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🚨 𝗘𝗧 𝗦𝗜 𝗔𝗠𝗜𝗡𝗘 𝗘𝗧 𝗦𝗔𝗠𝗜𝗥 𝗡𝗔𝗦𝗥𝗜 𝗥𝗔𝗖𝗛𝗘𝗧𝗔𝗜𝗘𝗡𝗧 𝗨𝗡 𝗖𝗟𝗨𝗕 𝗘𝗡 𝗜̂𝗟𝗘-𝗗𝗘-𝗙𝗥𝗔𝗡𝗖𝗘 ? 👀🇫🇷 Dans Génération After, le streamer évoque sa volonté de racheter un club "de N3/R1" ayant besoin de fonds en région Parisenne, étant inspiré par le modèle du club Gallois de Wrexham. 🇬🇧 Vers quel club...

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FC Sochaux : la remontada des désindustrialisés Cette semaine, une bonne nouvelle nous vient de Bonal, le stade mythique du FC Sochaux. Alors oui, je vais vous parler d’un club de football, parce que son histoire, passée et récente, raconte quelque chose d’éminemment politique. Le FC Sochaux Montbéliard, dit FC Sochaux, a été fondé en 1928 et adossé, dès sa création, à l’usine Peugeot locale, « la Peuge » - usine emblématique qui a employé jusqu’à 42 000 salariés à son heure de gloire. Pour l’anecdote : pendant les 87 ans que le FC Sochaux a appartenu au constructeur automobile, chaque nouvelle recrue de l’équipe - star ou pas - passait, à son arrivée, une journée à l’usine pour sceller ce lien organique. On connaît la suite : désindustrialisation ; déclassement ; effacement. Quand en 2015, Peugeot vend le club à une entreprise chinoise, l’usine mythique ne compte déjà plus que 7 000 salariés. Le FC Sochaux vit, en parallèle, une descente aux enfers. Vendu, puis revendu. A l’été 2023, le club est sur le bord de disparaître. Le symbole est lourd. Comme le cœur des supporters. Qui voient leur club et leur fierté laminés par le foot business et la métropolisation. Ça aurait pu s’arrêter là. Mais à l’été 2023, les quelque 7000 « socios » que compte alors le club lancent un large mouvement de souscription. Une levée de fonds qui récolte plus de 500 000 euros. Certains auditeurs s’en souviennent peut-être, mais j’en avais fait ici une chronique, en septembre 2023. Car j’ai de la suite dans les idées. Depuis cet été-là, la magie de la mobilisation a créé les ressorts du sursaut. Le club a de nouveau changé de propriétaire : cette fois, un consortium d’investisseurs locaux, et le club a peu à peu remonté la pente. En mars dernier, la marque Peugeot est même revenue dans la photo. Ça n’était pas gagné : il y a cinq ans, la directrice marketing du constructeur (devenu Stellantis) avait déclaré que l’entreprise tentait désormais de « monter en gamme », ce qui était incompatible avec les « valeurs populaires du football ». Tout un symbole… Eh bien, les symboles sont réversibles. Car depuis mars, donc, la marque au lion est à nouveau sponsor maillot de l’équipe. Il revient de loin, le FC Sochaux. Depuis son sauvetage in extremis il y a trois ans, le club a renoué avec les succès sur le terrain. Alors quand vendredi dernier, il s’est qualifié pour la ligue 2, se sortant des limbes du National, les 20 000 supporters réunis au stade Bonal ont explosé de joie. Envahissant la pelouse sous un ciel de feux d’artifice bleu et jaune. C’est la remontada des désindustrialisés. Le match retour d’une France qui ne se résout pas à la relégation. Sochaux vivra ! Et vivement la ligue 1 !

Anne Rosencher

16,355 次观看 • 3 个月前

Que c’est bon, « putain quel pied ! » aurait dit Thierry Roland. Et surtout quelle équipe ! C’est un jour historique pour l’AS Cannes, qui retrouve 25 ans plus tard le monde professionnel. Ce sacre couronne une saison folle jusque dans ses derniers instants ; il récompense le fruit du talent et du travail de chacun : les joueurs bien sûr, mais aussi l’entraîneur Mathieu Chabert, arrivé en cours de saison et alors que les résultats n’étaient pas au mieux, l’ensemble du staff sportif, médical et administratif, tous les bénévoles impliqués pour leurs Dragons, sans oublier évidemment la direction du club, en saluant Antoine Gobin. Chacun d’entre eux mérite nos chaleureuses félicitations. Cette accession est aussi le fruit d’une démarche engagée patiemment et méthodiquement par la municipalité en 2014, quand le club était au plus bas. Nous avons repris les choses en main, rédigé de nouveaux statuts, créé un conseil de surveillance, fait entrer des personnalités comme Anny Courtade, puis organisé un tour de table qui nous a vu choisir le groupe Friedkin comme nouveau propriétaire - actionnaire - investisseur du club. Si ce sacre permet donc à l’AS Cannes d’accéder à la Ligue 3, il marque aussi le rebond d’un club qui a connu les abysses et a su s’en sortir, à une époque où l’on voit de plus en plus de noms historiques du championnat de France sombrer, parfois même jusqu’au niveau amateur. Je n’oublie pas cette défaite contre Valence en 2002, qui avait refermé les portes du football professionnel, aujourd’hui rouvertes. Je n’oublie pas la rétrogradation administrative en 2011, puis le dépôt de bilan en 2014. Je n’oublie pas où le club est tombé et tous ceux qui ont contribué à le relever, marche après marche. Je tiens à saluer le groupe Friedkin, qui a repris le club en 2023 en y apportant tout son savoir-faire et son expérience. Je veux aussi exprimer toute ma reconnaissance aux deux précédents présidents, Johan Micoud, rouge et blanc dans le cœur, et Anny Courtade, une femme hors normes, une femme de victoires, qui poursuit aujourd’hui son travail remarquable au sein de l’Association sportive. Leur passion et leur professionnalisme auront permis de remettre l’AS Cannes sur la bonne voie. En 12 ans, l’AS Cannes aura remonté quatre divisions. Le club nous aura aussi fait vibrer lors de deux campagnes exceptionnelles en Coupe de France, en 2014 et en 2025, leur parcours s’arrêtant aux portes de la finale et du Stade de France après avoir vaincu tant d’adversaires de divisions supérieures. Avec la Mairie de Cannes, nous avons toujours tout fait pour mettre l’AS Cannes dans les meilleures conditions, pour tâcher de rendre les performances possibles, à notre niveau. Nous poursuivrons cet accompagnement à travers la modernisation des infrastructures (éclairage, sonorisation et vidéosurveillance notamment, etc.) pour que Coubertin, homologué pour la Ligue 3, le devienne pour la Ligue 2. C’est bien le cap que nous nous fixons : la Ligue 2. Les portes de l’élite. Je tiens enfin à exprimer une pensée particulière pour tous les supporters. Ceux d’hier et d’aujourd’hui, présents à chaque match avec la même ferveur, y compris quand le club se déplace à l’extérieur. Ceux qui ne sont plus parmi nous aussi, dont de la génération Hespérides, qui a rythmé mon enfance. Je pense à tous ceux qui auraient tant aimé voir ce jour : les éternels Charly Loubet, Didier Roustan, Pierre Ailhaud, François Bastoni, Jean-Claude Elineau ou Jean Varraud. Je pense bien sûr aux joueurs disparus qui ont porté ces couleurs rouge et blanche et le club dans leur cœur. Ils sont l’âme éternelle du club. Ils nous regardent avec joie aujourd’hui. Vive l’AS Cannes et sa si belle et riche histoire. Vive l’AS Cannes qui construit son avenir. Vive l’AS Cannes qui gagne.

David Lisnard

39,441 次观看 • 4 个月前

À la veille du déplacement du Président de la République à Washington les 14 et 15 septembre, les précisions apportées par la Directrice de la communication du FMI dans cette vidéo méritent notre attention. Elle évoque la nécessité de restaurer la soutenabilité de nos finances publiques ce qui, bien que lié, ne signifie pas que notre dette est insoutenable. Elle évoque un besoin de financement qui devra être couvert, notamment avec la contribution des créanciers. Elle rappelle surtout que le choix appartient au Sénégal et à ses créanciers, le FMI étant là pour faciliter leurs discussions. Suite à une question elle dit qu’elle ne sait pas quel cadre d'analyse de soutenabilité sera finalement utilisé, celui-ci étant en cours de réforme. Nous avons depuis notre rapport de Mars 2026 établi que le cadre actuel des pays à faible revenu ne s’applique plus au Sénégal qui est un pays ayant accès aux marchés. Dans le cadre de ce type de pays, la dette du Sénégal est viable et la restauration de la soutenabilité de ses finances publiques avec un apport de liquidité du FMI faciliterait ce qui marche déjà. Il y a toujours un besoin de clarification. Le communiqué de fin de mission du FMI présentait le recours au Cadre commun comme un traitement destiné à restaurer la soutenabilité de la dette. Or entrer dans le Cadre commun signifie restructurer notre dette. La directrice utilise le terme restructuration pour ce que nous avons décidé mais utilise le terme soutenabilité des finances publiques pour ce que le FMI exige et que nous faisons déjà. Le FMI ne peut pas imposer une restructuration à un pays, mais ne peut pas non plus avoir un programme dans lequel la dette n’est pas projetée viable. Encore une fois, il faut choisir. Le Président de la République ne doit pas engager le pays sur cette voie sans qu’il n’ait été démontré, avec le bon cadre d’analyse, ce que le FMI a suggéré au Sénégal d’annoncer. L'annonce a eu des conséquences négatives que nous avons vues sur les marchés et sur notre notation, pas avant. Le marché régional a démontré sa capacité à financer une part considérable de nos besoins en FCFA. Il ne faut surtout pas arrêter nos plans de financement de septembre à décembre sur le marché régional, continuer l'ajustement nécessaire, et mobiliser parallèlement les financements concessionnels disponibles. On ne devrait pas créer un besoin de financement résiduel plus important, puis utiliser ce besoin pour justifier une restructuration. Les arriérés intérieurs peuvent également être pris en compte dans notre stratégie antérieure. Enfin, le Sénégal ne devrait pas devenir le cas test ou de cobaye du passage d'une stratégie fonctionnelle de refinancement sur le marché régional à une restructuration dans le Cadre commun, alors même que la méthodologie d'analyse de la soutenabilité de la dette est en cours de réexamen au FMI. A entendre la Directrice de la Communication, le FMI peut très bien s’aligner à notre stratégie puisque les négociations dans le cadre commun pourraient ne jamais aboutir après avoir fait des dégâts. Cependant l’annonce de ce cadre et l’exclusion de la dette intérieure pourraient inciter nos créanciers qui comprennent la solidité de notre stratégie antérieure et des fondamentaux du souverain virtuel qu’est l’UEMOA, à venir nous retrouver dans notre marché et refuser la restructuration de la dette de marché. La directrice de communication dit elle-même que les problématiques de dette de beaucoup de pays africains sont actuellement principalement des questions de liquidité. C'est le cas du Sénégal. L'Exécutif comme l'Assemblée nationale doivent veiller qu'une décision stratégique aussi lourde que les marchés et les agences ont déjà sanctionnée et qui sera longue ne nous détourne du chemin que nous avions tracé : Renforcer notre marché régional pour notre souveraineté financière et réformer notre régime monétaire. Librement Abdourahmane Sarr

Abdourahmane SARR

30,463 次观看 • 2 天前

Après avoir finalisé le jumeau numérique de son réacteur nucléaire de 4eme génération, capable de produire une chaleur de 700°C et de l'électricité sur demande à partir de déchets nucléaires, la startup 🇫🇷 Naarea annonce un premier prototype en 2027. Intégrer un petit réacteur nucléaire dans un conteneur standard pour le déployer près de la consommation d'énergie, sur les sites industriels. C'est cette idée qui a donné naissance à Naarea, une startup française créée en 2020 et positionnée sur le marché des AMR (Advanced Modular Reactor). La jeune société entend commercialiser ses premières unités dès 2030, soit une décennie après sa création. Ce qui, dans cette industrie, représente un délai extrêmement court. Pour accélérer la conception de son mini-réacteur à neutrons rapides (exploitant des déchets nucléaires pour combustible), Naarea a fait du jumeau numérique l'épine dorsale de son projet. « Ce système, dont la première version a été conçue en 18 mois, permet de bâtir le modèle 3D du réacteur pour valider les choix d'architecture et le dimensionnement, et d'effectuer des simulations de son fonctionnement et de garder une traçabilité totale des données d'ingénierie et des exigences associées au projet. Le jumeau numérique permet d'aller plus vite au démarrage du projet » La modélisation est notamment indispensable pour intégrer la trentaine de systèmes qui composent le futur réacteur, chacun d'entre eux étant lui-même composé de sous-systèmes. Développé par l'ESN Assystem, qui possède une expérience reconnue dans le nucléaire, sur la technologie Dassault Systèmes hébergée sur le cloud, le jumeau permet de réaliser des simulations du fonctionnement du futur réacteur, « impossibles sinon », le premier prototype physique (en fonctionnement) étant prévu pour 2027. « Nous concevons un système très compact. Pour y parvenir, nous sommes allés chercher des compétences dans l'automobile ou l'aéronautique et avons appliqué une logique 'design to manufacturing' (visant à intégrer les contraintes de fabrication dès la conception, NDLR). C'est ce qui nous a permis de développer un double numérique de notre réacteur en seulement 18 mois. » Les micro-réacteurs sur lesquels travaille l’équipe de Naarea ont pour objectif de générer de l’électricité et de la chaleur, à partir des combustibles nucléaires usagés issus des réacteurs conventionnels du parc nucléaire actuel. Il s’y produit une réaction de fission intrinsèquement autorégulée à haute température (environ 700 °C), grâce à un combustible liquide composé de sels fondus, sans avoir besoin de l'approvisionner en eau. Naarea s'inscrit par ailleurs dans une démarche de production en série de ses petits réacteurs, la startup visant la production de 150 modules par an en rythme de croisière. La société, qui a signé un premier partenariat avec la société ACC, portant sur la fourniture de 2 à 4 conteneurs pour approvisionner les futures giga-usines de batteries de la co-entreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies, mise sur un modèle économique basé sur la vente d'énergie (électricité et chaleur). Baptisé XAMR (eXtrasmall Advanced Modular Reactor), le micro-générateur nucléaire à sels fondus et à neutrons rapides de Naarea vise ainsi à produire de l’électricité (40 mégawatts électrique, MWe) et de la chaleur (80 mégawatts thermiques, MWt). « Nous développons un réacteur qui combine 3 technologies de pointe : neutrons rapides, sels fondus, production en série. Les neutrons rapides permettent de recycler le combustible usagé issu ces centrales nucléaires et de clôturer le cycle du combustible, préoccupation majeure dans le domaine du nucléaire conventionnel. Les sels fondus nous permettent de garantir une sécurité intrinsèque. Enfin, nos micro-générateurs sont conçus pour être installés près des besoins des industriels, ce qui représente une innovation majeure dans le domaine de la production d’énergie. » La petite taille de ce réacteur sera un grand atout : il n’y aura pas besoin de génie civil, hormis une dalle en béton. Les cœurs de réacteurs seront imprimés en 3D, ce qui signifie pas de soudure, pas de tuyau ! Pour pallier l’intermittence des renouvelables, la pilotabilité du réacteur sera très courte, alors qu’il faut de 20 à 30 minutes pour monter à 100 % des capacités d’un réacteur classique, ou pour le faire redescendre en puissance, en le refroidissant à l’eau, « notre réacteur n’aura pas besoin d’eau, son refroidissement se fera par convection naturelle, c’est-à-dire grâce à l’air. Un grand atout quand le stress hydrique grandit. » La petite taille est également un argument intéressant en cas d'extension ou de déconstruction. « Lorsqu'on démantèlera, on pourra tout enlever, il ne restera rien. On peut aussi rajouter des modules, comme on le ferait avec des Lego, si la structure grandit. » Cette miniaturization concerne aussi le second conteneur du dispositif, qui transforme la chaleur en électricité. « Ce n'est pas une turbine vapeur, mais une turbine au CO2 supercritique. Cela tombe bien, il y en a plein dans l'air ». Le fonctionnement en circuit fermé permettant de ne pas dégager de CO2. Concernant l'autonomie, la charge devrait tenir autour de 5 ans en moyenne. Les conteneurs, eux, ont été dessinés pour 100 ans, avec une période de fonctionnement de 50 ans. Tous les 10 ans, comme pour les avions, chaque réacteur sera renvoyé en usine pour être remis en état. S'agissant de la maintenance, Naarea explique que la partie nucléaire sera pilotée à distance. Pendant les 5 premières années, il n'y aura pas de maintenance sur l'îlot nucléaire. Sur la partie externe, avec la turbine, une maintenance régulière est toutefois prévue, sans interruption. « Tout a été conçu en système plug-and-play. » 5 000 capteurs serviront à monitorer l'état et la maintenance du réacteur en temps réel. On l'aura compris, les sels fonds constituent le cœur du projet de Naarea. Ils portent le sel combustible, donnent la réaction de fission autorégulée, conduisent la chaleur et la transmettent. Dans cette optique, la jeune entreprise s’est associée au CNRS et à son centre de physique des deux infinis – Irène Joliot-Curie (IJCLab) pour ouvrir un laboratoire commun sur les sels fondus. Baptisé Innovation Molten Salt Lab (IMS Lab), celui-ci a vocation à devenir la référence européenne en matière de R&D dans les sels fondus. Basé à l’université Paris-Saclay, ce laboratoire pourra aussi mener des expériences pour d’autres startups du nucléaire de 4e génération misant sur les sels fondus, comme Stellaria ou Thorizon, avec lesquels Naarea a noué un accord. Les équipes de Naarea et du CNRS travaillent ensemble depuis un an déjà et des brevets communs seraient déjà en cours de dépôt. Ils portent sur la technologie de synthèse des sels. Un autre concerne « le bon élément à mélanger au métal pour éviter la corrosion quelle que soit la réaction ». Le choix du CNRS était une évidence, puisque cet organisme de recherche présente une expertise reconnue dans le secteur de l’étude de la chimie des réacteurs à sels fondus, une équipe dédiée à cette chimie ayant été créé à l’IPN d’Orsay dès 2005. « L’IJCLab est le seul laboratoire en France à pouvoir manipuler de grandes quantités de matière active en milieux sels fondus, et nous avons acquis un socle de données solides au cours des années. De plus, nous sommes situés dans la même région que Naarea, et des liens professionnels préexistaient. » L’intérêt d’une meilleure compréhension du comportement des sels fondus ne se limite pas au domaine du nucléaire. Elle pourrait également trouver une application dans des domaines non nucléaires, notamment pour les centrales solaires thermiques à concentration et la production d’aluminium et sodium métal. Naarea a également décidé de s'allier avec son rival Newcleo, qui cherche aussi à produire des réacteurs à neutrons rapides, au début de l'année 2024. Ce type de partenariat stratégique et industriel, inédit dans le secteur, a pour objectif de ne pas se laisser distancer par la concurrence étrangère, qui s'intensifie dans le domaine. Chaque acteur gardera ses enveloppes et sa propriété intellectuelle, mais « les deux startups vont essayer d’économiser les ressources de l’État, en se répartissant les tâches ou en mettant leurs ressources en commun. » Les équipes des deux sociétés ont déjà lancé des lancé les groupes de travail sur les différents sujets, sur les calculs concernant les matériaux, par exemple. Le partenariat concerne aussi l'usage des sites du CEA, déjà très demandés : « plutôt que de demander deux terrains, on propose de rationaliser l’espace et de mutualiser les laboratoires d’essais. » Naarea compte par ailleurs du beau monde parmi son équipe. « Nous avons des ex-dirigeants de Phénix et Superphénix, et le père du réacteur à neutrons rapides Astrid ! Et à côté, un bataillon de jeunes ingénieurs qui débarquent avec des outils de calculs inimaginables pour les anciens. Moyennant quoi vous enlevez le plafond de verre, il n’y a plus de limites. Le savoir-faire français est absolument incroyable. » Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

189,873 次观看 • 2 年前

🚨 JULIÁN ÁLVAREZ A TOUJOURS LE BARÇA DANS SON ESPRIT ET NE VEUT QUE BARCELONE 🗣️ Fabrizio Romano : « Il y a également une déclaration de l’Atlético Madrid concernant la situation de Julián Álvarez. Il est important de le préciser : le Barça attend et tente depuis des semaines et des semaines, mais il n’y a toujours aucun changement. 🚨 Hier, Mateo Alemany, directeur de l’Atlético Madrid, a échangé avec Arsenal. Arsenal souhaitait obtenir des informations sur la situation de Julián Álvarez, notamment sur le coût du transfert et la situation du joueur. Arsenal a donc pris des renseignements. Mais, d’après ce que je comprends, le prix est considéré comme trop élevé par Arsenal. À l’heure actuelle, Arsenal estime que le montant nécessaire pour recruter Julián Álvarez serait trop important. Ensuite, il y a la position du joueur. Jusqu’à aujourd’hui, Julián n’a jamais ouvert la porte à un autre club, notamment aux clubs anglais, mais plus généralement à n’importe quel club qui ne serait pas Barcelone. Dans l’esprit du joueur, il n’y a toujours eu que le Barça. 🚨🚨 Il faut maintenant voir ce qui va se passer. Il reste encore une semaine, donc voyons si Arsenal parvient à ouvrir une porte à un moment donné. Mais la déclaration de ce soir vient directement du CEO de l’Atlético Madrid, Miguel Ángel Gil Marín, qui a déclaré : « Nous avons besoin de Julián Álvarez. Nous avons besoin de Julián Álvarez pour être compétitifs. Nous savons que c’est un grand professionnel. Nous avons besoin que Julián soit dans les meilleures équipes européennes. Nous allons absolument prendre soin de Julián Álvarez et il restera avec nous. » Le message de l’Atlético reste donc le même : ils ne veulent pas vendre le joueur. Arsenal connaît les conditions, mais il ne faut surtout pas oublier la position du joueur, qui représente également une partie très importante de cette histoire. Il y a donc encore plusieurs éléments à suivre et cette situation sera très intéressante à surveiller, notamment avec ce mélange d’informations autour de Julián. L’Atlético insiste pour que le joueur reste. Du côté de Barcelone, à aujourd’hui, il n’y a aucun changement concret. Je sais qu’il y a eu des discussions sur les réseaux sociaux entre supporters du Barça, certains pensant que la situation pourrait changer dans les prochaines heures. 🚨 Mais pour le moment, je peux vous garantir que le Barça n’a toujours reçu aucune information de l’Atlético indiquant qu’il serait prêt à ouvrir la porte à un départ. Et tout cela intervient alors que Gil Marín a réaffirmé publiquement la volonté de l’Atlético de conserver Julián Álvarez. »

Mercato Blaugrana

44,061 次观看 • 23 天前

Nous sommes dans la nuit du 9 au 10 Mai 2019, une opération risquée est déclenchée, afin de récupérer deux ressortissants français, Patrick P. et Laurent L. Enlevés le 1er Mai, soit une semaine auparavant au Bénin, leur guide est assassiné. Le CoS (commandement des opérations spéciales) suggère l’intervention à l’Élysée, le Président sous conseil du Pacha de la Marine Nationale approuve l’intervention « nous ne laisserons personne derrière nous » malgré quelques réticences formulées en amont au sein de la DGSE Pour cette opération qui mobilise pendant plusieurs jours la DRM (direction du renseignement militaire), choix est fait d’envoyer la crème des forces spéciales de la Marine française : le commando Hubert Considérés au sein de l’armée comme un véritable couteau suisse, spécialisés pour les opérations marine mais également excellents sur terre (CTLO), ils sont l’équivalent des SEAL’s américain, version top tier : la Delta Force. Tout s’emballe le 9 Mai, les ravisseurs et leurs otages font halte près de la frontière malienne, dernière fenêtre d’action potentielle avant que les otages disparaissent à tout jamais. Le Président Macron prononce ces termes : « Raid approuvé » ✅ Les commandos s’élancent de nuit, JVN (vision nocturne) fixées sur le visage, progressant à pas de velour sur environ 200 mètres en terrain découvert, se dirigeant vers un campement de 4 abris. Proche de la première porte, une sentinelle repère le groupe s’approchant, il arme son AK47, donnant l’alerte aux autres ravisseurs qui se préparent également à ouvrir le feu. Le commandant du commando ordonne à ses hommes le « top intervention » tout en précisant « règle d’engagement strictes pas d’ouverture du feu car otages » Ils décident donc de monter à l’assaut sans se servir de leurs armes pour éviter tout dommage collatéral Le premier assaillant est neutralisé à main nue Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello pénètrent dans la première cahutte, tandis que deux autres opérateurs leur emboîtent le pas et sécurisent le couloir qui se présente face à eux, les deux premiers de colonne progressent au bas d’un escalier exiguë Surgit un assaillant qui fait feu immédiatement blessant mortellement les deux commandos de la tête d’assaut Le reste du groupe parvient lors de ces quelques instants funèbres à libérer les otages, tout en neutralisant quatre ravisseurs, deux autres ayant pris la fuite. Cédric de Pierrepont, 33 ans, était chef de groupe commando au commando Hubert Alain Bertoncello, 28 ans, était opérateur du commando Hubert En plus des deux otages français, une américaine et sud coréenne ont été libérées ce jour là L’élite absolue du corps de Marine de la France vient d’échanger, deux précieuses vies de ses frères d’armes, afin d’en libérer quatre autres. L’hommage national a eu lieu le 19 Mai 2019, sillonnant le pont Alexandre III puis entrant dans la cour des invalides. Pierre et Alain sont rentrés à la maison, portés à l’épaule par leurs frères d’armes, reliés symboliquement par une sangle de vie de nageurs de combat. Ils sont promus premiers maîtres et faits chevaliers de la Légion d’honneur à titre posthume. Dans cette opération, Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont ne sont pas tombés dans un échange de tirs lointain : ils ont choisi d’aller au plus près, dans l’obscurité, au contact direct, afin de préserver la vie des otages avant la leur. Leur engagement illustre une forme rare d’abnégation : accepter volontairement de porter le danger pour que d’autres n’aient jamais à le subir. À cet instant, l’objectif dépasse la carrière, la gloire ou même l’instinct de survie, il ne reste que la mission, les frères d’armes, et la conviction que certaines vies doivent être sauvées, quel qu’en soit le prix. C’est peut-être cela, au fond, le sens ultime du service : consentir librement au sacrifice possible, non par goût du danger, mais parce que protéger les autres passe avant sa propre sécurité. Ne jamais oublier 🤍🤍

FinTales 🍀

30,921 次观看 • 4 个月前

🇫🇷 12 juillet 1961, le Général de Gaulle s'adresse aux Français pour rappeler les raisons de l'autodétermination de l'Algérie et le sens de sa politique : « Cet immense effort intérieur pour la puissance et la prospérité nous détermine à employer nos propres moyens chez nous. C'est dire que l'entreprise qui consistait naguère à assumer le gouvernement, l'administration, l'existence, de peuples colonisés, est désormais périmée. Comme tout se tient, elle l'est aussi en raison du bouleversement universel provoqué par les deux guerres mondiales, par la conscience prise maintenant par les peuples de ce qu'ils sont, et par leur élémentaire volonté d'indépendance, Pour de multiples raisons, notre intérêt national direct est de nous dégager de charges coûteuses et sans issue, et de laisser nos anciens sujets disposer entièrement d'eux-mêmes. Tant mieux si les rapports nouveaux s'établissent dans l'amitié, dans la coopération, comme c'est le cas pour douze Etats d'Afrique Noire et pour la République Malgache. Mais de toutes les manières, le bon sens, le but, le succès s'appellent : la décolonisation. Il s'agit qu'elle se fasse également en Algérie. L'opération y est particulièrement difficile, parce que de 1830 jusqu'en 1958, on n'avait rien fait pour ménager la solution. Parce que l'insurrection qui est déclenchée depuis tantôt sept ans a compliqué terriblement celle-ci, et parce qu'il se trouve en Algérie une population d'origine européenne de plus d'un million de personnes qui ne sauraient être livrées à la discrétion des autres. Mais puisque la rébellion a multiplié les combats, les attentats, et répandu la terreur, il a fallu que notre armée l'emportât sur le terrain, de telle sorte que la France gardât l'entière liberté de ses décisions et de ses actes. Ce résultat est atteint, de telle sorte que nous pouvons prendre sur place maintes mesures d'apaisement. Commencer à transférer dans la métropole d'importantes unités. Envisager de réduire de plusieurs semaines, à partir de septembre prochain, la durée du service militaire en virant sur l'armement moderne l'économie qui en résultera. Cela étant, la France accepte, sans aucune réserve, que les populations algériennes se constituent en un Etat entièrement indépendant. Elle est toute prête à organiser, avec les éléments politiques algériens, et notamment avec ceux de la rébellion, la libre autodétermination. Elle demeure disposée à maintenir son aide à l'Algérie, dès lors que serait assurée la coopération organique des communautés et que seraient garantis ses propres intérêts. Faute de cette association, il lui faudrait, en dernier ressort, regrouper pour les protéger, dans telle ou telle zone, ceux des habitants qui se refuseraient à faire partie d'un Etat voué au chaos, leur procurer les moyens de s'installer dans la métropole si tel était leur désir. Ne plus se mêler en rien du destin de tous les autres et leur fermer l'accès de son territoire. Après quoi elle verrait venir. En tout cas, elle est décidée à cesser d'engouffrer à fonds perdus, en Algérie non plus qu'ailleurs, ses efforts, ses hommes et son argent. Comme je l'ai dit en maintes occasions, et notamment, l'année dernière à Paris, à monsieur le Président Khrouchtchev, si les Soviets veulent comme ils le disent, la détente et la coexistence, qu'ils commencent par les rendre possible, en cessant de menacer. Dans une atmosphère mondiale, qui serait celle de la coopération des Etats et du rapprochement des peuples, alors, un problème comme celui de l'Allemagne perdrait de son acuité, et pourrait, à un moment donné, être considéré objectivement par les puissances intéressées.

🇫🇷 Gaullisme ☨

18,652 次观看 • 2 个月前

#EST_RDC: N.B. Cette photo prise le 16 Janvier 2025, est de Willy Mishiki avec des FDLR et NYATURA dans le territoire de NYIRAGONGO à KANYAMAHORO ( un fief qui était bien connu d'abriter les FDLR-Crap et CMC NYATURA) avant la chute de GOMA dans les mains de la rébellion de l'AFC-M23. En réaction aux bombardements par drones survenus dans la ville de Goma le 11 mars 2026 vers 4h du matin, le député national Willy Mishiki, également président du conseil d’administration des VDP Wazalendo, a reconnu ces frappes et affirmé que les Wazalendo se sont organisés depuis le parc national des Virunga, dans le territoire de Nyiragongo, avec pour objectif déclaré de reprendre la ville de Goma. Ces bombardements par drones ayant visé la ville de GOMA ont causé la mort d’une travailleuse humanitaire de l’UNICEF de nationalité française, ainsi que deux civils, dans le quartier résidentiel de Himbi. Cette déclaration de Willy Mishiki, intervient dans un contexte de reconfiguration militaire dans le parc national des Virunga National Park. Depuis plusieurs jours, des groupes armés dits Wazalendo, notamment des combattantsFDLR, se sont massivement redéployés dans les profondeurs du parc en passant dans le territoire de Nyiragongo. Ces combattants FDLR et d'autres milices associées des wazalendo viennent de Masisi, Rutshuru et Walikale avec d'importantes cargaisons d'armes et munitions de guerre dotées par le gouvernement congolais. Depuis le samedi dernier, cette coalition des FDLR mène des opérations offensives ciblant les positions de l’AFC-M23, combinant attaques directes et embuscades répétées contre des convois civils, et militaires du M23. Ces embuscades ont été signalées sur plusieurs axes stratégiques Kibumba dans le territoire de Nyiragongo, Rugari et Mayi-Moto ainsi que Kimoka, dans le territoire de Masisi, près de Sake. Ces attaques visent également des convois humanitaires, ce qui entraîne régulièrement des pertes humaines, des pillages et une détérioration supplémentaire de la sécurité dans les couloirs humanitaires de la région. ( African Union Moussa Faki Mahamat European Commission 🇪🇺EU at UN-NY SE Evariste Ndayishimiye Hadja Lahbib Bureau of African Affairs Patrick Muyaya Jutta Urpilainen Faure Essozimna GNASSINGBÉ UN Security Council News Senate Foreign Relations Committee Chairman Ministère Des Affaires Étrangères du Qatar Canada Mission UN UK at the UN 🇬🇧🇺🇳 Canada et l'UE 🇨🇦🇪🇺 Senate Foreign Relations Committee Chairman Michael Imran Kanu, SJD Johan Borgstam Treasury Secretary Scott Bessent La France à l'ONU 🇫🇷🇺🇳 Jutta Urpilainen Huang Xia 🇺🇳 Countess of Wessex António Costa Josep Borrell Fontelles U.S. Department of State Spokesperson Roberta Metsola Maxime PREVOT Ambassador Mike Waltz Archive: U.S. Rep. Stephanie Murphy MONUSCO William Samoei Ruto, PhD Office of the 4th President of Kenya. João Lourenço Rep. Elise Stefanik Dr. Mokgweetsi E.K Masisi U.S. Senior Advisor for Arab and African Affairs Emmanuel Macron Unofficial Sec-Gen UE en RDC🇪🇺 Volker Türk Maxime PREVOT Olivier J.P. Nduhungirehe Huang Xia 🇺🇳 António Guterres

MAISHA RDC

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🚨 FERRAN TORRES ENVOIE UN MESSAGE AU BARÇA 🗣️ Fabrizio Romano : « Pour la première fois depuis son sacre en Coupe du monde, où il est devenu un héros espagnol grâce à son but contre l’Argentine, Ferran Torres s’est exprimé sur son avenir. Interrogé par NBC Entertainment sur l’intérêt du Paris Saint-Germain, il a déclaré : « Quand de grands clubs veulent vous recruter, c’est toujours très positif. Si Barcelone veut me garder, il faudra en discuter. Tout est une question de dialogue. Ils doivent me montrer qu’ils m’aiment. S’ils m’aiment, c’est le plus important. En football, on ne sait jamais ce qui peut arriver. » Ferran Torres n’a donc pas affirmé publiquement : « Je veux rester au Barça » ou « mon avenir est à Barcelone ». Au contraire, il a laissé toutes les portes ouvertes. La raison ? Ses représentants continuent de discuter avec le Paris Saint-Germain, qui pousse pour recruter l’attaquant espagnol. Le club parisien considère Ferran Torres comme une possibilité concrète et réaliste. Du côté du Barça, la position est claire : Ferran Torres n’est pas à vendre. Le club n’acceptera un départ que si le joueur demande lui-même à partir et explique vouloir ouvrir un nouveau chapitre dans sa carrière. Dans ce cas, Barcelone ne retiendra pas le joueur contre sa volonté. Sinon, Ferran Torres restera un joueur du Barça. La décision finale dépend donc de Ferran Torres, tandis que le PSG reste attentif à la situation. »

Mercato Blaugrana

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L'alarme et le silence : Vol Helios 522 Le 14 août 2005, peu avant midi heure locale, deux F-16 de l'Armée de l'air hellénique, interceptent un Boeing 737-300 au-dessus de l'île de Kéa, en mer Égée. L'avion, immatriculé 5B-DBY et baptisé Olympia, décrit des cercles à 34 000 pieds dans le circuit d'attente de l'aéroport d'Athènes. Il ne répond à aucun appel radio depuis plus de deux heures. Ce que les pilotes de chasse voient en s'approchant est une image qu'aucun briefing ne prépare à recevoir. Les masques à oxygène passagers pendent dans la cabine. Le siège gauche, celui du commandant, est vide. Une silhouette est affaissée sur les commandes droites, retenue par les bretelles de son harnais. Aucun signe de vie. Vingt minutes plus tard, un homme apparaît dans le cockpit. Il s'assied au siège gauche, lève la main vers les F-16, pointe le doigt vers le bas. Quelques instants après, le moteur gauche s'éteint, faute de carburant. Le moteur droit suit. Le Boeing 737 entame sa descente finale, non pas vers la piste 03L d'Athènes, mais vers une colline boisée près du village de Grammatiko, à trente-trois kilomètres de l'aéroport. À 12 h 04, le 5B-DBY percute le relief. Il n'y a aucun survivant parmi les cent vingt et une personnes à bord. L'accident du vol HCY522 est le plus meurtrier de l'histoire aéronautique grecque. Ce n'est ni un attentat, ni une défaillance structurelle, ni une panne moteur. C'est l'histoire d'un avion qui a fait tout ce qu'il devait faire, et d'un équipage qui n'a jamais compris pourquoi. Le sélecteur et les trois chances manquées Le 5B-DBY a un passé. Huit mois avant l'accident, le 16 décembre 2004, l'avion subit une décompression rapide en vol. Les masques se déploient, l'équipage descend à 10 000 pieds, les passagers se posent sans blessure grave. L'événement est consigné dans le Technical Log : « Rapid decompression. Descent to 10 000. Pax O2 deployed. » Un ingénieur au sol d'ATC Lasham, le prestataire de maintenance agréé, intervient à Larnaca. Le problème est attribué à la porte de service arrière droite (R2). L'avion est remis en ligne. Le soir du 13 août 2005, le 5B-DBY arrive de Londres Heathrow. L'équipage de cabine signale à nouveau un problème sur la porte R2 : un joint gelé et des bruits anormaux. Un ingénieur au sol effectue un test de pressurisation au sol. Pour réaliser ce test sans démarrer les moteurs, il positionne le sélecteur du système de pressurisation cabine (CPCS) sur MAN, position manuelle. Le test terminé, l'ingénieur ne remet pas le sélecteur sur AUTO. Le Boeing Aircraft Maintenance Manual prescrit, à la fin de la procédure, de « remettre l'avion dans sa condition initiale ». La formulation ne mentionne pas explicitement le retour du sélecteur de pressurisation en position AUTO. C'est une ambiguïté documentaire, un trou dans le fromage au sens exact de Reason. Le lendemain matin, le vol HCY522 est confié au commandant Hans-Jürgen Merten, cinquante-neuf ans, ancien pilote d'Interflug puis d'easyJet, totalisant 16 900 heures de vol dont 5 500 sur Boeing 737. Son copilote est Pampos Charalambous, cinquante et un ans, 7 549 heures dont 3 991 sur type. L'enquête révélera que ce dernier avait un historique documenté de non-conformités aux procédures opérationnelles standard. Le sélecteur de pressurisation se trouve sur le panneau supérieur du cockpit (overhead panel), hors du champ visuel direct des pilotes. Il est petit, discret, rarement manipulé en opération normale, justement parce qu'en position AUTO, le système fonctionne de manière transparente. Le matin du 14 août, l'équipage effectue trois procédures successives (la check-list prévol, la check-list after-start et la check-list after-takeoff) qui incluent chacune, directement ou indirectement, une vérification de la configuration du système de pressurisation. À trois reprises, le sélecteur en position MAN n'est pas détecté. Le vol HCY522 décolle de Larnaca à 9 h 07, heure locale d'été d'Europe de l'Est. Le sélecteur en position MAN, la vanne de décharge reste figée à 14,54° d'ouverture, la position dans laquelle elle avait été laissée après le test de maintenance. Les packs de climatisation, eux, continuent de tourner normalement : de l'air pressurisé entre dans la cabine. Mais la vanne en laisse sortir davantage qu'il n'en entre. Le résultat est une pressurisation résiduelle, insuffisante, qui produit une montée de l'altitude cabine plus lente que celle de l'avion. C'est le pire des scénarios : pas une décompression brutale, qui se signalerait d'elle-même par la douleur aux oreilles et le brouillard, mais une fuite progressive, silencieuse, que rien dans les sensations physiques de l'équipage ne vient signaler. L'alarme à deux voix À 06 h 12 min 38 s UTC, l'avion traverse les 12 040 pieds en montée. L'altitude cabine, insuffisamment pressurisée, franchit le seuil des 10 000 pieds. L'alarme d'altitude cabine retentit dans le cockpit. C'est un signal intermittent, un son aigu, répétitif, impossible à ignorer. Le problème est que ce son est rigoureusement identique à celui de l'alerte de configuration décollage (takeoff configuration warning), qui signale une mauvaise configuration des volets, du trim ou des aérofreins avant le décollage. Sur les Boeing 737 dits « Original » (séries -100 et -200) et « Classic » (séries -300, -400 et -500), les deux systèmes d'alerte partagent le même signal sonore. La seule distinction logique est contextuelle : l'alerte de configuration ne peut se déclencher qu'au sol, puisqu'elle est désactivée par le basculement du capteur air-sol (squat switch) au décollage. En vol, la même alarme ne peut signifier qu'une chose : l'altitude cabine a dépassé 10 000 pieds. Mais le cerveau humain ne fonctionne pas par exclusion logique. Il fonctionne par association. Un son familier déclenche l'interprétation la plus fréquemment associée à ce son dans l'expérience du pilote. Et les pilotes entendent l'alerte de configuration bien plus souvent que l'alerte d'altitude cabine, parce que les erreurs de configuration au sol sont incomparablement plus fréquentes que les pertes de pressurisation en vol. Le commandant Merten contacte le centre opérationnel Helios à Larnaca sur la fréquence compagnie. Il parle d'un problème de takeoff configuration warning. Il mentionne également une alarme Equipment Cooling et un voyant Master Caution. Un ingénieur au sol, au bout du fil, identifie la possibilité d'un problème de pressurisation et pose la question : le sélecteur est-il bien en position AUTO ? Mais la communication est difficile. Le commandant a un fort accent allemand. L'ingénieur est britannique. Les deux hommes ne partagent pas la même langue maternelle, et la dégradation cognitive du commandant a probablement déjà commencé. Le message ne passe pas. Le rapport de l'AAIASB note que, du point de vue des facteurs humains, la focalisation sur une tâche de diagnostic (chercher l'origine du problème de refroidissement équipement) au détriment d'une autre (identifier la signification réelle de l'alarme) est un comportement « entièrement plausible et déjà observé chez des pilotes expérimentés ». C'est un cas classique d'attention tunnelisée, aggravé en l'occurrence par le fait que la capacité attentionnelle elle-même est en train de se dégrader. Le commandant se lève de son siège pour vérifier les disjoncteurs à l'arrière du cockpit. C'est le dernier acte cohérent enregistré. Le contact radio avec Nicosie cesse à 9 h 20 min 21 s, à 28 900 pieds. L'avion continue de monter. Il atteint le FL340 à 9 h 23 min 32 s, où le pilote automatique le maintient. La fermeture de la fenêtre Le temps de conscience utile (Time of Useful Consciousness, TUC) est le paramètre qui scelle le sort du vol HCY522. C'est la durée pendant laquelle un individu exposé à une altitude-pression donnée conserve une capacité cognitive suffisante pour agir de manière efficace. À 18 000 pieds d'altitude cabine, le TUC est de vingt à trente minutes. À 25 000 pieds, il chute à trois à cinq minutes. Au FL340 (34 000 pieds, l'altitude de croisière du HCY522), il est de trente à soixante secondes. Mais ces chiffres décrivent une décompression brutale. Dans le cas d'Helios 522, la dépressurisation est lente, progressive, insidieuse. L'altitude cabine monte au rythme de la montée de l'avion, sans discontinuité. Le corps s'adapte, ou plutôt il croit s'adapter. Les premiers symptômes de l'hypoxie (légère euphorie, picotements, sensation de chaleur) sont subtils, non alarmants, facilement attribuables au stress ou à la fatigue. Le médecin aérospatial Dennis Shanahan emploie une expression glaçante pour décrire ce processus : la « happy death ». On ne se sait pas en train de mourir. On ne se sait même pas en train de perdre la capacité de comprendre qu'on est en train de mourir. C'est ce qui fait de l'hypoxie un piège sans équivalent dans l'accidentologie aérienne. Elle ne détruit pas l'avion. Elle ne détruit pas les commandes. Elle détruit l'outil, le cerveau, dont l'équipage a besoin pour diagnostiquer sa propre présence et y répondre. C'est une menace autoréférentielle : la condition elle-même supprime la capacité de la reconnaître. Le vol Helios 522 n'est pas le premier « vol fantôme » de l'histoire. Le 25 octobre 1999, un Learjet 35A transportant le golfeur Payne Stewart décolle d'Orlando pour Dallas. L'avion perd sa pressurisation, l'équipage et les passagers sont incapacités, et le Learjet poursuit sa route en pilote automatique pendant quatre heures à travers six États américains avant de s'écraser dans le Dakota du Sud, à 2 400 kilomètres de sa destination. Six morts. Même mécanisme létal, même silence radio, même interception par des chasseurs constatant l'absence de vie à bord. En Australie, le 4 septembre 2000, un Beech King Air 200 perd sa pressurisation après le décollage de Perth. Les contrôleurs entendent la voix du pilote se détériorer progressivement sur la fréquence avant de sombrer dans le silence. L'avion s'écrase près de Burketown après épuisement du carburant. Dans les trois cas, le schéma est identique : la dépressurisation supprime la conscience avant que la conscience ne puisse supprimer la dépressurisation. Le silence dans la cabine C'est ici que l'histoire du vol HCY522 se sépare de celle de Payne Stewart ou du King Air australien. Parce que le HCY522 est un vol commercial. Il y a un équipage de cabine. L'équipage de cabine compte quatre membres. Parmi eux, la chef de cabine, Louisa Vouteri, trente-deux ans, a remplacé au dernier moment une collègue malade. Haris Charalambous et son compagnon Andreas Prodromou, vingt-cinq ans, ont eux aussi été appelés en renfort juste avant le vol. Le couple projette de se marier. Quand les masques passagers se déploient à 14 000 pieds d'altitude cabine, les PNC font ce que leur formation leur commande de faire : ils enfilent leurs masques, restent à leur poste, et attendent. Ils attendent deux choses. La première est physique : la descente d'urgence. Dans tout scénario de dépressurisation, les pilotes initient immédiatement une descente rapide vers un niveau respirable, typiquement 10 000 pieds. L'équipage de cabine s'attend à sentir l'avion piquer du nez, à entendre les moteurs passer au ralenti, à percevoir la variation de pression dans les oreilles. C'est une signature sensorielle forte, impossible à manquer. La seconde est procédurale : l'appel interphone du cockpit informant la chef de cabine de la nature du problème et des actions en cours. Cette annonce est le lien vital entre l'avant et l'arrière de l'avion. C'est elle qui déclenche le passage de l'équipage de cabine du mode passif (attente d'instructions) au mode actif (assistance, préparation d'urgence, éventuelle intervention). Ni l'une ni l'autre ne vient. L'avion ne descend pas. Il continue de monter. Et l'annonce ne vient jamais. Les masques à oxygène passagers du Boeing 737 fonctionnent par générateur chimique. Leur autonomie est d'environ douze minutes, le temps nécessaire pour qu'un avion descende d'une altitude de croisière vers un niveau respirable. Les postes PNC (jumpseat, offices) sont équipés des mêmes masques : en cas de dépressurisation, la procédure commande à l'équipage de cabine de s'asseoir immédiatement et de se saisir du masque le plus proche, qu'il soit à son poste ou en cabine. Mais il existe aussi à bord, à proximité des jumpseat, d'autres sources d'oxygène : des bouteilles portatives d'O2 thérapeutique et des bouteilles ou cagoules de protection respiratoire, destinées à l'origine aux situations de feu ou de fumée. C'est probablement l'une de ces sources qu'Andreas Prodromou a utilisée pour rester conscient bien au-delà des douze minutes offertes par les générateurs chimiques. Mais les SOP d'Helios Airways ne prévoient pas le scénario d'un cockpit devenu muet. Il n'existe aucune procédure spécifiant ce que l'équipage de cabine doit faire si les pilotes ne donnent aucun signe de vie après un déploiement de masques. Les PNC sont formés à attendre l'annonce. L'annonce ne vient pas. Et la procédure ne dit pas quoi faire quand la procédure ne fonctionne plus. Quiconque a porté l'uniforme de navigant connaît ce territoire. L'équipage de cabine opère dans un cadre procédural strict, construit autour de la transmission d'information par le cockpit. La formation insiste, à juste titre, sur le respect de la chaîne de commandement, sur la discipline des annonces, sur le fait de ne pas encombrer les pilotes en situation d'urgence. Mais cette architecture repose sur un présupposé implicite : que le cockpit est en état de communiquer. Quand ce présupposé tombe, la procédure devient un piège de silence. Andreas Prodromou, plongeur expérimenté et titulaire d'une licence de pilote commercial (CPL), reste conscient plus longtemps que les autres grâce à l'une de ces sources d'oxygène. Il est le dernier être humain conscient à bord du HCY522. Après plus d'une heure (le temps exact reste incertain), il parvient au cockpit. Il s'assied au siège gauche. Le moteur gauche s'est déjà éteint. Le CVR enregistre deux tentatives d'appel Mayday : « MAYDAY, Helios Airways Flight 522 Athens… » Mais les données du FDR montrent que le bouton d'émission radio n'a jamais été pressé. Les appels, captés par le micro ambiant du CVR, ne sont jamais sortis de l'avion. Les F-16 voient l'homme dans le cockpit. Ils voient sa main levée. Ils voient le doigt pointé vers le bas. Et ils voient le deuxième moteur s'éteindre. Andreas Prodromou n'est pas pilote de ligne. Il n'est pas qualifié sur Boeing 737. Même s'il l'avait été, le carburant ne lui laissait que des secondes. La réponse du système L'enquête de l'AAIASB établit que la FAA avait connaissance du problème de l'alarme ambiguë du 737 bien avant l'accident. La NASA elle-même avait signalé le risque de confusion. Boeing avait été informé. Rien n'avait changé. Après l'accident, la réponse réglementaire se déploie en trois temps. En 2006, l'AD 2006-13-13 rend les procédures d'urgence liées à l'alarme d'altitude cabine des « memory items ». En 2008, l'AD 2008-23-07 impose un briefing pré-vol obligatoire rappelant la double fonction de l'alarme. L'EASA publie en 2009 un Safety Information Bulletin notant que, malgré ces mesures, des incidents de confusion continuent de se produire. Ce n'est qu'en 2010 qu'un NPRM propose l'installation de voyants lumineux distincts sur le panneau central du cockpit des séries -100 à -500 (Original et Classic), la mesure de conception qui aurait dû exister depuis l'origine. Entre-temps, la FAA et la base ASRS de la NASA avaient documenté de nombreux cas d'équipages ayant confondu l'alarme d'altitude cabine avec l'alarme de configuration décollage. L'un d'entre eux, rapporté dans le SIB EASA 2009-34, fait état d'un équipage ayant d'abord identifié l'alarme comme un téléphone portable. Cinq ans pour proposer un voyant lumineux sur un panneau d'instruments. Cent vingt et une vies pour établir qu'un principe élémentaire d'ergonomie (deux dangers distincts ne doivent jamais partager le même signal) n'avait pas été respecté dans la conception du Boeing 737. Helios Airways, de son côté, ne survit pas à l'accident. La compagnie est rebaptisée Ajet en mars 2006. En novembre de la même année, le gouvernement chypriote saisit ses avions et gèle ses comptes bancaires. L'exploitation cesse définitivement. Ce que le silence enseigne L'accident du vol HCY522 n'est pas un cas simple. Il serait tentant de l'attribuer à une erreur de maintenance (le sélecteur laissé en MAN), ou à une erreur de l'équipage (les trois checks manqués), ou à un défaut de conception (l'alarme ambiguë). Chacune de ces attributions est vraie. Aucune n'est suffisante. Ce que Helios 522 met à nu, c'est un mécanisme plus profond, que le modèle Swiss Cheese de Reason ne capture qu'imparfaitement. Ce n'est pas seulement que les trous dans les barrières de défense se sont alignés. C'est que la condition latente, le sélecteur en MAN, a déclenché un processus physiologique, l'hypoxie, qui a détruit la dernière barrière active : la capacité de l'équipage à comprendre ce qui se passait et à y répondre. La condition latente génère le mécanisme qui empêche sa propre correction. Le système se referme sur lui-même. Rasmussen éclaire l'autre face du piège. La confusion de l'alarme est un basculement contraint du mode rule-based vers le mode knowledge-based. En mode rule-based, l'équipage associe le son entendu à la réponse la plus fréquente : alerte de configuration. Le passage au mode knowledge-based, comprendre que le même stimulus a une signification différente dans un contexte différent, exige une ressource cognitive de haut niveau, une capacité d'abstraction et de raisonnement que l'hypoxie est précisément en train d'éteindre. Le diagnostic correct reste théoriquement possible, mais de plus en plus improbable à mesure que les minutes passent. La fenêtre de compréhension et la fenêtre de conscience se referment ensemble. Et derrière l'accident immédiat, il y a le cadre organisationnel que Vaughan nous apprend à lire. La décompression de décembre 2004 sur le même avion, en provenance de Varsovie, avec trois passagers hospitalisés, qui n'avait généré ni poursuite ni remise en cause de la culture de sécurité. Les problèmes récurrents de porte de service R2, signalés à nouveau la veille même de l'accident. Les audits EASA, JAA et OACI sur la DCA chypriote, restés sans plan d'action effectif. La dérive silencieuse d'une organisation qui absorbe les signaux précurseurs sans modifier ses pratiques. C'est la normalisation de la déviance, telle que Vaughan l'a théorisée à partir de l'accident de Challenger, appliquée à une petite compagnie méditerranéenne. Le vol fantôme d'Helios 522 est un archétype. Il rejoint le Learjet de Payne Stewart, le King Air de Burketown, et peut-être, si l'hypothèse de l'ATSB australien est correcte, le vol MH370 de Malaysia Airlines, dans la famille des accidents où le silence n'est pas un symptôme mais le mécanisme létal lui-même. L'avion continue de voler. L'équipage a cessé d'exister. Et entre les deux, il n'y a eu qu'une alarme qui sonnait juste, mais que personne n'a su entendre. Sources : Rapport d'accident Air Accident Investigation and Aviation Safety Board (AAIASB), Aircraft Accident Report: Helios Airways Flight HCY522, Boeing 737-31S, 5B-DBY, Grammatiko, Hellas, 14 August 2005, République hellénique, novembre 2006. Directives de navigabilité et documents réglementaires Federal Aviation Administration, AD 2006-13-13, Cabin Altitude Warning/Takeoff Warning, 2006. Federal Aviation Administration, AD 2008-23-07, Pre-flight Briefing on Cabin Altitude Warning, 2008. Federal Aviation Administration, NPRM Docket No. FAA-2010-0215, Installation of Separate Visual Indicators for Cabin Altitude and Takeoff Configuration Warnings on Boeing 737-100 through -500, 2010. European Aviation Safety Agency, Safety Information Bulletin SIB 2009-34, Cabin Altitude Warning/Takeoff Configuration Warning, 2009. Rapports d'accidents satellites National Transportation Safety Board, Aircraft Accident Brief: Learjet Model 35, N47BA, near Aberdeen, South Dakota, October 25, 1999, NTSB/AAB-00/01, 2000. Australian Transport Safety Bureau, Investigation Report B/2000/3479: Beechcraft Super King Air 200, VH-SKC, Burketown, Queensland, 4 September 2000, 2001. Ouvrages Negroni, Christine, The Crash Detectives: Investigating the World's Most Mysterious Air Disasters, Penguin Books, New York, 2016. Reason, James, Managing the Risks of Organizational Accidents, Ashgate, Aldershot, 1997. Rasmussen, Jens, « Skills, Rules, and Knowledge: Signals, Signs, and Symbols, and Other Distinctions in Human Performance Models », IEEE Transactions on Systems, Man, and Cybernetics, vol. SMC-13, n° 3, 1983, pp. 257-266. Vaughan, Diane, The Challenger Launch Decision: Risky Technology, Culture, and Deviance at NASA, University of Chicago Press, Chicago, 1996. Article académique Maditinos, Zinonas & Vassiliadis, Chris, « Air Transport Service Harm Crisis: The Case of Helios Airways Tragedy », Journal of Hospitality & Tourism Cases, vol. 4, n° 1, 2015, pp. 26-35. #Avgeek #Helios522 #AviationSafety 📽️ : Extrait « Mayday Dangers Dans le Ciel »

François Negroni

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🇫🇷 21 juillet 1945, le Général de Gaulle se rend à Brest, totalement détruite, il prononce un grand discours sur l'avenir constitutionnel de la France dans lequel il refuse une Assemblée toute puissante : « Brest sort des pires douleurs, comme la France émerge du plus grand drame de son Histoire. Mais, quelles que puissent être les nécessités sous lesquelles nous sommes courbés, il nous faut parfois lever la tête et porter nos regards au loin. Tout nous engage à le faire ici, car je ne crois pas qu'il existe un seul point de la terre de France où l'on ne discerne mieux qu'à Brest ce que sont, pour notre peuple, les devoirs du présent et de l'avenir. Je dis : les devoirs du présent ! Ah ! les ruines qui nous entourent nous les font voir sous une dure lumière ! Voici cette grande ville maritime de France, détruite presque de fond en comble, abritant dans ses décombres une population résolue à rebâtir la cité, mais freinée dans son ardeur par le manque de moyens. Sans doute, nous trouvons-nous ici en un lieu qui a subi le paroxysme de l'épreuve. Mais, si les blessures reçues par la patrie ne l'ont pas atteinte, dans l'ensemble, aussi profondément que Brest, sa chère fille, il est bien vrai cependant que la France entière est blessée. La grande tâche, la tâche sacrée, la tâche nationale, s'appelle la reconstruction. J'ai dit : les devoirs de l'avenir ! l'Océan qui bat, tout d'ici, l'extrémité des terres les plus avancées de Bretagne no ! rappelle quel rôle insigne l'évolution du monde confère à not pays. Nous ne sommes plus seulement, comme jadis, les gardiens du Rhin face aux ambitions germaniques, ou la base de départ du monde occidental vers l'Afrique et vers l'Orient. Nous sommes aussi le cap de l'Europe, tourné vers l'Amérique. Ne fut-ce pas là la raison profonde des deux grandes batailles de France dont la première faillit sceller le destin de l'Occident et dont la seconde assura la victoire de la liberté ? N'est-ce pas là l'explication des ruines de cette noble ville, à la possession de laquelle devaient nécessairement s'acharner les oppresseurs et les libérateurs ? N'est-ce pas là, enfin, le motif qui nous impose pour l'avenir une vigilance rigoureuse, afin que, dans l'indépendance, nous soyons le trait d'union entre les deux mondes et non point, dans l'abandon, un enjeu ou un champ de bataille ? Ah ! certes, oui ! c'est ici qu'apparaissent en pleine clarté les grandes leçons qui doivent, pour longtemps, commander notre effort. Il suffit d'évoquer cela pour mesurer l'importance vitale que vont revêtir, pour la France, les institutions nouvelles qu'elle est appelée à se donner. Sans doute, les meilleures institutions n'ont-elles de valeur qu'en fonction des hommes qui les appliquent. Mais, inversement, quoi que ces hommes puissent valoir, leur activité ne porte de bons fruits que dans un cadre qui s'y prête. Sans vouloir encore, aujourd'hui, développer quelles dispositions je souhaite, pour ma part, voir inclure dans la Constitution future de la Quatrième République, je dirai que celle-ci devra se prêter aux réformes larges et profondes qui s'imposent aux temps nouveaux, dans les domaines administratif, économique, social, moral et impérial. Mais elle devra, en même temps, favoriser cette continuité des desseins de l'État, cette force dans leur exécution, cette assurance pour les faire valoir, dont un grand pays moderne ne saurait plus se passer. Mais, quel peut être l'instrument qualifié pour élaborer nos institutions nouvelles ? Sur ce point capital j'ai déjà fait connaître publiquement quelles sont les solutions concevables et quelle est celle que je considère comme la meilleure pour le pays. Je veux la redire aujourd'hui, au milieu des ruines et des espérances de Brest martyrisée au service de la patrie. Avant 1940, nous avions une Constitution. Il nous est possible d'y revenir, au départ, c'est-à-dire d'élire une Chambre et un Sénat qui pourront, en se réunissant, élaborer une Constitution nouvelle.

🇫🇷 Gaullisme ☨

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