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𝟴 𝗩𝗜𝗖𝗧𝗢𝗜𝗥𝗘𝗦 𝟳 𝗞𝗢/𝗧𝗞𝗢 𝟲 𝗔𝗨 𝗥𝟭 Patrick Habirora est de retour dans 𝟭𝟬 𝗝𝗢𝗨𝗥𝗦 ! 🇧🇪 #PFLBrussels

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Patrick Cohen accuse CNEWS de racisme et jette l’infamie sur toute une rédaction. Rappel utile : sur France Inter, avec Pascal Picq, il comparait lui-même les hommes politiques aux chimpanzés, Trump inclus. Leadership dominant, intrigues, violence, privilèges. Aucune polémique. Autre exemple : dans un article, Bruno Humbeeck, psychopédagogue qui intervient fréquemment sur France Inter, qualifie Dominique Strauss-Kahn de « mâle dominant », « mâle Alpha », le compare à un primate et prend l’exemple du singe capucin. Silence total. Sur CNews, Jean Doridot et Michel Onfray utilisent les mêmes catégories éthologiques, appliquées à la politique en général : « chef de tribu », « mâle dominant », appartenance de l’Homo sapiens à la famille des grands singes. Vocabulaire identique. Registre identique. C’est alors que le mécanisme se révèle : pour transformer ces propos généraux en racisme, leurs accusateurs ont dû eux-mêmes établir un lien avec Bally Bagayoko parce qu’il est noir. La racialisation n’est pas dans les mots de Doridot et Onfray. Elle est dans la lecture de ceux qui les accusent. Cet emballement malhonnête médiatique et politique, qui est allé jusqu’au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur annonçant que l’État se constituerait partie civile, révèle la manipulation dans toute son ampleur : salissure de Jean Doridot et Michel Onfray, CNews jetée en pâture, manifestation instrumentalisée, médias relayant sans précaution. C’est ça, le racisme par le retour de l’antiracisme : l’obsession à racialiser des propos qui ne l’étaient pas, présentée comme de la vigilance. Deux poids, deux mesures. Et une terrifiante malhonnêteté Vidéos France Inter ⬇️ Merci David Dobsky pour ces vidéos

Naïma M'Faddel

44,418 views • 5 months ago

#GL_RDC: " La grande majorité des Wazalendo sont des Hutus qui combattent ou qui n'est pas d'accord avec le plan du régime de KIGALI..." MUHINDO NZANGI BUTONDO, Ministre de l'agriculture et l'un des initiateurs des Wazalendo. La déclaration du ministre Muhindo Nzangi Butondo revient-elle à confirmer, de manière officielle, que le gouvernement congolais a procédé à une mobilisation et à un armement massifs de combattants hutus au sein des milices dites Wazalendo, dans l’objectif explicite de combattre le régime de Kigali. Une interrogation fondamentale découle de cette affirmation. De quels « Hutus » s’agit-il exactement ? S’agit-il de populations civiles mobilisées spontanément dans un cadre de défense locale, ou plutôt de combattants issus de groupes armés hutus extrémistes déjà identifiés et documentés ? Selon de nombreux éléments de terrain, il s’agit principalement de miliciens extrémistes hutus regroupés au sein des Nyatura et des FDLR, intégrés dans des dispositifs armés locaux sous l’appellation générique de Wazalendo. Ces groupes n’apparaissent pas comme de nouvelles structures, mais comme des forces préexistantes recyclées, bénéficiant d’une tolérance, d’un encadrement ou d’un appui direct du gouvernement congolais dans le contexte du conflit actuel. Les milices Nyatura et le groupe armé FDLR sont historiquement associés à une idéologie extrémiste antitutsi qui ne considère pas le Rwanda comme un État souverain, mais comme un supposé « système tutsi » à combattre à tout prix. De multiples discours publics, déclarations et enseignement des responsables militaires ou cadres politiques de ces groupes témoignent d’une rhétorique ethnicisée, opposant artificiellement des communautés présentées comme « bantoues » aux Tutsis, dans une logique de confrontation identitaire. Des chefs de milices Nyatura et des dirigeants du FDLR ont, à plusieurs reprises, conditionné le dépôt des armes à la disparition totale d’une prétendue influence tutsie dans la région. Dans leurs zones sous leur contrôle dans l’Est de la RDC, ces groupes ont diffusé des enseignements idéologiques radicaux, qualifiant leur combat de guerre des « Bantous » contre un supposé « empire Hima-Tutsi », un discours à caractère ouvertement extrémiste et dangereux. ( comme témoigne en annexe la vidéo de Dominique NDARUHUTSE KAMANZI à Masisi ) Dans ce contexte, la déclaration de Muhindo Nzangi Butondo, affirmant que les Wazalendo comptent une large majorité de combattants hutus engagés contre le régime de Kigali, n'est qu'une reconnaissance publique d’une réalité opérationnelle sur le terrain. Cette réalité est celle d’une mobilisation active des milices hutus extrémistes Nyatura et FDLR, avec un appui significatif du gouvernement congolais, dans le cadre d’un compromis stratégique visant à combattre la rébellion du M23, puis, selon plusieurs témoignages des FDLR et NYATURA capturés ou rendus, en retour être facilités ultérieurement un retour forcé au Rwanda dans une perspective de renversement du régime de Kigali. Un projet que les Présidents Félix Tshisekedi et Évariste Ndayishimiye, avaient évoqué publiquement lors de rencontres à Kinshasa. N.B: 1ère Vidéo est de DOMINIQUE NDARUHUTSE KAMANZI, Général du CMC/NYATURA, dont Jules MULUMBA ( HABYARIMANA MBITSEMUNDA ) est secrétaire exécutif et porte-parole ; et la seconde vidéo est de IGNACE KAULI DUNIA, Général des NYATURA ACNDH. Tous des groupes armés créés et commandés par les FDLR . African Union USA en Français د. محمد الخليفي Under Secretary of State Sarah B. Rogers U.S. Senior Advisor for Arab and African Affairs Secretary Marco Rubio Yoweri K Museveni Faure Essozimna GNASSINGBÉ João Lourenço State House Uganda Thérèse Kayikwamba Wagner Olivier J.P. Nduhungirehe Patrick Muyaya António Costa Huang Xia 🇺🇳 Jean-Pierre Lacroix Ambassador Tammy Bruce Permanent Mission of Algeria to the United Nations SierraLeone@UN Emmanuel Macron Maxime PREVOT António Guterres

MAISHA RDC

16,029 views • 8 months ago

‼️ Alert ‼️ Pour La #RDC 🇨🇩 et Le #Burundi 🇧🇮 !! Dans discours tenu à #Gabiro, #PaulKagame n’a pas cessé de s’en prendre à la Communauté Internationale et à ses voisins de la RDC et du Burundi, tout en les narguant d’INCAPABLES de le vaincre militairement. En effet, dans son atteinte au point de non-retour dans la criminalité, Kagame apparaît très déterminé à continuer la guerre contre la RDC et le Burundi, raison pour laquelle il a réuni ses militaires et même ses retraités militaires à Gabiro pour leur donner la feuille de route de la guerre. Raison pour laquelle en même temps, il continue de déployer ses militaires et armes lourdes à #Gisenyi et #Goma via #Bigogwe. Il est clair que si rien n’est fait pour stopper à temps les activités criminelles et barbares de Kagame, la RDC et le Burundi seront surpris et toute la région sera plus en feu et en sang, comme s’elle n’en a pas assez vu ou vécu ! NB : Paul Kagame s’en est pris également et violemment à l’organisation #HRW et aux réseaux sociaux en appelant à ses soldats de mener aussi une guerre médiatique contre le Human Rights Watch et les activités rwandais. Toute la vidéo ⤵️ C’est vraiment urgent 🚨‼️ Présidence RDC 🇨🇩 Ntare Rushatsi House FARDC Officiel SCIFA Forces Armée Congolaise - FARDC Thérèse Kayikwamba Wagner Patrick Muyaya Ministère de la Communication et Médias/RDC SADC Secretariat MONUSCO U.S. Senior Advisor for Arab and African Affairs

MPOZEMBIZI Théophile

22,539 views • 1 year ago

🚨#URGENT_BUKAVU_M23_AFC: VIVEZ CETTE EXPÉDITION PUNITIVE MENÉE PAR LES SUPPÔTS DE LE #SANGUINAIRE_KAGAME, SOUS LES ORDRES DE #NAANGA. CHAQUE #CRIME, CHAQUE #ATROCITÉ EST SCRUPULEUSEMENT RÉPERTORIÉE. LE MOMENT VIENDRA OÙ #JUSTICE FRAPPERA SANS PITIÉ. À VOUS QUI SOUTENEZ CETTE #BARBARIE, SACHEZ-LE : LE #SANG DES INNOCENTS CRIE #VENGEANCE DEVANT LE TRÔNE DE DIEU, ET AUCUN #BOURREAU N’ÉCHAPPERA AU JUGEMENT ! LE CONGOLAIS EST-IL MOINS HUMAIN QUE LES AUTRES PEUPLES DU MONDE ENTIER ? CETTE VIDÉO EN EST LA PREUVE ÉCLATANTE. PERSONNE NE VIENDRA NOUS LIBÉRER DE L'EXTÉRIEUR. Une tragédie se déroule sous les yeux du monde entier, et PERSONNE NE LÈVE LE MOINDRE DOIGT IMAGINEZ : des Congolais traités comme des esclaves sur leur propre terre, humiliés, massacrés, et le monde détourne le regard. Quand il s'agit du peuple congolais, les droits humains semblent exiger des "preuves" encore et encore, alors que la technologie permet de tout voir, de tout exposer, sans le moindre effort. QUE FAUT-IL DE PLUS ? 15 MILLIONS DE MORTS. 10 MILLIONS DE DÉPLACÉS. Et pourtant, un silence complice continue de couvrir ces atrocités. Un peuple entier souffre dans l'indifférence la plus totale, coupable uniquement d'être né Congolais. **Les bourreaux sont connus, mais aucune condamnation, aucune sanction, rien ! Ça suffit. Il est temps de se lever. Il est temps de retrouver notre dignité. Il est temps de reprendre notre avenir en main. Cette vidéo montre tout. Nous ne pouvons plus attendre. Cela doit cesser, et cela doit cesser MAINTENANT ! #PAUL_KAGAME N’EST PAS UN DIEU. IL NE DOIT NI ÊTRE CRAIN, NI ÊTRE ADORÉ ! Chef de Mission - Ambassade des États-Unis à Kin UE en RDC🇪🇺 UK in DRC @ChinaEmbDRC @FranceDRC 🇧🇪 Belgium MFA Présidence RDC 🇨🇩 Primature de la République Démocratique du Congo Assemblée nationale 🇨🇩 @Senat_RDC Félix A. Tshisekedi Litsani Choukran Israël Mutombo Jean Pierre Bemba GUSTAVE KAMITATU Jessica Taieb 🌸🪬 KAMITATU Sebastien minga Denis Mukwege officialmoisekatumbi Martin Fayulu Christina Tshisekedi Tshika Patrick Muyaya Tina Salama Vital Kamerhe Farah Muamba Kayowa Elon Musk President Donald J. Trump Mario Nawfal Felix Tshisekedi - UDPS Patrick Muyaya João Lourenço Donald J. Trump BBC News (World) CNN Al Jazeera PR FRANCE 24 RFI VOA Afrique Reuters The Associated Press Forces Armée Congolaise - FARDC

Afrika Promotion

36,913 views • 1 year ago

#EST_RDC: Les FDLR existent bel et bien et figurent parmi les principaux acteurs responsables d'attaques systématiques et particulièrement violentes contre les populations civiles dans l'Est de la RDC, notamment contre les Tutsis congolais et leurs biens. En raison de ces violences répétées, des milliers de familles tutsies congolaises ont été contraintes de fuir vers les pays voisins de la région des Grands Lacs, où une partie d'entre elles vit encore en exil depuis plus de vingt-cinq ans. Continuer à nier l'existence ou le rôle des FDLR ne permettra pas de résoudre durablement la crise sécuritaire dans l'Est de la RDC. Plus préoccupant encore, le gouvernement congolais, qui devrait être un acteur central dans leur neutralisation, est régulièrement accusé d'entretenir avec eux des relations de coopération ou d'alliance, une dynamique qui remonte à différentes périodes allant du régime de Mobutu jusqu'à aujourd'hui. Nous ne pouvons pas reconnaître la souffrance de certaines victimes tout en ignorant celle des autres. La recherche d'une paix durable exige une prise en compte équitable de toutes les tragédies humaines qui ont marqué la région. Pourquoi la question des réfugiés tutsis congolais continue-t-elle d'alimenter des discours de haine, d'exclusion et de contestation identitaire ? Pourquoi des responsables politiques ou acteurs de la société civile en RDC affirment-ils encore qu'il n'existe pas de réfugiés tutsis congolais, alors que ces populations sont originaires du Kivu et qu'elles ont été contraintes de quitter leurs terres sous la pression de groupes armés locaux, des FDLR et d'autres acteurs impliqués dans les violences ? La compassion que nous exprimons à l'égard des populations de l'Est de la RDC devrait s'inscrire dans un humanisme universel, fondé sur la reconnaissance de toutes les victimes, indépendamment de leur identité. Elle ne devrait pas être instrumentalisée ou politisée pour conforter des récits qui nient l'appartenance nationale des Tutsis congolais ou les présentent systématiquement comme des étrangers rwandais. Les FDLR ne constituent pas uniquement une menace pour le Rwanda. Depuis 1994, elles représentent également une menace majeure pour des Tutsis congolais vivant dans les provinces du Kivu. Dans plusieurs zones où les FDLR et les milices qui leur sont associées demeurent actives, les conditions de sécurité ne permettent toujours pas à ces populations de vivre sereinement sur leurs terres d'origine. Tant que la question des FDLR, du retour des réfugiés et de la protection de toutes les communautés concernées ne sera pas abordée avec honnêteté et sans instrumentalisation politique, les perspectives d'une paix durable dans l'Est de la RDC resteront fragiles. Lydia Mutyebele Ngoi Thierry MARIANI Huang Xia 🇺🇳 Tibor Nagy U.S. Senior Advisor for Arab and African Affairs USA en Français Jean-François Le Drian Dr. J. Peter Pham 🇺🇲 UE en RDC🇪🇺 Josep Borrell Fontelles Maxime PREVOT António Costa Vivian van de Perre France Diplomatie 🇫🇷🇪🇺 João Lourenço UNHCR, the UN Refugee Agency Ambassade de Suisse en RDC محمد الكعبي Faure Essozimna GNASSINGBÉ Yoweri K Museveni Samia Suluhu Cyril Ramaphosa 🇿🇦 Volker Türk Patrick Muyaya Thérèse Kayikwamba Wagner Nicolas de Rivière MONUSCO Olivier J.P. Nduhungirehe Moussa Faki Mahamat António Guterres

MAISHA RDC

12,036 views • 3 months ago

🚨🚨 URGENT : LA PEUR CONTINUE DE CHANGER DE CAMP. 🇷🇼 KIGALI: L’ATMOSPHÈRE ACTUELLE À KIGALI, MARQUÉE PAR UNE TENSION PALPABLE ET UN SENTIMENT CROISSANT D’INSÉCURITÉ, SEMBLE TRADUIRE UNE BASCULE DANS LE RAPPORT DE FORCE RÉGIONAL. Le climat de la peur qui règne à Kigali n'est pas seulement le fait de l'activité militaire aux frontières, mais découle d'une perception de vulnérabilité inédite face à la montée en puissance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️------------ ➡️➡️➡️ L’IMPUISSANCE TECHNOLOGIQUE : LE MYTHE DE LA SUPÉRIORITÉ ÉBRANLÉ. Au cœur de l'inquiétude se trouve l'évolution technologique des FARDC. Le témoignage recueilli suggère un sentiment d'impuissance de l'appareil de défense rwandais, incapable de détecter ou d'identifier les drones désormais déployés par Kinshasa. Cette rupture technologique crée un choc psychologique au sein de la population, pour qui la maîtrise de l'espace aérien était jusqu'ici une composante clé de la stabilité sécuritaire perçue. ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️------------ ➡️➡️➡️ UN CLIMAT DE DÉFIANCE INTERNE ET L’OMBRE AMÉRICAINE. Le climat est exacerbé par deux facteurs politiques majeurs : 🟨🟥🟦 - LA RUPTURE AVEC WASHINGTON : Le boycott par le Rwanda de l'appel de Marco Rubio pour le retrait des troupes est perçu par une partie des observateurs locaux comme un tournant dangereux. Cette posture isolerait Kigali et renforcerait la crainte que les États-Unis ne tolèrent plus les engagements non respectés, voyant dans le soutien technique à la RDC une manière de faire pression sur l'exécutif rwandais. 🟨🟥🟦 - LE SILENCE DES DEUILS : La crainte d'une escalade, avec des scénarios catastrophe -comme des frappes ciblées sur des infrastructures stratégiques type Kanombe - CIRCULE SOUS CAPE. Ce climat de peur est amplifié par une forme de deuil étouffé au sein des familles rwandaises, suggérant que le coût humain du conflit commence à peser sur le tissu social sans pour autant pouvoir être exprimé publiquement. ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️------------ ➡️➡️➡️ LE SPECTRE DU RETOUR DE BÂTON. Chez les aînés et les observateurs avertis à Kigali, l'idée que le pays est au bord d'une conflagration semble s'enraciner. La perception d'un basculement de la maîtrise militaire, jadis détenue par le Rwanda, vers une RDC de plus en plus équipée et déterminée, génère une anxiété profonde : celle d'une guerre qui pourrait bientôt frapper au cœur même du pays. Neves💕🇨🇩 Tonton Yan la [email protected] Peter Kazadi Eden 🇨🇩🇺🇸 💘 ERIC WEMBA Edmond Izuba Peter Tiani Alix Kazadi Angel/ Fairy Godmother Litsani Choukran The Voice Of Congo Emile Ngoy Kasongo Gallas Music Patrick Muyaya SERGE KAMBA Kongolo Crispin SALUMU The Voice Of Congo Félly Boniface Kalema onokoko Yolande Makolo 🇷🇼 Olivier J.P. Nduhungirehe Mugenzi Félix Rev Christine Coleman Judi Rever Daniel Michombero /Batubenga

Anaelmarlon Luz - Général 4 ⭐

25,091 views • 2 days ago

🇫🇷 19 décembre 1964, intégralité du discours d'André Malraux lors de la cérémonie de transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon : « Monsieur le Président de la République, Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d'un peuple de la nuit. Sans la cérémonie d'aujourd'hui, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ; et depuis, sont nés seize millions d'enfants... Puissent les commémorations des deux guerres s'achever par la résurrection du peuple d'ombres que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort. Après vingt ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l'organisation. Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son accent de légende, voici comment je l'ai rencontré. Dans un village de Corrèze, les Allemands avaient tué des combattants du maquis, et donné ordre au maire de les faire enterrer en secret, à l'aube. Il est d'usage, dans cette région, que chaque femme assiste aux obsèques de tout mort de son village en se tenant sur la tombe de sa propre famille. Nul ne connaissait ces morts, qui étaient des Alsaciens. Quand ils atteignirent le cimetière, portés par nos paysans sous la garde menaçante des mitraillettes allemandes, la nuit qui se retirait comme la mer laissa paraître les femmes noires de Corrèze, immobiles du haut en bas de la montagne, et attendant en silence, chacune sur la tombe des siens, l'ensevelissement des morts français. Comment organiser cette fraternité pour en faire un combat ? On sait ce que Jean Moulin pensait de la Résistance, au moment où il partit pour Londres : « II serait fou et criminel de ne pas utiliser, en cas d'action alliée sur le continent, ces troupes prêtes aux sacrifices les plus grands, éparses et anarchiques aujourd'hui, mais pouvant constituer demain une armée cohérente de parachutistes déjà en place, connaissant les lieux, ayant choisi leur adversaire et déterminé leur objectif. » C'était bien l'opinion du Général de Gaulle. Néanmoins, lorsque le 1er janvier 1942, Jean Moulin fut parachuté en France, la Résistance n'était encore qu'un désordre de courage : une presse clandestine, une source d'informations, une conspiration pour rassembler ces troupes qui n'existaient pas encore. Or, ces informations étaient destinées à tel ou tel allié, ces troupes se lèveraient lorsque les Alliés débarqueraient. Certes, les résistants étaient des combattants fidèles aux Alliés. Mais ils voulaient cesser d'être des Français résistants, et devenir la Résistance française. C'est pourquoi Jean Moulin est allé à Londres. Pas seulement parce que s'y trouvaient des combattants français (qui eussent pu n'être qu'une légion), pas seulement parce qu'une partie de l'empire avait rallié la France libre. S'il venait demander au Général de Gaulle de l'argent et des armes, il venait aussi lui demander « une approbation morale, des liaisons fréquentes, rapides et sûres avec lui ». Le Général assumait alors le Non du premier jour; le maintien du combat, quel qu'en fût le lieu, quelle qu'en fût la forme ; enfin, le destin de la France. La force des appels de juin 40 tenait moins aux « forces immenses qui n'avaient pas encore donné », qu'à : « II faut que la France soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. » La France, et non telle légion de combattants français. C'était par la France libre que les résistants de Bir Hakeim se conjuguaient, formaient une France combattante restée au combat. Chaque groupe de résistants pouvait se légitimer par l'allié qui l'armait et le soutenait, voire par son seul courage ; le Général de Gaulle seul pouvait appeler les mouvements de Résistance à l'union entre eux et avec tous les autres combats, car c'était à travers lui seul que la France livrait un seul combat. C'est pourquoi - même lorsque le président Roosevelt croira assister à une rivalité de généraux ou de partis - l'armée d'Afrique, depuis la Provence jusqu'aux Vosges, combattra au nom du gaullisme - comme feront les troupes du parti communiste. C'est pourquoi Jean Moulin avait emporté, dans le double fond d'une boîte d'allumettes, la micro photo du très simple ordre suivant : « M. Moulin a pour mission de réaliser, dans la zone non directement occupée de la métropole, l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs. » Inépuisablement, il montre aux chefs des groupements le danger qu'entraîne le déchirement de la Résistance entre des tuteurs différents. Chaque événement capital - entrée en guerre de la Russie, puis des États-Unis, débarquement en Afrique du Nord - renforce sa position. À partir du débarquement, il apparaît que la France va redevenir un théâtre d'opérations. Mais la presse clandestine, les renseignements (même enrichis par l'action du noyautage des administrations publiques) sont à l'échelle de l'Occupation, non de la guerre. Si la Résistance sait qu'elle ne délivrera pas la France sans les Alliés, elle n'ignore plus l'aide militaire que son unité pourrait leur apporter. Elle a peu à peu appris que s'il est relativement facile de faire sauter un pont, il n'est pas moins facile de le réparer; alors que s'il est facile à la Résistance de faire sauter deux cents ponts, il est difficile aux Allemands de les réparer à la fois. En un mot, elle sait qu'une aide efficace aux armées de débarquement est inséparable d'un plan d'ensemble. Il faut que sur toutes les routes, sur toutes les voies ferrées de France, les combattants clandestins désorganisent méthodiquement la concentration des divisions cuirassées allemandes. Et un tel plan d'ensemble ne peut être conçu, et exécuté, que par l'unité de la Résistance. C'est à quoi Jean Moulin s'emploie jour après jour, peine après peine, un mouvement de Résistance après l'autre : « Et maintenant, essayons de calmer les colères d'en face... » II y a, inévitablement, des problèmes de personnes ; et bien davantage, la misère de la France combattante, l'exaspérante certitude pour chaque maquis ou chaque groupe franc, d'être spolié au bénéfice d'un autre maquis ou d'un autre groupe, qu'indignent, au même moment, les mêmes illusions... Qui donc sait encore ce qu'il fallut d'acharnement pour parler le même langage à des instituteurs radicaux ou réactionnaires, des officiers réactionnaires ou libéraux, des trotskistes ou communistes retour de Moscou, tous promis à la même délivrance ou à la même prison; ce qu'il fallut de rigueur à un ami de la République espagnole, à un ancien « préfet de gauche », chassé par Vichy, pour exiger d'accueillir dans le combat commun tels rescapés de la Cagoule ! Jean Moulin n'a nul besoin d'une gloire usurpée : ce n'est pas lui qui a créé Combat, Libération, Franc-Tireur, c'est Frenay, d'Astier, Jean-Pierre Lévy. Ce n'est pas lui qui a créé les nombreux mouvements de la zone Nord dont l'histoire recueillera tous les noms. Ce n'est pas lui qui a fait les régiments mais c'est lui qui a fait l'armée. II a été le Carnot de la Résistance. Attribuer peu d'importance aux opinions dites politiques, lorsque la nation est en péril de mort - la nation, non pas un nationalisme alors écrasé sous les chars hitlériens, mais la donnée invincible et mystérieuse qui allait emplir le siècle : penser qu'elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l'Europe; voir dans l'unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l'unité de la nation, c'était peut-être affirmer ce qu'on a, depuis, appelé le gaullisme. C'était certainement proclamer la survie de la France. En février, ce laïc passionné avait établi sa liaison par radio avec Londres, dans le grenier d'un presbytère. En avril, le Service d'information et de propagande, puis le Comité général d'études étaient formés ; en septembre, le noyautage des administrations publiques. Enfin, le Général de Gaulle décidait la création d'un « Comité de coordination » que présiderait Jean Moulin, assisté du chef de l'Armée secrète unifiée. La préhistoire avait pris fin. Coordonnateur de la Résistance en zone Sud, Jean Moulin en devenait le chef. En janvier 1943, le Comité directeur des Mouvements unis de la Résistance (ce que, jusqu'à la Libération, nous appellerions les Murs), était créé sous sa présidence. En février, il repartait pour Londres avec le général Delestraint, chef de l'Armée secrète, et Jacques Dalsace. De ce séjour, le témoignage le plus émouvant a été donné par le colonel Passy. « Je revois Moulin, blême, saisi par l'émotion qui nous étreignait tous, se tenant à quelques pas devant le Général et celui-ci disant, presque à voix basse : "Mettez-vous au garde-à-vous", puis : "Nous vous reconnaissons comme notre compagnon, pour la libération de la France, dans l'honneur et par la victoire." Et pendant que de Gaulle lui donnait l'accolade, une larme, lourde de reconnaissance, de fierté, et de farouche volonté, coulait doucement le long de la joue pâle de notre camarade Moulin. Comme il avait la tête levée, nous pouvions voir encore, au travers de sa gorge, les traces du coup de rasoir qu'il s'était donné, en 1940, pour éviter de céder sous les tortures de l'ennemi. » Les tortures de l'ennemi... En mars, chargé de constituer et de présider le Conseil national de la Résistance, Jean Moulin monte dans l'avion qui va le parachuter au nord de Roanne. Ce Conseil national de la Résistance, qui groupe les mouvements, les partis et les syndicats de toute la France, c'est l'unité précairement conquise, mais aussi la certitude qu'au jour du débarquement, l'armée, en haillons, de la Résistance attendra les divisions blindées de la Libération. Jean Moulin en retrouve les membres, qu'il rassemblera si difficilement. Il retrouve aussi une Résistance tragiquement transformée. Jusque-là, elle avait combattu comme une armée, en face de la victoire, de la mort ou de la captivité. Elle commence à découvrir l'univers concentrationnaire, la certitude de la torture. C'est alors qu'elle commence à combattre en face de l'enfer. Ayant reçu un rapport sur les camps de concentration, il dit à son agent de liaison, Suzette Olivier : « J'espère qu'ils nous fusillerons avant. » Ils ne devaient pas avoir besoin de le fusiller. La Résistance grandit, les réfractaires du travail obligatoire vont bientôt emplir nos maquis ; la Gestapo grandit aussi, la Milice est partout. C'est le temps où, dans la campagne, nous interrogeons les aboiements des chiens au fond de la nuit ; le temps où les parachutes multicolores, chargés d'armes et de cigarettes, tombent du ciel dans la lueur des feux des clairières ou des causses ; le temps des caves, et de ces cris désespérés que poussent les torturés avec des voix d'enfants... La grande lutte des ténèbres a commencé. Le 27 mai 1943, a lieu à Paris, rue du Four, la première réunion du Conseil national de la Résistance. Jean Moulin rappelle les buts de la France libre : « Faire la guerre ; rendre la parole au peuple français ; rétablir les libertés républicaines dans un État d'où la justice sociale ne sera pas exclue et qui aura le sens de la grandeur ; travailler avec les Alliés à l'établissement d'une collaboration internationale réelle sur le plan économique et social, dans un monde où la France aura regagné son prestige. » Puis il donne lecture d'un message du Général de Gaulle, qui fixe pour premier but au premier Conseil de la Résistance, le maintien de l'unité de cette Résistance qu'il représente. Au péril quotidien de la vie de chacun de ses membres. Le 9 juin, le général Delestraint, chef de l'Armée secrète enfin unifiée, est pris à Paris. Aucun successeur ne s'impose. Ce qui est fréquent dans la clandestinité : Jean Moulin aura dit maintes fois avant l'arrivée de Serreules : « Si j'étais pris, je n'aurais pas même eu le temps de mettre un adjoint au courant... » II veut donc désigner ce successeur avec l'accord des mouvements, notamment de ceux de la zone Sud. Il rencontrera leurs délégués le 21, à Caluire. Ils l'y attendent, en effet. La Gestapo aussi. La trahison joue son rôle - et le destin, qui veut qu'aux trois quarts d'heure de retard de Jean Moulin, presque toujours ponctuel, corresponde un long retard de la police allemande. Assez vite, celle-ci apprend qu'elle tient le chef de la Résistance. En vain. Le jour où, au fort Montluc à Lyon, après l'avoir fait torturer, l'agent de la Gestapo lui tend de quoi écrire puisqu'il ne peut plus parler, Jean Moulin dessine la caricature de son bourreau. Pour la terrible suite, écoutons seulement les mots si simples de sa soeur : « Son rôle est joué, et son calvaire commence. Bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés, il atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous. » Comprenons bien que pendant les quelques jours où il pourrait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance est suspendu au courage de cet homme. Comme le dit Mlle Moulin, il savait tout. Georges Bidault prendra sa succession. Mais voici la victoire de ce silence atrocement payé : le destin bascule. Chef de la Résistance martyrisé dans des caves hideuses, regarde de tes yeux disparus toutes ces femmes noires qui veillent nos compagnons : elles portent le deuil de la France, et le tien. Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy, avec un drapeau fait de mousselines nouées, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres. Regarde le prisonnier qui entre dans une villa luxueuse et se demande pourquoi on lui donne une salle de bains - il n'a pas encore entendu parler de la baignoire. Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constellée de tortures. Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers les longues plaintes des bestiaux réveillés : grâce à toi, les chars n'arriveront pas à temps. Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet, surgir dans toutes les villes de France les commissaires de la République - sauf lorsqu'on les a tués. Tu as envié, comme nous, les clochards épiques de Leclerc : regarde, combattant, tes clochards sortir à quatre pattes de leurs maquis de chênes, et arrêter avec leurs mains paysannes formées aux bazookas l'une des premières divisions cuirassées de l'empire hitlérien, la division Das Reich. Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique et les combats d'Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre, avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle - nos frères dans l'ordre de la Nuit... Commémorant l'anniversaire de la Libération de Paris, je disais : « Écoute ce soir, jeunesse de mon pays, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi. » L'hommage d'aujourd'hui n'appelle que le chant qui va s'élever maintenant, ce Chant des partisans que j'ai entendu murmurer comme un chant de complicité, puis psalmodier dans le brouillard des Vosges et les bois d'Alsace, mêlé au cri perdu des moutons des tabors, quand les bazookas de Corrèze avançaient à la rencontre des chars de Rundstedt lancés de nouveau contre Strasbourg. Écoute aujourd'hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le Chant du Malheur. C'est la marche funèbre des cendres que voici. À côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées. Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France... » Fondation Charles de Gaulle Académie du Gaullisme Kâplan ThinkerView THEATRUM BELLI Souveraine Tech OpexNews Jérôme Besnard 🇨🇵 Eric Anceau Eric Branca @CyrilCrusillea2 Patrick Samuel David BELLAMY Jacques de Saint Victor @DUVAL_STALLA Christine Clerc

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