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Anasse Kazib

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Militant marxiste @RevPermanente, cheminot et syndicaliste SUD-Rail Paris Nord IG : https://t.co/sQXFPbP5Nv

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🔴 Je voulais revenir plus longuement sur cette séquence, de tous ces patrons qui rigolent spontanément et en chœur à l’idée même d’augmenter le SMIC. Elle dit, à mon sens, deux choses importantes. La première, c’est le niveau de mépris de classe du grand patronat vis-à-vis de la classe travailleuse. Un mépris pour celles et ceux qui font tourner la société, produisent les richesses et permettent, par leur travail, l’accumulation de leurs profits. Des millions de personnes enchaînent les horaires décalés, les transports, les enfants, les courses, les factures et se retrouvent à découvert parfois dès le 10 ou le 15 du mois, mais tout cela fait rire le Medef. Ils rient beaucoup moins quand on leur arrache des augmentations en faisant grève, je l’ai vu de mes yeux plus d’une fois. Mais cette scène pose aussi une question qui traverse depuis plus d’un siècle la gauche, le débat entre la stratégie réformiste et la stratégie révolutionnaire. Face à ces patrons qui ricanent, nous avons hier un responsable politique de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui vient défendre l’augmentation des salaires, en cherchant à les convaincre d’accepter cette mesure, en expliquant qu’elle serait dans leur intérêt. Les augmentations de salaires se traduiraient en augmentations de la demande. C’est ce qu’il appelle d’ailleurs être le candidat du « carnet de commandes » des patrons. Derrière, l’idée centrale est que l’on peut transformer le fonctionnement du capitalisme sans remettre fondamentalement en cause le pouvoir de la classe capitaliste. Qu’il serait possible d’harmoniser les intérêts de la société, les patrons et les travailleurs. Et ça c’est pour moi une des principales impasses de la candidature de Mélenchon et des réformistes en générale. Elle entretient l’illusion qu’une fois élu, il serait possible de gouverner autrement, sans affronter frontalement les intérêts de la classe dominante. Or, si les salaires sont si bas, c’est parce que nous vivons une crise profonde du capitalisme, qui ne se maintient qu’en rognant sur les salaires et sur les droits des travailleurs. L’élection ne fait disparaître ni cette crise, ni les rapports de classe qui la structurent. Les profits des patrons découlent de la misère des travailleurs, et même si des augmentations de salaire avaient lieu, sans une lutte de classes intense, elles seraient rognées par l’inflation qui a toujours été un outil privilégié pour reprendre d’une main ce qui avait été donné de l’autre. Sur la question salariale, on paye encore aujourd’hui l’héritage des années 80 et de ce qu’a fait le mitterrandisme, qui soit dit en passant est une référence centrale de Mélenchon. Dès le début de son mandat, Mitterrand a remis en cause l’indexation des salaires sur l’inflation qui se pratiquait alors. Il a instauré aussi les Négociations Annuelles Obligatoires qui n’obligent pas les patrons à augmenter (seulement à négocier) et qui ont divisé la question des salaires dans des négos boite par boite et désynchronisées. Seul le SMIC a conservé une indexation sur l’inflation. Ce cadre néolibéral, personne à gauche ne le remet en cause. Les revendications ne vont jamais au-delà d’une augmentation du SMIC et d’ouverture de négociations pour le reste des salaires. LFI aussi considère qu’une augmentation de salaire passera par l’organisation d’une « conférence sociale générale sur les salaires, ainsi que dans chaque branche » (AEC 2025), autrement dit par des négociations nationales ou de branches avec le patronat. Mais les négociations salariales, il y en a déjà tout le temps, à échelle de l’entreprise ou des branches, et elles ne changent rien à elles seules. Ça fait 14 ans que je vois des NAO à la SNCF et des records de bénéfices, mais c’est uniquement quand il y’a eu des grèves que le patron a concédé quelque chose. Il n’y a que le rapport de forces qui est déterminant sur cette question. Récemment on a vu l’exemple en Corée du Sud avec la menace de grève chez Samsung. 1/2 ⬇️

🔴 Je voulais revenir plus longuement sur cette séquence, de tous ces patrons qui rigolent spontanément et en chœur à l’idée même d’augmenter le SMIC. Elle dit, à mon sens, deux choses importantes. La première, c’est le niveau de mépris de classe du grand patronat vis-à-vis de la classe travailleuse. Un mépris pour celles et ceux qui font tourner la société, produisent les richesses et permettent, par leur travail, l’accumulation de leurs profits. Des millions de personnes enchaînent les horaires décalés, les transports, les enfants, les courses, les factures et se retrouvent à découvert parfois dès le 10 ou le 15 du mois, mais tout cela fait rire le Medef. Ils rient beaucoup moins quand on leur arrache des augmentations en faisant grève, je l’ai vu de mes yeux plus d’une fois. Mais cette scène pose aussi une question qui traverse depuis plus d’un siècle la gauche, le débat entre la stratégie réformiste et la stratégie révolutionnaire. Face à ces patrons qui ricanent, nous avons hier un responsable politique de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui vient défendre l’augmentation des salaires, en cherchant à les convaincre d’accepter cette mesure, en expliquant qu’elle serait dans leur intérêt. Les augmentations de salaires se traduiraient en augmentations de la demande. C’est ce qu’il appelle d’ailleurs être le candidat du « carnet de commandes » des patrons. Derrière, l’idée centrale est que l’on peut transformer le fonctionnement du capitalisme sans remettre fondamentalement en cause le pouvoir de la classe capitaliste. Qu’il serait possible d’harmoniser les intérêts de la société, les patrons et les travailleurs. Et ça c’est pour moi une des principales impasses de la candidature de Mélenchon et des réformistes en générale. Elle entretient l’illusion qu’une fois élu, il serait possible de gouverner autrement, sans affronter frontalement les intérêts de la classe dominante. Or, si les salaires sont si bas, c’est parce que nous vivons une crise profonde du capitalisme, qui ne se maintient qu’en rognant sur les salaires et sur les droits des travailleurs. L’élection ne fait disparaître ni cette crise, ni les rapports de classe qui la structurent. Les profits des patrons découlent de la misère des travailleurs, et même si des augmentations de salaire avaient lieu, sans une lutte de classes intense, elles seraient rognées par l’inflation qui a toujours été un outil privilégié pour reprendre d’une main ce qui avait été donné de l’autre. Sur la question salariale, on paye encore aujourd’hui l’héritage des années 80 et de ce qu’a fait le mitterrandisme, qui soit dit en passant est une référence centrale de Mélenchon. Dès le début de son mandat, Mitterrand a remis en cause l’indexation des salaires sur l’inflation qui se pratiquait alors. Il a instauré aussi les Négociations Annuelles Obligatoires qui n’obligent pas les patrons à augmenter (seulement à négocier) et qui ont divisé la question des salaires dans des négos boite par boite et désynchronisées. Seul le SMIC a conservé une indexation sur l’inflation. Ce cadre néolibéral, personne à gauche ne le remet en cause. Les revendications ne vont jamais au-delà d’une augmentation du SMIC et d’ouverture de négociations pour le reste des salaires. LFI aussi considère qu’une augmentation de salaire passera par l’organisation d’une « conférence sociale générale sur les salaires, ainsi que dans chaque branche » (AEC 2025), autrement dit par des négociations nationales ou de branches avec le patronat. Mais les négociations salariales, il y en a déjà tout le temps, à échelle de l’entreprise ou des branches, et elles ne changent rien à elles seules. Ça fait 14 ans que je vois des NAO à la SNCF et des records de bénéfices, mais c’est uniquement quand il y’a eu des grèves que le patron a concédé quelque chose. Il n’y a que le rapport de forces qui est déterminant sur cette question. Récemment on a vu l’exemple en Corée du Sud avec la menace de grève chez Samsung. 1/2 ⬇️

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Hanotin à St-Denis c’est fini ! Le petit Macron du 93 ne sera pas maire pour un deuxième mandat 🔥🔥

Hanotin à St-Denis c’est fini ! Le petit Macron du 93 ne sera pas maire pour un deuxième mandat 🔥🔥

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Attal ce qui l'empêche de dormir la nuit, c'est la situation des entrepreneurs... Ce premier débat de la présidentielle, c’est un peu comme le zoo : les grands patrons lancent leurs questions et regardent les politiciens débattre pour voir qui défendra le mieux leurs intérêts. 90% des candidats défendent le programme des patrons, 10% cherchent à convaincre les patrons de leur programme. Mais tous veulent se vendre comme les meilleurs garants de leurs intérêts. Personne ne pose la vraie question : pourquoi les patrons ont-ils autant de pouvoir sur nos vies alors que les travailleurs créent toutes les richesses ? Pourquoi ils ont le contrôle de l’économie ? Il n’y aura pas d’issue sans affronter le grand patronat et lui retirer ses leviers de pouvoir : supprimer les aides publiques aux grandes entreprises, exproprier les secteurs stratégiques sous contrôle des travailleurs, interdire les licenciements, augmenter les salaires... C'est pour ça qu'il faut une candidature révolutionnaire. Pas pour convaincre le MEDEF, mais pour préparer les combats de celles et ceux qui veulent lui arracher le pouvoir. Ça doit être pour ça qu’ils ne m’ont pas invité.

Attal ce qui l'empêche de dormir la nuit, c'est la situation des entrepreneurs... Ce premier débat de la présidentielle, c’est un peu comme le zoo : les grands patrons lancent leurs questions et regardent les politiciens débattre pour voir qui défendra le mieux leurs intérêts. 90% des candidats défendent le programme des patrons, 10% cherchent à convaincre les patrons de leur programme. Mais tous veulent se vendre comme les meilleurs garants de leurs intérêts. Personne ne pose la vraie question : pourquoi les patrons ont-ils autant de pouvoir sur nos vies alors que les travailleurs créent toutes les richesses ? Pourquoi ils ont le contrôle de l’économie ? Il n’y aura pas d’issue sans affronter le grand patronat et lui retirer ses leviers de pouvoir : supprimer les aides publiques aux grandes entreprises, exproprier les secteurs stratégiques sous contrôle des travailleurs, interdire les licenciements, augmenter les salaires... C'est pour ça qu'il faut une candidature révolutionnaire. Pas pour convaincre le MEDEF, mais pour préparer les combats de celles et ceux qui veulent lui arracher le pouvoir. Ça doit être pour ça qu’ils ne m’ont pas invité.

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Mdr dsl j’entendais rien hier en postant 😂😂😂😂😂😂 c’est celle là.

Mdr dsl j’entendais rien hier en postant 😂😂😂😂😂😂 c’est celle là.

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Malgré les propos scandaleux de ce raciste, notre solidarité va aux petits agriculteurs qui souffrent et se font broyer par l’agro-business, les banques et l’industrie. Heureusement qu’il existe des syndicats comme la Confédération paysanne, qui n’ont rien à voir avec ces organisations d’extrême droite cherchant à faire leur beurre en s’en prenant aux quartiers populaires, eux aussi victimes de l’oppression du système. Dans ces quartiers vivent des personnes qui gagnent à peine le SMIC, logées dans des habitations insalubres et vétustes, avec un accès aux soins dramatiquement insuffisant. La Seine-Saint-Denis, par exemple, détient l’un des taux de médecins par habitant les plus faibles de France. Les services publics y sont à l’abandon : écoles délabrées, professeurs non remplacés parfois durant toute une année scolaire. Une jeunesse à qui l’on n’offre aucun avenir, sinon la répression policière, le chômage et le retour de la guerre. Nos quartiers vivent sous surveillance permanente : caméras, BAC, BRAV-M, police municipale. Des villes transformées en prisons à ciel ouvert, où les habitants sont harcelés et contrôlés au quotidien. Les ennemis des agriculteurs ne sont pas les quartiers populaires, mais bien le système qui exploite l’éleveur comme il exploite le travailleur du nettoyage à Sarcelles. J’espère que les paysans qui ne se reconnaissent pas dans ces discours les dénonceront avec force et feront le ménage dans leurs rangs, en excluant les fachos et les gros agriculteurs capitalistes, à l’image du patron de la FNSEA, qui instrumentalisent une colère légitime de celles et ceux qui souffrent et vivent dans la misère, pour servir l’extrême droite et les logiques capitalistes.

Malgré les propos scandaleux de ce raciste, notre solidarité va aux petits agriculteurs qui souffrent et se font broyer par l’agro-business, les banques et l’industrie. Heureusement qu’il existe des syndicats comme la Confédération paysanne, qui n’ont rien à voir avec ces organisations d’extrême droite cherchant à faire leur beurre en s’en prenant aux quartiers populaires, eux aussi victimes de l’oppression du système. Dans ces quartiers vivent des personnes qui gagnent à peine le SMIC, logées dans des habitations insalubres et vétustes, avec un accès aux soins dramatiquement insuffisant. La Seine-Saint-Denis, par exemple, détient l’un des taux de médecins par habitant les plus faibles de France. Les services publics y sont à l’abandon : écoles délabrées, professeurs non remplacés parfois durant toute une année scolaire. Une jeunesse à qui l’on n’offre aucun avenir, sinon la répression policière, le chômage et le retour de la guerre. Nos quartiers vivent sous surveillance permanente : caméras, BAC, BRAV-M, police municipale. Des villes transformées en prisons à ciel ouvert, où les habitants sont harcelés et contrôlés au quotidien. Les ennemis des agriculteurs ne sont pas les quartiers populaires, mais bien le système qui exploite l’éleveur comme il exploite le travailleur du nettoyage à Sarcelles. J’espère que les paysans qui ne se reconnaissent pas dans ces discours les dénonceront avec force et feront le ménage dans leurs rangs, en excluant les fachos et les gros agriculteurs capitalistes, à l’image du patron de la FNSEA, qui instrumentalisent une colère légitime de celles et ceux qui souffrent et vivent dans la misère, pour servir l’extrême droite et les logiques capitalistes.

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« Je suis fatigué parce que j’ai crié 3 fois Jordan, c’est ce qui m’a demandé le plus d’énergie » 😂😂😂😂 ce mec est fou. #cedricdoumbe

« Je suis fatigué parce que j’ai crié 3 fois Jordan, c’est ce qui m’a demandé le plus d’énergie » 😂😂😂😂 ce mec est fou. #cedricdoumbe

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Elon Musk n’est rien sans nous, sans les travailleurs ! Combien de pare-chocs a-t-il montés ? Combien de boulons a-t-il vissés ? Combien de moteurs a-t-il conçus ? Combien de voitures a-t-il transportées ? De l’ouvrier dans l’usine Tesla au cheminot que je suis, c’est nous qui remplissons les poches de ces milliardaires en échange de quelques miettes. Nous, qui nous sommes réveillés à 4 h ce matin pour que ce train de 800 m passe en toute sécurité, pendant que Musk fait des saluts nazis. Systématiquement, la pensée dominante rend hommage aux patrons qui s’enrichissent, en vantant leur génie. Tu peux être le plus grand génie du monde, ton génie vaut 0€ sans la force des travailleurs. La réalité, c’est que peu importe le nom du patron ou de l’entreprise, ce sont les travailleurs qui font tourner le monde, ce sont les travailleurs qui créent la richesse, mais ce sont les dominants qui en profitent !

Elon Musk n’est rien sans nous, sans les travailleurs ! Combien de pare-chocs a-t-il montés ? Combien de boulons a-t-il vissés ? Combien de moteurs a-t-il conçus ? Combien de voitures a-t-il transportées ? De l’ouvrier dans l’usine Tesla au cheminot que je suis, c’est nous qui remplissons les poches de ces milliardaires en échange de quelques miettes. Nous, qui nous sommes réveillés à 4 h ce matin pour que ce train de 800 m passe en toute sécurité, pendant que Musk fait des saluts nazis. Systématiquement, la pensée dominante rend hommage aux patrons qui s’enrichissent, en vantant leur génie. Tu peux être le plus grand génie du monde, ton génie vaut 0€ sans la force des travailleurs. La réalité, c’est que peu importe le nom du patron ou de l’entreprise, ce sont les travailleurs qui font tourner le monde, ce sont les travailleurs qui créent la richesse, mais ce sont les dominants qui en profitent !

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L’ambiance commence à monter au port de Barcelone, avant le départ de la Global Sumud Flotilla ! 🇵🇸🇵🇸

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« Moi j’aimerais rester, mais je vais faire quoi avec 6€, 8€ ou 15€ par jour, je donne à ma famille, comment je vais pouvoir me marier avoir une famille avec ça. T’es exploité de 4h du matin jusqu’à 17h pour 8 ou 10€ je vais faire quoi avec ça, j’ai pas le droit de vivre ? Nous on veut juste un travail et un salaire digne, on s’en fou de l’Europe, on aimerait rester. » La situation à Ceuta n’est en réalité ni plus ni moins que l’histoire de la lutte des classes, l’histoire de personnes qui cherchent simplement à vivre à s’en sortir et construire un avenir. Des gens qui risquent tout, car ils n’ont déjà rien. Ils n’ont rien de différent des prolétaires à travers le monde qui essayent de s’en sortir, simplement ceux du sud globale vivent un appauvrissement encore plus important, les conséquences du poid de la domination impérialiste et de siècles de pillages. Vive la classe ouvrière internationale ! À bas les frontières et les impérialismes qui pillent, exploitent et veulent laisser la misère derrière les barbelés. Le seul ennemi des travailleurs est cette bourgeoisie internationale qui les exploite. La classe ouvrière française doit lutter contre les discours racistes et se débarrasser de tous ces bourgeois : de Le Pen, qui détourne l’argent public, à Bardella, qui passe son temps dans les Grands Prix de Formule 1 sans n’avoir jamais travaillé de sa vie. Ils espèrent arriver au pouvoir en divisant les travailleurs entre eux, alors qu’ils défendent, en réalité, les intérêts de la bourgeoisie.

Anasse Kazib

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Depuis la montée de l’extrême droite et la frustration qu'elle génère, on voit fleurir des centaines de tweets sur les « ouvriers cons ». Parfois même, on leur souhaite la mort. Comme si tout cela n'était qu’une question d’intelligence et de diplômes. On insulte les ouvriers tout en espérant, d’un autre côté, que Darmanin et Borne soient réélus.Terrible. Si vous pensez cela, rappelez-vous simplement qu’il y a 26 milliardaires qui détiennent la moitié des richesses de l’humanité, financent les guerres et détruisent le climat. 26 personnes, une classe de CM2. Pendant ce temps, 7 milliards d’individus, vous compris, continuent à les enrichir. Et personne ne parle de 7 milliards de cons. Si la politique était une question de diplômes et non le fruit de rapports de domination, de crises, d’antagonismes, d’affrontements, de luttes idéologiques, de propagandes, etc., alors les cadres supérieurs seraient sur les piquets de grève pendant que les ouvriers casseraient ces grèves. S’il fallait compter sur la conscience et les choix politiques des plus diplômés et donc des plus aisés, vous ne seriez pas en train de planifier vos vacances d’été ; vos enfants de 8 ans seraient encore à l’usine et le fouet serait toujours autorisé. Marx disait une phrase formidable : « La pensée dominante est la pensée de la classe dominante. » Pour ma part, je refuse de renoncer à lutter pour arracher chaque membre de notre camp social des griffes des forces réactionnaires. Oui, hélas, beaucoup de gens sont racistes, transphobes, sexistes, etc. Comment pourrait-il en être autrement dans une société dirigée par une classe bourgeoise profondément raciste et patriarcale ? Toutes les avancées sont le fruit de luttes, de la détermination de militantes et militants qui n’ont pas abandonné les gens pour les laisser adhérer pleinement aux discours réactionnaires. Je me rappellerai toujours de cette femme gilet jaune de Soissons qui, lors d’une manifestation en direct sur RP, m’a dit : « Anasse, avant j’étais raciste parce que je regardais beaucoup les émissions de police, mais quand je vois ce qu’ils nous font ici en plein jour avenue des Champs-Élysées, je n’ose même pas imaginer ce qu’ils font aux jeunes le soir dans les quartiers. » Dirigez donc votre colère contre ce système et ceux qui sont responsables du basculement d’une partie des ouvriers, de la lutte des classes à la chasse aux immigrés.

Anasse Kazib

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