
Dominique de Villepin
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Ancien Premier ministre de la République française
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Je voudrais vous parler d’un livre qui déplace nos certitudes. Dans Les Mots et les choses, Foucault montre que chaque époque pense à l’intérieur d’un cadre invisible, d’une grammaire du possible, et que cet ordre change sans que nous en ayons conscience. Il nous dit que nos débats portent sur des cadres de pensée avant de porter sur des opinions, et que contrôler le savoir, c’est contrôler le possible. Il nous dit aussi qu’une société qui oublie que ses catégories sont construites les transforme en essences, ce qui constitue le premier pas vers la déshumanisation. Lisons Foucault et gardons quelques gestes simples d’humanité : quand un débat s’enflamme, demandons-nous qui a le pouvoir de nommer, de définir, de classer. Quand une technologie promet l’objectivité, demandons-nous quel tableau elle construit et à qui il profite. Quand une société devient dure, demandons-nous quel « homme » elle fabrique. Notre époque se croit moderne parce qu’elle possède des machines puissantes. La vraie modernité serait de garder la liberté de penser autrement qu’elles, de rappeler que derrière les mots il y a des choses, et derrière les choses des vies. Si nous perdons ce lien, nous perdrons plus qu’un débat, nous perdrons notre humanité.
Dominique de Villepin291,600 Aufrufe • vor 3 Tagen

Cet été, je vous fais découvrir ma playlist. Un morceau y revient sans cesse : Zombie, de Fela Kuti. En 1976, en pleine dictature militaire au Nigeria, l’inventeur de l’afrobeat ose l’impensable : comparer les soldats de la junte à des morts-vivants, à des automates qui marchent, tirent et tuent sans jamais penser. En réponse, un millier de soldats attaquent sa maison et brûlent son studio. Sa mère est jetée d’une fenêtre et meurt de ses blessures. Fela Kuti aurait pu se taire, s’exiler, renoncer. Il continue à chanter, parce que, si l’on peut brûler une maison, on ne brûle pas une chanson. Les grands crimes de l’histoire ont eu besoin de zombies. Fela Kuti leur oppose le plus haut des courages : le pouvoir de dire non. Non à l’ordre injuste, non à la force sans droit, non à la fatalité. Alors écoutez Zombie. C’est la démonstration, en douze minutes de cuivres flamboyants, que la joie elle-même peut être une forme de résistance.
Dominique de Villepin353,851 Aufrufe • vor 7 Tagen

Cet été, je vous fais découvrir ma playlist. Dans Let England Shake, l’album que PJ Harvey a consacré, en 2011, à la guerre, j’aurais pu tout recommander. Mais je choisis une seule chanson : The Words That Maketh Murder. C’est la guerre vue d’en bas, celle des soldats de Gallipoli en 1915, celle des corps abandonnés, des membres arrachés, des jeunes hommes fauchés par vagues entières pour quelques mètres de terrain. Et l’horreur absolue chantée sur des mélodies presque enfantines, par une voix haut perchée, sur un air de comptine, comme ces chansons de marche que fredonnaient les soldats pour ne pas devenir fous. J’ai passé une partie de ma vie à étudier la guerre, à la côtoyer dans l’exercice de la diplomatie, à tenter de l’empêcher. PJ Harvey a compris ce que bien des chancelleries oublient : la guerre commence toujours par des mots. Des mots qui déshumanisent l’adversaire, des mots qui promettent une victoire facile, des mots qui fabriquent le meurtre avant la première balle. J’entends dans cette chanson le rappel que, face à la barbarie, il n’existe que deux voies : la vengeance infinie ou le droit, seule invention humaine capable d’interrompre le cycle du sang. À l’heure où la guerre est revenue en Europe et déchire le Proche-Orient, écoutez cette chanson. Écoutez tout l’album. C’est l’œuvre d’une poétesse qui dit non.
Dominique de Villepin99,175 Aufrufe • vor 2 Tagen

Décrétons la République culturelle. Ma première mesure pour la culture ? Installer la culture à l’Élysée, la faire entrer dans le domaine réservé du Président de la République, comme la politique étrangère et la défense. À l’heure de la vassalisation des esprits, la culture sera le cœur de notre nouvelle politique d’indépendance. Après la culture pour tous, la culture de tous, nous ferons la culture par tous, en donnant à chaque enfant la possibilité d’exprimer son talent. La culture est aussi notre premier lieu de réconciliation : celui où les corps et les esprits se rassemblent, et où chacun s’affirme pleinement comme citoyen de la République française. Nous instaurerons une véritable solidarité dans le secteur culturel en mettant en place des mécanismes de répartition entre les grandes et les petites salles. Nous créerons une Maison des arts dans chaque bassin de vie. À Avignon, j’ai présenté mon programme culturel pour redresser la France par l’esprit. Retrouvez toutes mes propositions dans ma dernière chronique : “La République Culturelle : Vivants, Toujours !” sur le site
Dominique de Villepin326,686 Aufrufe • vor 16 Tagen

Ce week-end est classé rouge par Bison Futé. Des centaines de milliers de familles partent sur les routes de France pour profiter de leurs vacances. Mais aujourd’hui, je veux parler de celles et ceux qui ne partent pas. Familles modestes, retraités, jeunes, agriculteurs, aidants, soignants. Ces situations ne se ressemblent pas, mais elles racontent toutes la même chose : une France qui s’est habituée à ce que les vacances soient un droit pour certains, un luxe pour d’autres. En 1936, le droit aux congés payés reconnaissait aux travailleurs une dignité nouvelle. Une révolution silencieuse, parce qu’elle touchait au temps, à cette ressource que l’argent seul ne peut remplacer. Quatre-vingt-dix ans plus tard, ce droit existe toujours sur le papier, mais il s’est vidé de sa substance réelle : avoir des congés ne sert à rien si l’on n’a pas les moyens matériels d’en profiter. C’est pourquoi je souhaite que nous instaurions dans notre pays une véritable politique du droit aux vacances, au même titre que le droit au logement ou le droit à la santé. Cet été, en pensant à tous ceux qui partent, ayons une pensée pour tous ceux qui restent. Et faisons en sorte, l’année prochaine, qu’ils soient un peu moins nombreux.
Dominique de Villepin54,894 Aufrufe • vor 5 Tagen

Et si l’Europe, en colonisant le monde, s’était aussi abîmée elle-même ? Et si le travail de décolonisation commençait d’abord à l’intérieur, dans notre regard, dans nos mots, dans nos habitudes de pensée ? Voilà les questions que pose Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme. En transformant les peuples en objets, les terres en butin, l’Europe s’est ensauvagée. Première leçon de ce texte : une civilisation se juge à la manière dont elle traite ceux qu’elle pourrait vouloir écraser. Deuxième leçon : la langue est un champ de bataille. Césaire s’attaque aux mots qui anesthésient, comme ces « missions civilisatrices » qui, en réalité, sont une entreprise méthodique de déshumanisation. Il nous impose une discipline de fer : nommer avec justesse. Car mal nommer l’inacceptable, c’est lui permettre de s’accomplir sous le couvert de la respectabilité. Troisième leçon : l’universel n’est pas un masque à géométrie variable. Il n’existe pas de droits de l’homme qui s’arrêtent aux frontières ou à la couleur de peau. Accepter que certains soient « moins humains » que d’autres, c’est permettre la destruction de l’édifice entier de notre dignité. La quatrième leçon, enfin, c’est que l’indifférence est une complicité. Le colonialisme prospère dans l’habitude et le confort des consciences qui s’accommodent de la souffrance lointaine. Dès que la vie de l’autre devient une statistique ou un « dossier », nous préparons le lit des barbaries futures. Lire Césaire aujourd’hui est un acte de vigilance absolue : c’est refuser la chosification sous toutes ses formes, qu’elles soient économiques ou sécuritaires, et tenir l’humanité entière pour seule mesure afin de ne plus jamais laisser la force devenir la loi.
Dominique de Villepin1,097,040 Aufrufe • vor 3 Monaten

Je voudrais vous parler d’un « non » qui a les couleurs de la mer, qui porte le souffle du vent dans les voiles et qui ne cesse aujourd’hui de nous parler de liberté. Ce « non », c’est celui de Florence Arthaud. C’est le « non » à la fatalité lorsqu'à dix-sept ans, le corps brisé par un grave accident, elle choisit la haute mer plutôt que la prudence. C’est le « non » aux places assignées quand, à vingt et un ans, elle s'élance seule au milieu des géants sur la première Route du Rhum. C’est le « non » à des siècles d'évidence lorsque, en 1990, elle bat le record de l'Atlantique et s'impose en vainqueure absolue à Pointe-à-Pitre. De cette vie de sel et de vent, il faut retenir trois leçons. La première leçon, c'est que le destin ne prononce jamais de sentence définitive. Nos vies ne sont pas écrites d'avance : les verdicts les plus sombres s’effacent devant la volonté et le désir de vivre. On ne naît pas libre, on le devient. La deuxième leçon, c'est que l'égalité se prouve par les actes. Face à un océan qui ignore les préjugés et le genre, elle n'a réclamé qu'une ligne de départ égale pour prouver, devant les meilleurs marins de sa génération, que la mer ne demande que du courage, de l'endurance et du talent. La troisième leçon, c'est que la liberté est une fidélité. Fidélité à la solidarité des gens de mer, fidélité au courage face aux périls, et fidélité aux autres femmes pour lesquelles elle a ouvert la voie jusqu'à son dernier souffle. En léguant ce sillage aux nouvelles générations, Florence Arthaud nous rappelle qu’aucune traversée n’appartient seulement à celle qui l’accomplit, et invite chacune à oser, enfin, larguer les amarres.
Dominique de Villepin34,377 Aufrufe • vor 9 Tagen

La dissolution aura lieu. Demain ou dans quelques semaines. Avec un risque : celui de l’extrême droite. Celle qui a gouverné en 1940. Celle qui sera toujours tentée de s'aligner sur des puissances étrangères illibérales. Nous n'avons plus le choix. Il est de notre devoir de réunir au plus vite les forces sociales, écologistes, républicaines, humanistes pour qu'elles se rassemblent. Entretien du 11.10.25 sur BFM
Dominique de Villepin874,125 Aufrufe • vor 10 Monaten

Je mesure 1 mètre 91 : je ne rentre dans aucune case ! Il nous faut sortir des vieilles recettes politiques. Je ne me reconnais pas dans ces cases qui cloisonnent le débat et empêchent de se concentrer sur l’essentiel : l’intérêt général de la France et des Français. Il ne s’agit pas de s’enfermer dans un fourre-tout idéologique comme certains ont pu le faire, mais de se fixer des principes et des boussoles qui nous permettront de faire face à l’état d’urgence républicaine. J’ai choisi les miens : l’ordre républicain et la justice sociale. L’un ne va pas sans l’autre. Je sais d’où je viens, et je souhaite parler à tous les Français, d’où qu’ils viennent ou quels que soient leurs engagements. Ce que je souhaite, c’est échanger, proposer, construire, inventer, transformer l’existant et imaginer un nouvel avenir pour protéger chaque citoyen. C’est la démarche et l’ambition que je me suis fixées et auxquelles je compte me tenir pour l’avenir. Entretien du 11.09.25 sur franceinfo
Dominique de Villepin945,440 Aufrufe • vor 11 Monaten

Dostoïevski est un écrivain rare parce qu’il sait relier l’intime et le commun. Il déterre ce que nous avons de plus fragile pour en faire une vérité universelle. Dans les Carnets du sous-sol, il nous tend un miroir discret mais implacable : il nous fait descendre dans cette « cave » intérieure où s’accumulent les petites humiliations, les rancœurs, la peur d’être vu tel que l’on est. Si je partage ce livre aujourd’hui, c’est parce qu’il éclaire une tentation très humaine : rester attaché à sa blessure, parce qu’elle est familière, plutôt que risquer la guérison et s’employer à vivre. Le narrateur veut être reconnu, mais il se défend de tout par l’ironie, la contradiction, le retrait. Il souffre, et il se fait souffrir encore, comme si la douleur était devenue une manière d’exister. Dostoïevski ne moralise pas. Il regarde. Et il laisse une leçon simple, presque tendre : la vengeance n’apaise pas, elle enferme ; la vérité, elle, libère. La force commence peut-être là, dans l’acceptation de sa fragilité, dans ce pas vers soi et vers l’autre qui coûte, mais qui ouvre et libère. En 2026, dans un monde où la colère circule vite, c’est une boussole précieuse : ne pas faire de sa blessure une identité, ne pas laisser le ressentiment gouverner sa vie.
Dominique de Villepin275,853 Aufrufe • vor 6 Monaten

« D'où vient que la maison se casse en deux à l’intérieur de nous. » - Khalil Hawi Ce grand poète libanais s'est suicidé en 1982 en apprenant l'occupation de son pays. Nous franchissons une nouvelle étape dans l'histoire du Liban. Chaque Libanais est aujourd'hui victime d'une nouvelle agression. Chaque Libanais est divisé en deux. Et le pays se divise entre des visions irréconciliables. Mesurons notre responsabilité de Français, d'Européens, vis-à-vis de ce peuple ami. Cette tragédie nous concerne, nous Français, plus que tout autre. Ce qui se casse là-bas peut annoncer ce qui, demain, pourrait se briser en Europe même.
Dominique de Villepin199,054 Aufrufe • vor 4 Monaten

Il y a des scènes qui traversent les siècles parce qu’elles parlent profondément de nous et de ce que nous sommes. Dans l’Evangile selon Saint Jean, il en est une qui nous atteint profondément, quelles que soient nos croyances, nos convictions religieuses, nos inclinaisons à la foi. Ce n’est pas une parabole au sens strict, mais elle résonne aujourd’hui particulièrement, parce qu’elle nous rappelle qu’il ne faut jamais accepter l’immédiateté du verdict, qu’il est toujours essentiel de faire commencer la vérité par soi-même, que la justice sans conscience n’est que violence, que la miséricorde n’est pas le laxisme, et que la justice ne doit jamais humilier, mais relever, redonner du corps et du souffle. En 2026, retenons l’exigence sans jeter la pierre.
Dominique de Villepin274,790 Aufrufe • vor 6 Monaten

« La Conférence des oiseaux », de Farid al-Din ‘Attar, grand poème mystique persan, écrit dans la beauté pure de la langue persane, nous éclaire aujourd’hui avec la force d’une lumière qui a traversé les siècles sans rien perdre de son éclat. Le peuple des oiseaux se cherche un roi. Un roi sage, puissant, rayonnant. Cette quête les conduira à traverser sept vallées : la vallée de la quête, de l’amour, de la connaissance, du détachement, de l’unité, de la stupeur, de l’effacement. Jusqu’à découvrir que le roi qu’ils cherchaient n’était pas dehors, mais dans leur reflet commun, « si morgh », « trente oiseaux ». Ils se dépouillent de leur ego, de leur peur, de leurs préjugés, et nous offrent trois grandes leçons pour aujourd’hui. Une leçon de responsabilité collective, une leçon d’exigence personnelle, une leçon de mesure. Dans un monde pétri de rivalités, de tensions et de craintes, prenons ensemble le temps d’écouter cette voix qui nous parvient du XIIe siècle. Prenons le temps de grandir ensemble.
Dominique de Villepin226,092 Aufrufe • vor 5 Monaten

Je ne pourrai jamais mettre un bulletin du Rassemblement national dans l'urne. Je connais son histoire, le poids de son héritage, ses traditions. Ils jouent sur les peurs et désignent des boucs émissaires là où il faudrait agir pour redresser et réconcilier le pays. Il y a un risque fondamental : celui du piège identitaire, sécuritaire, autoritaire. Entretien du 02.11.25 sur BFM
Dominique de Villepin382,954 Aufrufe • vor 9 Monaten

Nous avons tous, quelque part, un poulailler à traverser. Voilà la leçon d’une petite fable, une fabulette, que François Mitterrand aimait raconter, une histoire de presque rien, quelques personnages, une scène de campagne. Et comme souvent dans les vraies fables, ce presque rien contient une grande leçon sur la vie. Il y est question d’un fou, d’une ferme et d’un poulailler. Et dans cette histoire, les poules sont l’opinion, la rumeur, les étiquettes qui collent à la peau. Elles sont cette part du monde qui ne vous connaît qu’à travers votre ancienne faute, votre ancienne peur. l’image qu’elle s’est faite de vous et qu’elle refuse d’abandonner. Notre époque est pleine de poulaillers. Elle archive tout, répète tout, exhume tout. Elle parle de pardon mais ne sait plus toujours tendre la main. Qui n’a pas son grain de blé ? Qui n’a jamais échoué, été malade, pauvre, rejeté ou humilié ? Pour soi-même, la fable dit : ne restez pas prisonnier de l’ancienne peur. Même si les poules s’agitent, avancez. Même si le monde tarde à comprendre que vous avez changé, avancez. Pour les autres, elle dit : ne soyez pas les poules. Ne réduisez pas un être à ce qu’il a été. Laissez au temps, à la vérité et à la réparation, la possibilité de faire leur œuvre. Pour la politique enfin, elle rappelle qu’une République doit juger, sanctionner lorsque c’est nécessaire, mais aussi permettre le relèvement. Il faut apprendre à se guérir. Et surtout, il faut apprendre à ne pas picorer éternellement les blessures des autres. Car un monde où les hommes, même guéris, devraient encore trembler devant les poulaillers, serait inhabitable.
Dominique de Villepin42,973 Aufrufe • vor 26 Tagen

Personne ne regrettera Nicolas Maduro. Il a mis son pays en faillite et en ruine, avec huit millions d’exilés. Mais cela ne justifie pas que les États-Unis remettent unilatéralement en cause la souveraineté d'un État. Ce qui se joue, c'est une remise en cause de l’ordre mondial. L’illimitisme des Empires, la prédation des États-Unis sur les ressources. Donald Trump vient de mettre la main sur la plus grande station essenc du monde. Entretien du 04.01.2025 sur BFM
Dominique de Villepin295,758 Aufrufe • vor 7 Monaten

La pauvreté n'a pas disparu. Nous avons seulement cessé d'en parler. Comment ne pas lire ces chiffres avec révolte ? 2 000 enfants dorment dans la rue. 1 Français sur 7 vit en dessous du seuil de pauvreté. Derrière ces chiffres, il y a des vies, des visages, des histoires. Ceux que nous voyons dans la rue, et ceux que nous ne voyons pas : les travailleurs pauvres, les retraités isolés, les étudiants qui sautent des repas, les familles qui vivent dans des logements indignes. L'exigence de justice commence par la dignité rendue aux plus pauvres.
Dominique de Villepin358,491 Aufrufe • vor 9 Monaten

Je ne crois ni en une « vieille France », objet de fantasmes identitaires, ni en une « nouvelle France » qui prétendrait rompre avec notre histoire et notre héritage. Je crois en la France. Dans sa diversité, dans ses brassages, dans son histoire. Je crois en cette France qui regarde vers l’avenir, celle qui croit à des lendemains meilleurs et qui sait qu’elle ne les atteindra que par la solidarité et l’humanisme. Nous ne voulons vivre ni dans la nostalgie d’un passé imaginaire, ni dans une France sans racines. Nous voulons vivre et faire vivre cette France qui est un projet universel, un projet d’avenir et un idéal commun.
Dominique de Villepin290,876 Aufrufe • vor 8 Monaten