalisé selon le modèle français progressiste ressemblerait à n'importe quel autre centre-ville réalisé selon le même modèle. C'est une forme d'homogénéisation urbaine imposée par le haut. Ce qui est remarquable aussi, c'est l'absence totale de propriétaires immobiliers privés ayant un intérêt économique réel et direct dans le succès commercial du centre. Les restaurateurs, les petits commerçants, louent probablement leurs locaux à la mairie, à une régie municipale, ou à une société publique d'économie mixte. Leur incitation personnelle est minimale: payer un loyer bas, maintenir une présence, éviter les problèmes avec le propriétaire public. Leur intérêt économique n'est pas de maximiser le chiffre d'affaires ou d'attirer énergiquement les clients par la qualité. Le propriétaire réel (la mairie) a un intérêt bureaucratique de montrer que son investissement public porte des fruits nominaux, pas d'optimiser la profitabilité économique du commerce ou la satisfaction réelle du client. Cela crée une dynamique étrange et contre-productive où tout le monde prétend jouer son rôle, mais aucun n'a d'incitation réelle, économique, tangible à réussir pleinement. Le restaurateur louant à bas prix a peu de raison de dépenser pour améliorer le service. Le commerce résultant sera donc moyen ou médiocre. Les clients le ressentent et ne reviennent pas. Le centre reste vide et soporifique. Examinez maintenant le contraste parfait avec ce qui se passe à Genève, ou même dans les petites villes suisses qui maintiennent un commerce de centre-ville dynamique. Là-bas, le propriétaire du local commercial loue au commerçant au prix réel du marché, déterminé par la concurrence et l'offre-demande. Le commerçant paie ce prix de location parce qu'il s'attend réalistement à faire du chiffre d'affaires suffisant pour payer le loyer et générer un profit. Si le chiffre d'affaires prévisionnel ne vient pas, le commerçant part et quelqu'un d'autre prend sa place, idéalement quelqu'un qui a une meilleure offre, un meilleur service. C'est un processus darwinien qui crée naturellement, par sélection, une offre commerciale compétitive et véritablement responsive à la demande réelle. En France, ce processus de sélection naturelle ne fonctionne pas, parce que le marché foncier immobilier urbain est complètement verrouillé par les interventions publiques. Les propriétaires sont des entités publiques qui ne cherchent pas à maximiser le rendement économique, mais à servir une vision urbaine abstraite et cosmétique. Les commerçants, sachant que leurs loyers seront bas (subventionnés de fait par les impôts des autres contribuables), n'ont pas besoin de compétir réellement pour attirer des clients. Le résultat logique est un commerce stagnant, moribond, maintenu artificiellement à flot par l'argent public. Cet argent public qui finance ce semi-succès commercial provient des habitants de la ville, y compris ceux qui n'utiliseront jamais le centre-ville rénovée. Une personne qui habite à la périphérie d'Annemasse, qui fait ses courses dans le centre commercial périphérique aéroporté, paie quand même les impôts locaux qui financent l'amélioration esthétique et la subvention implicite du centre-ville central. C'est une forme de redistribution urbaine coercitive: ceux qui auraient préféré des commerces périphériques pratiques financent les commodités du centre-ville urbain pour les autres. En système véritablement libéral, chaque citoyen paierait directement que pour ce qu'il utilise, par ses choix de consommation. Celui qui préfère le centre-ville y va et paie son café au prix du marché réel. Celui qui préfère le centre commercial périphérique pratique y va et paie ses achats au prix du marché. Aucun ne finance de manière contrainte, via les impôts, l'offre préférée par les autres. Mais en France, la logique est profondément redistributive: financer collectivement une vision urbaine que tous sont censés partager, qu'on l'aime ou pas, qu'on la demande ou pas. Observez aussi comment Annemasse représente un type de ville très spécifique dans le contexte géographique: trop petite pour avoir une vraie dynamique de marché naturelle et autosuffisante, trop éloignée de Paris pour bénéficier du rayonnement économique naturel de la capitale, trop proche de Genève. Genève est littéralement à côté, et elle absorbe toute l'activité économique réellement dynamique de la région frontalière. Les salaires suisses attirent les travailleurs français. Les horaires d'ouverture suisses, les prix suisses, l'offre genevoise attirent les consommateurs. Annemasse est prise dans un étau géographique: pas assez grande pour rivaliser avec Genève en termes de vitalité commerciale, pas assez intégrée au reste de la France pour bénéficier pleinement des flux économiques hexagonaux. Dans ces circonstances de malchance géographique, la municipalité se tourne vers la planification urbaine comme une forme d'alchimie urbaine: créer de la vie économique vigoureuse de zéro grâce à l'investissement public massif, en désespoir de cause. Mais cela n'a jamais fonctionné historiquement. Les villes n'émergent pas de plans administratifs, elles émergent de l'interaction organique entre habitants mobiles, ressources naturelles ou produites, et opportunités économiques. Une ville ne devient vivante et attrayante que si elle a quelque chose d'unique à offrir: un port naturel (comme Genève a la Suisse et ses richesses financières), une manufacture importante (comme Lyon au 18ème siècle avec les soieries), une position géographique stratégique pour le commerce (comme Marseille). Annemasse n'a aucun de ces avantages compétitifs fondamentaux. Elle est dans la pure malchance géographique contemporaine: à la périphérie de l'économie française, trop proche d'une puissance économique suisse qui l'éclipse, sans ressource spécifique. La vraie solution pour une ville dans la malchance comme Annemasse serait probablement de reconnaître cette malchance structurelle et de s'adapter pragmatiquement. Au lieu de tenter de ressusciter le centre-ville par une intervention publique massive aux résultats mitiges, accepter que la ville se dépopule graduellement ou se reoriente vers une fonction urbaine spécialisée. Peut-être un centre logistique, peut-être un lieu résidentiel pour travailleurs suisses cherchant des loyers moins élevés. Cela semble cruel, et c'est précisément pourquoi aucun politicien local n'osera jamais proposer cela publiquement. Il est bien plus facile politiquement de dépenser les impôts locaux pour créer une apparence de renaissance urbaine que de reconnaître, honnêtement, que la renaissance n'est pas réaliste. Il y a quelque chose de mélancoliquement évident dans les images du centre d'Annemasse réinventé: l'effort visible des investissements, l'argent public clairement dépensé, la volonté municipale manifeste de faire quelque chose, n'importe quoi, pour lutter contre le déclin. Et pourtant, le résultat observable est fade, générique, sans intérêt spécial, sans vitalité véridique. C'est l'image même de la dépense publique inefficace: l'argent dépensé mais sans résultat proportionné. Un café de chaîne n'aurait jamais été créé par un entrepreneur privé à Annemasse parce qu'il aurait su réalistement qu'il ne serait pas rentable, qu'il ne pouvait pas générer suffisamment de clients pour justifier les coûts fixes. Mais comme la municipalité paie implicitement le loyer (avec l'argent des contribuables locaux), le café existe quand même. Il existe dans un état d'existence économique anémique, sans être un vrai succès. La solution théorique? Privatiser complètement le centre-ville d'Annemasse. Vendre les locaux aux propriétaires privés qui auraient alors un intérêt économique réel, tangible à les louer à des commerçants et à en maximiser la rentabilité. Ces propriétaires, motivés par le profit et la concurrence, devraient attirer des commerçants dynamiques ou ils perdraient de l'argent. Cela créerait une pression de marché constante. Certains propriétaires feraient faillite, d'autres réussiraient. Le centre-ville aurait une chance, une opportunité réelle de se transformer en quelque chose de véritablement vivant et économiquement viable. Mais cela supposait que la municipalité reconnaisse formellement qu'elle n'est pas particulièrement bonne en gestion de propriété commerciale et d'urbanisme. C'est une acceptation d'humilité que les administrations publiques françaises n'ont jamais consentie. Elles croient fermement et doctrinairement que l'intérêt public peut être géré efficacement par la bureaucratie, que la planification centralisée produit de meilleurs résultats que le marché. Les faits contredisent régulièrement et systématiquement cette hypothèse dans les villes françaises, mais l'hypothèse demeure magiquement intacte dans l'esprit des planificateurs. Annemasse, en attente, demeure ce qu'elle est et sera probablement longtemps: une petite ville qui a reçu un face-lift urbain cosmétique coûteux et qui a gagné un centre-ville légèrement plus moderne architecturalement mais pas plus vivant économiquement, pas plus attractif. Un exemple de plus du poids mort de la planification urbaine française, de l'argent dépensé en bonne intention pour produire des résultats profondément médiocres.

ChienSurpris

18,956 görüntüleme • 3 ay önce

📢📊🚨Ce qui remonte dans les vidéos de rues françaises, c'est toujours la même histoire. Un citoyen ordinaire a payé pour un service. Il reçoit un produit qui ne marche pas. Il est complètement coincé. Il n'y a pas d'option réelle de recours accessible. C'est comme ça que fonctionne l'économie française, systémiquement, dans pratiquement tous les secteurs où l'État a verrouillé l'offre derrière des murs réglementaires. Le bâtiment est le cas d'école parfait de cette mécanique de destruction économique. Donc cet homme a payé 25 000 euros pour les travaux initiaux. Il doit maintenant payer probablement 20 000 à 30 000 euros supplémentaires pour refaire le travail correctement. C'est 50 000 euros au total pour ce qui aurait dû coûter 25 000 euros. Pire encore, c'est 25 000 euros gaspillés. C'est de l'argent complètement perdu en eau trouble. Comment en est-on arrivé là? Comment un artisan accepte-t-il d'être payé pour livrer un produit qui est complètement défaillant et dangereux? La réponse est simple : parce qu'il n'y a pas de vraie sanction. Il n'y a pas de vrai recours accessible. L'artisan sait que le propriétaire va crier, se plaindre, documenter les problèmes. Mais il sait aussi que le propriétaire n'a pas d'option vraiment accessible. Le propriétaire ne peut pas simplement aller voir un concurrent qui va faire le travail correctement pour moins cher. Pourquoi? Parce que pour trouver ce concurrent et l'évaluer, il faut entrer dans le même labyrinthe bureaucratique. En France, trouver un artisan du bâtiment fiable, compétent, avec une vraie réputation vérifiable, c'est presque un miracle. Pourquoi? Parce qu'accéder au métier d'artisan du bâtiment est horriblement compliqué administrativement. Il faut des certifications professionnelles, des agréments divers, des assurances obligatoires, des papiers interminables, des registres spécialisés, des déclarations auprès de multiples administrations. Une petite entreprise nouvelle doit naviguer un labyrinthe administratif avant même de pouvoir faire un devis. Cela coûte de l'argent. Cela prend du temps. Cela décourage activement les nouveaux entrants. Et ce système protège les artisans établis contre la concurrence réelle. Le résultat est qu'il y a très peu de concurrence réelle dans le bâtiment français. Un propriétaire ne peut pas accéder à cinquante propositions différentes et les comparer objectivement. Il ne peut pas lire les centaines d'avis en ligne d'autres clients. Il ne peut pas vérifier les antécédents et les projets passés facilement. Non, il appelle quelqu'un que son voisin lui a recommandé. Peut-être que ce voisin a déjà eu une mauvaise expérience avec cet artisan, mais il n'y a pas de système transparent pour que cette information circule largement. Il n'y a pas de Yelp pour les artisans du bâtiment français. Il n'y a pas de notations claires et vérifiables. Il n'y a pas de reddition de comptes systématique. Attendez, en fait il y a des systèmes de notation en ligne. Google Avis, Trustpilot, d'autres encore. Mais le problème c'est que les barrières à l'entrée sont tellement hautes que le nombre d'artisans est tellement réduit que la concurrence ne fonctionne pas réellement. Un mauvais artisan ne disparaît pas immédiatement du marché parce qu'il y a peu d'alternatives disponibles. Les clients ont essentiellement trois choix : cet artisan complètement incompétent mais qui peut venir rapidement, un artisan un peu moins incompétent qui coûte plus cher, ou un artisan qui facture trois fois plus cher pour une vraie qualité. C'est un marché complètement écrasé par l'intervention de l'État. Si le propriétaire décide de poursuivre légalement, il faut contacter un avocat spécialisé. Un avocat va coûter des centaines d'euros simplement pour consulter et évaluer le cas. Une procédure judiciaire complète va prendre des années. Les experts judiciaires vont coûter des milliers d'euros. Et le propriétaire doit avancer tous ces frais avant même de savoir s'il va gagner. Ici arrive l'assurance décennale, supposée être la protection ultime contre ce genre de situation catastrophique. Théoriquement, l'assurance décennale couvre les défauts de construction pendant dix ans. Pratiquement? L'assurance va contester la réclamation. L'assurance va prétendre que ce n'est pas une malfaçon couverte. L'assurance va dire que c'est une différence d'interprétation du contrat initial. L'assurance va demander des expertises supplémentaires. Les expertises vont traîner six mois ou plus. L'assurance va contester les conclusions de l'expert. Les mois s'accumulent. Les années passent. Et entre-temps, le propriétaire n'a pas d'argent pour refaire le travail de zéro. Il est bloqué. Il est prisonnier de son propre bien. Si par miracle le propriétaire gagne en justice contre l'artisan, il y a un autre problème majeur. L'artisan a peut-être fermé sa structure légale entre-temps. L'artisan a peut-être dissous sa SARL. L'artisan a peut-être créé une nouvelle entité légale. En France, on ne peut pas poursuivre une entité qui n'existe plus. L'artisan a peut-être transféré ses actifs à une autre personne ou à une autre entreprise. Il n'y a rien à récupérer. Le propriétaire obtient un jugement contre une coquille vide. Le jugement ne vaut rien. Il n'y a pas de moyens de l'exécuter. C'est ça, le système français. C'est ça, la protection du consommateur française. Un propriétaire qui se fait arnaquer est complètement seul. Il n'y a pas d'option rapide pour se rétablir. Il n'y a pas d'option accessible financièrement. Il n'y a pas d'option bon marché. Il doit accepter la perte totale ou se lancer dans une procédure judiciaire exhaustante qui va prendre des années et coûter des milliers d'euros avec peu de probabilité de succès réel. Comparez cela avec un marché réel, un vrai marché de concurrence. Imaginez un marché du bâtiment sans barrières à l'entrée artificielles et bureaucratiques. Sans certifications obligatoires imposées par l'État. Sans agréments gouvernementaux qui prennent des mois à obtenir. Juste une assurance responsabilité civile standard, facile à obtenir. Juste la responsabilité civile commune en droit. Juste la liberté de négocier un contrat. Qu'est-ce qu'il se passe dans ce scénario d'économie réelle? Immédiatement, des centaines de nouveaux artisans entrent dans le marché. Les barrières étant basses, l'entrepreneuriat devient accessible. Les prix s'effondrent rapidement. Les artisans établis ne peuvent plus facturer n'importe quoi sans justification. Il y a une vraie pression concurrentielle pour faire du bon travail. Pour livrer à temps. Pour satisfaire le client. Sinon, ils vont voir ailleurs. Si un artisan livre un travail bâclé, que se passe-t-il concrètement? Le propriétaire va sur internet. Il poste un avis négatif détaillé sur plusieurs plateformes. Il détaille précisément ce qui n'a pas fonctionné. Le portillon s'ouvre dans la mauvaise direction. Les tuiles ne sont pas collées. La piscine fuit progressivement. Les escaliers sont dangereux. Les gens à proximité voient ces avis. Les gens potentiellement intéressés voient ces avis. Cet artisan va soudainement avoir un problème majeur. Son score en ligne va baisser. Son nombre d'étoiles va dégringoler. Les gens ne vont pas l'appeler. Il va perdre des contrats. D'autres artisans, en voyant cet artisan avoir une mauvaise réputation et perdre des affaires, vont penser : je ne veux pas finir comme lui. Je vais faire du bon travail. Je vais être fiable. Je vais respecter les délais. Sinon, ma réputation sera endommagée et je perdrai des clients aussi. La discipline du marché est immédiate. Ce n'est pas une agence d'État qui vient inspecter un mois plus tard. Ce n'est pas un tribunal qui prend deux ans à décider d'une affaire. C'est le marché lui-même qui élimine rapidement les incompétents. C'est la réputation en ligne qui agit comme filtre. Prenez n'importe quel secteur économique où la régulation est légère et où il y a une vraie concurrence ouverte. Les restaurants. Quelques mauvaises critiques détaillées sur Google, et un restaurant commence à perdre des clients visiblement. Les réservations baissent. Les revenus baissent. Les mauvais restaurants ferment en mois. Les plombiers indépendants en ligne. Une mauvaise évaluation justifiée, et personne ne l'appelle. Il change de métier ou s'améliore drastiquement. Les développeurs informatiques freelance. Un projet livré avec des bugs, et le portefeuille de clients s'écoule. Partout où il y a une vraie concurrence ouverte, où les clients peuvent comparer, noter, évaluer publiquement, la qualité augmente naturellement. Ce n'est pas une théorie académique. C'est une observation empirique directe. C'est ce qui se passe réellement quand un vrai marché fonctionne. Et c'est l'exact opposé de ce qui se passe dans le bâtiment en France. Pourquoi cette inversion? Parce qu'il y a une barrière à l'entrée artificielle. C'est l'État qui crée cette barrière. C'est l'État qui dit : vous voulez être artisan du bâtiment? Vous devez avoir ces certifications. Vous devez avoir ces agréments multiples. Vous devez passer par cette procédure gouvernementale. Cette procédure coûte du temps et de l'argent. Elle décourage activement les nouveaux entrants. Elle protège systématiquement les artisans établis contre la concurrence réelle. Le résultat est un marché fermé, verrouillé. Il y a très peu de concurrence véritable. Les artisans établis peuvent continuer à faire du mauvais travail parce qu'il n'y a pas assez de concurrents pour les menacer. Un propriétaire n'a pas vraiment d'options alternatives. Il doit accepter le prix de monopole, la qualité imprévisible, et pas de vrai recours s'il y a un problème catastrophique. C'est un système économique qui protège l'incompétent et pénalise directement le client honnête. Un système où celui qui paie est celui qui souffre les conséquences. Un système où les recours formels existent sur le papier, mais ne fonctionnent pas en pratique. C'est un système où l'État affiche le souci de la protection du consommateur, mais le dénie en pratique par sa propre structure. Comment ça change? La réponse que tout le monde vous donne c'est : il faut plus de régulation. Il faut une agence d'État supplémentaire pour vérifier les travaux. Il faut des certifications plus strictes encore. Il faut punir les artisans incompétents. C'est la logique des bureaucrates : plus de contrôle, plus de pouvoir pour l'État, plus de comités, plus de papiers. Mais c'est la mauvaise direction complètement. C'est la direction qui a créé le problème en premier lieu. C'est ce qui nous a amené à ce système fermé, anti-concurrence, qui produit de la médiocrité systémique. La vraie solution est de aller exactement dans la direction opposée. De déréglementer massivement. De baisser les barrières à l'entrée radicalement. De permettre à la concurrence réelle d'émerger naturellement. Si demain matin, le gouvernement français disait : vous pouvez être artisan du bâtiment sans certification obligatoire imposée par l'État, juste avec une assurance responsabilité civile standard que vous obtenez vous-même, il y aurait des centaines de nouveaux artisans qui entreraient dans le marché en quelques mois. Les prix s'effondreraient immédiatement. La qualité augmenterait rapidement. Les incompétents disparaîtraient du marché très vite. C'est ça, l'économie de marché réelle. C'est ça, la vraie liberté économique.

DME En Direct

197,815 görüntüleme • 3 ay önce

Il y a quelques mois, j'ai tourné un long métrage, le premier. Le massacre de Gilles de Rais. Ce film, nous le mettons ce soir en libre-accès. Un film construit sous forme de doigt d'honneur à l'égard du système de production Français, qui est tellement enflé que le budget moyen de nos films est aujourd'hui de 4,5 millions d'euros. Un film en forme de doigt d'honneur à une époque qui récompense la facilité, le on-dit, la rumeur et la médiocrité. Les règlements de compte et la violence, l'impunité et le mensonge, le mépris pour la vérité. Un film qui interroge également notre responsabilité. Exigeant et historique, tourné avec 20.000 euros et en 18 jours, appuyé sur des acteurs extraordinaires, et portant un sujet fondamental: le Baron de Rais, Maréchal et membre du Conseil du Roi, qui bouta hors de France les anglais avec Jeanne d'Arc, et mourut au bucher. Avec, nous avons fait le tour du monde, du Brésil à Pingyao où Jia Zhang Ke, le maître du cinéma chinois, lui a rendu les honneurs au sein de son festival. Ce film est invisible et interdit en France. Non par l’État et la censure. Non, ce n'est plus nécessaire. Mais par ce que parfois, trop facilement, on appelle le « système ». En réalité, la société elle-même, qui a perdu les moyens de son destin, et qui effrayée à l'idée de s'exiger, se réfugie, éloignée des miroirs qui lui sont tendus. Cette histoire, de cet homme Français, nous l’avons tournée en langue portugaise, et l’avons soutenue, portée par une exigence cinématographique et stylistique importante. Sans compromis à l’égard de quiconque. Ni du pouvoir, ni, le plus souvent, de son plus grand complice: Nous-mêmes. J’ai décidé de l’offrir et de le mettre en libre-accès, après une avant-première unique, au Saint André des Arts, il y a quelques jours. Parce que l’art et la culture se doivent d’être libres. Parce qu’il nous faut réinventer des façons de partager et de penser. Il y a quinze ans, je mettais un premier pied en politique. J'avais vingt ans. Avec la Quadrature du Net, l'UFC Que Choisir et quelques autres, nous réussissions à construire une coalition et à faire tomber un projet, la HADOPI, construite par Denis Olivennes, alors patron de la FNAC, et Nicolas Sarkozy. La HADOPI prévoyait de couper la connexion internet à 300.000 français par an pour éradiquer le partage gratuit d’œuvres d'art sur internet. Nous avions élaboré à la place un projet de licence globale publique. Elle consistait à permettre à chacun de partager librement des oeuvres artistiques contre quelques euros par mois. Un Netflix avant l'heure, bien moins cher, qui aurait débloqué plusieurs milliards d'euros par an pour des créateurs français. J’avais réussi à me faufiler dans la campagne de François Hollande, et à glisser cette proposition lors de son seul discours sur la culture, en 2012, au Bis de Nantes. Vous imaginez la panique des ayants-droits. Branle-bas de combat. Quelques mois plus tard, j’étais viré sans ménagements. « Hadopi fait sa première victime à gauche », titrait le monde, dès le 22 mai 2012. Notre idée était simple: le partage sur internet n'est pas incompatible avec la génération de valeur. Et il y a une urgence: préserver cette révolution extraordinaire qui a mis en libre accès toute la production des savoirs et des oeuvres du monde entre les mains des citoyens du monde entier. Depuis, la guerre n’a jamais cessé, les catalogues de torrent, riches de millions d’oeuvres, sont régulièrement saccagés, et ceux contre qui on se battait sont devenus les main droites des oligarques, gagnant des millions, tandis que nous avons décidé de résister. Cela a donné un livre, Crépuscule, publié après avoir mis en libre accès. Un million de personnes l’avaient téléchargé gratuitement. Et 150.000 l’ont acheté, en faisant un des plus grands succès de librairie de l’année. Tous les livres ont suivi. Maintenant, donc, un film. Ce soir, pour être plus précis. Il est déroutant, exigeant, déstabilisant. Profitez-en. Pensées.

Juan Branco ✊

53,348 görüntüleme • 2 ay önce