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🔴🇩🇪 𝗨𝗻 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝘃𝗲́𝗹𝗼 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗶… 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗾𝘂’𝘂𝗻 𝘁𝗿𝗮𝗶𝗻 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗮𝘂 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 ! 😳 L’individu, de nationalité algérienne, semblait davantage préoccupé par son TikTok que par les conséquences de ses actes. Le vélo aurait pu finir sur les voies ou percuter le train que cela...

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Jusqu'à 580 000 vélos volés par an en France. Près de 300 000 ménages victimes. Et plus de 90 % des vélos envolés ne reviennent jamais. Ajoutez les trottinettes arrachées, les voitures aux vitres brisées sur les parkings, et vous avez le paysage : la petite prédation du quotidien est devenue une industrie. Mais le plus instructif, comme toujours, n'est pas le vol lui-même. C'est ce que l'État a mis en face — et ce que ça donne. Suivez le dossier. D'abord, mesurez le paradoxe de départ. L'État veut mettre les Français en selle : plan vélo national à deux milliards d'euros, pistes cyclables, bonus à l'achat, discours officiels sur la mobilité douce. Dans le même temps, le vol est documenté comme l'un des premiers freins à la pratique — une part significative des victimes ne rachète pas de vélo, ou renonce à s'en servir en ville. On subventionne l'entrée dans le vélo par milliards, pendant que la sortie — par la pince coupante — reste gratuite pour ceux qui la pratiquent. Ensuite, la réponse normative — car elle existe, et c'est tout le sujet. Depuis le 1er janvier 2021, tout vélo neuf vendu en France doit être marqué d'un identifiant unique, gravé sur le cadre et enregistré au Fichier national unique des cycles identifiés — une vraie plaque d'immatriculation du vélo, consultable par les forces de l'ordre, étendue à l'occasion vendue par des professionnels. Deux millions et demi de vélos marqués chaque année. La norme est là, moderne, bien conçue. Et le résultat ? Sans marquage, 2 à 3 % des vélos volés sont restitués. Avec marquage : 7 à 10 %. Un progrès réel — et un aveu vertigineux : même immatriculé, fiché, traçable, un vélo volé a plus de neuf chances sur dix de ne jamais revenir. Un agent de terrain le résume dans la presse : « on retrouve des vélos tous les jours », mais sans le maillon suivant, rien ne suit. Car voilà le cœur du problème : une immatriculation sans police derrière n'est qu'un tatouage. Le recel, lui, s'est adapté en trois gestes. Les vélos sont démontés en pièces détachées — un cadre gravé se revend mal, une roue ou un moteur ne porte aucun identifiant. La revente entre particuliers, en ligne, échappe à toute obligation de vérification : le fichier existe, mais aucune plateforme n'est tenue de le consulter avant de publier une annonce. Et les contrôles sur le terrain restent l'exception. On a immatriculé les vélos ; on n'a immatriculé ni les pièces, ni les annonces, ni renforcé ceux qui contrôlent. La chaîne pénale, elle, traite ces vols comme elle traite les dégradations : identification rare, poursuites rarissimes. Le voleur de vélo opère dans un pays qui a créé le fichier de son butin — et rien d'autre. Alors ce sentiment d'insécurité du quotidien, cessons de le psychologiser. Il est le produit d'une équation que chacun constate : des biens de plus en plus chers — un vélo électrique vaut 2 000 euros —, un risque de vol massif, une probabilité de restitution dérisoire et une sanction théorique. L'État a démontré avec le FNUCI qu'il sait créer l'outil. Il n'a jamais démontré qu'il savait s'en servir. Entre les deux, 580 000 fois par an, quelqu'un retrouve un antivol sectionné là où était sa liberté de se déplacer. Sources : estimations nationales des vols de cycles (jusqu'à 580 000/an ; ~300 000 ménages victimes), décret n° 2020-1439 (marquage obligatoire, FNUCI) et ministère de l'Intérieur, ADMA / FUB (taux de restitution : 2-3 % sans marquage, 7-10 % avec ; 2,5 millions de marquages par an), plan vélo et marche 2023-2027 (2 Mds €).

ChienSurpris

26,021 Aufrufe • vor 4 Tagen

⚠️ Colonel Yves Logette sur l’incendie de Notre Dame : « L’étrange fumée jaune dégagée par le sinistre est le signe incontestable de la présence d’un oxyde métallique que les pompiers appellent « accélérateur d’incendie ». On peut donc penser que les poutres étaient enduites d’un produit de type « thermite 7 » qui est un composé d’oxyde de fer et d’oxyde d’aluminium (utilisé pour souder les rails de chemins de fer, par exemple), ce qui provoque, en brûlant, la couleur jaune orangée (que montrent toutes les vidéos) des énormes volutes de fumée, sans doute entretenue par le plomb fondu. D’où venait ce produit ? En Février dernier, la charpente aurait été traitée (voir le reportage sur A2) contre les insectes avec un gel. Elle ne l’avait jamais été depuis plus de 800 ans. L’entreprise qui a « désinsectisé » a dû faire preuve de talent car pulvériser du gel à 15 m de haut n’est pas à la portée de tout le monde. Suite à ce traitement, le bois change de couleur et devient un peu couleur acajou. Le 15 avril la charpente prend feu et, assez significativement, le feu augmente au moment où les pompiers interviennent comme si l’eau activait les flammes. La charpente est en chêne, or le chêne sec ne fait pas de flamme, il rougeoie. L’entreprise, qui a désinsectisé aurait été bernée en répandant non pas un produit désinsectiseur mais un produit pyrotechnique qu’on lui a obligatoirement fourni car elle n’est pas en mesure de le produire sur le plan chimique. Le produit de type « thermite », composé d’oxyde de fer et d’oxyde d’aluminium, donne cette couleur acajou obtenue après la pulvérisation et donne cette couleur jaune-orangée des flammes de l’incendie. Depuis Février, le produit sans doute associé à une colle a séché et s’est solidifié sur les poutres comme une pâte devenue très fine, une sorte de vernis.... Le 15 avril (on pourrait aussi discuter le « choix » de la date), il ne suffisait plus que de mettre à feu un vrai « pot thermique » (au magnésium par exemple), générant une chaleur intense de 2200 degrés pour allumer ainsi toute la charpente pré-imbibée (et non pas désinsectisée). Qui aurait allumé ce brasier ? Des vidéos ont montré une personne sur le toit, une heure et demie avant le drame, activant un dispositif provoquant des éclairs ou des flammes orangées-jaunes. Étrange également que l’on ait restreint l’accès aux tours, ce soir-là, une heure plus tôt que d’habitude (18 h 30) et fait sortir tout le monde de la cathédrale sans bousculade, juste à temps . C’est par les tours que l’on accède à la charpente. »

Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️

373,265 Aufrufe • vor 3 Monaten

🚨🇮🇷🇺🇸🇨🇳 Le parlement iranien autorise la fermeture du détroit d' #Hormuz, 34 % du trafic maritime mondial... Les ETATS-UNIS DEMANDENT A LA CHINE de faire pression sur l'Iran pour ne pas qu'il le fasse. Si vous voulez comprendre les enjeux, ces infographies sont très intéressantes : ce détroit, contrôlé en partie par l'Iran, est le seul point de passage entre le Golfe persique et le reste du monde par voie maritime. Or c'est par là que passe 34 % du trafic maritime mondial. ➡️Si jamais les Iraniens utilisaient ce levier, les Américains agiraient militairement très rapidement mais l'interruption du trafic, même brève, affolerait les bourses mondiales et le baril pourrait très rapidement passer au dessus de la barre des 100 dollars. ➡️Il n'est cependant pas certain que l'Iran aille au bout de cette menace notamment parce que ça le mettrait en difficulté vis à vis de ses exportations pour la Chine, qui pourrait donc être un acteur clé pour la suite des évènements. ➡️Contrairement à ce qu'il est commun de dire, il n'y a pas que le pétrole et le gaz qui transitent. De nombreux produits chimiques passent par là également. Voir la deuxième infographie... - Pétrole brut : plus d'un tiers des volumes maritimes mondiaux - Gaz naturel : 20 % des flux - Liquides de Gaz Naturel (LGN) : plus de 25 % - Mais aussi des produits chimiques ou encore des engrais essentiels pour l'Inde, le Brésil et la Chine. ➡️Ne pas oublier aussi les importations à destination des pays du golfe comme les céréales, les oléagineux et le sucre... ===== N'oubliez pas de suivre ce compte Charlies Ingalls Le Vrai 🤠🐑🐄🐔🐎🤓 pour plus d'informations !

Charlies Ingalls Le Vrai 🤠🐑🐄🐔🐎🤓

34,913 Aufrufe • vor 1 Jahr

RETOUR SUR UN ATTENTAT (suite) Voici les premières images de l'attaque des drones ukro-atlantistrs contre la résidence présidentielle russe du Valdaï. Scott Rider, soulignant la gravité de cet attaque, a rappelé qu'elle remplit deux des critères autorisant une riposte par les forces de dissuasion nucléaire. Ce scénario est explicitement décrit dans les "Fondements de la politique d'État de la Fédération de Russie en matière de dissuasion nucléaire" un document publiés le 3 décembre 2024, et qui définit les types d'agressions qui concernent les,forces de la dissuasion nucléeaire russe. "Toute agression commise par un État membre d’une coalition militaire (bloc, alliance) contre la Fédération de Russie et/ou ses alliés est considérée comme une agression commise par cette coalition (bloc, alliance) dans son ensemble" Concernant l'appui des ressources de renseignement de l'OTAN sans lequel ce type d'attaque ne peut être réalisée, le même document est également très clair : "Toute agression commise contre la Fédération de Russie et/ou ses alliés par un État non nucléaire avec la participation ou le soutien d’un État nucléaire est considérée comme une attaque conjointe" Concernant le ciblage du président russe par l'Ukraine qui se définit pleinement comme appartenant au bloc militaire élargi de l'OTAN le document précise parli les attaques concernant la dissuasion nucléaire: "Une action d'un adversaire affectant des éléments d'infrastructures étatiques ou militaires d'importance critique de la Fédération de Russie, dont la mise hors service perturberait les mesures de riposte des forces nucléaires" Entre d'autres termes explique Scott Rider, si l'attaque ukro-atlantiste avait réussi, la Russie aurait procédé à une riposte nucléaire immédiate contre le bloc militaire ukro-atlantiste. Ici les pays de l'OTAN montrent leur stupidité crasse qui les mène à s'imaginer pouvoir attaquer via leur proxy ukrainien des cibles stratégiques russes sans en subir également les conséquences. Aujourd'hui la seule solution pour garantir que l'Europe ne finisse pas dans le chaos voulu par les mondialistes est de détruire cet état bandériste qui vient à nouveau de démontrer sa nature terroriste. Aujourd'hui une riposte russe n'est pas une option mais une obligation car il y va de la crédibilité de la doctrine de dissuasion nucléaire russe dont le pilier central de son commandement est la fonction présidentielle. Alawata

InfodefenseFRANCE

26,704 Aufrufe • vor 6 Monaten

📢🚨 Je profite de cette vidéo pour dire ce que je pense des forces de l’ordre. Et je vais être clair : on a un vrai problème de confiance dans leur compétence. Pas dans leur légitimité – dans leur compétence opérationnelle. J’ai eu affaire à pas mal de fonctionnaires de police, et le constat est souvent le même : un gros déficit dans la capacité à juger correctement une situation en intervention. Trop de nervosité, pas assez d’analyse, pas assez de recul. Et surtout, un manque flagrant d’entraînement. On les envoie sur le terrain avec des outils du XXe siècle, une formation au rabais, et on s’étonne des bavures. Le drame de Naël, par exemple, aurait peut-être pu être évité avec des moyens adaptés. On parle beaucoup, on s’indigne, mais est-ce qu’on équipe réellement nos policiers de solutions technologiques modernes ? Un simple sabot magnétique, placé discrètement sous une voiture, aurait pu immobiliser le véhicule sans risque, sans course-poursuite, sans tir. Mais non. À la place, on a des policiers mal formés, sous-équipés, et un gouvernement qui préfère financer des cellules de communication, des brigades administratives, et des observatoires du climat social, plutôt que de former ses hommes à gérer le réel. Ce manque d’investissement stratégique dans la sécurité est tout sauf un hasard. C’est le reflet d’une dérive sécuritaire, mais dans le mauvais sens du terme : on empile les lois, on réduit les libertés, mais on ne renforce pas les compétences ni les outils. On préfère surveiller les citoyens que protéger les rues. C’est l’image d’un État qui dépense des fortunes pour entretenir sa propre bureaucratie, mais qui rogne sur ce qui devrait pourtant être le cœur de sa mission régalienne : garantir la sécurité, pas l’improviser. Et quand on voit le niveau de ponction fiscale aujourd’hui, on est en droit d’attendre autre chose que des cow-boys sous-équipés ou des agents perdus sur le terrain. La sécurité n’est pas une mise en scène, c’est un métier. Encore faut-il que l’État se donne les moyens de le respecter.

ChienSurpris

211,640 Aufrufe • vor 1 Jahr

Le lever de voile est devenu le symbole de la liberté de toutes les femmes, de toutes les religions et de toutes les nations. Ce n’est pas un acte anti-musulmane ou anti-religieux, bien au contraire. C’est pour rétablir une réalité cachée à toutes les femmes. En islam, dans la sourate Al-Ahzab (33:59), le voile sert à distinguer la femme libre de l’esclave. Dans la sourate An-Nisa (4:34), il est écrit que la femme libre voilée doit obéir à son mari et qu’en cas de désobéissance, par exemple si elle ne se voile pas ou ne le satisfait pas sexuellement, il peut la frapper. La femme libre voilée est donc soumise à son mari, tandis que milk al-yamin, non voilée, l’esclave sexuelle, était utilisée pour assouvir les besoins des hommes ou même servir la femme libre. Jusqu’en 1960, des femmes ont encore été vendues devant la Kaaba. Et si, dans d’autres religions ou idéologies patriarcales comme le christianisme ect.. le voile a pu exister, il a fini par reculer et n’est plus imposé de la même manière, car il était lui aussi un signe d’infériorité et non de liberté. Le voile n’a jamais été un signe de liberté, mais de soumission et de hiérarchie. Je ne dis pas que la solution est de forcer les femmes à l’enlever, mais de continuer pacifiquement à expliquer cette réalité. Ce voile sexiste et hiérarchique n’est pas une liberté individuelle, mais une marque de soumission. Dire que le voile est un symbole de liberté, c’est inverser les valeurs. Pour me soutenir dans mon projet Électron Libre #Exmusulmane #Exvoilée #Apostats #Islam

Adelaxia

23,843 Aufrufe • vor 10 Monaten

📢🚨Trente euros pour douze litres à deux euros cinquante le litre constitue une transaction où l'État capture environ dix-huit euros de la valeur brute. C'est un prélèvement direct sur le ménage moyen, prélevé sans débat démocratique authentique, sans alternative réelle, et sans aucune possibilité de refuser sans mettre en péril son emploi. C'est la forme la plus pure du régime fiscal français : invisible pour celui qui la paie, incontournable dans son effet, et politiquement intouchable pour les gouvernants qui en dépendent. La TVA représente environ vingt et un pour cent du prix affiché à la pompe. L'accise française s'élève à soixante centimes le litre en 2026, soit la plus haute d'Europe occidentale hors taxes spécifiques temporaires. Les diverses contributions régionales qui se superposent, les taxes locales d'aménagement routier, les surcharges environnementales ajoutent encore une couche. Sur un litre à deux euros cinquante, l'État capture donc environ soixante pour cent du prix brut. C'est une taxation d'un bien d'équipement qui surpasse en pourcentage la taxation sur le revenu pour les plus pauvres. Un salarié qui gagne mille cinq cents euros nets par mois et qui parcourt cinquante kilomètres par jour en voiture dépense environ deux cents euros d'essence mensuels. C'est une charge fixe absolue sur laquelle il n'a aucun pouvoir de négociation. Ce n'est pas un choix discrétionnaire. C'est aussi cent vingt euros mensuels de fiscalité implicite qu'il paie sans le savoir explicitement. Sur une année, c'est mille quatre cents euros d'impôts prélevés sans qu'une seule ligne du bulletin de salaire ne le mentionne jamais. Trente euros pour douze litres révèle l'absurdité du système. C'est l'argent de deux jours de travail qui part en fumée à la pompe. C'est trois repas de famille pour un enfant. C'est deux paires de chaussures. C'est un mois de transport public pour quelqu'un qui habite une ville avec des transports. Pour celui qui roule, c'est juste ce qu'on paie sans réfléchir, parce qu'on doit rouler. En Suisse, le prix à la pompe s'affiche autour de 1,65 euro le litre avec une fiscalité plus basse et un marché beaucoup plus concurrentiel entre les importateurs de carburant. En Suède, à 1,72 euro. En Allemagne, à 1,75 euro. En Autriche, environ 1,68 euro. En Espagne, même avec les taxes nationales, autour de 1,80 euro. En France, le même produit raffiné selon les mêmes standards européens atteint régulièrement 2,40 ou 2,50 euros. Cette différence de soixante-dix centimes par litre n'est pas une variation naturelle du marché pétrolier : c'est une décision de prélèvement fiscal. Pour un ménage moyen roulant quinze mille kilomètres annuels à une consommation de sept litres aux cent kilomètres, cela représente mille cinquante litres par année. La différence de 70 centimes par litre représente donc environ 735 euros de surcharge annuelle par rapport à la Suisse. C'est un mois et demi de salaire net pour un ouvrier, prélevé uniquement par la fiscalité gouvernementale sur le carburant. Ce ne sont pas des différences dans la qualité du carburant, qui est identique selon les normes européennes. Ce ne sont pas des différences dans les coûts d'extraction ou de raffinage : la Suisse est aussi enclavée en Europe que la France, tous les deux pays importent du pétrole brut de la même région. C'est une décision fiscale pure. La France a choisi délibérément de prélever davantage que ses voisins sur un bien de consommation de nécessité économique absolue. C'est un choix de politique économique conscient et assumé. Le ménage français moyen a été lentement mais délibérément configuré pour dépendre de l'automobile. Les politiques d'aménagement du territoire depuis les années soixante-dix ont activement favorisé l'étalement urbain au lieu de densifier les villes. Les prix fonciers en zone dense ont grimpé en raison de restrictions de construction volontaires et de normes toujours plus coûteuses à satisfaire. Les salaires réels ont stagné depuis 1975 malgré les gains de productivité. Le résultat mécanique : chaque tranche de population descendant dans la hiérarchie des revenus se trouve repoussée plus loin du centre-ville et vers les banlieues périphériques. Parallèlement, l'investissement en transports publics décentralisés s'est arrêté après les années quatre-vingt-dix. Les bus régionaux ont été supprimés ou rendus techniquement inefficaces. Les lignes de TER ne couvrent que les corridors majeurs de l'Île-de-France. L'automobiliste de province n'a plus d'alternative réelle. C'est à ce moment exact que l'État augmente les taxes essence année après année : lorsque l'offre alternative a été suffisamment étouffée pour que l'opposition soit impossible. Le ménage urbain très riche, qui habite en centre-ville dans le 6e ou le 7e arrondissement ou dans des quartiers périphériques aisés bien desservis par le métro, ne paie presque rien d'essence parce qu'il circule peu en voiture. Il paie d'autres impôts certes, mais il échappe complètement à la taxation du carburant. Le ménage très pauvre, qui vit en centre-ville faute d'avoir d'autres choix, paie peu d'essence en quantité absolue. C'est la classe moyenne qui dépend de l'automobile sans en avoir les moyens financiers de luxe urbain : elle est la captive parfaite pour une extraction fiscale. Un cadre roulant quarante kilomètres par jour pour rejoindre le bureau dans une métropole éloignée dépense trois cents euros mensuels d'essence. Il ne peut pas télétravailler quatre jours par semaine sans perdre sa crédibilité professionnelle auprès de sa hiérarchie. Il ne peut pas habiter un kilomètre de son bureau : les prix immobiliers le lui interdisent absolument. Il doit rouler quotidiennement. Et en roulant, il finance environ cent quatre-vingts euros mensuels de fiscalité occulte et invisible. Cet homme vote. Il paie. Il ne dit rien, parce qu'il sait pertinemment que aucun gouvernement, de droite comme de gauche, ne réduira jamais cette fiscalité du carburant qui s'est normalisée. Les gouvernants français justifient cette taxation massive par la nécessité absolue d'une transition écologique vers les énergies renouvelables. Les éoliennes, les panneaux solaires, les véhicules électriques doivent être subventionnés par quelque chose. Ce quelque chose, c'est invariablement le carburant fossile que consomme la classe moyenne captive parce qu'elle n'a pas d'alternative. L'essence finance donc l'électricité subventionnée, qui enrichira les propriétaires de panneaux solaires et les acheteurs fortunés de voitures électriques à quarante mille euros. La transition écologique française n'est donc pas une transition de marché basée sur l'efficacité économique. C'est un transfert de richesse des ménages de la classe moyenne vers les plus riches et vers les collectivités locales qui gèrent l'énergie publique. Un ménage avec un salaire de deux mille euros nets, roulant une voiture thermique de dix ans qu'il entretient lui-même, finance directement la transition énergétique d'un ménage avec un salaire de cinq mille euros qui pilote une Tesla et qui réclame des bornes de recharge dans son quartier de riche. Supposons un instant un gouvernement qui aurait choisi une voie entièrement différente. Il aurait réduit les taxes essence de cinquante pour cent. Il aurait compensé le manque à gagner en supprimant les exonérations fiscales implicites sur l'immobilier que les propriétaires des villes reçoivent systématiquement par les investissements publics massifs. Il aurait libéralisé la construction résidentielle pour faire baisser les prix immobiliers, réduisant mécanique la distance moyenne entre domicile et emploi. Il aurait investi dans des transports décentralisés et efficaces pour les zones périurbaines. Cette voie aurait coûté moins cher à l'État à long terme. Elle aurait enrichi davantage les ménages de classe moyenne. Elle aurait réduit les distances de trajet et donc les émissions totales de gaz à effet de serre de 40 pour cent. Mais elle aurait aussi déplacé l'impôt vers la propriété immobilière urbaine, ce qui aurait mobilisé une opposition politique très organisée et bien financée des propriétaires urbains riches. C'est la raison fondamentale pour laquelle on taxe l'essence plutôt que la propriété urbaine : parce que le propriétaire urbain vote efficacement et que l'automobiliste de banlieue paie silencieusement. Aucun gouvernement français ne réduit jamais les taxes essence une fois qu'elles sont établies. Pourquoi? Parce que l'administration fiscale en dépend structurellement. Ces revenus alimentent les budgets locaux, régionaux, le budget routier national, les caisses des collectivités. Une baisse de cinquante pour cent aurait des conséquences immédiates et visibles : les routes se dégradent, les services se réduisent, les collectivités doivent réduire les dépenses budgétaires. Personne ne veut être le gouvernant qui réduit les taxes essence et doit dire deux semaines plus tard à un maire que les routes en mauvais état ne seront pas réparées. Personne ne veut avouer que cette fiscalité était purement redistributive, prise sur les faibles pour financer les investissements publics qui enrichissent les propriétaires urbains. C'est l'une des raisons pour lesquelles la France est devenue une oligarchie figée. Les décisions fiscales ne se prennent pas selon le bien commun ou l'efficacité économique. Elles se prennent selon l'équilibre politique entre groupes de pression. Le groupe des propriétaires immobiliers urbains est organisé, influent, et il oppose un veto à toute politique qui menacerait la valeur de sa propriété. Les gouvernements français ont appris que la population acceptera une hausse de charges infinitésimale si elle est progressive et lente. Une hausse soudaine de 50 centimes de l'essence provoque une révolte immédiate. Une hausse de 2 centimes par trimestre pendant 50 trimestres fait augmenter le prix d'un euro sans provocation de réaction. C'est la science politique appliquée. C'est le calendrier du décalage fiscal : une hausse de 10 centimes chaque année est politiquement invisible. 300 euros d'augmentation de charges d'automobile par année par ménage ne figure nulle part dans les débats électoraux. Les programmes gouvernementaux parlent d'augmentation du pouvoir d'achat sans jamais mentionner que le prix du carburant augmente deux fois plus vite que les salaires et que l'État capture la différence. En 2000, lorsque l'essence montait à 1,60 euro, il y avait au moins une apparence d'alternative. On pouvait imaginer des transports publics décentralisés devenant viables, une organisation de l'habitat différente, une économie plus fragmentée où la mobilité automobile ne serait pas obligatoire. En 2026, ces alternatives n'existent plus qu'en théorie. Les bus régionaux ont fermé. Les lignes de TER ne couvrent que les corridors majeurs. Les prix immobiliers en centre-ville ont triplé en quarante ans rendant l'accès impossible. L'électrification des transports publics coûte si cher qu'elle ne s'étend que dans les métropoles de plus d'un million d'habitants. Celui qui roule paie 2,50 euros, et il n'a aucune alternative réelle qui ne réduiserait pas drastiquement son revenu disponible. L'électrification du transport personnel existe comme alternative théorique. Un véhicule électrique neuf coûte 35 à 50 mille euros. Un ouvrier gagnant 2000 euros nets par mois n'accédera jamais à cette alternative sans un crédit sur 10 ans qu'il ne peut pas se permettre. Il paiera 2,50 euros indéfiniment, jusqu'à ce que son métier ne soit plus viable ou qu'il quitte la France. Le prix de 2,50 euros est particulièrement insidieux parce qu'il demeure largement invisibilisé dans le débat public. Quand l'État augmente l'impôt sur le revenu de 1%, il y a une ligne dans le bulletin de salaire qui montre clairement l'augmentation. Les syndicats mobilisent. Les électeurs se plaignent. Quand l'État augmente les taxes essence de 2 centimes, le prix change à la pompe, et la population croit que c'est une fluctuation du marché du pétrole international. Les gouvernements maintiennent cette confusion délibérément. Aucun gouvernement ne communique : "nous augmentons la fiscalité essence de 5 centimes par litre cette année pour remplir le budget du ministère de l'Écologie". C'est toujours présenté comme une fluctuation de marché, une conséquence de la géopolitique mondiale, une tragédie des prix mondiaux sur laquelle le gouvernement n'a pas prise. La population paie donc sans voir le prélèvement. Elle accepte quelque chose qu'elle aurait violemment refusée si elle savait qu'elle paie 300 euros supplémentaires par an pour financer une administration à laquelle elle ne consent pas librement.

ChienSurpris

10,463 Aufrufe • vor 3 Monaten