
Benjamin Babunga Watuna
@benbabunga • 108,110 subscribers
Économiste, Agent de développement (humanitaire et action sociale), Passionné d'Histoire et Admin du Groupe et Page Facebook 'Et Si Nous Parlions d'Histoire?'
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CE JOUR-LÀ... 9 septembre 1990, le Président libérien Samuel Doe est sauvagement assassiné, à Monrovia. Depuis le début de l'année 1990, les rebelles du National Patriotic Front of Liberia (NPFL) de Prince Johnson et Charles Taylor avaient conquis l’essentiel du territoire libérien et contrôlaient déjà une bonne partie de la capitale. Vers juillet 1990, l'étau va se resserrer sur le Président Samuel Doe, qui décidera, désormais, de vivre terré dans son palais de Mansion House, dans la périphérie de Monrovia. Mais ce 9 septembre 1990 (c'était un dimanche), autour de 13h, le Président Samuel Doe annonce à sa garde qu’il va sortir. Le ministre de la Défense, ainsi que son collègue qui assure l’intérim du ministère de l’Information, sont immédiatement convoqués. Direction : le port. Le convoi présidentiel s’arrêtera au Quartier Général de l'ECOMOG (la force d’interposition envoyée au Liberia par la CEDEAO). Le Président Samuel Doe descend de sa voiture blindée et à peine descendu, il est fauché par une salve de fusils-mitrailleurs. On ne sait vraiment pas de qui sont venus les tirs. Blessé, le Président Samuel Doe est entraîné dans le bâtiment de l’ECOMOG. Des combats intenses auront alors lieu, pendant plus de 90 minutes, entre sa garde rapprochée et les forces rebelles qui venaient d'encercler le QG de l'ECOMOG. Les casques blancs gambiens, nigérians et ghanéens de la CEDEAO auront du mal à faire taire les armes. Au bout de 90 minutes de combat, la garde rapprochée du Président Samuel Doe est maîtrisée, et ce dernier est capturé par les éléments de Prince Johnson. On lie ses mains et on lui arrache les gris-gris qu’il porte en travers de la poitrine; puis on l’humilie de toutes les manières. Selon plusieurs témoignages, ses parties génitales avaient été broyées, ses deux oreilles coupées et ses doigts brisés. Le Président Samuel Doe sera soumis à un interrogatoire, transmis en direct à la télé : Il avoue toute sa fortune, l’adresse de ses banques, la cachette de certains de ses proches. Le lendemain, 10 septembre, son corps mutilé sera promené sur une civière à travers la capitale, Monrovia.
Benjamin Babunga Watuna352,447 просмотров • 1 год назад

Octobre 2001, à seulement 29 ans et 9 mois après son accession à la magistrature suprême, l'homme affichait déjà une sérénité et une intelligence remarquables. Dans cette vidéo tournée à la Kennedy School of Government de l’Université Harvard (États-Unis), Joseph Kabila fait preuve d'une sagesse et d'une maîtrise impressionnantes dans ses réponses... Bref, un homme profondément réfléchi dans ses propos.
Benjamin Babunga Watuna152,905 просмотров • 9 месяцев назад

Cher Rodriguez Katsuva, parlant des HÉROS NATIONAUX au Rwanda, retiens que depuis l'année 2000, une commission nationale avait dressé la liste des Rwandais qui s'étaient sacrifiés pour l'idéal de l'unité nationale. Ils avaient alors été classés en 3 catégories (selon le degré d'héroïsme dont ils ont fait preuve), et l'hommage leur est rendu, depuis 2003, tous les 1er février : => Il y a d'abord la catégorie dite des "Héros suprêmes" où on retrouve le soldat inconnu mort pour libérer le Rwanda, et le Général-Major Fred Rwigyema (géniteur de la dame que tu nous présentes), mort au lendemain de la première attaque du FPR contre le régime du Président Juvenal Habyalimana le 1er octobre 1990. => Vient ensuite la catégorie dite des "Vaillants", qui comprend Michel Rwagasana (mort en 1963, à la tête du parti monarchiste de l'Union nationale rwandaise, UNAR). Il avait refusé de rallier la révolution Hutue qui, 4 ans plus tôt, avait chassé les Tutsi du pouvoir et les avait condamnés à l'exil. Cette catégorie comprend plusieurs autres personnalités, dont le Roi Mutara III Rudahigwa, le monarque rwandais sous la colonisation belge de 1931 à 1959, qui, vers la fin de son règne, avait voulu s'opposer aux inégalités du système colonial et fut assassiné en juillet 1959 dans des conditions non élucidées jusqu'à présent. Agathe Uwilingiyimana, première femme Premier ministre du Rwanda en 1992, qui s'était opposée à la politique de Habyarimana et fut assassinée le 7 avril 1994, au début du génocide des Tutsi en fait également partie. Félicité Niyitegeka (une religieuse d'une école de Gisenyi, qui avait préféré, en avril 1994, se faire tuer par des miliciens plutôt que de leur livrer certains de ses écoliers Tutsis). => La troisième catégorie, dite des "Braves", comprend tous les autres héros nationaux répertoriés sur l'ensemble du Rwanda. En mémoire de tous les Héros Nationaux rwandais, je vous propose cette vidéo qui date des années 90 et dans laquelle Paul Kagame, alors chef militaire des combattants "Inkotanyi" du FPR, prodigue des conseils à ses combattants.
Benjamin Babunga Watuna47,088 просмотров • 3 месяцев назад

En 2011, Étienne Tshisekedi, alors Président de l'UDPS, franchit une ligne rouge en appelant publiquement à capturer le Président Joseph Kabila, à le lui amener "vivant ou ligoté". Pire encore, il s'autoproclama Président de la République et prêta serment dans sa propre cour (une scène surréaliste, sans précédent dans l'histoire politique de la RDC). Pourtant, malgré cette provocation et ce défi ouvert à l'autorité de l'État, le régime de Joseph Kabila ne s'empressa pas de dissoudre l'UDPS, ni de suspendre ses activités. Beaucoup, à l'époque, y virent un signe de retenue et de souci d'apaisement (le régime Kabila savait certainement que préserver la paix sociale exige parfois de contenir la tentation de la vengeance politique). Aujourd’hui, ironie du sort, ceux qui se réclament de cet héritage semblent avoir oublié cette leçon de tolérance et de maturité. Gouverner, c'est aussi savoir préserver la paix sociale.
Benjamin Babunga Watuna102,846 просмотров • 9 месяцев назад

A vous, et à tous ceux qui ont fait le choix de se complaire dans une haine et une ignorance gratuites : Au Rwanda, sur l'île de Nkombo et dans le District de Nyamasheke, les populations rwandaises de ces recoins s'appellent "Bashi", sans complexe. Leur langue est composée à près de 80% de Mashi, mêlé à environ 20% de Kinyarwanda. Leur danse, elle aussi, se distingue nettement des danses traditionnelles des autres régions du Rwanda. Et pourtant, là-bas, personne ne les stigmatise. Ils ne sont ni discriminés, ni traités "d'infiltrés". Leur identité rwandaise est reconnue, assumée et vécue sans soupçon ni haine.
Benjamin Babunga Watuna80,375 просмотров • 7 месяцев назад

Voir des Banyamulenge se lever par milliers, jusque dans la diaspora aux États-Unis, rappelle qu'on n'ébranle pas un peuple qui a décidé de tenir debout. Ces mobilisations d'hier montrent une communauté organisée, résiliente et déterminée à faire entendre ses revendications de sécurité, de dignité et de pleine citoyenneté. Qu'on les aime ou non, qu'on partage ou non toutes leurs lectures, les Banyamulenge sont Congolais, et ils vivront avec nous dans ce pays au même titre que toutes les autres composantes de la nation. On ne construira pas le Congo en niant l'existence de certains de ses enfants. On le construira en protégeant chaque communauté et en réapprenant le vivre-ensemble. Ce peuple a traversé les soupçons, les violences, les campagnes de stigmatisation et les tentatives d'effacement. Pourtant, il est encore là, debout, organisé et résolu. Et c'est précisément cela, la force d'un peuple : survivre à l'injustice sans renoncer à son droit d'exister. Le temps est venu de sortir des réflexes de haine, des procès identitaires et des exclusions sans fin. Le Congo a besoin de justice et d'un pacte national fondé sur l'égalité de tous. Notre avenir commun ne se bâtira ni dans la négation, ni dans l'humiliation de l'autre, mais dans l'acceptation de notre diversité.
Benjamin Babunga Watuna41,323 просмотров • 3 месяцев назад

"Point Zéro" présente également une importance stratégique majeure, dans la mesure où il abrite l'unique antenne de Vodacom desservant l'ensemble des hauts plateaux de Fizi, y compris Minembwe. Contrôler ce point, c'est contrôler un nœud vital de communication pour toute la zone.
Benjamin Babunga Watuna58,631 просмотров • 5 месяцев назад

Que devons-nous finalement retenir comme position de la RDC?
Benjamin Babunga Watuna39,516 просмотров • 3 месяцев назад

Au fil de mes pérégrinations dans le pays, j’ai eu l’occasion de la visiter et d’y tourner cette vidéo (qui remonte à août 2018). Jusqu’au milieu des années 60, cette bibliothèque était considérée comme la deuxième plus grande d’Afrique, après celle de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Ce lieu mériterait amplement d’être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses rayonnages en bois massif sculptés dans l’okoumé et d’autres essences précieuses du Congo, ses galeries élégantes, et près de 360 000 volumes soigneusement conservés témoignent d’un héritage culturel et scientifique exceptionnel. La bibliothèque de Lwiro a aussi longtemps été associée aux universités belges.
Benjamin Babunga Watuna58,221 просмотров • 6 месяцев назад

Ce que le monsieur a dit n'a, en réalité, aucun rapport avec la synthèse que vous en faites. Tordre ainsi le sens des propos, c'est induire le public en erreur. Dans une époque où la vérité se cherche déjà à tâtons, ajouter de la confusion, volontairement ou par facilité, ne rend service à personne.
Benjamin Babunga Watuna92,689 просмотров • 11 месяцев назад

Cher Rodriguez Katsuva, il y a aussi ces images fortes... En plein Kigali, à l'église "Restoration church", des Rwandais entonnent des cantiques venus de la RDC et se laissent emporter par les rythmes de chez nous. C'est exactement cela que nous appelons de nos vœux pour cette région : une région réconciliée et pacifiée, où les peuples se rencontrent et se côtoient sans la moindre discrimination. Un peu d'histoire... Le mouvement des églises de réveil au Rwanda a été fortement influencé par deux jeunes venus du Zaïre, juste après 1994 : René Masasu (devenu, depuis, Joshua Masasu) et Paul Gitwaza. Avant leur arrivée à Kigali, le mouvement des églises dites "de réveil" n'avait jamais connu l'essor ni l'épanouissement que nous lui voyons aujourd’hui. René Masasu, qui a longtemps vécu à Kinshasa et qui a été influencé par les églises de réveil de Kin, retourne à Kigali en 1994 et y fonde la "Evangelical Restoration Church", qui a d'ailleurs aujourd'hui des paroisses en RDC, aux USA et dans plusieurs pays d'Europe. Paul Gitwaza, étudiant à l'université de Kisangani, rentre aussi au Rwanda après 1994 et y crée, avec quelques amis Zaïrois qui l'avaient accompagné (notamment les Bienvenu Kukimunu, Guy, etc.), la "Zion Temple", aujourd'hui présente dans toute notre région et dans plusieurs pays africains, européens et aux USA.
Benjamin Babunga Watuna78,794 просмотров • 10 месяцев назад

Jambo ndugu Samba Yerodia Faisons comprendre le contexte aux plus jeunes : => Août 1998 : le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi (pourtant alliés, un an plus tôt, de Laurent-Désiré Kabila dans la guerre ayant conduit à la chute du président Mobutu Sese Seko), décident de lancer une nouvelle rébellion dans l'est du pays. Le régime de Laurent-Désiré Kabila vacille alors dangereusement et ne doit sa survie qu’à l’intervention militaire décisive de ses alliés régionaux (Angola, Zimbabwe et Namibie), dont les troupes permettent de contenir l’avancée rebelle et d’éviter la chute imminente du pouvoir en place. => Mzee Abdoulaye Yerodia Ndombasi, alors Ministre des Affaires étrangères de la RDC, est sur tous les fronts pour obtenir la condamnation des pays considérés comme agresseurs. C'est dans ce contexte qu'il tiendra, au cours d'un point de presse à Kinshasa, des propos qui susciteront une vive controverse à l’échelle nationale et internationale : "Pour nous, ce sont des déchets. Et c'est même des microbes qu'il faut qu'on éradique avec méthode, avec résolution...." => Très vite, des organisations de défense des droits de l'homme l’accuseront d'avoir lancé un véritable appel à l'extermination des Tutsis en RDC, ce qu’il contestera. Il sera poursuivi en Belgique pour incitation à la haine raciale. En avril 2000, un juge d'instruction belge émettra à son encontre un mandat d'arrêt international en vue de son arrestation, puis de son extradition vers la Belgique.. => Abdulaye Yerodia échappera aux poursuites internationales en raison de l'immunité diplomatique attachée à ses fonctions de ministre des Affaires étrangères de la RDC. En février 2002, la Cour internationale de Justice, saisie de l’affaire, ordonnera l'annulation du mandat d'arrêt, estimant que cette immunité faisait obstacle à toute poursuite engagée par une juridiction étrangère.
Benjamin Babunga Watuna29,398 просмотров • 3 месяцев назад

Il est peut-être important de noter qu'en 2021, Il était poursuivi par la Haute Cour Militaire pour viol sur mineure, coups et blessures volontaires, ainsi que pour vol commis avec violences. Le voir encore servir au sein des FARDC, et surtout sa nomination aux Opérations et aux Renseignements de la 33eme Région Militaire, témoignent qu'il s'est finalement bien tiré d'affaire à l'issue de ce procès.
Benjamin Babunga Watuna69,864 просмотров • 9 месяцев назад

CE JOUR-LA… 11 avril 2011, le Président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, est arrêté. => C'était à l'issue d'une attaque sur sa résidence des forces de son rival Ouattara, appuyées par les moyens aériens et blindés des forces françaises et de la mission des Nations Unies (Onuci). Et c'était donc la fin de 4 mois de crise post-électorale en Côte d'Ivoire. => Laurent Gbagbo est devenu Président de la Côte d'Ivoire en 2000. Son mandat était marqué par de l'instabilité et des conflits avec des forces rebelles, entraînant notamment l'intervention des troupes étrangères (France et Nations Unies) sur le territoire ivoirien. Son mandat s'étira bien au-delà des 5 années prévues par la Constitution et les élections, reportées à maintes reprises, eurent lieu à l'automne 2010. => Les résultats du premier tour donnèrent à Gbagbo 38% des voix contre 32.1% pour Alassane Ouattara et les deux candidats se rencontrèrent au 2ème tour. Le dévoilement des résultats du deuxième tour se fit dans la controverse, Laurent Gbagbo refusant de reconnaître la victoire de son rival Ouattara (qui était reconnu par la Commission électorale indépendante et la communauté internationale). Un bras de fer s'engagea et des affrontements armés firent des dizaines de morts et de blessés ainsi que des milliers de réfugiés.
Benjamin Babunga Watuna32,021 просмотров • 3 месяцев назад

CE JOUR-LÀ... 18 mars 1977, Marien Ngouabi, Président de la République Populaire du Congo, est assassiné à son domicile, dans des circonstances qui n'ont jamais été élucidées. Ce qu'on sait du témoignage de son fils, qui avait 14 ans lors des fait : => Ce 18 mars 1977, après avoir fini à enseigner son cours en première année à la Faculté des Science à l’Université de Brazzaville, le Président-professeur Ngouabi était rentré chez lui où il avait accordé une audience au Président de l’Assemblée nationale (Alphonse Mouissa-Poaty), puis au cardinal Émile Biayenda. A l’heure du dîner, le Président est à table avec sa famille (Céline son épouse; Marien Ngouabi junior, son fils aîné). => C'est après le diner que son fils, descendant l’escalier de la résidence pour se diriger vers secrétariat, aperçoit un calme inhabituel à la présidence. Il remarque aussi qu’il y a moins de soldats de garde que d’habitude. L’adolescent de 14 ans va se mettre sur la balançoire, ne comprenant pas ce qui se passe. => Quelque temps après, il aperçoit son père en train de se bagarrer avec 3 personnes. Le Président demande de l’aide, puis des coups de feu se font entendre. Arrivée au poste de garde, il crie au secours mais les militaires pourtant sensés protéger son père prennent la fuite devant les assaillants. C'est là qu'il découvre enfin le corps de son père inanimé et étendu à même le sol. Mortellement touché, il est conduit à l’hôpital militaireoù il sera déclaré mort. Lors de la Conférence nationale souveraine de 1991, son fils (14 ans lors des événements et 28 ans lors du témoignage) avait livré ce témoignage sur ce qu'il avait réellement vu ce jour du 18 mars 1977.
Benjamin Babunga Watuna37,246 просмотров • 4 месяцев назад

"DES VOYOUS" à leurs yeux. Des LIBÉRATEURS pour nous !!! Ce fut des frères, des cousins, des oncles, des amis... Jamais nous n'accepterons qu'ils soient taxés de VOYOUS. Ils ont combattu et ont été partout accueillis en LIBÉRATEURS... même à Kinshasa. Partis d'Uvira, de Kiliba, de Sange, de Luberizi, de Kamanyola, de Nyangezi, de Bukavu, de Minova, de Goma, de Masisi, de Rutshuru.... ils ont su prendre leur courage à deux mains. Leur bravoure et leur témérité ont presque fait oublier que certains d'entre eux étaient mineurs. Mais pour la patrie, ils étaient prêts à donner le sacrifice suprême. On pourrait, faussement, penser qu'ils n'avaient pas pleinement conscience de la situation. Mais ils étaient motivés par : (1) une ferme conviction d'être au service d'une vraie libération et (2) offrir à leurs familles un meilleur avenir, d'où la dictature aura été chassée. Acclamés dans chaque localité vaincue, les rangs des combattants de l'AFDL se remplissaient par des jeunes qui y allaient souvent avec la bénédiction de leur famille. Les années 90-95 ont été marquées par une exagération des abus du régime Mobutu. Le peuple était à bout. Un scénario similaire à celui que l'est du Congo vit actuellement. C'est pour cela que le peuple les applaudissait. Josué Mufula , fils d'un professeur d'université, avait rejoint la rébellion et c'était une fierté ! C'est l'un de milliers d'exemples. Aucune interprétation de l'histoire ne devrait retirer au mouvement AFDL son réel objectif de LIBÉRER le pays du joug d'une rude dictature. C'était un objectif légitime : CHASSER MOBUTU, bien que des tensions de juillet 1998 au sein du mouvement ont mené à la création de plusieurs autres rébellions, par quasiment les mêmes acteurs... rébellions qui ont endeuillé l'est du Congo. L'AFDL fut bel et bien un mouvement de LIBÉRATION.
Benjamin Babunga Watuna123,830 просмотров • 1 год назад

IL Y A 28 ANS JOUR POUR JOUR.... décédait Kongulu Mobutu, dit "Saddam Hussein". => Son décès intervient à Monaco, le 24 septembre 1998, soit 1 ans après le décès de son père, le Maréchal Mobutu Sese Seko. Il était alors âgé de 28 ans. => Kongulu Mobutu était Capitaine au sein de la Division Spéciale Présidentielle (DSP, l'unité des Forces Armées Zaïroises chargée de la protection du Maréchal Mobutu). => Formé à l'Ecole de Formation des Officiers (EFO/Kananga), il quitte l'institution avec grade de Lieutenant et intègre le Service d'Action et de Renseignement Militaire (SARM). Par la suite, devenu Capitaine, il sera le Secrétaire particulier du Général Bolozi, au seins du SARM toujours. => C'est au début des années 90 qu'il quitte le SARM et rejoint la DSP, l'unité d'élite en charge de la protection du Maréchal Mobutu. Après le 2è pillage que connaît la ville de Kinshasa en 1993, Kongulu jouera un rôle crucial dans l'évacuation des ressortissants belges et européens de Kinshasa vers Brazzaville. => Kongulu Mobutu était également dans les affaires : notamment l'import-export (à travers son entreprise "Hyochade") et la production musicale (à travers sa maison de production "Yoshad Productions", à travers laquelle il a eu une influence marquante sur le groupe Wenge Musica 4x4, dont il était l'un des principaux mécènes). => Kongulu Mobutu a été la dernière personne du clan Mobutu à quitter Kinshasa le 17 mai 1997, le jour même où les troupes de l'AFDL de Laurent-Désiré Kabila entraient dans la capitale, Kinshasa. Il avait fui Kinshasa par la ville voisine de Brazzaville, avant de s'exiler à Monaco où il décédera ce 24 septembre 1998.
Benjamin Babunga Watuna120,918 просмотров • 1 год назад

La ZAÏROISE a été, sans doute, le meilleur hymne national que notre pays ait connu... bien au-dessus du DEBOUT CONGOLAIS actuel (en termes de force et de signification). Cet hymne résonnait profondément en chacun de nous, consolidant cette fierté inébranlable d'être Zaïrois, un peuple respecté, admiré et souvent craint par ses pairs africains. J'ai eu la chance de chanter la Zaïroise à l'école dans les années 1988-1989, chaque matin. L'entrée en classes se faisait après avoir chanté ce chant qui nous unissait dans un sentiment de patriotisme collectif (cette époque où nous avions encore le cours de ECP - Education Civique et Politique). L'ouverture démocratique de 1990 verra le pays commencer à se fragmenter, les valeurs et symboles nationaux perdant de leur importance, y compris dans les écoles, où l'hymne national devenait optionnel. Quand Laurent Désiré Kabila arriva en 1996-1997, il décida de débaptiser le pays en République Démocratique du Congo, remplaçant ainsi la Zaïroise par le Débout Congolais. La Zaïroise nous rappelait les valeurs de fierté, de courage et d’unité. Par des paroles fortes comme : ".... Peuple uni, nous sommes Zaïrois; En avant fier et plein de dignité; Peuple grand, peuple libre à jamais..."
Benjamin Babunga Watuna109,580 просмотров • 1 год назад

On assiste à une répétition presque méthodique de la tactique utilisée lors de la prise de Goma en fin janvier. La ville avait d'abord été encerclée, coupée de ses lignes d'approvisionnement par Minova, avant que l'assaut final ne soit porté sur Sake. Une fois Sake tombée, Goma n'était plus qu'à cueillir. Aujourd'hui, le même schéma semble se dessiner du côté d'Uvira. L'AFC/M23 a compris que ça serait périlleux d'attaquer Uvira directement via la RN5 (plaine de la Ruzizi). Pour ceux qui ne le savent pas, Uvira est coincée entre deux obstacles naturels : au nord, les montagnes des Mitumba (hauts et moyens plateaux), au sud, le Lac Tanganyika. C’est une bande de terre étroite, facile à isoler. La stratégie de l'AFC/M23 est claire : pas besoin d’occuper chaque ville de la plaine de la Ruzizi menant vers la ville d'Uvira (Kamanyola, Katogota, Luvungi, Lubarika, Sange, Kiliba, Uvira-Centre). L'objectif, c’est de prendre le contrôle des hauteurs. Une fois solidement installés sur les hauts et moyens plateaux d'Uvira, ils domineront la plaine. Les FARDC déployées en bas seront asphyxiées, sans options de repli autre que de fuir vers la frontière burundaise. Sur un autre sujet : en regardant les images partagées par l'AFC/M23 sur ces zones des hauts plateaux d'Uvira conquises aujourd'hui (vidéo tournée devant le lac Nyacheja, petit lac à plus de 2.500 m d'altitude), difficile de ne pas être frappé par la beauté du coin. Les hauts plateaux d'Uvira, c’est une richesse naturelle incroyable : paysages à couper le souffle, climat doux… Si seulement la paix régnait, on y construirait des routes depuis Bukavu ou Uvira, on y aménagerait des gîtes, des fermes, des espaces pour les familles en quête d’évasion. Cette région pourrait devenir un pôle touristique et agricole majeur. Mais sans paix, tout ce potentiel reste en friche.
Benjamin Babunga Watuna90,560 просмотров • 1 год назад