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📱🚹 À Paris, on assiste Ă  une transformation assez Ă©trange de l’espace public. Des places de stationnement disparaissent, non pas pour un projet clair ou une amĂ©lioration tangible, mais pour installer ces bacs Ă  jardiniĂšres dont personne ne semble vraiment savoir Ă  quoi ils servent. Sur le papier, c’est...

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📱🚹Il existe des influenceurs qui montrent le quotidien d’un auxiliaire de vie. Et c’est peut-ĂȘtre l’un des contenus les plus utiles que les rĂ©seaux sociaux puissent produire. Parce que derriĂšre ces vidĂ©os, il y a une rĂ©alitĂ© que beaucoup prĂ©fĂšrent ne pas regarder. S’occuper d’une personne ĂągĂ©e Ă  domicile, ce n’est pas une image douce et romantique de solidaritĂ© intergĂ©nĂ©rationnelle. C’est un travail lourd, exigeant, parfois Ă©puisant. Il faut aider Ă  se lever, Ă  se laver, Ă  manger, Ă  se dĂ©placer. Il faut gĂ©rer la fragilitĂ© physique, la dĂ©pendance, parfois la confusion mentale. C’est un mĂ©tier de proximitĂ© absolue avec la vulnĂ©rabilitĂ© humaine. Et pourtant, la sociĂ©tĂ© parle trĂšs peu de ces personnes. On parle beaucoup des grandes rĂ©formes, des systĂšmes de retraite, du vieillissement de la population, des coĂ»ts de la dĂ©pendance. Mais les auxiliaires de vie, ceux qui sont concrĂštement dans les appartements, les maisons, les salles de bain Ă©troites, les couloirs difficiles, restent souvent invisibles. C’est lĂ  que ces influenceurs font quelque chose d’important. Ils montrent le rĂ©el. Pas un discours abstrait sur la solidaritĂ©. Pas une statistique dans un rapport administratif. Le quotidien concret : les gestes, la patience, la responsabilitĂ© Ă©norme de veiller sur quelqu’un qui ne peut plus toujours veiller sur lui-mĂȘme. Parce que c’est ça, le mur de la rĂ©alitĂ© qui attend nos sociĂ©tĂ©s. La population vieillit. Les familles sont plus dispersĂ©es. Les structures d’accueil sont saturĂ©es ou coĂ»teuses. Et de plus en plus de personnes ĂągĂ©es restent Ă  domicile. Cela signifie que des milliers d’auxiliaires de vie portent une responsabilitĂ© immense, souvent pour des salaires modestes et avec une reconnaissance limitĂ©e. Voir ces contenus rappelle une chose essentielle : derriĂšre le vieillissement dĂ©mographique, il y a des personnes concrĂštes qui tiennent la sociĂ©tĂ© debout au quotidien. Et ce n’est pas un travail thĂ©orique. C’est un travail humain, physique, psychologique. Alors oui, montrer cette rĂ©alitĂ© est important. Parce que cela oblige Ă  regarder ce que beaucoup prĂ©fĂšrent ignorer : un jour, chacun de nous sera confrontĂ© Ă  cette fragilitĂ©, directement ou Ă  travers un proche. Et comprendre la valeur de ceux qui accompagnent cette derniĂšre Ă©tape de la vie, c’est peut-ĂȘtre l’une des prises de conscience les plus importantes pour une sociĂ©tĂ© qui vieillit.

ChienSurpris

54,372 Aufrufe ‱ vor 6 Monaten

📱🚹 Cet automobiliste filme son plein de diesel B7 affichĂ© Ă  2,46 euros le litre. On sent dans sa voix une forme de stupeur, presque d’incrĂ©dulitĂ©. Et il y a de quoi. Parce qu’à ce niveau de prix, on n’est plus simplement dans une hausse du carburant, on est dans un basculement silencieux du coĂ»t de la vie. Pendant des annĂ©es, on a expliquĂ© aux Français que les hausses seraient temporaires, liĂ©es Ă  des crises, Ă  des tensions internationales, Ă  des ajustements de marchĂ©. Mais quand le prix Ă  la pompe s’approche des 2,50 euros, ce n’est plus un accident Ă©conomique. C’est un nouveau standard qui s’installe. Et ce standard touche d’abord ceux qui n’ont pas le luxe de choisir. Ceux qui vivent loin des centres-villes, ceux qui travaillent tĂŽt le matin, ceux dont le mĂ©tier dĂ©pend de la route. Pour eux, la voiture n’est pas un confort, c’est un outil de travail. La rĂ©alitĂ©, c’est que chaque plein devient une petite Ă©preuve budgĂ©taire. 90 euros. 100 euros. Parfois plus. Et tout le monde le sait : quand l’énergie devient aussi chĂšre, ce n’est jamais seulement le carburant qui augmente. C’est le transport, la logistique, l’alimentation, tout ce qui circule dans une Ă©conomie. Le plein Ă  2,46 euros n’est donc pas juste une image choquante. C’est un signal. Celui d’un pays oĂč les prix montent plus vite que la capacitĂ© des gens Ă  les absorber.

ChienSurpris

101,482 Aufrufe ‱ vor 6 Monaten

📱🚹 Une femme en train de pratiquer une fellation Ă  son mari dans un rayon, en plein supermarchĂ©, dans un lieu oĂč passent des familles, des enfants, des gens venus simplement faire leurs courses. Et apparemment, aucune honte. Aucun remords. Comme si la situation Ă©tait normale. C’est lĂ  que beaucoup de gens ressentent un malaise. Parce que pendant des siĂšcles, toutes les sociĂ©tĂ©s humaines ont compris une rĂšgle simple : il existe une frontiĂšre entre la vie intime et l’espace public. La sexualitĂ© n’est pas un problĂšme en soi. Elle devient un problĂšme quand elle est imposĂ©e Ă  ceux qui n’ont rien demandĂ©, surtout dans un lieu partagĂ©. Le supermarchĂ© n’est pas une chambre. Ce n’est pas un lieu privĂ©. C’est un espace collectif oĂč des gens de tous Ăąges circulent. Et pourtant, notre Ă©poque semble de plus en plus brouiller ces limites. On vit dans une culture de l’exposition permanente. Tout doit ĂȘtre visible. Tout doit ĂȘtre racontĂ©. Les comportements qui relevaient autrefois de l’intimitĂ© deviennent des anecdotes publiques, parfois mĂȘme des performances sociales. Certains appellent cela la libĂ©ration des mƓurs. Moi j’y vois une perte des repĂšres Ă©lĂ©mentaires. La vraie question n’est pas morale au sens religieux du terme. Elle est civilisationnelle. Une sociĂ©tĂ© fonctionne parce que les individus acceptent certaines limites implicites dans l’espace commun. Ce n’est pas une question de puritanisme. C’est une question de coexistence. Quand ces limites disparaissent, l’espace public cesse d’ĂȘtre neutre. Il devient le théùtre des comportements les plus privĂ©s. Et ceux qui s’en plaignent passent parfois pour les vieux grincheux de service. Pourtant, la pudeur n’est pas une faiblesse. C’est un mĂ©canisme social qui permet Ă  des millions de personnes trĂšs diffĂ©rentes de partager les mĂȘmes lieux sans s’imposer les unes aux autres. Quand cette pudeur disparaĂźt, ce n’est pas seulement une scĂšne gĂȘnante dans un supermarchĂ©. C’est le symptĂŽme d’une Ă©poque oĂč la frontiĂšre entre l’intime et le public se dissout progressivement. Et oĂč l’idĂ©e mĂȘme de retenue devient presque incomprĂ©hensible pour certains.
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📱🚹 Une femme en train de pratiquer une fellation Ă  son mari dans un rayon, en plein supermarchĂ©, dans un lieu oĂč passent des familles, des enfants, des gens venus simplement faire leurs courses. Et apparemment, aucune honte. Aucun remords. Comme si la situation Ă©tait normale. C’est lĂ  que beaucoup de gens ressentent un malaise. Parce que pendant des siĂšcles, toutes les sociĂ©tĂ©s humaines ont compris une rĂšgle simple : il existe une frontiĂšre entre la vie intime et l’espace public. La sexualitĂ© n’est pas un problĂšme en soi. Elle devient un problĂšme quand elle est imposĂ©e Ă  ceux qui n’ont rien demandĂ©, surtout dans un lieu partagĂ©. Le supermarchĂ© n’est pas une chambre. Ce n’est pas un lieu privĂ©. C’est un espace collectif oĂč des gens de tous Ăąges circulent. Et pourtant, notre Ă©poque semble de plus en plus brouiller ces limites. On vit dans une culture de l’exposition permanente. Tout doit ĂȘtre visible. Tout doit ĂȘtre racontĂ©. Les comportements qui relevaient autrefois de l’intimitĂ© deviennent des anecdotes publiques, parfois mĂȘme des performances sociales. Certains appellent cela la libĂ©ration des mƓurs. Moi j’y vois une perte des repĂšres Ă©lĂ©mentaires. La vraie question n’est pas morale au sens religieux du terme. Elle est civilisationnelle. Une sociĂ©tĂ© fonctionne parce que les individus acceptent certaines limites implicites dans l’espace commun. Ce n’est pas une question de puritanisme. C’est une question de coexistence. Quand ces limites disparaissent, l’espace public cesse d’ĂȘtre neutre. Il devient le théùtre des comportements les plus privĂ©s. Et ceux qui s’en plaignent passent parfois pour les vieux grincheux de service. Pourtant, la pudeur n’est pas une faiblesse. C’est un mĂ©canisme social qui permet Ă  des millions de personnes trĂšs diffĂ©rentes de partager les mĂȘmes lieux sans s’imposer les unes aux autres. Quand cette pudeur disparaĂźt, ce n’est pas seulement une scĂšne gĂȘnante dans un supermarchĂ©. C’est le symptĂŽme d’une Ă©poque oĂč la frontiĂšre entre l’intime et le public se dissout progressivement. Et oĂč l’idĂ©e mĂȘme de retenue devient presque incomprĂ©hensible pour certains.

ChienSurpris

14,709 Aufrufe ‱ vor 6 Monaten

📱🚹 Dans les grandes villes comme Saint-Denis, on assiste Ă  une prolifĂ©ration d’infrastructures dĂ©diĂ©es aux vĂ©los, avec des espaces de stationnement flambant neufs, des box sĂ©curisĂ©s, et parfois mĂȘme des garages automatisĂ©s. Pourtant, il suffit d’ouvrir les yeux pour constater l’évidence : les cyclistes ne sont pas en majoritĂ©. Ces installations restent dĂ©sespĂ©rĂ©ment vides, tandis que l’emprise au sol qu’elles occupent coĂ»te cher au contribuable. On est face Ă  un Ă©niĂšme dĂ©lire dogmatique et idĂ©ologique, oĂč la volontĂ© de conformer la ville Ă  une vision fantasmĂ©e de la mobilitĂ© « verte » prend le pas sur la rĂ©alitĂ© des usages. L’argent public est englouti dans des Ă©quipements qui ne rencontrent pas leur public, au lieu de rĂ©pondre aux besoins concrets des habitants. À Saint-Denis, par exemple, oĂč les rĂ©alitĂ©s sociales sont ce qu’elles sont, il est Ă©vident que ces infrastructures ne correspondent ni aux modes de transport les plus pratiquĂ©s ni aux prioritĂ©s des habitants. Mais voilĂ , plutĂŽt que de s’adapter Ă  la rĂ©alitĂ© du terrain, ces politiques sont menĂ©es avec une arrogance technocratique qui impose une vision d’en haut, sans se soucier de son adĂ©quation avec la vie quotidienne des gens. RĂ©sultat : un urbanisme dĂ©connectĂ©, une harmonisation urbaine sacrifiĂ©e, et au final, un triple gĂąchis. GĂąchis d’argent, gĂąchis d’espace, et gĂąchis d’effort. Pourtant, il suffirait d’écouter ceux qui vivent rĂ©ellement dans ces villes pour comprendre que le vĂ©lo n’est pas leur prioritĂ©. Mais non, on persiste, car il ne s’agit pas d’amĂ©liorer la vie des habitants, mais bien de cocher des cases sur une grille idĂ©ologique.

ChienSurpris

457,529 Aufrufe ‱ vor 1 Jahr

📱🚹 Ce boulanger, installĂ© Ă  deux pas de la tour Eiffel, tient un discours un peu confus. Mais derriĂšre les mots maladroits, l’intention est limpide. Il dit simplement une chose que beaucoup prĂ©fĂšrent ne pas entendre. Autour de lui, il voit des gens se plaindre de journĂ©es de 8 ou 9 heures. De la fatigue. Du stress. Des conditions difficiles. Pendant ce temps-lĂ , lui se lĂšve Ă  l’aube, travaille souvent 13 heures par jour, porte des sacs de farine, entretient son fournil, gĂšre les charges, les normes, l’électricitĂ©, les salaires
 et au final il ne gagne mĂȘme pas ce que gagnent certains de ceux qui se plaignent. C’est ça, le malaise. Dans ce pays, celui qui produit, qui ouvre sa boutique tous les matins, qui nourrit littĂ©ralement le quartier, finit par regarder autour de lui avec un sentiment Ă©trange : celui d’ĂȘtre le dindon de la farce. Parce que pendant que certains comptent leurs heures, lui compte surtout ses factures. Et ce boulanger n’est pas un cas isolĂ©. C’est le quotidien de milliers d’artisans. Des gens qui ne passent pas leur temps sur les plateaux tĂ©lĂ© Ă  parler de “qualitĂ© de vie au travail”, mais qui tiennent encore debout un tissu Ă©conomique qui craque de partout. La question devient alors simple. Dans un pays oĂč travailler plus ne garantit mĂȘme plus de gagner plus, combien de temps les gens qui se lĂšvent Ă  4 heures du matin vont-ils encore accepter la situation ?

ChienSurpris

269,554 Aufrufe ‱ vor 6 Monaten

📱🚹 L’ImpĂŽt sur la Fortune ImmobiliĂšre est un chef-d’Ɠuvre de perversion fiscale Ă  la française. On le vend Ă  l’opinion comme un impĂŽt “sur les riches”, mais dans la pratique, c’est une camisole pour la classe moyenne supĂ©rieure qui a bossĂ©, investi, achetĂ© un bien immobilier et qui, soudain, dĂ©couvre que son patrimoine devient une charge permanente au service de l’État. Ce qui est pernicieux, ce n’est pas seulement le montant de l’impĂŽt, c’est le mĂ©canisme psychologique : l’IFI oblige les gens Ă  rester dĂ©pendants. Quand on a accumulĂ© un certain niveau de patrimoine immobilier, on n’est plus libre de ses choix, parce qu’une part de ce patrimoine est aspirĂ©e chaque annĂ©e. Ce n’est plus un capital de sĂ©curitĂ©, c’est une dette permanente. RĂ©sultat : impossible d’émanciper ses enfants, de se libĂ©rer du salariat, ou de transformer son capital en vĂ©ritable outil d’indĂ©pendance. On se retrouve condamnĂ© Ă  courir derriĂšre des loyers, Ă  vendre, ou Ă  s’endetter davantage pour payer l’impĂŽt. Et c’est lĂ  que ce tĂ©moignage prend toute sa force : la sensation d’accointance entre l’État et les milliardaires. Les ultra-riches, eux, ont les moyens de contourner l’IFI par des montages financiers sophistiquĂ©s, des holdings, ou carrĂ©ment en dĂ©localisant leur fortune. Ils Ă©chappent au piĂšge. Pendant ce temps, l’État se sert tranquillement dans la poche de ceux qui sont encore trop enracinĂ©s pour bouger, trop attachĂ©s Ă  leur maison, Ă  leur ville, Ă  leur famille. C’est le grand classique : les milliardaires sont les alliĂ©s objectifs de l’État, et c’est la classe moyenne qui paie la facture.

ChienSurpris

38,856 Aufrufe ‱ vor 1 Jahr

📱🚹 Non, ce n’est pas devenu « normal » de bosser pour pouvoir payer une crĂšche et ne mĂȘme pas voir ses propres gosses grandir. C’est devenu obligatoire. Pas pour crĂ©er de la richesse, mais pour alimenter la machine de redistribution foireuse d’un État obĂšse. Parce qu’on ne leur laisse plus le choix, les femmes sont sommĂ©es de bosser, mĂȘme quand elles prĂ©fĂ©reraient prendre un congĂ© parental pour Ă©lever leurs enfants. Et pourquoi ? Parce que le systĂšme ne leur en donne pas les moyens. La CAF rembourse des miettes. Le congĂ© parental est sous-financĂ©, sous-Ă©valuĂ©, sous-considĂ©rĂ©. Ce n’est pas que la parentalitĂ© est mĂ©prisĂ©e : c’est qu’elle n’est rentable que pour l’État quand elle s’insĂšre dans le circuit fiscal. Dans ce pays, faire des enfants est un privilĂšge rĂ©servĂ© Ă  deux catĂ©gories : Les trĂšs riches, qui savent Ă©chapper Ă  l’impĂŽt, qui ne sont pas Ă©crasĂ©s par les normes, et qui peuvent se payer des nounous et des Ă©coles privĂ©es. Les trĂšs pauvres, qui vivent en multipliant les aides sociales, RSA, APL, allocations familiales, CMU, et qui transforment chaque naissance en levier de survie financĂ© par ceux qui bossent. Et entre les deux ? La classe moyenne. Le con de service. Celui qui paie tout, n’a droit Ă  rien, et doit calculer le nombre de gosses qu’il peut se permettre comme on calcule le crĂ©dit d’une bagnole. Une sociĂ©tĂ© normale devrait rĂ©compenser ceux qui produisent, ceux qui s’enrichissent par leur travail, ceux qui ne demandent rien Ă  personne. Ici, on les saigne. C’est ça la rĂ©alitĂ© : on a vendu l’idĂ©ologie du travail pour tous, sans en faire un choix libre. Pas pour crĂ©er plus de richesse, mais pour remplir les caisses d’un État collectiviste qui redistribue Ă  l’aveugle. RĂ©sultat ? La natalitĂ© s’effondre. Les familles n’ont plus les moyens d’exister. Les enfants deviennent des lignes de coĂ»t. Et tout le monde s’épuise Ă  courir aprĂšs un modĂšle qui ne veut plus d’eux.

ChienSurpris

151,375 Aufrufe ‱ vor 1 Jahr

📱🚹La police met des contraventions
 mais est elle-mĂȘme mal garĂ©e. Et un citoyen dĂ©cide de le faire remarquer. La scĂšne est presque devenue un classique urbain. Des agents verbalisent des automobilistes pour stationnement interdit, pour dĂ©passement de durĂ©e, pour roue sur la ligne blanche. Les contraventions tombent. La rĂšgle est appliquĂ©e. Et puis quelqu’un remarque la voiture de police. GarĂ©e sur le trottoir. Ou en double file. Ou sur une place interdite. Et lĂ , tout change. Parce que la loi est censĂ©e ĂȘtre la mĂȘme pour tout le monde. C’est mĂȘme l’un des principes fondamentaux d’un État de droit : ceux qui appliquent la rĂšgle sont censĂ©s l’incarner. Alors quand un citoyen s’approche et fait remarquer la contradiction, ce n’est pas seulement une scĂšne amusante. C’est une petite friction entre deux visions du pouvoir. D’un cĂŽtĂ©, l’autoritĂ© administrative qui verbalise. De l’autre, le citoyen qui rappelle que l’exemplaritĂ© devrait ĂȘtre la premiĂšre rĂšgle. Bien sĂ»r, les forces de l’ordre peuvent parfois se garer ainsi pour des raisons opĂ©rationnelles. Intervention rapide, urgence, nĂ©cessitĂ© de sĂ©curitĂ©. Mais dans beaucoup de cas, la justification est moins claire. Et c’est lĂ  que naĂźt le malaise. Parce que ce que les citoyens supportent le moins, ce n’est pas la rĂšgle. C’est la rĂšgle appliquĂ©e Ă  sens unique. On peut accepter une contravention. On peut reconnaĂźtre une infraction. Mais on attend au minimum que ceux qui contrĂŽlent les autres se soumettent eux-mĂȘmes Ă  la mĂȘme discipline. Sinon, la rĂšgle cesse d’ĂȘtre une rĂšgle. Elle devient un rapport de force. Et dans une Ă©poque oĂč la dĂ©fiance envers les institutions grandit, ces petites scĂšnes prennent une dimension symbolique. Elles deviennent virales, filmĂ©es, partagĂ©es, commentĂ©es. Non pas parce qu’un vĂ©hicule est mal garĂ©. Mais parce qu’elles donnent l’impression d’un systĂšme oĂč certains font respecter la loi
 sans toujours s’y soumettre eux-mĂȘmes. Et quand cette perception s’installe, la contravention n’est plus seulement une sanction. Elle devient le rappel d’une asymĂ©trie entre ceux qui dĂ©cident et ceux qui subissent.

ChienSurpris

26,604 Aufrufe ‱ vor 6 Monaten

📱🚹Le Lidl ferme, une salle de sport ouvre. Et soudain, un boucher se met Ă  vendre de l’eau et quelques denrĂ©es pour dĂ©panner le quartier. VoilĂ  une scĂšne trĂšs rĂ©vĂ©latrice de notre Ă©poque. Une femme explique que le Lidl du coin a fermĂ©. À la place, on installe une salle de sport. Sur le papier, tout cela semble moderne : fitness, bien-ĂȘtre, corps sain, nouvelle Ă©conomie urbaine. Mais dans la rĂ©alitĂ© du quartier, cela crĂ©e un vide trĂšs concret. Parce que le supermarchĂ©, lui, rĂ©pondait Ă  un besoin simple : se nourrir. Acheter de l’eau, des produits de base, faire ses courses sans devoir traverser toute la ville. Quand il disparaĂźt, les habitants se retrouvent parfois dans ce qu’on appelle un dĂ©sert alimentaire. Les commerces essentiels disparaissent, remplacĂ©s par des activitĂ©s plus rentables mais moins vitales. Et c’est lĂ  que la situation devient presque absurde. Le boucher du coin se retrouve Ă  vendre de l’eau et quelques produits pour dĂ©panner les habitants. Une sorte de mini-Ă©picerie improvisĂ©e. Une solution bricolĂ©e pour combler un manque immĂ©diat. Mais Ă©videmment, cela pose d’autres problĂšmes. Les produits sont parfois laissĂ©s dehors, au soleil, faute d’infrastructure adaptĂ©e. Ce n’est pas idĂ©al sur le plan sanitaire. Ce n’est pas fait pour durer. C’est du dĂ©pannage, pas une organisation alimentaire. Cette scĂšne dit quelque chose de trĂšs simple : l’économie urbaine ne rĂ©pond pas toujours aux besoins rĂ©els des habitants. Les loyers commerciaux montent. Les marges de la grande distribution deviennent difficiles dans certains quartiers. Les propriĂ©taires prĂ©fĂšrent louer Ă  des activitĂ©s plus rentables ou plus “tendance”. RĂ©sultat : on remplace un commerce alimentaire par une activitĂ© de loisir. Sur le papier, la ville se modernise. Dans la vie quotidienne, certains habitants doivent chercher oĂč acheter une bouteille d’eau. C’est un paradoxe typique de l’urbanisme contemporain. On parle de santĂ©, de sport, de bien-ĂȘtre
 mais on complique l’accĂšs Ă  ce qui reste la base : la nourriture. Et pendant que les projets immobiliers avancent, ce sont parfois les petits commerçants qui improvisent des solutions pour que les habitants puissent simplement continuer Ă  vivre normalement dans leur quartier.

ChienSurpris

497,147 Aufrufe ‱ vor 6 Monaten

📱🚹 SCANDALE NATIONAL : TRAVAILLER N’EST PLUS SYNONYME DE VIVRE DIGNEMENT En France, aujourd’hui, le constat est glaçant : des millions de travailleurs sont incapables de joindre les deux bouts malgrĂ© leurs salaires. Oui, vous avez bien lu. Le pays des « droits sociaux » « de la santĂ© gratuite » et de la « solidaritĂ© » laisse ses salariĂ©s, ceux qui se lĂšvent chaque matin pour faire tourner l’économie, vivre dans une prĂ©caritĂ© indĂ©cente. Quelques chiffres pour qu’on arrĂȘte de parler dans le vide : selon l’INSEE, prĂšs de 9 % des travailleurs vivent sous le seuil de pauvretĂ©, soit avec moins de 1 120 euros par mois. Et ce n’est pas mieux pour les « classes moyennes » : 40 % d’entre elles dĂ©clarent renoncer Ă  des soins mĂ©dicaux ou Ă  des dĂ©penses essentielles. Pendant ce temps, l’État continue de ponctionner : CSG, cotisations, TVA
 jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Les bas salaires sont laminĂ©s par une fiscalitĂ© digne d’un rouleau compresseur, et les travailleurs indĂ©pendants ou prĂ©caires croulent sous des charges qui les Ă©tranglent. Et oĂč va tout cet argent ? Dans une bureaucratie kafkaĂŻenne, dans des administrations plĂ©thoriques oĂč les chiffres se perdent dans des fichiers Excel anonymes. Pendant que des ministres paradent et nous parlent de « reprises Ă©conomiques », des travailleurs en CDI mangent des pĂątes Ă  la fin du mois. Mais rassurons-nous, l’État trouve toujours des moyens pour distribuer Ă  coups de milliards : niches fiscales pour les grandes entreprises, subventions inutiles, aides sociales inefficaces qui crĂ©ent des trappes Ă  pauvretĂ©. Le scandale, c’est aussi que l’on a le culot de culpabiliser ces travailleurs pauvres. « Vous n’avez qu’à mieux gĂ©rer », disent certains, du haut de leurs salaires sĂ©curisĂ©s payĂ©s par les impĂŽts des mĂȘmes prĂ©caires. La rĂ©alitĂ©, c’est que dans ce systĂšme, travailler n’est plus un levier pour s’en sortir, c’est une condamnation Ă  l’usure et Ă  la rĂ©signation. Alors, quand est-ce qu’on s’indigne rĂ©ellement ? Quand est-ce qu’on pointe du doigt ceux qui ont fait de la France une machine Ă  produire de la pauvretĂ© laborieuse ?

ChienSurpris

196,660 Aufrufe ‱ vor 1 Jahr

[À VOIR] Jean-françois Corty "ON EST FACE À UN CARNAGE": L’APPEL DE MÉDECINS DU MONDE POUR UN CESSEZ-LE-FEU À GAZA "Face Ă  la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza, MĂ©decins du monde appelle Ă  un cessez-le-feu afin de tenter d’éviter la mort de milliers de civils privĂ©s d’aide et de soins. "On est face Ă  un effondrement du systĂšme de santĂ©, avec des institutions qui ne fonctionnent plus et des civils qui sont dans une situation de stress totale, explique Jean-François Corty, VP de MĂ©decins du Monde. L’aide humanitaire est sous-proportionnĂ©e. On est face Ă  un carnage. C’est pour ça que la diplomatie française, l’Europe, les Etats-Unis, doivent insister pour qu’au Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU, un cessez-le-feu soit prononcĂ©. Sinon, on va vers une mort certaine de dizaines de milliers de civils. Cette situation est insupportable." "LA PERSPECTIVE DE LA JOURNÉE, C’EST LA MORT" "La plupart des hĂŽpitaux ont Ă©tĂ© dĂ©truits, des centres de santĂ© aussi. Des Ă©coles oĂč logent des familles sont aussi bombardĂ©es. Il y a prĂšs de 20.000 morts, avec une majoritĂ© de femmes et d’enfants. Nos Ă©quipes sont soumises au mĂȘme rĂ©gime que les Gazaouis, et ne peuvent pratiquement plus travailler. Il n’y a que quelques humanitaires, dont des collĂšgues de MSF International, qui arrivent un peu Ă  travailler dans le sud. Nous avons du mal Ă  faire entrer le matĂ©riel, Ă  assurer la sĂ©curitĂ© de nos Ă©quipes. Les humanitaires ne sont pas des martyrs. Nous avons dĂ©jĂ  eu un mort et c’est plus d’une centaine de morts chez les Nations unies, quatre morts chez MSF International. On ne peut pas travailler dans ces conditions." "Ils sont aussi soumis Ă  des Ă©pidĂ©mies de grande prĂ©caritĂ©, hĂ©patite A, infections digestives, parce qu’ils ont des difficultĂ©s Ă  avoir accĂšs Ă  l’eau et Ă  la nourriture. Ma collaboratrice est sur place et vient d’avoir un bĂ©bĂ© qui tousse Ă  cause des bombardements Ă  proximitĂ© et de la fumĂ©e. Elle a du mal Ă  le nourrir tous les jours. Elle lui fait boire de l’eau saumĂątre. Et l’eau saumĂątre, pour les enfants en bas Ăąge, quand vous ne pouvez pas ĂȘtre soignĂ©, c’est la mort certaine dans les jours qui suivent. Nos Ă©quipes, quand on les a au tĂ©lĂ©phone, on se dit chaque jour au revoir et peut-ĂȘtre qu’on ne va pas les avoir au bout du fil le lendemain parce que la perspective de la journĂ©e, c’est la mort, dans un contexte oĂč on a faim, oĂč on ne peut pas ĂȘtre soignĂ©." "LES HÔPITAUX, CE SONT DES MORGUES" "Dans le sud, il reste deux, trois hĂŽpitaux qui sont saturĂ©s de blessĂ©s et de malades classiques parce qu’on ne peut plus assurer les soins, comme l’asthme, le diabĂšte, et on reçoit aussi beaucoup de morts". "Donc ces hĂŽpitaux, ce sont des morgues. Il faut imaginer qu’on a officiellement 50.000 blessĂ©s, probablement plus. Et ce sont beaucoup d’enfants qui ont des brĂ»lures, des membres Ă©crasĂ©s, des infections importantes qu’on ne peut plus traiter avec des antibiotiques qui ne rentrent pas. La situation est catastrophique. C’est une journĂ©e de mobilisation mondiale, dans plus de 90 pays. Des associations et des Etats demandent un cessez-le-feu. Ce n’est pas un point de vue idĂ©ologique, mais opĂ©rationnel. L’aide est massivement prĂ©positionnĂ©e en Egypte. Elle peut rentrer Ă  Kerem Shalom et Rafah. Mais les conditions de sĂ©curitĂ© ne sont pas requises. On ne veut plus avoir d’aidants, de soignants, d’humanitaires qui meurent sous les bombes. Il faut un cessez-le-feu pour que cette aide soit proportionnĂ©e, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui." " AprĂšs une semaine de trĂȘve fin novembre, qui a permis la libĂ©ration de certains otages du Hamas et l’entrĂ©e d’aide humanitaire, la reprise des combats a bloquĂ© le soutien Ă  la population gazaouie. "Ce sont quelques dizaines de camions qui rentrent chaque jour et qui ne touchent que le sud de la bande de Gaza. L’aide ne rentre pas dans le nord. Mais ce n’est tout de la faire rentrer. Il y a un dĂ©fi logistique, il faut trouver des endroits pour la stocker..."

Bernard GEORGES đŸ‡șđŸ‡łđŸłïžâ€đŸŒˆđŸŒđŸŒŽđŸŒ

36,210 Aufrufe ‱ vor 2 Jahren

📱🚹 Cette vidĂ©o est assez rĂ©vĂ©latrice d’un phĂ©nomĂšne trĂšs français. Cette femme explique qu’elle passe son temps Ă  courir aprĂšs son RSA. Des dossiers Ă  remplir, des CERFA, des rendez-vous administratifs, des justificatifs, des convocations
 et Ă  la fin, Ă©normĂ©ment d’énergie mentale dĂ©pensĂ©e simplement pour toucher quelques centaines d’euros. Et c’est lĂ  que la situation devient presque absurde. Parce que si l’on regarde froidement la scĂšne, on voit quelqu’un mobiliser du temps, de l’attention, du stress, des dĂ©placements, des dĂ©marches administratives
 pour obtenir un revenu qui n’est pas le fruit d’une production. Autrement dit, toute cette Ă©nergie humaine est absorbĂ©e par une machine bureaucratique qui ne crĂ©e rien. Ce n’est pas seulement inefficace. C’est une forme de servitude douce. On habitue progressivement des individus Ă  vivre dans une relation de dĂ©pendance permanente Ă  l’administration. Ils passent leurs journĂ©es Ă  prouver qu’ils existent, qu’ils ont droit Ă  quelque chose, qu’ils remplissent les conditions, qu’ils ont bien cochĂ© les bonnes cases. La vie devient un parcours de formulaires. Et pendant ce temps, l’argent distribuĂ© ne tombe pas du ciel. Il provient du travail, des cotisations et des impĂŽts de ceux qui produisent encore. C’est tout le paradoxe du systĂšme : on enferme certains dans une bureaucratie de survie, pendant que d’autres travaillent pour financer ce mĂ©canisme. Au lieu d’aider rĂ©ellement les gens Ă  sortir de la dĂ©pendance, on les installe dans une routine administrative permanente. Ce n’est plus de l’aide. C’est une organisation de la stagnation.

ChienSurpris

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Jacques Legros face Ă  une gauchiste escrolo totalement dĂ©composĂ©e par ses propos sur l’écologie punitive et les ZFE : « je me considĂšre comme un Ă©cologiste convaincu, c’est la valeur politique de la nouvelle gĂ©nĂ©ration. Les dĂ©bats n’évoluent pas et ne dĂ©bouchent sur pas grand-chose. L’écologie ce n’est pas que l’air, j’aimerais qu’on parle des ocĂ©ans, de la mer, des ressources de la Terre, l’alimentation, des produits qu’on nous vend Ă  bas prix mais qui sont
 Pour moi, l’écologie mĂ©rite mieux que des petits sujets punitifs (comme les ZFE), l’écologie punitive, je n’y crois pas, je crois beaucoup en l’éducation. Ce qui me choque, ce n’est pas de voir un diesel entrait dans Paris, ce qui me choque, c’est tous les sacs de macdo balancĂ©s par la vitre de la voiture, c’est de voir qu’on prend les trottoirs pour des poubelles, c’est de voir Paris qui est sale, franchement, on a tirĂ© Ă  vue sur les moteurs diesel, je parle qu’en tant qu’ancien ingĂ©nieur, les diesels ont fait plus de progrĂšs que les moteurs essence, moi, j’ai une voiture Ă©lectrique et une hybride mais les diesels sont beaucoup moins polluants mais on est dans l’idĂ©ologie, ah, diesel = pollueur, non et les diesels ça marchent vachement bien ». L’escrologiste n’en peut plus
 et ça se voit !

đŸ‡«đŸ‡· fred le gaulois đŸ‡«đŸ‡· Uniondesdroites đŸ±đŸ±

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