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𝗦𝗔𝗨𝗥𝗔𝗦-𝗧𝗨 𝗥𝗘𝗧𝗥𝗢𝗨𝗩𝗘𝗥 𝗟𝗘 𝗖𝗟𝗨𝗕 𝗔̀ 𝗣𝗔𝗥𝗧𝗜𝗥 𝗗𝗘 𝗦𝗢𝗡 𝗦𝗧𝗔𝗗𝗘 ? 🤔🏟️ On a mis au défi Jérémy Ménez et Georges Quirino sur le plateau de DAZN France 🎙️ Et toi, quel serait ton score ? 😏 Le point commun entre tous ces clubs… 𝗜𝗟𝗦 𝗝𝗢𝗨𝗘𝗥𝗢𝗡𝗧 𝗟𝗔 𝗖𝗢𝗨𝗣𝗘 𝗗𝗨 𝗠𝗢𝗡𝗗𝗘...

1,064,773 次观看 • 1 年前 •via X (Twitter)

7 条评论

𝗧𝗮𝘁𝘀𝘂🇷🇺 的头像
𝗧𝗮𝘁𝘀𝘂🇷🇺1 年前

@DAZN_FR c’est trop facile si t’as pas tout t’es un footix

Soccer Bot™ 的头像
Soccer Bot™2 年前

Are you the best football expert? ⚽️🏆 Find out now with our brand new match prediction and climb up the leaderboard and compare yourself with friends.

az nsmr 的头像
az nsmr1 年前

@DAZN_FR Trop facile

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Meta1 年前

@DAZN_FR Je suis un footix, mais j'vais tout défoncer 💯

Phenomeno31 的头像
Phenomeno311 年前

@DAZN_FR « C’est le stade de Bordeaux ça »😂😂

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Le 🐐 GOAT lionel messi1 年前

@DAZN_FR <<C'est le stade du meilleur joueur du monde >> Quirino à dit les termes, qu'un seul GOAT au monde

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Anthony1 年前

@DAZN_FR Le gars a joué à Bordeaux et dit Bordeaux 😳

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Ce clip tourne partout : "La dette ? 15 à 20% du patrimoine national. Aucun risque. Aucun." Eh bien pardon mais c'est FAUX. M. Pigasse balaie le ratio dette/PIB (115%) : "on rapporte un stock à un flux, c'est pas comme ça qu'il faut regarder." Et il propose mieux : rapporter la dette au patrimoine des Français. Résultat : 18%. Rassurant. Pourtant, aucun de ces deux chiffres ne mesure la solvabilité de l'emprunteur. - Le PIB : c'est tout ce que le pays produit en un an. Ton salaire, le chiffre d'affaires de ta boulangerie, la production des usines... Ce n'est PAS l'argent de l'État ! Comparer la dette de l'État au PIB, c'est comparer ton crédit immobilier au chiffre d'affaires de toute ta rue. - Le patrimoine national (19 559 milliards), c'est tout ce que les Français POSSÈDENT. Encore moins l'argent de l'État : 76,5% appartient aux ménages ! Nos logements, nos livrets, nos assurances-vie... Là, c'est comme si on comparait ton crédit à la valeur de toutes les maisons de ta rue. Sauf qu'un banquier ne regarde ni le CA de ta rue ni la valeur de la maison du voisin ! Il regarde TES CASHFLOWS : ton salaire, ton reste à vivre, ton taux d'effort. Et il prête en général pour une mensualité autour de 35% maximum de tout ça. Pour la dette publique, l'emprunteur, c'est l'État, et l'État n'a qu'un seul revenu : ce qu'il prélève. 373 milliards par an. Maintenant, regardez bien la magie des chiffres de la dette : - 18% du patrimoine national (le chiffre de l'interview qui veut rien dire) - 117.5% du PIB (le chiffre officiel) - 948% des revenus réels de l'État (le chiffre qu'un prêteur regarde) Rions un peu. Passons le dossier France au comité de crédit bancaire : - Dettes : 9,5 ANNÉES de revenus - Intérêts : 16% des revenus (59 milliards) - Historique bancaire : à découvert tous les mois. Pas un budget à l'équilibre depuis 1974 - Le capital ? Jamais remboursé. On "roule" - Et on emprunte chaque année pour payer les intérêts des emprunts d'avant. Verdict de n'importe quel comité de crédit : REFUSÉ. Mais les garanties dont on parle dans l'interview ?! Non, toujours pas. Le patrimoine de l'État n'est pas mobilisable : en cas de margin call, on ne vend pas une route ou un hôpital pour rembourser une OAT... Sauf en vraie faillite. Ça s'est passé en Grèce et l'homme du clip le sait mieux que personne sur cette Terre, c'est lui-même qui a annoncé au Premier ministre grec qu'il ne pouvait plus payer ses fonctionnaires ! Il le raconte dans la même interview, 20 minutes plus loin... Il a participé lui-même à restructurer la dette grecque ! La suite ? Le port du Pirée a été vendu aux Chinois et 14 aéroports Grecs sont maintenant Allemands. Alors pourquoi les marchés prêtent encore à la France ? Parce que l'État a deux garanties qu'aucun ménage n'aura jamais : la banque centrale... et le droit de saisir une part de TON salaire et de TON patrimoine si ça part en cacahuètes. La "garantie" cachée du ratio de M. Pigasse, c'est toi, moi, cousin Hugues et tata Suzanne... Bref NOUS. Je respecte le parcours, et c'est précisément ça qui me gêne : IL SAIT ! On ne sauve pas un pays en faisant l'autruche, on le redresse comme n'importe quel ménage surendetté : on arrête la cavalerie, on produit plus, on dépense mieux, on arrête de voler les citoyens et de démotiver les entrepreneurs. L'OAT 10 ans vient de repasser 4%, au plus haut depuis 2008... Bizarrement le marché est moyen d'accord avec le "aucun risque". Et à la fin, c'est toujours Nico qui va payer.

Yann Darwin

38,896 次观看 • 1 个月前

Regarde les gens autour de toi, dans le métro, à table, dans la rue. On n’a jamais été aussi nombreux à être aussi seuls. Ça ne s’est pas fait d’un coup. Ça s’est fait pendant qu’on regardait ailleurs. On avale la colère du matin comme un café tiède : Pascal Praud qui s’indigne en boucle sur CNews, “TPMP” transformé en tribunal du pauvre, le scandale du mardi qu’on aura oublié le jeudi. On zappe entre “Les Marseillais”, “Koh-Lanta” et un plateau où huit personnes hurlent sans qu’une seule idée ne passe. On invite Marco Mouly sur les plateaux comme une star, on rit de ses punchlines, on le filme, on l’applaudit, un type condamné pour l’escroquerie à la taxe carbone. On ne juge plus l’escroc, on l’abonne. Tu connais le salaire d’un streameur au Z Event mais pas celui d’une infirmière. Les gamins rêvent d’être influenceurs comme on rêvait d’être pompier. Coluche montait les Restos pour ceux qui crevaient de faim ; on vend aujourd’hui à ces mêmes gens des paris sportifs et de la crypto. Bolloré rachète les journaux un par un (Canal, CNews, Europe 1, le JDD) et et partout il imprime la même ligne : plus dure, plus identitaire, obsédée par les mêmes peurs, répétées en boucle jusqu’à devenir le décor normal. Arnault tient Le Parisien et Les Échos. En face, Niel tient Le Monde et Drahi tient BFM, tous deux proches du pouvoir, tous deux parmi les premiers soutiens de Macron, de ceux qui l’ont porté avant l’heure et qui n’ont jamais eu à le regretter. On a vu Zemmour fabriqué soir après soir sur un plateau avant d’être vendu en candidat. Pigasse, le banquier qui rachète les Inrocks et se drape dans la gauche, le rock et l’anti-système, pendant qu’il court après un contrat pour restructurer la dette du Venezuela. On a installé les caméras à chaque coin de rue, la reconnaissance faciale testée « pour ta sécurité » aux Jeux Olympiques, les lois qui autorisent à allumer ton micro et ta caméra à distance, le fichage qui gonfle année après année et toujours le même argument, servi la bouche en cœur : « si tu n’as rien à te reprocher, tu n’as rien à cacher. » Des enfants disparaissent. Par milliers. Des gamines qu’on retrouve sur les trottoirs, vendues, cassées, effacées. Des réseaux que personne ne remonte jamais. Pas de commission. Pas de plateau. Pas de fil d’actu qui s’affole. Rien. Le silence. Epstein éclabousse la terre entière. Des ministres, des milliardaires, des noms que tout le monde connaît. Et les dossiers restent fermés. Les listes s’évaporent. Les enquêtes meurent de vieillesse. En France ? Pas un juge qui se lève. Pas une question posée. Au niveau politique, personne n’est épargné. À gauche, Hollande qui allait terrasser la finance avant d’aller lui demander pardon. Cahuzac, ministre du budget censé traquer les fraudeurs, planquant son propre argent en Suisse, les yeux dans les yeux. À droite, Sarkozy avec un bracelet à la cheville, Fillon et sa femme fantôme, Chirac et ses emplois fictifs, Balkany en prison. Le RN qui hurle contre le système en pillant la caisse du Parlement européen. Il n’y en a pas un pour racheter l’autre. Et Macron au milieu, le « en même temps » fait homme : ministre de l’Économie quand Alstom, nos turbines, nos centrales nucléaires, tout un pan de notre souveraineté, passe à l’américain General Electric — bradé, découpé, vendu pendant qu’on regardait ailleurs. Puis « il suffit de traverser la rue », les retraites au 49.3, McKinsey qui encaisse l’argent public. Ils n’ont jamais eu besoin de t’enchaîner : il leur a suffi de te fatiguer, de te divertir et de t’endormir, un peuple qui dort ne réclame rien, et c’est pour ça que ton réveil est la seule chose qu’ils craignent vraiment. Bonne nuit.

Tribune Populaire🌐

14,934 次观看 • 2 个月前

C’était difficile de tenir toute la saison car physiquement et moralement, ça m’a demandé énormément d’énergie. Beaucoup de récupération entre chaque déplacement, de la fatigue accumulée et un rythme de sommeil souvent catastrophique… mais on l’a fait ! ✅ Ça a été avant tout une magnifique aventure humaine. Parfois, tu te rends compte que le football n’est qu’un prétexte pour revoir les potes de déplacement et partager bien plus qu’une simple passion commune. J’aimerais d’abord remercier grandement Activ Nantes d’avoir tenu parole en m’aidant et m’accompagnant dans ce défi un peu fou. Durant cette saison, j’ai rencontré énormément de personnes adorables au sein de l’association. Certains sont même devenus des amis et c’était un bonheur absolu de partager tous ces moments avec vous. Et ce n’est que le début ! 🔰 J’ai également une grosse pensée pour Léandre, le référent supporter du FC Nantes, qui a énormément contribué à l’aboutissement de ce périple commencé en août. Grâce à lui, les échanges avec les différents clubs de Ligue 1 ont été facilités afin que je puisse être accueilli dans les meilleures conditions possibles dans chaque stade. Un immense merci à lui ! Enfin, énorme pensée pour ma maman (la daronne 😜) qui a consacré une grande partie de ses week-ends à traverser les 4 coins de la France avec moi, en bus comme en voiture. Sans elle, je n’aurais jamais pu réaliser ce défi. On a passé des heures interminables parfois sur les routes, en étant loin de la maison et ratant certains moments de famille et avec les amis mais ça valait le coup je pense. 💛💚 Merci également à toutes les personnes qui m’ont soutenu tout au long de cette saison, y compris les supporters des autres clubs de L1/L2 qui m’ont accueilli avec beaucoup de bienveillance dans leurs stades (je pense par exemple à Handi Tolosa 💜) et pour tous les messages que j’ai reçu sur les réseaux. 🙏🫶 Aujourd’hui, malgré la saison catastrophique sportivement qui a été faite par notre équipe, je retiendrai surtout que ça a été une aventure humaine incroyable avant tout. Je suis fier de pouvoir dire que j’ai réussi à faire 16 déplacements sur 17 possibles en étant PMR. Alors merci pour tout. ❤️ Bon maintenant place au repos avant la reprise en août. Et si on repartait pour un deuxième tour des stades… mais en Ligue 2 cette fois-ci ? 👀🏟️

Yo FCN 💛💚🔰

22,221 次观看 • 4 个月前

🇫🇷 15 mai 1962, importante conférence de presse du Général de Gaulle sur sa conception de la construction européenne : refus de la supranationalité et de l'Europe intégrée, pour une coopération des États et contre le volapük : « Dans un monde comme le nôtre où tout se ramène à la menace d'un conflit mondial, l'idée d'une Europe unie et qui aurait assez de force, assez de moyens et assez de cohésion pour exister par elle-même, cette idée-là apparaît tout naturellement. Et elle apparaît d'autant mieux que les inimitiés qui l'avaient séculairement déchirée, et en particulier l'opposition entre l'Allemagne et la France, ont actuellement cessé. Alors, du coup, voilà, mis en lumière, d'abord le caractère qu'on peut appeler complémentaire au point de vue géographique, stratégique, économique, culturel, etc. qui existe, les caractères communs, complémentaires qui existent entre les peuples de cette partie de l'ancien continent, l'Europe occidentale, et puis, en même temps, la capacité globale qu'ils représentent en fait de puissance, en fait de production, de création, d'échanges, etc., par rapport à l'activité générale de l'univers. Et puis, enfin, les possibilités que leur ensemble pourrait offrir aux deux milliards d'hommes qui peuplent les pays sous-développés. Voilà des données de fait qui ont conduit six Etats du continent à tâcher d'établir entre eux des liens particuliers. Déjà, pendant la guerre mondiale, je me permets de le rappeler, je proclamais que cette évolution était un des buts essentiels de la France. Dans cet ordre d'idée-là, on a déjà fait quelque chose, quelque chose de positif, et qui s'appelle la Communauté Economique Européenne, qui a été créée en vertu du traité de Rome, créée en principe, et qui a été mise en œuvre grâce, d'abord, à notre redressement économique et financier de 58-59, car si nous n'avions pas fait ce redressement là, il n'y avait pas de communauté qui tienne. En second lieu, grâce au fait que nous avons obtenu, en janvier dernier, que l'agriculture entre dans le marché commun. Et corrélativement, nous avons accepté de passer à ce que l'on appelle la deuxième phase, c'est-à-dire à une réelle application. Alors, ceci est fait. Il existe une organisation économique telle que peu à peu, les barrières douanières entre les Six s'effacent, ce qui ne manque pas de susciter leurs efforts. Et puis aussi, progressivement, leurs productions respectives sont ajustées, sont réglementées de telle sorte que le marché commun puisse, en bon ordre, ou bien les absorber lui-même ou bien les échanger au-dehors. C'est quelque chose, c'est beaucoup. Ce n'est pas tout. Aux yeux de la France, cette construction économique ne suffit pas. L'Europe occidentale, qu'il s'agisse de son action vis-à-vis des autres peuples ou de sa défense ou de sa contribution au développement des régions qui en ont besoin ou de son devoir d'équilibre européen et de détente internationale, l'Europe occidentale doit se constituer politiquement. Et puis, d'ailleurs, si elle ne le fait pas, la communauté économique elle-même ne pourra, à la longue, s'affermir ni même se maintenir. Autrement dit, il faut, à l'Europe, des institutions qui la constituent en un ensemble politique aussi bien qu'elle en est un déjà, tout au moins son commencement dans l'ordre économique. La France a donc pris l'initiative de proposer une telle organisation. Et vous savez bien que l'année dernière, au mois d'avril, les six chefs d'état ou de gouvernement se sont réunis à Paris pour discuter de son projet. Et puis, qu'ils l'ont fait, de nouveau, à Bonn, au mois de juillet. Et puis, qu'on a formé, à Paris, une commission politique, la commission Fouchet, qui était destinée à mettre sur pieds, à mettre au point un projet de traité d'union. Et puis, entre-temps, il y avait beaucoup de contacts pris, bilatéraux ou multilatéraux sur ce sujet. Il était finalement convenu que les six se réuniraient au sommet, à Rome, pour conclure le cas échéant. On sait pourquoi et on sait comment on n'a pas encore abouti. Qu'est-ce que la France propose à ces cinq partenaires ? Voici. Je le répète une fois de plus. Pour que nous nous organisions politiquement, commençons par le commencement. Organisons notre coopération. Réunissons périodiquement nos chefs d'Etat ou de gouvernement pour qu'ils examinent en commun les problèmes qui sont les nôtres et pour qu'ils prennent, à leur égard, des décisions qui seront celles de l'Europe. Formons une commission politique, une commission de défense et une commission culturelle, tout de même que nous avons déjà une commission économique à Bruxelles, qui étudie les questions communes et qui prépare les décisions des six gouvernements. Naturellement, la commission politique et les autres procéderont, à cet égard, dans des conditions propres aux domaines particuliers qui seront les leurs, pour appliquer de concert les décisions qui ont été prises par le conseil. Nous avons une assemblée parlementaire européenne qui est composée des délégations de nos six parlements nationaux, mettons, et qui siège à Strasbourg, mettons cette assemblée à même de discuter des questions politiques communes, comme elle discute déjà des questions économiques. Après expérience, et bien, nous verrons, dans trois ans, comment nous pourrons faire pour resserrer nos liens. Mais tout au moins, nous aurons commencé à prendre l'habitude de vivre et d'agir ensemble. Voilà ce que la France a proposé. Elle croit que c'est ce qu'il y a, à l'heure qu'il est, de plus pratique qui puisse être fait. Voilà pourquoi elle l'a fait et voilà ce qu'elle a fait. Et ceci dit, je voudrais répondre à une autre question qui m'a été posée sur le même sujet et qui se rapporte, je crois, aux objections qu'on nous a faites. Il est parfaitement vrai que les propositions de la France ont soulevé deux objections, d'ailleurs, parfaitement contradictoires, quoiqu'elles soient présentées par les mêmes opposants. Et voici ces deux objections. Ces opposants nous disent : " Vous voulez faire l'Europe des patries, nous voulons, nous, faire l'Europe supranationale ". Comme s'il suffisait d'une formule pour confondre ensemble ces entités puissamment établies qui s'appellent les peuples et les Etats. Et puis, les mêmes opposants nous disent, en même temps : " L'Angleterre a posé sa candidature pour entrer au marché commun. Tant qu'elle n'y est pas, nous ne pouvons rien faire de politique ". Et pourtant, tout le monde sait que l'Angleterre, en tant que grand Etat, et que nation fidèle à elle-même, ne consentirait jamais à se dissoudre dans quelque utopique construction. Je voudrais, incidemment, puisqu'en voici l'occasion, je m'excuse messieurs les journalistes. Vous allez être assez étonnés, mais je n'ai jamais, quant à moi, dans aucune de mes déclarations, parlé de l'Europe des patries, bien qu'on prétende toujours que je l'ai fait. Ce n'est pas, bien sûr, que je renie, moi, la mienne, bien au contraire. Je lui suis attaché plus que jamais. Et d'ailleurs, je ne crois pas que l'Europe puisse avoir aucune réalité vivante si elle ne comporte pas la France avec ses Français, l'Allemagne avec ses Allemands, l'Italie avec ses Italiens, etc. Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l'Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment italiens, allemands et français. Ils n'auraient pas beaucoup servi l'Europe s'ils avaient été des apatrides et qu'ils avaient pensé, écrit en quelque esperanto ou volapük intégré. Alors, il est vrai que la patrie est un élément humain sentimental et que c'est sur des éléments d'action, d'autorité, de responsabilité qu'on peut construire l'Europe. Quels éléments ? Et bien, les Etats. Car il n'y a que les Etats qui, à cet égard, soient valables, soient légitimes, et, en outre, soient capables de réaliser. J'ai déjà dit, je répète qu'à l'heure qu'il est, il ne peut pas y avoir d'autre Europe possible que celle des Etats, en dehors, naturellement, des mythes, des fictions, des parades. D'ailleurs, ce qui se passe pour la communauté économique le prouve tous les jours. Car ce sont les Etats, et les Etats seulement qui ont créé cette communauté économique, qui l'ont pourvue de crédit et qui l'ont dotée de fonctionnaires. Et ce sont les Etats qui lui donnent une réalité et une efficacité. Et d'autant plus qu'on ne peut prendre aucune mesure économique importante sans commettre un acte politique. On fait de la politique quand on manie en commun, les tarifs, quand on convertit les charbonnages, quand on tâche de faire en sorte que les salaires et les charges sociales soient les mêmes dans les six Etats, quand chaque Etat permet aux travailleurs des cinq autres de venir s'installer chez lui, quand on prend des décrets en conséquence de tout ça, quand on demande au Parlement de voter des lois, des crédits, des sanctions nécessaires. On fait de la politique quand on fait entrer l'agriculture dans le marché commun. Ce sont les six Etats, et eux seulement, qui sont parvenus, au mois de janvier dernier, par leurs instances politiques. On fait de la politique quand on traite de l'association de la Grèce ou des Etats africains ou de la République malgache. On fait de la politique quand on négocie avec la Grande Bretagne au sujet de la demande qu'elle a déposée, de faire partie du marché commun. On en fait quand on considère les candidatures qui sont avancées par d 'autres Etats au sujet de leur participation ou de leur association. On en fait quand on est amené à envisager les demandes que les Etats-Unis annoncent en ce qui concerne leur rapport économique avec la communauté. En vérité, on ne peut pas assurer le développement économique de l'Europe sans son union politique. Et à ce sujet, je signale combien est arbitraire une certaine idée qui était apparue dans les débats récents, et qui prétendait soustraire le domaine économique aux réunions de chefs d'Etat ou de gouvernement, alors que pour chacun d'eux, dans leur pays respectif, c'est là le sujet quotidien et capital. Je voudrais parler plus spécialement de l'objection de l'intégration. On nous l'oppose en nous disant : "Fondons ensemble les six Etats dans quelque chose de supra national, dans une entité supra nationale. Et ainsi, tout sera très simple et très pratique". Cette entité nationale, on ne la propose pas parce qu'elle n'existe pas. Il n'y a pas de fédérateur, aujourd'hui, en Europe, qui ait la force, le crédit et l'attrait suffisants. Alors, on se rabat sur une espèce d'hybride et on dit : " Et bien, tout au moins que les six Etats acceptent, s'engagent à se soumettre à ce qui sera décidé par une certaine majorité". En même temps, on dit : "Il y a déjà six parlements européens, six parlements nationaux, plus exactement, une assemblée parlementaire européenne. Il y a même une assemblée parlementaire du conseil de l'Europe qui, il est vrai, est antérieure à la conception des Six et qui, me dit-on, se meurt au bord où elle fut laissée. Et bien malgré tout cela, élisons un parlement de plus, que nous qualifierons d'européen, et qui fera la loi aux six Etats". Ce sont des idées qui peuvent, peut-être, charmer quelques esprits, mais je ne vois pas du tout comment on pourrait les réaliser pratiquement quand bien même on aurait six signatures au bas d'un papier. Y a-t-il une France, y a-t-il une Allemagne, y a-t-il une Italie, y a-t-il une Hollande, y a-t-il une Belgique, y a-t-il un Luxembourg qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par d'autres ? Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers dès lors que ces lois iraient à l'encontre de leur volonté profonde ? Ce n'est pas vrai. Il n'y a pas moyen, à l'heure qu'il est, de faire en sorte qu'une majorité puisse contraindre, une majorité étrangère, puisse contraindre des nations récalcitrantes. Il est vrai que dans cette Europe intégrée, comme on dit, et bien, il n'y aurait peut-être pas de politique du tout. Ca simplifierait beaucoup les choses. Et puis, en effet, dès lors qu'il n'y aurait pas de France, pas d'Europe, qu'il n'y aurait qu'une politique, et faute qu'on puisse en imposer une à chacun des six Etats, on s'abstiendrait d'en faire. Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait à la suite de quelqu'un du dehors, et qui, lui, en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen, et ça ne serait pas l'Europe intégrée. Ce serait tout autre chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur. Et peut-être que c'est ça qui, dans quelque mesure et quelquefois, inspire certains propos de tels ou tels partisans de l'intégration de l'Europe. Alors, il vaudrait mieux le dire. Voyez-vous, quand on évoque les grandes affaires, et bien, on trouve agréable de rêver à la lampe merveilleuse, vous savez, celle qu'il suffisait à Aladin de frotter pour voler au-dessus du réel. Mais il n'y a pas de formule magique qui permette de construire quelque chose d'aussi difficile que l'Europe unie. Alors, mettons la réalité à la base de l'édifice. Quand nous aurons fait le travail, nous pourrons nous bercer aux contes des Mille-et-une nuits. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

18,165 次观看 • 1 年前

La honte absolue ! 😳 (bis) Les industriels qui font ce que je décris dans cette vidéo doivent sans attendre changer ces pratiques sinon on boycottera massivement leurs produits (trop de témoignages de producteurs nous parviennent en ce sens). En résumé, la position de certaines grandes marques qui utilisent des fruits ou légumes français après cette sécheresse sans précédent ? 👉🏻 : « On a contractualisé à un prix annuel, il est c’est vrai, insuffisant pour toi, producteur, mais je ne bougerai pas. Et comme, il y a un an, au moment de la signature, tu m’as promis des volumes, même si la canicule rend cette promesse impossible à tenir, je te facture des pénalités ! » 😳😳😡 Dans quel monde cette réalité est-elle vraiment possible ? Que ces industriels sachent que nous, consommateurs, nous ne mettrons pas un centime dans des produits qui nous rendent complices de cette insulte à la loyauté envers ceux qui nous nourrissent chaque jour. Dans cet extrait, on a aussi pu mettre un chiffre sur ce qu’il faudrait ajouter à notre consommation mensuelle pour sauver tous les producteurs et les sortir de cette injuste fatalité : 5 € par mois. Certaines familles ne pourront pas, c’est certain, mais tous ceux qui le peuvent doivent le faire, même si l’État doit également abonder en mobilisant l’argent que nous lui avons déjà confié pour faire tourner notre pays. Le plus important est QUE CES CENTIMES SOLIDAIRES AILLENT VRAIMENT CHEZ LES PRODUCTEURS en toute TRANSPARENCE. Si c’est le cas, de façon garantie, on sera des millions comme nous le faisons déjà à nous mobiliser pour à permettre à ceux qui bossent dur pour nous tous de s’en sortir et être encore avec nous l’an prochain. Cette année est clairement l’année la plus dramatique pour l’agriculture en France et les producteurs, mais derrière chaque drame, il y a une possibilité de rebond vers un autre modèle, plus durable, plus écologique et plus solidaire. Faisons de cette situation l’acte 1 d’un monde plus cohérent et plus juste pour eux et pour nous tous. Bon dimanche à tous #SoutienAuxProducteurs #LePatronCestLeConso Extrait émission « Week-end sans filtre #LCI 6/09/2026 🎙️ ANAIS BOUTON #christophemoulin Fonds de Soutien aux Producteurs C'est qui le Patron ?! #SouverainetéAlimentaire #Mercosur #AgriculteursEnColère #Solidarité 1/2

Nicolas Chabanne

55,891 次观看 • 12 天前

🇫🇷 30 novembre 1965, le Général de Gaulle intervient pour la 2nde fois pour présenter aux Français sa candidature à sa succession à la présidence de la République : « Françaises, Français, dimanche prochain, en élisant le chef de l'Etat, vous aurez à désigner le Français que vous estimez en conscience le plus digne et le plus capable de représenter la France et de garantir son destin. Car c'est de cela qu'il s'agit. Le Président de la République ne saurait être en effet confondu avec aucune fraction. Il doit appartenir à la Nation toute entière. Exprimer et servir le seul intérêt général. C'est à ce titre et c'est à cause de cela que je demande votre confiance. Cinq oppositions vous présentent cinq candidats. Vous les avez tous entendus. Vous les avez tous reconnus. Leurs voix dénigrantes sur tous les sujets, leurs promesses distribuées à toutes les catégories, leurs appels à l'effacement international de la France, ce sont les voix, les promesses, les appels des anciens partis tendant, quoi qu'ils puissent prétendre, à retrouver le régime d'antan. Aussi le seul point sur lequel s'accordent leurs passions, c'est mon départ. Mais ce n'est pas assez car leurs contradictions mutuelles, leurs clientèles inconciliables, leurs engagements dans tous les sens montrent à l'évidence que l'accession de l'un quelconque d'entre-eux au poste suprême marquerait infailliblement le retour à l'odieuse confusion où se traînait naguère l'Etat pour le malheur de la France. Or ces jeux-là nous ont coûté assez cher pour que nous ayons appris que dans le monde difficile et dangereux où nous vivons, rien de valable ne peut être accompli sans l'adhésion profonde de la Nation à ce qui lui est commun et essentiel. Eh bien, vous le savez, c'est cela que les événements m'ont amené à représenter à travers toutes les tempêtes et par-dessus tous les intérêts, et c'est au nom de cela que vous m'avez donné votre appui. Pour quoi faire ? Pendant la guerre, après le désastre où le régime des partis avait conduit notre pays divisé par eux et privé par eux des armes nécessaires, la Résistance qui aboutit à la victoire, lors de la Libération, un ensemble sans précédent de réformes, comme par exemple la sécurité sociale, les allocations familiales, les nationalisations, les comités d'entreprises, le statut du fermage, le droit de vote aux femmes, etc. Réformes qui en nous évitant de très graves bouleversements remplacèrent le mauvais système du laisser-faire, laisser-passer, réformes auxquelles, après mon départ, le régime des partis se débattant dans l'impuissance n'a rien ajouté. Et puis, depuis sept ans, après son effondrement, devant l'abîme de la guerre civile, et devant l'imminence de la faillite économique et monétaire, commença la marche en avant par l'adoption d'institutions stables et efficaces, la coopération remplaçant la colonisation, le développement planifié, au profit de tous les Français, de notre économie, de notre équipement, de notre enseignement de nos capacités scientifiques et techniques. Bref, l'impulsion dans tous les champs d'action ouverts à nos forces vives, au dehors par une politique d'indépendance et d'équilibre, l'action menée partout en faveur de la paix, notamment en Asie où sévit une absurde guerre, l'effort entrepris pour recoudre notre continent déchiré, d'une part en poursuivant l'organisation de l'Europe occidentale, et d'autre part en nouant avec les pays de l'Est des rapports multipliés, la présence, l'influence, la culture française s'affermissant dans toutes les parties de la Terre. Est-ce parfait, est-ce complet ? Bien sûr que non ! Puisqu'il s'agit d'une oeuvre humaine. Mais cette oeuvre-là, qui s'appelle le salut et puis le début de la rénovation peut bien être décriée par les champions de la décadence. Elle n'en est pas moins évidente, et reconnue du monde entier. Cependant, il faut qu'elle se développe et s'élargisse davantage encore. Oui, la République nouvelle veut que le peuple lui donne, demain, plus tard, et toujours, une tête qui en soit une. Et que l'homme ainsi mandaté pour répondre du destin, notamment dans les jours graves, porte lui-même ses responsabilités. Oui, la République nouvelle veut que notre pays continue d'avancer dans la prospérité suivant ce que prévoit la loi du plan, de telle sorte que les revenus de tous les Français s'accroissent avec le produit national, sur la base d'une économie concurrente avec celle de tous les autres, d'une monnaie inébranlable et de budget équilibré. Oui la France nouvelle, comme la République nouvelle, veulent que tout en restant allié de nos alliés, et amis de nos amis, elles ne pratiquent plus cette subordination à l'égard de l'un d'eux, qui serait indigne d'elle. Et qui pourrait automatiquement, dans certains cas, les jeter dans un conflit qu'elle n'aurait pas voulu. Oui, la République nouvelle veut doter la France d'un armement nucléaire, parce que quatre autres Etats en ont un, parce que tout le monde sachant qu'elle ne menace personne, il se trouve qu'un pareil instrument revêt pour sa défense un caractère de dissuasion incomparable par rapport au système d'autrefois, parce qu'il ne nous coûte pas plus cher et qu'il nous a permis de diminuer de moitié la durée du service militaire. Enfin, parce qu'à notre époque atomique, électronique, spatiale, nous ne devons pas priver la recherche, la science, la technique, l'industrie françaises de tout ce qu'elles peuvent tirer et de tout ce qu'elles tireront pour leurs progrès, pour leurs activités, de cette nécessaire entreprise. Oui, la République nouvelle qui a déployé pour l'union de l'Europe occidentale de grands et constants efforts en partie couronnés de succès, veut que l'édifice s'achève dans des conditions équitables et raisonnables, que l'agriculture française entre dans le marché commun effectivement, et sans que par la suite quelques commissions dites supranationales ou quelques votes à la majorité puissent remettre tout en cause, que si un jour il s'agit de bâtir une organisation politique des six, la France, par l'effet de cette même procédure, ne risque pas d'être entraînée sur notre continent dans une action dangereuse et qu'elle n'approuverait pas. Tout cela se fait de telle sorte que jamais ne soit étouffée aucune de nos libertés, cela se fait en conjuguant et non pas en opposant le courant du mouvement qui porte aux changements et aux réformes, et le courant de l'ordre qui tient à la tradition et à la règle. Cela se fait grâce aux appels que j'ai maintes fois adressés franchement et directement à chacune et à chacun de vous. Dimanche, ce sera le cas, puisqu'il va dépendre de vous toutes et de vous tous que je poursuive ou non ma mission. Le 5 décembre, si vous le voulez, la République nouvelle sera définitivement établie. Alors elle prendra le départ pour une autre étape, d'autant plus ardente et féconde. Il s'agit que pendant le temps où je resterai à sa tête, elle redouble son effort, national et mondial. Qu'après moi, elle demeure, normalement et suivant sa ligne. Enfin qu'au long de l'avenir, elle procure à notre pays ce qu'elle lui assure aujourd'hui, l'indépendance, le progrès, la paix. Françaises, Français, continuons la France ! Vive la République, vive la France ! » Fondation Charles de Gaulle Académie du Gaullisme @CyrilCrusillea2 Kâplan ThinkerView THEATRUM BELLI Jérôme Besnard 🇨🇵 Eric Branca Eric Anceau Patrick Samuel David Lisnard David BELLAMY

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🇫🇷 6 septembre 1964, le Général de Gaulle célèbre le 50e anniversaire de la bataille de la Marne. Après Meaux, Esternay et Bar-sur-Aube, le Général s'adresse aux Français sur le parvis de la cathédrale de Reims : « Aucune région de notre territoire, aucun événement de notre histoire, ne permettent mieux que cette région où coule la Marne et que cet événement que fut la victoire remportée sur ces rives, voici cinquante ans, de mesurer les conditions dont bien souvent a dépendu le destin de la France. En septembre 1914, une fois de plus, tout pour nous s'est joué ici, et par les armes. Dans la même contrée du nord-est où furent jadis les Champs Catalauniques, où Villars dans l'extrémité repoussa les impériaux, où à Valmy Brunswick recula devant l'élan militaire de la Révolution, où l'Europe coalisée submergea Napoléon. Où en 1870 passèrent les armées allemandes en marche vers la Capitale, la guerre devait décider de ce que nous allions être Ou bien de nouveau des vaincus sans qu'il y eût de recours ou bien, cette fois, des vainqueurs à qui resterait ouverte la carrière d'un grand Etat. A vrai dire, ce n'est pas sans une longue et méritoire préparation que nous avions abordé l'épreuve. Les lois d'organisation, de recrutement, d'encadrement mises en oeuvre par la République, avaient donné à notre armée l'armature, et même en dépit d'une désastreuse dénatalité, l'effectif qui la mettait en mesure d'accomplir les plus grands efforts. D'autant plus que cette armée, d'année en année, s'était obligée à l'entraînement et à l'instruction voulus. Encore était-ce l'élite du pays qui, après les malheurs de 70, lui fournissait ses officiers de l'active et de la réserve. Par dessus tout, elle était la Nation en armes, de telle sorte que la même unité et la même volonté qui animaient le peuple français devant le péril mortel marquaient chacun de nos éléments militaires. Sans doute, la routine et la démagogie, avaient-elle, comme d'habitude, eu de funestes effets quant à l'armement et quant à l'équipement. Mais au total, la France avait abordé la bataille des frontières avec un instrument de guerre plein de valeur et de ressort. Cependant, le premier choc avait été une immense surprise. Au point de vue stratégique, les prévisions de notre commandement s'étaient trouvées brutalement démenties par le fait que l'ennemi nous débordait largement à travers la Belgique et qu'il mettait tout de suite en action de nombreuses grandes unités de réserve. Il en était résulté l'isolement de l'armée belge et l'obligation pour nous de changer précipitamment nos objectifs et notre dispositif. Au point de vue tactique, la théorie qui était à la base de nos règlements, et suivant laquelle l'attaque avait une valeur absolue, quel que pût être l'obstacle du feu, nous avait jeté du 20 au 23 août sur toute la ligne, au prix des pertes les plus graves, dans une ruée inconsidérée. A grand' peine, notre armée décimée avait pu, en se repliant, échapper au pire désastre, son flanc gauche surtout, qui, complètement débordé, n'avait dû son salut qu'à la capacité manoeuvrière de Lanrezac et à la solidité du Corps expéditionnaire britannique. Maintenant, notre armée s'efforçait d'établir son front face au Nord, entre le camps retranché de Paris et le camps retranché de Verdun, et de le maintenir face à l'est vers Nancy et dans les Vosges. Ainsi mesurait-on, une fois de plus, l'affreuse infirmité de notre frontière qui fait qu'un seul revers essuyé, aux sources de l'Oise, risque de mettre aussitôt la capitale de la France, et par là sa destinée, à la merci de l'envahisseur. Il aurait suffi quelque part d'une erreur de manoeuvre ou d'une défaillance pour que l'ensemble fût disloqué. Alors, ç'aurait été la retraite derrière la Loire, le repli dans leurs îles de nos alliés anglais, le défilé des troupes allemandes sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile et sans doute pour finir, une paix de démembrement. Mais telles étaient la cohésion et la résolution des nôtres, que d'aussi mauvais débuts ne les avaient pas entamés. On voyait par là, tout à coup, ce que valent, pour un pays, l'ordre et la discipline militaires. Dans les premiers jours de septembre, j'en prends à témoins tous mes camarades de l'époque qui sont là, il n'y avait pas un seul combattant qui tînt la partie pour perdue. Et en même temps, dans l'union sacrée, proclamée par Poincaré, quelle que fût à l'intérieur l'angoisse publique, et lors même que le gouvernement avait du se transporter à Bordeaux, aucune intrigue politique, aucun trouble administratif, aucun mouvement populaire, ne contrarièrent en quoi que ce soit le redressement attendu. Or si la guerre sanctionne impitoyablement les déficiences et les défaillances, elle ne ménage pas le succès à la valeur et à la vertu. Ce fut la fortune de la France que notre armée qui ne s'était pas laissée abattre par un revers initial eût alors, à sa tête, un chef qui ne perdit point l'équilibre. Joffre, à son quartier général, installé successivement à Vitry-le-François, à Bar-sur-Aube, à Châtillon-sur-Seine, à Romilly, avait vu se succéder les mauvais coups qui le frappaient, en même temps que ses soldats. Extension au nord de la Meuse du mouvement tournant de l'ennemi, échec de notre offensive en Alsace, en Lorraine, dans les Ardennes et à Charleroi, repli précipité sur l'Aisne et puis sur la Marne depuis notre dispositif à l'ouest de Verdun. Mais la maîtrise de soi, la lucidité, l'obstination, qui marquaient essentiellement sa puissante personnalité, préservèrent le Général Joffre de ce renoncement du chef par où passe toujours le désastre. Dès qu'il eut constaté l'effondrement de son plan, il se dressa, au contraire, vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis des autres, comme d'autant plus résolu à l'emporter sur de nouvelles bases. A peine perdue la bataille des frontières, il avait fixé son dessein, porté l'effort principal à gauche au lieu que ce fût à droite, prélevé partout ce qu'il fallait pour modifier en conséquence la répartition des forces, différé coûte que coûte la reprise de l'offensive tant que cela ne serait pas fait, mais alors, l'engager d'un bout à l'autre, et sans restriction. En attendant, résister à toutes les pressions, objurgations et péripéties, et imposer son autorité pour maintenir la cohésion. Il se trouva que le comportement du Généralissime répondait à celui de l'armée et de la nation, et c'est ainsi, qu'après des évènements qui auraient pu nous mettre en pièces, par un subit et étonnant retournement, nous allions aborder le choc décisif dans l'harmonie et dans l'espérance. Or en même temps, c'était la discordance qui se faisait jour chez l'ennemi. Sous le commandement lointain et incertain du Général Von Moltke, les circonstances concourraient, à placer en état d'infériorité l'armée allemande qui croyait déjà tenir la victoire. Tandis que, pour notre adversaire, toute la question c'était sa droite, dont d'ailleurs son plan avait voulu qu'elle fût aussi puissante que possible, c'est elle, qui, dans l'espace de 10 jours, était devenue sa faiblesse. Trop assuré, de l'issue des opérations de France, après l'avoir emporté sur les frontières, le commandement allemand avait prélevé, pour repousser l'invasion russe, en Prusse orientale, 4 corps d'armée sur son aile marchante. Et en outre, celle-ci, dont les chefs n'imaginaient pas que les français seraient capables de se redresser, et en particulier qu'ils pourraient monter une manoeuvre d'envergure, cette aile marchante commettait la faute ainsi de changer les directions, en offrant son flanc aux forces que Joffre, tout justement avait rassemblé autour de la capitale. Pour nous, c'était le moment ou jamais. Galliéni, gouverneur de Paris, le vit et en rendit compte. Le Généralissime saisit aussitôt l'occasion, le 6 septembre, sur tout le front, nos forces passèrent à l'attaque. On sait comment l'aile droite allemande, débordée sur l'Ourcq par Maunoury, impuissante à rompre dans les marais de Saint-Gond la résistance de Foch, désunie en 2 tronçons par l'avance au nord de la Marne de French et de Franchet d'Esperey, dans la région à l'est de Meaux, on sait comment, dis je, cette droite, le 9 septembre, fut contrainte de se replier. Et dans le même temps, Langle de Cary en Champagne et Sarrail, autour de Verdun, avait maintenu leur position, et même ressaisi l'avantage. Tandis qu'en Lorraine, Castelnau, et dans les Vosges, Dubail, s'étaient montrés inébranlables. Le haut commandement allemand, le 10 septembre, tirant les conséquences du bouleversement total de la situation ordonnait la retraite générale, à l'ouest de Verdun. On sait comment l'ennemi, poursuivi par nos troupes, quelle que fût leur fatigue, se rétablissait avec peine, sur la ligne Noyon-Laon-Rethel-Stenay, sans aucune possibilité de la dépasser avant longtemps. Et Reims, libéré, devenait alors, pour tout le reste de la guerre, et au prix d'immenses destructions, un môle glorieux de notre front. La France et son armée avaient vaincu sur la Marne. Si au départ, elles avaient dû payer cher l'illusion habituelle, l'illusion nationale, qui croit pouvoir fonder l'action sur le système et la théorie, en passant outre aux réalités, illusion qui nous avait causé de grandes lacunes d'armement, en particulier en fait d'artillerie et de mitrailleuses, et qui avait provoqué de graves erreurs stratégiques et tactiques, en revanche, voici que pendant les 5 grandes journées de septembre, tout avait compté à la fois. De ce que l'une et l'autre, la France et son armée, s'étaient longuement obligées à faire pour préparer l'épreuve d'un conflit et de ce qu'elles avaient su tirer d'elle-même pour gagner la grande bataille. Mais dès lors que la victoire eut fait passer dans l'âme du peuple et des soldats son frisson incomparable, le salut de la France, dans cette guerre, était assuré, quelles que puissent être les crises par où il lui faudrait encore passer avant le terme. Et quand, après un quart de siècle, d'immenses malheurs fondirent sur la Patrie, c'est la confiance en son destin, enflammée sur la Marne, en septembre 1914, qui inspira la foi et l'espérance de ceux qui ne renoncèrent pas, tant il est vrai que chaque action passée dans la vie d'un peuple entre en compte dans son avenir. Il n'y a qu'une Histoire de France. Vive la France ! Ce magnifique anniversaire, marqué à Reims par cette si belle cérémonie et terminé par l'assemblée que voici, nous allons le marquer, tous ensemble, en chantant la Marseillaise. »

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🇫🇷 6 septembre 1964, le Général de Gaulle célèbre le 50e anniversaire de la bataille de la Marne. Après Meaux, Esternay et Bar-sur-Aube, le Général s'adresse aux Français sur le parvis de la cathédrale de Reims : « Aucune région de notre territoire, aucun événement de notre histoire, ne permettent mieux que cette région où coule la Marne et que cet événement que fut la victoire remportée sur ces rives, voici cinquante ans, de mesurer les conditions dont bien souvent a dépendu le destin de la France. En septembre 1914, une fois de plus, tout pour nous s'est joué ici, et par les armes. Dans la même contrée du nord-est où furent jadis les Champs Catalauniques, où Villars dans l'extrémité repoussa les impériaux, où à Valmy Brunswick recula devant l'élan militaire de la Révolution, où l'Europe coalisée submergea Napoléon. Où en 1870 passèrent les armées allemandes en marche vers la Capitale, la guerre devait décider de ce que nous allions être Ou bien de nouveau des vaincus sans qu'il y eût de recours ou bien, cette fois, des vainqueurs à qui resterait ouverte la carrière d'un grand Etat. A vrai dire, ce n'est pas sans une longue et méritoire préparation que nous avions abordé l'épreuve. Les lois d'organisation, de recrutement, d'encadrement mises en oeuvre par la République, avaient donné à notre armée l'armature, et même en dépit d'une désastreuse dénatalité, l'effectif qui la mettait en mesure d'accomplir les plus grands efforts. D'autant plus que cette armée, d'année en année, s'était obligée à l'entraînement et à l'instruction voulus. Encore était-ce l'élite du pays qui, après les malheurs de 70, lui fournissait ses officiers de l'active et de la réserve. Par dessus tout, elle était la Nation en armes, de telle sorte que la même unité et la même volonté qui animaient le peuple français devant le péril mortel marquaient chacun de nos éléments militaires. Sans doute, la routine et la démagogie, avaient-elle, comme d'habitude, eu de funestes effets quant à l'armement et quant à l'équipement. Mais au total, la France avait abordé la bataille des frontières avec un instrument de guerre plein de valeur et de ressort. Cependant, le premier choc avait été une immense surprise. Au point de vue stratégique, les prévisions de notre commandement s'étaient trouvées brutalement démenties par le fait que l'ennemi nous débordait largement à travers la Belgique et qu'il mettait tout de suite en action de nombreuses grandes unités de réserve. Il en était résulté l'isolement de l'armée belge et l'obligation pour nous de changer précipitamment nos objectifs et notre dispositif. Au point de vue tactique, la théorie qui était à la base de nos règlements, et suivant laquelle l'attaque avait une valeur absolue, quel que pût être l'obstacle du feu, nous avait jeté du 20 au 23 août sur toute la ligne, au prix des pertes les plus graves, dans une ruée inconsidérée. A grand' peine, notre armée décimée avait pu, en se repliant, échapper au pire désastre, son flanc gauche surtout, qui, complètement débordé, n'avait dû son salut qu'à la capacité manoeuvrière de Lanrezac et à la solidité du Corps expéditionnaire britannique. Maintenant, notre armée s'efforçait d'établir son front face au Nord, entre le camps retranché de Paris et le camps retranché de Verdun, et de le maintenir face à l'est vers Nancy et dans les Vosges. Ainsi mesurait-on, une fois de plus, l'affreuse infirmité de notre frontière qui fait qu'un seul revers essuyé, aux sources de l'Oise, risque de mettre aussitôt la capitale de la France, et par là sa destinée, à la merci de l'envahisseur. Il aurait suffi quelque part d'une erreur de manoeuvre ou d'une défaillance pour que l'ensemble fût disloqué. Alors, ç'aurait été la retraite derrière la Loire, le repli dans leurs îles de nos alliés anglais, le défilé des troupes allemandes sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile et sans doute pour finir, une paix de démembrement. Mais telles étaient la cohésion et la résolution des nôtres, que d'aussi mauvais débuts ne les avaient pas entamés. On voyait par là, tout à coup, ce que valent, pour un pays, l'ordre et la discipline militaires. Dans les premiers jours de septembre, j'en prends à témoins tous mes camarades de l'époque qui sont là, il n'y avait pas un seul combattant qui tînt la partie pour perdue. Et en même temps, dans l'union sacrée, proclamée par Poincaré, quelle que fût à l'intérieur l'angoisse publique, et lors même que le gouvernement avait du se transporter à Bordeaux, aucune intrigue politique, aucun trouble administratif, aucun mouvement populaire, ne contrarièrent en quoi que ce soit le redressement attendu. Or si la guerre sanctionne impitoyablement les déficiences et les défaillances, elle ne ménage pas le succès à la valeur et à la vertu. Ce fut la fortune de la France que notre armée qui ne s'était pas laissée abattre par un revers initial eût alors, à sa tête, un chef qui ne perdit point l'équilibre. Joffre, à son quartier général, installé successivement à Vitry-le-François, à Bar-sur-Aube, à Châtillon-sur-Seine, à Romilly, avait vu se succéder les mauvais coups qui le frappaient, en même temps que ses soldats. Extension au nord de la Meuse du mouvement tournant de l'ennemi, échec de notre offensive en Alsace, en Lorraine, dans les Ardennes et à Charleroi, repli précipité sur l'Aisne et puis sur la Marne depuis notre dispositif à l'ouest de Verdun. Mais la maîtrise de soi, la lucidité, l'obstination, qui marquaient essentiellement sa puissante personnalité, préservèrent le Général Joffre de ce renoncement du chef par où passe toujours le désastre. Dès qu'il eut constaté l'effondrement de son plan, il se dressa, au contraire, vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis des autres, comme d'autant plus résolu à l'emporter sur de nouvelles bases. A peine perdue la bataille des frontières, il avait fixé son dessein, porté l'effort principal à gauche au lieu que ce fût à droite, prélevé partout ce qu'il fallait pour modifier en conséquence la répartition des forces, différé coûte que coûte la reprise de l'offensive tant que cela ne serait pas fait, mais alors, l'engager d'un bout à l'autre, et sans restriction. En attendant, résister à toutes les pressions, objurgations et péripéties, et imposer son autorité pour maintenir la cohésion. Il se trouva que le comportement du Généralissime répondait à celui de l'armée et de la nation, et c'est ainsi, qu'après des évènements qui auraient pu nous mettre en pièces, par un subit et étonnant retournement, nous allions aborder le choc décisif dans l'harmonie et dans l'espérance. Or en même temps, c'était la discordance qui se faisait jour chez l'ennemi. Sous le commandement lointain et incertain du Général Von Moltke, les circonstances concourraient, à placer en état d'infériorité l'armée allemande qui croyait déjà tenir la victoire. Tandis que, pour notre adversaire, toute la question c'était sa droite, dont d'ailleurs son plan avait voulu qu'elle fût aussi puissante que possible, c'est elle, qui, dans l'espace de 10 jours, était devenue sa faiblesse. Trop assuré, de l'issue des opérations de France, après l'avoir emporté sur les frontières, le commandement allemand avait prélevé, pour repousser l'invasion russe, en Prusse orientale, 4 corps d'armée sur son aile marchante. Et en outre, celle-ci, dont les chefs n'imaginaient pas que les français seraient capables de se redresser, et en particulier qu'ils pourraient monter une manoeuvre d'envergure, cette aile marchante commettait la faute ainsi de changer les directions, en offrant son flanc aux forces que Joffre, tout justement avait rassemblé autour de la capitale. Pour nous, c'était le moment ou jamais. Galliéni, gouverneur de Paris, le vit et en rendit compte. Le Généralissime saisit aussitôt l'occasion, le 6 septembre, sur tout le front, nos forces passèrent à l'attaque. On sait comment l'aile droite allemande, débordée sur l'Ourcq par Maunoury, impuissante à rompre dans les marais de Saint-Gond la résistance de Foch, désunie en 2 tronçons par l'avance au nord de la Marne de French et de Franchet d'Esperey, dans la région à l'est de Meaux, on sait comment, dis je, cette droite, le 9 septembre, fut contrainte de se replier. Et dans le même temps, Langle de Cary en Champagne et Sarrail, autour de Verdun, avait maintenu leur position, et même ressaisi l'avantage. Tandis qu'en Lorraine, Castelnau, et dans les Vosges, Dubail, s'étaient montrés inébranlables. Le haut commandement allemand, le 10 septembre, tirant les conséquences du bouleversement total de la situation ordonnait la retraite générale, à l'ouest de Verdun. On sait comment l'ennemi, poursuivi par nos troupes, quelle que fût leur fatigue, se rétablissait avec peine, sur la ligne Noyon-Laon-Rethel-Stenay, sans aucune possibilité de la dépasser avant longtemps. Et Reims, libéré, devenait alors, pour tout le reste de la guerre, et au prix d'immenses destructions, un môle glorieux de notre front. La France et son armée avaient vaincu sur la Marne. Si au départ, elles avaient dû payer cher l'illusion habituelle, l'illusion nationale, qui croit pouvoir fonder l'action sur le système et la théorie, en passant outre aux réalités, illusion qui nous avait causé de grandes lacunes d'armement, en particulier en fait d'artillerie et de mitrailleuses, et qui avait provoqué de graves erreurs stratégiques et tactiques, en revanche, voici que pendant les 5 grandes journées de septembre, tout avait compté à la fois. De ce que l'une et l'autre, la France et son armée, s'étaient longuement obligées à faire pour préparer l'épreuve d'un conflit et de ce qu'elles avaient su tirer d'elle-même pour gagner la grande bataille. Mais dès lors que la victoire eut fait passer dans l'âme du peuple et des soldats son frisson incomparable, le salut de la France, dans cette guerre, était assuré, quelles que puissent être les crises par où il lui faudrait encore passer avant le terme. Et quand, après un quart de siècle, d'immenses malheurs fondirent sur la Patrie, c'est la confiance en son destin, enflammée sur la Marne, en septembre 1914, qui inspira la foi et l'espérance de ceux qui ne renoncèrent pas, tant il est vrai que chaque action passée dans la vie d'un peuple entre en compte dans son avenir. Il n'y a qu'une Histoire de France. Vive la France ! Ce magnifique anniversaire, marqué à Reims par cette si belle cérémonie et terminé par l'assemblée que voici, nous allons le marquer, tous ensemble, en chantant la Marseillaise. »

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🔴 MARION MARÉCHAL, EN PLUS D’ÊTRE UNE MYTHOMANE, EST EN PLEIN FANTASME ! Après m’avoir bloqué ici car je démasquais sa supercherie dans des tweets qui ont été partagés jusque sur des sites web, Marion Maréchal continue son numéro. Hier, face aux journalistes, elle a osé dire la bouche en cœur : « J’ai un lien particulier avec l’électorat de Reconquête… Je continue de défendre les mêmes idées… Mais la différence avec Reconquête, c’est que moi je ne considère pas que l’adversaire principal soit le RN… Je leur propose de nous rejoindre pour que leurs idées soient portées au sein d’une coalition qui est en capacité de gagner. » Quelle hypocrisie totale. Quelle trahison assumée. Marion, depuis que tu as planté Zemmour et ses électeurs après que celui-ci t’avait donné sa confiance en te nommant vice-présidente de son mouvement et tête de liste aux européennes, pas une seule virgule du programme du RN n’a bougé. Pas une once de radicalité sur l’immigration, l’islamisation du pays, la remigration, ou l’incompatibilité de l’islam avec la France. Rien. Tu n’as rien influencé. Tu t’es simplement couchée. Tu oses encore parler d’un « lien particulier » avec les électeurs Reconquête ? Le seul lien que tu as avec nous, c’est celui de la trahison pure. Tu nous as rejoins en 2022, au moment où Zemmour était haut dans les sondages. Qu’est-ce qui a bien pu te pousser à planter un coup de poignard dans le dos de ta propre tante, si ce n’est tes convictions que tu disais retrouver pleinement chez Éric Zemmour ? Je sais aujourd’hui à quel point tu es fourbe Marion, mais je ne dirai pas que ton intérêt pour Zemmour n’était motivé que par le désir de blesser tata. Non, tu estimais sincèrement à l’époque que son constat et ses solutions étaient les bons pour redresser la France, et que l’Union des Droites, que ta tante a toujours refusée (et refuse encore aujourd’hui) était la seule voie pour gagner et sauver le pays. Mais il y avait aussi du pur opportunisme : tu ne l’as pas rejoint quand il était bas dans les sondages, lors des premiers tests bien avant l’annonce officielle de sa candidature, ni même quelques jours après le début de sa campagne. Tu ne l’as pas rejoint non plus quand il commençait à peine à avoir une légère dynamique. Non, tu l’as rejoint précisément au moment où l’écart entre lui et ta tante était devenu minime et où les sondeurs estimaient que les courbes pouvaient s’inverser. Exactement le même calcul froid qui t’a poussée à trahir celui qui t’avait tout donné, pour quelques postes de députés pour tes copains et peut-être même un maroquin ministériel si le RN avait réussi à obtenir la majorité absolue avec sa stratégie d’isoler complètement Reconquête lors des législatives 2024. Pourquoi, en 2022, as-tu trahi ta propre famille pour Zemmour ? Pourquoi avoir fait semblant d’avoir des convictions quand c’était utile, pour les jeter aux orties dès que le vent a tourné ? Aux municipales, le RN n’a même pas voulu s’afficher avec ton micro-parti. À Nice, Éric Ciotti a refusé ton ami Philippe Vardon sur sa liste. Comment peux-tu mentir aussi sereinement face caméra en parlant de coalition avec le RN, alors même que celui-ci accorde beaucoup plus d’importance à l’UDR d’Éric Ciotti qu’au groupuscule de la petite nièce chérie ? La honte ! Tata est rancunière, et elle a bien raison de l’être face à l’ingratitude dont tu as fait preuve envers elle. Surtout que sans aucune honte, tu oses dire 2-3 ans après lui avoir fait ça qu’il y a beaucoup de points de convergence entre toi et le programme du RN. En fait, je ne sais pas si tu te rends compte à quel point tu es ridicule, Marion. Ton « influence » au sein du RN se résume à tes 4.000 adhérents et un strapontin fantôme. Tu fantasmes ton poids politique pour ne pas assumer la mascarade de ta trahison. Les Français, eux, ne sont pas dupes : ton vieux bouquin n’a même pas fait 10 % des ventes du dernier livre d’Éric Zemmour. Tu critiques maintenant la « candidature témoignage » de Zemmour ? Pour une femme qui se prétend de convictions, tu nous fais bien rire. Tu reprends exactement le même stratagème que le RN : refuser toute concurrence et adopter un comportement antidémocratique pour avoir le monopole et espérer gagner ainsi. C’est le comportement typique de ceux qui n’ont pas assez confiance en leur propre projet… et qui, par conséquent, commencent déjà à fuir leurs responsabilités en pointant du doigt les autres. Les idées que tu prétends encore défendre seront justement celles que Reconquête portera sans compromis en 2027, et tu le sais très bien. Pendant ce temps, toi tu te contenteras de soutenir la candidature RN pour le seul motif qu’« ils sont en capacité de gagner ». Mais la politique, Marion, ce n’est pas suivre le candidat le mieux placé dans les sondages : c’est défendre des convictions et des mesures que l’on estime essentielles pour sauver le pays ! Marion Maréchal n’a aucune colonne vertébrale. Elle est une opportuniste finie, une pourrie qui change de camp selon le vent et qui ment aux électeurs sans scrupule pour ne pas perdre la face. Je le dis et je le répète : la famille Le Pen est un boulet historique pour le camp national. Elle a causé bien plus de torts que de bien à la France. Plus de 50 ans que les amoureux de la France perdent avec ce parti. Il avait la mission et la chance unique d’être le seul parti anti-immigration dans notre pays… et il a échoué. Depuis son existence sur la scène politique, la France n’a fait qu’accueillir toujours plus d’immigration. Par son incompétence programmatique et ses revirements permanents, ce parti n’a jamais réussi à rassembler une majorité de Français derrière lui. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de cette famille. Donc Marion, ton invitation aux électeurs de Zemmour à te rejoindre, tu te la gardes ! On restera fidèle à Éric Zemmour. On restera avec ceux qui disent la vérité sur le Grand Remplacement, sur les Francocides, sur l’Islam et l’islamisation qui en découle, sur la Remigration. On restera avec ceux qui veulent une vraie Union des Droites et qui refusent de se soumettre au monopole Le Pen. La trahison de Marion restera dans les mémoires comme l’exemple parfait de ce qu’il ne faut jamais devenir en politique. Reconquête jusqu’au bout. 🇫🇷❤️

Baby Lone

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🚨 Marine Le Pen vient de commettre une énorme bourde stratégique en affirmant que Bruno Retailleau sera le "Zemmour de 2027" ! Marine Le Pen prouve une fois de plus qu’elle est une piètre stratège politique dans son entretien à l’AFP. Bien évidemment, sa déclaration dans laquelle elle dit souhaiter un second tour face au bloc central plutôt que contre LFI pour l’élection présidentielle de 2027 est assez surprenante. On sait que Jean-Luc Mélenchon est la personnalité politique la plus rejetée du pays, ce qui rendrait ses chances de victoire bien plus intéressantes. D’autant qu’elle déclarait encore l’année dernière que ce second tour était une possibilité, et qu’il permettrait aux Français de faire un choix clair entre deux projets radicalement différents, celui du RN et celui de LFI, selon ses propres termes. (Chose que l’on n’a pas vraiment vue lors de la séquence budgétaire à l’Assemblée nationale…) Mais la déclaration la plus surprenante, celle qui montre à quel point elle est incompétente, c’est sa sortie sur Retailleau. Elle affirme que Bruno Retailleau va se radicaliser pendant la campagne présidentielle et qu’il sera « le Zemmour de 2027 ». Et c’est là que, stratégiquement, c’est catastrophique. On voit bien que Marine Le Pen est obnubilée par Éric Zemmour. Tous les fanatiques du RN sur les réseaux qui reprochent à Zemmour de toujours pointer ses différences avec elle ne comprennent pas qu’il existe un électorat commun entre les deux formations politiques. C’est précisément pour cette raison que cette sortie est totalement contre-productive. Marine Le Pen remet Éric Zemmour au centre de l’attention à un moment où on ne l’entendait plus forcément. Elle pense créer la zizanie chez Les Républicains, mais ce qu’elle ne voit pas, c’est que si LR explose et qu’une partie de la droite républicaine se tourne vers Zemmour en 2027, c’est elle qui y perdra le plus de plumes… car l’Union des Droites aurait enfin lieu ! La réaction de Retailleau ce matin est révélatrice : il ne prend pas ses distances avec cette accusation. Encore mieux, à la question du journaliste : « Être le Zemmour de 2027, ce serait déshonorant ? » Bruno Retailleau répond clairement non ! (Évidemment par stratégie pour récupérer l’électorat Reconquête, mais il n’y arrivera pas : Zemmour, c’est un bagage idéologique construit depuis des années, et Sarah Knafo a ravivé des flammes non négligeables chez beaucoup de Français.) Résultat : Non seulement tous les centristes de LR qui avaient déjà commencé à semer la zizanie vont continuer, mais cela montre surtout que le rejet de la participation d’Éric Zemmour à la primaire LR de 2021 était une grosse mascarade qui n’a fait qu’affaiblir la droite !!! Retailleau va encore perdre des plumes au sein de son parti, car on va lui barrer la route, c’est une évidence. LR cumule déjà : un score minable à la présidentielle 2022, le départ forcé de son président en 2024, Eric Ciotti qui a tenté l’Union avec le RN, le départ de David Lisnard, et la volonté affichée de Laurent Wauquiez de rassembler toute la droite, y compris Eric Zemmour… Ça commence à faire beaucoup. Bruno Retailleau est une candidature de division qui manque cruellement de légitimité : par rapport aux trahisons historiques de LR, à la soumission idéologique de ce parti au centre, et à son bilan comme ministre de l’Intérieur, qui n’a montré aucun changement profond. D’ailleurs, dans cette interview, Bruno Retailleau déclare : « Ce que je sais, c’est que cette élection de 2027 sera celle de la dernière chance. La France est au bord du gouffre : ce sera soit l’effacement de la France, l’appauvrissement des Français, soit le relèvement. » Comment peut-on tenir un discours aussi alarmiste et choisir de partir seul au lieu de rassembler ? Ce qui a fait du mal à la droite en 2022, c’était d’avoir deux candidatures de droite. Si Zemmour avait obtenu le soutien de la droite républicaine, nous serions largement dans de meilleures conditions aujourd’hui. Bruno Retailleau ne peut pas porter un discours aussi alarmant tout en partant en solitaire face à Éric Zemmour : personne ne le croira ! Ce dernier tenait déjà exactement ces propos en 2022, et le nouveau quinquennat de Macron n’a fait que valider une fois de plus sa prévoyance. Si la droite veut gagner en 2027, elle doit se rassembler autour du tandem Zemmour – Knafo. C’est la seule solution ! Et cette sortie de Marine Le Pen sur Bruno Retailleau, sans le vouloir, va davantage dans ce sens que dans le sens inverse. Bruno Retailleau, en tant que président des LR, a le devoir de soutenir Éric Zemmour en 2027 s’il veut réellement tout faire pour que la droite gagne et que la France se relève. Tout choix contraire ne serait qu’une supercherie de plus !

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