正在加载视频...

视频加载失败

𝗣𝗜𝗘𝗥𝗥𝗘 𝗠𝗘́𝗡𝗘̀𝗦 𝗥𝗘́𝗩𝗘̀𝗟𝗘 𝗤𝗨’𝗜𝗟 𝗧𝗢𝗨𝗖𝗛𝗔𝗜𝗧 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗗𝗘 𝟮𝟬𝟬 𝟬𝟬𝟬€ 𝗣𝗔𝗥 𝗔𝗡 𝗖𝗛𝗘𝗭 𝗖𝗔𝗡𝗔𝗟 🤑🤑… sans compter FIFA : « FIFA, c’était 15 jours d’enregistrement. 𝗨𝗡 𝗖𝗔𝗨𝗖𝗛𝗘𝗠𝗔𝗥 : une pièce qui faisait 4 fois la table, un écran d’ordinateur et des phrases à lire des jours entiers. Avec le contrat...

1,233,857 次观看 • 1 年前 •via X (Twitter)

11 条评论

loic massilia 的头像
loic massilia1 年前

80k en 15j pour rien faire il appelle sa un cauchemar lui

Actu Foutre 的头像
Actu Foutre1 年前

80 000 euros les 15 jours quel enfer 😵‍💫

🇨🇦GANG🔱 的头像
🇨🇦GANG🔱1 年前

T’es un guignol @PierreMenes , va travailler à l’usine et tu verras c’est quoi un cauchemar.

Fiondesouche 的头像
Fiondesouche1 年前

Ce mec ne sait pas ce qu'est "UN CAUCHEMAR"... Ces gens sont déconnectés de la réalité.

🇲🇦۞🦁🇲🇦۞ 的头像
🇲🇦۞🦁🇲🇦۞1 年前

En meme temps il avait du mal a rentrer dans la pièce c’est normal qu’il dise que c’était un cauchemar

Jumar 的头像
Jumar1 年前

Un cauchemar à 80k ça vaaaaa

Zorveth 的头像
Zorveth1 年前

Removes grime, dust, and deposits in minutes. More coming daily: 🖱 Tap the video button or check comments for more

Sicko_3 的头像
Sicko_31 年前

Plus je prends en âge et plus je vois l’injustice. 80k /an pour des phrases fades allez 10 phrases sur fifa je m’en souviens. Ses commentaires étaient infect fallait tjrs désactiver ou changer de langue. Mdr 80k/an même un Master 2 ingénierie financière ne les sort pas

Ayoub 🇲🇦🇵🇸 #HAKIMIBALLOND’OR 的头像
Ayoub 🇲🇦🇵🇸 #HAKIMIBALLOND’OR1 年前

80k pour 15 jours?? Amener moi en enfer tout les jours alors

Nikobr8z 06 🇲🇨 的头像
Nikobr8z 06 🇲🇨1 年前

Ce tas de fumier s’est goinfré pendant des années sans avoir aucune compétence et sans respecter personne, mais on trouve encore le moyen de l’inviter dans des émissions pour qu’il vienne pleurer. Mais laissez-le ds l’anonymat, on est très bien sans lui.

beendo 的头像
beendo1 年前

On s’en tape de ce fdp 👍🏼

相关视频

1/4 : À l’heure où le régime de Kigali s’apprête une nouvelle fois à exploiter la rente mémorielle du génocide, la mémoire des victimes, il est important de rappeler que les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana n’ont toujours pas été condamnés. Pourtant, de nombreux éléments matériels, balistiques et testimoniales convergent fortement vers une responsabilité du Front patriotique rwandais (FPR) Paul Kagame. Sans cet attentat, il est très probable qu’aucun génocide d’une telle ampleur ne se serait déclenché au Rwanda à ce moment précis. Depuis ses années, le concept creux d'idéologie génocidaire est instrumentalisé par le régime à travers la production de séquences marketées sur les discours de haine, visant à renforcer ce leurre sémantique. Or comme l'a démontré Lee Ann Fujii, dans Killing Neighbors (2009), ce n'est pas la «haine ethnique» qui provoqua le génocide et les massacres mais la «peur ethnique» exploitée par les élites. La radio RTLM eut un impact limité – moins de 15 % des mobilisations directes selon Straus – et seuls 3 % des tueurs connaissaient les « Dix Commandements hutu ». A lire : 👇 On peut rappeler le changement soudain de position de la procureure du TPIR, Louise Arbour. Dans un premier temps, elle avait accueilli favorablement le mémorandum de l’enquêteur Michael Hourigan (1997), qui recueillait des témoignages directs d’anciens membres du FPR impliquant Kagame et son entourage dans l’organisation de l’attentat. Quelques jours plus tard, elle a pourtant ordonné de cesser toute investigation sur ce dossier et considéré qu’il ne relevait pas de la compétence matérielle du TPIR. Les pressions du FPR et des États-Unis eurent raison du procureur qui fut contrainte d'obtempérer. Enfin, on peut considérer que Paul Kagame lui-même fit des semi-aveux implicites sur le sujet lors d'une interview désormais bien connue. Plusieurs anciens proches du FPR, dont Théogène Rudasingwa (ancien secrétaire général du FPR et ambassadeur), ont rapporté que Kagame leur avait confié, dès juillet 1994, sa responsabilité personnelle dans l’attentat, avec un certain détachement. Ces déclarations, relayées dans des interviews et des ouvrages, renforcent l’idée que, dans les cercles internes du FPR, cette implication était un « secret de Polichinelle ». En résumé, plus de trente ans après les faits, l’attentat reste non élucidé judiciairement, mais les éléments matériels et les témoignages les plus directs et concordants orientent très probablement la responsabilité vers le FPR et Paul Kagame. Les pressions politiques, les sabotages d’enquêtes (notamment via des conseillers français auprès du Rwanda à l’époque) et les rapports contradictoires ont entretenu le flou. Pourtant, la question simple « à qui le crime profitait-il le plus ? » trouve ici une réponse évidente : à ceux qui ont pris le pouvoir dans la foulée et tout fait pour que le TPIR soit empêcher d'enquêter. Une véritable enquête internationale indépendante, avec accès complet aux archives encore classifiées, reste la seule manière d’établir la vérité au-delà des instrumentalisations mémorielles. Il faut rappeler qu’en 1995, lors des premières commémorations, l’expression « Itsembabwoko n’itsembatsemba » (génocide et massacres) faisait référence à la fois au génocide perpétré contre les Tutsi et aux massacres de Hutu accusés de complaisance avec le FPR, les deux catégories étant alors considérées comme inséparables. Cette formule incluait explicitement les souffrances des Hutu, avant que la mémoire officielle ne se focalise uniquement sur les victimes tutsi. En effet, dès l’année suivante (1996), la logique de réconciliation vola en éclats. Les victimes hutu furent purement et simplement invisibilisées. La ségrégation mémorielle venait de commencer, en même temps que l’instrumentalisation des commémorations. A lire en commentaire : Ce que le rapport balistique ne dit pas :

Jean-François Le Drian

16,650 次观看 • 3 个月前

Médecins sans cœur : quand le serment d’Hippocrate devient serment d’hypocrisie Il y a des jours où l’hôpital tue plus qu’il ne soigne. Et il y a des jours, comme cette semaine au Mali, où l’hôpital tue en pleine lumière, devant témoin, et s’indigne… d’avoir été filmé. Une mère débarque aux urgences avec un enfant gravement malade. L’enfant suffoque, et le temps presse. Mais voilà : ce n’est pas encore l’heure. Les médecins sont « en visite du matin », en « montée des couleurs ». Alors l’enfant attend. La douleur attend. La mère, épuisée, doit en plus aller chercher de la monnaie, refaire la queue, supplier pour qu’on lui accorde le droit de payer la souffrance. Et quand enfin elle ose filmer le mépris, le scandale éclate… non pas à cause de l’enfant mis en danger, mais parce que le médecin filmé estime que sa vie privée a été violée. Il porte plainte. L’indécence n’a plus de limites. Face à cette indignité, la ministre de la Santé, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, est sortie de son silence. Et pour une fois, nous l’avons applaudie. Elle a exhorté la population à filmer, nommer, dénoncer. À exposer les brebis galeuses qui tuent la République en blouse blanche. À ne plus tolérer que l’hôpital public devienne un abattoir pour les pauvres. Sa sortie a été salutaire. Mais elle n’a pas plu à tout le monde. Le syndicat des médecins, en bon avocat des coupables, s’est senti visé. Il a rappelé que les médecins travaillent « dans des conditions difficiles », que « certains font le travail de dix », que « les patients arrivent tard » et que « les médecins aussi sont humains ». Oui, bien sûr. Ils sont humains. Mais quand leur humanité déserte leur cœur et leurs gestes, ce ne sont plus des soignants. Ce sont des risques sanitaires. Et là, permettez qu’on rappelle un autre cas. Un autre médecin. Un autre scandale. Il y a quelques mois, le professeur Broulaye Samaké, médecin réputé, a été arrêté et placé sous mandat de dépôt par un juge. L’opinion publique s’était alors soulevée, estimant qu’il était traité comme un voleur de motos. Nous avons pris sa défense. Nous avons dénoncé la brutalité de la justice. Nous avons rappelé que les médecins ne devaient pas être jetés en prison sans preuve, sans forme, sans respect. Mais ce que l’on défendait alors, c’était un principe : la justice doit respecter les droits, même quand elle punit. Et aujourd’hui, nous défendons un autre principe : les patients aussi ont des droits. Et ceux qui les violent dans les hôpitaux ne méritent ni solidarité syndicale, ni compassion militante. Or, le même syndicat qui avait tant crié à l’injustice lors de l’arrestation de Broulaye Samaké vient aujourd’hui soutenir, sans condition, des collègues coupables de négligence grave. Il parle de surcharge, de fatigue, de précarité. Il oublie de parler d’éthique. Il oublie de parler de l’enfant qu’on a laissé souffrir parce que ce n’était pas « le bon moment ». Il oublie de parler de ces nourrissons morts par manque d’oxygène à Sikasso. De ce bébé amputé à Gabriel Touré. De ces femmes qui meurent en couches faute de surveillance. Ce syndicat-là ne défend plus la profession, il défend l’impunité. Il ne protège plus l’honneur médical, il couvre le déshonneur. Qu’ils se rassurent : nous savons faire la différence entre les médecins valeureux qui travaillent dans des conditions indignes, et les agents arrogants qui maltraitent les patients par paresse, inconscience ou mépris. Ceux-là, oui, doivent être protégés, soutenus, valorisés. Mais les autres, ceux qui laissent mourir, qui humilient, qui refusent de soigner, doivent être radiés. Sanctionnés. Mis hors d’état de nuire. Ce n’est pas une question de syndicat. C’est une question de morale républicaine. Et nous le redisons : quand une blouse blanche devient une couverture pour des comportements criminels, le silence est une complicité. 1/2 #Bèki_Takè #Hôpital #Santé #Enfant

KONATE Malick

15,602 次观看 • 1 年前

Important Chers amis, Je vous donne rendez-vous ce jeudi 1er mai à 20H pour regarder et peut-être partager cet entretien important que j’ai eu la chance de donner dans un lieu que j’affectionne : une salle de cinéma. Une interview-confidences comme il m’arrive rarement et qui permet sans doute de poser le premier jalon de cette série de 10 épisodes de 52 minutes tant il me semble important de vous faire découvrir ce qui m’anime pour être resté autant d’années sur un sujet ultra protégé, notamment par le monde de la finance. L’idée, ici, est de faire le tour de cet ultime tabou de nos sociétés belliqueuses et anxiogènes : la pédocriminalité. Dans la saison 1, forte de 5 épisodes de 52 minutes, je vous propose de vous faire découvrir des dysfonctionnements criants de nos institutions et depuis des décennies. Ils auraient dû interpeller depuis longtemps la classe journalistique. C’est ce sujet et ces enquêtes qui m’ont permis de tenir dans la tempête politique et médiatique qui a suivi la sortie de Hold-Up. Dans cet entretien, je reviens entre autre sur le rôle crucial de l’Agence France Presse pour taire toutes informations qui iraient à l’encontre de la vaccination de masse et dont les victimes se comptent aujourd’hui par millions. On le sait et c’était déjà le propos de Hold-Up, les vaccins n’ont pas été fabriqués pour la Covid mais c’est la Covid qui a été manufacturée par la peur pour les vaccins. J’espère désormais que la qualité de cette démonstration du factuel avec cette trilogie « Hold Up, Hold-On et Hold Out » permettra d’une façon ou d’une autre de servir la cause de tous ces enfants martyrs de la pédocriminalité. Dans la première saison, deux épisodes porteront sur des flagrants délits d’injustices. Nous commencerons cette série avec une incroyable enquête de Laurence Beneux. Tout commence en 1994. Une histoire d’inceste, dénoncée par la mère, Simone B, une artiste diplômée des Beaux Arts et dont la carrière s’est arrêtée en plein vol, malgré toutes les preuves du viol de son fils de 4 ans. Face à elle, un père multi millionnaire, à qui personne ne s’oppose.… Dans un deuxième épisode, 30 ans plus tard, une autre affaire de flagrants délits d’injustices. Cette fois, c’est une mère qui prend en flagrant délit d’inceste le mari avec son enfant, un nourrisson de quelques mois. Pas de changement, l’affaire sera classée sans suite et la maman condamnée par le substitut du procureur de Grenoble à 5 mois de prison avec sursis pour non-représentation d’enfants. Si à juste titre on a beaucoup évoqué dans la presse, les viols d’enfants au cœur de l’Église, la dénonciation de médecins violeurs est beaucoup plus rare. Laurence Beneux reviendra dans cette série sur ce qui est sans doute l’un des plus grands scandales de pédocriminalité et qui met en cause un chirurgien dont le tableau de chasse affiche plus de 300 victimes . Son nom : Joel le Scouarnec. Une affaire dont on parlait déjà dans CNPS avant qu’elle n’éclate au grand jour. La journaliste qui a consacré sa vie à ce fléau évoquera notamment le rôle troublant du Conseil de l’Ordre des Médecins. D’un côté, il protège des médecins accusés de viols et de l’autre, il poursuit ceux qui les dénoncent. Le monde à l’envers. Nous suivrons avec elle une pédo psychiatre suspendue par le Conseil de l’Ordre pour avoir fait un signalement contre un confrère violeur. Nous partirons aussi à la rencontre de deux victimes de médecins et de leur calvaire pour se faire reconnaitre en tant que victime par d’autres médecins. Enfin, le 5ième volet de cette série portera sur un sujet de plus en plus dans l’actualité avec le rôle de l’Aide Sociale à l’Enfance. Au générique, deux incroyables parcours de combattants. Celui d’une mère, à qui l’ASE a retiré sans sommation son fils dans un département très concerné par ces violences (Les Côtes d’Armor 22) et celui d’un père qui depuis 14 ans se bat pour récupérer ses 2 enfants que l’ASE lui a pris et contre l’avis même d’un juge des enfants… L’ASE sans limites, sans contrôle. Là aussi, tout dépasse l’entendement. C’est la raison pour laquelle je vous demande et pour la première fois, de partager un maximum cet entretien afin que le jour J de la sortie de cette série, un maximum de personnes se sensibilisent à l’urgence d’ouvrir les yeux sur l’innommable... Rendez-vous le 13 mai sur nos réseaux, je vous livrerai la bande annonce de toute la saison 1. Soyez tous abondamment remerciés de votre soutien Pierre ✅Youtube ✅Facebook ✅Instagram ✅Twitter ✅TikTok ✅Télégram ✅Notre plateforme

Pierre Barnérias

1,554,923 次观看 • 1 年前

Le Darwinisme de l'Attention : Pourquoi Phoenix ne tue pas 𝕏, il l'assainit (et pourquoi vous échouez). (Résumé audio en pièce jointe) C'est l'histoire d'un type qui se tient au milieu du Stade de France, un mégaphone branché sur les amplis de la régie, et qui hurle à s'en péter les cordes vocales : « L'ALGORITHME EST CASSÉ, PLUS PERSONNE NE M'ENTEND ! » Pendant ce temps, 56 000 personnes le regardent en silence et 500 autres relaient son message de détresse. C’est le spectacle paradoxal, presque conceptuel, que nous offrent depuis quelques jours les gros comptes de cette plateforme. Les créateurs à 100K, 500K ou 1 million d'abonnés pleurent à chaudes larmes sur la mort imminente de 𝕏, graphiques de vues en chute libre à l'appui. Ils dénoncent une censure fantasmée, un système truqué, une prophétie auto-réalisatrice algorithmique qui les étoufferait. La vérité est infiniment plus cruelle, mais surtout, infiniment plus saine : 𝕏 n'est pas cassé. 𝕏n'est pas mort. 𝕏 vient simplement de changer de régime alimentaire, et les dinosaures regardent la météorite tomber en s'indignant que l'herbe ait soudain un goût de cendre. Si vous avez l'impression de hurler dans le vide ces temps-ci, asseyez-vous, prenez un café. On va ouvrir le capot du nouvel algorithme, regarder comment la mécanique tourne, et comprendre pourquoi, pour une fois, ce changement brutal est la meilleure chose qui pouvait arriver à notre intelligence collective. 1. Le Cimetière des Perroquets (L'autopsie de l'ancien monde) Avant l'arrivée de Grok et la mise à jour massive du moteur de recommandation "Phoenix", la plateforme fonctionnait sur une faille béante : la prime à la quantité. C'était l'âge d'or des usines à vide. Vous pouviez être un compte « info » qui recrache 15 dépêches AFP par jour sans la moindre analyse. Vous pouviez être un gourou de la finance qui balance 10 graphiques recyclés et des platitudes sur le marché. Vous pouviez copier-coller des "Threads 1/15" insipides pour expliquer que « l'eau ça mouille, voici comment je l'ai découvert ». L'algorithme récompensait la régularité frénétique. C'était une mitraillette à contenu : si vous tiriez assez de balles, certaines finissaient toujours par toucher une cible. Puis, le couperet est tombé. Le code source de l'algorithme de 𝕏, désormais public, nous montre l'arme du crime : l'AuthorDiversityScorer. C'est un pesticide anti-spam d'une efficacité redoutable. Aujourd'hui, si vous postez cinq fois par jour, le système refuse de vous laisser monopoliser le flux d'un même utilisateur. Votre deuxième post subit une décote d'impressions. Le troisième est enterré. Le cinquième n'existe même plus. Pire encore pour les agrégateurs et les rois du Retweet : la nouvelle architecture massacre littéralement la portée des republications d'autres créateurs. L'algorithme veut de la création native, originale, locale. Ceux qui crient à la fin de 𝕏 aujourd'hui ne pleurent pas la mort de la plateforme. Ils pleurent la fin de leur rente de situation. Ils avaient bâti des empires d'engagement sur un bug, sur un ancien monde qui récompensait le bruit. Aujourd'hui, Grok lit les textes. Il évalue la sémantique. Et il s'ennuie très, très vite face à la médiocrité industrielle. 2. Phoenix n'est pas un juge, c'est un Bookmaker C'est ici que l'incompréhension devient totale chez les déçus du système. Ils ont lu que Phoenix attribue un "score prédictif" à un post avant même qu'il ne soit publié. Ils en concluent, dans un élan de victimisation fataliste : « Si le système prédit que mon post va échouer, il ne le montre à personne. C'est foutu d'avance, l'algo est contre moi. » C'est techniquement faux, et stratégiquement stupide. Phoenix ne grave aucune condamnation dans le marbre. Phoenix est un bookmaker sous amphétamines. Quand vous appuyez sur « Publier », l'algorithme fait un pari. S'il n'est pas sûr de la valeur de votre post (ou s'il vous juge sévèrement d'après votre historique récent), il ne vous tue pas : il vous donne une mise de départ, une test audience. Un échantillon minuscule de lecteurs. Et c'est là que tout bascule. C'est la phase 2 : la boucle de rétroaction (Feedback Loop) en temps réel. Si vous publiez votre post et que vous fermez l'application pour aller regarder Netflix, vous êtes mort. Votre post est livré à lui-même face à un petit échantillon. Si les gens scrollent sans s'arrêter, la sanction tombe en quelques minutes : le flux est coupé. Mais il existe une fenêtre critique. La Golden Windowdes 15 à 30 premières minutes. Si ce petit échantillon s'arrête sur votre texte (le fameux Dwell Time ou temps de lecture). S'il clique sur l'image. Et surtout, s'il se met à vous répondre et que vous ferraillez avec lui dans les commentaires du tac au tac... l'algorithme détecte une anomalie statistique positive. À chaque nouvelle requête de feed, Phoenix réévalue votre post. Un contenu qui partait avec une prédiction catastrophique peut soudainement exploser et être propulsé massivement parce que la réaction humaine, en temps réel, a donné tort à la machine. L'algorithme ne vous censure pas. Il vous offre une allumette. À vous de souffler sur les braises dans les commentaires pour déclencher l'incendie, ou de laisser le feu s'éteindre de lui-même. 3. Nettoyer l'Asile : L'impératif cynique (et salvateur) Certains naïfs pensent que 𝕏 a mis cela en place pour « élever le débat » par pure noblesse d'âme philosophique. Ne soyons pas ridicules. La logique derrière tout ça est froidement économique. Une plateforme où l'attention est happée par 90 % de fermes à bots, de trolls anonymes complotistes, et de recycleurs de news tièdes, c'est une plateforme qui fait fuir le lecteur silencieux. Or, le lecteur silencieux, celui qui vient pour lire, apprendre et s'informer, c'est la cible des annonceurs premium. 𝕏 est acculé financièrement. La direction n'a pas d'autre choix que d'assainir l'asile. L'obsession actuelle de l'algorithme porte un nom technique très précis : les Unregretted User-Seconds (le temps passé sans regret). 𝕏 veut que vous restiez sur l'application, oui, mais pour y lire des choses denses, des débats complexes, des paradoxes bien formulés. Le conflit est toléré, voire encouragé, tant qu'il ne déclenche pas une avalanche de signaux négatifs (les reports, les mutes, les blocks). L'algorithme se nourrit de la tension intellectuelle, parce qu'une tranchée de commentaires où les gens s'affrontent avec des arguments sourcés est l'endroit où le temps d'attention est le plus captif. Pour vendre des abonnements Premium et rassurer les marques, il faut nettoyer le salon. Phoenix est simplement l'aspirateur algorithmique qui est en train d'avaler les déchets industriels. 4. La Stratégie du Sniper : Changez de bateau Alors, que fait-on de tout ça ? On continue de pleurer en expliquant qu'on a fait 50 millions d'impressions sur des vidéos de guerre sans gagner un centime ? Non. On s'adapte, et on s'amuse avec les nouvelles règles de la physique locale. Le jeu est clair. Voici comment le hacker avec l'élégance d'un prédateur intellectuel : ▪ Rangez la mitraillette, sortez le fusil à lunette :Cessez de publier 6 fois par jour. L'abondance détruit la rareté, et aujourd'hui, l'algorithme punit l'abondance. Faites un à deux posts originaux par jour, grand maximum. Mais faites en sorte que ce soient des missiles : denses, complexes, clivants mais inattaquables sur le fond. Écrivez pour le temps de lecture (Dwell Time). Obligez les gens à s'arrêter de scroller. ▪ L'infiltration horizontale : C'est la méta absolue de 𝕏aujourd'hui. L'algorithme accorde un poids ahurissant aux réponses (les replies), surtout celles des comptes Premium. Votre mur personnel importe moins que votre capacité à parasiter l'audience des autres. Allez sous les publications des politiciens, des gros comptes ou des trolls de compétition. Posez une analyse chirurgicale, un paradoxe cinglant, une contradiction argumentée. Servez-vous de leur élan de départ pour propulser votre propre visibilité. Le vrai combat ne se passe plus sur la scène, il se passe dans la fosse. ▪ Ne laissez jamais un post seul dans l'arène : Si vous publiez, restez en ligne. Orchestrez les 30 premières minutes. Remerciez, contredisez, relancez, provoquez. Nourrissez la machine pendant la Golden Window pour forcer Phoenix à ouvrir les vannes de la distribution. Le Grand Tri Ceux qui confondent l'exigence avec de la censure continueront de s'écraser contre le mur de l'algorithme. Ils annonceront leur départ de 𝕏 toutes les semaines sans jamais partir, espérant qu'un ingénieur dans la Silicon Valley répare la faille qui leur permettait d'exister sans effort. L'algorithme ne ressentira rien. Lui, ce grand romantique, continuera de manger ses vecteurs et ses probabilités. La réalité, c'est que 𝕏 n'a jamais été un endroit aussi passionnant pour quiconque possède un esprit critique exigeant, un soupçon de cynisme et la volonté de débattre vraiment. Phoenix est en train de brûler les mauvaises herbes pour laisser la place à une conversation infiniment plus riche. La sélection naturelle est en marche. À vous de voir si vous souhaitez être une plante endémique qui s'adapte à son biotope, ou un parasite nostalgique qui finit en compost.

Pourton.info

37,843 次观看 • 3 个月前

Mes parents sont enfin venus d’Ukraine me rendre visite. Il a fallu des mois pour les convaincre, les forcer même. Lors d’une de nos rares conversations sur les émotions, j’ai confié à ma mère “Je sais que ça va sembler idiot, mais quand j’étais en Ukraine, c’était émotionnellement plus facile. “ Elle m’a écoutée sans m’interrompre. “À Kyiv, il y avait des alarmes de raids aériens 10, 15 fois par nuit. Je ne dormais pas. Ces jours là, la ville a été bombardée. Et pourtant, c’était plus facile. Parce que j’y étais. Parce que je faisais partie de tout ça. Je n’étais pas une spectatrice déconnectée. “ Ici, à quelques centaines de kilomètres des trajectoires des missiles, le poids est différent. Chaque notification “Des missiles survolent les villes ukrainiennes”vous submerge d’un sentiment insupportable de lâcheté, de culpabilité, de honte. Des émotions irrationnelles. Mais suffocantes. Ma mère a réfléchi un long moment “Moi aussi, je ressentais ça au début. Ce sentiment d’être ensemble, de faire partie de quelque chose d’inébranlable. Mais maintenant, après presque trois ans, chaque fois que les bombardements commencent, chez nous c’est chaque jour, je pense à une seule chose : quelque part en Ukraine, peut-être tout près de moi, quelqu’un est en train de mourir. Je les connais pas mais je pense qu’à ça. C’est tout ce qu’il reste maintenant… “ Puis, mon téléphone s’est allumé avec deux messages : Le premier disait : “Missiles balistiques. Des dizaines. En approche. “ Voila. Quelque part en Ukraine, quelqu’un mourait. Le deuxième : “Le livre est maintenant en impression. “ Certaines histoires doivent survivre. Nous devons les connaître. Une lettre de l'Est : Voix plurielle des femmes ukrainiennes Inna Shevchenko

inna shevchenko

55,836 次观看 • 1 年前

Il y a beaucoup de choses à dire sur notre rencontre avec Jean-Marie Pallardy. Nous l'avons rencontré car Nicolas, un ami, nous avait informés qu'il cherchait un éditeur pour ses films. C'est ainsi que nous avons décidé de prendre un café avec lui. Notre première réaction a été : "Mais c'est qui ce fou ?" :-) Jean-Marie était un personnage haut en couleur : hâbleur, dragueur invétéré, mais également un sacré bonhomme. Nous avons accepté de distribuer ses 10 films en 2007, sans savoir que cela marquerait notre première grande aventure en tant qu'éditeur. Il a fallu récupérer chez lui ses bandes Umatic, ces grosses cassettes utilisées à l'époque pour les sorties VHS, un ancêtre des masters HD. Nous avons visionné ses films sur l'un des derniers lecteurs Umatic encore fonctionnels au laboratoire VMD. Ce lecteur se trouvait dans un couloir très passant, et tout le monde nous voyait en train de regarder des films érotiques… L'une des bandes Umatic était tellement moisie que de la moisissure tombait dans le lecteur, au point de l'endommager ! Nous avons donc restauré les films de Jean-Marie Pallardy du mieux que nous pouvions. Le plus difficile fut Emmanuelle à Cannes, car nous devions éditer la version érotique, mais la copie dont nous disposions comportait, à de nombreux endroits, des images issues de la version pornographique. Nous avons dû les couper. Parfois, il ne s'agissait que d'une ou deux images de pénis, mais il fallait tout expurger. Et à l'époque cela demandait un temps de dingue. A voir des pénis un peu partout :-) Restaurer ces films à une époque où, pour un petit éditeur, cela relevait de l'impossible fut un véritable défi. Nous avons pris le temps nécessaire pour travailler à partir des bandes Umatic. C'était un projet complètement fou à l'époque, mais nous sommes fiers d'avoir sorti ces titres en 2008. Cela fait déjà 16 ans ! Il s'agissait de LA DONNEUSE, L'AMOUR CHEZ LES POIDS LOURDS, L'ARRIERE TRAIN SIFFLERA 3 FOIS, REGLEMENTS DE FEMMES A OQ CORRAL, LE JOURNAL EROTIQUE D'UN NOTAIRE, UNE FEMME SPECIALE, LE JOURNAL EROTIQUE D'UNE THAILANDAISE, LE JOURNAL EROTIQUE D'UN BUCHERON, EMMANUELLE A CANNES, LOVE CONNECTION La sortie s'est bien passée, même si certains titres ont eu moins de succès que d'autres. Nous nous souvenons d'avoir présenté les films au CNC pour demander des aides… aides que nous n'avons bien sûr pas obtenues :-) Je me souviens encore de la réponse de la personne en charge des subventions : "Merci de nous avoir rappelé qu'il existait des films comme ça." Une remarque un peu dédaigneuse, mais heureusement, l'équipe a changé depuis. Car, même si ces films sont ce qu'ils sont, il ne faut pas oublier qu'ils ont attiré du public en salle et marqué les esprits. Ainsi, le titre L'Arrière-train sifflera trois fois apparaît dans un épisode des Simpson (dans son doublage français) ! Ce n'est pas rien. On pouvait critiquer ces films, mais leur objectif était d'amuser les spectateurs. Sans compter qu’un titre comme La Donneuse abordait, pour la première fois, le sujet des mères porteuses qui sont encore interdites en France aujourd’hui. Nous avons souvent déjeuné avec Jean-Marie, et il m’avait même invité chez lui, en banlieue, pour un repas en famille. Une fois, alors que je logeais chez ma mère pour la nuit, il s’était pointé à 22h. Ma mère, en robe de chambre, l’écoutait raconter ses films avec fascination et perplexité. Elle m’a ensuite demandé : "Mais c’est qui ce dingue ?" Eh bien, c’était Jean-Marie ! :-) Jean-Marie m’appelait régulièrement : pour m’engueuler, pour me proposer de déjeuner, pour me menacer de porter plainte parce qu’on l’aurait volé, et ainsi de suite. Mais, à chaque fois, je finissais par rire, car il me racontait sa vie, ses tournages et ses projets tous complètement bidonnés. C’était un rêveur, un véritable fou de cinéma. Comme je l’ai dit dans une interview : un vrai punk, malgré tout. Jean-Marie était un homme qui avait tout donné au cinéma. Il tournait pour boire, baiser et bronzer, mais surtout par amour de la pellicule. Un enfant qui voulait réaliser ses rêves. Et comment ne pas aimer ce genre de personne, qui respirait l’amour du cinéma dans tout ce qu’il faisait ? Nous avions contacté Nanarland pour qu’il participe à l’une des Nuits Nanarland au moment de la sortie de nos titres. À l’époque, l’équipe avait peur de lui, craignant qu’il leur casse la gueule, car Jean-Marie détestait ce qu’ils disaient sur lui. Dix ans plus tard, pourtant, il était au Grand Rex, applaudi par un public déchaîné. J’étais ravi pour lui, même s’il voulait toujours me casser la gueule et avait demandé à ce que je ne puisse pas entrer dans la salle ! :-) La dernière fois que je l’ai vu, il y a environ deux ou trois ans, il était venu dans nos bureaux un vendredi soir. Nous avions beaucoup discuté. Il était en train de vendre ses films aux Américains. Les clients qui passaient étaient à la fois étonnés et ravis de le rencontrer. Et, le temps d’une soirée, il a fait le show comme à son habitude. C’était ça, Jean-Marie : un gros casse-couilles, mais un homme attachant malgré tout. Un homme venu d’un autre monde, d’un autre cinéma, d’une époque révolue qui nous manque énormément. Il va nous manquer. Il va me manquer. Parce que, malgré son caractère bien trempé, Jean-Marie était un sacré bonhomme. Adieu Jean-Marie. Ça va me manquer de ne plus recevoir tes appels. Stéphane PS: nous mettons en ligne l'interview que nous avons enregistré lors de la sortie de ses titres et qui date de 2008. Anecdote, il s'était un peu endormi à la fin de l'interview :-)

LE CHAT QUI FUME

17,129 次观看 • 1 年前

🇫🇷 11 novembre 1968, discours aux Invalides du Général de Gaulle, à l'occasion du cinquantenaire de l'armistice du 11 novembre 1918. Il rend hommage à l'armée française et au peuple français tout entier : « Un demi-siècle s'est écoulé sans que le drame de la grande guerre se soit effacé de l'âme ni du corps des nations, et tout d'abord de la nôtre. Telles ont été, en effet, les dimensions physiques et morales de l'épreuve que rien ne fut plus après comme il en était avant. La société des hommes, toute entière : régimes, frontières, lois, force, relations entre les Etats, mais aussi doctrines, vie des familles, richesses, situations, rapports personnels, a changé de fond en comble. En somme les immenses évènements, politiques, économiques, sociaux, qui depuis ont encore bouleversé le monde, la deuxième guerre générale qui l'a déchiré de nouveau, les tensions et les conflits qui le troublent en ce moment même sont les conséquences directes de la colossale révolution frayée alors par les armes et où la race humaine en vint à perdre l'équilibre qu'elle n'a pas jusqu'ici retrouvé. Dans la lutte mondiale commencée le 2 août 1914 et terminée le 11 novembre 1918, l'action de la France fut capitale. Pourtant, parmi les nations que l'on appelait alors les grandes puissances, sa dimension numérique, après une longue dénatalité, était moindre que celle des autres. Mais, le fait est, que les deux grandes batailles qui tranchèrent la destinée, la première et la dernière de la guerre, ont été des batailles de France. Que notre armée prit dans l'une et dans l'autre une part prépondérante. Qu'elle en fit de même dans chacune des grandes entreprises de destruction réciproque qui marquèrent la lutte d'usure. Que néanmoins, elle ne manqua pas d'intervenir sur une large échelle, dans les Balkans et en Italie, d'aider à libérer la Palestine, le Liban, la Syrie, et de l'emporter en Afrique, tandis que dans les opérations menées sans relâche sur la mer pour les communications, faute desquelles tout eût été vain, notre flotte joua un rôle proportionné à nos besoins. Bien des choses pourtant nous ont manqué, beaucoup d'autres furent gaspillées, maintes erreurs ont été commises. Certes, la République mobilisa et mit en ligne, dès les premiers jours, une armée puissante, ardente, et longuement préparée, mais cette armée était dépourvue d'artillerie lourde, insuffisamment dotée d'armes automatiques, médiocrement outillée en moyens de transmissions, d'observation, de transport. Certes, pendant les trois années qui suivirent la victoire de la Marne, les offensives visant à percer le front adverse, en Champagne, en Artois, sur la Somme, sur le Chemin des Dames, l'attaque qui essaya de forcer le passage des Dardanelles, la défense opposée aux diverses tentatives de rupture entreprises par les allemands furent menées avec une détermination et une ténacité extrême. Mais faute qu'ait pu être construit, à temps, assez de canons, fabriqué assez de munitions et de chars, nous payâmes d'énormes pertes ces chocs terribles et sans décision. Certes, tout au long de la conflagration, nos pouvoirs publics montrèrent une résolution et une activité certaines, mais combien nous ont coûté les crises politiques d'où en 4 ans sortirent 7 gouvernements et 7 ministres de la guerre. Et cependant, en dépit de tout, la France tint bon jusqu'au jour où elle se fut mise elle-même en mesure de se saisir de la victoire. C'est qu'elle sut compenser à mesure, tant de lacunes, d'inconséquence, de retard, par une cohésion nationale, une capacité de sacrifice, un déploiement de valeurs humaines sans exemple dans son histoire. Toutes les raisons, qu'elles fussent inspirées par le simple amour de la patrie, ou par la fureur de subir l'invasion, ou par l'espoir de reprendre l'Alsace et la Lorraine perdues, ou par le dévouement à la cause de la liberté, ou par l'idée que si on gagnait, il n'y aurait plus de guerre, ou par l'acceptation religieuse du destin, toutes ces raisons ont concouru à ceci : que la France, le peuple français, tira de lui-même un effort qui fut comparativement le plus grand parmi tous les belligérants. Indépendamment des précieux contingents qui lui vinrent d'Afrique et d'Asie, la France a fait combattre au total 7 millions huit cent mille hommes, 20% de sa population, soit un pourcentage sans égal. En même temps, prodiguant l'action, sans disposer de tous les moyens voulus, c'est elle qui perdit relativement le plus de son sang. La proportion des soldats tués par rapport à la population atteignit pour les français 3,5%, c'est-à-dire la plus élevée de toutes, est d'autant plus lourde pour nous que ces morts étaient des jeunes gens, et que de toute l'Europe nous en étions les plus dépourvus. A ces pertes humaines, gigantesques, s'ajoutèrent pour la France des dépenses qui l'étaient aussi. Pour fabriquer le matériel qu'il nous fallait, pour acheter et importer les combustibles, les métaux, les outillages indispensables, pour suppléer au fait que presque toutes nos mines de charbon et de fer, les trois quarts de nos hauts fourneaux, le tiers de nos usines, se trouvaient aux mains de l'ennemi, il nous fallût sacrifier la moitié de notre fortune nationale, sans préjudice de ce que nous coûterait ensuite la réparation des dommages. Cependant, notre industrie trouva moyen de produire 36.000 canons, 35.000 chars, 35.000 avions, dis-je, 5.000 chars, 300 000 mitrailleuses, de sortir en moyenne, chaque jour, 300 000 obus, et 400 000 kilos de poudre. A la fin, c'est nous qui, matériellement, étions les plus forts. Si au début du conflit, l'ennemi pouvait lancer deux fois plus de projectiles que nous, il arriva que pendant la suprême bataille nous l'avons écrasé de feux deux fois plus puissants que les siens. Il est vrai que la nation armée trouva, aux moments extrêmes, des chefs capables de conduire son effort, parmi les hommes qui, souvent avec de grands talents, portèrent les principales responsabilités politiques, Raymond Poincaré, au sommet de l'Etat, déploya depuis le premier jusqu'au dernier jour, pour le service de l'union sacrée et de la résolution nationale, des trésors de vigilance, de conscience et de compétence. A la tête du gouvernement, Georges Clemenceau mena la guerre et galvanisa le pays, assez à temps et assez fort, pour résister aux ultimes assauts de l'ennemi et de la trahison, et marcher jusqu'à la victoire. Dans la phalange des officiers généraux qui commandèrent avec le plus d'éclat, huit maréchaux de France ont mérité d'atteindre au sommet de la gloire militaire. Joffre, qui, après la surprise malheureuse du début, sut décider, imposer, diriger, la manoeuvre et l'offensive qui ont sauvé notre pays. Foch qui, à force de capacité, de volonté, d'autorité, rétablit le front ébranlé, prit à son compte la charge et l'honneur insigne de commander toutes les forces des alliés et régla leur marche en avant jusqu'au jour où l'ennemi fut contraint de venir se rendre à Rethondes, pour éviter de rouler au gouffre d'un désastre illimité. Pétain qui, ayant brisé à Verdun l'effort acharné des allemands, ranima l'armée française en guérissant son moral blessé, en l'organisant autour de l'armement moderne qui sortait enfin des usines et ne l'engageant jamais qu'après avoir méthodiquement tout disposé pour le succès. Franchet d'Esperey, plein d'audace, aussi bien que de sens pratique, qui mena les Français, les Britanniques, les Italiens, les Serbes, les Grecs placés sous ses ordres, sur le théâtre d'opérations des Balkans à une victoire décisive qui annonçait le triomphe final. Fayolle, Gallieni, Lyautey, Maunoury qui, chacun à sa manière et suivant sa mission, furent de grands maîtres de l'action comme ils l'étaient aussi de la pensée. La patrie se souvient. Sans doute après l'effort démesuré de la première guerre mondiale, notre peuple, au cours de la seconde, a-t-il paru d'abord s'abandonner, sous la violence et la surprise d'un choc, que l'infirmité de son système militaire et celle de ses institutions, ne lui avaient pas permis d'empêcher ni de repousser. Mais s'il parvint en dépit de tout à partir du fond de l'abîme, à reprendre possession de lui-même, à remonter la pente, jusqu'à remporter la victoire avec ses vaillants alliés, à s'assurer dans l'univers d'un rang digne de ce qu'il est, grâce à quoi nous pouvons, aujourd'hui, admettre parmi nos amis ceux qui étaient nos ennemis, autrefois. Ce combat pour le salut fut suscité une fois de plus par la flamme de la foi et de la fierté nationale. Mais c'est la même flamme qui, une génération plus tôt, inspirait le pays tout entier, qui lui faisait dresser ensuite les monuments aux morts de toutes nos villes et de tous nos villages qui, chaque 11 novembre, rassemblait les populations autour des drapeaux de nos anciens combattants, qui brûle toujours, symboliquement, sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile. C'est cette même flamme, qui inspirera, au nom de l'avenir, comme elle l'a fait au nom du passé, l'âme de la France éternelle. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

43,549 次观看 • 8 个月前

Le rapport Alloncle est publié : champagne pour les trolls, scalpel pour les adultes. Depuis hier après-midi, l’ambiance sur 𝕏ressemble à la sortie des vestiaires d’un match de troisième division où l’équipe locale aurait marqué sur un malentendu : c’est bruyant, ça sent la bière tiède et ça exulte avec une finesse de bulldozer. La droite dure et l’extrême droite française célèbrent la publication du rapport Alloncle sur l’audiovisuel public comme s’il s’agissait de la chute de Constantinople ou de la découverte d’un gisement de pétrole sous le siège de France Télévisions. On m’a d’ailleurs gentiment interpellé, entre deux insultes rédigées avec le front, pour m’expliquer que je devais être « triste », « humilié » ou « terrassé » par la décision de la commission. Mauvaise nouvelle pour les amateurs de larmes : je n’ai jamais été aussi ravi. Parce qu’hier, à 14h30, nous avons assisté à un phénomène physique fascinant que j’appellerai l’effondrement de la fonction d’onde parlementaire. Le chat de Schrödinger sort de sa boîte Jusqu’à ce vote, le rapport de Charles Alloncle était une entité quantique. Enfermé dans la boîte scellée du huis clos de la commission d’enquête, il existait dans une superposition d’états. Pour ses partisans, il était simultanément un chef-d’œuvre de révélation anti-système et l’arme fatale contre la « bien-pensance ». Pour ses détracteurs, c’était un tract de 400 pages rempli de trous d’air et de raccourcis idéologiques. Tant que la boîte restait fermée, le rapport bénéficiait d’une aura mystique. On pouvait lui prêter toutes les vertus, toutes les bombes, tous les secrets. Mais en votant la publication — et ce, à l’épaisseur d’un papier à cigarette parlementaire (12 voix contre 10, autant dire un accouchement aux forceps) — les députés ont ouvert la boîte. La fonction d’onde s’est effondrée. Le chat est sorti. Et surprise : ce n’est pas un lion rugissant capable de dévorer le service public en un goûter, c’est un PDF. Un objet fini, figé, avec ses sources, ses notes de bas de page, ses approximations et ses éventuelles sorties de route factuelles. La magie quantique est terminée. Bienvenue dans le monde de la physique classique, là où la gravité de la preuve finit toujours par rattraper les envolées lyriques. L’imposture du tampon : Parution n’est pas canonisation C’est ici que les « vainqueurs » du jour commettent leur plus belle erreur d’analyse : ils confondent publication et validation. Ils croient qu’un tampon de l’Assemblée nationale transforme automatiquement un sophisme en vérité universelle. Ils imaginent que parce qu’un document est « officiel », ses prémisses deviennent indiscutables. Or, un mauvais livre publié reste un mauvais livre. Une fake news — comme celle de la prétendue soirée chez Maxim’s qui n’était en fait que l’anniversaire d’un producteur — ne devient pas un fait avéré parce qu’elle est imprimée sur du papier à en-tête de la République. Le vote d’hier n’était pas un jury scientifique validant une thèse. C’était une procédure administrative autorisant la mise à disposition d’un travail. Même le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a pris soin de préciser qu’il votait pour la publication par souci de transparence, tout en marquant ses distances avec la méthodologie du rapporteur. Traduction : « On vous livre le colis, mais on ne garantit pas que la marchandise à l’intérieur n’est pas périmée ». Le fantôme est mort, vive la cible En arrachant cette publication, Charles Alloncle a commis un acte d’hybris qui pourrait bien se retourner contre lui. Il a perdu son plus beau jouet : le statut de martyr. Rappelez-vous le piège que j’évoquais il y a quelques jours : si le rapport avait été rejeté, il aurait été verrouillé pour 25 ans dans les catacombes de l’ordonnance de 1958. Alloncle aurait pu passer les deux prochaines décennies à faire le tour des plateaux de CNews avec une couronne d’épines, hurlant à la censure d’État et au complot de la « bien-pensance » qui cache « LA » vérité aux Français. Aujourd’hui, cette carte est brûlée. Il ne peut plus vendre un fantasme, il doit défendre un texte. Il a voulu la lumière ? Il va avoir le microscope. Il a voulu l’arène ? Voici les lions de la vérification factuelle. Dès que les 400 pages seront entre nos mains, le temps de la « punchline » TikTok sera terminé. Il faudra expliquer pourquoi on a promis d’auditionner Squeezie ou Léna Situations sans jamais le faire, ou comment on arrive à transformer 11 000 euros de frais de réception en un scandale à 1,5 million de cocktails imaginaires. Depuis mon balcon helvétique : Le privilège du pop-corn Je le répète pour ceux qui auraient besoin d’une mise à jour : je suis Suisse. Je n’ai aucune chaîne publique à sauver, aucune carrière parlementaire à Paris à défendre, aucune carte de presse militante à rentabiliser. Je regarde ce cirque institutionnel avec la neutralité amusée d’un entomologiste observant une colonie de fourmis s’agiter après avoir reçu un coup de pied dans la fourmilière. Mon approche n’est pas émotionnelle, elle est chirurgicale. Je ne suis pas « triste » que le rapport sorte ; je suis impatient de l’ouvrir sur la table de dissection. Car le véritable enjeu ici dépasse la question de savoir si France 4 doit fusionner avec France 5 ou si le Mouv’ coûte trop cher. Le sujet, c’est le piratage d’un outil de contrôle démocratique — la commission d’enquête — pour en faire un studio de télé-réalité au service d’un ego numérique. Si le sommet du contrôle parlementaire peut être « hacké » avec des chiffres foireux et des méthodes de massage thaï pour les amis de l’empire Bolloré, alors c’est la notice de sabotage de la République qui est désormais en libre accès. Et ça, c’est un sujet qui devrait intéresser tout esprit un tant soit peu rationnel, qu’il soit Français, Suisse ou Martien. Protocole de dissection : La suite des événements Ce billet est une transition, un dernier verre avant d'entrer au bloc opératoire. Dans les jours qui viennent, nous n’allons pas répondre par l’indignation ou le slogan. Nous allons faire quelque chose de beaucoup plus radical : nous allons lire. Nous allons trier les 80 recommandations du rapport Alloncle dans quatre tiroirs distincts: 1. Les recommandations légitimes : Celles qui ouvrent un vrai débat sur la gouvernance, les doublons ou les économies nécessaires. On a le droit d’être contre le service public, c’est un projet politique légitime qui mérite d’être discuté avec sérieux. 2. Les marqueurs idéologiques : Le pur projet politique anti-audiovisuel public. C’est clair, c’est net, il faut simplement l’appeler par son nom. 3.Le vide factuel : C’est là qu’on va rigoler. Les chiffres sans sources, les citations tronquées, les contradictions entre les auditions et le texte final. L’autopsie des erreurs. 4. Le toxique institutionnel : Ce qui menace l’indépendance éditoriale ou tente de remettre la nomination des dirigeants sous le contrôle direct de l’Élysée. Conclusion : La lumière blanche Le corps est désormais sur la table en inox. On a allumé le gros néon blanc, on a réglé la focale du microscope. La publication du rapport Alloncle n’est pas la fin de l’affaire, c’est la fin de son immunité imaginaire. Ils voulaient un grand soir politique pour CNews ? Ils vont avoir droit à un peer-review impitoyable. On ne réforme pas une institution avec des sophismes et des paniers-repas Covid mal comptabilisés. Sortez les scalpels, rangez les confettis. Le spectacle est fini, le travail commence. On se retrouve pour l’analyse de la page 1.

Pourton.info

29,244 次观看 • 3 个月前

TikTok : cet algorithme chinois, c'est la guerre par d'autres moyens ⬇️ Dans la version originale du conte de Blanche-Neige - celui des frères Grimm -, la Reine malfaisante déguisée en paysanne déjoue la méfiance de la jeune femme par un procédé assez trivial : pour la convaincre de croquer dans la pomme empoisonnée, elle lui dit : « Regarde, je vais couper la pomme en deux, tu manges le côté rouge, et moi, le blanc. » Et voilà Blanche-Neige qui croque. Bien sûr, le coup de la pomme bicolore aurait dû l’alerter ; c’était même évident. Mais ainsi sont faits les contes : ils apprennent aux enfants les rudiments de logique et le minimum syndical de l’autodéfense… Il faudrait, s’en souvenir en grandissant. Car enfin, considérez TikTok. Les Chinois, qui possèdent ce réseau social via l’entreprise ByteDance, ne veulent pas de cette application pour leurs propres enfants. Chez eux, TikTok s’appelle Douyin, son algorithme ne propose pas les mêmes contenus, et ne crée pas les mêmes boules de neige dans les esprits ni dans les cœurs. L’Empire du milieu garde la partie blanche, et nous, l’Europe, nous croquons dans la rouge. À pleines dents. Par naïveté ou par arrogance, nous ne semblons même pas envisager que les Chinois savent ce qu’ils font en nous envoyant cet algorithme aux effets délétères – je vais y revenir – dont ils ne veulent pas pour leurs propres enfants. Les États-Unis, qui sont moins naïfs que nous, ont entrepris, eux, d’y remédier. Donald Trump, reprenant une initiative de Joe Biden, a signé en septembre un protocole d’accord avec la Chine prévoyant que la branche américaine de TikTok passe sous pavillon américain. L’alternative étant que TikTok soit banni des États-Unis. Honnêtement, je ne comprends pas que l’Europe ne soit pas déjà en train d’examiner ce genre de scénario… On va me dire : pourquoi le ferait-on avec TikTok et pas avec X ? Entre autres, parce que TikTok s’adresse aux enfants, à leurs cerveaux en construction, et surfe sur leurs fragilités. C’est à la fois une question de responsabilité et d’avenir. Là où TikTok passe, les troubles mentaux des jeunes explosent : il faut lire les nombreux travaux scientifiques et comptes rendus de commissions d’enquête réalisés sur le sujet. Par ailleurs, ce réseau aussi désormais le lieu où les extrémistes endoctrinent la jeunesse. Cela fait désormais plusieurs années que les chercheurs spécialisés, comme Hugo Micheron, alertent sur le fait que TikTok est devenu le premier prédicateur salafiste de France… Ouvrons les yeux : cet algorithme chinois, c’est la guerre par d’autres moyens. Même les démocraties libérales, du haut de leurs principes, doivent savoir se défendre. Comment ? Plusieurs hypothèses. Peut-être l’interdiction effective des réseaux sociaux en dessous de 16 ans ; ou, comme aux États-Unis, en imposant un contrôle de l’algorithme… En tout cas, je pense qu’il faudra le faire dans un premier temps sans l’Europe, qui ne se mettra jamais au diapason sur une question comme celle-là avant des années d’arguties. Réveillons-nous ! Blanche-Neige, elle-même, a bien fini par le faire.

Anne Rosencher

32,546 次观看 • 8 个月前

Eh bien voilà. Contrairement à ce qu'il essaye de faire croire depuis des jours, Charles Alloncle n'est pas la victime d'une cabale. Il en est le bourreau. Le rejet de son rapport n'aurait été que justice : en rédigeant un torchon truffé de contre-vérités qu'il savait lui-même parfaitement inacceptable, il pensait organiser son propre échec afin de se faire passer pour un martyr chez Bolloré. Mais c'était sans compter sur la complicité des députés de droite qui scellent une nouvelle fois leur alliance avec l'extrême droite. Quel que soit le côté de la pièce, il était de toute façon gagnant : ce soir, son rapport mensonger reçoit le sceau d'approbation de l'Assemblée nationale. C'est un triste jour pour cette dernière. Notre démocratie n'est pas un jeu au service de l'ego d'un petit procureur qui rêve de devenir le ministre de la Culture de Jordan Bardella et de privatiser l'audiovisuel public. Ses institutions se respectent, et pendant des mois, Charles Alloncle s'est essuyé avec les règles élémentaires d'une commission d'enquête parlementaire, en menant des auditions scandaleuses, pleines de mensonges et d'insinuations calomnieuses. Pour se forger une petite notoriété personnelle, il a dévoyé cet outil essentiel en le transformant en tribunal politique chargé de jeter l'opprobre sur tout l'audiovisuel public et ses membres, qu'il livrait ensuite en patûre sur les réseaux sociaux. Tout ce que sa croisade personnelle anti-audiovisuel public a réussi à démontrer, c'est l'incompétence totale de l'extrême droite sur ce sujet, comme l'illustrent ses propositions outrancières. Celles-ci ne méritent pas la moindre considération : elles sont un musée des horreurs des pires idées dont seule l’extrême droite est capable. Elles obéissent à un seul objectif : tronçonner l'audiovisuel public à n'importe quel prix, au moment où il a au contraire plus que jamais besoin d'être défendu et de voir ses moyens renforcés pour assurer ses missions essentielles d'intérêt général, comme la diffusion d'émissions d'information et de documentaires qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur les chaînes privées. Charles Alloncle et ses amis ne comprennent rien à l'audiovisuel public : ils veulent supprimer le sport, la musique, les contenus jeunesse, les divertissements, les documentaires et la téléréalité, alors que tous ces programmes participent par leur diversité à donner du bonheur aux gens, quelles que soient leurs opinions. Et on ne peut pas dire que ce bonheur soit si courant en ce moment quand on allume la télévision. L'audiovisuel public est un trésor de diversité à préserver, n’en déplaise à cette extrême droite qui veut la mettre au pas pour recréer une ORTF à son service. Car ces personnes sont dangereuses, mais elles ne s'en cachent même pas : si elles arrivent au pouvoir, elles privatiseront le service public pour que tout le monde subisse du CNEWS toute la journée. Mais monsieur Alloncle, j'ai un scoop pour vous : l'immense majorité des téléspectateurs et téléspectatrices n'en veut pas. Et elle préfèrera toujours les programmes rassembleurs du service public à votre fabrique organisée pour diviser les Français·es.

Marine Tondelier

146,327 次观看 • 3 个月前

Raoult, Aberkane et Matrix : quand confondre les indicateurs devient une révélation cosmique (Résumé audio/vidéo en pièce jointe) Il y a quelque chose de fascinant dans la persévérance. Cinq ans après le début de la pandémie, @idrissaberkaneet le Didier Raoult se retrouvent au bord du lac Majeur pour nous annoncer une nouvelle fracassante, sur un ton blasé qui sied si bien aux oracles incompris : « Le professeur Raoult avait encore raison. Le temps a fait le tri. » S’ensuivent deux heures et onze minutes d’une vidéo qui se veut la réhabilitation ultime, la preuve définitive que tout, depuis le premier jour, n’était que mensonge, corruption et complot mondial. Le problème de cette vidéo, ce n’est pas qu’elle soit entièrement fausse. Son problème, c'est sa méthode. Face à ce duo, nous assistons à un cas d’école de Gish Gallop, cette technique de mille-feuille argumentatif qui consiste à noyer l’interlocuteur sous une avalanche d’affirmations hétéroclites. En deux heures, on passe de l’espérance de vie à Matrix, de la loi américaine de 1986 à Simone de Beauvoir, de Davos au prix Nobel de Bob Dylan, le tout saupoudré de jargon virologique et de références à Héraclite. L’objectif n’est pas de démontrer rigoureusement un point précis, mais de créer un vertige narratif : « Il y a tellement de fumée, c’est qu’ils ont forcément mis le feu partout. » Critiquer l'opacité des contrats pharmaceutiques, interroger la gestion politique de la crise ou exiger une pharmacovigilance irréprochable sont des devoirs démocratiques. Mais notre travail n’est pas de remplacer un storytelling gouvernemental supposément mensonger par une mythologie YouTube anxiogène. Notre travail, c'est de regarder les faits, froidement. Cette vidéo ne se réfute pas en suivant son désordre. Elle se réfute en détruisant ses fondations. Voici l’autopsie des cinq piliers qui soutiennent cette cathédrale de vent. Pilier 1 : L’espérance de vie, ou le crash-test statistique de l'IHU C’est sans doute le moment le plus édifiant de l'échange. Vers la dixième minute, Didier Raoult veut reprendre son habit de scientifique implacable, le seul capable de lire les vrais chiffres. Son affirmation ? L’espérance de vie est une « escroquerie », un « fantasme mathématique », car elle ne concernerait que des gens « déjà morts ». Il faudrait plutôt regarder la « vraie longévité » ou l'âge moyen au décès. Mieux, il affirme que la durée de vie moyenne en France aurait augmenté pendant l’épidémie (passant de 74 à 76 ans). Enfin, il brandit une courbe de population totalement lisse, sans le moindre « trou », pour conclure que la surmortalité liée au Covid n'est qu'une illusion (c'est « Matrix », martèle-t-il). Le procédé est aussi vieux que la démagogie : on remplace un indicateur standardisé, rigoureux et internationalement reconnu par un chiffre brut qui nous arrange, puis on accuse le reste du monde d'être aveugle. Raoult ne démonte pas l’espérance de vie : il démontre simplement qu’il parle d’un indicateur qu’il refuse de comprendre. L'espérance de vie à la naissance (qui a bien connu en 2020 sa plus forte baisse en France depuis la Seconde Guerre mondiale, selon l'INSEE) n'a jamais prétendu prédire l'âge exact auquel mourra un bébé né cette année-là. C'est un indicateur synthétique, une modélisation qui répond à une question simple : combien d'années vivrait une génération fictive si elle subissait, à chaque âge de sa vie, les conditions de mortalité de l'année en cours ? C'est le seul outil fiable pour comparer la mortalité entre deux années ou deux pays, car il neutralise les effets du vieillissement de la population. L'âge moyen au décès, lui, est un miroir aux alouettes. Dans une population très vieillissante comme la nôtre, où la génération du baby-boom arrive en fin de vie, l'âge moyen au décès peut rester stable ou augmenter, même si une épidémie fauche des dizaines de milliers de personnes prématurément. Si un virus tue massivement des personnes de 82 ans au lieu de 85 ans, l'âge moyen global des morts (qui intègre aussi la baisse de la mortalité infantile ou routière) peut sembler peu affecté, mais l'espérance de vie à la naissance, elle, s'effondre. Raoult confond la moyenne d'âge des cadavres avec l'impact sur la durée de vie globale d'une population. Quant à l'argument visuel de la courbe lisse : c’est une escroquerie optique de niveau collège. Raoult compare la courbe de la population française de 2020 avec celle des Première et Seconde Guerres mondiales. Forcément, sur une population de 67 millions d'habitants, 70 000 ou 100 000 morts de surmortalité ne créent pas un "trou" en forme de cratère visible à l'œil nu (contrairement aux millions de morts d'une guerre). Mais depuis quand évalue-t-on la gravité d'une épidémie à la taille de l'encoche sur un graphique imprimé en basse résolution ? L'absence d'un trou visible n'est pas l'absence de morts. Pilier 2 : La fraude VAERS et le mythe du vaccin "55 fois plus dangereux" Vers la fin de la vidéo, Aberkane dégaine l'artillerie lourde émotionnelle : en s'appuyant sur le sénateur américain Ron Johnson et divers influenceurs, il affirme que les vaccins Covid auraient causé « 21 000 morts » rapportés, et seraient « 55 fois plus dangereux » que les vaccins contre la grippe. La FDA, ajoute-t-il, aurait activement caché ces signaux. Ici, la manipulation repose sur une méconnaissance volontaire (et cynique) du fonctionnement de la pharmacovigilance. Tous ces chiffres cauchemardesques proviennent d'une seule source : le système VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System) aux États-Unis, ou EudraVigilance en Europe. Un signalement VAERS n’est pas un certificat de décès vaccinal. C’est une alarme à investiguer, pas un verdict judiciaire rendu sur YouTube. Ces bases de données sont par définition « passives » et déclaratives. N'importe qui (médecin, patient, famille) peut, et doit, y rapporter tout événement indésirable survenu après une vaccination, sans qu'aucun lien de causalité n'ait besoin d'être établi. Si un patient de 85 ans meurt d'un infarctus trois semaines après avoir été vacciné, le décès est encodé. S'il meurt d'un accident de voiture, il peut théoriquement être encodé. Le but de ces systèmes n'est pas de faire le décompte des morts causés par les vaccins, mais d'accumuler des milliards de données brutes pour que les statisticiens puissent détecter, a posteriori, si un événement (comme une myocardite) survient plus fréquemment chez les vaccinés que dans le bruit de fond de la population générale. Comparer les signalements du vaccin Covid (déployé en pleine pandémie mondiale, sous une pression médiatique inédite, avec une obligation de déclaration quasi absolue et sur l'ensemble de la population, y compris les plus fragiles) avec les signalements de routine du vaccin annuel contre la grippe est une aberration méthodologique absolue. Précisons notre garde-fou : dire cela ne signifie pas que les vaccins Covid sont parfaits. Des effets indésirables graves, rares mais réels (myocardites pour l'ARNm, thromboses atypiques pour les vecteurs viraux), existent et ont été documentés. Mais reconnaître l'existence d'effets secondaires ne valide pas l'invention d'un massacre statistique. Les bases de pharmacovigilance servent à ouvrir des enquêtes, pas à fabriquer une panique mondiale. Pilier 3 : Les contrats Pfizer, un "aveu" qui n'en est pas un C'est le moment de la révélation juridique. Aberkane brandit l'article 4 du contrat d'achat anticipé (APA) signé en novembre 2020 entre la Commission européenne et Pfizer. Dans cette clause, il est écrit que l'efficacité à long terme et les effets secondaires rares ne sont pas encore totalement connus. Pour Aberkane, c'est la preuve absolue : pendant que le gouvernement et les médias nous vendaient un produit "sûr et efficace", Pfizer, "noir sur blanc", avouait en secret qu'il ne savait rien du tout. Le problème réel, c'est l'opacité commerciale des contrats. Mais la manipulation d'Aberkane, c'est de faire passer un parapluie juridique pour une confession criminelle. Remettons un peu de contexte temporel. Le contrat est signé en novembre 2020. À ce moment-là, les essais de phase 3 (sur environ 40 000 personnes) viennent tout juste de livrer leurs résultats d'efficacité à court terme contre les formes symptomatiques (les fameux 95 %). Pfizer et les agences sanitaires savent donc, données cliniques à l'appui, que le vaccin fonctionne dans l'immédiat. Cependant, sur le plan juridique, Pfizer s'apprête à livrer des centaines de millions de doses à la vitesse de l'éclair, sans avoir le recul de 3 ou 5 ans habituel pour évaluer la durée exacte de la protection ou détecter un effet secondaire rarissime (survenant, par exemple, chez une personne sur un million). L'article 4 est une clause d'indemnisation et de dégagement de responsabilité (standard dans l'industrie lors d'achats anticipés de ce type). L'industriel dit à l'acheteur public : « Je te vends ce produit en urgence sur la base des données actuelles, mais je me blinde juridiquement si un effet inconnu à très long terme apparaît. » C'est cynique sur le plan commercial ? Sans doute. Les États ont pris l'essentiel du risque financier ? Oui. Mais cela ne signifie absolument pas que Pfizer « savait que le vaccin ne marchait pas ». Une clause de risque juridique n'annule pas les données cliniques, et l'incertitude sur la durée de protection à 3 ans ne gomme pas l'efficacité démontrée à 6 mois. Pour plus de détails sur le sujet : Pilier 4 : RFK Jr et la bombe en plastique des "72 vaccins pédiatriques non testés" Un autre moment clé de l'argumentation s'appuie sur Robert F. Kennedy Jr (connu pour ses positions anti-vaccins de longue date). Aberkane affirme que RFK Jr aurait forcé le Dr Fauci et ses avocats à admettre publiquement qu'aucun des 72 vaccins obligatoires pour les enfants aux États-Unis n'aurait subi de « front end safety testing » (tests de sécurité préalables). Leur tour de magie est simple : exiger un document éthiquement impossible à produire, et vendre son absence comme la preuve d'un complot. Cette affirmation repose sur une querelle juridique intentée via la loi FOIA (Freedom of Information Act). Les groupes proches de RFK Jr réclamaient aux agences américaines (HHS/FDA) de fournir les documents prouvant que chaque vaccin pédiatrique a été testé lors d'essais « randomisés, en double aveugle, contre un placebo inerte salin ». L'agence a répondu, fort logiquement, qu'elle n'avait pas ces documents spécifiques. Pourquoi ? Parce qu'en éthique médicale, lorsqu'un vaccin efficace existe déjà pour une maladie mortelle (comme la rougeole ou la polio), on ne peut pas priver volontairement un groupe d'enfants de cette protection en leur injectant de l'eau salée juste pour faire une étude. Les nouveaux vaccins (ou les mises à jour) sont donc souvent testés contre un comparateur actif (l'ancien vaccin) ou selon d'autres schémas méthodologiques. Les vaccins pédiatriques sont scrutés et testés selon des protocoles extrêmement lourds. Mais parce que l'administration américaine a reconnu qu'elle n'avait pas le type très précis et spécifique de document exigé par la rhétorique de RFK Jr, Aberkane s'engouffre dans la brèche et transforme cela en une accusation absolue : « Les vaccins ne sont pas testés. » C'est un glissement sémantique vertigineux. Pilier 5 : "Le frisson moléculaire" et l'hétérogénéité des vaccins Enfin, pour donner une caution purement biologique à la vidéo, Raoult et Aberkane s'aventurent sur le terrain des erreurs d'ARN polymérase et du frameshifting. Ils citent des préprints pointus pour affirmer que les vaccins à ARNm génèrent des séquences totalement atypiques et imprévisibles dans le corps humain. La conclusion est balancée comme une sentence : « Personne n'a reçu le même vaccin ». Les flacons seraient une loterie toxique, des produits « chimiquement non définis ». Ils partent d’un fait banal en bioproduction — aucun produit biologique n’est une sphère platonicienne parfaite — pour vendre une conclusion anxiogène digne d'un film de SF. Il est tout à fait exact qu'un vaccin à ARNm n'est pas une "petite molécule" simple comme l'aspirine ou le Doliprane. C'est un produit biologique complexe. Et dans toute bioproduction à grande échelle (qu'il s'agisse de vaccins classiques, d'anticorps monoclonaux ou de thérapies géniques), il y a une variabilité inhérente. Des fragments d'ARN peuvent être tronqués, de l'ADN résiduel lié au processus de fabrication peut persister en quantités infimes, et la machinerie cellulaire peut parfois faire des erreurs de lecture (frameshifting). Mais "complexe" ne veut pas dire "incontrôlé". Les agences réglementaires (EMA, FDA) imposent des spécifications de qualité rigoureuses. Elles définissent des seuils d'impuretés acceptables et chaque lot subit des tests de libération. Jouer sur la réalité de la variabilité biologique pour insinuer que l'industrie injecte une soupe imprévisible et mortelle est une escroquerie intellectuelle. La complexité moléculaire n'est pas une preuve de chaos. La boîte à fumée Et tout le reste de la vidéo ? Les digressions interminables sur Sartre, Bob Dylan, la mafia, Lysenko, Davos, BlackRock, Bill Gates, ou la crise de la moutarde de Dijon ? C'est le vernis indispensable. Quand on ne parvient pas à démontrer mathématiquement son propos, on convoque la philosophie et l'histoire pour créer une mythologie. En liant le vaccin Pfizer à Epstein, ou la pharmacovigilance à l'euthanasie voulue par les fonds de pension, on quitte le domaine de la preuve pour entrer dans celui de la cosmologie sectaire. Quiconque ose les contredire n'est plus un scientifique en désaccord, mais un agent de "Matrix", un complice du technofascisme. C'est pratique : ça dispense d'avoir à justifier ses erreurs de calcul sur l'espérance de vie. Ce n'est pas parce qu'une vidéo contient des faits réels qu'elle dit la vérité. Le vrai danger de la méthode Aberkane/Raoult, c'est qu'elle parasite la véritable critique démocratique. On peut – et on doit – exiger des comptes aux gouvernements, critiquer les conflits d'intérêts et exiger une transparence totale des contrats industriels. Mais transformer chaque zone de gris en machination mondiale, c'est précisément renoncer à la pensée critique. Et ce n'est pas une citation de Démocrite qui changera ça.

Pourton.info

11,438 次观看 • 3 个月前

☕ Ce matin, autour d’un café, ça a pété. Pas au sens physique, hein. Pas de table renversée, pas de gifle dans la tronche. Mais les mots, eux, ont claqué. On était trois. Un matin banal. Terrasse au soleil, café serré, actu en fond sonore. Et puis y’en a un qui lâche, presque distrait : « Alors, vous en pensez quoi du 10 septembre ? » Silence. On savait tous de quoi il parlait. Cette date lancée partout sur les réseaux comme le grand soulèvement populaire, la révolte du peuple, le "moment M". Et là, un pote à moi — le genre grande gueule, qui mâche pas ses mots — explose. « Mais c’est quoi ce délire encore ?! Pourquoi le 10 septembre ? Pourquoi pas demain ? Pourquoi pas maintenant ? » Il hausse le ton. Les gens sur la terrasse tournent la tête. « On va attendre sagement la fin des vacances pour se révolter ? Une révolution en tongs et en mojito ?! » Il rigole. Mais son rire sonne amer. Et il enchaîne : « Tu vois pas que ça pue l’arnaque ? Qui lance ça ? Qui finance ? Pourquoi les médias en parlent comme si c’était déjà un échec ? Pourquoi Macron dort tranquille pendant que vous fantasmez sur une date ? » Il n’accuse personne, il questionne. Il doute. Et il a le droit. Moi je l’écoute. Je le connais. C’est pas un suiveur. C’est un mec qui en a marre. Marre des manifs qui mènent à rien, marre des “rendez-vous citoyens” qui finissent dans le mur. Il regarde nos têtes, et il balance : « On va faire quoi le 10 septembre ? Bloquer un rond-point et rentrer chez soi ? Allumer un feu et poster une story ? Faire croire qu’on se révolte alors qu’on flippe tous de perdre notre petit confort ? » Et là, il lâche le truc qui m’a mis une claque : « Une révolution sans risque, c’est juste une performance. Une illusion de courage. Et en face, eux, ils rigolent. Parce qu’ils savent qu’on tiendra pas. » Il pense que ça fera flop. Pas par méchanceté, pas par mépris. Par lucidité. Parce qu’on est un peuple fatigué, divisé, manipulé. Et qu’on nous vend la révolution comme on vend un Black Friday : avec une date, une promesse, et zéro garantie. Mais il ajoute un truc, en baissant les yeux sur son café froid : « J’aimerais me tromper. Vraiment. J’aimerais que les gens se lèvent, qu’ils arrêtent d’avoir peur, qu’ils reprennent ce pays. Mais pour ça, faut pas attendre le 10. Faut que ce soit tous les jours, partout, tout le temps. Sinon, c’est foutu. » Et là, on n’avait plus rien à dire. 🧠 Chacun pense ce qu’il veut. Mon pote peut avoir tort. Ou raison. Mais il a soulevé la vraie question : Pourquoi attend-on toujours une date, un messie, une autorisation pour se révolter ? Pendant ce temps-là, le système, lui, n’attend pas. Il avance. Il écrase. Et il encaisse. #10Septembre #RévolteOuMarketing #CaféDuMatin #ColèrePopulaire #RésistanceOuPerformance

Planetes360

63,973 次观看 • 1 年前

🇫🇷 Aujourd'hui, nous célébrons la fête nationale de Jeanne d'Arc et du patriotisme, créée en 1920 sur proposition de Maurice Barrès. En mai 1961, à Orléans, André Malraux prononçait un grand discours en hommage à Jeanne d'Arc : « Le Gouvernement a souhaité qu’aujourd’hui son représentant ne prenne la parole que pour un hommage à la seule figure de notre histoire sur laquelle se soit faite l’unanimité du respect. La fidélité qu’Orléans, Orléans seule, lui a témoignée à travers les siècles, a fait oublier que Jeanne d’Arc est l’objet d’une aventure unique : la tardive découverte de sa personne n’affaiblit pas sa légende, elle lui donne son suprême éclat. Pour la France et pour le monde, la petite sœur de saint Georges devint Jeanne vivante par les textes du procès de réhabilitation : par ses réponses de Rouen, par le rougeoiement sanglant du bûcher. Nous savons aujourd’hui qu’à Chinon, ici-même, à Reims, à la guerre, et même à Rouen, sauf pendant une seule et atroce journée, elle est une âme invulnérable. Ce qui vient d’abord de ce qu’elle ne se tient que pour la mandataire de ses voix : «Sans la grâce de Dieu, je ne saurais rien faire». On connaît la sublime cantilène de ses témoignages de Rouen : «La première fois, j’eu grand peur. La voix vint à midi ; c’était l’été, au fond du jardin de mon père... après l’avoir entendue trois fois, je compris que c’était la voix d’un ange... Elle était belle, douce et humble ; et elle me racontait la grande pitié qui était au royaume de France... Je dis que j’étais une pauvre fille qui ne savais ni aller à cheval ni faire la guerre... Mais la voix disait : “Va, fille de Dieu”...» Certes, Jeanne est fémininement humaine. Elle n’en montre pas moins, quand il le faut, une incomparable autorité. Les capitaines sont exaspérés par «cette péronnelle qui veut leur enseigner la guerre». La guerre ? Les batailles qu’ils perdaient et qu’elle gagne... Qu’ils l’aiment ou la haïssent, ils retrouvent dans son langage le «Dieu le veut» des Croisades. Cette fille de dix-sept ans, comment la comprendrions-nous si nous n’entendions pas, sous sa merveilleuse simplicité, l’accent incorruptible avec lequel les Prophètes tendaient vers les rois d’Orient leurs mains menaçantes, et leurs mains consolantes, vers la grande pitié du royaume d’Israël ? Avant le temps des combats, on lui demande : « Si Dieu veut le départ des Anglais, qu’a-t-il besoin de vos soldats ?» – «Les gens de guerre combattront, et Dieu donnera la victoire.» Ni saint Bernard ni Saint Louis n’eussent mieux répondu. Mais ils portaient en eux la chrétienté, non la France. Et à Rouen, seule devant les deux questions meurtrières : «Jeanne, êtes-vous en état de grâce ?» – «Si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre ; si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir !» Et surtout la réponse illustre : «Jeanne, lorsque saint Michel vous apparût, était-il nu ?» – «Croyez-vous Dieu si pauvre qu’il ne puisse vêtir ses anges ?» Lorsqu’on l’interroge sur sa soumission à l’Eglise militante, elle répond, troublée, mais non hésitante : «Oui, mais Dieu premier servi !» Nulle phrase ne la peint davantage. En face du dauphin, des prélats ou des hommes d’armes, elle écarte le secondaire, combat pour l’essentiel. Depuis que le monde est monde, c’est le génie même de l’action. Et sans doute lui doit-elle ses succès militaires. Dunois dit qu’elle disposait à merveille des troupes et surtout l’artillerie, ce qui était peut-être plus surprenant que difficile. Car les Anglais devaient moins leurs victoires à l’intelligence très réelle, mais élémentaire de leur tactique, qu’à l’absence de toute tactique française, à la folle comédie à laquelle Jeanne semble avoir mis fin. Les batailles de ce temps étaient très lourdes pour les vaincus ; nous oublions trop que l’écrasement de l’armée anglaise à Patay fut de même nature que celui de l’armée française à Azincourt. Et le témoignage du duc d’Alençon interdit que l’on retire à Jeanne d’art la victoire de Patay, puisque sans elle, l’armée française se fût divisée avant le combat, et puisqu’elle seule la rassembla... C’était en 1429 – le 18 juin. «Avant tout, dit le Général de Gaulle, elle rétablit la confiance.» Dans ce monde où Ysabeau de Bavière avait signé à Troyes la mort de la France en notant seulement sur son journal l’achat d’une nouvelle volière, dans ce monde où le dauphin doutait d’être dauphin, la France d’être la France, l’armée d’être une armée, elle refit l’armée, le roi, la France. Il n’y avait plus rien : soudain, il y eut l’espoir – et, ici-même, par elle, les premières victoires, qui rétablirent l’armée. Puis – par elle, contre presque tous les chefs militaires –, le sacre, qui rétablit le roi. Parce que le sacre était pour elle la résurrection de la France, et qu’elle portait la France en elle de la même façon qu’elle portait sa foi. Après le sacre, elle est écartée, et commence la série de vains combats qui la mèneraient à Compiègne pour rien, si ce n’était pour devenir la première martyre de la France. Nous connaissons tous son supplice. Mais les mêmes textes qui peu à peu dégagent d’une nuit étoilée de fleurs de lys son image véritable, son rêve, ses pleurs, l’efficace et fraternelle autorité qu’elle partage avec les fondatrices d’ordres religieux, ces mêmes textes dégagent aussi, de son supplice, deux des moments les plus pathétiques de l’histoire de la douleur. Le premier est la signature de l’acte d’adjuration – qui reste d’ailleurs mystérieux. La comparaison du court texte français avec le très long texte latin qu’on lui faisait signer proclamait l’imposture. Elle signe d’une sorte de rond bien qu’elle ait appris à signer Jeanne. «Signez d’une croix.» Or, il avait été convenu entre elle et les chefs de guerre du dauphin que touts les textes de mensonge, tout les textes imposés, auxquels leurs destinataires ne devaient pas ajouter foi, seraient marqués d’une croix. Alors, devant cet ordre qui semblait dicté par Dieu même pour délivrer sa mémoire de ceux qui tenaient son corps en leur pouvoir, elle traça la croix de jadis, en éclatant d’un rire insensé... Le second moment est sans doute celui de sa plus affreuse épreuve. Si, tout au long du procès, elle s’en remit à Dieu, elle semble avoir eu, à maintes reprises, la certitude qu’elle serait délivrée. Et peut-être, à la dernière minute, espéra-t-elle qu’elle le serait sur le bûcher. Car la victoire du feu pouvait être la preuve qu’elle avait été trompée. Elle attendait, un crucifix fait de deux bouts de bois par un soldat anglais, posé sur sa poitrine, le crucifix de l’église voisine élevé en face de son visage au-dessus des premières fumées. (Car nul n’avait osé refuser la croix à cette hérétique et à cette relapse...) Et la première flamme vint, et avec elle le cri atroce qui allait faire écho, dans tous les cœurs chrétiens, a cri de la Vierge lorsqu’elle vit monter la croix du Christ sur le ciel livide. Après quoi, Jeanne ne prononça plus qu’un mot : Jésus. Alors, depuis ce qui avait été la forêt de Brocéliande jusqu’au cimetières de Terre- Sainte, la vielle chevalerie morte se leva dans ses tombes. Dans le silence de la nuit funèbre, écartant les mains jointes de leurs gisants de pierre, les preux de la Table Ronde et les compagnons de Saint Louis, les premiers combattants tombés à la prise de Jérusalem et les derniers fidèles du petit Roi Lépreux, toute l’assemblée des rêves de la chrétienté regardait, de ses yeux d’ombre, monter les flammes qui allaient traverser les siècles, vers cette forme enfin immobile, qui était devenue le corps brûlé de la chevalerie. «Comment vous parlait vos voix ?», lui avait-on demandé quand elle était vivante. «Elles me disaient : va, fille de Dieu, va, fille au grand cœur...» Ce pauvre cœur qui avait battu pour la France comme jamais cœur ne battit, on le retrouva dans les cendres, que le bourreau ne put ou s’osa ranimer. Et l’on décida de le jeter à la Seine, «afin que nul n’en fît des reliques». Car ce n’est pas seulement à Orléans, c’est dans la plupart des villes qu’elle avait délivrées qu’elle demeurait présente. Il était plus facile de la brûler que de l’arracher de l’âme de la France. Au temps où le roi l’abandonnait, les villes faisaient des processions pour sa délivrance. Puis le royaume, peu à peu, se rétablit. Rouen fut enfin reprise. Et Charles VII, qui ne se souciait pas d’avoir été sacré grâce à une sorcière, ordonna le procès de réhabilitation. A Notre-Dame de Paris, la mère de Jeanne, petite forme de deuil terrifiée dans l’immense nef, vient présenter le rescrit par lequel le pape autorise la révision. Autour d’elle, ceux de Domrémy qui ont pu venir, et ceux de Vaucouleurs, de Chinon, d’Orléans, de Reins, de Compiègne... Tout le passé revient avec cette voix que le chroniqueur appelle une lugubre plainte : «Bien que ma fille n’ait pensé, ni ourdi, ni rien fait qui ne fût selon la foi, des gens qui lui voulaient du mal lui imputèrent mensongèrement nombre de crimes. Ils la condamnèrent iniquement et...» La voix désespérée se brise. Alors, Paris, qui ne se souvient plus d’avoir jamais été bourguignonne, Paris redevenue soudain la ville de Saint Louis, pleure avec ceux de Domrémy et de Vaucouleurs, et le rappel du bucher se perd dans l’immense rumeur de sanglots qui monte au-dessus de la pauvre forme noire. L’enquête commence. Oublions, ah ! oublions le passage sinistre de ses juges comblés d’honneur, et qui ne se souviennent de rien. D’autres se souviennent. Long cortège, qui sort de la vieillesse comme on sort de la nuit... Un quart de siècle a passé. Les pages de Jeanne sont des homes mûrs ; ses compagnons de guerre, son confesseur ont les cheveux blancs. Ici débute, non le mythe, mais la mystérieuse justice que l’humanité porte au plus secret de son cœur. Cette fille, tous l’avaient connue, ou rencontrée, pendant un an. Et ils ont eux aussi oublié beaucoup de choses, mais non la trace qu’elle a laissée en eux. Le duc d’Alençon l’a vue une nuit s’habiller, quand, avec beaucoup d’autres, ils couchaient sur la paille : «Elle était belle, dit-il, mais nul n’eût osé la désirer.» Devant le scribe attentif et respectueux, le chef de guerre tristement vainqueur se souvient de cette minute, il y a vingt-sept ans, dans la lumière lunaire... Il se souvient aussi de la première blessure de Jeanne. Elle avait dit : «Demain, mon sang coulera, au-dessus du sein.» Il revoit la flèche transperçant l’épaule. Sortant du dos, Jeanne continuant le combat jusqu’au soir, emportant enfin la bastille des Tourelles... Revoit-il le sacre ? Avait-elle cru faire sacrer Saint Louis ? Hélas ! mais, pour tous les témoins, elle est la patronne du temps où les hommes ont vécu selon leurs rêves et selon leur cœur, et depuis le duc jusqu’au confesseur et à l’écuyer, tous parlent d’elle comme les Rois Mages, rentrés dans leurs royaumes, avaient parlé d’une étoile disparue... De ces centaines de survivants interrogés, depuis Hauviette de Domrémy jusqu’à Dunois, se lève une présence familière et pourtant unique, joie et courage, Notre-Dame la France avec son cocher tout bruissant des oiseaux du surnaturel. Et lorsque le XIXe siècle retrouvera ce nostalgique reportage du temps disparu, commencera, des années avant la béatification, la surprenante aventure : bien qu’elle symbolise la patrie, Jeanne d’Arc, en devenant vivante, accède à l’universalité. Pour les protestants, elle est la plus célèbre figure de notre histoire avec Napoléon ; pour les catholiques, elle sera la plus célèbre sainte française. Lors de l’inauguration de Brasilia, il y a quatre ans, les enfants représentèrent quelques scènes de l’histoire de France. Apparut Jeanne d’Arc, une petite fille de quinze ans sur un joli bûcher de feu de Bengale, avec sa bannière, un grand bouclier tricolore et un bonnet phrygien. J’imaginais, devant cette petite République, le sourire bouleversé de Michelet ou de Victor Hugo. Dans le grand bruit de forge où se forgeait la ville, Jeanne et la République étaient toutes deux la France, parce qu’elles étaient toutes deux l’incarnation de l’éternel appel à la justice. Comme les déesses antiques, comme toutes les figures qui leur ont succédé, Jeanne incarne et magnifie désormais les grands rêves contradictoires des hommes. Sa touchante image tricolore au pied des gratte-ciel où venaient se percher les rapaces, c’était la sainte de bois dressée sur les route où les tombes des chevaliers français voisinent avec celles des soldats de l’An II... Ô seule figure de victoire qui soit aussi une figure de pitié ! Le plus mort des parchemins nous transmet le frémissement stupéfait des juges de Rouen lorsque Jeanne leur répond : «Je n’ai jamais tué personne.» Ils se souviennent du sang ruisselant sur son armure : ils découvrent que c’est le sien. Il y a trois ans, à la reprise d’Antigone, la princesse thébaine avait coupé ses cheveux comme elle, et disait, avec le petit profil intrépide de Jeanne, la phrase immortelle : «Je ne suis pas venue pour partager la haine mais pour partager l’amour.» Le monde reconnaît la France lorsqu’elle redevient pour tous les hommes une figure secourable, et c’est pourquoi il ne perd jamais toute confiance en elle. Mais dans la solitude des hauts-plateaux brésiliens, Jeanne d’Arc apportait à la République de Fleurus une personne à défaut de visage, et la mystérieuse lumière du sacrifice, plus éclatante encore lorsqu’elle est celle de la bravoure. Ce corps rétracté devant les flammes avait affreusement choisi les flammes ; et pour le brûler, le bûcher dut aussi brûler ses blessures. Et depuis que la terre est battue de la marée sans fin de la vie et de la mort, pour tous ceux qui savent qu’ils doivent mourir, seul le sacrifice est l’égal de la mort. Ô Jeanne sans sépulcre, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants, regarde cette vile fidèle ! Jeanne sans portrait, peu importent tes vingt mille statues, sans compter celles des églises : à tout ce pour quoi la France fut aimée, tu as donné ton visage inconnu. Que les filles d’Orléans continuent à t’incarner tour à tour ! Toutes se ressemblent, toutes te ressemblent, lorsqu’en des temps difficiles comme celui- ci, elles expriment la fermeté, la confiance et l’espoir. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

25,369 次观看 • 1 年前

𝐃𝐄́𝐂𝐋𝐀𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐌𝐄 𝐑𝐄𝐈𝐍𝐄𝐑 𝐅𝐔𝐄𝐋𝐋𝐌𝐈𝐂𝐇 𝐃𝐔 𝟐𝟒 𝐉𝐔𝐈𝐋𝐋𝐄𝐓 𝟐𝟎𝟐𝟓 Chers amis, Une chose après l’autre – commençons par l’essentiel. N’est-ce pas ce que nous nous disons à nous-mêmes quand nous sommes submergés par l’impression qu’il y a trop de choses à gérer en même temps? Cela signifie qu’il faut établir des priorités. C’est exactement ce à quoi j’ai pensé en lisant une nouvelle décision du désormais tristement célèbre juge marionnette Schindler, datée du 26 juin de cette année, dans laquelle il semble presque esquisser quelques pas de danse lors de la cérémonie d’ouverture des #JeuxOlympiques2024 de Paris, l’été dernier. Je vous expliquerai ce que je veux dire par là à la fin de cette déclaration. Cette déclaration a pour but d’attirer l’attention sur ma plainte pénale, que j’ai utilisée comme plaidoirie finale au tribunal il y a quelques mois et que je rends désormais accessible à tous, puisqu’elle a déjà été rendue publique à l’audience – en dépit des tentatives désespérées du juge Schindler pour m’en empêcher. Par cette dernière décision, il m’a rappelé – involontairement, j’en suis sûr, comme un acte manqué au sens freudien – ce qui fait le plus peur aux monstres. Il m’a rappelé, en quelque sorte, leur talon d’Achille. Dans sa décision du juge, il déclare qu’il n’autorisera aucun avocat à me défendre s’il ne se conforme pas à la ligne du #gouvernement. Il écrit que la compétence juridique et le fait que j’aie confiance dans l’avocat que je souhaite pour me représenter ne suffisent pas, mais qu’il refuse d’autoriser quiconque à m’assister s’il partage mon avis, à savoir que ce faux procès est en réalité un procès politique, dont le seul but est de m’abattre afin d’interrompre mon enquête sur la « plandémie » – et bien sûr, d’empêcher que les conclusions de cette enquête ne débouchent sur un procès de type #Nuremberg2, voire plusieurs procès similaires à travers le monde. Il considère cela comme une utilisation abusive de la procédure judiciaire. Comme exemples de ce qu’il juge être un comportement scandaleux, il cite l’avocat Edgar Siemund, qui, selon ses propres termes, a déclaré clairement que « c’est une intrigue politique ». Il fait également référence à un nouveau livre paru sous le titre : « Dr #ReinerFuellmich – Le procès du dossier #Corona : un scandale judiciaire ». Cela, affirme Schindler, montre qu’une distance professionnelle indispensable a été perdue. Et cela signifie, poursuit-il, que les personnes qui s’expriment ainsi, je cite : « se laissent manipuler et instrumentaliser à des fins étrangères à la procédure judiciaire, ce qui en constitue un détournement », fin de citation. Or, si cela était vrai – et non simplement un autre moment embarrassant, qui confirme cette fois explicitement la véritable raison de ce procès factice –, à savoir l’intention de m’abattre en raison de mon usage du Premier Amendement pour dénoncer les crimes monstrueux contre l’humanité, alors aucun avocat ne pourrait plus défendre un client qui ne serait pas parfaitement aligné sur le gouvernement contre lequel il est censé défendre justement ce client. Aucun avocat ne serait alors autorisé à plaider la cause de son client conformément à la volonté de ce dernier – ce qui, dans bien des cas, correspond d’ailleurs à la position de l’avocat lui-même. Autrement dit, tout avocat qui ne serait pas en ligne avec le gouvernement, et qui ne croirait pas fermement que toutes les mesures anti-Covid étaient parfaitement justifiées, ne serait pas autorisé à défendre un client. Mais au-delà de cela, ce raisonnement factice et éculé ignore que les véritables êtres humains de notre côté de la barrière – à la différence de ceux de l’autre côté – conservent encore la faculté de penser par eux-mêmes et de se forger leur propre opinion. Ce qui correspond parfaitement à la devise du grand philosophe Emmanuel Kant : « Sapere aude » – « Ose te servir de ta propre raison ». Néanmoins, ce jugement incroyablement stupide m’a rappelé que le talon d’Achille des monstres est bel et bien la plandémie. Car c’est la clé de leur boîte de Pandore. C’est cela, la véritable clé. Ils craignent par-dessus tout que nous ouvrions cette boîte, car une fois ouverte – une fois que la plandémie du corona est comprise, même par ceux qui sont encore de l’autre côté de la barrière mais commencent à se réveiller – alors tout le reste sera exposé : le changement climatique, la manipulation climatique, l’arnaque du CO2, les guerres en #Ukraine et à #Gaza, le #11septembre2001, les assassins de Kennedy, etc., etc. Et cette seconde étape dans la bonne direction, qui permettra de mettre au jour tous ces crimes, sera franchie à une vitesse fulgurante, presque du jour au lendemain. Mais voici l’essentiel : nous, qui sommes de ce côté-ci de la barrière, nous savons déjà. Nous connaissons déjà tous les autres crimes. Il serait donc absurde, pour les monstres, d’essayer de nous cacher ce que nous savons déjà. Non, leur panique vient du fait que la boîte est désormais à moitié ouverte, et qu’un nombre croissant de personnes de l’autre côté commencent à comprendre ce qui se passe réellement. De plus en plus de victimes des injections expérimentales sont en train de se réveiller. Et tout à coup, elles réalisent qu’il n’y a absolument personne, de leur côté de la barrière, pour les aider. Alors enfin, elles se tournent vers nous pour obtenir de l’aide. Et je ne parle pas seulement d’aide médicale. Ce qu’elles recherchent, c’est un soutien humain et émotionnel – ce qu’elles trouvent dans nos communautés, ces communautés qui ont vu le jour parce que nous avons effectivement été persécutés à l’époque. De véritables communautés. Et nous sommes encore aujourd’hui persécutés. Des communautés solidaires, où l’on s’entraide – ce qui n’existe pas de l’autre côté de la barrière. Là-bas, il n’y a aucun soutien humain, seulement l’isolement total et la solitude d’un monde fait de conditionnement mental rituel et de #propagande. Or, le danger – à la fois actuel et croissant – que de plus en plus d’êtres humains de l’autre côté de la barrière rompent les rangs avec leurs bourreaux et leurs conditionneurs mentaux, s’accentue du fait que l’idée selon laquelle notre camp ne ferait aucun progrès est totalement fausse. Bien au contraire : les monstres de l’autre côté de la barrière encaissent coup sur coup – et tous ces coups sont portés sous la ligne de flottaison. Leur navire prend l’eau, et il sombre de plus en plus vite. De quoi s’agit-il ? Eh bien, ici en #Allemagne, par exemple, une décision très importante a été rendue par un tribunal administratif – je crois que c’était le 3 ou le 4 septembre 2024 –, une décision en faveur d’une infirmière qui avait été licenciée parce qu’elle refusait de se faire injecter. Le tribunal a statué, sur la base des preuves disponibles, c’est-à-dire sur le contenu non expurgé des dossiers du #RKI (l’équivalent allemand des dossiers du #CDC), que premièrement, la déclaration d’état de pandémie n’avait aucun fondement scientifique, mais reposait uniquement sur des directives politiques. Et deuxièmement, que les injections étaient totalement inefficaces. Enfin… pas tout à fait inoffensives, on se comprend. Au Canada, une militante nommée Joanne Person, qui avait soutenu les désormais célèbres combattants de la liberté de Coutts, avait attiré l’attention de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui voulait la faire emprisonner. Toutes les charges ont toutefois dû être abandonnées après la révélation d’un enregistrement audio secret montrant que la police avait planifié de dissimuler des armes chez elle, pour pouvoir ensuite l’accuser de possession illégale d’armes et de terrorisme intérieur. Voilà comment on fabrique du crime. Ce genre de nouvelles rend beaucoup de gens très, très nerveux de l’autre côté de la barrière. Encore un exemple : en Nouvelle-Zélande, Barry Young, lanceur d’alerte au sein du ministère de la Santé, soutenu par Liz Gunn, ancienne avocate et journaliste, ainsi que par l’Américain Steve Kirsch et mon ami britannique Andrew Bridgen, a réussi à publier les vrais chiffres de mortalité post-vaccination. Les données qu’il a présentées sont issues des statistiques officielles de la Nouvelle-Zélande. Dans certains centres de vaccination, plus de 30 % des personnes ayant reçu une injection sont décédées quelques heures après. Dans un centre en particulier, Invercargill, le taux était de 100 % : 51 personnes vaccinées, 51 morts, toutes dans les deux heures suivant l’injection. Grâce à une demande d’accès à l’information (OIA) déposée par un médecin néo-zélandais, il a également été révélé que le gouvernement possédait déjà les premières données de sécurité de #Pfizer des mois avant le lancement de la campagne nationale, tout en répétant sans cesse que le vaccin était bien sûr « sûr et efficace ». En réalité, c’était exactement le contraire – et le gouvernement le savait. Les données de Pfizer montraient des conséquences absolument dévastatrices en termes d’effets secondaires graves et de décès. Ces données étaient tellement accablantes que la FDA (aux États-Unis) a tenté d’en interdire la divulgation publique pendant 75 ans – ce qu’un tribunal américain a fort heureusement empêché. Nous, de ce côté de la barrière, savons depuis longtemps ce que contiennent les contrats passés entre Pfizer et les gouvernements. Mais les citoyens néo-zélandais, semble-t-il, n'ont pas compris que Pfizer elle-même stipulait dans ces contrats qu’elle ne pouvait garantir ni la sécurité ni l’efficacité du #Vaccin – et exigeait donc une immunité juridique totale en cas de blessure ou de décès. Des clauses qui sont illégales et nulles d’office, comme l’ont justement souligné nos collègues juristes belges dans un avis juridique. Et il y a encore bien plus. Par exemple, les données de sécurité officielles de Pfizer mentionnaient, dans une liste longue de 9 pages, pas moins de 1 223 décès rien que dans la phase initiale des essais cliniques. Cela montre clairement qu’on ne parle pas ici de simples négligences – mais d’une intention manifeste. Car tout cela était connu des gouvernements – pas seulement de celui de Nouvelle-Zélande. Tout cela réuni – ce que nous savons depuis longtemps de la plandémie, ce qui constitue un choc traumatisant pour celles et ceux qui sont en train de franchir la clôture pour nous rejoindre, l’effondrement de la défense absurde des monstres, ainsi que la décision de Schindler citée plus haut – signifie pour moi une chose très claire : il est grand temps de tourner la clé dans la boîte de Pandore des monstres. Autrement dit, de faire connaître aussi rapidement que possible à un maximum de personnes de l’autre côté de la clôture les véritables tenants et aboutissants de la plandémie. Car une fois la boîte ouverte, une fois ce premier pas franchi, tout le reste s’enchaînera à la vitesse de l’éclair – littéralement du jour au lendemain. Le gouvernement fantoche allemand tente en ce moment un ultime baroud d’honneur pour sauver les meubles et glisser discrètement vers la trêve estivale. Un peu comme une passe désespérée à la dernière seconde d’un match de football américain, après avoir encaissé un coup très dur sous la ceinture : l’échec de faire nommer une juge proposée pour la plus haute juridiction allemande, la désormais complètement corrompue Cour constitutionnelle. Il est devenu évident que le chancelier BlackRock d’Allemagne n’a même pas réussi à obtenir le soutien de sa propre formation politique pour cette candidate – une femme qui souhaite légaliser l’avortement jusqu’au dernier moment de la grossesse. Étrange, non ? Quand on sait que durant la période #COVID_19, les monstres ont démontré qu’un avortement par injection était parfaitement acceptable – même bien après la naissance, jusqu’à un âge très avancé. L’horreur que certains membres du parti de notre chancelier BlackRock ont à peine réussi à dissimuler sur leur visage aurait été encore plus grande s’ils avaient su comment les monstres prévoyaient de célébrer cette nomination : à grand renfort de cérémonies d’ouverture, comme celles des #JeuxOlympiques de l’été dernier à Paris ou de l’inauguration du tunnel du Saint-Gothard, il y a quelques années. Allez voir par vous-mêmes sur YouTube, et vous comprendrez ce que je veux dire. C’est pourquoi il nous faut faire de la révélation de la plandémie – et du procès de #Nuremberg2 qui doit en découler – notre priorité absolue, sous le mot d’ordre : « Une chose après l’autre – commençons par l’essentiel. » Et ce n’est donc pas un hasard – si tant est que l’on croie encore aux hasards – que, malgré tous les obstacles qu’ils ont dressés sur ma route, malgré tous les bâtons qu’ils m’ont mis dans les roues, j’aie finalement réussi à achever le montage de ma plaidoirie finale, que j’ai prononcée à l’issue de mon faux procès. Lorsque Schindler a compris ce que j’étais en train de faire, il a tenté d’interrompre mon exposé – mais, comme vous allez le voir, il a échoué. Il s’agit d’une plainte pénale contre Schindler, le parquet et d’autres personnes, pour enlèvement, entrave à la justice – un crime très grave –, coups et blessures et de nombreuses autres infractions. C’est en quelque sorte une réponse directe à la fausse décision annoncée par Schindler le 24 avril dernier. Et désormais, tout le monde pourra la lire. Je vais commencer progressivement, en publiant d’abord l’introduction, qui résume toute l’affaire et contient également une table des matières permettant à chacun de décider s’il souhaite, par exemple, savoir pourquoi je suis toujours détenu sur la base d’un mandat d’arrêt cassé dès le 1er novembre 2023, ou encore pourquoi ce qui s’est passé au Mexique relève bien d’un enlèvement – et non d’une expulsion ni d’une extradition –, ou enfin s’il ou elle préfère simplement lire l’ensemble du dossier. En résumé, il s’agit selon moi d’une contre-attaque très efficace, qui ne manquera pas d’atteindre son but. Alors n’oubliez pas – n’oubliez jamais que nous sommes la cavalerie, et que nous pouvons faire tout ce que nous décidons de faire. Les pensées deviennent des actions, et les actions deviennent des réalités. Pour finir, j’aimerais vous parler de quelques chansons qui me rappellent l’époque où je croyais encore que tout allait bien. Des morceaux optimistes comme 𝐹𝑒𝑒𝑙𝑠 𝐿𝑖𝑘𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑣𝑒𝑛 de Fiction Factory, 𝐶𝑎𝑛’𝑡 𝐹𝑖𝑔ℎ𝑡 𝑡ℎ𝑒 𝑀𝑜𝑜𝑛𝑙𝑖𝑔ℎ𝑡 de LeAnn Rimes, 𝑆𝑎𝑦 𝑊ℎ𝑎𝑡 𝑌𝑜𝑢 𝑊𝑎𝑛𝑡 de Texas, ou 𝐻𝑜𝑤 𝑀𝑒𝑛 𝐴𝑟𝑒 d'Aztec Camera. À très bientôt, bye-bye. 🔗 #FreeReinerFuellmich #FreeReiner #JusticeForReiner #LibérezReinerFuellmich #prisonnierpolitiqu

Kerstin Heusinger

18,510 次观看 • 1 年前

Géopolitique de comptoir et sueur lunaire : Autopsie d'un naufrage d’Idriss Aberkane en 3 minutes Il y a des moments dans la vie d'un curioscepticosapioiste où l'on se sent d'humeur aventurière. On se dit : « Tiens, et si j'allais voir ce que l'algorithme a à offrir sur l'éventualité d'une Troisième Guerre mondiale ? ». Après tout, l'époque est tendue, les enjeux sont complexes, et un peu d'analyse géopolitique ne ferait pas de mal. C'est ainsi que je suis tombé sur une vidéo. Une pépite. Un monument. Une œuvre d'art involontaire de l'absurde. J'avais l'intention, initialement, de déconstruire l'ensemble de son propos. De faire un travail de fond. Mais voilà : j'ai une règle d'hygiène mentale assez stricte. C'est le principe du Canari dans la mine de charbon appliqué à la rhétorique, ou si vous préférez, la Loi de Brandolini (le principe d'asymétrie des bobards) : « La quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des idioties est un ordre de grandeur supérieur à celle nécessaire pour les produire ». Alors, quand un intervenant réussit l'exploit olympique d'insulter la physique, l'histoire, la biologie et la simple logique aristotélicienne en moins de 180 secondes, le verdict tombe : je ne regarde pas la suite. Si les fondations sont en guimauve radioactive, je ne vais pas inspecter la toiture. Voici donc pourquoi j'ai quitté mort de rire cette vidéo à la 3ème minute. Installez-vous, prenez un café (ou un verre de vin, c'est selon l'heure), ça va être salé. 1. Intel, la Lune et la transpiration sélective des femmes (Le Pic de la Connerie) Commençons par le plat de résistance, servi dès l'entrée. Notre expert en géopolitique ésotérique nous explique, avec un aplomb qui force le respect, que le géant des semi-conducteurs Intel utilise la méthode « Copy Exactly » (Copie Totale) pour une raison bien précise. Accrochez-vous à votre rationalité, ça va secouer. Selon lui, Intel s'est rendu compte que « les phases de la lune influençaient la qualité de leur semi-conducteur parce que les femmes pouvaient transpirer un peu plus ou avoir un peu plus de lipides sur la peau ». Il ajoute même, dans un élan de précision médicale, que « les hommes pouvaient aller aux toilettes plus souvent ». Pause. On respire. Je suis passionné de physique et de technologie, et là, j'ai failli avaler ma montre. Analysons ce qui ne va pas, voulez-vous ? Une usine de semi-conducteurs (une Fab), ce n'est pas la cuisine de ma tante Ginette où l'on fait des crêpes la fenêtre ouverte. C'est ce qu'on appelle une Salle Blanche (Cleanroom). On parle de normes ISO 1 à ISO 5. L'air y est filtré en permanence pour éliminer les particules de poussière microscopiques. La température est contrôlée au dixième de degré près. L'humidité est stabilisée à la décimale. La pression atmosphérique est régulée. Les techniciens qui y travaillent portent des « Bunny Suits » : des combinaisons intégrales, stériles, qui ne laissent passer ni un cheveu, ni une squame de peau, et encore moins des « vapeurs de lipides lunaires ». L'idée même qu'une variation hormonale ou sudoripare, causée par la Pleine Lune (ce qui est déjà biologiquement douteux), puisse traverser trois couches de textile technique filtrant, surmonter le flux laminaire vertical, pour aller corrompre une galette de silicium gravée en 3 nanomètres, c'est de la science-fiction de série Z. La méthode Copy Exactly! d'Intel existe. C'est vrai. Mais elle sert à garantir que si un tuyau de gaz fait 12 cm de long et a 2 coudes dans l'usine de l'Oregon, il doit faire 12 cm et avoir 2 coudes dans l'usine d'Irlande. C'est de la dynamique des fluides et de la thermodynamique. Ce n'est pas de la sorcellerie gynécologique. Prétendre qu'Intel gère ses chaînes de production en fonction du cycle menstruel ou de la vessie des messieurs, c'est insulter des décennies d'ingénierie. 2. J.P. Morgan et la télépathie nécromancienne Une fois qu'on a digéré les lipides lunaires, notre ami enchaîne avec un classique : la citation d'autorité. Il cite J.P. Morgan : « Les millionnaires n'étudient pas l'astrologie, mais les milliardaires, oui. » Et là, le génie opère. Il admet, textuellement : « Elle est apocryphe [...] mais il pensait exactement ça. Il n'en pensait pas moins. » C'est magnifique. C'est ce que j'appelle l'argument « Trust me, bro » post-mortem. Le type avoue que la citation est fausse (JP Morgan ne l'a jamais dite), mais il s'octroie le super-pouvoir de lire dans les pensées d'un banquier mort en 1913 pour valider son propre délire. C'est une méthode fascinante. Essayons, pour voir : « Napoléon n'a jamais dit qu'il adorait le breakdance, c'est apocryphe. Mais il le pensait très fort. Il n'en pensait pas moins. » Vous voyez le problème ? Si on commence à faire parler les morts pour confirmer nos biais cognitifs en admettant que les preuves n'existent pas, on ne fait plus de l'analyse. On fait du spiritisme de comptoir. 3. François Mitterrand, réincarnation du Pharaon On continue la descente aux enfers intellectuels. L'affirmation : « Mitterrand pensait être la réincarnation d'un pharaon. C'est pas une blague et c'est bien pour ça qu'il a fait construire la pyramide du Louvre. » Alors, remettons l'église au milieu du village (et la pyramide au milieu de la cour Napoléon). Est-ce que Mitterrand consultait Élizabeth Teissier ? Oui. C'est factuel, c'est documenté, et c'est franchement embarrassant pour la Vème République. On est d'accord. Mais le saut logique vers « Il a construit la Pyramide parce qu'il se prenait pour Toutânkhamon » est une fable qui traîne dans les milieux complotistes depuis les années 80. La Pyramide du Louvre a été commandée à l'architecte I.M. Pei pour une raison purement logistique : le musée était un bordel sans nom, avec des entrées éparpillées et inadaptées au flux moderne. Il fallait créer une entrée centrale souterraine capable de distribuer les visiteurs vers les trois ailes sans défigurer les façades historiques du palais. La forme pyramidale a été choisie pour sa stabilité géométrique, sa transparence et sa capacité à apporter de la lumière au sous-sol sans écraser visuellement le Louvre. Ce n'était pas un tombeau pour l'ego de Tonton. C'était un puits de lumière. Confondre l'urbanisme fonctionnel avec un rite maçonnique égyptien, c'est quand même un sacré niveau d'interprétation. À ce compte-là, le triangle de signalisation dans mon coffre prouve que je suis un Illuminati. 4. Le Bingo de l'Apocalypse et le double naufrage (Astrologue vs Debunkers) Arrêtons-nous là une seconde sur le casting de ce fameux « cercle rouge » et son analyse géopolitique de haute volée. Notre Nostradamus sous Xanax nous explique avec des trémolos dans la voix que Donald Trump, Benjamin Netanyahou, et « feu l'Ayatollah Khamenei » (paix à ses cendres fraîchement bombardées) partagent un point commun terrifiant : ils sont tous nés sous une éclipse. Et c'est ici que l'histoire devient délicieuse. Sur le réseau X, des "debunkers" en herbe, sans doute trop pressés de faire du clic, ont voulu le contrer en affirmant que c'était faux. Eh bien, plot twist de la rigueur intellectuelle : le charlatan a raison sur l'astronomie, et les debunkers ont tort. Vérification faite : Ali Khamenei est bien né le 19 avril 1939, le jour exact d'une éclipse solaire annulaire. Benjamin Netanyahou a poussé son premier cri le 21 octobre 1949, le jour précis d'une éclipse solaire partielle. Quant à Trump, il est effectivement né le jour d'une éclipse totale de lune. Dun dun duuuun. Tremblez, mortels. La prophétie est-elle en marche ? L'alignement des planètes dicte-t-il la guerre de demain ? Non. Et c'est là que la rationalité reprend ses droits avec violence. Ce n'est pas parce que les dates sont exactes que la conclusion géopolitique n'est pas de la bouillie pour chats. C'est le cas d'école de ce qu'on appelle le Biais du tireur d'élite texan. Le principe est enfantin : imaginez un type qui vide son chargeur à l'aveugle sur la porte d'une grange, puis qui va peindre tranquillement une cible autour de l'amas de plombs pour faire croire à tout le monde que c'est un sniper de génie. Faisons un peu de mathématiques. Il se produit entre 4 et 7 éclipses (solaires et lunaires) chaque année. Sur un siècle, on approche allègrement du demi-millier de fenêtres astrales de ce type. Maintenant, prenez la liste de tous les chefs d'État, dictateurs, ministres de la Défense, généraux, conseillers de l'ombre et influenceurs impliqués de près ou de loin dans les conflits actuels. On parle de centaines d'individus clés. La probabilité d'en piocher trois qui sont nés le jour d'une éclipse (qu'elle soit solaire, lunaire, totale ou partielle, l'ésotérisme sait ratisser large pour que ça rentre) est statistiquement non seulement possible, mais banale. C'est de l'apophénie pure et dure : la capacité obsessionnelle du cerveau humain à forcer un motif signifiant sur un nuage de données parfaitement aléatoires. À ce niveau de corrélation éclatée au sol, on peut sûrement démontrer que 100% des instigateurs d'une potentielle Troisième Guerre mondiale ont bu de l'eau ou mangé de la purée Mousline avant l'âge de 3 ans. Doit-on alerter l'ONU et interdire les flocons de pomme de terre pour garantir la paix mondiale ? Bref, un charlatan qui a de la chance avec un calendrier astronomique reste un charlatan. Et un debunker qui ne vérifie pas ses sources mérite un blâme. La géopolitique expliquée par l'horoscope de Télé 7 Jours, c'est non. Conclusion : Pourquoi je n'irai pas à la minute 4 (et la leçon du double K.O.) Voilà le bilan clinique de ces trois premières minutes de vidéo. Et c'est précisément ici que la démarche du curioscepticosapioiste prend tout son sens. Résumons le palmarès : 1⃣ La physique assassinée : Une incompréhension délirante des salles blanches ISO, transformant la thermodynamique de pointe d'Intel en une vaste blague sur les lipides lunaires et la vessie des ingénieurs. 2⃣ L'épistémologie de la planche Ouija : L'invention de la citation apocryphe télépathique, ou comment faire parler le cadavre de J.P. Morgan pour valider ses propres croyances. 3⃣ Le Code Da Vinci du pauvre : La transformation d'un chef-d'œuvre de logistique architecturale (la Pyramide de Pei) en un délire funéraire maçonnique pour Tonton Toutânkhamon. 4⃣ Le miracle astronomique (et la bêtise partagée) : La seule fois où notre expert avance des données factuellement exactes (les dates des éclipses), c'est pour s'enfoncer avec le sourire dans un vertigineux Biais du tireur d'élite texan. Mais l'ironie est totale : avec cette seule donnée juste, il réussit l'exploit de piéger et d'humilier les "debunkers" pressés des réseaux sociaux, prouvant au passage que la paresse intellectuelle est décidément la chose la mieux partagée au monde. C'est la leçon magistrale de cet extrait. Avoir une donnée juste (la date d'une éclipse spatiale) et l'insérer dans un raisonnement fallacieux (l'apophénie géopolitique), c'est comme utiliser un engrenage de haute horlogerie pour essayer de réparer un mixeur en plastique : la pièce est vraie, mais le mécanicien est un escroc. Et le debunker qui tape sur le mixeur avec un marteau rouillé sans regarder les plans n'est pas beaucoup plus utile à la société. Si les prémisses d'un discours sont un tel champ de ruines, la logique la plus élémentaire exige de ne pas s'infliger la suite. Je ne sais pas ce qu'il raconte à la minute 4. Peut-être qu'il lit l'issue de la Troisième Guerre mondiale dans les entrailles d'un pangolin, ou qu'il analyse les mouvements de troupes en fonction de la rétrogradation de Mercure. Franchement ? Je m'en cogne. Mon temps de cerveau est une ressource trop précieuse pour la laisser se faire siphonner par ce trou noir de la rationalité. Je vais plutôt retourner à des occupations d'une fiabilité absolue : assembler mon dernier set Lego ou observer ma tortue Stitch mâcher tranquillement sa salade. Au moins, quand Stitch se déplace, je sais que c'est de la pure biomécanique reptilienne, et pas un complot orchestré par l'alignement de Jupiter. Restez curieux, restez sceptiques, vérifiez vos éphémérides, et par pitié, ne laissez personne insulter votre intelligence.

Pourton.info

117,086 次观看 • 5 个月前

#AES État du Burkina Faso🇧🇫 Les néocolons paternalistes européens en général et la France en particulier, les USA, leurs valets locaux et esclaves de salon, ont tous eu leur dose dans ce message du vaillant Dr. A.J. KYELEM de TAMBELA, Premier Ministre de l’#AES État du Burkina Faso 🇧🇫, ̀à la montée des couleurs du 06.05.2024 🛑Mesdames et messieurs! 𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ? 1- Chaque fois que les autorités de la Transition prennent la parole, l'impérialisme et ses valets locaux tremblent. Ils tremblent parce qu'ils savent que c'est pour encore révéler au public un aspect de leurs intrigues. Leur arme contre cela, c'est, chaque fois qu'une autorité prend la parole, de claironner que nous parlons trop au lieu d'agir. Comme si le peuple n'était pas témoin des actes de développement, de transformation sociale et de lutte contre le terrorisme que nous posons. 2- Nous avons parlé, nous parlons et nous parlerons, pour contribuer à l'éveil des consciences, afin que plus jamais le peuple ne se laisse duper par des aventuriers sans foi ni loi, et des marchands d'illusions. 3- Cela dit, je me permets de poser une question. Que représente le drapeau que nous venons de hisser ? Le drapeau est un élément fédérateur. C'est le symbole de l'unité d'un peuple pour une cause, la cause nationale. Le drapeau nous rappelle chaque fois, qu'avant toute chose, il y a la nation à défendre et à promouvoir. 4- Le drapeau nous rappelle que les intérêts particuliers, les intérêts partisans doivent pouvoir se conjuguer avec l'intérêt général. À défaut, les intérêts particuliers doivent s'effacer pour que triomphe l'intérêt général et la cause nationale. 5- J'ai l'habitude de dire que mieux vaut être pauvre dans un État riche et fort que riche dans un État pauvre et faible. Il y a eu des Hommes riches et forts dans des pays pauvres ou faibles. Certains d'entre eux ont trouvé leurs limites. 6- Il suffit de citer le cas du général Manuel Noriega, le tout puissant président du Panama des années 1980. En décembre 1989, quand les Américains décidèrent de l'arrêter, ils allèrent le cueillir dans son palais. Sa fuite dans une enclave diplomatique ne fut pour lui qu'un répit de courte durée. Les Américains finirent par obtenir son extradition. 7- De même en Haïti, le général Raoul Cédras renversait le président Jean-Bertrand Aristide en 1994. Les Américains finirent par lui donner un ultimatum pour quitter le pouvoir. Face à son refus d'obtempérer, l'armée américaine le délogea de son palais. Il eut son salut en se réfugiant au Panama. Ces Hommes forts et riches régnaient dans des États pauvres ou faibles. 8- À l'inverse, des Hommes, pas particulièrement riches, mais qui présidaient aux destinées d'États forts, ont pu faire face à toutes les tentatives de récupération ou de déstabilisation. 9- Il suffit de citer le cas de Cuba, petit pays à quelques encablures des États-Unis, qui a su résister à tous les assauts des Américains. On peut citer aussi le cas du petit Nicaragua qui a tenu tête à la toute puissante Amérique dans les années 1980. On pourrait citer aussi les cas du Venezuela, de Hugo Chavez à Nicola Maduro, et de l'Iran qui, depuis la Révolution islamique de 1979 fait face avec succès à toutes les tentatives de déstabilisation. 10- Un État fort est donc une garantie de sécurité et de stabilité des institutions, et un facteur de développement. La pauvreté actuelle de l'Afrique noire est due en partie aux tentatives de caporalisation des dirigeants, et de déstabilisation des régimes. On peut être d'accord que si la Révolution de Thomas Sankara avait duré, ne serait-ce qu'une dizaine d'années, le Burkina aurait pu être mis sur les rails du développement. Le Ghana qui était un État failli et sans perspective, a été mis sur les rails du développement grâce à la politique visionnaire du président Rawlings, à travers la mise en place d'un État fort. 11- Pour construire un État fort, il faudra être en mesure de déjouer les pièges conçus par les dominateurs pour faire de nos États des États faibles, malléables à souhait. Parmi ces pièges, il y en a trois qu'il convient d'analyser. Ce sont le prétendu respect des droits de l'Homme (1), le prétendu respect de la liberté d'expression (2) et les institutions néocoloniales de nos États modernes (3). 𝟏- 𝐃𝐮 𝐩𝐫𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥'𝐇𝐨𝐦𝐦𝐞 12- Il est évident que si les droits de l'Homme étaient méconnus en Afrique, les Européens ne seraient pas venus trouver des royaumes et des sociétés organisés avec de brillantes civilisations. L'art africain précolonial a ébloui le colonisateur au point qu'il a pillé les œuvres d'art pour garnir ces musées et les salons des aristocrates et des bourgeois. Sans une organisation sociale élaborée, dans le respect des droits de chaque catégorie sociale, un tel résultat n'aurait pu être atteint. 13- De nos jours, les droits de l'Homme sont un instrument de contrôle des sociétés du Tiers-Monde au service de l'Occident. Ils permettent à l'Occident d'avoir la garantie que ses valets locaux, dont certains sont directement financés par l'Occident, d'autres indirectement par des procédures détournées, auront toutes les latitudes pour mener dans nos pays leurs activités subversives à son profit. Lesquelles activités ont pour finalité d'infiltrer les appareils d'État et d'affaiblir nos États au profit de l'Occident. 14- Dans nos pays, les droits fondamentaux ne sont pas encore satisfaits. Les droits de l'Homme consistent d'abord à donner à manger aux populations, à les soigner, à les instruire, à les loger décemment. L'Occident ne voit pas ces droits à satisfaire dans nos pays, alors même qu'il jette régulièrement à la poubelle sa surproduction agricole et industrielle, rien que pour maintenir élevés les prix de ses produits. Ce qui le préoccupe, c'est uniquement l'assurance que ses éléments infiltrés dans nos sociétés peuvent poursuivre leur travail d'agitation et de sape à son profit en toute impunité. 15- Quand les mêmes droits sont violés en Occident, cela est passé sous silence, ou tout au plus qualifié de simple mesure de maintien de l'ordre. Chacun sait qu'aux États-Unis, toute personne présumée être une menace pour la sécurité nationale est éliminée sans autre forme de procès. Personne ne parlera de violation des droits de l'Homme. Partout dans le monde, les États-Unis se donnent le droit de tuer ou d'intervenir dès lors qu'ils estiment cela nécessaire pour leurs intérêts. On peut rappeler ici les cas du Panama et de Haïti, mais aussi ceux de Cuba en 1901 et en 1961. Sans oublier le Vietnam, l'Iran en 1980, l'Irak, et l'Afghanistan plus récemment. 16- La France n'est pas en reste, elle qui a commandité et continue de commanditer des coups d'État en Afrique, principalement en Afrique francophone, sans aucun égard pour les pertes en vies humaines. Sans oublier son soutien au terrorisme au Sahel qui a fait des milliers de victimes, et qui continue d'endeuiller nos populations. En France même, l'on a vu comment en novembre-décembre 2018 les “Gilets jaunes” ont été réprimés. Toujours en France, à la suite du meurtre par la police du jeune Nahel en 2023, le petit peuple de France s'est soulevé. Il fut violemment réprimé, avec des scènes de tortures dignes d'un autre âge. Comme il s'agit de la France, personne n'a élevé la moindre protestation. Personne n'a parlé de violations des droits de l'Homme. Même dans nos propres pays, les médias déjà conditionnés, n'y ont pas vu de violations des droits de l'Homme. 17- Dans nos pays, surtout dans les pays sous contrôle de l'Occident, et plus particulièrement sous contrôle de la France, les régimes en place peuvent assassiner, torturer, on ne parlera jamais de violation des droits de l'Homme. En Guinée, en Côte d'Ivoire, au Sénégal des citoyens qui manifestaient contre les troisièmes mandats anticonstitutionnels ont été massacrés avec la bénédiction de l'Occident. Plus récemment encore, des opposants ont été massacrés au Tchad à plusieurs reprises, sans que l'Occident trouve à redire. Non loin du Burkina Faso, des procès iniques ont été organisés, et des condamnations hors-normes ont été prononcées. Des opposants ont été jetés en prison pendant des années. Les Occidentaux n'y ont rien vu et n'ont rien entendu. Personne n'a parlé de violations des droits de l'Homme. Quelle hypocrisie! 𝟐- 𝐃𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐝'𝐞𝐱𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 18- Tout comme les droits de l'Homme, il en est de même de cet autre cheval de Troie qu'est la liberté d'expression. Pour l'Occident, ses valets locaux infiltrés dans nos sociétés ont le droit de s'exprimer comme ils l'entendent, sans aucune restriction ni règlementation. Gare à quiconque osera remettre cela en cause. Aussitôt les Gouvernements et les médias occidentaux montent sur leurs grands chevaux, grossissent négativement les faits et brandissent les menaces. Les ambassades, les O.N.G. à la solde de l'Occident et les institutions internationales sont mises à contribution pour vilipender, intimider et réprimer. 19- Pourtant, nul ne viole autant la liberté d'expression que les Occidentaux. Dès le déclenchement du conflit Russie-Ukraine, la France et d'autres pays occidentaux, bien que n'étant pas belligérants, ont expulsé les organes de presse russes de leur territoire. Par la suite, la dame de Sotchi a été interdite d'entrer et de séjour en France pour simple délit d'opinion. Récemment, un activiste (Kémi Séba) s'est vu retirer la nationalité française, également pour délit d'opinion. 20-Le 20 mars dernier, un élu local français aurait été suspendu, simplement pour avoir accepté d'être observateur au scrutin présidentiel russe. Alors ! Où se trouve la liberté d'expression en Occident? Il est temps de comprendre que ce n'est pas la liberté d'expression que l'Occident défend, mais plutôt des intérêts idéologiques, politiques et économiques. La prétendue liberté d'expression et les prétendus droits de l'Homme sont de simples moyens d'action pour aboutir à ses fins dans nos pays. 21- Il ne viendra à l'idée de personne de contester que les droits de l'Homme sont de loin mieux respectés dans nos pays que dans les pays arabo-musulmans où la liberté de croyance n'existe pas; où les femmes n'ont ni la liberté de leur mouvement, ni la liberté de leur choix de vie; où les délinquants sont parfois amputés ou torturés publiquement. Comme ces pays gèrent bien les intérêts des Occidentaux, ou sont capables de mesures de rétorsions redoutables, ils peuvent tout se permettre. L'Occident fermera toujours les yeux. 22- Même les valets locaux de l'impérialisme qui sont dans nos pays et qui revendiquent tant la liberté d'expression, refusent cette même liberté d'expression à ceux qui ne partagent pas leur point de vue. Ils créent des comptes Facebook et autres, pour essaimer leur venin, en prenant soin de bloquer les commentaires qui ne leur sont pas favorables. 23- Quand on revendique la liberté d'expression et qu'on est logique et de bonne foi, on doit avoir le courage de l'accepter aussi pour les autres. Ces valets locaux, qui sont de simples véhicules de transport des intérêts occidentaux, sans contenu propre, utilisent la prétendue liberté d'expression pour nuire, afin de mieux plaire à leurs maîtres. Ils sont des dangers publics pour nos sociétés en construction. C'est pourquoi Thomas Sankara avait dit que la liberté d'expression ne doit pas être la liberté de nuire pour les ennemis du peuple. 𝟑- 𝐃𝐮 𝐦𝐢𝐦𝐞́𝐭𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 24- Le dernier piège dans lequel sont tombés beaucoup de pays du Tiers-Monde, surtout les pays francophones, c'est le mimétisme institutionnel. L'Occident a sa propre histoire. Il a mis des siècles pour se doter de ses institutions actuelles. Faisant fi de notre histoire à nous, il tient à nous imposer sur le champ les mêmes institutions, tout en sachant que nous n'avons ni la même histoire, ni la même culture, ni les mêmes aspirations. 25- Ces institutions qui nous sont appliquées comme des corsets, sont des moyens par lesquels l'Occident nous tient en laisse comme le maître tient son chien. Par ces moyens, les Occidentaux ont le contrôle de nos États et de nos sociétés, car pour la règlementation et l'évolution de ces institutions il faudra chaque fois se référer à leur histoire, à leur présent, à leurs instructions, et nous accorder avec eux. 26- Nous ne devons plus être dupes. Droits de l'Homme, liberté d'expression et mimétisme institutionnel sont des produits fabriqués en Occident, et destinés à la consommation des peuples dominés. Nos sociétés connaissaient les droits de l'Homme et la liberté d'expression qui étaient règlementés en fonction des besoins de la société. C'est pour cela qu'elles avaient pu mettre en place de grands royaumes dont la finesse de l'organisation surprend toujours l'intelligence humaine. Nos sociétés avaient des institutions adaptées qui ne demandent qu'à être revisitées. Auparavant, il nous faudra accepter de revisiter nos propres mentalités qui pataugent dans les méandres de l'aliénation mentale et culturelle. 27-Pour construire des États forts à même d'assurer la stabilité des institutions, le respect de la souveraineté, et d'enclencher le processus de développement, il nous revient de savoir détecter les pièges par lesquels on nous maintient dans la soumission et l'arriération. Gouverner c'est choisir. Les dirigeants africains doivent choisir avec détermination de tenir haut leur drapeau, au risque de laisser nos pays toujours tourner en rond, au gré des intérêts des autres. C'est dans ce sens qu'il faut saluer le courage et la détermination des dirigeants nigériens dans la décision de mettre fin à la présence militaire américaine dans leur pays, après voir mis les militaires français à la porte. 28-Il nous faut donc, en Afrique, mettre en place des États forts à même de défendre l'intégrité territoriale des États, la souveraineté des États, et les orientations de développement élaborées par nos États. Voilà ce que le drapeau doit représenter pour nous. Nous devons prendre conscience qu'il n'y a pas de destin individuel prospère et permanent dans un État faible, désarticulé et sans repère. Seule l'union autour des valeurs du drapeau peut garantir la sécurité, la prospérité et l'émancipation de chaque citoyen et de tous les citoyens. Pour la Patrie, nous vaincrons ! Dr. A.J. KYELEM de TAMBELA, Premier Ministre de l'#AES État du Burkina Faso 🇧🇫 Les vaillants peupes et les courageuse autorités de l'#AES ont pris leur destin en main. 🫡 #TousEngagésPourUnSahelLibre

M.PORGO

31,008 次观看 • 2 年前

⚠️Avis sincère requis ! 🥰 Bon, mauvais, sarcastique ou épique : je prends tout. Pour fêter mes 20 000 abonnés, j'ai créé ce clip, une façon différente de marquer le coup. Le "comment" est juste en dessous, sinon, profitez juste : j'y ai mis énormément de cœur. MERCI ! ❤️ 🎬MAKING OF – SATAN L’HABITE 🎬 Pourquoi Satan ? (Parce que la vérité brûle, apparemment) On va mettre les points sur les "i" et les cornes sur le front tout de suite. Certains se demandent pourquoi j’ai choisi cet alter ego cornu en costume trois-pièces. C’est une métaphore filée, les amis. Dans le marécage de 𝕏, quand tu débarques avec des sources, des faits et une rigueur d’horloger pour démonter une théorie fumeuse, tu n'es pas perçu comme un porteur de lumière. Pour celui dont tu viens de piétiner le "doudou" (cette petite croyance confortable qui le rassure), tu es l’Adversaire. Tu es celui qui vient perturber son sommeil dogmatique avec cette insolence qu’on appelle la réalité. Alors, j’ai fini par me dire : "Ok, si pour vous la vérité est diabolique, alors appelez-moi Satan." J'ai donc créé cet avatar pour incarner ce rôle avec une ironie élégante. C’est quand même plus fun de débunker en étant le Boss Final du scepticisme qu’en jouant les enfants de chœur, non ? La plume : Quand le clavier saigne des vérités Le texte de ce rap, je ne l'ai pas pondu entre deux gorgées de café tiède. Il vient de mes tripes, de ma plume, pas d’IA derrière ces mots, et il est le condensé de ce que je hurle (calmement, mais fermement) ici depuis des mois. Il s'appuie sur mes deux "manifestes" que vous connaissez peut-être : 1. L'Anatomie du dialogue de sourds (billet épinglé à mon compte) : J'y explique que débattre avec un complotiste convaincu, c'est comme jouer aux échecs avec un pigeon. Il va renverser les pièces, chier sur l'échiquier et se pavaner comme s'il avait gagné. Mon rap s'adresse aux 90%: ceux qui lisent en silence, qui doutent légitimement, et pour qui je continue de dresser cette barrière de sécurité intellectuelle. 2. La Table est Bleue : C’est ma règle d’or. Si un fait est bleu, je ne dirai jamais qu’il est noir pour caresser l'ego de qui que ce soit. Ma plume est un scalpel, pas un pinceau à maquillage. Le clip célèbre cette intransigeance. Le drame vocal : De Pavarotti à la PLS Passons aux coulisses, et là, on entre dans la zone de l'autodérision pure. On s'est chauffés avec mon allié Gem pour créer une instru qui tabasse sur Suno. On a brainstormé des prompts jusqu'à obtenir ce son lourd, sombre et percutant. Jusque-là, tout allait bien. Le problème, c’est quand j’ai dû poser ma voix. Dans ma tête, sous la douche, je suis un mélange de rappeur US et de dieu du stade. J'ai le flow, j'ai la voix, j'ai l'aura. Mais quand j'ai appuyé sur "Record" et que j'ai réécouté le résultat... comment dire ? Le micro est un objet froid, cruel et sans aucun remords. Il m'a renvoyé une réalité que j'aurais préféré ignorer. J'ai eu envie de me mettre en PLS sous mon bureau pour le restant de mes jours. Mais comme je suis un acharné, on a sorti l'artillerie lourde pour transformer la catastrophe en quelque chose de potable. Sous la supervision technique de Gem, on a fait de la chirurgie esthétique sonore : 🔹 Melodyne 5 Essentialpour remettre les notes là où elles auraient dû être (un travail de titan). 🔹 Soundtoys Decapitatorpour ajouter du grain et de la saturation (parce que le "sale" cache bien la misère). 🔹 Universal Audio 1176 pour donner du punch et faire croire que j'ai réellement du coffre. Bref, j'ai bricolé ma voix comme je règle un tourbillon : avec patience et beaucoup de filtres. Le marathon visuel : Le supplice de la 10ème seconde Si vous pensez qu'il suffit d'appuyer sur un bouton pour sortir un clip pareil, détrompez-vous. C’est un travail d’orfèvre numérique qui nous a pris un temps de dingue. Le scénario était calé au poil de cul près. On voulait que chaque plan raconte quelque chose : Satan dans son fauteuil, Satan qui pousse un doudou, qui manipule des rouages... Notre méthode ? Un enfer de précision : 1. On part de l’image de base de mon avatar pour garder une cohérence physique (les cornes, les lunettes, le costume). 2. Gem me génère le prompt parfait pour Grok pour un segment de 10 secondes maximum. Pourquoi 10s ? Car c’est la limite max imposé par Grok. 3. Une fois la vidéo générée, je l’importe dans Adobe Premiere Pro, je la cale sur le beat. 4. Et c’est là que ça devient drôle : je fais un screenshot de la toute dernière frame de la vidéo. Je redonne cette image à Gem pour qu’il ajuste le prompt suivant afin que Grok reparte de cette base exacte. On a fait ça, boucle après boucle, pour que la transition soit la plus fluide possible et que Satan garde la même tête du début à la fin (on utilise d’ailleurs une image de référence de Satan, qui le présente sous tous les angles). C’est de l’artisanat hybride, une lutte permanente contre l’entropie de l’algorithme pour qu’il respecte mon storyboard. Le mot de la fin Ce clip, c’est ma façon de marquer ces 20 000 abonnés. C’est beaucoup de sueur, énormément de café, et une dose massive de passion. C’est une célébration du sarcasme qui réveille, de la rigueur qui pique et de la liberté de penser sans doudou. Merci à tous ceux qui sont là pour les faits, pour le rire et pour les débats musclés. On continue de régler le tourbillon de la réalité. La table est bleue, elle le restera, et Satan... bah il l'habite bien. Allez, je retourne au clavier, des débunks m’attendent et j’ai un gros paquet de sel à liquider… 🥰MERCI POUR VOS RETOURS ! 🤘🔥

Pourton.info

11,300 次观看 • 3 个月前

🇫🇷 6 septembre 1964, le Général de Gaulle célèbre le 50e anniversaire de la bataille de la Marne. Après Meaux, Esternay et Bar-sur-Aube, le Général s'adresse aux Français sur le parvis de la cathédrale de Reims : « Aucune région de notre territoire, aucun événement de notre histoire, ne permettent mieux que cette région où coule la Marne et que cet événement que fut la victoire remportée sur ces rives, voici cinquante ans, de mesurer les conditions dont bien souvent a dépendu le destin de la France. En septembre 1914, une fois de plus, tout pour nous s'est joué ici, et par les armes. Dans la même contrée du nord-est où furent jadis les Champs Catalauniques, où Villars dans l'extrémité repoussa les impériaux, où à Valmy Brunswick recula devant l'élan militaire de la Révolution, où l'Europe coalisée submergea Napoléon. Où en 1870 passèrent les armées allemandes en marche vers la Capitale, la guerre devait décider de ce que nous allions être Ou bien de nouveau des vaincus sans qu'il y eût de recours ou bien, cette fois, des vainqueurs à qui resterait ouverte la carrière d'un grand Etat. A vrai dire, ce n'est pas sans une longue et méritoire préparation que nous avions abordé l'épreuve. Les lois d'organisation, de recrutement, d'encadrement mises en oeuvre par la République, avaient donné à notre armée l'armature, et même en dépit d'une désastreuse dénatalité, l'effectif qui la mettait en mesure d'accomplir les plus grands efforts. D'autant plus que cette armée, d'année en année, s'était obligée à l'entraînement et à l'instruction voulus. Encore était-ce l'élite du pays qui, après les malheurs de 70, lui fournissait ses officiers de l'active et de la réserve. Par dessus tout, elle était la Nation en armes, de telle sorte que la même unité et la même volonté qui animaient le peuple français devant le péril mortel marquaient chacun de nos éléments militaires. Sans doute, la routine et la démagogie, avaient-elle, comme d'habitude, eu de funestes effets quant à l'armement et quant à l'équipement. Mais au total, la France avait abordé la bataille des frontières avec un instrument de guerre plein de valeur et de ressort. Cependant, le premier choc avait été une immense surprise. Au point de vue stratégique, les prévisions de notre commandement s'étaient trouvées brutalement démenties par le fait que l'ennemi nous débordait largement à travers la Belgique et qu'il mettait tout de suite en action de nombreuses grandes unités de réserve. Il en était résulté l'isolement de l'armée belge et l'obligation pour nous de changer précipitamment nos objectifs et notre dispositif. Au point de vue tactique, la théorie qui était à la base de nos règlements, et suivant laquelle l'attaque avait une valeur absolue, quel que pût être l'obstacle du feu, nous avait jeté du 20 au 23 août sur toute la ligne, au prix des pertes les plus graves, dans une ruée inconsidérée. A grand' peine, notre armée décimée avait pu, en se repliant, échapper au pire désastre, son flanc gauche surtout, qui, complètement débordé, n'avait dû son salut qu'à la capacité manoeuvrière de Lanrezac et à la solidité du Corps expéditionnaire britannique. Maintenant, notre armée s'efforçait d'établir son front face au Nord, entre le camps retranché de Paris et le camps retranché de Verdun, et de le maintenir face à l'est vers Nancy et dans les Vosges. Ainsi mesurait-on, une fois de plus, l'affreuse infirmité de notre frontière qui fait qu'un seul revers essuyé, aux sources de l'Oise, risque de mettre aussitôt la capitale de la France, et par là sa destinée, à la merci de l'envahisseur. Il aurait suffi quelque part d'une erreur de manoeuvre ou d'une défaillance pour que l'ensemble fût disloqué. Alors, ç'aurait été la retraite derrière la Loire, le repli dans leurs îles de nos alliés anglais, le défilé des troupes allemandes sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile et sans doute pour finir, une paix de démembrement. Mais telles étaient la cohésion et la résolution des nôtres, que d'aussi mauvais débuts ne les avaient pas entamés. On voyait par là, tout à coup, ce que valent, pour un pays, l'ordre et la discipline militaires. Dans les premiers jours de septembre, j'en prends à témoins tous mes camarades de l'époque qui sont là, il n'y avait pas un seul combattant qui tînt la partie pour perdue. Et en même temps, dans l'union sacrée, proclamée par Poincaré, quelle que fût à l'intérieur l'angoisse publique, et lors même que le gouvernement avait du se transporter à Bordeaux, aucune intrigue politique, aucun trouble administratif, aucun mouvement populaire, ne contrarièrent en quoi que ce soit le redressement attendu. Or si la guerre sanctionne impitoyablement les déficiences et les défaillances, elle ne ménage pas le succès à la valeur et à la vertu. Ce fut la fortune de la France que notre armée qui ne s'était pas laissée abattre par un revers initial eût alors, à sa tête, un chef qui ne perdit point l'équilibre. Joffre, à son quartier général, installé successivement à Vitry-le-François, à Bar-sur-Aube, à Châtillon-sur-Seine, à Romilly, avait vu se succéder les mauvais coups qui le frappaient, en même temps que ses soldats. Extension au nord de la Meuse du mouvement tournant de l'ennemi, échec de notre offensive en Alsace, en Lorraine, dans les Ardennes et à Charleroi, repli précipité sur l'Aisne et puis sur la Marne depuis notre dispositif à l'ouest de Verdun. Mais la maîtrise de soi, la lucidité, l'obstination, qui marquaient essentiellement sa puissante personnalité, préservèrent le Général Joffre de ce renoncement du chef par où passe toujours le désastre. Dès qu'il eut constaté l'effondrement de son plan, il se dressa, au contraire, vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis des autres, comme d'autant plus résolu à l'emporter sur de nouvelles bases. A peine perdue la bataille des frontières, il avait fixé son dessein, porté l'effort principal à gauche au lieu que ce fût à droite, prélevé partout ce qu'il fallait pour modifier en conséquence la répartition des forces, différé coûte que coûte la reprise de l'offensive tant que cela ne serait pas fait, mais alors, l'engager d'un bout à l'autre, et sans restriction. En attendant, résister à toutes les pressions, objurgations et péripéties, et imposer son autorité pour maintenir la cohésion. Il se trouva que le comportement du Généralissime répondait à celui de l'armée et de la nation, et c'est ainsi, qu'après des évènements qui auraient pu nous mettre en pièces, par un subit et étonnant retournement, nous allions aborder le choc décisif dans l'harmonie et dans l'espérance. Or en même temps, c'était la discordance qui se faisait jour chez l'ennemi. Sous le commandement lointain et incertain du Général Von Moltke, les circonstances concourraient, à placer en état d'infériorité l'armée allemande qui croyait déjà tenir la victoire. Tandis que, pour notre adversaire, toute la question c'était sa droite, dont d'ailleurs son plan avait voulu qu'elle fût aussi puissante que possible, c'est elle, qui, dans l'espace de 10 jours, était devenue sa faiblesse. Trop assuré, de l'issue des opérations de France, après l'avoir emporté sur les frontières, le commandement allemand avait prélevé, pour repousser l'invasion russe, en Prusse orientale, 4 corps d'armée sur son aile marchante. Et en outre, celle-ci, dont les chefs n'imaginaient pas que les français seraient capables de se redresser, et en particulier qu'ils pourraient monter une manoeuvre d'envergure, cette aile marchante commettait la faute ainsi de changer les directions, en offrant son flanc aux forces que Joffre, tout justement avait rassemblé autour de la capitale. Pour nous, c'était le moment ou jamais. Galliéni, gouverneur de Paris, le vit et en rendit compte. Le Généralissime saisit aussitôt l'occasion, le 6 septembre, sur tout le front, nos forces passèrent à l'attaque. On sait comment l'aile droite allemande, débordée sur l'Ourcq par Maunoury, impuissante à rompre dans les marais de Saint-Gond la résistance de Foch, désunie en 2 tronçons par l'avance au nord de la Marne de French et de Franchet d'Esperey, dans la région à l'est de Meaux, on sait comment, dis je, cette droite, le 9 septembre, fut contrainte de se replier. Et dans le même temps, Langle de Cary en Champagne et Sarrail, autour de Verdun, avait maintenu leur position, et même ressaisi l'avantage. Tandis qu'en Lorraine, Castelnau, et dans les Vosges, Dubail, s'étaient montrés inébranlables. Le haut commandement allemand, le 10 septembre, tirant les conséquences du bouleversement total de la situation ordonnait la retraite générale, à l'ouest de Verdun. On sait comment l'ennemi, poursuivi par nos troupes, quelle que fût leur fatigue, se rétablissait avec peine, sur la ligne Noyon-Laon-Rethel-Stenay, sans aucune possibilité de la dépasser avant longtemps. Et Reims, libéré, devenait alors, pour tout le reste de la guerre, et au prix d'immenses destructions, un môle glorieux de notre front. La France et son armée avaient vaincu sur la Marne. Si au départ, elles avaient dû payer cher l'illusion habituelle, l'illusion nationale, qui croit pouvoir fonder l'action sur le système et la théorie, en passant outre aux réalités, illusion qui nous avait causé de grandes lacunes d'armement, en particulier en fait d'artillerie et de mitrailleuses, et qui avait provoqué de graves erreurs stratégiques et tactiques, en revanche, voici que pendant les 5 grandes journées de septembre, tout avait compté à la fois. De ce que l'une et l'autre, la France et son armée, s'étaient longuement obligées à faire pour préparer l'épreuve d'un conflit et de ce qu'elles avaient su tirer d'elle-même pour gagner la grande bataille. Mais dès lors que la victoire eut fait passer dans l'âme du peuple et des soldats son frisson incomparable, le salut de la France, dans cette guerre, était assuré, quelles que puissent être les crises par où il lui faudrait encore passer avant le terme. Et quand, après un quart de siècle, d'immenses malheurs fondirent sur la Patrie, c'est la confiance en son destin, enflammée sur la Marne, en septembre 1914, qui inspira la foi et l'espérance de ceux qui ne renoncèrent pas, tant il est vrai que chaque action passée dans la vie d'un peuple entre en compte dans son avenir. Il n'y a qu'une Histoire de France. Vive la France ! Ce magnifique anniversaire, marqué à Reims par cette si belle cérémonie et terminé par l'assemblée que voici, nous allons le marquer, tous ensemble, en chantant la Marseillaise. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

21,313 次观看 • 1 年前

Iran : la voix de la liberté ne s'éteindra pas Je voudrais vous raconter quelque chose qui s’est passé le 7 décembre dernier ; avant le début du mouvement actuel, donc. C’était lors de la journée de l’Étudiant en Iran. Le moment a été capté par une vidéo. On y voit un étudiant lire d’un souffle le discours qu’il a écrit pour tenir tête au membre du régime – un proche de Khamenei – venu s’exprimer devant la jeunesse à l’Université de Téhéran. Une amie m’a traduit le discours du jeune homme, qu’il prononce devant le dignitaire. En voici de courts extraits : « Les dernières personnes qu'un étudiant, en ce jour de l’étudiant, devrait voir et entendre, c’est vous. Vous, dont les mains et dont chaque souffle portent l’odeur du sang. Vous avez peur de la plume et vous avez peur de la voix. Alors vous tuez et vous tuez encore. Mais vous ne savez pas. Vous ne savez pas que la voix de la liberté ne s’éteindra pas. Avec fierté, nous crions : « Femme, Vie, Liberté » : pas un mot de moins, pas un mot de plus. Alors tuez-nous. Un jour viendra peut-être où mon Iran, ma belle patrie, du fait de votre incurie et de vos politiques insensées, n’aura plus d’air pour respirer ni d’eau pour étancher sa soif. Mais même ce jour, la voix demeurera. Et la plume demeurera. » On ne sait pas ce qui est arrivé après au jeune homme. Mais quand je lis et quand j’entends ces mots, je lis et j’entends ce qui fait la supériorité de la liberté sur les moyens terrifiants mobilisés pour la réprimer. C’est que la pulsion de liberté a le temps. Elle sait qu’elle ne retourne jamais dans sa cage. Parce qu’elle est contagieuse. Inoubliable. Comme le goût des cerises, dit-on, en Iran. C’est pourquoi les épris de liberté qui se soulèvent aujourd’hui dans tout le pays, savent désormais que les jours de la République Islamique sont comptés. Cette fois, ou la prochaine, les mollahs tomberont. Cette perspective devrait ici, en France, faire beaucoup plus parler. Je ne comprends pas et je n’ai jamais compris depuis le premier jour, pourquoi tant de discrétion de la part de certains militants dits progressistes. Tant pis pour eux. Cela dévoile surtout leurs hypocrisies. La Révolution des courageux – la Révolution du courage fou – en Iran se passera d’eux.

Anne Rosencher

57,058 次观看 • 6 个月前

🇺🇦🇺🇸🇪🇺 Zelensky a prononcé à Davos un discours HISTORIQUE. Il dénonce la passivité européenne face à la guerre russe et de manquer de volonté politique pour défendre l’Europe, laissant Washington définir le cadre de la sécurité. Voici ses thèses clés — à lire impérativement. ▪️Si des navires russes naviguent librement autour du Groenland, l’Ukraine peut aider. Ils peuvent couler près du Groenland comme ils ont coulé près de la Crimée. ▪️ Tout le monde se souvient du film Un jour sans fin avec Bill Murray et Andie MacDowell. C’est exactement ainsi que nous vivons aujourd’hui. C’est notre vie. ▪️ Il y a un an, j’ai conclu mon discours à Davos en disant : « L’Europe doit savoir comment se défendre. » Un an a passé. Rien n’a changé. ▪️ Chaque année apporte quelque chose de nouveau pour l’Europe et le monde. Toute l’attention est aujourd’hui tournée vers le Groenland. Et l’on voit bien que la plupart des dirigeants ne savent tout simplement pas quoi faire. ▪️ Beaucoup attendent que l’Amérique « se calme », en espérant que tout passera. Et si ce n’était pas le cas ? Que ferait-on alors ? ▪️ On a beaucoup parlé des manifestations en Iran. Elles ont été noyées dans le sang. Le monde n’a pas assez aidé le peuple iranien, il est resté à l’écart. En Europe, c’était Noël et le Nouvel An. ▪️ Quand les responsables politiques sont revenus au travail, l’ayatollah avait déjà fait tuer des milliers de personnes. Si un régime survit ainsi, quel signal cela envoie-t-il ? Tuez suffisamment de gens et vous resterez au pouvoir. ▪️ Au Venezuela, le président Trump a mené une opération et Maduro a été arrêté. Les avis divergeaient, mais le fait demeure : Maduro est poursuivi à New York. Poutine, lui, ne l’est pas. ▪️ Cet homme, à la quatrième année de la guerre, non seulement n’est pas arrêté : il se bat encore pour récupérer son argent en Europe. Et il obtient même certains succès. ▪️ Aujourd’hui, c’est Poutine qui décide de l’usage des avoirs gelés, et non ceux qui ont l’autorité de le punir pour cette guerre. ▪️ Heureusement, l’UE a décidé de geler les avoirs russes pour une durée indéterminée, et j’en suis reconnaissant. Mais lorsqu’il a fallu les utiliser pour se défendre contre l’agression russe, la décision a été bloquée. ▪️ À cause de la position des États-Unis, des responsables évitent aujourd’hui le tribunal international. Pour l’Amérique, c’est une position historique. Mais il n’y a toujours aucun progrès dans la création d’un tribunal pour l’agression russe. ▪️ Qu’est-ce qui manque : du temps ou de la volonté politique ? Trop souvent en Europe, autre chose est jugé plus urgent que la justice. ▪️ Je suis reconnaissant pour la « Coalition des volontaires ». Merci, Keir. Merci, Emmanuel. Merci à tous les dirigeants de notre coalition. Nous devons tout faire pour que cette coalition devienne une « Coalition de l’action ». ▪️ L’état d’esprit est très positif. Mais — il y a toujours un « mais » — le soutien du président Trump est nécessaire, et sans les États-Unis, les garanties de sécurité ne fonctionnent pas. ▪️ Mais qu’est-ce qu’un cessez-le-feu ? Qui aidera à le rendre possible ? L’Europe aime discuter de l’avenir, mais évite d’agir dans le présent. Or ce sont les actions présentes qui déterminent l’avenir. ▪️ Pourquoi Trump peut-il saisir des pétroliers de la flotte fantôme, et pas l’Europe ? Le pétrole russe est transporté le long des côtes européennes. Ce pétrole finance la guerre russe. ▪️ Je le répète : l’Europe a besoin de forces armées unifiées capables de la défendre réellement. ▪️ Aujourd’hui, l’Europe se repose uniquement sur la croyance que, si le danger arrive, l’OTAN agira. Mais personne n’a jamais vu l’Alliance à l’œuvre. ▪️ Si Poutine décide de s’en prendre à la Lituanie ou de frapper la Pologne, qui répondra ? Aujourd’hui, l’OTAN repose sur la croyance que les États-Unis ne resteront pas à l’écart. Et si ce n’était pas le cas ? ▪️ Ces questions traversent l’esprit des dirigeants européens. Certains cherchent à se rapprocher du président Trump. D’autres espèrent que le problème disparaîtra. D’autres encore ont commencé à investir dans la défense. Mais tant que l’Amérique ne faisait pas pression, personne n’augmentait réellement ses dépenses. ▪️ Que feront 40 soldats européens au Groenland ? Quel signal cela enverra-t-il à Poutine et à la Chine ? Et quel signal cela enverra-t-il au Danemark, votre proche allié ? ▪️ Si des navires russes naviguent librement autour du Groenland, l’Ukraine peut aider. Nous avons l’expertise et les armes pour garantir cela. Ils peuvent couler près du Groenland comme ils ont coulé près de la Crimée. ▪️Trump ne changera pas. Il s’aime tel qu’il est. Il dit qu’il aime l’Europe, mais il n’écoutera pas une Europe comme celle-ci. ▪️ Tout le monde attend de voir ce que l’Amérique fera en Iran. Mais le monde ne propose rien. L’Europe ne propose rien et ne veut pas s’engager pour soutenir ce peuple et la démocratie dont il a besoin. ▪️ Quand on ne fait rien, les conséquences finissent toujours par revenir. Et elles sont toujours négatives. ▪️ En 2020, personne n’a aidé le peuple bélarusien. Aujourd’hui, des missiles russes « Oreshnik » y sont déployés. La majorité des capitales européennes est à portée. ▪️ Nous avons dit aux partenaires européens : agissez maintenant contre ces missiles au Bélarus. Les missiles ne sont jamais des décors. Mais l’Europe reste encore en « mode Groenland ». ▪️ Il en va de même pour le pétrole russe. C’est bien qu’il ait baissé de prix. Mais le flux ne s’est pas arrêté. Et les entreprises russes continuent d’opérer. ▪️ Si l’Europe n’est pas perçue comme une puissance mondiale, si ses actions n’effraient pas les acteurs malveillants, elle sera toujours condamnée à réagir. ▪️ Les forces qui cherchent à détruire l’Europe opèrent aussi à l’intérieur même de l’Europe. Chaque « Victor » qui vit de l’argent européen tout en vendant les intérêts de l’Europe mérite une claque en pleine figure. ▪️ S’il se sent à l’aise à Moscou, cela ne signifie pas que les capitales européennes doivent devenir des « petites Moscou ». ▪️ Pour quoi la Russie fait-elle la guerre ? Pour dévaloriser les êtres humains. Pour permettre aux dictateurs, lorsqu’ils veulent détruire quelqu’un, de pouvoir le faire. ▪️ Tout le monde voit comment la Russie tente aujourd’hui de geler les Ukrainiens jusqu’à la mort. −20 °C. La Russie n’aurait pas pu produire une seule de ses missiles sans des composants critiques venant d’autres pays. ▪️ On se cache souvent derrière l’excuse que la Chine aide la Russie. Oui, elle aide. Mais pas seulement la Chine. La Russie reçoit des composants d’Europe, des États-Unis, de Taïwan. ▪️ Tout le monde construit un système de sécurité autour de Taïwan. Mais Taïwan peut-il arrêter les livraisons d’électronique à la Russie ? L’Europe ne dit rien. L’Amérique ne dit rien. Poutine continue de produire des missiles. ▪️ Je remercie tous ceux qui soutiennent l’énergie ukrainienne. Je remercie pour le PURL. Mais n’est-il pas moins cher et plus simple de couper la Russie de ces composants ? Ou de détruire les usines qui les produisent ? ▪️ Aujourd’hui, plus personne ne parle de missiles à longue portée pour l’Ukraine. Et ici, en Europe, on nous conseille de ne pas mentionner les « Tomahawk » pour ne pas gâcher l’ambiance. De ne pas évoquer les « Taurus ». ▪️ Au lieu de devenir une puissance mondiale, l’Europe reste un kaléidoscope fragmenté de petites et moyennes puissances, au lieu de prendre le leadership dans la défense de la liberté. ▪️ Lorsque les États-Unis changent de priorité, l’Europe paraît perdue, tentant de convaincre le président américain de changer. Il ne changera pas. Il s’aime tel qu’il est. Il dit qu’il aime l’Europe, mais il n’écoutera pas une Europe comme celle-ci. ▪️ Certains dirigeants européens sont en Europe, mais pas pour l’Europe. Et l’Europe reste encore trop souvent une notion de géographie, d’histoire et de traditions, plutôt qu’une véritable force politique, une grande puissance. ▪️ Ils disent souvent : « Il faut remplacer l’ancien ordre mondial ». Mais où sont les dirigeants prêts à agir ? Agir maintenant — sur terre, dans les airs, en mer. On ne construit pas un nouvel ordre mondial avec des mots. ▪️ L’Ukraine a été invitée au « Conseil de la paix » américain. La Russie et le Bélarus aussi. Et la guerre ne s’est pas arrêtée. Il n’y a même pas de cessez-le-feu. ▪️ Les événements vont plus vite que nous. Ils vont plus vite que l’Europe. Comment l’Europe peut-elle rattraper ce retard ? ▪️ Chers amis, nous ne devons pas nous assigner des rôles secondaires — pas quand nous avons la chance d’être ensemble une grande puissance. ▪️ Nous ne devons pas accepter que l’Europe ne soit qu’une salade de petites et moyennes puissances, assaisonnée par les ennemis de l’Europe. ▪️ L’Europe peut et doit être une puissance mondiale. Pas une puissance en retard. Une puissance qui façonne l’avenir. ▪️ Nous sommes prêts à aider les autres à devenir plus forts qu’ils ne le sont aujourd’hui. Nous sommes prêts à faire partie d’une Europe qui compte réellement — une Europe de la force réelle, une grande puissance. ▪️ Aujourd’hui, cette force est nécessaire pour défendre l’indépendance. Mais l’indépendance de l’Ukraine vous est aussi nécessaire, car demain, c’est peut-être la vôtre que vous devrez défendre. ▪️ Tant que l’Ukraine est avec vous, personne ne pourra s’essuyer les pieds sur vous. Et vous aurez toujours un moyen d’agir — et d’agir à temps. ▪️ Certains pensent que tout finira par s’arranger tout seul. Mais on ne peut pas compter sur le « peut-être ». Pour une vraie sécurité, la foi ne suffit pas. ▪️ Les débats intellectuels n’arrêtent pas les guerres. Il faut des actes. L’ordre mondial est façonné par les actes. Il ne nous manque qu’une chose : le courage d’agir. Sans courage, il n’y a pas de lendemain. Mettons fin à ce jour sans fin. Zelensky a raison de hausser du ton. Il pointe du doigt une réalité dont nous sommes nombreux à parler depuis des années. Oui, il exagère sur certains points, notamment avec les 40 soldats au Groenland, mais le message général est juste : sommes-nous capables, en Europe, de montrer les muscles, d'agir sans leadership américain ? Bien des choses ont changé au niveau des mentalités de nos chancelleries, mais c'est encore trop peu, trop lent, et surtout - comme le dit Zelensky - ça se passe sous l'impulsion de Trump. Déjouons enfin ces pronostics défaitistes. Nous pouvons faire mieux. Arrêtons de parler de l'après-guerre, concentrons-nous sur ce qu'il y a à faire MAINTENANT et AUJOURD'HUI. Puisse ce discours être le réveil tant attendu pour nos pays. Gloire à l'Ukraine, gloire aux nations européennes. 🇺🇦🇪🇺🇫🇷

Cyrille Amoursky

44,623 次观看 • 6 个月前