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⚪️⚫️ 𝗟𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗴𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗣𝗮𝘂𝗹𝗼 𝗗𝘆𝗯𝗮𝗹𝗮 𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝗽𝗿𝗲𝘀𝗾𝘂𝗲 𝟭𝟬 𝗔𝗡𝗦… 🇦🇷🎞️ On parle beaucoup de Kenan Yıldız, aujourd’hui le meilleur joueur de la Juve ! Mais la hype autour de Dybala, c’était clairement un autre délire 😅 [🎥 Téléfoot]

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𝗘𝗧 𝗦𝗜 𝗟'𝗔𝗟𝗟𝗘𝗠𝗔𝗚𝗡𝗘 𝗡'𝗘́𝗧𝗔𝗜𝗧 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗨𝗡𝗘 𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗘 𝗡𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 ? 🇩🇪📉 Dans notre dernier Aliotalk, Dave Appadoo s'est exprimé sur le déclassement de l'Allemagne. « 𝗜𝗹 𝘆 𝗮 𝘂𝗻 𝘃𝗿𝗮𝗶 𝗱𝗲́𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹'𝗔𝗹𝗹𝗲𝗺𝗮𝗴𝗻𝗲. C'est paradoxal parce que pour le coup, ils ont pas mal de jeunes, beaucoup de talent. 𝗖'𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗳𝗼𝗼𝘁𝗯𝗮𝗹𝗹 𝘁𝗿𝗲̀𝘀 𝗰𝗵𝗼𝘂𝗲𝘁𝘁𝗲. Mais depuis l'Euro 2016, 𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗲 𝗰𝗮𝘀𝘀𝘂𝗿𝗲. 2018, c'est une tragédie. 2022, c'est un échec. ❌ Le dicton à l'époque : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹'𝗔𝗹𝗹𝗲𝗺𝗮𝗴𝗻𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗺𝗮𝘂𝘃𝗮𝗶𝘀𝗲, 𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗲𝗻 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗹𝗲. Quand elle est bonne, elle la gagne. Aujourd'hui, tu ne vas plus à l'ombre de ça. C'était un football qui formait très bien 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝘀𝘂𝗿𝗳𝗮𝗰𝗲𝘀. Des grands 9⃣, des grands gardiens, de très grands centraux. 𝗧'𝗮𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝘁𝗿𝗼𝗽 𝗰̧𝗮. Ils n'ont pas de buteur. La question des gardiens se pose derrière 𝗡𝗲𝘂𝗲𝗿, qui n'est plus le Neuer de 2014. [...] À l'époque, ils avaient un buteur qui s'appelle 𝗞𝗹𝗼𝘀𝗲. 𝗟𝗲 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗯𝘂𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗹'𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗼𝘂𝗽𝗲 𝗱𝘂 𝗠𝗼𝗻𝗱𝗲. Aujourd'hui, c'est qui le 9 de l'Allemagne ? »

Aliotalk

29,866 Aufrufe • vor 1 Monat

Il y a 5 ans le covidisme démarrait, notre mouvement Les Patriotes organisera une centaine de manifestations dès 2020 pour réveiller les Français, secouer les parlementaires endormis et porter une autre voix, de liberté et d’espoir, dans l’univers totalitaire d’alors ! Il n’y avait aucune opposition officielle : il a fallu la construire. Beaucoup de collectifs, d’associations ont très vite vu le jour, un vrai écosystème de Résistance, réalisant un travail absolument magnifique de terrain et sur les réseaux ! Beaucoup continuent aujourd’hui. Quelle force ! Du côté des mouvements politiques, en dehors des Patriotes aucun n’a bougé sur le terrain. C’est sidérant, et je remercie encore chaleureusement l’ensemble des bénévoles, militants, résistants Patriotes qui ont permis alors ce grand sursaut ! Cette superbe solidarité ! On avait organisé la grande manif historique du 17/07/2021 : quel souvenir ! Idem pour l’Union sacrée en janvier 2022 ! (cf vidéo ⤵️). Et tant d’autres avant et depuis. Beaucoup se disent résistants aujourd’hui, mais peu l’étaient vraiment alors. On fut d’abord invisibilisés, puis attaqués, violemment calomniés, mais personne n’a cédé. On a tendu le micro à plus de 300 personnes en manif, connues ou pas du tout, de tous horizons, pour que la France les entende. ➡️ Aujourd’hui on n’a rien oublié. Les coupables devront être jugés. Et notre force de résistance et de mobilisation est intacte : aujourd’hui toute entière tournée vers le sauvetage de la Paix face aux mêmes fous qui veulent la guerre ! L’urgence vitale ! La résistance, plus que jamais la résistance ! L’amour de la France plus que jamais l’amour de la France ! 🇫🇷🇫🇷🇫🇷

Florian Philippot

47,611 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨 Un train peut-il changer de nature en cours de route ? En France, oui. Bienvenue dans l’absurde bureaucratique. C’est une histoire vraie. Un homme prend le RER D, en toute bonne foi, avec un titre de transport valable. Mais voilà : à mi-parcours, le train change de catégorie. Ce n’est plus un RER, c’est un TER. La SNCF l’a décidé. Résultat ? Le même train, la même rame, le même trajet, mais une autre étiquette. Et comme il n’a pas de billet TER, notre passager devient soudainement… un fraudeur. Ce n’est pas une blague. C’est la France. Le pays où l’on ne simplifie rien, mais où l’on sanctuarise le formulaire. Où le citoyen, s’il n’a pas suivi la transformation métaphysique de son train, est en infraction. C’est Kafka sur rails. Un délire technocratique pur jus, où l’on invente de la complexité non pour mieux servir, mais pour mieux punir. Et pendant ce temps, tout le monde fait semblant de ne pas voir que l’administration devient une machine à pièges. On vous vend la mobilité, mais on vous facture l’inattention. On vous parle d’un service public, mais on vous sanctionne comme si vous étiez un criminel dès que vous n’avez pas validé la bonne nuance de transport. Ce témoignage n’est pas isolé. Il est le symptôme d’un système qui ne sert plus l’usager mais le broie. Alors oui, rions jaune devant cette vidéo. Mais sachons ce qu’elle révèle : un pays où l’absurde est devenu procédure, et où l’on finit par douter de sa propre réalité parce qu’un contrôleur vous annonce que le train a changé d’espèce.

ChienSurpris

136,912 Aufrufe • vor 1 Jahr

Il y a des hommes qui marchent seuls, non par orgueil, mais parce qu'ils refusent de céder leur liberté. Juan Branco ✊ semble être de ceux-là. Mais ce qu’il dit ici va plus loin. Ce qu’il revendique, ce n’est pas une solitude hautaine, mais une force rare, précieuse, forgée dans l’indépendance absolue. Ne pas avoir de fil à la patte. Ne rien devoir à personne. Ne pas s’incliner devant les cercles invisibles qui fabriquent les figures du pouvoir. Qui, aujourd’hui, peut en dire autant ? Dans ses mots, on sent la fierté de quelqu’un qui a payé cher pour sa liberté. Il parle de "coût", de sacrifices, de batailles invisibles. Mais cette liberté n’est pas un trophée qu’il garde jalousement. Elle devient un don. Une arme partagée. Car il n’existe pas sans ceux qui le suivent. Et ce qu’il construit ne lui appartient pas. Il parle d'une "véritable souveraineté", mais ce n’est pas la sienne : c’est celle des citoyens. Une souveraineté bâtie sur la confiance et la vérité, sur cette idée que le pouvoir ne se prend pas, il se reçoit. Et puis, il y a cette phrase, empruntée à Malcolm X : "Je suis déjà mort." Une phrase qui glace et inspire tout à la fois. Parce qu’elle porte en elle un engagement total, sans retour possible. Branco ne parle pas ici de son ambition, ni de sa vie. Il parle de ce qui reste quand on a tout donné : le projet, le rêve, le legs. Ce qu’il veut, ce n’est pas un trône, mais une construction. Un espace où l’on peut enfin respirer, librement. Et alors, dans ces mots, on entrevoit autre chose. Un possible. Un chemin. Une voix différente, qui ne se plie ni ne rompt. Pas un leader qui gouverne, mais un bâtisseur qui ouvre la voie. Peut-être est-ce cela, aujourd’hui, qui manque le plus. Et peut-être est-ce là que tout commence... À nous de voir.

Laura Py

103,489 Aufrufe • vor 1 Jahr

Didier Bourdon, l'Inconnu qui conquiert la France (mais dont Paris ne parle pas) C’est le cas typique de l’acteur dont on ne parle pas beaucoup, mais qui imprègne la société l’air de rien. Depuis 2021, Didier Bourdon a figuré au générique de 16 films, dont deux ont fait autour d’un million d’entrées ; deux au-dessus de 2 millions d’entrées et un, même, au-dessus de 4 millions ! Un succès non négligeable, donc, mais qui passe, en grande partie, sous les radars de la conversation parisienne. Peut-être, déjà, parce que le comédien joue dans des films qui cartonnent surtout hors de la capitale. Comment je le sais ? Eh bien, parce qu’il existe un indicateur que je scrute régulièrement, et qui mesure le rapport entre les entrées « France entière » et celles enregistrées à Paris. Et grâce à la société ComScore qui a bien voulu remonter dans l’historique de ses données pour les besoins de cette chronique, je peux vous dire que sur les 16 films qu’a tournés Didier Bourdon depuis 2021, treize ont un coefficient Paris-Province trois fois supérieur à ce qu’il est en moyenne. Didier Bourdon est donc l’un des acteurs préférés de la France hors métropoles, celle dont beaucoup parlent en disant « les territoires » et en prenant des airs désolés. Sachez qu’en plus de ce succès au cinéma, le comédien a par ailleurs incarné le personnage principal du « Daron », une série diffusée en prime time ces deux dernières années sur TF1. Et qu’il apparaît même dans un clip du chanteur marseillais Soprano Au fil des années, le comédien a façonné un personnage. J’en ai trouvé un bon résumé sur un le Gorafi (le site satirique). Récemment, pour se moquer de la frénésie de tournage de l’acteur, le Gorafi lui consacrait un faux article, titré ainsi : « Par erreur, Didier Bourdon joue deux fois dans le même film ». C’est vachard, mais c’est le principe. A l’intérieur du faux article, on pouvait trouver néanmoins cette description de son personnage récurrent : « Un Français, dans la force de l’âge, qui se retrouve confronté à un monde qu’il ne connaît pas. » C’est très juste. De Fernand Raynaud à Michel Galabru en passant par les immenses Bourvil, De Funès, ou Carmet, la culture populaire a toujours eu besoin de son Monsieur Michu dépassé par les événements, pour exorciser les angoisses du moment. Aujourd’hui, Christian Clavier en incarne le versant bourgeois ; Didier Bourdon, le versant classe-moyenne et populaire. A travers lui, c’est une façon pour beaucoup de Français de rire d’eux-mêmes, sans pour autant se sentir méprisés par un regard en surplomb. Didier Bourdon, c’est la joie de l’autodérision.

Anne Rosencher

120,328 Aufrufe • vor 4 Monaten

Je sais que ça peut paraître contre-intuitif ou un peu abstrait pour certains, mais la bureaucratie et les administrations conduisent aujourd’hui à un niveau de connerie absolument sidérant en France. Plus on remonte les anomalies de procédure, plus ça devient ridicule. Je vous rappelle qu’on parle parfois d’un courrier envoyé sans le bon tampon “urgent”, d’un service qui attend un papier d’un autre service, d’un tribunal qui doit transférer un dossier à un autre parce que ce n’est pas exactement lui qui doit s’en occuper. On parle de mails, de formulaires, de parapheurs, de procédures qui font perdre un temps fou. Putain, un temps fou pour rien. Et au bout du bout, qu’est-ce qu’on obtient ? Des criminels toujours en liberté. Imaginez le nombre de personnes ayant déjà fait l’objet de signalements, de plaintes ou de procédures, mais pour lesquelles il ne se passe absolument rien parce que le dossier est coincé quelque part dans la machine administrative. L’administration française est en train de se retourner contre ses propres citoyens. À force de privilégier la procédure au résultat, elle finit par ne plus assurer sa fonction première. Par contre, quand une consigne descend du gouvernement, là tout fonctionne. Là, la hiérarchie est respectée. Là, ça obéit beaucoup plus vite. Ce qui signifie qu’au moment d’exercer le régalien au service des citoyens, il n’y a plus personne. Parce que les citoyens ne décident pas. Ils ne font pas partie de la chaîne de commandement. Vous voyez, à la fin, c’est toujours un problème politique. Et c’est extrêmement grave. À un moment donné, il va falloir redonner directement du pouvoir aux citoyens. Parce que continuer avec une machine administrative qui tourne sur elle-même sans rendre de comptes à ceux qu’elle est censée servir, ce n’est plus possible.

ChienSurpris

14,738 Aufrufe • vor 1 Monat

Hier on s'est regroupé à une quinzaine de joueurs pour faire des conneries sur SpaceCraft et franchement on en parle pas assez de la technique derrière cette Early Access : - Déjà le côté MMO ou l'on se donne RDV sur telle planète à tel endroit, pas besoin de grouper, pas de temps de chargement, pas besoin de se prendre la tête, ça fait grand bien. - Les perfs restent bonnes malgré le nombre de personne sur place. - Très peu de TP (sauf à très grande vitesse avec le boost) entre les joueurs. - Aucune fucking désync avec le sol. Pas de mort par surprise. Les dégâts de collision sont punitifs mais pas frustrants, on peut anticiper et aller réparer avant la catastrophe. - Grosse sensation de vitesse. - Planetary tech simple mais propre. On le sait, le studio va développer plus de diversité par la suite mais les reliefs de base sont très sympa et les textures jolies. - Gestion des LOD/Clipping ultra bonne. J'en ai fait des jeux de pilotage, et j'ai rarement vu un défilement du sol aussi propre à de telles vitesses. - Des nuages volumétriques qui font le taff sans bouffer 14 cartes graphiques (on en voit pas trop sur mon extrait mais y'a des planètes avec beaucoup plus de nuages) Dans les points négatifs, oui le modèle de vol doit être amélioré : plus d'inertie, quitte à avoir moins de vitesse en surface de planète. Contrôles du roll + joysticks / manette (minimum), facetracking, etc. Pas besoin d'un truc full simulation. Juste plus de liberté et de sensations. On aurait à la fois un MMO avec une technique avancée, un gameplay riche et coopératif, et en plus de ça un jeu de pilotage vraiment fun. Alors certes #SpaceCraft a encore besoin de travail pour devenir mature mais la matière de base est incroyablement bonne (et dans ce poste je ne parle même pas du core gameplay qui m'a pris 50h de ma vie ces 5 derniers jours 😅). Bravo Shiro Games, hate de voir ce que vous allez faire pour la suite 👀 Prochaine étape, fidéliser vos joueurs passé la première vague de hype !

Terada

27,494 Aufrufe • vor 28 Tagen

❤️💙🎙️🇪🇸 Luis Enrique : «L’amour des fans vous donne-t-il envie de vous installer durablement au club ? Depuis le premier jour, le soutien du président, du directeur sportif et des supporters a été limpide. Si on fait le même exercice avec la presse, c’est différent, je comprends (rires). La vie d’un entraîneur est difficile : tu gagnes trois matchs, tu es le meilleur ; tu perds, et tu es à côté de la tour Eiffel prêt à chuter. Ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est faire rêver les supporters. On parle souvent avec les joueurs de notre capacité à faire rêver les gens grâce à notre travail. Pouvez-vous nous expliquer la consigne donnée à Matvey Safonov de dégager en touche, mercredi à Munich ? Ce qui est important pour les fans, c’est que l’équipe gagne. Je pense que nos supporters aiment la manière dont nous jouons. On peut parler des détails, mais je n’ai pas l’intention de donner des informations à nos adversaires. On cherche simplement à trouver la meilleure solution pour gagner les matchs.. Les petits détails devant les journalistes, ça ne m’intéresse pas. Zaïre-Emery est-il meilleur latéral droit ou au milieu ? Il peut jouer partout, c’est incroyable. C’est un vrai exemple. Il joue partout, tout le temps, même blessé… Quel niveau ! Où qu’il soit sur le terrain, il est important pour l’équipe. Comment avez-vous réussi à faire de ce PSG une vraie famille ? En tant qu’entraîneur, rien. Cela dépend de l’éducation de mes joueurs, de ce qu’ils ont intégré grâce à leur famille. Les joueurs passent beaucoup de temps ensemble, ils s’appellent « brothers » ou autre… C’est un vrai plaisir de vivre ça et d’être dans une grande famille comme le PSG, sans oublier les salariés, des intendants à la sécurité. Les absences de plusieurs joueurs ce dimanche vont-elles permettre de faire monter des Titis ? Il y aura des Titis, c’est sûr ! Et j’espère qu’aucune erreur ne sera critiquée comme celle de Pierre (Mounguengue) la semaine dernière. On en a parlé, c’était catastrophique, mais aucun joueur présent dans le point médical n’a quelque chose de grave. C’est simplement la conséquence du niveau d’intensité que l’on vient d’affronter. Rien de grave.» 🌍 Conf.

Paris No Limit

38,767 Aufrufe • vor 2 Monaten

Je vous parle d’un temps… ⏱️ Dans ce grand hall de Paris-Montparnasse, il y avait ce rituel presque sacré, 20mn avant départ. On entendait des clacs francs, et les vrac-vrac secs quand une rangée entière de palettes basculait d’un coup. Toute la salle des pas perdus semblait retenir son souffle. Les voyageurs levaient les yeux d’un même mouvement, presque instinctif. On guettait la première lettre qui tombait, puis le mot qui se formait lettre après lettre, palette après palette : NANTES, RENNES, BORDEAUX, QUIMPER… Chaque destination naissait dans un petit concert de ferraille et de peinture usée. Dans la sono crachait un vieux son indiquant que le Quimper partait voie 4. Certains restaient plantés là, valise au pied, et encre le reste de cigarette aux lèvres pour les uns, ticket plié dans la main pour les autres, à compter les secondes entre chaque basculement. On souriait quand la bonne ville apparaissait enfin, on pestait gentiment quand c’était une autre qui s’affichait en premier. Et quand le numéro de voie surgissait en bas, tout le monde partait d’un pas un peu plus vif, le cœur battant au rythme de ces vieilles mécaniques Solari. C’était du temps où l’information voyageuse ne tombait pas du ciel numérique, mais se gagnait à force de cliquetis patients. Un petit théâtre de métal et d’attente partagée, où le simple fait d’entendre tourner les palettes suffisait à rendre le voyage déjà commencé. Aujourd’hui les écrans sont silencieux. Trop. Il manque ce frisson métallique, ce suspense de vingt minutes où toute une gare, l’espace d’un instant, regardait le même mur avec la même impatience enfantine. Et parfois, quand le vent porte encore un lointain écho de clac-clac dans mes souvenirs, j’ai l’impression d’entendre Montparnasse respirer comme avant. 🎥 Regards Passés

𝔍ulien

286,395 Aufrufe • vor 6 Monaten

Depuis le début de la guerre on parle beaucoup de la remontée de l’antisémitisme. On peut, et c’est mon avis, ne pas être d’accord avec le terme de « remontée ». Depuis le début des années 2000, l’antisémitismes et de nouveau bien installé en France. Sur beaucoup de plateau, des journalistes posent la question : « d’où vient cette antisémitisme » ? Les réponses sont généralement l’extrême droite, l’extrême gauche ou l’islam radical selon la paroisse de l’invité. J’aimerais en apporter une autre, qui est pour moi beaucoup plus dangereuse. La désinformation latente. Je ne parle pas bien sûr de la propagande de tel ou tel groupuscule, mais de ces petites phrases glissées ici et là par des gens complètement lambda. Je vais donner deux exemples simples. Avant ça, je précise que je n’ai pas la moindre indication que leurs auteures soient antisémites, rien ne permet une telle affirmation donc du calme dans les commentaires. Exemple 1 : Dans le livre « Les petites reines » de Clémentine Beauvrais vous trouverez page 205 « il y a les Juifs et les Palestiniens […] au lieu que les Juifs tuent les Palestiniens tout le temps » (je mets en photo). Ce livre est recommandé par l'Éducation nationale en classe de 5e. Donc les enfants y ont accès dans beaucoup de classe en France. Pour un élève de base, c’est un fait établi, les Juifs tuent les Palestiniens tout le temps ! Exemple 2 : Le film « Présidents » avec Jean Dujardin, film d’Anne Fontaine. En plein milieu du film et sans aucun rapport, le héros dit cette phrase : « on oubliait complètement qu’elle avait passé sa jeunesse à mitrailler des adolescents palestiniens » (je mets la vidéo). Ces petites phrases, factuellement fausse sont un vrai terreau pour l’antisémitisme. N’importe quelle personne normalement constituée qui est abreuvé de ce genre de phrase peut être amener au mieux à se méfier au pire à haïr les juifs. L’antisémitisme existera toujours, nous ne sommes pas obligés de le nourrir …

Benjamin

26,105 Aufrufe • vor 2 Jahren

Périscolaire : un silence criminel à Paris ! J’ai cru que la couverture de l’affaire de Bétharram était juste. Massive, implacable, nécessaire. Pendant des semaines, on a disséqué l’omerta, la douleur des victimes, la responsabilité de Bayrou. Ce traitement était légitime. Les faits étaient graves. Mais aujourd’hui, j’étouffe de rage. Parce que ce qui se passe en ce moment dans les écoles et le périscolaire de Paris est d’une violence infiniment plus abjecte. Et la presse, dans sa grande majorité, a choisi le silence, la litote, ou l’enfouissement en page 14. Je viens d’entendre des témoignages qui glacent le sang. Des enfants de trois 3, 4, 5 ans. Des petits. Ils rentrent chez eux couverts de bleus. Ils ont été violés. Ils ont été pénétrés. Ils ont mal. On leur a touché les parties intimes. Ils racontent des jeux qui n’en sont pas. Des nuits de cauchemars. Des corps brisés par des adultes censés les protéger. Et qu’a fait la presse française ? Rien. Ou presque. Un entrefilet ici, un article « prudent » là. Mais pas de Une. Pas d’éditoriaux enflammés. Pas de questions au gouvernement. Pas de commission d’enquête. Pourquoi cette différence de traitement ? Je vais vous le dire, même si ça dérange. Parce que Bétharram, c’était une affaire de droite, de cathos, de notables provinciaux. On pouvait taper fort, c’était propre, ça servait la ligne. Mais Paris, le périscolaire géré par la mairie de gauche ? Là, on baisse la voix. On minimise. On dit qu’il faut attendre la justice ou ne pas stigmatiser. C’est une honte. Une honte absolue, incommensurable, indigne d’une démocratie. Ce qui s’est passé à Bétharram est grave, je ne le nie pas. Mais c’est infinitésimal par rapport à ce qui se trame aujourd’hui dans les structures d’accueil parisiennes. On parle d’enfants de moins de six ans. L’âge où on ne peut même pas se défendre. Où un bleu est une preuve. Où un mot peut détruire une vie. La presse française devrait avoir honte. Elle qui a traqué le moindre signalement à Bétharram doit aujourd’hui courber l’échine devant le pouvoir municipal. Silence complice. Effacement volontaire. Prudence coupable. Moi, si on faisait ça à mon enfant, je ne sais pas ce que je ferais. Mais je sais que je ne me tairais pas. Et je ne digérerai jamais que ceux qui ont pour mission d’informer aient choisi le parti pris contre la protection des plus petits. C’est immonde. C’est scandaleux. C’est scandaleux. C’est abject. Et nous ne l’oublierons pas !

Alain Weber

16,445 Aufrufe • vor 3 Monaten

Aujourd'hui regardons dans quel scénario Bitcoin pourrait grimper à 10 millions de dollars le coin… avant de retomber à zéro. Que ce soit clair, ce n'est pas mon scénario central. Mais je le trouve sain à poser parcequ'il a le mérite de nous faire réfléchir différemment. L'idée est la suivante : Un actif ne vaut quelque chose que tant qu'il résout un problème réel. Et le problème que résout Bitcoin, c'est un très vieux problème : la double coïncidence des besoins. Échanger de la valeur entre des gens qui ne se connaissent pas, et qui n’ont a priori aucune raison de se faire confiance. Bitcoin est aujourd’hui très clairement le meilleur outil qu'on ait pour ça de façon décentralisée. Voici la question qui me triture l’esprit en ce moment : Est-ce qu'une "super-IA" pourrait résoudre ce problème tellement mieux que Bitcoin au point qu'il deviendrait inutile ? Avant d'en arriver là, regardons l'étape d'avant, beaucoup plus proche. Une économie de plus en plus pilotée par l'IA, où le compute devient une classe d'actif à part entière, comme le dit déjà Larry Fink. Dans ce monde, des IA achètent de la puissance de calcul en continu pour s'améliorer, et il émerge une sorte de nouveau taux plancher, quelque part entre 8 et 12%, relatif à la rentabilité marginale du capital investi du secteur. Ce qui veut aussi dire que tout le capital qui se contentait de moins de 8% se fait mécaniquement aspirer vers le compute. Et donc, mécaniquement, toute boîte incapable de sortir 8% de rendement sur le capital investi perd l'accès au crédit. Regardez autour de vous et demandez-vous combien d'entreprises tiennent ce seuil. Il va y avoir de la perte au feu, et, de la manière dont je le vois, une explosion des inégalités comme on n'en a jamais connu. Dans ce monde-là, il y a une chance que Bitcoin file vers des millions, mais pas parce que les IA l'adore. Sachez que les agents IA s'échangent déjà des stablecoins, sauf qu'un stablecoin doit bien être adossé à quelque chose de neutre que personne ne peut diluer, et ce socle, c'est précisément Bitcoin. La vieille intuition d'Hal Finney, sauf qu'à la place des banques, on aurait des agents autonomes. Maintenant, le cran d'après. Bitcoin "triche" sur le problème des généraux byzantins car il ne le résout pas vraiment, mais il le contourne en rendant la triche coûteuse, via la preuve de travail. Mais rien ne dit qu'une IA, qui communique à une vitesse et peut-être demain dans des langages qui nous échappent, ne trouvera pas mieux. Et si on pousse le raisonnement jusqu'au bout, on pourrait même se passer de monnaie : vous paierez à peu près tout et n’importe quoi en minutes de puissance de calcul déléguée. Le compute comme moyen d'échange ultime. La boucle est bouclée. C’est d’ailleurs, au passage, la thèse que défendent Musk et Altman. Altman, pour la petite histoire, ne parle déjà plus seulement de revenu universel en dollars, mais de revenu universel en compute. À titre personnel, je ne sais évidemment pas à quoi ressemblera le monde de demain, mais je prends ces histoires autour de la puissance de calcul très au sérieux, au point que j’en fais l’un des trois piliers qui constituent mon patrimoine. Je déroule tout le raisonnement dans la vidéo, et je suis très curieux de savoir comment vous jugez et interprétez ces déclarations toujours plus grandiloquentes qui tombent chaque semaine.

Richard DÉTENTE

11,857 Aufrufe • vor 26 Tagen