
𝗠𝗮𝗿-𝗪𝗮𝗻 🇹🇳
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Al-Awzâ‘î a dit : « Patiente sur la Sunna, suis la voie de tes pieux prédécesseurs, et il te suffira ce qui leur a suffi. » (Charh Usûl I‘tiqâd, 315)
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Dire « je ne suis pas obligé d'attendre son consentement » est faux en droit islamique. Si ton épouse refuse un rapport, tu ne la contrains pas. L'ikrâh qui est la contrainte est strictement interdit, que ce soit avec une épouse ou avec une esclave, c'est la position des fuqahâ'. Il faut distinguer deux choses que beaucoup confondent entre le droit du mari et la légitimité de la contrainte. Les fuqahâ' précisent que le mari n'a pas à formuler une demande formelle à chaque rapport car la femme a consenti à ce droit par le contrat de mariage lui-même. Mais cela ne signifie absolument pas qu'il peut passer outre son refus par la force. Avoir un droit en principe ne donne pas le droit de l'exercer par la violence. Alors non, l'Islam ne légitime pas l'agression sexuelle, ni envers une épouse, ni envers une esclave. Quiconque prétend le contraire déforme la sharî'a et donne des armes aux ennemis de cette religion.
𝗠𝗮𝗿-𝗪𝗮𝗻 🇹🇳91,777 просмотров • 9 дней назад

Dissiper les incompréhensions autour du statut de l'esclavage en Islam L'esclavage, dans sa réalité historique et anthropologique, est avant tout un statut social parmi d'autres qui ont existé dans toutes les civilisations humaines sans exception. De la même façon qu'il existe des riches et des pauvres, des souverains et des sujets, des maîtres artisans et des apprentis, l'esclavage était une catégorie juridique définissant un rapport entre personnes, pas nécessairement une condition de cruauté ou d'inhumanité en elle-même. Confondre le statut avec les abus qui ont pu l'accompagner dans certaines civilisations est une erreur de raisonnement qui fausse tout le débat avant même qu'il commence. Le problème vient du fait que lorsqu'un occidental moderne entend le mot "esclavage", il pense immédiatement à l'esclavage racial américain des XVIIe-XIXe siècles avec les traversées de l'Atlantique dans des conditions inhumaines, les fouets, les familles séparées de force, la déshumanisation systématique, le déni de toute personnalité juridique. C'est une réalité historique précise et elle est effectivement l'une des pages les plus sombres de l'histoire humaine. Mais projeter cette image spécifique sur toutes les formes d'esclavage qui ont existé dans toutes les civilisations et à toutes les époques est un anachronisme malhonnête. Ce biais cognitif est d'autant plus problématique qu'il conduit à juger une législation du VIIe siècle avec les catégories morales du XXIe siècle occidental tout en ignorant que ces mêmes sociétés occidentales pratiquaient elles-mêmes des formes d'esclavage infiniment plus brutales bien après que l'islam eut encadré et humanisé ce statut. Avant d'aborder la position islamique, il est indispensable de rappeler une réalité que le débat contemporain tend à occulter. Comme on a déjà dit, l'esclavage a existé dans toutes les civilisations humaines connues, sans exception. Dans la Grèce antique, Aristote théorisait l'esclavage comme un état naturel pour certains hommes (politique, Livre I), et les esclaves représentaient entre un quart et un tiers de la population athénienne. À Rome, l'esclavage était le fondement même de l'économie on estime que jusqu'à 35 % de la population italienne était réduite en esclavage au Ier siècle avant J.-C. Les Romains pratiquaient une cruauté institutionnalisée entre esclaves crucifiés, envoyés dans les mines jusqu'à la mort, livrés aux bêtes dans les arènes. En Chine, en Inde, chez les peuples précolombiens d'Amérique, en Afrique subsaharienne bien avant toute présence arabe ou européenne partout, l'esclavage existait comme réalité sociale structurante. Ce constat n'est bien entendu pas une justification, c'est un cadre indispensable pour comprendre la suite. Donc l'islam n'a pas inventé l'esclavage, il l'a trouvé solidement installé dans toutes les sociétés qu'il a rencontrées, et a fait le choix d'une réforme progressive plutôt que d'une rupture brutale. L'islam à donc régulé ce statut social plutôt que de tenter une abolition immédiate qui aurait été impossible et aurait surtout créé des bouleversements sociaux et économiques considérables dans la société arabique du VIIe siècle. Le Coran lui-même a procédé de la même manière avec d'autres réalités sociales comme l'alcool qui a été interdit progressivement, en plusieurs étapes, pour ne pas heurter de front des habitudes profondément ancrées. De même, concernant l'esclavage, la stratégie islamique a été de tarir les sources, élargir les voies de sortie, et humaniser radicalement les conditions pour ceux qui se trouvaient dans cette situation. En matière de sources d'asservissement, l'islam a drastiquement réduit les cas légitimes. Contrairement aux pratiques de l'Antiquité ou de l'esclavage colonial, la capture arbitraire, la traite commerciale libre, l'asservissement pour dettes, par naissance libre ou par appartenance raciale étaient interdits. Seul le contexte de guerre légitime pouvait, dans certaines conditions strictement encadrées, conduire à un statut d'esclave et encore, les savants ont débattu de nombreuses restrictions supplémentaires à ce sujet. Loin d'être une légitimation de l'oppression, la sharîa a imposé un corpus de droits précis et contraignants pour l'esclave : 🔸Sur le plan matériel : l'esclave devait être nourri de ce que mange son maître, vêtu de ce qu'il porte, et ne pouvait être chargé d'un travail au-delà de ses capacités physiques. Ces obligations avaient une force juridique. 🔸Sur le plan physique : il était interdit de mutiler un esclave, de le tuer, de le prostituer. Si un maître frappait injustement son esclave, son affranchissement devenait une expiation obligatoire. 🔸Sur le plan familial : il était interdit de séparer une mère de son enfant, là où l'esclavage transatlantique en avait fait une pratique courante et institutionnalisée pendant des siècles. 🔸Sur le plan juridique : l'esclave avait le droit d'ester en justice, le droit au mariage, et surtout le droit de se racheter lui-même par le contrat de mukâtaba qui est un mécanisme légal permettant à l'esclave de convenir avec son maître d'un prix de rachat et d'acquérir progressivement sa liberté par son propre travail. 🔸Sur le plan spirituel et intellectuel : L'islam ne considérait pas l'esclavage comme une infériorité ontologique. La valeur d'un être humain est dans sa piété, non dans son statut social. Bilâl ibn Rabâh, ancien esclave éthiopien affranchi par Abû Bakr, est devenu le premier muezzin de l'islam et l'une des figures les plus vénérées de la tradition musulmane. Salmân al-Fârisî, affranchi, était considéré comme un membre de la famille du Prophète. Et cette réalité ne s'est pas arrêtée à la génération des compagnons, Hassan al-Basrî, né d'une mère esclave et lui-même esclave, est devenu l'un des plus grands savants de l'islam, ils révèlent une conception de la dignité humaine radicalement différente de celle qui présidait à l'esclavage racial occidental. Ce qui distingue le plus profondément le cadre islamique de toute autre forme historique d'esclavage, c'est la centralité de l'affranchissement dans la logique religieuse et juridique. L'islam a fait de la libération des esclaves l'une des meilleures œuvres de rapprochement envers Allah. Elle est l'expiation de nombreux péchés graves. Elle est explicitement mentionnée dans le Coran parmi les usages de la zakât (aumône légale), au même titre que le soulagement de la pauvreté. Le Prophète a déclaré que celui qui affranchit un esclave musulman, Allah libère de l'Enfer chaque membre de son corps en échange de chaque membre de l'esclave affranchi. Maintenant concernant la comparaison entre l'esclavage islamique et l'esclavage transatlantique, elle révèle des différences de nature. L'esclavage racial trans-atlantique reposait sur trois piliers absents du cadre islamique : 🔸 La race comme critère absolu : naître noir signifiait naître esclave, et cette condition était héréditaire et permanente, indépendamment de toute circonstance. L'islam n'a jamais fondé le statut d'esclave sur la race ou l'ethnie. 🔸La déshumanisation juridique totale : l'esclave trans-atlantique n'était pas une personne juridique. Il était une propriété mobilière, sans droit au mariage légal, sans droit à l'éducation (interdite par la loi dans plusieurs États), sans droit d'ester en justice, séparable de sa famille à la volonté du propriétaire. Tout cela était explicitement interdit par la sharîa. 🔸La finalité économique exclusive : le système colonial n'avait aucune dimension d'humanisation ou de libération. Il était conçu pour maximiser l'extraction de travail jusqu'à l'épuisement physique des personnes réduites en esclavage. La logique islamique, avec ses obligations de soin, ses voies d'affranchissement et ses sanctions contre les mauvais traitements, est structurellement incompatible avec cette finalité. Il faut également rappeler, pour remettre les choses en perspective, que l'abolition de l'esclavage en Occident est extrêmement récente : 1833 en Grande-Bretagne, 1848 en France, 1865 aux États-Unis et la ségrégation raciale légale a perduré aux États-Unis jusqu'en 1964. Des pratiques proches de l'esclavage, comme le travail forcé colonial, ont existé jusqu'au milieu du XXe siècle. Ceux qui font le procès de l'islam sur ce sujet vivent dans des sociétés dont l'histoire récente sur cette question est pour le moins chargée. 📍 Pour plus de détails : Il y a aussi une objection légitime qui mérite d'être traitée : "Même si l'islam a encadré l'esclavage, ne devrait-il pas, à l'heure actuelle, le condamner explicitement et universellement ?" Il faut savoir que les conditions qui rendaient certaines formes d'esclavage légalement admissibles dans le fiqh n'existent plus aujourd'hui, du moins pas dans la forme la plus connue. La traite humaine sous toutes ses formes est unanimement condamnée par les savants et les conventions internationales auxquelles participent les pays à majorité musulmane reflètent ce consensus. Et c'est ici qu'une distinction fondamentale s'impose, ce que font certains individus ou certains groupes se réclamant de l'islam n'est pas nécessairement ce que l'islam autorise. Les enlèvements et réductions en esclavage que l'on a pu voir en Libye ces dernières années, l'islam les condamne formellement. Les exécutions injustes pratiquées sous prétexte d'adultère en Afghanistan ou en Irak, où des hommes et des femmes sont tués sur la base de procédures arbitraires et contraires aux conditions légales, l'islam les condamne. Il ne faut pas confondre les actes d'ignorants ou de sectaires avec la législation islamique elle-même. Ce sont deux choses radicalement différentes. Quant à la question de l'esclavage dans sa forme classique, le fait qu'il n'existe plus aujourd'hui dans cette forme est une bonne chose. Mais les lois islamiques qui l'encadraient restent valides et intemporelles. L'histoire montre que des réalités disparues peuvent réapparaître sous des formes diverses, et l'islam a déjà légiféré sur ce sujet avec une clarté et une précision que le fiqh a solidement établies. Ses règles ne sont pas liées à une époque elles sont une législation divine applicable en tout temps et en tout lieu, selon les circonstances. Pour conclure, comprendre l'esclavage en Islam exige de dépasser les raccourcis émotionnels et les anachronismes idéologiques. Ce que la sharîa a mis en place n'est pas une légitimation de la barbarie, mais une législation de protection dans un monde où l'esclavage était une réalité universelle, une législation qui a garanti des droits sans équivalent dans l'Antiquité, posé l'affranchissement comme horizon moral central, et refusé toute déshumanisation fondée sur la race ou l'origine. Qu'Allah Ta'ala récompense grandement le frère Islamy pour ce live bénéfique, j'ai mis la vidéo en plus pour ceux qui souhaitent l'écouter, car il a expliqué la situation avec beaucoup de détails et de précision. Wa bi Llah At-Tawfiq
𝗠𝗮𝗿-𝗪𝗮𝗻 🇹🇳89,563 просмотров • 1 месяц назад

Le fait de recevoir la science de quelqu'un qui est ton égal, voire qui en sait moins que toi, est en soi une preuve de modestie envers soi-même. Car l'humilité ne se limite pas à celui qui est au-dessus de toi, elle se manifeste aussi dans la façon dont tu te comportes avec celui qui est en dessous. Et puis, qui te dit qu'il n'a rien à t'apprendre ? Parfois une personne qui sait moins que toi te transmet quelque chose que tu n'avais jamais saisi. Même un enfant peut te donner une leçon de vie. Cela me rappelle l'athar de Atâ' ibn Abi Rabâh qui dit : "Un homme me parle d'une chose, et je l'écoute attentivement comme si je ne l'avais jamais entendue alors que je l'avais entendue avant même qu'il soit né." Et Ibn Abd al-Barr dit dans le même sens : "Parmi les mauvaises manières en assemblée est de couper la parole à ton compagnon, ou te précipiter pour terminer ce qu'il a commencé, pour lui montrer que tu le connais mieux que lui. C'est le comble du mauvais comportement en assemblée. Il faut au contraire l'écouter comme si tu ne l'avais entendu de personne d'autre que lui."
𝗠𝗮𝗿-𝗪𝗮𝗻 🇹🇳42,594 просмотров • 1 месяц назад

Clarification : Dévoiler les péchés n’est pas interdit dans l’absolu Beaucoup de personnes répètent aujourd’hui une phrase devenue presque automatique : « il ne faut pas dévoiler les péchés des gens ». Cette parole est vraie en principe général, mais elle devient fausse lorsqu’on la transforme en règle absolue sans distinction. La législation islamique n’a jamais interdit le dévoilement des fautes de manière catégorique ; elle l’a encadré par la sagesse, la justice et l’intérêt religieux. En islam, la médisance consiste à mentionner de ton frère ce qu’il déteste entendre sans justification légiférée. Mais lorsque l’intérêt religieux existe, cela ne s’appelle plus de la médisance. Les savants ont clairement expliqué qu’il existe des situations où mentionner les fautes d’une personne est permis, et parfois même obligatoire. L’imam An-Nawawî et d’autres savants ont mentionné plusieurs cas reconnus par les textes : lorsque quelqu’un subit une injustice et doit se défendre, lorsqu’on demande conseil sur une personne (mariage, association, enseignement), lorsqu’il faut avertir les musulmans d’un mal, lorsqu’une personne affiche publiquement ses péchés, lorsqu’on demande une fatwa, ou encore lorsqu’on cherche de l’aide pour faire cesser un mal. Le Prophète lui-même a mentionné les défauts de certaines personnes lorsqu’un intérêt religieux l’exigeait. Il a décrit un prétendant comme étant violent et un autre comme pauvre afin de conseiller sincèrement une femme venue demander avis. Ceci prouve que cacher systématiquement les défauts n’est pas une vertu lorsque cela expose les gens à un préjudice. Ainsi, avertir contre une personne nuisible, un déviant, ou quelqu’un dont le comportement peut tromper ou nuire aux musulmans ne relève pas de la médisance interdite. Au contraire, cela entre dans le conseil sincère que la religion impose. Protéger la communauté passe avant la préservation de l’image individuelle lorsque les deux entrent en conflit. Les savants expliquent également que celui qui expose lui-même ses péchés publiquement perd le droit au voilement total, car il a lui-même levé ce voile. Et lorsqu’un mal touche la religion, l’enseignement ou la confiance des gens, se taire peut devenir une faute plus grave que parler. La règle est donc qu'on cache le péché privé lorsqu’il ne concerne que son auteur ou ses auteurs, mais on avertit lorsque le silence entraîne un tort pour les musulmans. Ainsi, dévoiler une faute n’est pas interdit dans l’absolu ; tout dépend de l’intention, du contexte et de l’intérêt légiféré. Et dans certains cas, se taire n’est plus de la sagesse, mais une négligence envers la responsabilité religieuse.
𝗠𝗮𝗿-𝗪𝗮𝗻 🫒44,263 просмотров • 3 месяцев назад

Récitation selon Riwayat Khalaf 'An Hamzah par le Qari Anouar Akachar C'est est une transmission de la lecture de Hamzah ibn Habib al-Zayyat, rapportée par Khalaf ibn Hisham al-Bazzar. Elle appartient à l’école de Kufa et fait partie des dix lectures canoniques. Elle se distingue principalement par une imalah fréquente (inclinaison du alif vers un son proche de "é") et des allongements (madd) généralement longs, surtout pour le madd muttasil et munfasil.
𝗠𝗮𝗿-𝗪𝗮𝗻 🇹🇳45,196 просмотров • 3 месяцев назад

Les dangers de la masturbation et de la pornographie La masturbation et la pornographie sont présentées aujourd’hui comme quelque chose de banal, alors qu’en réalité ce sont des pratiques qui épuisent le corps, abîment l’esprit et détruisent la spiritualité. Beaucoup ne réalisent pas à quel point ces actes ont des répercussions profondes sur leur quotidien. L’une des premières conséquences est la fatigue extrême. Le corps développe un état d’épuisement chronique car ces pratiques sollicitent des hormones et des mécanismes biologiques qui, lorsqu’ils sont répétés, fatiguent le système nerveux, affaiblissent la concentration et réduisent l’énergie. Cette fatigue conduit ensuite à un fainéantisme dans les actes d’adoration, parce que le cœur s’alourdit, la motivation disparaît et le cerveau devient saturé d’images et de pensées qui détournent de la spiritualité. La masturbation et la pornographie créent toutes deux une dépendance réelle. Celui qui s’y habitue devient accro, car le cerveau s’habitue à des doses artificielles de plaisir et en veut toujours plus. Ce n’est jamais “une fois”. La base de ces actes est toujours une pensée. La pensée devient une imagination, et si tu y cèdes par la masturbation ou en regardant de la pornographie, cela devient une habitude, puis une drogue. Ces pratiques affectent le corps et l’esprit, elles modifient la perception de la sexualité, créent une insatisfaction constante, et détournent l’énergie nécessaire l’adoration. La solution est donc de couper le mal à sa racine, cache cette pensée dès qu’elle apparaît, déssexualise ton cerveau, occupe ton esprit avant qu’il ne t’occupe. Évite de t’isoler inutilement, reste dans des endroits lumineux et fréquentés, remplis ton temps avec des activités utiles comme le sport, et ne laisse aucune porte ouverte à ces pulsions. Pour ceux qui sont célibataires, mariez-vous rapidement si vous en avez les capacités, car le mariage protège et canalise naturellement les pulsions. Et pour ceux qui ne peuvent pas, le Prophète a conseillé le jeûne. Car le jeûne affaiblit les pulsions, purifie le regard et discipline le corps. Faites aussi attention à votre alimentation, car trop manger renforce les envies sexuelles, lorsque l’estomac est plein, les passions se réveillent, le corps devient lourd et les pulsions deviennent plus difficiles à contrôler. Une alimentation équilibrée, simple et modérée aide énormément à maîtriser son désir. Il faut aussi comprendre que ce combat n’est pas facile. Ceux qui sont tombés dans ces pratiques à répétition deviennent dépendants, et sortir de cette dépendance demande des efforts sincères et réguliers. Mais cela reste possible. C’est un cercle vicieux qui détruit les adorations et combien sont ceux qui n’arrivent plus à prier correctement à cause de ces pratiques dangereuses autant sur le plan spirituel que médical. Chaque chute affaiblit le cœur, mais chaque effort pour se relever le renforce. Et malgré toutes les difficultés, la porte du repentir reste toujours ouverte. Même si tu es tombé plusieurs fois, reviens vers Allah avec sincérité, honte et détermination. Le plus important est d’être honnête avec toi-même, de reconnaître que tu veux changer et de faire les causes nécessaires. Le repentir sincère efface la faute, apaise le cœur et redonne de la force pour avancer. Ce combat est difficile, mais il est noble et il mérite chaque effort que tu feras pour te libérer.
𝗠𝗮𝗿-𝗪𝗮𝗻 🇹🇳47,640 просмотров • 7 месяцев назад

Le repentir efface-t-il le péché et ses conséquences dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà ? Cheikh Ibn Baz donne ici une réponse profonde et équilibrée, qui enlève toute confusion sur ce sujet. Il faut d’abord comprendre que chaque péché expose à une punition, mais cela ne veut pas dire que cette punition arrive forcément, ni immédiatement, ni dans cette vie. Allah agit avec sagesse, justice et miséricorde. Il peut pardonner, Il peut retarder, Il peut éprouver, et parfois Il ne punit pas du tout dans ce monde. Ainsi, une personne qui commet un péché peut se retrouver dans différentes situations. Elle peut être pardonnée sans subir de conséquence visible. Elle peut aussi être éprouvée par des difficultés comme une maladie, une perte ou une épreuve dans sa vie. Et dans d’autres cas, Allah peut simplement lui laisser du temps, sans la punir tout de suite, ce qui peut être soit une miséricorde, soit un report de la justice à plus tard. Ensuite, concernant le repentir, lorsqu’une personne se repent sincèrement, en arrêtant son péché, en le regrettant profondément et en ayant la ferme intention de ne pas y revenir, alors Allah lui pardonne. Le péché est effacé auprès d’Allah, et cela est une certitude dans la religion. Mais il faut bien comprendre que ce pardon ne signifie pas forcément que toutes les conséquences disparaissent dans la vie d’ici-bas. Certaines conséquences peuvent rester, surtout si le péché a causé un tort réel, comme une injustice envers quelqu’un ou un dommage concret. Dans ce cas, il ne suffit pas seulement de se repentir, mais il faut aussi réparer ce qui peut l’être. Il faut aussi comprendre que même si une personne ne voit aucune conséquence après son péché, cela ne veut pas dire qu’elle est en sécurité. Allah peut retarder la punition jusqu’à l’au-delà, et cette punition peut être plus grande. C’est pour cela que le Cheikh insiste fortement sur le fait de ne jamais se sentir à l’abri, même si tout semble aller bien. Enfin, il mentionne que les formes de "punition" dans cette vie peuvent être variées et parfois invisibles. Cela peut être une dureté du cœur, un éloignement d’Allah, une perte de sensibilité au bien, ou encore des épreuves visibles comme des difficultés ou des pertes. Tout cela peut faire partie des conséquences possibles, mais encore une fois, ce n’est pas systématique. Donc la compréhension est que le repentir sincère efface le péché auprès d’Allah, mais les conséquences dans la vie d’ici-bas ne suivent pas une règle unique. Elles peuvent disparaître, rester, ou ne jamais apparaître. Ce qui est certain, en revanche, c’est que le croyant doit toujours se repentir rapidement, craindre les conséquences de ses actes, et ne jamais se sentir totalement à l’abri, car la véritable justice peut aussi être réservée pour l’au-delà. Wa Allahu Ta'ala a'lem
𝗠𝗮𝗿-𝗪𝗮𝗻 🇹🇳14,229 просмотров • 2 месяцев назад

Que doit prioriser le musulman ? Mémoriser le Coran ou comprendre la religion ? Mémoriser le Coran en entier est sans aucun doute une immense ni‘ma qu’Allah accorde à qui Il veut. C’est un honneur et une faveur considérable, et nul ne saurait en diminuer la valeur. Le Coran est avant tout une guidance pour soi-même, une source de réforme intérieure et une intercession auprès d’Allah. Cependant, il est important de remettre les priorités à leur juste place. Quelle est l’utilité d’une mémorisation si elle n’est pas accompagnée de compréhension, de méditation et de mise en pratique ? Le simple fait de réciter sans saisir les sens ni appliquer les enseignements ne correspond pas à l’objectif pour lequel le Coran a été révélé. La véritable voie est celle de la science, à travers laquelle on comprend la religion, ses fondements et ses implications. Le Coran ne doit pas seulement être mémorisé, mais compris et vécu. C’est dans cette optique que s’inscrit la parole de l’imam Al-Bukhari : « La science avant la parole et les actes » (al-‘ilm qabla al-qawl wa al-‘amal). On constate malheureusement que certains mémorisent le Coran tout en restant très faibles dans la compréhension de leur religion, voire en tombant dans des égarements ou des innovations. Cela montre bien que la mémorisation, à elle seule, ne suffit pas. Il ne s’agit aucunement de minimiser l’importance de mémoriser le Coran, mais de rappeler qu’il ne faut pas inverser l’ordre des priorités. L’idéal est de réunir les deux entre mémorisation et compréhension. Néanmoins, si une priorité doit être établie, alors comprendre sa religion fait partie des obligations individuelles (farḍ ‘ayn), tandis que la mémorisation complète du Coran n’est pas obligatoire pour chaque musulman (seulement concernant l'étudiant en science selon certains avis). En effet, pour l’accomplissement de la prière, il suffit de connaître la sourate al-Fātiḥa ainsi que quelques autres sourates. En revanche, apprendre les bases de la religion ce qui est nécessaire pour adorer Allah correctement est une obligation pour chacun. Ainsi, la voie équilibrée consiste à chercher la science, comprendre le Coran, puis le mémoriser et le mettre en pratique, sans négliger aucun de ces aspects.
𝗠𝗮𝗿-𝗪𝗮𝗻 🇹🇳11,083 просмотров • 2 месяцев назад
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