
Joachim Le Floch-Imad
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Directeur de la @fondarespublica (@Chevenement) ; enseignant, auteur de « Main basse sur l’Éducation nationale » et de « Tolstoï: une vie philosophique » (Cerf)
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« Quand je vous écoute et quand je vous lis, Jean-François Copé, je comprends pourquoi la droite dite de gouvernement n’a plus d’électeurs aujourd’hui. Vous avez occupé depuis trente ans les responsabilités les plus éminentes : président de l'UMP, porte-parole du gouvernement, ministre, parlementaire dès 1995 (je n'étais même pas né !). Votre famille politique a longuement été au pouvoir, avec l'ensemble des leviers possibles et imaginables pour agir. Elle a alors trahi toutes les promesses faites à ses électeurs sur l'immigration. Et maintenant que les flux ont explosé et que la démographie du pays a changé, vous nous expliquez qu'il est "trop tard" pour légiférer sur le voile. Quand bien même en 2016 encore, vous vouliez interdire le port de signes religieux dans les établissements publics, jusque dans les musées, ce qui allait très loin à l'époque ! Cette attitude a un nom : le fatalisme. C'est le degré zéro de la politique. On n'attend pas de nos responsables qu'ils se contentent de prendre acte des processus à l'oeuvre, mais qu'ils fassent montre de méthode et de courage pour inverser le cours des choses. C’est l’une des leçons du général de Gaulle qui disait qu’entre « possible » et « impossible », il y avait deux lettres de différence et, surtout, un état d’esprit. Mais je n'ai pas le sentiment à vous écouter qu’il y ait encore beaucoup de gaullisme en vous. » 📎
Joachim Le Floch-Imad125,501 görüntüleme • 2 ay önce

Avec plus d’un élève de CM1 sur cinq qui parle une autre langue que le français à la maison et 41,6 % des moins de 4 ans qui sont immigrés ou d’origine immigrée (INSEE), l’immigration transforme en profondeur notre école. Elle n’est pas la seule cause de son délitement mais elle en amplifie toutes les difficultés. L’immigration renforce en particulier l’hétérogénéité des classes et abaisse le niveau moyen, chez nous comme dans 70 % des pays de l’OCDE. Les données officielles sont sans appel : PISA, par exemple, montre que les élèves issus de l’immigration ont 2,4 fois plus de risques que les élèves dits « autochtones » de figurer parmi les moins performants en mathématiques. À ces fragilités scolaires s’ajoutent des chocs culturels, un ressentiment post-colonial et des contestations de la laïcité que l’immigration, lorsqu’elle devient quantitativement hors de contrôle, ne fait qu’exacerber. Cette réalité n’exclut pas les belles trajectoires à l’échelle individuelle. Ni ne signifie qu’il faille céder à la stigmatisation ou à la discrimination de qui que ce soit - étant moi-même d’origine extra-européenne, je serais de toute manière très mal placé… Il y a urgence en revanche, au sommet de l’Etat, à poser les bons diagnostics et à reprendre en main les flux migratoires. L’école n’est pas un sanctuaire mais une caisse de résonance des fractures et des maux de la société. On ne remettra de l’ordre dans la première qu’en remettant de l’ordre dans la seconde.
Joachim Le Floch-Imad271,635 görüntüleme • 10 ay önce

« Quand l’idiot regarde Parcoursup, le sage désigne la massification universitaire. Rappelons que le taux de réussite au bac s’élève désormais à 96 % et que le nombre d’étudiants a été multiplié par huit depuis les années 60. Le résultat est connu : entre amphithéâtres surchargés, diplômes dévalués et échec massif en premier cycle. Seuls 36 % des étudiants obtiennent ainsi leur licence en trois ans. Selon la Cour des comptes, ces redoublements, réorientations et abandons coûtent plus d’un demi-milliard d’euros par an. Un luxe qu’une France surendettée ne peut plus se permettre. […] En sacralisant les études longues et les sciences sociales, nous avons produit des cohortes de diplômés frustrés, tout en dévalorisant les métiers de la main. Georges Pompidou nous avait pourtant prévenus : « Si l’université n’organise pas la sélection, la vie s’en chargera. » Sa prophétie s’est réalisée. La méritocratie a été abandonnée. Et le verdict est sans appel. Avec 21 % de chômage des jeunes, contre 3,2 % en Suisse, la France paie aujourd’hui le prix de ses illusions. […] Pour permettre une entrée plus précoce sur le marché du travail, il faut d’abord un sursaut culturel : reconnaître la diversité des talents et des intelligences. Les métiers de l’agriculture, du bâtiment, de la restauration ou de l’industrie ne sont pas seulement de beaux métiers ; ce sont des métiers d’avenir dont dépendent notre prospérité et notre souveraineté. Mais ce changement de regard ne suffira pas. Il faut aussi cesser d’enfermer les jeunes dans un même moule généraliste et refaire de l’enseignement technique et de l’apprentissage des voies d’excellence. Cela suppose notamment de passer du collège unique au collège modulaire, pour favoriser dès la classe de 4e, l’immersion professionnelle et l’acquisition de compétences nécessaires au rebond productif. Un tel chantier se heurtera à de puissantes résistances. Il exigera du courage politique, au service d’une demande populaire claire. L’élection présidentielle à venir représente à cet égard une chance de passer du diagnostic à l’action. Encore faut-il que l’école occupe une place centrale, sinon première, dans les débats ! » 📎
Joachim Le Floch-Imad22,318 görüntüleme • 24 gün önce

« Elle s’appelle Marie Reynier. Son nom ne vous dira rien. En 2011, alors rectrice de l’académie d’Orléans, cette universitaire avait pourtant défrayé la chronique en liant l’échec scolaire à la surreprésentation d’élèves issus de l’immigration. Marie Reynier n’avait enfreint aucune loi, mais elle avait brisé un tabou. La sanction fut donc immédiate, entre pressions de l’administration et plaintes d’enseignants soutenus par la CGT-Éducation. Acculée, Marie Reynier dut reculer. Traitée de raciste, elle dut s’excuser. L’épisode a fait jurisprudence, si bien que le sujet est devenu intouchable dans l’Éducation nationale. En privé, bien sûr, nombreux sont ceux qui déplorent les effets d’une immigration incontrôlée sur une école déjà fragilisée. En public, pourtant, le silence règne. Tout le monde sait et tout le monde se tait. La libération de la parole est, paraît-il, à la mode. Mais de même que le communisme produisait des citoyens plus égaux que d’autres, le progressisme fabrique des paroles plus libres que d’autres. » Mon édito politique du jour sur Europe 1. Bon dimanche et à très vite ! 📎
Joachim Le Floch-Imad78,431 görüntüleme • 5 ay önce

« On va leur montrer qu’on est plus nombreux. […] On est plus intelligents. On est plus endurants. […] S’ils arrivent pas à faire des enfants, tant pis pour eux. En tout cas, nous on a réussi à le faire. » Peu l’ont relevé, mais avant d’être député, ce monsieur enseignait l’économie et le droit dans l’académie de Paris. Au vu de son racialisme assumé, de son communautarisme et de sa misogynie envers Rachida Dati, on imagine sans peine que ses élèves ont été instruits en toute neutralité, dans le respect du Code de l’éducation et des « valeurs de la République ». Vous avez dit main basse sur l’Éducation nationale ?
Joachim Le Floch-Imad90,129 görüntüleme • 6 ay önce

+1157 % de mentions « très bien » au bac en 25 ans et un taux de réussite de 96 % en voie générale… alors même que 85 % des professeurs constatent une « baisse du niveau moyen » (OpinionWay). Le Bac est devenu le symbole par excellence de la démagogie scolaire et du retournement de l'Éducation nationale contre l’exigence intellectuelle. Il y a urgence à restaurer la valeur certificative des examens et à réintroduire une véritable sélection à l’entrée de l’université. On ne peut laisser celle-ci s’enliser dans la médiocrité, au prix d’un échec massif en premier cycle qui coûte déjà 534 millions d’euros par an à la Nation (Cour des comptes). Refuser la sélection à l’université, c’est en réalité organiser la sélection… pour le chômage. Certains appellent cela l’égalité ; j’y vois, quant à moi, une fabrique d’échec et de frustrations. - - - Merci à Anne Sophie Lapix pour son invitation hier soir dans « On refait le monde » (RTL France), consacré au thème : « Éducation nationale : comment faire face au déclin ?
Joachim Le Floch-Imad132,655 görüntüleme • 10 ay önce

Quelques jours avant sa décapitation, le 16 octobre 2020, Samuel Paty, lucide sur le sort qui l’attendait, disait « vouloir que sa vie et que sa mort servent à quelque chose ». Cinq ans après, force est de constater que sa dernière volonté a été bafouée, comme si Samuel Paty était mort en vain. Rien n'a fondamentalement changé : - Toujours la même violence à l'endroit de nos professeurs, dont 100 000 sont menacés ou agressés chaque année. - Toujours la même peur au ventre qui contraint 56 % d'entre eux à l'autocensure. - Toujours la même culture du pas de vague, faite de bureaucratie, de dilution de la responsabilité, voire d'inversion de la culpabilité. - Toujours les mêmes experts qui ont pignon sur rue dans l'Éducation nationale pour expliquer qu'« il n'y a pas d'augmentation du nombre de victimes » (Éric Debarbieux). - Toujours la même lâcheté des politiciens qui détournent le regard ou, à l'instar de l'actuelle ministre, expliquent qu'il ne faut pas « légiférer à chaud ». L'école qui a fait la France hier est en train de la défaire aujourd'hui. Combien de drames faudra-t-il supporter avant le sursaut ? - - - Merci à Eliot Deval de m’avoir donné la parole ce matin sur la violence à l’école, sujet au cœur de mon ouvrage « Main basse sur l’Éducation nationale ».
Joachim Le Floch-Imad68,170 görüntüleme • 9 ay önce

Avec le philosophe Philippe Nemo, nous partageons le même diagnostic des maux qui minent notre école : mal-être des personnels, égalitarisme, surbureaucratisation, pédagogies hostiles à la transmission. Nous divergeons toutefois sur le remède. Disciple d’Hayek et de Friedman, Nemo estime que l’Éducation nationale est, par essence, ingouvernable et qu’il faut en finir avec le « centralisme éducatif ». Je considère quant à moi que le problème est avant tout politique et plaide pour une reprise en main de l’État profond par le haut — une démarche qu’aucun gouvernement n’a jamais tentée, pas même Claude Allègre qui avait parlé de « dégraisser le Mammouth ». Je crois en outre que les modèles étrangers que les libéraux mettent en avant sont pour l’essentiel fantasmés (la Suède qui subit le même naufrage éducatif que la France : voir son effondrement de 45 points dans le dernier classement Pisa) ou inimitables, car les systèmes éducatifs ne sont interchangeables, pas plus que les peuples qui les portent. Le rayonnement éducatif de pays aussi centralisés que Singapour, le Japon, la Chine, Taïwan ou la Corée du Sud le prouve : le problème ne réside pas dans le ratio enseignement public/enseignement privé, mais dans des explications plus profondes — vision des finalités de l’école, rapport à la méritocratie, cadre disciplinaire, formation des maîtres, homogénéité culturelle de la nation et état du corps social. L’autonomie, je l’explique dans « Main basse sur l’Éducation nationale », charrie ses propres dérives : transformation de l’école en marché scolaire, soumission aux parents-consommateurs, fragmentation communautaire, transformation des chefs d’établissement en managers, machine technocratique de l’évaluation, augmentation des inégalités sociales et géographiques. - - - Merci au « Club Le Figaro Idées » et à Alexis Feertchak d’avoir rendu cette discussion de fond possible ! Le débat reste ouvert.
Joachim Le Floch-Imad69,835 görüntüleme • 9 ay önce

« Jour après jour, les islamistes nous testent, et leurs idiots utiles nous invitent à tendre l’autre joue. À Samuel Paty, je ne dirai donc pas ce matin : «Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »Malheureusement, ils le savent tous. Et ils le savent très bien. » Pour mon premier édito Europe 1, j’ai choisi de vous parler du procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, où tout se déroule comme si l’on voulait lui administrer, post mortem, le venin du mensonge qu’il n’a que trop connu. Comme si l’exercice de la défense impliquait de faire montre d’indécence. Comme s’il fallait ajouter au djihad par l’épée le djihad judiciaire.
Joachim Le Floch-Imad36,253 görüntüleme • 5 ay önce

« Ceux qui voudraient voir dans la nomination de Rodrigo Arenas au CSP un cas isolé devraient lire le remarquable livre de Joachim Le Floch-Imad Main basse sur l’Éducation nationale. L’enseignant et essayiste y décrit l’existence d’un État profond au sein de la rue de Grenelle. […] La nomination de Rodrigo Arenas s’inscrit dans une stratégie de verrouillage du système scolaire. On ne réformera pas l’école sans démanteler cet État dans l’Etat, et sans supprimer le Conseil supérieur des programmes, devenu le cheval de Troie des idéologues progressistes et gauchistes. » Un grand merci à Alexandre Devecchio pour ses mots chaleureux dans son édito Europe 1 du jour ! La reprise en main par le politique de la technostructure de l’Éducation nationale, plus puissante et autonome que jamais, conditionne en effet le redressement de l’école et, à travers elle, de la France. Ce sera l’un des enjeux centraux de la prochaine élection présidentielle. 📎
Joachim Le Floch-Imad42,326 görüntüleme • 6 ay önce

On ne peut qu’espérer la condamnation de Dahbia Benkired à la perpétuité incompressible. Elle ne mérite pas de deuxième chance : ni Lola, ni sa mère qui a sombré dans la dépression, ni son père qui est mort de chagrin, n’en ont eu. Le terme de « récupération », que les accompagnateurs du désastre sont si prompts à employer, n'a quant à lui aucun sens. Ce n'est pas récupérer le meurtre de Lola que d'interroger ce qui l'a rendu possible et d'en tirer des conclusions pour que d'autres vies innocentes ne soient pas fauchées demain. C'est même le propre de la politique. Ce procès n'est donc pas seulement celui d'une criminelle et des tréfonds de l'âme humaine. C’est aussi, puisque l’accusée n’aurait jamais dû se trouver sur notre sol, celui de la technostructure, des politiciens au pouvoir et de leur incapacité à faire respecter les OQTF, à rebours de tous leurs engagements pris devant les Français. C'est le procès d'une immigration hors de contrôle quantitativement et antagonique à ce que nous sommes qualitativement. C'est, enfin, le procès de la classe médiatique, des associations, de l'intelligenscia et de tous ceux qui, par lâcheté ou par idéologie, regardent ailleurs voire trient les victimes.
Joachim Le Floch-Imad52,070 görüntüleme • 8 ay önce

En 2011, la rectrice d’Orléans avait alerté sur l’impact de l’immigration sur l’école, avant de se rétracter quelques jours plus tard face à la polémique naissante, en prétextant que ses propos avaient été sortis de leur contexte. Ce recul symbolise bien la terreur qui règne au sommet de l’Éducation nationale où, pour reprendre la terminologie de Samuel Fitoussi, la rationalité sociale prime la rationalité épistémique, c’est-à-dire que l’on privilégie sa réputation et l’avancée de sa carrière plutôt que la vérité elle-même. Après des décennies de déni, d’idéologie et de mensonge, j’ai voulu mettre fin à cette lame de fond qui part du principe que l’immigration serait, peu importe son profil qualitatif et son ampleur quantitative, « une chance pour la France » (Bernard Stasi). Je remercie l’Observatoire de l'immigration et de la démographie de m’avoir permis de conduire et publier ce travail. 📎
Joachim Le Floch-Imad37,618 görüntüleme • 5 ay önce

Face à Alexandre Devecchio, Sibeth Ndiaye, ex-conseillère du président de la République et ex-porte-parole du gouvernement, affirme ne voir aucun rapport entre l’immigration et les débordements après la victoire du PSG en Ligue des champions. On comprend mieux l’état du pays !
Joachim Le Floch-Imad31,328 görüntüleme • 5 ay önce

L’agression insoutenable dont a été victime cet enseignant à Montpellier ne constitue que la partie émergée de l’iceberg d’une violence scolaire bien plus vaste, puisque 100 000 professeurs sont menacés ou agressés chaque année. Ces enseignants, qui ne demandent qu’à exercer leur métier dans des conditions acceptables, attendent de leurs dirigeants du courage pour les protéger : celui qui consiste à poser les bons diagnostics et à mettre en œuvre de véritables politiques de rupture. C’est tout l’inverse de ce que propose l’actuel ministre, Édouard Geffray, incarnation chimiquement pure de la bureaucratie à la française, qui ne semble avoir d’autre préoccupation que de gérer les affaires courantes et d’organiser l’immobilisme, en attendant 2027. Vivement que cette page se tourne ! 📎
Joachim Le Floch-Imad18,365 görüntüleme • 2 ay önce

L'Éducation nationale souffre moins d'un manque de moyens que d'une allocation catastrophique de ceux-ci. On nous explique que l'école est "à l'os" et qu'il n'est pas possible de revaloriser nos professeurs, d'investir dans le primaire, de rénover le bâti. Et en même temps : - 20 % de la dépense totale des établissements va à des personnels non-enseignants, le double de nos voisins. - On entretient une bureaucratie pléthorique, des comités Théodule toujours plus nombreux (le Conseil scientifique de l'Éducation nationale ?) et un mille-feuille administratif illisible. - L'absence de sélection à l'université et l'échec massif en premier cycle coûtent 534 millions d'euros par an. - On a investi 500 millions d'euros dans le Conseil national de la refondation sur l’éducation (CNR) d'Emmanuel Macron, 500 millions dans un système de gestion RH abandonné à peine lancé, et l'on voudrait maintenant un SNU généralisé à 5 milliards par an. - Le ministère vit sur le mythe de la "gratuité". La commande publique est surfacturée. Et l'on arrose en permanence le désert avec des chèques en blanc. - La complémentaire santé de l'Éducation nationale prend en charge l'homéopathie, l'ostéopathie et la sophrologie. Des économies à faire, il y en a ! Moins d'argent pour les gabegies, plus pour les priorités d'intérêt général. Pas moins d'État ou plus d'État, mais mieux d'État…
Joachim Le Floch-Imad50,666 görüntüleme • 10 ay önce

Notre école n’instruit plus, mais co-construit. Elle n’éduque plus, mais rééduque. Elle ne forme plus des citoyens libres parce que cultivés, mais des éco-citoyens, selon l’utopie révolutionnaire de l’homme nouveau. C’est de ce brouillage des finalités que découlent tous les maux de notre système éducatif : l’effondrement du niveau, la montée des incivilités et des violences, la crise de dignité et le mal-être des personnels. Il y a urgence, au sommet du ministère, à retrouver des idéaux régulateurs clairs. Urgence à soutenir ceux de nos professeurs qui, envers et contre tout, restent fidèles à leur mission première : transmettre des savoirs et insuffler la passion de leur discipline.
Joachim Le Floch-Imad47,156 görüntüleme • 9 ay önce

« - 38 % des musulmans scolarisés en France qui se refusent à condamner l’assassinat de Dominique Bernard (IFOP) ; Des pans entiers des programmes contestés car jugés « haram » et 56% des professeurs contraints de s’autocensurer ; - 1000 mineurs avec des fiches actives pour islamisme, sur fond d’explosion des provocations vestimentaires, des intimidations et des crimes d’honneur. Les islamistes ont fait de l’école une cible stratégique à investir pour mettre le feu aux esprits et subvertir la société. Cela a d’abord été le cas dans les pays musulmans (la décennie noire en Algérie, l’Iran, l’Afghanistan). Nous sommes dorénavant confrontés à un défi similaire qui n’est apparu en France que grâce à la démission du politique. Tout est dans la phrase de Lionel Jospin, en 1989 lors de l’affaire du foulard de Creil : « Qu’est-ce que vous « Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise ? » Face à l’entrisme islamiste, il y a urgence à des actes forts : - Diminution significative, en amont, des flux migratoires ; - Remise à plat de la justice des mineurs, sortie des élèves radicalisés du circuit ordinaire, internats dédiés et construction de places en centres éducatifs fermés ; - Soutien inconditionnel de l’Institution aux professeurs pris pour cible ; - Retour à de la cohérence dans les nominations dans l’administration, retrait d’agrément aux associations qui s’opposent à la loi de 2004 et rappel à l’ordre des fonctionnaires qui refusent la mise en œuvre de l’interdiction de l’abaya et détricotent la laïcité à la française. » Un entretien au Le Figaro TV dont je remercie les journalistes et les équipes pour leur intérêt pour « Main basse sur l’Éducation nationale » !
Joachim Le Floch-Imad47,121 görüntüleme • 10 ay önce

En apprenant hier soir le verdict du procès Paty, j’ai repensé aux mots de sa sœur Mickaëlle à la barre. Elle avait dit espérer montrer à ses fils de douze ans que « les méchants ne gagneraient pas à la fin ». Force est de constater que la justice n'a pas pris ses responsabilités et que, malgré la reconnaissance de la « fatwa numérique » comme un crime, les « méchants » ont, en partie, gagné. C’est une claque pour les proches de Samuel Paty ; pour tous les professeurs qui, face à la menace islamiste, se demandent « à qui le tour ? » ; et pour tous ceux qui n'aspiraient pas à la vengeance mais à la réparation. Ils ne l'obtiendront pas, cette fois.
Joachim Le Floch-Imad20,602 görüntüleme • 4 ay önce

Merci à Dimitri Pavlenko d’avoir cité, ce matin, mon ouvrage « Main basse sur l’Éducation nationale » et rappelé que l’institution n’a toujours pas pris la mesure de la menace islamiste qui pèse sur l’école. La panthéonisation de Samuel Paty récompenserait légitimement l’exemplarité de l’enseignant et le courage de l’homme qui, jusqu’au bout, s’est tenu debout face aux mensonges, aux menaces et aux lâchetés que l’on sait. Mais elle ne serait qu’un énième geste sans lendemain en l’absence de décisions de rupture pour protéger et revaloriser le corps enseignant. Les professeurs ne veulent pas être honorés morts, mais accompagnés, écoutés et respectés vivants. Le chemin en ce sens sera long lorsqu’on sait que seuls 4 % d’entre eux se sentent aujourd’hui soutenus par la société, le pire chiffre de l’OCDE. Là est pourtant la priorité !
Joachim Le Floch-Imad24,492 görüntüleme • 5 ay önce

Le collège unique, instauré par la loi Haby, a exacerbé l’hétérogénéité des classes et s’est accompagné de l’injonction - théorisée noir sur blanc par les intellectuels organiques de l’Éducation nationale - d’aligner les exigences sur le niveau des élèves les plus faibles, afin de ne perdre personne en route. C’est ce dévoiement de l’égalité en égalitarisme qu’Alexandre Soljenitsyne avait remarquablement décrit en son temps : « Quand on coupe toutes les têtes qui dépassent, à la fin, il ne reste plus que les nains. » Et c’est avec cette vieille logique révolutionnaire, totalitaire même, qu’il s’agit de rompre, si l’on veut se donner une chance de redresser notre école. 📎
Joachim Le Floch-Imad18,856 görüntüleme • 4 ay önce