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🇪🇺🇦🇺𝗨𝗡 𝗡𝗢𝗨𝗩𝗘𝗟 𝗔𝗖𝗖𝗢𝗥𝗗 𝗗𝗘 𝗟𝗜𝗕𝗥𝗘-𝗘𝗖𝗛𝗔𝗡𝗚𝗘 𝗨𝗘-𝗔𝗨𝗦𝗧𝗥𝗔𝗟𝗜𝗘 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗥𝗨𝗜𝗡𝗘𝗥 𝗡𝗢𝗦 𝗔𝗚𝗥𝗜𝗖𝗨𝗟𝗧𝗘𝗨𝗥𝗦 ! Pendant que Philippe joue au cuisto et qu'Attal lance ses 1000 Bistrots,Leyen sabote encore l'agriculture🇫🇷 au profit de l'industrie🇩🇪

34,012 просмотров • 9 дней назад •via X (Twitter)

Комментарии: 18

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Qui suit le troupeau ne voit que des trous du cul.9 дней назад

ils n'ont pas le choix les agriculteurs Soit ils se dirigent vers la porte de sortie🚪qui est le Frexit soit c'est la tombe qui les attend⚰️La vie est un combat de et aujourd'hui plus qu'hier ne baissez pas les bras restez unis car le but est de vous désunir Pour mieux régner🚜🤔

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Olivier Rameau9 дней назад

Ça fait déjà un moment qu'on a compris que l'agriculture française a été sacrifiée par l'UE. Le problème, c'est que notre industrie aussi. Et pas que ! En fait, l'UE a sacrifié notre pays tout entier pour satisfaire un "intérêt général européen" qui n'existe que dans ses délires.

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Murielle Voisin9 дней назад

Et la plupart des agriculteurs ne veulent rien savoir pour l UPR, ces imbéciles !

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Crypto Matou ✂️9 дней назад

@Marc_Parigot Il faut mettre des sous-titres sur ce genre de short les gars.

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Market Maker We stand with 🇳🇱 🇺🇸🇩🇪 farmers9 дней назад

Bah c’est une Allemande, elle roule pour son pays, contrairement aux zozos qu’on a France qui sont tous des traîtres à la nation, et c’est le malheur de ce beau pays.

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Baptiste Dunand9 дней назад

@Marc_Parigot Comme d'habitude dans le couple franco-allemand il y a toujours un cocu. L'autre est allemand🥱👀

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Anthony LE ROY 🇲🇫 #SaveStargate 🇨🇵9 дней назад

Seul @f_asselineau est en mesure de sauver l'agriculture familiale française ! Pourquoi ? Parce que c'est le seul candidat sérieux qui propose la sortie de l'UE qui nous impose encore et toujours plus de traités de libres échanges qui ruinent nos agriculteurs! #Asselineau2027 🇨🇵

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SENDRE JOYEAUX daniel9 дней назад

Frexit! Avec Asselineau, président!

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ParfaitLeDieux9 дней назад

Et ce d'ailleurs alors même qu'une mine de lithium vient d'ouvrir en France. Quelle image : au lieu de soutenir vraiment la réindustrialisation de la France et de défendre leur prétendue "souveraineté européenne", ils nous poussent à être dépendants de partenaires à 10 000 km !

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fatih9 дней назад

Bonjour, merci.

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Moi9 дней назад

est-ce que les destructeurs de La France, ont déjà imaginé ce qui les attend ?

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Alain Juteux 🕊️9 дней назад

@jmlibessart62 encore et toujours …

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GovanActive9 дней назад

Les responsables qui ne dénoncent pas ces traités de libre échange devraient être traduits en Justice. Il n'y a plus de doute, ce sont des acteurs coupables de haute trahison.

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ORTIE Kinine9 дней назад

De toute façon ils vont mourir les agriculteurs puisqu'on leur enlève la pluie grâce aux innombrables trainées blanches laissées dans notre ciel par les avions traitres. Ils appellent ça "le dôme anti-pluie".

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Fred9 дней назад

Bravo et en plus elle a confirmé l'arrivée de la monnaie numérique européenne...le portefeuille numérique arrive avec toutes ses sanctions...

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Le gaulois9 дней назад

quel honte la France va devenir un pays du tiers monde avec l’accord du peuples français c’est juste une dinguerie

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Diffuseur Quantique9 дней назад

Lors des débats TV, @f_asselineau peut venir avec un sac de nez rouges de clown pour les offrir aux autres candidats. Cette idée garantit un buzz même avec un temps de parole limité.

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Kim Noël ⚡ 📖9 дней назад

@Marc_Parigot il vous faut absolument les sous-titres incrustés dans la vidéo pour améliorer le reach

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CE JOUR-LÀ... 14 août 1992, alors que la Conférence Nationale Souveraine (CNS) réitère la nomination du Kasaïen Etienne Tshisekedi comme Premier ministre de la transition, Nguz Karl-I-Bond lance ses milices de l’UFERI dans une chasse aux Baluba (Kasaïens) habitant le Shaba (actuelle province du Katanga). Avec l’appui du gouverneur Kyungu wa Kumwanza, ils ravageront plusieurs villes du Shaba. Accusés d’avoir monopolisé les meilleurs postes au Shaba, les Kasaïens se replièrent par milliers au Kasaï. Comment en est-on arrivé là? => Vers le début du 20è Siècle, l'implantation de l'industrie minière dans la riche province du Shaba (Katanga) nécessitait également à la fois une robuste infrastructure, mais aussi une main-d'œuvre abondante. La région du Shaba va alors accueillir de nombreux spécialistes venus du monde entier, et surtout une importante main-d'œuvre issue du Kasaï voisin. Il est dit que les descendants des Kasaïens amenés au Shaba travailler dans les mines bénéficièrent de l'enseignement et des soins médicaux dispensés par l'industrie. Conséquence : après l'indépendance, ce sont essentiellement les Kasaïens qui accédèrent à plusieurs postes clés dans l'industrie minière (et même dans toute la région du Shaba). Et jusqu'au début des années 90, les Kasaïens étaient encore nombreux dans l'industrie minière du Shaba, en tant que travailleurs et spécialistes. => Tout va commencer à basculer vers la fin de l'année 1990. Gabriel Kyungu wa Kumwanza, personnalité très en vue au sein de l'opposition zaïroise, décide de s'allier à une autre personnalité du Shaba, un farouche opposant à Mobutu : Nguz Karl-I-Bond. Les deux formeront ce qu'ils appelleront "Union des Fédéralistes et Républicains Indépendants" (UFERI). En novembre 1991, les deux personnalités quittent l'opposition et s'allient à Mobutu. En recompense, Nguz Karl-I-Bond sera nommé Premier Ministre de Mobutu, tandis que Gabriel Kyungu deviendra Gouverneur de la riche région (province) du Shaba. => Ce décor en place, les deux personnalités auront comme une sorte de carte blanche pour s'attaquer aux Kasaïens locaux, exploitant le ressentiment exacerbé des autochtones Shabiens (Katangais) à leur égard pour gagner le soutien de la population. Mobutu aussi laissa faire, vu que son principal opposant (Etienne Tshisekedi) était Shabien (Katangais). Nguz et Kyungu mettront en place des bandes organisées, la "Jeunesse de l'UFERI" (ou JUFERI) qui se distinguera dans le harcèlement et la chasse des Kasaïens. => Tout va dégénérer ce 14 août 1992 lorsque, à Kinshasa, les délégués de la Conférence Nationale Souveraine seront appelés à élire le futur Premier ministre qui conduire le futur Gouvernement de transition. Toutes les tendances montrent qu'Etienne Tshisekedi (Kasaïen) va passer. Sans attendre son élection (c'était une longue nuit électorale, et Etienne Tshisekedi sera élu tard dans la nuit, pendant qu'il était déjà le 15 août), Nguz et Kyungu vont lancer les actions de harcèlement à l'encontre des Kasaïens. Pendant quelques semaines, ces actions se transformeront en véritables expulsions de masse. On estime qu'environ 200.000 Kasaïens avaient quitté les villes et villages de la région du Shaba durant ces expulsions. Dans ce document de la chaîne de télévision française M6, revivez le calvaire vécu par les Kasaïens lorsqu'ils étaient expulsés de la région du Shaba.

Benjamin Babunga Watuna

88,851 просмотров • 2 лет назад

🇫🇷🇪🇺 Eric Coquerel pris en FLAGRANT DÉLIT de MENSONGE sur la dette publique. 3 mensonges en moins d'une minute ! ❎ "La BCE a prêté DIRECTEMENT aux États pendant le COVID" FAUX La BCE ne peut pas financer directement les États (article 123 du TFUE). Racheter des titres sur le marché secondaire, c'est très différent d'acheter directement des titres auprès des États. ❎ "La BCE a déjà annulé les dettes, elle a déjà dérogé à ses propres règles" Pour Coquerel, racheter des titres de dette souveraine sur le marché secondaire, c'est équivalent à annuler des dettes et c'est déjà déroger aux règles de l'Eurosystème. Eh bien non ! Tout d'abord, l'article 123 n'interdit que le financement DIRECT des États, pas le rachat de titres publics. Ensuite, précisément, les États doivent quand même rembourser ces dettes : rien à voir avec l'annulation de dettes qui est un cadeau gratuit de la banque centrale aux États, et qui donc revient à monétiser le déficit public. ❎ "Mario Draghi a dit qu'il faut 800 milliards d'euros au niveau de l'UE" pour l'écologie et le numérique INCOMPLET Sur ces 800 milliards, Draghi insiste sur le fait que la majorité doit provenir du privé et non du public. Par ailleurs, Éric Coquerel justifie l'annulation de la dette par le fait que le taux d'endettement public rapporté au PIB serait utilisé comme prétexte pour couper dans les dépenses. Mais il ne voit pas le fait qu'annuler la dette sera bien plus néfaste pour nos services publics car les marchés nous sanctionneront immédiatement avec des taux ultra-élevés. Si encore LFI assumait et disait : "on est cohérents, on veut sortir de l'UE". Mais là, c'est du pur et du sale mensonge !

Cyprien Ronze-Spilliaert

20,808 просмотров • 1 месяц назад

Issue du CEA, Stellaria (🇫🇷), est la nouvelle startup du nucléaire à sécuriser des fonds pour son développement : elle prévoit de construire (d'ici 2029) un prototype de réacteur à neutrons rapides utilisant le sel fondu comme fluide caloporteur, équipé d'une cuve remplaçable. Le principal enjeu de ce type de réacteur, utilisant du sel fondu à 600°C, concerne l'éternel problème de la corrosion des matériaux. Alors que sa rivale Thorizon conçoit son réacteur avec un système de cartouches de combustibles remplaçables tous les 5 ans, Stellaria prévoit plutôt, quant à elle, de remplacer non pas les combustibles, mais la cuve elle même tous les dix ans. « Cela nous permet d'avoir une durée de vie du réacteur bien plus longue, car elle ne dépendrait plus de la cuve, comme aujourd'hui », expose Nicolas Breyton, cofondateur et PDG de Stellaria. De même, dans le scénario des cofondateurs, ce réacteur ingérerait toutes sortes de combustibles, y compris des déchets nucléaires (les plus radioactifs, dits de « haute activité vie longue »), du plutonium, de l'uranium appauvri ou encore de l'uranium de retraitement, aujourd'hui entreposés en France sans débouché industriel. « En utilisant les 300 000 tonnes actuellement stockées sur le territoire français, nous pourrions produire autant d’énergie que le parc nucléaire français actuel pendant 5 000 ans. » De quoi ainsi fermer le cycle du combustible. « Cela nous permettrait aussi de ne pas transporter de matières fissiles, car on conçoit un combustible renouvelable, qui se renouvellera au sein même du réacteur et que nous n'aurons pas à envoyer en retraitement. » Son réacteur, le Stellarium, fonctionnera tout d’abord en convection naturelle. Ce phénomène, qui correspond au mouvement interne d'un fluide sous l'effet d’une différence de température, permet à la startup de s’affranchir de certains équipements actifs, à l’image des pompes, qui nécessitent souvent des opérations de maintenance, mais aussi d’améliorer l’efficacité du système de refroidissement. Grâce au cœur liquide, le combustible pourra circuler en permanence dans les différentes zones de la cuve, ce qui facilitera l'homogénéisation des atomes nécessaires au processus de fission. Par ailleurs, le réacteur fonctionne par isogénération, ce qui signifie qu’il sera capable de produire autant de matière fissile qu'il en consommera. Parmi les autres avantages du Stellarium figure son niveau de sûreté avancé. Enterré, le réacteur fonctionne à basse pression et dispose de quatre barrières de sécurité, censées retenir les produits radioactifs en cas d’accident. C’est notamment grâce à ce niveau de confiance que Stellaria espère séduire les industriels, qui pourraient déployer ses réacteurs pour décarboner leurs installations, ou encore les opérateurs de datacenters. La jeune pousse compte également se lancer dans le rétrofit des centrales à charbon, en remplaçant les brûleurs par ses réacteurs, qui utilisent d’ailleurs des turbines similaires. « Le marché est énorme, il y a plus de 200 centrales à charbon en Europe à décarboner. » Toutefois, la startup doit encore démontrer la faisabilité de sa technologie, et notamment la résistance de ses matériaux. Elle va, pour cela, chercher des solutions auprès d'acteurs américains avancés dans ce domaine. « Nous cherchons à capitaliser sur le nucléaire existant, sur les expériences qui ont déjà eu lieu aux États-Unis. Par exemple, on utilise un matériau : l'Inconel 625, déjà testé et qualifié pour la haute température aux États-Unis. Nous sommes aussi en train de commencer un partenariat avec l'université du Wisconsin, experte dans les matériaux et la corrosion. Ils travaillent déjà avec des laboratoires et des startup américaines. » L'objectif de Stellaria, pour l'heure à l'horizon dix ans, est de s'adresser prioritairement au marché des data centers et de l'IA, mais aussi de la production de chaleur pour l'industrie. Elle prévoit pour cela de lancer une première expérience de fission dès que possible, pour répondre aux enjeux de sûreté, puis de construire un premier prototype de réacteur à l'horizon 2029 et, à terme, un réacteur en série de 250 MW électrique et de 530 MW de chaleur. Elle promet un prix de l'énergie compris entre 50 et 60 euros le MWh, soit bien en dessous du prix actuel de l'énergie nucléaire. Elle l'explique car ses systèmes de sûreté seraient « beaucoup plus légers », donc moins chers. « On pense gagner sur ce terrain-là. »

Aymeric Pontier

88,126 просмотров • 1 год назад

🚨🇫🇷😤 🔥Emmanuel Macron, ce Young Global Leader infiltré du WEF depuis 2016, n’est rien d’autre qu’un traître vendu corps et âme à BlackRock et à Larry Fink – aujourd’hui co-président intérimaire du Forum Économique Mondial ! Ce vendu accélère à marche forcée l’Agenda 2030 pour démanteler la France, piller ses richesses industrielles, liquider sa souveraineté et l’engloutir dans une Europe fédérale ultra-totalitaire, sous dictature du crédit social et des milliardaires parasites qui s’enrichissent depuis des décennies sur le dos des peuples spoliés. Il bosse pour Fink depuis des années, comme un pion docile qui ouvre grand les portes aux rachats massifs et à la vassalisation ! Il faut le dégager du pouvoir IMMÉDIATEMENT, car d’ici 2027, sa mission abjecte sera d’achever définitivement la France – ne laissons pas ce parasite mondialiste finir son sale boulot ! Les trois mots Global Citizen Award désignent une distinction internationale une récompense décernée à des personnalités pour leur engagement en faveur de causes mondiales. Plus précisément, dans le cas d’Emmanuel Macron, il s’agit du Atlantic Council Global Citizen Award 2025, remis le 24 septembre 2025 à New York par le think tank américain Atlantic Council (un organisme atlantiste proche des cercles de pouvoir US et de l’OTAN). Ce prix honore des leaders mondiaux – chefs d’État, patrons d’entreprises, figures du sport ou de la culture – pour leur rôle dans la promotion d’une “citoyenneté globale” : vision transnationale, défense de la démocratie, coopération internationale, régulation des technologies, et contribution à un monde interconnecté et “meilleur”. Larry Fink (PDG de BlackRock) l’a remis à Macron en le qualifiant de leader “pivotal” depuis la Seconde Guerre mondiale, saluant ses “décisions audacieuses” et son patriotisme compatible avec la coopération globale. Contrairement au Global Citizen Prize (organisé par l’ONG Global Citizen, axé sur la lutte contre l’extrême pauvreté et les Objectifs de développement durable de l’ONU, avec des catégories comme Global Citizen of the Year ou Cisco Youth Leadership), l’Atlantic Council Global Citizen Award est plus orienté vers des figures influentes du pouvoir économique et politique, célébrant une forme de leadership “mondialiste” qui transcende les frontières nationales au profit d’une gouvernance partagée. Pour les critiques, ce trophée symbolise l’allégeance d’une élite à un agenda supranational (financiarisation, atlantisme, ouverture économique), surtout quand il est décerné à un président français Emmanuel Macron par le patron du plus grand gestionnaire d’actifs au monde, au moment où la souveraineté industrielle de la France est mise en cause. Pendant ce temps, Volodymyr Zelensky, qui a détourné des milliards d’euros d’aide occidentale destinés à sa guerre interminable et pour ses propres intérêts reçoit encore une standing ovation triomphale de la part de l’Occident qu’il a manipulé. On récompense les traîtres à la nation et les profiteurs de guerre, tandis que le peuple français paie l’addition en silence, et la France en lambeau. 🎥 GDams SIMON STRUEUX (30) compte secours

🕊️Myriam🕊️Sauvons L’humanité🕊️@CelebritesSM🕊

21,376 просмотров • 8 месяцев назад

🇫🇷 15 mai 1962, importante conférence de presse du Général de Gaulle sur sa conception de la construction européenne : refus de la supranationalité et de l'Europe intégrée, pour une coopération des États et contre le volapük : « Dans un monde comme le nôtre où tout se ramène à la menace d'un conflit mondial, l'idée d'une Europe unie et qui aurait assez de force, assez de moyens et assez de cohésion pour exister par elle-même, cette idée-là apparaît tout naturellement. Et elle apparaît d'autant mieux que les inimitiés qui l'avaient séculairement déchirée, et en particulier l'opposition entre l'Allemagne et la France, ont actuellement cessé. Alors, du coup, voilà, mis en lumière, d'abord le caractère qu'on peut appeler complémentaire au point de vue géographique, stratégique, économique, culturel, etc. qui existe, les caractères communs, complémentaires qui existent entre les peuples de cette partie de l'ancien continent, l'Europe occidentale, et puis, en même temps, la capacité globale qu'ils représentent en fait de puissance, en fait de production, de création, d'échanges, etc., par rapport à l'activité générale de l'univers. Et puis, enfin, les possibilités que leur ensemble pourrait offrir aux deux milliards d'hommes qui peuplent les pays sous-développés. Voilà des données de fait qui ont conduit six Etats du continent à tâcher d'établir entre eux des liens particuliers. Déjà, pendant la guerre mondiale, je me permets de le rappeler, je proclamais que cette évolution était un des buts essentiels de la France. Dans cet ordre d'idée-là, on a déjà fait quelque chose, quelque chose de positif, et qui s'appelle la Communauté Economique Européenne, qui a été créée en vertu du traité de Rome, créée en principe, et qui a été mise en œuvre grâce, d'abord, à notre redressement économique et financier de 58-59, car si nous n'avions pas fait ce redressement là, il n'y avait pas de communauté qui tienne. En second lieu, grâce au fait que nous avons obtenu, en janvier dernier, que l'agriculture entre dans le marché commun. Et corrélativement, nous avons accepté de passer à ce que l'on appelle la deuxième phase, c'est-à-dire à une réelle application. Alors, ceci est fait. Il existe une organisation économique telle que peu à peu, les barrières douanières entre les Six s'effacent, ce qui ne manque pas de susciter leurs efforts. Et puis aussi, progressivement, leurs productions respectives sont ajustées, sont réglementées de telle sorte que le marché commun puisse, en bon ordre, ou bien les absorber lui-même ou bien les échanger au-dehors. C'est quelque chose, c'est beaucoup. Ce n'est pas tout. Aux yeux de la France, cette construction économique ne suffit pas. L'Europe occidentale, qu'il s'agisse de son action vis-à-vis des autres peuples ou de sa défense ou de sa contribution au développement des régions qui en ont besoin ou de son devoir d'équilibre européen et de détente internationale, l'Europe occidentale doit se constituer politiquement. Et puis, d'ailleurs, si elle ne le fait pas, la communauté économique elle-même ne pourra, à la longue, s'affermir ni même se maintenir. Autrement dit, il faut, à l'Europe, des institutions qui la constituent en un ensemble politique aussi bien qu'elle en est un déjà, tout au moins son commencement dans l'ordre économique. La France a donc pris l'initiative de proposer une telle organisation. Et vous savez bien que l'année dernière, au mois d'avril, les six chefs d'état ou de gouvernement se sont réunis à Paris pour discuter de son projet. Et puis, qu'ils l'ont fait, de nouveau, à Bonn, au mois de juillet. Et puis, qu'on a formé, à Paris, une commission politique, la commission Fouchet, qui était destinée à mettre sur pieds, à mettre au point un projet de traité d'union. Et puis, entre-temps, il y avait beaucoup de contacts pris, bilatéraux ou multilatéraux sur ce sujet. Il était finalement convenu que les six se réuniraient au sommet, à Rome, pour conclure le cas échéant. On sait pourquoi et on sait comment on n'a pas encore abouti. Qu'est-ce que la France propose à ces cinq partenaires ? Voici. Je le répète une fois de plus. Pour que nous nous organisions politiquement, commençons par le commencement. Organisons notre coopération. Réunissons périodiquement nos chefs d'Etat ou de gouvernement pour qu'ils examinent en commun les problèmes qui sont les nôtres et pour qu'ils prennent, à leur égard, des décisions qui seront celles de l'Europe. Formons une commission politique, une commission de défense et une commission culturelle, tout de même que nous avons déjà une commission économique à Bruxelles, qui étudie les questions communes et qui prépare les décisions des six gouvernements. Naturellement, la commission politique et les autres procéderont, à cet égard, dans des conditions propres aux domaines particuliers qui seront les leurs, pour appliquer de concert les décisions qui ont été prises par le conseil. Nous avons une assemblée parlementaire européenne qui est composée des délégations de nos six parlements nationaux, mettons, et qui siège à Strasbourg, mettons cette assemblée à même de discuter des questions politiques communes, comme elle discute déjà des questions économiques. Après expérience, et bien, nous verrons, dans trois ans, comment nous pourrons faire pour resserrer nos liens. Mais tout au moins, nous aurons commencé à prendre l'habitude de vivre et d'agir ensemble. Voilà ce que la France a proposé. Elle croit que c'est ce qu'il y a, à l'heure qu'il est, de plus pratique qui puisse être fait. Voilà pourquoi elle l'a fait et voilà ce qu'elle a fait. Et ceci dit, je voudrais répondre à une autre question qui m'a été posée sur le même sujet et qui se rapporte, je crois, aux objections qu'on nous a faites. Il est parfaitement vrai que les propositions de la France ont soulevé deux objections, d'ailleurs, parfaitement contradictoires, quoiqu'elles soient présentées par les mêmes opposants. Et voici ces deux objections. Ces opposants nous disent : " Vous voulez faire l'Europe des patries, nous voulons, nous, faire l'Europe supranationale ". Comme s'il suffisait d'une formule pour confondre ensemble ces entités puissamment établies qui s'appellent les peuples et les Etats. Et puis, les mêmes opposants nous disent, en même temps : " L'Angleterre a posé sa candidature pour entrer au marché commun. Tant qu'elle n'y est pas, nous ne pouvons rien faire de politique ". Et pourtant, tout le monde sait que l'Angleterre, en tant que grand Etat, et que nation fidèle à elle-même, ne consentirait jamais à se dissoudre dans quelque utopique construction. Je voudrais, incidemment, puisqu'en voici l'occasion, je m'excuse messieurs les journalistes. Vous allez être assez étonnés, mais je n'ai jamais, quant à moi, dans aucune de mes déclarations, parlé de l'Europe des patries, bien qu'on prétende toujours que je l'ai fait. Ce n'est pas, bien sûr, que je renie, moi, la mienne, bien au contraire. Je lui suis attaché plus que jamais. Et d'ailleurs, je ne crois pas que l'Europe puisse avoir aucune réalité vivante si elle ne comporte pas la France avec ses Français, l'Allemagne avec ses Allemands, l'Italie avec ses Italiens, etc. Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l'Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment italiens, allemands et français. Ils n'auraient pas beaucoup servi l'Europe s'ils avaient été des apatrides et qu'ils avaient pensé, écrit en quelque esperanto ou volapük intégré. Alors, il est vrai que la patrie est un élément humain sentimental et que c'est sur des éléments d'action, d'autorité, de responsabilité qu'on peut construire l'Europe. Quels éléments ? Et bien, les Etats. Car il n'y a que les Etats qui, à cet égard, soient valables, soient légitimes, et, en outre, soient capables de réaliser. J'ai déjà dit, je répète qu'à l'heure qu'il est, il ne peut pas y avoir d'autre Europe possible que celle des Etats, en dehors, naturellement, des mythes, des fictions, des parades. D'ailleurs, ce qui se passe pour la communauté économique le prouve tous les jours. Car ce sont les Etats, et les Etats seulement qui ont créé cette communauté économique, qui l'ont pourvue de crédit et qui l'ont dotée de fonctionnaires. Et ce sont les Etats qui lui donnent une réalité et une efficacité. Et d'autant plus qu'on ne peut prendre aucune mesure économique importante sans commettre un acte politique. On fait de la politique quand on manie en commun, les tarifs, quand on convertit les charbonnages, quand on tâche de faire en sorte que les salaires et les charges sociales soient les mêmes dans les six Etats, quand chaque Etat permet aux travailleurs des cinq autres de venir s'installer chez lui, quand on prend des décrets en conséquence de tout ça, quand on demande au Parlement de voter des lois, des crédits, des sanctions nécessaires. On fait de la politique quand on fait entrer l'agriculture dans le marché commun. Ce sont les six Etats, et eux seulement, qui sont parvenus, au mois de janvier dernier, par leurs instances politiques. On fait de la politique quand on traite de l'association de la Grèce ou des Etats africains ou de la République malgache. On fait de la politique quand on négocie avec la Grande Bretagne au sujet de la demande qu'elle a déposée, de faire partie du marché commun. On en fait quand on considère les candidatures qui sont avancées par d 'autres Etats au sujet de leur participation ou de leur association. On en fait quand on est amené à envisager les demandes que les Etats-Unis annoncent en ce qui concerne leur rapport économique avec la communauté. En vérité, on ne peut pas assurer le développement économique de l'Europe sans son union politique. Et à ce sujet, je signale combien est arbitraire une certaine idée qui était apparue dans les débats récents, et qui prétendait soustraire le domaine économique aux réunions de chefs d'Etat ou de gouvernement, alors que pour chacun d'eux, dans leur pays respectif, c'est là le sujet quotidien et capital. Je voudrais parler plus spécialement de l'objection de l'intégration. On nous l'oppose en nous disant : "Fondons ensemble les six Etats dans quelque chose de supra national, dans une entité supra nationale. Et ainsi, tout sera très simple et très pratique". Cette entité nationale, on ne la propose pas parce qu'elle n'existe pas. Il n'y a pas de fédérateur, aujourd'hui, en Europe, qui ait la force, le crédit et l'attrait suffisants. Alors, on se rabat sur une espèce d'hybride et on dit : " Et bien, tout au moins que les six Etats acceptent, s'engagent à se soumettre à ce qui sera décidé par une certaine majorité". En même temps, on dit : "Il y a déjà six parlements européens, six parlements nationaux, plus exactement, une assemblée parlementaire européenne. Il y a même une assemblée parlementaire du conseil de l'Europe qui, il est vrai, est antérieure à la conception des Six et qui, me dit-on, se meurt au bord où elle fut laissée. Et bien malgré tout cela, élisons un parlement de plus, que nous qualifierons d'européen, et qui fera la loi aux six Etats". Ce sont des idées qui peuvent, peut-être, charmer quelques esprits, mais je ne vois pas du tout comment on pourrait les réaliser pratiquement quand bien même on aurait six signatures au bas d'un papier. Y a-t-il une France, y a-t-il une Allemagne, y a-t-il une Italie, y a-t-il une Hollande, y a-t-il une Belgique, y a-t-il un Luxembourg qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par d'autres ? Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers dès lors que ces lois iraient à l'encontre de leur volonté profonde ? Ce n'est pas vrai. Il n'y a pas moyen, à l'heure qu'il est, de faire en sorte qu'une majorité puisse contraindre, une majorité étrangère, puisse contraindre des nations récalcitrantes. Il est vrai que dans cette Europe intégrée, comme on dit, et bien, il n'y aurait peut-être pas de politique du tout. Ca simplifierait beaucoup les choses. Et puis, en effet, dès lors qu'il n'y aurait pas de France, pas d'Europe, qu'il n'y aurait qu'une politique, et faute qu'on puisse en imposer une à chacun des six Etats, on s'abstiendrait d'en faire. Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait à la suite de quelqu'un du dehors, et qui, lui, en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen, et ça ne serait pas l'Europe intégrée. Ce serait tout autre chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur. Et peut-être que c'est ça qui, dans quelque mesure et quelquefois, inspire certains propos de tels ou tels partisans de l'intégration de l'Europe. Alors, il vaudrait mieux le dire. Voyez-vous, quand on évoque les grandes affaires, et bien, on trouve agréable de rêver à la lampe merveilleuse, vous savez, celle qu'il suffisait à Aladin de frotter pour voler au-dessus du réel. Mais il n'y a pas de formule magique qui permette de construire quelque chose d'aussi difficile que l'Europe unie. Alors, mettons la réalité à la base de l'édifice. Quand nous aurons fait le travail, nous pourrons nous bercer aux contes des Mille-et-une nuits. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

18,165 просмотров • 1 год назад

🇫🇷 23 novembre 1976, mort d'André Malraux. 20 ans après, le 23 novembre 1996, les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon par la volonté de Jacques Chirac. L’ancien ministre Maurice Schumann, grande figure gaulliste, Compagnon de la Libération, et Jacques Chirac lui rendent hommage. Maurice Schumann : « C’est avec un être contre la mort, l’antidestin qui franchit ce soir le seuil du Panthéon. ». Le Président Chirac : « Parce que vous avez su faire vivre nos rêves, et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République ! » Retrouvez l'intégralité du discours de Jacques Chirac : « Mesdames et Messieurs, Le Panthéon n'est pas seulement un lieu de recueillement et de souvenir. C'est un lieu de vie, car les valeurs qui sont honorées ici, à travers celles et ceux qui reposent sous ses voûtes, sont d'abord des valeurs vivantes. C'est le combat pour la justice, celui de Voltaire dans l'affaire Callas, celui de Zola quand il accuse les calomniateurs du Capitaine Dreyfus. C'est la dignité de l'homme, toujours à défendre et à conquérir, qui habite René Cassin quand il inspire la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. C'est la passion de la liberté et le refus de l'oppression qui portent Lazare Carnot et ses soldats de l'An II, comme Jean Moulin et son armée des ombres, et qui donnent à la plume de Victor Hugo sa violence et sa force. En prononçant ici, le 19 décembre 1964, l'éloge de Jean Moulin, André Malraux engageait la France toute entière et s'engageait lui-même. Il affirmait qu'au-delà des différences de générations, d'opinions publiques ou de croyances, il est des instants où une nation se rassemble autour des valeurs qui la fondent et ceci pour mieux les faire vivre. André Malraux, je voudrais vous dire, ce soir, pourquoi l'hommage de toute la nation, acte d'évidence, acte de justice, est aussi le signe de notre engagement. André Malraux, vous nous avez appris à nous défier des réponses toutes faites, de l'esprit de système qui dénie aux individus leur part d'influence sur leur propre histoire. Vous êtes l'homme de l'inquiétude, de la recherche, de la quête, celui qui trace son propre chemin. Vous avez, très jeune, mis un terme à vos études, parce que vous ne pouviez faire vôtres des nourritures intellectuelles que vous n'auriez pas trouvées vous-même, au hasard des bouquinistes ou dans les arrière-boutiques d'éditeurs confidentiels. Vous étiez alors un dandy, avec ce que cela suppose de hauteur, de discipline, de brio, de désespoir. C'était l'époque, les années 20, mais c'était surtout vous-même. Dans vos conversations avec les poètes et les peintres cubistes, vos amis, vous étiez déjà celui qui interroge âprement notre condition. Au moment où vous vous frayiez un chemin en pays khmer, à la découverte de Banteai-Srey, avec l'intention de prélever des bas reliefs, vous posez la question, exprimée dans " La Voie royale " de ce que peut être la volonté face au grouillement des choses, aux forces obscures et émollientes qui ne sont pas seulement celles de la forêt cambodgienne. Votre rapport à l'art, qui est sans doute la pierre angulaire de votre vie, n'est qu'une longue interrogation. Votre première femme, Clara, vous montre, à 20 ans, dans les musées de Florence, courant vers le beau, comme, écrit-elle, " si vous étiez en danger ", avide de voir, de comparer, d'imaginer, de trouver votre monde. Plus tard, alors que " Les Conquérants " illustrent déjà le style et le sens de votre oeuvre, vous publiez " Royaume farfelu ", texte fantastique, esthétisant, déroutant pour vos admirateurs, mais significatif, aussi, pour ceux qui savent la profondeur de votre pessimisme, la relation un peu grimaçante que vous aviez alors avec la mort, l'irrémédiable. Vous êtes bien, André Malraux, du côté de l'inquiétude, de la quête. Nietzsche et Dostoïevsky sont, pour l'éternité, vos maîtres et vos interlocuteurs. Vous incarnez des choix, des préceptes, un exemple, et pourtant, il y a toujours chez vous le " Et si nous nous étions trompés " que vous inspire le " Shigemori " de Takanobu, chef-d'oeuvre qui vous paraît remettre en cause tout l'art occidental. Vous êtes celui qui nous apprend la richesse de la question et de la remise en question. Cette richesse, cette quête font de vous l'homme de l'aventure, de l'ouverture au monde, et donc de la tolérance et du respect de l'autre. Votre intimité avec toutes les cultures, votre façon si neuve de faire dialoguer entre eux les arts du monde, par-delà les frontières et les époques, vous consacre citoyen de l'Intemporel, un Intemporel qui est nécessairement fraternel. Vous avez eu très tôt l'intuition que c'est la comparaison, la confrontation des oeuvres, statue Maya, fétiche du Dahomey, masque No ou buste grec, qui permet de les comprendre, de les ressentir, de les transformer. C'est le principe même du Musée Imaginaire que nous rappellent ces images posées ce soir à vos pieds. Quand on aborde les arts de partout avec cette liberté intérieure, cette compréhension intime, et cette infinie curiosité qui vous lance, tout jeune Prix Goncourt, sur les traces de la Reine de Saba, il ne peut y avoir que reconnaissance pour les peuples, et des peuples qui les ont créés. Vos goûts, si éclectiques, ne sont que les différents visages d'une même passion, une passion qui ignore d'abord la hiérarchie. "Le fétiche, avez-vous écrit, ne balbutie pas la langue des formes humaines, il parle la sienne". Dans cette approche, il y a du respect, de l'humilité, à mille lieues de l'ignorance et de l'arrogance qui ont voilé, si souvent, le regard de l'Occident. C'est une démarche profondément généreuse et profondément moderne, et c'est une leçon. Vous êtes, André Malraux, en prise directe sur le monde. Vous allez être de ceux qui prennent en charge l'injustice du monde. Personne n'a, avec plus d'éloquence, défendu l'idéal de justice et chanté la fraternité. En Indochine, au cours d'un séjour qui est d'abord forcé, vous découvrez les différences de traitement selon que l'on est indigène ou européen, un droit qui n'est pas égal pour tous, parfois l'humiliation, parfois la violence, tout simplement les mille visages de la bêtise ordinaire. Dans "l'Indochine", puis "l'Indochine enchaînée", journaux que vous dirigez en 1925 et 1926, vous ferraillez au plus près de vos adversaires, maniant une plume indignée et pamphlétaire. Vous étiez un dandy. Vous devenez un rebelle. Vous serez, presque, un révolutionnaire. Dix ans plus tard, alors que vous avez peint, d'une écriture urgente et inspirée, les prémices de la révolution chinoise dans "Les Conquérants", puis dans "La Condition humaine" ; alors que vous avez inventé Garine, Kyo, Katow et l'obsédant Clappique, vous allez prendre les armes de l'Espoir, aux côtés des Républicains espagnols. C'est le temps de l'escadrille Espana, dont vous êtes l'âme. C'est le temps des quelques Bréguet, Potez et Douglas que vous avez pu rassembler, parfois si mal équipés qu'il faut larguer les bombes à la main. C'est la destruction, à Médellin, de la colonne franquiste, ce qui contribue à défendre Madrid pour un temps. L'attaque de Teruel, le secours porté aux réfugiés de Malaga. C'est le courage physique et c'est la fraternité comme réponse aux vertiges de l'absurde. La fraternité que le destin n'efface pas. "Le contraire de l'humiliation et de la mort" comme l'affirme votre double dans "L'Espoir". La fraternité qui vous inspire les scènes les plus belles. Katow, avant le pire des supplices, donnant son cyanure à deux jeunes chinois. La foule des paysans de Linarès, "les femmes aux cheveux cachés sous des fichus sans époque" qui font cortège, sur les flancs de la montagne, aux corps ensanglantés des aviateurs républicains. Les soldats allemands des "Noyers de l'Altenburg" qui portent sur leurs épaules, dans un paysage d'apocalypse, les Russes défigurés par les gaz. Nul solitaire, André Malraux, n'a chanté mieux que vous ce qui unit les hommes, au point de donner à leur vie, même fugitivement, sens et direction. C'est une autre leçon. Contre l'absurde, au-delà de la fraternité, il y a l'engagement et la capacité de dire "non". Vous vous êtes engagé en Indochine et sur la terre d'Espagne mais il y avait encore l'illusion lyrique. Encore le sentiment romantique, comme le note l'un de vos amis, de pouvoir "jouer un rôle très important avec très peu de moyens", en nouveau chevalier moderne. Désormais, avec la montée du nazisme, la mobilisation, la guerre, la défaite, la résistance côtoyée, écartée d'abord puis résolument choisie, c'est un engagement d'une autre nature que vous allez prendre. Pour la Liberté. Pour la Nation. Pour la France, que vous rencontrez au moment où elle est blessée et exsangue. Ce qui vous habite, c'est la recherche de l'efficacité qui marque votre relation avec le communisme dont vous appréciez l'organisation et la discipline face au nazisme. Mais c'est surtout le sens de la responsabilité. "Quand on a écrit ce que j'ai écrit et qu'il y a le fascisme quelque part, on se bat contre le fascisme" direz-vous à Roger Stéphane en 1945. Cette exigence et le sort de vos jeunes frères vont vous jeter dans l'action clandestine, dans les maquis de Corrèze, du Périgord, du Lot et du Bas-Limousin. Vous serez arrêté et emprisonné à Toulouse, mais vous échapperez à la torture, laissant sans réponse la question qui se pose à tout résistant. Puis, le Colonel Berger prendra le commandement de la Brigade Alsace-Lorraine, et ce sera, alors que la mère de vos fils vient de mourir, la prise de Dannemarie et la défense de Strasbourg qui feront de vous un Compagnon de la Libération. André Malraux, vous êtes alors un homme marqué par les épreuves, lucide, illustrant parfaitement votre propre définition de l'intelligence : "la destruction de la Comédie, plus le jugement, plus l'esprit hypothétique", mais aussi un homme passionné par la France, telle que, pour vous, l'incarne le Général de Gaulle. Qu'a été votre rencontre avec le Général, alors que vous étiez si différents par vos passés, et si proches par vos valeurs ? Chacun sait ce qu'il a écrit de vous : "A ma droite, j'ai et j'aurai toujours André Malraux. La présence à mes côtés de cet ami génial, fervent des hautes destinées, me donne l'impression que par là, je suis couvert du terre-à-terre. L'idée que se fait de moi cet incomparable témoin contribue à m'affermir. Je sais que, dans le débat, quand le sujet est grave, son fulgurant jugement m'aidera à dissiper les ombres". Pour vous, qui avez créé Garine et le vieux Colonel Ximenès dans "L'Espoir", c'est une filiation enfin trouvée et acceptée. De longues années durant, et notamment pendant la traversée du désert, vous montrerez une fidélité sans faille, à un homme, bien sûr, dont vous dites qu'il est "fasciné par des principes et pour cela invulnérable dans un monde sans principes", mais aussi par une certaine idée de la France. Vos convictions, votre dénonciation du totalitarisme soviétique, dont vous aviez très tôt compris la logique, vous valent l'ostracisme de la Gauche alors que vos engagements passés semblent subversifs à la Droite. En réalité, André Malraux, vous incarnez mieux que tout autre le Gaullisme tel que le voulait le Général, ni de droite ni de gauche, mais de France. Vous qui nous avez appris l'inquiétude, l'ouverture sur le Monde, la fraternité, l'engagement et la noblesse de la révolte, vous allez assumer l'action politique, malgré ses déceptions et ses contraintes, comme une nouvelle étape de votre chemin dans le siècle. Vous avez dit "l'aventure n'existe plus qu'au niveau des Gouvernements". Plus tard, vous interrogez avec force : "d'où peut-on le mieux arrêter la guerre d'Algérie ? De l'Hôtel Matignon ou des Deux Magots ?". Et vous dites encore, Ministre d'Etat chargé des Affaires Culturelles :"Dans un univers qui est à mes yeux, comme vous le savez, un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres". Y a-t-il plus belle définition de l'action politique ? Dans ce Ministère qui existe pour la première fois, vous soutiendrez la création vivante, par des commandes aux plus grands artistes, Chagall, Masson, ou en défendant en pleine Assemblée Nationale la liberté du créateur, en l'occurrence celle de Jean Genet, l'auteur des " Paravents ". Vous rendrez aux Français la conscience de leur patrimoine, en lançant l'Inventaire des richesses artistiques de la France, en restaurant des monuments essentiels, en changeant la couleur de Paris. Vous assurerez notre rayonnement à l'étranger par des grandes expositions et des échanges, qui permettent aux Japonais de découvrir La Joconde, tandis que les Français s'émerveillent devant " Le Siècle d'or espagnol " ou les trésors de Tout Ankh Amon. Mais surtout, parce que vous aimez partager et que vous rejetez une conception " aristocratique " du savoir, vous inventez les Maisons de la Culture, qui sont un acte de foi dans la démocratie culturelle. La culture, comme prolongement du rêve de Jules Ferry. La culture comme nouveau droit, pour chaque enfant, pour chaque citoyen. La culture contre la mort qui, après vos jeunes frères, vous a enlevé vos deux fils. C'est en pensant à cette tragédie qu'il faut entendre votre discours prononcé à Bourges : " La culture, c'est l'ensemble des formes qui ont été plus fortes que la mort... Il faut qu'à tous les jeunes hommes de cette ville soit apporté un contact avec ce qui compte au moins autant que le sexe et le sang, car il y a peut-être une immortalité de la nuit, mais il y a sûrement une immortalité des hommes ". Cette idée, si forte, de " donner à chacun les clés du trésor " est plus moderne aujourd'hui que jamais, et doit inspirer nos actes. Pendant toutes ces années, dans ce Ministère auquel vous apportez votre gloire, vous illustrez l'idée que vous vous faites de la France et de sa mission particulière. La France, avez-vous dit, " n'est jamais plus grande que lorsqu'elle l'est pour tous, lorsqu'elle n'est pas repliée sur elle-même ". C'est aussi, André Malraux, une idée qui nous oblige. Sans doute, nous ne sommes plus dans les années 60, mais la France, aujourd'hui comme hier, peut faire entendre sa voix, défendre ses convictions, affirmer ses valeurs, au premier rang desquelles son idéal de paix et de justice. C'est ainsi qu'elle est fidèle à sa vocation. " Que m'importe ce qui n'importe qu'à moi ? " Cette question, qui vous était familière, vaut pour les pays autant que pour les hommes. C'est une dernière leçon, que nous ferons vivre. André Malraux, vous allez entrer dans votre dernière demeure, aux côtés de Jean Monnet, l'un des pères de l'Europe, de René Cassin, le serviteur de la paix, et surtout de Jean Moulin, auquel vous lie la fraternité du courage et de la révolte. Au-delà de la force et de la modernité de vos messages, je voudrais vous remercier au nom de tous les jeunes Français que vous avez fait rêver. Vous avez été celui qui, de retour en France après un séjour rude en Indochine, repart tout aussitôt vers Saïgon, pour lancer au monde colonial le défi de l'humanisme. Vous avez été celui que l'on écoute passionnément, au Café Florida, à Madrid, alors que vous séduisez, en français, un auditoire cosmopolite. Vous avez été celui qui crée de rien le PC Interallié, en Corrèze, projet qui devient réalité à force d'autorité de passion personnelle. Vous avez été celui qui nargue la mort et qui ne se laisse jamais arrêter par elle, alors même qu'elle vous atteignait dans vos proches. Vous avez été celui qui rassemble, découpe, colle les images de votre Musée Imaginaire alors que vous menez bataille au nom du Rassemblement du Peuple Français. Vous avez été le Farfelu, présent même chez le Ministre d'Etat, l'auteur des " Lunes en papier ". Celui qui répond au " Croyez-vous que je sois mort ? " de Picasso, furieux de n'avoir pas reçu une invitation, par un " Croyez-vous que je sois Ministre ? ", clin d'oeil au chat qui fait semblant d'être chat chez Mallarmé. Pour tout cela, et aussi pour une voix, un regard, des mains qui dessinaient vos mots, vous avez inspiré, irrigué plusieurs générations. "Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves", avez-vous écrit. C'est peut-être de cela qu'il est question ce soir. Pierre Emmanuel disait de vos rêves qu'ils étaient "immenses et accueillants"... plus vrais, plus réels que ce que nous appelons "nature", ajoutant "la vérité des grands rêves se situe dans l'insondable, au fond de l'homme, en chacun de nous". Au-delà du vrai existe le vécu qui rencontre le rêve. Parce que vous avez su faire vivre vos rêves et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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