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@grm_off • 36,785 subscribers

Donneur d'opinions et conseiller en image. Liens : https://t.co/ixmW160aRl Soutien : https://t.co/V9kaAyJ9Ow

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L'Europe continue de protéger les tortues ! A compter du 1er janvier 2030, l'emballage plastique entourant les packs d'eau sera interdit. Il vous faudra donc transporter vos bouteilles une à une. On dit merci qui ?

L'Europe continue de protéger les tortues ! A compter du 1er janvier 2030, l'emballage plastique entourant les packs d'eau sera interdit. Il vous faudra donc transporter vos bouteilles une à une. On dit merci qui ?

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Éric Zemmour vient probablement de prononcer le discours politique français le plus intelligent sur l’intelligence artificielle. Ce qui m’a frappé tient d’abord à la méthode. Il raconte lui-même son cheminement : la méfiance, la peur, puis la curiosité. Il teste les outils, les confronte à l’histoire, à la littérature, à la géopolitique, à la jurisprudence. Il accepte d’être surpris. Cette humilité intellectuelle compte énormément sur un sujet qui déclenche tant de réflexes idéologiques. On sent aussi derrière le discours un travail sérieux, nourri par des ingénieurs, des entrepreneurs et des spécialistes qui connaissent réellement cette industrie. Surtout, Eric Zemmour réussit quelque chose que très peu de responsables politiques ont réussi jusqu’ici : il installe l’IA naturellement dans son logiciel. 1. Chez lui, l’intelligence artificielle devient immédiatement une question de civilisation. Une civilisation vivante invente. Elle reçoit un héritage et continue de produire. La référence à Prométhée résume parfaitement cette vision : honorer le feu transmis par nos ancêtres consiste aussi à allumer de nouveaux feux. 2. L’IA devient ensuite une question historique. Zemmour la situe dans la continuité de la vapeur, de l’électricité, de l’informatique, avec une différence considérable : cette révolution touche directement le langage, donc l’un des fondements mêmes de la civilisation humaine. Elle transforme simultanément la production, l’accès au savoir et les rapports de puissance entre nations. 3. La souveraineté énergétique rejoint la souveraineté numérique. Les modèles ont besoin de puissance de calcul, la puissance de calcul exige des data centers, les data centers exigent une énergie abondante. Le nucléaire français devient alors un avantage géopolitique majeur. Son image de la France réduite au rôle de "station-service" possède une vraie force : exporter notre électricité pour importer ensuite l’intelligence produite grâce à elle revient à abandonner une immense partie de la chaîne de valeur. 4. La géopolitique rejoint à son tour la culture. Quand l’essentiel de nos interactions avec l’IA passe par des modèles américains, les États-Unis acquièrent aussi un pouvoir sur les représentations, les réponses, les références et les catégories intellectuelles. Zemmour appelle cela une « colonisation cognitive ». Le terme est fort, et il saisit une réalité fondamentale : au XXIe siècle, la souveraineté concerne aussi notre capacité à produire nos propres outils de jugement. 5. Même cohérence sur l’éducation. Son intuition est excellente : plus les machines répondent, plus les humains doivent apprendre à juger leurs réponses. L’IA augmente donc la valeur de la culture générale, de la logique, de la grammaire, des mathématiques, de l’histoire, de la philosophie. La technologie la plus avancée ramène ainsi aux humanités les plus anciennes. Voilà une manière profondément conservatrice et pourtant résolument technophile de penser l’avenir. 6. Le discours devient ensuite économique. L’IA bouleverse les professions intellectuelles, fragilise certaines fonctions intermédiaires, transforme l’entrée des jeunes sur le marché du travail. En parallèle, elle augmente massivement la productivité, accélère la recherche, la conception, l’investissement et ouvre une nouvelle industrie faite de puces, de réseaux, d’énergie, de construction et de data centers. Zemmour relie même cette révolution à deux sujets centraux de son projet politique : ◻ La réduction de l’emploi public grâce aux gains de productivité ◻ La diminution du besoin d’immigration de travail grâce à l’alliance entre robotique et IA. Là encore, le sujet arrive naturellement dans son système de pensée. Enfin, sa réponse économique évite deux écueils classiques. ◻ Il veut un État puissant sur l’énergie, les infrastructures, la commande publique et la souveraineté. ◻ Il veut simultanément des entrepreneurs libres, moins de normes, moins de charges, davantage de capital privé et une mobilisation massive de l’épargne française. Son modèle ressemble finalement à celui du nucléaire français : une stratégie nationale claire, des infrastructures lourdes, puis des ingénieurs et des entreprises capables d’inventer. C’est là que ce discours prend toute sa force. Zemmour traite l’IA comme une révolution industrielle, culturelle, éducative, militaire, économique et civilisationnelle. Il voit ses dangers, ses opportunités, ses infrastructures, ses conséquences sociales et sa dimension géopolitique. Et surtout, il comprend que le véritable choix se situe ailleurs que dans l’enthousiasme ou la peur. (vitesse x1,5)

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795,513 views • 12 days ago

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La blochevique à récidivé. 😱 Plus de jogging, mais toujours des arguments de merde. On debunk. "Comment quelqu’un à 2 000 € peut-il épargner en plus pour sa retraite ?" Qui parle d’épargner "en plus" ? Les Français versent déjà chaque mois des centaines d’euros pour leur retraite. Le débat consiste justement à savoir où va cet argent. - Aujourd’hui, il paie immédiatement les retraités actuels. - Avec la capitalisation, une partie serait investie pour financer votre propre retraite. Elle ajoute donc artificiellement une deuxième facture pour rendre la capitalisation impossible. Ça marche sur les électeurs LFI ces conneries ? 2. "les gens comprennent mal la finance" C'est vrai. Et donc selon elle, l'État doit faire à leur place. Ça a toujours arrangé les communistes d'éloigner les individus de leur argent. La réalité, c'est qu'ils sont médiocres parce qu'ils n'ont pas intérêt à s'y intéresser comme les anglo-saxons. Posséder son épargne crée justement une incitation à comprendre inflation, rendement et intérêts composés. 41% des Français ont une assurance-vie, soit autant de millions d'individus qui ont dû choisir leur profil d'investisseur, le mode de gestion, etc. Brer, elle préfère institutionnaliser l'ignorance plutôt que de lutter contre. 3. Puis arrivent pénibilité, précarité et espérance de vie. Quand on vit plus longtemps, les années supplémentaires coûtent de l’argent dans TOUS les systèmes. - Avec la répartition, les actifs futurs paient davantage, travaillent plus longtemps ou reçoivent ensuite moins. - Avec la capitalisation, le patrimoine accumulé et ses rendements financent une partie de la facture. Et la solidarité peut évidemment compléter pour les carrières hachées ou pénibles. Elle transforme des problèmes universels en objections exclusives à la capitalisation. Fallacieux. 4. Enfin vient le moment où l’idéologie mange définitivement l’économie : "la capitalisation pousserait les entreprises à faire plus de profits et à verser plus de dividendes." Oui. Et heureusement ! Une entreprise cherche le profit. C’est ce qui permet d’investir, d’innover, d’embaucher, d’augmenter la productivité, de verser des salaires, des impôts et des cotisations. Le dividende rémunère celui qui apporte du capital et prend un risque. Sans entreprises obsédées par la création de richesse, son socialo-communisme serait resté bien au chaud dans Le Capital. Elle veut distribuer toujours davantage tout en méprisant ceux qui produisent ce qu’elle rêve de distribuer. PS : j'aimerais bien savoir quels livre d'économie elle a lu pendant ses études en sciences sociales. 🤣

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98,252 views • 21 days ago

Les gauchistes une fois les islamistes au pouvoir.
1:58

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Je viens de me faire l'interview de Marine Le Pen sur LCi, face à Darius Rochebin et franchement, y'a pas grand chose à dire (mis à part ce qui suit). Dans l’ensemble, Marine Le Pen a été solide sur quasiment tous les sujets : préparée, fine, convaincante, capable de répondre avec précision aux questions judiciaires, politiques, historiques et identitaires. Elle a su transformer son expérience en atout central, tout en neutralisant habilement l’argument du renouvellement incarné par Bardella. Sur le fond, elle a déroulé une vision cohérente du déclin français : école, frontières, budget, justice, industrie, agriculture, mondialisation. Elle a aussi été assez habile sur le passé du FN, en retournant l’accusation contre la gauche et en rappelant la présence de figures résistantes dans l’histoire du mouvement. Le seul vrai problème vient surtout du rythme de l’entretien : le journaliste a passé un temps interminable sur des sujets très journalistiques, très internes, souvent fastidieux pour le public. Elle s’en est bien sortie, mais l’interview aurait gagné en force avec davantage de temps consacré au fond politique, au pays réel et aux contradictions françaises qu’elle soulève. Là où le bât blesse, c'est (évidemment) sur l'islam et tient dans sa formule devenue obligatoire : "idéologie totalitaire islamiste". La formule rassure, protège, évite l’accusation d’amalgame. Elle permet de dire : je combats l’islamisme, tout en laissant l’islam intact. Sauf que cette séparation est largement artificielle. Les islamistes se réclament du même corpus que les musulmans : Coran, hadiths, jurisprudence, tradition, normes de pureté, de pudeur, de genre, de communauté. Toute la question tient alors dans le degré d’application, dans l’intensité politique donnée au texte, dans le passage de la croyance privée à la norme sociale. Manger halal, c’est islam ou islamisme ? Refuser de serrer la main d’une femme, c’est islam ou islamisme ? Demander une salle de prière au travail, des horaires séparés à la piscine, le burkini, le voile sur des petites filles, c’est islam ou islamisme ? Considérer l’apostat comme un traître, c’est islam ou islamisme ? Ensuite, Marine Le Pen croit résoudre la question musulmane par une catégorie sociologique rassurante : "ceux qui travaillent". Elle explique rencontrer des Français d’origine étrangère qui travaillent, élèvent leurs enfants, veulent vivre tranquilles et réclament de la fermeté contre "ceux qui mettent le foutoir". Très bien. Mais en quoi cela répond-il au sujet ? Des musulmans travaillent à la RATP, à l’école, à l’hôpital, dans les entreprises privées, dans les services publics. Cela n'empêche nullement certains de porter des revendications cultuelles insupportables et incompatibles avec la France : repas halal, salles de prière, refus de certaines interactions avec les femmes, contestations vestimentaires, demandes d’aménagements horaires, tensions autour du voile, du ramadan, de la mixité, de la laïcité. Le travail ne dissout pas la norme religieuse. Il peut même devenir l’un des lieux principaux où elle s’impose. L’argument est donc fallacieux : travailler, payer ses factures, élever ses enfants et vouloir l’ordre public ne dit rien du rapport à l’islam comme système normatif. On peut vouloir la tranquillité dans sa rue et refuser l’assimilation dans ses mœurs. On peut condamner les émeutiers et réclamer en même temps des accommodements religieux permanents. Son expression "ceux qui mettent le foutoir" ouvre une autre contradiction. Qui vise-t-elle exactement ? Les délinquants ? Les émeutiers ? Les islamistes ? 1) Si elle parle des musulmans turbulents, elle fait l’amalgame qu’elle prétend refuser. 2) Si elle parle des islamistes, elle réduit un projet politico-religieux structuré à une simple nuisance d’ordre public. Dans les deux cas, le raisonnement s’effondre. Marine Le Pen veut distinguer proprement islam, islamisme, immigration, délinquance, culture et assimilation. Or tout le problème français tient précisément dans leurs zones de contact : la religion devient culture, la culture devient revendication, la revendication devient pression sociale, puis la pression sociale devient rapport de force politique. La dédiabolisation c'est bien, mais si c'est au prix de la lâcheté et de l'achèvement de la France, c'est un peu cher payé.

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51,971 views • 2 months ago