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Roger Kamba

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Époux & Père | Médecin | Formateur | Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Au service de la santé pour tous 🇨🇩 #SantéPourTous

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Avant ≠ Après : les résultats sont là. 📍 Avant, 70 à 74 femmes mouraient chaque jour en accouchant. 📍 Avant, des nouveau-nés mouraient faute d’une prise en charge précoce. 📍 Avant, des mères étaient retenues dans les hôpitaux pour dettes. Aujourd’hui, la réalité a changé. Grâce à la gratuité de la maternité : 2 315 586 femmes et nouveau-nés ont été pris en charge en 15 mois. La mortalité néonatale est passée de 23 à 18 pour 1 000 naissances dans les centres concernés. Ce n’est pas théorique. C’est mesurable. Les centres de référence comme Kalembe-Lembé, Ngaliema, Mama Yemo ou les Cliniques universitaires en témoignent. Ils reçoivent désormais les cas plus tôt, sauvent plus de vies et bénéficient d’un appui financier direct. 📈 À Kalembe-Lembé : +207 % d’augmentation sur les rémunérations en novembre 2023, +259 % en décembre 2023. Pourquoi ? Parce que le programme est bien géré et bien financé. Et nous n’avons retiré aucune activité aux hôpitaux. Nous avons simplement dit une chose : les mamans et les bébés ne paient plus. C’est l’État qui paie pour eux. C’est ce que prévoit la loi sur l’assurance maladie votée ici même en 2023 : un système contributif, avec une part d’assistance pour les personnes vulnérables. Et nous avons fait un choix politique fort : les mères et les nouveau-nés sont désormais considérés comme vulnérables — où qu’ils soient.

Roger Kamba

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On ne revient pas en arrière. Deux choix sont possibles : soit on laisse les mères continuer à payer pour donner la vie, soit on applique la loi que vous avez votée — celle qui protège les personnes vulnérables. Le gouvernement a fait son choix : nous ne laisserons plus les femmes payer pour accoucher. Ce n’est pas une posture. C’est un principe. Revenir en arrière, ce serait condamner à nouveau des mères à mourir en silence, des bébés à rester retenus dans des hôpitaux faute de paiement. Nous refusons cela. Et les faits sont là. Des études sérieuses — y compris dans les pays développés — montrent que les dépenses directes de santé sont la première cause de pauvreté. Notre engagement est clair : mettre en œuvre la Couverture Santé Universelle malgré les difficultés. Nous avons opté pour un financement mixte, associant les fonds de l’État à ceux de la Banque mondiale. Mais une avancée majeure a été actée : le Conseil National du Travail a validé la mise en place d’un système contributif. 👉 Dès juillet, 2,5 % des salaires seront affectés à la CSU : 0,5 % par le travailleur, 2 % par l’employeur. C’est un tournant. Ce prélèvement pérennise la gratuité. Il transforme une décision politique en système durable. Alors oui, nous débattons. Oui, nous évaluons. Mais surtout, nous avançons. Avec lucidité, avec responsabilité, et avec un seul objectif : que plus aucune femme congolaise ne soit laissée seule face à la vie.

Roger Kamba

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