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Brivael Le Pogam

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Argil AI (YC S24) CEO&CTO. My book : https://t.co/Os7pnH8wnY Freedom fighter.

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“Si les Arabes se barrent, vous êtes dans la merde pour faire votre ménage” Éric Dupond-Moretti. Ancien ministre de la Justice de Macron. L’indécence de la gauche caviar n’a AUCUNE limite.

“Si les Arabes se barrent, vous êtes dans la merde pour faire votre ménage” Éric Dupond-Moretti. Ancien ministre de la Justice de Macron. L’indécence de la gauche caviar n’a AUCUNE limite.

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I met the young Adolf using a time machine. He is socialist. It's confirmed comrades.

I met the young Adolf using a time machine. He is socialist. It's confirmed comrades.

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on vient de sortir l'agent Argil et ça ma oneshot ça xD

on vient de sortir l'agent Argil et ça ma oneshot ça xD

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Introducing MiniMax H3 on Argil Some days, the future decides to accelerate. Two days ago, we launched the new version of Argil. Today, I’m extremely happy to announce our partnership with MiniMax (official): H3 is live in Argil. We tested it internally. The quality is really solid. An intelligence that reads text, images, video and audio as one language. That captures creative intent at a glance and already delivers production-ready content. MiniMax H3 will soon be open source. And that’s a real game changer. For the occasion, Golden Ticket: 40% off Pro & Business yearly during MiniMax Hive until tonight. Comment "argil" I’ll send you the code in DM. To those who create: the field just got wider. Link 👇

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Aurélien Barrau qualifie Elon Musk de "l'être le plus malfaisant qu'il puisse imaginer". Elon Musk : a rendu l'accès à l'espace 100x moins cher, accéléré la transition vers l'électrique, connecté des zones rurales entières via Starlink, et finance Neuralink qui va probablement redonner une fonction motrice aux tétraplégiques et ouvrir la voie à des traitements pour Parkinson et Alzheimer. Aurélien Barrau : prend l'avion pour donner des conférences sur la fin du monde, Rolex au poignet, et n'a jamais rien construit de sa vie. Nassim Taleb a un concept parfait pour ce phénomène : le domain dependence. Un individu peut être brillant en astrophysique et parfaitement incompétent en économie, en ingénierie et en politique. L'expertise ne se transfère pas. Barrau est un excellent physicien qui parle d'économie et de civilisation avec l'autorité d'un expert et la compétence d'un passant. Le pire, c'est que des millions de jeunes Français écoutent ses prédictions apocalyptiques comme parole d'évangile, sans se demander pourquoi un astrophysicien serait qualifié pour décider de politique énergétique ou de modèle économique. Skin in the game : zéro. Ce mec ne subira jamais les conséquences des politiques qu'il recommande. Taleb appelle ça un IYI, Intellectual Yet Idiot. Brillant dans sa tour d'ivoire, dangereux dès qu'il en sort. Dans un monde rationnel, qualifier l'homme qui rend la marche possible aux tétraplégiques de "l'être le plus malfaisant imaginable" depuis une scène de conférence à laquelle tu es arrivé en avion, ça devrait te valoir l'équivalent médiatique d'une tonne de tomates en pleine face. Mais on est en France, donc ça te vaut des applaudissements, un passage sur France Inter et 200 000 vues sur YouTube. Et après on se demande pourquoi nos meilleurs cerveaux partent.

Aurélien Barrau qualifie Elon Musk de "l'être le plus malfaisant qu'il puisse imaginer". Elon Musk : a rendu l'accès à l'espace 100x moins cher, accéléré la transition vers l'électrique, connecté des zones rurales entières via Starlink, et finance Neuralink qui va probablement redonner une fonction motrice aux tétraplégiques et ouvrir la voie à des traitements pour Parkinson et Alzheimer. Aurélien Barrau : prend l'avion pour donner des conférences sur la fin du monde, Rolex au poignet, et n'a jamais rien construit de sa vie. Nassim Taleb a un concept parfait pour ce phénomène : le domain dependence. Un individu peut être brillant en astrophysique et parfaitement incompétent en économie, en ingénierie et en politique. L'expertise ne se transfère pas. Barrau est un excellent physicien qui parle d'économie et de civilisation avec l'autorité d'un expert et la compétence d'un passant. Le pire, c'est que des millions de jeunes Français écoutent ses prédictions apocalyptiques comme parole d'évangile, sans se demander pourquoi un astrophysicien serait qualifié pour décider de politique énergétique ou de modèle économique. Skin in the game : zéro. Ce mec ne subira jamais les conséquences des politiques qu'il recommande. Taleb appelle ça un IYI, Intellectual Yet Idiot. Brillant dans sa tour d'ivoire, dangereux dès qu'il en sort. Dans un monde rationnel, qualifier l'homme qui rend la marche possible aux tétraplégiques de "l'être le plus malfaisant imaginable" depuis une scène de conférence à laquelle tu es arrivé en avion, ça devrait te valoir l'équivalent médiatique d'une tonne de tomates en pleine face. Mais on est en France, donc ça te vaut des applaudissements, un passage sur France Inter et 200 000 vues sur YouTube. Et après on se demande pourquoi nos meilleurs cerveaux partent.

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C’est quoi ça ???????

C’est quoi ça ???????

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Comment je suis devenu le dealer de deepfakes de Xavier Niel 👇 Octobre 2023. Ça fait 8 mois qu'on itère sur la V1 d'Argil. Rien ne prend vraiment. On décide de pivoter. Et là, on fait un truc un peu taré. On se dit : "on va construire un modèle fondationnel de vidéo avatar." From scratch. Notre propre techno. 4 mois de galère. Des nuits à debug des trucs qui ne marchent pas. Des moments où tu te demandes si t'as pas fait la pire décision de ta vie. Et puis, breakthrough. Du jour au lendemain, on se retrouve avec une techno capable de générer des deepfakes quasi parfaits. Alors évidemment, qu'est-ce qu'on fait ? On génère des deepfakes de Mark Zuckerberg et Marc Andreessen. Parce que pourquoi pas. Marc Andreessen (de a16z) RT. Le truc devient viral. Suite au buzz, Roxanne Varza m'invite à un dîner à Station F organisé par Hugging Face. J'y vais sans trop savoir à quoi m'attendre. Et là, je croise Xavier Niel. Je lui raconte l'histoire. Les deepfakes, le pivot, le modèle, le buzz. Il écoute attentivement. Sa réponse : "Tu peux m'en faire des marrants ?" Quelques mois plus tard, Xavier Niel fait un show à l'Olympia. Il nous appelle. On lui produit un deepfake pour le spectacle. Voilà comment je suis officiellement devenu le fournisseur officiel de deepfakes de Xavier Niel. Mais la vraie leçon de cette histoire, c'est pas le deepfake. C'est que quand t'es dans le flou, la pire chose que tu puisses faire c'est attendre que la vision soit claire pour agir. Fais des trucs. Prends des paris. Ship. Regarde ce qui accroche. On n'aurait jamais pu planifier cette chaîne d'événements. Le pivot → le breakthrough → le buzz → l'invitation → la rencontre → l'Olympia. C'est de l'alignement des étoiles. De la sérendipité pure. Mais la sérendipité, ça ne tombe que sur les gens qui bougent. Et quand une opportunité contextuelle se présente, saisis-la à fond. Même si elle ressemble à "faire un deepfake marrant pour un milliardaire." On sait jamais où ça mène.

Comment je suis devenu le dealer de deepfakes de Xavier Niel 👇 Octobre 2023. Ça fait 8 mois qu'on itère sur la V1 d'Argil. Rien ne prend vraiment. On décide de pivoter. Et là, on fait un truc un peu taré. On se dit : "on va construire un modèle fondationnel de vidéo avatar." From scratch. Notre propre techno. 4 mois de galère. Des nuits à debug des trucs qui ne marchent pas. Des moments où tu te demandes si t'as pas fait la pire décision de ta vie. Et puis, breakthrough. Du jour au lendemain, on se retrouve avec une techno capable de générer des deepfakes quasi parfaits. Alors évidemment, qu'est-ce qu'on fait ? On génère des deepfakes de Mark Zuckerberg et Marc Andreessen. Parce que pourquoi pas. Marc Andreessen (de a16z) RT. Le truc devient viral. Suite au buzz, Roxanne Varza m'invite à un dîner à Station F organisé par Hugging Face. J'y vais sans trop savoir à quoi m'attendre. Et là, je croise Xavier Niel. Je lui raconte l'histoire. Les deepfakes, le pivot, le modèle, le buzz. Il écoute attentivement. Sa réponse : "Tu peux m'en faire des marrants ?" Quelques mois plus tard, Xavier Niel fait un show à l'Olympia. Il nous appelle. On lui produit un deepfake pour le spectacle. Voilà comment je suis officiellement devenu le fournisseur officiel de deepfakes de Xavier Niel. Mais la vraie leçon de cette histoire, c'est pas le deepfake. C'est que quand t'es dans le flou, la pire chose que tu puisses faire c'est attendre que la vision soit claire pour agir. Fais des trucs. Prends des paris. Ship. Regarde ce qui accroche. On n'aurait jamais pu planifier cette chaîne d'événements. Le pivot → le breakthrough → le buzz → l'invitation → la rencontre → l'Olympia. C'est de l'alignement des étoiles. De la sérendipité pure. Mais la sérendipité, ça ne tombe que sur les gens qui bougent. Et quand une opportunité contextuelle se présente, saisis-la à fond. Même si elle ressemble à "faire un deepfake marrant pour un milliardaire." On sait jamais où ça mène.

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En vrai les fans féminines d'Argil devraient se calmer, c'est plus possible.

En vrai les fans féminines d'Argil devraient se calmer, c'est plus possible.

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Je viens de sortir ça sur Argil. Ose encore dire que l'IA c'est du slop 🤣

Je viens de sortir ça sur Argil. Ose encore dire que l'IA c'est du slop 🤣

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Novembre 2023. Le PDG de Disney retire ses pubs de X pour faire plaisir à la meute. Elon Musk, en direct, devant le monde entier : « Go fuck yourself. » Tout le monde a cru à un coup de sang. C'était un tipping point. Ce jour-là, Musk a dit tout haut ce que personne n'osait formuler : vous ne m'achèterez pas. Ni avec votre argent publicitaire, ni avec votre chantage moral, ni avec vos campagnes de presse. Le boycott était censé le mettre à genoux. Il a préféré perdre des milliards plutôt que de céder un centimètre sur la liberté d'expression. Pendant des décennies, le jeu était simple : signaler la vertu en public, faire le mal en privé. Financer des ONG « bienfaisantes » qui détruisent les cultures qu'elles prétendent sauver. Financer des médias qui mentent à longueur de journée, qui ont couvert les grooming gangs pendant des années par lâcheté idéologique, qui ont préparé le terrain culturel où un prof comme Samuel Paty pouvait être décapité pour avoir enseigné la liberté d'expression. Acheter la compassion du peuple avec du greenwashing, pendant qu'en privé, vous n'en avez absolument rien à foutre. Musk a capté ça il y a des années. Et il a décidé de tout casser. Résultat, trois ans plus tard, jour pour jour ou presque : SpaceX entre en bourse, plus grosse IPO de l'histoire de l'humanité, et Elon Musk devient le premier trillionnaire de tous les temps. Never bet against Elon. Le message à tous les milliardaires de cette planète est limpide. Ceux qui financent la manipulation de masse pour asseoir leur pouvoir, ceux qui achètent les médias, les ONG, les institutions : votre modèle vient de mourir en direct. L'homme que vous avez essayé d'étrangler financièrement vaut maintenant plus que vous tous. Le « new world order » que les globalistes avaient planifié vient d'avoir lieu. Sauf qu'il n'est pas le leur. Le nouvel ordre mondial, c'est Elon Musk qui le construit. Et il repose sur une seule chose : la recherche de la vérité. Pas le signal de vertu. Pas la compassion achetée. Pas les mensonges institutionnalisés. La vérité, la création de valeur réelle, et des fusées qui décollent pendant que vos empires de papier s'effondrent. Go fuck yourself, en effet.

Brivael Le Pogam

410,409 views • 2 months ago

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Christian Clavier explique pourquoi 92% des acteurs sont au chômage. Et sans le savoir, il décrit exactement la structure du venture capital, sauf que le cinéma français fait l'inverse de ce qui marche. 🧵 Clavier dit un truc fascinant. Les anciens producteurs comme Claude Berri risquaient leur argent. Berri a fait faillite 3 fois et fortune 2 fois. Quand il aimait un projet, il disait "c'est un film que j'ai envie de voir" et le film se faisait. Point. Aujourd'hui les producteurs sont des salariés de milliardaires avec un seul ordre : ne perdez pas d'argent. Et c'est là que tout casse. Parce qu'on ne fait pas de cinéma en essayant de ne pas perdre. Sur 10 films, 6 perdent, 2 font une affaire blanche, et 2 sont des triomphes qui remboursent tout le reste. C'est la statistique. Ça a toujours été comme ça. C'est exactement la même structure que le venture capital. Sur 10 startups, 6 ou 7 meurent. 2 font un retour modeste. Et 1 ou 2 font x100 et remboursent l'intégralité du fonds. C'est structurel. C'est le design. Sauf que dans le VC, ça marche. Parce que les meilleurs fonds ont compris et accepté cette réalité. YC finance 400 startups par an en sachant que la majorité ne marchera pas. Parce qu'un seul Airbnb, un seul Stripe rembourse 10 générations de startups ratées. Ils n'essaient pas de ne pas perdre. Ils essaient de trouver le triomphe qui paie pour tout le reste. Le cinéma français a fait l'inverse. Il a refusé d'accepter la perte comme structurelle. Les producteurs optimisent pour ne jamais perdre. Résultat : des centaines de films médiocres, des acteurs au chômage, une industrie paupérisée malgré des budgets records. Ils ont tué l'excellence en essayant d'éliminer le risque. Claude Berri acceptait la perte. Il faisait des chefs-d'oeuvre. Les salariés de milliardaires refusent la perte. Ils font de la bouillie. Maintenant voici où ça devient enthousiasmant. L'IA détruit ce modèle dysfonctionnel. Entièrement. Quand le coût de production s'effondre, le ratio risque/récompense change radicalement. Tu n'as plus besoin de l'autorisation d'un salarié de milliardaire pour faire ton film. Tu n'as plus besoin de supplier 6 chaînes de télé pour boucler ton financement. Tu n'as plus besoin d'accepter qu'on te change le début, qu'on te vire ton casting et qu'on te réécrive la fin. Et pour les acteurs, c'est pas la menace. C'est la sortie de crise. matthew mcconaughey l'a très bien dit : le meilleur moyen d'être antifragile face au futur, c'est d'accepter que c'est là et de trouver un moyen de se digitaliser. Il a raison. Et j'ai envie de dire quelque chose de clair aux acteurs, aux créatifs, aux artistes. Nous, les boîtes dans l'intelligence artificielle, on ne veut pas votre mort. On ne veut pas vous remplacer. On pense que votre IP, votre singularité, votre personal brand, c'est la chose la plus précieuse qui existe. C'est irremplaçable. Un algorithme ne sera jamais Christian Clavier. Ne sera jamais votre présence, votre timing, votre grain de voix. On est là pour construire de nouveaux business models avec vous. Pas contre vous. Digitalisez votre voix. Digitalisez votre personne. Créez votre clone IA. Votre performance peut maintenant exister dans des centaines de productions simultanément, dans toutes les langues, sur tous les continents. Avec des ayants droit et des intermédiaires de confiance qui gèrent votre IP. Un acteur qui tourne un mois par an peut demain avoir son clone IA dans une série brésilienne, un documentaire coréen et une pub américaine en même temps. Sans quitter son salon. Les 92% d'acteurs au chômage ne le sont pas parce qu'il n'y a pas de demande pour leur talent. Ils le sont parce qu'ils sont prisonniers d'un business model qui refuse le risque et qui tue la création. L'IA ne tue pas les acteurs. L'IA tue le business model qui les affamait. Et elle en construit un nouveau, avec eux au centre. Le cinéma avait besoin d'un Claude Berri. Quelqu'un qui accepte le risque pour que l'excellence existe. L'IA, c'est un Claude Berri à l'échelle de la planète. Avec un coût de production qui permet à tout le monde de prendre le risque. Bienvenue dans l'ère du AI Craft. Les artistes reprennent le contrôle.

Brivael Le Pogam

552,270 views • 5 months ago

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Si vous ne regardez qu'une seule vidéo aujourd'hui, regardez celle-ci. 2 minutes 28. Antenne 2, 1984. Elle est anthologique. Sur le sujet de l'échec et du rapport culturel à l'entrepreneuriat, regardez cette vidéo. C'est Steve Jobs. Sur Antenne 2. En 1984. Le mec qui a inventé l'objet qui vous permet de partager vos idées marxistes depuis votre iPhone. Et qu'est-ce qu'il dit sur la France ? Deux choses. Premièrement, l'échec. Il dit que le problème fondamental de l'Europe c'est le rapport culturel à l'échec. En Amérique, à Silicon Valley, "on passe son temps à échouer, quand on se casse la figure, on se relève et on recommence". En France, si tu loupes ton coup en sortant de l'université, "cela vous suit toute votre vie". En 1984 il posait le diagnostic. 42 ans plus tard, rien n'a changé. Deuxièmement, et c'est là que ça devient magnifique, il dit texto : "Il faut des centaines de mini entreprises de logiciels" et surtout "les capitaux à risque sont plus efficaces entre les mains du secteur privé" et "le gouvernement ne doit pas tenter de mettre la main dessus, elles doivent appartenir à ceux qui prennent des risques". Steve Jobs, 29 ans, sur la télévision française, est littéralement en train d'expliquer aux Français que le capital privé alloué par des gens qui prennent des risques produit plus de valeur que le capital public alloué par des bureaucrates. En 1984. Sur Antenne 2. Devant Mitterrand. Le mec qui a construit la boîte la plus valorisée de l'histoire de l'humanité vous disait il y a 42 ans exactement ce qu'on vous dit aujourd'hui. Et on est toujours en train d'avoir le même débat.

Brivael Le Pogam

382,129 views • 5 months ago

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Dans mon dernier post, je vous ai décrit le globalisme. Aujourd'hui, je vous présente son architecte côté français. Jacques Attali. Conseiller spécial de Mitterrand pendant dix ans. Fondateur de la BERD. Auteur de dizaines de livres qui annoncent — et appellent de leurs vœux — une « gouvernance mondiale » au-dessus des nations. Si le globalisme avait un bureau d'études en France, son nom serait sur la porte. Mais je ne veux pas vous parler de son CV. Je veux vous parler d'une phrase. Une seule. Parce qu'elle contient tout le logiciel. Interrogé sur le bonheur, Attali répond toujours la même chose, dans ses livres comme face caméra : son propre bonheur ne l'intéresse pas. Ce qu'il cherche, c'est d'être utile. Sa définition d'une vie réussie tient en une formule qu'il répète depuis trente ans : que « le monde soit un peu meilleur après moi, grâce à moi ». Ça sonne noble. Écoutez une deuxième fois. Ce n'est pas une confidence. C'est un programme. C'est le credo intégral du planificateur. Cet homme vous dit, noir sur blanc, qu'il ne prend pas pour boussole le bonheur vécu — ni le sien, ni le vôtre — mais un « monde meilleur » abstrait qu'il se charge, lui, d'en haut, de définir. Le bonheur réel des gens réels, ici, maintenant ? Trop petit. Trop concret. Trop libre. Ce qui compte, c'est le Plan. Le grand dessein. L'humanité comme projet à corriger. Et c'est là que Hayek se réveille dans sa tombe. Toute personne qui décide de votre bonheur à votre place, depuis le sommet, finit toujours par décider contre vous. C'est ce que Hayek appelait la présomption fatale : l'illusion qu'un esprit — ou un comité d'esprits brillants — pourrait organiser la société mieux que des millions de gens libres organisant leurs propres vies. Chaque fois qu'on a essayé, ça a fini en file d'attente, en pénurie, en barbelés. Pas par méchanceté. Par architecture. Et le mot-clé, c'est « utile ». « Utile » est le mot le plus dangereux du vocabulaire technocratique. Parce qu'il transforme l'humain en moyen. Utile à quoi ? Décidé par qui ? Dès qu'une vie ne vaut que par son utilité au Plan, celui qui n'est pas « utile » devient, par construction, de trop. Tout l'enfer du XXᵉ siècle est né de gens absolument persuadés d'être utiles à un futur meilleur. On me dira : Attali est sincère. C'est vrai. Il l'est totalement. C'est même ça qui en fait le cas d'école parfait. Nos ennemis ne sont pas des mauvaises personnes, ce sont des mauvaises idées. Attali n'est pas un méchant de film. C'est un homme brillant, travailleur, dévoué — qui porte une idée mortifère dans sa forme la plus pure : l'idée que le monde se pilote d'en haut, et que votre liberté est une variable d'ajustement du grand dessein. Et que fait-il, comme toute l'école qu'il incarne, devant l'échec patent du projet ? Exactement ce que je décrivais dans mon post précédent. Il ne conclut jamais « je me suis trompé ». Il conclut que le plan n'a pas été appliqué assez fort. Plus de gouvernance. Plus d'institutions au-dessus des peuples. Plus de monde « meilleur » décidé sans eux. Réfuté par le réel, le planificateur ne corrige pas : il double la dose. Alors posons la vraie ligne de fracture de notre époque. D'un côté, le planificateur. Il veut rendre le monde meilleur en décidant à votre place ce qui est bon pour vous. De l'autre, le constructeur. Il rend le monde meilleur en vous donnant des outils, de l'énergie, de la liberté — et en vous laissant chercher votre propre bonheur, à votre façon. Le premier vous trouve « utile ». Le second vous trouve libre. Choisissez bien. Tout est là. Au travail.

Brivael Le Pogam

157,712 views • 2 months ago