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.Brut FR est utilisé par Brigitte Macron pour une énième opération de communication. Normal, ce média, racheté par l'oligarque Rodolphe Saadé, est devenu très rapidement l'organe de propagande de la macronie. Les vidéos volées d'Emmanuel Macron sur les quais, courant en Chine, les confidences dans les déplacements, c'est pour...

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Des mois que je prépare ce post concernant la défense des enfants et je ne prends pas de gants... Alors, il n'y a aucun #putaclic dans cette publication, mais juste une réalité quant à ce qu'il se passe et les dérives notamment de l'ASE. Le précédent post s'est retrouvé bien censuré. En dehors de X, des personnes de la Justice ont réagi de façon virulente, mais surtout hypocrite par rapport à la Justice Restaurative qui est mise en place et qui prend de l'ampleur. Cela a un lien direct avec l'affaire #Micoulet dont j'ai déjà parlé à plusieurs reprises et les témoignages des enfants à l'époque, qui parlaient d'un réseau lié à #Dutroux. Je reviens également sur l'affaire de la journaliste Pegah Hosseini qui est malheureusement loin d'être la seule à vivre un enfer pour défendre son enfant qui est maltraité par le père selon les dires directement de son enfant. Il est temps que les gens prennent conscience que toutes ces personnes subissent de la torture morale et psychologique. Je fais l'impasse sur tous les témoignages faux et sensationnels qui invisibilisent les vraies victimes afin de les silencier et de les empêcher de s'exprimer quant aux sévices subis. La cause des enfants est vraiment l'un des pires sujets, car il y a une infiltration bien au-delà de ce que peuvent imaginer les gens. 5 ans pour ma part que je baigne dedans et je suis bien placée pour savoir à quel point la manipulation et le mensonge sont omniprésents. Post précédent au sujet de la Justice Restaurative : Les seuls que je sais être intègres et sincères, et qui ont interagi : 🔴 Team FS et Alexandre Lebreton

Claire Gabriel

11,236 Aufrufe • vor 9 Monaten

Bonne et heureuse année 2026 et meilleurs voeux ! Merci de votre soutien ! 🇫🇷 31 décembre 1968, il y a 57 ans, derniers voeux du Général de Gaulle aux Français : « Françaises, Français ! Mes meilleurs voeux de nouvelle année, je vous les offre de tout mon coeur. Un coeur, que depuis longtemps, permettez-moi de le dire, n'épargnent pas les soucis, au sujet du sort de la France. Mais qui, je vous l'affirme, est aujourd'hui rempli d'espoir. Certes, au printemps dernier, notre pays qui, depuis dix ans, gravit la pente du renouveau s'est trouvé, dans son ascension, tout à coup, saisi de vertige. On a même pu croire un moment qu'il s'abandonnait à la très morbide de l'abîme, et qu'il allait rouler jusqu'au plus bas. Par la suite, le grave déséquilibre de notre économie, résultat inéluctable d'une paralysie de près de deux mois, des charges énormes subitement consenties pour la faire cesser, et des crédits massivement prodigués pour la reprise, nous a conduit, soudain, et à chaud, à une crise monétaire, qui mettait en cause la valeur de notre franc, et par là même, celle de nos avoirs et de nos rémunérations,risquait de nous faire passer sous la dépendance de prêteurs étrangers et suscitait la joie odieuse des spéculateurs de la finance, de la politique et de la presse qui jouaient notre déconfiture. Mais au bout du compte, que nous est-il arrivé ? Ceci d'abord, qu'après son passage à vide, la Nation française s'est ressaisie. Le 30 mai, elle a, d'un seul coup, montré, massivement, qu'elle répondait à l'appel du Chef de l'Etat. Après quoi, par les élections, elle a prouvé d'une manière éclatante sa volonté de voir assurer l'ordre, maintenir les institutions et poursuivre la marche vers le progrès. Ceci encore nous est arrivé qu'au total et dans l'ensemble, le bons sens reprend ses droits à l'intérieur de nos facultés. Il nous est arrivé ceci enfin, que notre activité productrice, vigoureusement relancée, dépasse le taux le plus élevé qu'elle ait encore jamais atteint. Que notre monnaie, ayant traversé l'ouragan sans perdre sa parité, se tient ferme sur sa position. Et que tous ceux qui ont misé sur le recul de la France en sont pour leur honte et pour leur frais. Portons donc en terre les diables qui nous ont tourmenté pendant l'année qui se termine. Laissons à leurs complices et à leurs partisans la tristesse et la déception. Car le fait que nous ayons, une fois de plus, heureusement surmonté les épreuves nous donnent les meilleures raisons d'être confiant en nous-mêmes. Cependant il est bien vrai que nous ne réparerons pas dans la pagaille et dans la facilité les mauvais coups qui viennent d'être portés à notre pays. Pour l'éducation nationale, le retour à l'anarchie ne doit pas être toléré, sous peine que soit inapplicable, tout ce qui a été fait pour elle depuis dix ans. Et tout ce qui est en voie de l'être grâce à la loi d'orientation. L'intérêt public exige qu'indépendamment des mesures qui, là comme ailleurs, incombent des services d'ordre, ils reviennent à ceux qui sont dans nos universités, nos lycées, nos écoles, sont en fonction, c'est-à-dire : en charge et en responsabilité d'y exercer leur autorité. Et aux enseignants, aux étudiants, aux familles de les y aider activement. Pour l'économie, qu'il s'agisse des prix et des salaires ou bien des dépenses publiques ou bien des changes et du crédit, les limitations, les contrôles voulus, sont absolument nécessaires jusqu'au retour complet à l'équilibre. Ceci pour que nous puissions sauvegarder la balance de nos paiements, consolider dans la réalité, les accroissements de rémunération qui ont été apparemment fixés dans les chiffres. Faire en sorte que nous vendions au dehors au moins autant que nous y achetions. Bref, empêcher, que la supercherie de l'inflation ne nous fasse glisser au gouffre de la ruine et de la misère, comme jadis le chant des sirènes faisait tomber les marins dans la mer. Alors, nous étant remis d'aplomb, nous franchirons certainement dans l'expansion et dans la règle, une étape nouvelle de développement et de prospérité. Encore faut-il que nous surmontions le malaise moral qui chez nous plus que partout à cause de notre individualisme est inhérent à la civilisation mécanique et matérialiste moderne. Faute de quoi les fanatiques de la destruction, les doctrinaires de la négation, et les spécialistes de la démagogie auraient encore une fois beau jeu, de susciter l'amertume pour provoquer l'agitation. Sans que d'ailleurs leur stérilité qu'ils appellent insolemment et dérisoirement la révolution puissent tendre à rien d'autre qu'à tout dissoudre dans le néant ou bien à tout pousser sous les broyeuses totalitaires. Or à l'origine de ce trouble, il y a le sentiment attristant, irritant qu'éprouvent les hommes d'à présent, d'être saisis et entraînés par un engrenage économique et social sur lequel ils n'ont pas de prise et qui fait d'eux des instruments à ce mal du siècle, qui est le mal des âmes.Nous pouvons pour notre part, contribuer à remédier en organisant la participation de tous à la marche de l'activité à laquelle ils contribuent. De telle façon que chacun soit dignement associé à ce qui se passe à son propre sujet, et qu'il assume des devoirs en même temps qu'il fait valoir des droits. C'est cela que nous sommes en train de faire dans notre université. C'est cela que nous allons développer après l'avoir commencé à l'intérieur de nos entreprises. C'est cela que nous réaliserons en associant les collectivités territoriales de notre pays et les catégories économiques et sociales. Soit au plan de la région, aux mesures qui touchent la vie locale, soit au plan de la Nation, à la préparation des lois. Voilà la réforme de la condition des hommes, autrement dit : de leurs rapports, qui doit marquer l'an de grâce 1969, et nous faire à la fois plus forts et plus fraternels. D'autant mieux que si nous, Français, ne sommes pas actuellement une nation physiquement gigantesque. Si par exemple, il nous faut laisser à d'autres, l'admirable mérite de réussir le tour de la lune, nous n'en avons pas moins à jouer dans le monde, à l'avantage de tous les peuples, un rôle qui soit bien à nous. Cela implique que sans nuire aucunement à nos amitiés traditionnelles, nous restions solides et indépendants. C'est parce que nous le sommes redevenus, depuis dix ans, après une longue période où le malheur alternait avec l'inconsistance que nous nous trouvons en mesure d'agir. Pour aider efficacement à la solution des problèmes aigus de l'univers, lesquels, chacun peut les énumérer. Il s'agit de la détente et de la coopération à pratiquer au lieu de la guerre froide avec le reste de l'Europe qui d'ailleurs de ce fait, est en évolution. Soit aussi de l'affreux conflit vietnamien auquel peuvent mettre un terme des négociations à Paris. Soit de l'issue internationale au drame du Moyen-Orient. Issue qui est déjà tracée, mais qui doit être absolument mise en oeuvre, ce dont les grandes puissances ont les moyens, par l'évacuation des territoires conquis par la force. La garantie accordée à chaque camp quant à une juste frontière et quant à sa sécurité. Par la libre navigation attribuée partout et à tous et par un sort acceptable assuré aux réfugiés. Il s'agit aussi de l'entrée de l'énorme Chine dans le concert des grandes puissances et dans celui des Nations Unies parce que, elle a sa place à y tenir et que l'isolement ne vaut rien. Soit encore de la libre conduite de sa propre vie nationale par le peuple français du Canada. Soit du droit de disposer de lui-même à reconnaître au vaillant Biafra. Soit de l'aide qui doit être apportée par les nations bien pourvues, au progrès de celles qui ne le sont pas. Soit de l'établissement d'un système monétaire mondial qui soit fondé non pas sur le privilège d'une monnaie, mais sur deux critères impartiaux. D'une part, la valeur de l'or, d'autre part, une organisation du crédit, exclusive de la spéculation. Ces positions qui sont les nôtres, qui ont été naguère âprement contestées, mais que les évènements justifient à l'évidence, nous avons à les soutenir pour l'équilibre et pour la paix du monde. Car cette action là, elle est de notre intérêt vital et elle répond parfaitement bien à la nature et à la figure millénaire de la patrie. Françaises, Français, au début de l'année, pour la réussite de la France, je nous souhaite à tous, en son nom, la foi et l'espérance nationale. Vive la République, vive la France ! »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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🇫🇷 15 mai 1962, importante conférence de presse du Général de Gaulle sur sa conception de la construction européenne : refus de la supranationalité et de l'Europe intégrée, pour une coopération des États et contre le volapük : « Dans un monde comme le nôtre où tout se ramène à la menace d'un conflit mondial, l'idée d'une Europe unie et qui aurait assez de force, assez de moyens et assez de cohésion pour exister par elle-même, cette idée-là apparaît tout naturellement. Et elle apparaît d'autant mieux que les inimitiés qui l'avaient séculairement déchirée, et en particulier l'opposition entre l'Allemagne et la France, ont actuellement cessé. Alors, du coup, voilà, mis en lumière, d'abord le caractère qu'on peut appeler complémentaire au point de vue géographique, stratégique, économique, culturel, etc. qui existe, les caractères communs, complémentaires qui existent entre les peuples de cette partie de l'ancien continent, l'Europe occidentale, et puis, en même temps, la capacité globale qu'ils représentent en fait de puissance, en fait de production, de création, d'échanges, etc., par rapport à l'activité générale de l'univers. Et puis, enfin, les possibilités que leur ensemble pourrait offrir aux deux milliards d'hommes qui peuplent les pays sous-développés. Voilà des données de fait qui ont conduit six Etats du continent à tâcher d'établir entre eux des liens particuliers. Déjà, pendant la guerre mondiale, je me permets de le rappeler, je proclamais que cette évolution était un des buts essentiels de la France. Dans cet ordre d'idée-là, on a déjà fait quelque chose, quelque chose de positif, et qui s'appelle la Communauté Economique Européenne, qui a été créée en vertu du traité de Rome, créée en principe, et qui a été mise en œuvre grâce, d'abord, à notre redressement économique et financier de 58-59, car si nous n'avions pas fait ce redressement là, il n'y avait pas de communauté qui tienne. En second lieu, grâce au fait que nous avons obtenu, en janvier dernier, que l'agriculture entre dans le marché commun. Et corrélativement, nous avons accepté de passer à ce que l'on appelle la deuxième phase, c'est-à-dire à une réelle application. Alors, ceci est fait. Il existe une organisation économique telle que peu à peu, les barrières douanières entre les Six s'effacent, ce qui ne manque pas de susciter leurs efforts. Et puis aussi, progressivement, leurs productions respectives sont ajustées, sont réglementées de telle sorte que le marché commun puisse, en bon ordre, ou bien les absorber lui-même ou bien les échanger au-dehors. C'est quelque chose, c'est beaucoup. Ce n'est pas tout. Aux yeux de la France, cette construction économique ne suffit pas. L'Europe occidentale, qu'il s'agisse de son action vis-à-vis des autres peuples ou de sa défense ou de sa contribution au développement des régions qui en ont besoin ou de son devoir d'équilibre européen et de détente internationale, l'Europe occidentale doit se constituer politiquement. Et puis, d'ailleurs, si elle ne le fait pas, la communauté économique elle-même ne pourra, à la longue, s'affermir ni même se maintenir. Autrement dit, il faut, à l'Europe, des institutions qui la constituent en un ensemble politique aussi bien qu'elle en est un déjà, tout au moins son commencement dans l'ordre économique. La France a donc pris l'initiative de proposer une telle organisation. Et vous savez bien que l'année dernière, au mois d'avril, les six chefs d'état ou de gouvernement se sont réunis à Paris pour discuter de son projet. Et puis, qu'ils l'ont fait, de nouveau, à Bonn, au mois de juillet. Et puis, qu'on a formé, à Paris, une commission politique, la commission Fouchet, qui était destinée à mettre sur pieds, à mettre au point un projet de traité d'union. Et puis, entre-temps, il y avait beaucoup de contacts pris, bilatéraux ou multilatéraux sur ce sujet. Il était finalement convenu que les six se réuniraient au sommet, à Rome, pour conclure le cas échéant. On sait pourquoi et on sait comment on n'a pas encore abouti. Qu'est-ce que la France propose à ces cinq partenaires ? Voici. Je le répète une fois de plus. Pour que nous nous organisions politiquement, commençons par le commencement. Organisons notre coopération. Réunissons périodiquement nos chefs d'Etat ou de gouvernement pour qu'ils examinent en commun les problèmes qui sont les nôtres et pour qu'ils prennent, à leur égard, des décisions qui seront celles de l'Europe. Formons une commission politique, une commission de défense et une commission culturelle, tout de même que nous avons déjà une commission économique à Bruxelles, qui étudie les questions communes et qui prépare les décisions des six gouvernements. Naturellement, la commission politique et les autres procéderont, à cet égard, dans des conditions propres aux domaines particuliers qui seront les leurs, pour appliquer de concert les décisions qui ont été prises par le conseil. Nous avons une assemblée parlementaire européenne qui est composée des délégations de nos six parlements nationaux, mettons, et qui siège à Strasbourg, mettons cette assemblée à même de discuter des questions politiques communes, comme elle discute déjà des questions économiques. Après expérience, et bien, nous verrons, dans trois ans, comment nous pourrons faire pour resserrer nos liens. Mais tout au moins, nous aurons commencé à prendre l'habitude de vivre et d'agir ensemble. Voilà ce que la France a proposé. Elle croit que c'est ce qu'il y a, à l'heure qu'il est, de plus pratique qui puisse être fait. Voilà pourquoi elle l'a fait et voilà ce qu'elle a fait. Et ceci dit, je voudrais répondre à une autre question qui m'a été posée sur le même sujet et qui se rapporte, je crois, aux objections qu'on nous a faites. Il est parfaitement vrai que les propositions de la France ont soulevé deux objections, d'ailleurs, parfaitement contradictoires, quoiqu'elles soient présentées par les mêmes opposants. Et voici ces deux objections. Ces opposants nous disent : " Vous voulez faire l'Europe des patries, nous voulons, nous, faire l'Europe supranationale ". Comme s'il suffisait d'une formule pour confondre ensemble ces entités puissamment établies qui s'appellent les peuples et les Etats. Et puis, les mêmes opposants nous disent, en même temps : " L'Angleterre a posé sa candidature pour entrer au marché commun. Tant qu'elle n'y est pas, nous ne pouvons rien faire de politique ". Et pourtant, tout le monde sait que l'Angleterre, en tant que grand Etat, et que nation fidèle à elle-même, ne consentirait jamais à se dissoudre dans quelque utopique construction. Je voudrais, incidemment, puisqu'en voici l'occasion, je m'excuse messieurs les journalistes. Vous allez être assez étonnés, mais je n'ai jamais, quant à moi, dans aucune de mes déclarations, parlé de l'Europe des patries, bien qu'on prétende toujours que je l'ai fait. Ce n'est pas, bien sûr, que je renie, moi, la mienne, bien au contraire. Je lui suis attaché plus que jamais. Et d'ailleurs, je ne crois pas que l'Europe puisse avoir aucune réalité vivante si elle ne comporte pas la France avec ses Français, l'Allemagne avec ses Allemands, l'Italie avec ses Italiens, etc. Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l'Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment italiens, allemands et français. Ils n'auraient pas beaucoup servi l'Europe s'ils avaient été des apatrides et qu'ils avaient pensé, écrit en quelque esperanto ou volapük intégré. Alors, il est vrai que la patrie est un élément humain sentimental et que c'est sur des éléments d'action, d'autorité, de responsabilité qu'on peut construire l'Europe. Quels éléments ? Et bien, les Etats. Car il n'y a que les Etats qui, à cet égard, soient valables, soient légitimes, et, en outre, soient capables de réaliser. J'ai déjà dit, je répète qu'à l'heure qu'il est, il ne peut pas y avoir d'autre Europe possible que celle des Etats, en dehors, naturellement, des mythes, des fictions, des parades. D'ailleurs, ce qui se passe pour la communauté économique le prouve tous les jours. Car ce sont les Etats, et les Etats seulement qui ont créé cette communauté économique, qui l'ont pourvue de crédit et qui l'ont dotée de fonctionnaires. Et ce sont les Etats qui lui donnent une réalité et une efficacité. Et d'autant plus qu'on ne peut prendre aucune mesure économique importante sans commettre un acte politique. On fait de la politique quand on manie en commun, les tarifs, quand on convertit les charbonnages, quand on tâche de faire en sorte que les salaires et les charges sociales soient les mêmes dans les six Etats, quand chaque Etat permet aux travailleurs des cinq autres de venir s'installer chez lui, quand on prend des décrets en conséquence de tout ça, quand on demande au Parlement de voter des lois, des crédits, des sanctions nécessaires. On fait de la politique quand on fait entrer l'agriculture dans le marché commun. Ce sont les six Etats, et eux seulement, qui sont parvenus, au mois de janvier dernier, par leurs instances politiques. On fait de la politique quand on traite de l'association de la Grèce ou des Etats africains ou de la République malgache. On fait de la politique quand on négocie avec la Grande Bretagne au sujet de la demande qu'elle a déposée, de faire partie du marché commun. On en fait quand on considère les candidatures qui sont avancées par d 'autres Etats au sujet de leur participation ou de leur association. On en fait quand on est amené à envisager les demandes que les Etats-Unis annoncent en ce qui concerne leur rapport économique avec la communauté. En vérité, on ne peut pas assurer le développement économique de l'Europe sans son union politique. Et à ce sujet, je signale combien est arbitraire une certaine idée qui était apparue dans les débats récents, et qui prétendait soustraire le domaine économique aux réunions de chefs d'Etat ou de gouvernement, alors que pour chacun d'eux, dans leur pays respectif, c'est là le sujet quotidien et capital. Je voudrais parler plus spécialement de l'objection de l'intégration. On nous l'oppose en nous disant : "Fondons ensemble les six Etats dans quelque chose de supra national, dans une entité supra nationale. Et ainsi, tout sera très simple et très pratique". Cette entité nationale, on ne la propose pas parce qu'elle n'existe pas. Il n'y a pas de fédérateur, aujourd'hui, en Europe, qui ait la force, le crédit et l'attrait suffisants. Alors, on se rabat sur une espèce d'hybride et on dit : " Et bien, tout au moins que les six Etats acceptent, s'engagent à se soumettre à ce qui sera décidé par une certaine majorité". En même temps, on dit : "Il y a déjà six parlements européens, six parlements nationaux, plus exactement, une assemblée parlementaire européenne. Il y a même une assemblée parlementaire du conseil de l'Europe qui, il est vrai, est antérieure à la conception des Six et qui, me dit-on, se meurt au bord où elle fut laissée. Et bien malgré tout cela, élisons un parlement de plus, que nous qualifierons d'européen, et qui fera la loi aux six Etats". Ce sont des idées qui peuvent, peut-être, charmer quelques esprits, mais je ne vois pas du tout comment on pourrait les réaliser pratiquement quand bien même on aurait six signatures au bas d'un papier. Y a-t-il une France, y a-t-il une Allemagne, y a-t-il une Italie, y a-t-il une Hollande, y a-t-il une Belgique, y a-t-il un Luxembourg qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par d'autres ? Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers dès lors que ces lois iraient à l'encontre de leur volonté profonde ? Ce n'est pas vrai. Il n'y a pas moyen, à l'heure qu'il est, de faire en sorte qu'une majorité puisse contraindre, une majorité étrangère, puisse contraindre des nations récalcitrantes. Il est vrai que dans cette Europe intégrée, comme on dit, et bien, il n'y aurait peut-être pas de politique du tout. Ca simplifierait beaucoup les choses. Et puis, en effet, dès lors qu'il n'y aurait pas de France, pas d'Europe, qu'il n'y aurait qu'une politique, et faute qu'on puisse en imposer une à chacun des six Etats, on s'abstiendrait d'en faire. Mais alors, peut-être, tout ce monde se mettrait à la suite de quelqu'un du dehors, et qui, lui, en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen, et ça ne serait pas l'Europe intégrée. Ce serait tout autre chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur. Et peut-être que c'est ça qui, dans quelque mesure et quelquefois, inspire certains propos de tels ou tels partisans de l'intégration de l'Europe. Alors, il vaudrait mieux le dire. Voyez-vous, quand on évoque les grandes affaires, et bien, on trouve agréable de rêver à la lampe merveilleuse, vous savez, celle qu'il suffisait à Aladin de frotter pour voler au-dessus du réel. Mais il n'y a pas de formule magique qui permette de construire quelque chose d'aussi difficile que l'Europe unie. Alors, mettons la réalité à la base de l'édifice. Quand nous aurons fait le travail, nous pourrons nous bercer aux contes des Mille-et-une nuits. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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Ces êtres ne sont pas corrompus. Ils sont la corruption. Beaucoup se sont surpris de la violence de M. Praud au sujet de l'affaire Brigitte Macron et de l'arrestation arbitraire de dix citoyens français, dont une majorité choisis au hasard, pour intimider, sur instruction de l'Elysée, traînés devant les tribunaux après avoir été privés de leur liberté et menacés de deux ans de prison. Des citoyens lambda, sans casier, dont un adjoint à une mairie de village, un handicapé à plus de 80%, qui avaient eu le tort de faire une blague, ou d'avoir interrogé les mensonges, manipulations et fabrications du couple présidentiel. Des citoyens offerts à l'halali médiatique et à une opération de communication à laquelle le Parquet de Paris et la justice française ont accepté de se livrer, sur le fondement d'une Loi Schiappa adoptée pour protéger les adolescents vulnérables, et utilisée pour protéger l'Elysée. Parmi les dix, il y en avait un qui n'avait pas été tout à fait choisi au hasard. Une personne à qui se procès était en réalité voué: Zoé Sagan. On ne comprend pas, autrement, que ceux qui ont lancé les infâmes rumeurs, de Xavier Poussard à Alain Soral, n'aient jamais été inquiétés. Son auteur, connu du tout Paris, les terrorise par sa capacité à mêler, comme le Canard Enchainé à sa meilleure époque, l'ironie, la satire, et les révélations explosives sur leurs errements. On aurait pu penser Pascal Praud, qui se veut porte-parole du peuple, sensible à la protection de l'une des personnes qui prenait le risque d'ainsi, seul, voguer pour, dans les entrelacs de mensonges que les communiquant ne cessent de fabriquer, arracher des bribes de rire et, quand la vérité se fait trop absence, ironiser en fabriquant des fictions si grotesques qu'elle finissent par tous les ridiculiser. Malheur à celui qui ainsi penserait. Car, parmi les très nombreux crimes qui sont les siens, Zoé Sagan était coupable d'avoir révélé un "off" de Pascal Praud qui l'avait particulièrement déstabilisé. Parce que Zoé Sagan n'a pas de clan, s'amuse de tous, et les expose tous. On aurait pu penser Pascal Praud honnête et intègre. On le découvre utilisant son pouvoir, qu'il nous a empruntés tout autant qu'à Bolorré, pour faire étalage d'une rage inattendue à l'égard de Zoé Sagan, et, partant, devenir le soutien inattendu de l'opération de communication indécente de l'Elysée montée autour de la question du harcèlement. C'est donc non seulement sur LCI, où Caroline Fourest, dont il avait révélé qu'elle avait, dans les dîners mondains, pour surnom gorge profonde, du fait de sa propension à trahir et révéler les secrets qu'on lui confiait, que Zoé Sagan a été fracassée. Pas seulement dans les médias de pouvoir, ou directement inféodés à l'Elysée. Mais également sur CNEWS que Zoé Sagan s'est donc faite fracasser. La difficulté est la suivante: tous ont prétendu le faire, sur ces fréquences hertziennes qui sont la propriété du peuple Français, au nom de la morale, du droit, et de l'intérêt général. Tous, en réalité, l'ont fait pour se venger. Cette privatisation de l'espace public à des fins de règlement de comptes et de protection des intérêts personnels, qui instrumentalise les grands principes et dévoie l'éthique journalistique, est malheureusement généralisée. L'absence de décence de la part de ceux qui sont censés nous représenter est symétrique à leur absence de talent, leur peur et leur effroi à l'idée de se voir écartés. Nous pourrions, pour chacun, dont M. Hanouna qui n'a toujours pas digéré l'ouvrage qui a été publié à son sujet, et qui n'ose plus même monter au front, préférant commander à Gilles Verdez de s'exposer, vous donner les généalogies de cette haine qui fait classe. Reste la conclusion générale. Ces êtres ne sont des instruments. Lorsque, comme M. Praud, ils tirent des millions de leur prostitution, la prudence recommanderait de se montrer plus réservés. On ne se bat plus pour la France et des idées. On se bat pour protéger les siens. Au détriment de la sincérité et de la vérité. Et c'est pour cela qu'ils devront tomber.

Juan Branco ✊

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Au Royaume-Uni, les citoyens sont omniprésents dans les procédures pénales, et contrôlent l'action des magistrats. Leur rôle est sacré: ils permettent à quiconque se retrouve face à une procédure qui remette en cause son intégrité, son honneur, sa vie, d'être jugé par des pairs, en toute indépendance du pouvoir. Le gouvernement britannique a cherché à réduire la place des jurés. Des intervenants magnifiques, de tous les bords, se sont immédiatement levés pour l'en empêcher. En France, la justice est dans un état catastrophique, indécent. Elle détruit plus souvent qu'elle ne protège, violente plus souvent qu'elle ne répare. Elle me fait honte. Elle nous fait honte. Plus rien ne la contrôle. Les jurés y ont dores et déjà été réduits à la portion congrue, de telle sorte que les magistrats ne sont plus confrontés qu'à eux-mêmes. En cette aveuglement se terrent tous les monstres, tous les fantasmes et les projections. Tous les effrois d'une population. En France, la classe politique est si médiocre, si veule, si corrompue ; si indifférente au sort du peuple, à sa mission et aux principes les plus fondamentaux de notre nation ; qu'aucune force ne cherche à réfléchir cette catastrophe d'où naitront des révolutions. En France, la classe politique est si nulle qu'elle a fait de Gérald Darmanin garde des sceaux. Celui-ci s'est proposé d'aggraver la catastrophe, et dans la foulée d'Eric Dupond Moretti, de détruire encore un peu plus les jurés. Les seuls qui fassent à l'arbitraire, face à la loi s'il le fait, peuvent parfois nous protéger. Un gouvernement pourtant dénué de toute légitimité, se propose ainsi d'accroître l'effroi en une société déjà traumatisée. Et personne, au sein de cette classe politique qui n'est pas assez méprisée, n'a décidé de se lever. Obsédés par la place et leurs intérêts, nos gouvernants s'apprêtent, collectivement à accepter le sacrifice du pilier de notre procédure pénale, c'est à dire de nos droits les plus fondamentaux, et à laisser des milliers de destins supplémentaires se briser. La blessure est ouverte, ils se proposent de la saler. Et nous laisser exposés nus à la toute puissance de l'État et du pouvoir, sans plus aucun pair, plus aucun regard, à qui nous raccrocher. Aujourd'hui des milliers de concitoyens tremblent, face à une institution judiciaire devenue machine à dévaster. Et nos gouvernants s'en délectent. Car ils s'apprêtent à nous sacrifier. Nous ne mesurons pas le danger. Partout en France, dans le silence et l'indifférence, des avocats courageux se sont levés. Suivant les alertes du brillant, courageux et discret Benjamin Fiorini, portés par leur bâtonniers, ils forment une onde noire qui crie non. Eux sont aux premières loges d'une catastrophe invisible, de la perte de repères de cours et tribunaux que tous ont cessé de fréquenter. Eux sont seuls, comme ils le sont et l'ont été, jour après jours, en des prétoires désertés. Leur cri d'aujourd'hui sera peut-être le vôtre demain. Celui de votre, fils, de votre père, de votre voisin. Celui qui déterminera votre destin. Eux qui savent ce que sont devenus nos tribunaux, ont décidé de se lever et de crier pour vous enjoindre à Résister et à Lutter. Abattre ce projet de loi ne nous sauvera pas, et ne sauvera pas une institution judiciaire qu'il faudra transformer de la cave au grenier. Mais sa chute entretiendra un cri qui portera et qui dira Résistez. Luttez. Ne les laissez pas nous effondrer.

Juan Branco ✊

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"Ces DISPOSITIFS ruinent l'ÉTAT !" - Juan BRANCO chez Thinkerview "Le crédit d'impôt recherche, c'est 8 milliards d'euros par an qui sont utilisés par les grandes entreprises pour financer des dépenses courantes qui auraient eu lieu de toute façon. Prenez les mutuelles : elles ont des frais de fonctionnement de 25 %, tandis que la Sécurité sociale est à 3 %. Les 20 % restants partent dans des Porsche Cayenne et autres dépenses superflues. On pourrait ajuster, il y a 2-3 % de marge, peut-être 6 % si on inclut les frais de salaire qui ne sont pas entièrement comptabilisés dans la Sécurité sociale, mais globalement, c'est la même chose. Ce sont des milliards chaque année. Je pourrais vous donner les chiffres pour les crédits environnementaux, le dispositif "Ma Prime Rénov'"... des milliards, des milliards. Vous savez que sur ces dispositifs, il n'y a pas de contrôle a priori de l'État. Tout est déclaratif. Lors de la déclaration, on vous embête pour que tout soit précis au millimètre. Mais si vous avez quelqu'un qui vous aide à remplir correctement, il n'y a aucun contrôle factuel, aucun contrôle de la réalité de ce qui est déclaré. C'est cette passion pour la bureaucratie qui étouffe complètement la population. Et après, ce qui est incroyable, c'est qu'en aval, l'État ne contrôle pas et délègue parfois. Par exemple, pour le Comité d'Entreprise (CE), il délègue le contrôle à des entreprises privées, qui, parfois, appartiennent au même groupe qui a mis en place les dispositifs censés être contrôlés. Encore une fois, des milliards. Et la justice intervient de façon très ponctuelle. Je ne parle même pas de ce qui s'est passé pendant le Covid : le FSE (Fonds de Solidarité pour les Entreprises), avec des milliards qui ont disparu à Dubaï, et ainsi de suite. Pour ceux qui ne le savent pas, le FSE, c'est le fonds de solidarité pour les entreprises. L'État a décidé, pour acheter la paix sociale, de verser jusqu'à 10 000 € par mois. Qui a besoin de 10 000 € de subvention par mois ? Soit vous êtes riche et vous gagnez déjà beaucoup, soit vous ne l'êtes pas et vous n'avez pas besoin d'atteindre ces niveaux. Et là encore, quasiment aucun contrôle, des dizaines de milliards d'euros. Et à côté, comme on le disait, les services publics s'effondrent complètement : justice, police, hôpital, ou pire, se soumettent aux intérêts privés."

Planetes360

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La situation en Martinique connaît une accalmie trompeuse. Les négociations, qui doivent reprendre mardi, achoppent sur deux points. Je vous passe les détails, mais l'idée est de diviser par deux le différentiel de prix avec l'hexagone dans l'alimentaire, qui est de 40% en moyenne aujourd'hui, et 70% pour certains produits ; ainsi que les marges permises par la position monopolistique des békés. A la table de négociations, face à trois représentants du mouvement populaire, se trouvent notamment, outre deux représentants de Békés (descendants de colons et de grandes familles d'esclavagistes), le groupe CMA-CGM de Rodolphe Saadé, plus proche oligarque d'Emmanuel Macron, qui a fait 50 milliards d'euros de bénéfices nets depuis la crise du COVID. Cinquante. Milliards. D'Euros. L'équivalent pour son groupe d'une année de chiffre d'affaire, en trois petites années. Pour un groupe créé grâce à des subventions d'Etat, détenu à 75% par une seule famille, qui vient d'aligner des milliards pour racheter BFM et quelques autres et ainsi installer son influence sur les dirigeants politiques. Une famille, les Saadé, qui se sont vus offrir à vil prix cette entreprise publique, privatisée par le gouvernement Juppé en 1996. C'est-à-dire un bien qui nous appartenait à tous, et dont un seul, l'enfant Rodolphe, a hérité, après que la mise en examen de son père concernant les conditions d'obtention de cette entreprise, offerte par des politiciens généreusement financés, n'ait rien donné, après le vol de documents sensibles, disparus sous les yeux des policiers. Combien son père avait-il payé pour une entreprise que l'Etat venait de renflouer à hauteur de 1,2 milliards de Francs ? 20 millions. Pour rappel, l'ensemble de la Martinique n'importe que 500 millions d'euros par an de produits alimentaires, et les négociations ne portent que sur une famille de produits, dont une grande partie de première nécessité, qui représentent un chiffre d'affaires de 123 millions d'euros. Ce qui est le plus ahurissant, et qui ne semble interpeller personne, c'est que les békés sont prêts à s'engager sur une division par deux du différentiel de prix moyen avec l'hexagone (de 40 à 15-25%). Ce simple fait interloque. Ces personnes peuvent donc, du jour au lendemain et parce que les flambeaux menacent le François, diviser par deux leurs marges, qui étaient donc abusives. Qui remboursera les profits indus prélevés pendant des années, massivement au détriment des familles martiniquaises, et au bénéfice de quelques privilégiés, héritiers de fortunes et positions sociales dues à la mort et la mise en esclavage de millions de personnes ? Les mesures d'Etat prévues par le protocole en cours de négociations consistent quant à elles à baisser les taxes sur les produits alimentaires pour les augmenter sur les téléphones et ordinateurs - au moment où leur achat devient obligatoire pour suivre une scolarité. Par ailleurs, les collectivités territoriales s'engagent à offrir des terrains aux grands groupes - encore ! - à hauteur de pas moins de 35 millions d'euros. Pourquoi ? On ne comprend pas bien. Entre temps, et tandis que les syndicats sont complètement mis de côté et ne participent même pas aux négociations, la répression se met en place. Une des figures du mouvement, Volkan, sera jugé en comparution immédiate demain, et a été envoyé en détention provisoire. Parmi les cinq cent personnes qui ont bloqué l'aéroport, il est le seul a avoir été détenu. Le hasard fait tant et si bien les choses que l'on pourrait s'interroger sur ce qui est entrain de se jouer. N'est-ce pas le ministre de l'intérieur qui, complètement perdu, a dévoilé que la stratégie de judiciarisation adoptée contre les Grands frères, et répliquée en Kanakie, était en cours de préparation en Martinique ? Quelques impressions de tendresse et de douceur, puis, l'apaisement acquis, le fouet ? Difficile d'oublier que la dernière figure des contestations dans les Antilles, Noël Daufour, lâchée par l'UGTG et Eli Domota, a passé près de trois ans en détention provisoire. Le châtiment exemplaire, l'effroi et la terreur arbitraires, comme méthodes, comme dans le temps des colonies. Le François le sait, pourtant: il n'y a qu'un seul accès pour entrer et sortir de la maison des maîtres. Trois êtres et tout un peuple se sont chargés de leur rappeler: Flambeau riant - colon tremblant.

Juan Branco ✊

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📢🚨 Une école française vient d'installer un sonomètre dans sa cantine. Au-delà de 80 décibels, la pièce devient rouge. Les enfants doivent faire moins de bruit. L'initiative est présentée comme inédite, innovante, bienveillante. Elle marche, dit-on. Personne ne demande ce que ça dit de nous. Un sonomètre pour apprendre aux enfants à parler moins fort à table. Un dispositif technologique pour gérer un problème que des générations d'instituteurs ont résolu avec une voix posée et une présence d'autorité naturelle. Un signal lumineux pour remplacer ce que la transmission d'une norme sociale ordinaire accomplissait sans matériel ni budget. L'enfant n'obéit plus à l'adulte qui lui dit de baisser le ton. Il obéit au mur qui devient rouge. La médiation technologique remplace la relation humaine directe parce que cette relation est devenue juridiquement risquée et pédagogiquement suspecte. Ce glissement n'est pas anodin. L'obéissance à une règle incarnée par un adulte qui la porte et l'explique construit quelque chose chez l'enfant. Elle lui apprend que l'autorité n'est pas arbitraire mais fondée sur une responsabilité, et que le respect des autres dans un espace partagé est une norme sociale qui vient des humains, pas des machines. L'obéissance à un signal lumineux construit autre chose. Elle construit un rapport au contrôle qui passe par le dispositif, pas par la relation. C'est de la conformité comportementale, pas de la socialisation. La différence est fondamentale et personne n'en parle parce que le sonomètre marche et que ce qui marche à court terme est présenté comme une réussite sans qu'on se demande ce qu'il produit à moyen terme. Le sonomètre est une métaphore parfaite de la gouvernance par le nudge, cette technique qui consiste à modifier les comportements non pas par la contrainte directe ni par la persuasion raisonnée, mais par la manipulation de l'environnement. On ne dit pas à l'enfant pourquoi il faut parler moins fort. On ne lui demande pas d'intérioriser une norme. On lui fait voir rouge au sens propre jusqu'à ce qu'il se taise. C'est exactement la même logique que les pictogrammes effrayants sur les paquets de cigarettes, les taxes comportementales sur le sucre et l'alcool, les designs d'interface qui rendent certains choix plus difficiles que d'autres. L'État ne fait plus confiance aux individus pour comprendre et décider. Il modifie leur environnement pour produire les comportements qu'il juge souhaitables. Il traite les citoyens comme des variables à optimiser plutôt que comme des personnes capables de raisonner. Appliqué aux enfants, ce paradigme est particulièrement révélateur parce que l'enfance est précisément le moment où on construit la capacité à raisonner et à s'autodiscipliner. Former un enfant par le nudge plutôt que par l'explication et la responsabilisation, c'est choisir délibérément de ne pas développer cette capacité. C'est produire un adulte qui fonctionne bien dans les environnements conçus pour orienter son comportement et qui est démuni quand ces environnements n'existent pas. On s'inquiète beaucoup en France du niveau scolaire en baisse, de la difficulté à maintenir l'attention des élèves, du rapport compliqué à l'autorité dans les établissements. On cherche des explications dans les réseaux sociaux, les écrans, les familles. On ne cherche pas dans les choix pédagogiques qui ont progressivement retiré à l'adulte scolaire les outils de son autorité naturelle et les ont remplacés par des dispositifs, des protocoles, des sonomètres. Le sonomètre qui marche est la preuve que les enfants peuvent adapter leur comportement à un signal environnemental. Ce n'est pas la preuve qu'ils apprennent quelque chose d'utile pour leur vie. Le sonomètre marche. Et c'est exactement pour ça qu'il est inquiétant.

ChienSurpris

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Quoi qu’on pense d ´Ad Laurent ou non l’enjeu c’est de ne pas laisser arbitrairement une ministre décider qui a le droit de citer ou non sur les réseaux sociaux. Aurore Bergé est en mal de crédibilité politique et cherche à exister médiatiquement. Elle est connue pour avoir menacer de supprimer les subventions d’associations féministes pour des raisons fantaisistes et s’inscrit parfaitement dans une logique de criminalisation du travail du sexe. Les arguments qu’elle avance pour faire supprimer le compte d’Ad Laurent sont « l’hypersexualisation et l’image dégradante du corps des femmes » qu’il véhiculerait sous entendant grosso modo que les femmes ne devraient pas s’habiller de manière sexy, surtout sur les RS etc. Après le voile et le croc top ce gouvernement en est donc toujours à s’attaquer à la manière dont s’habillent et se comportent les femmes tandis que les mascus passent leur temps à insulter, rabaisser et appeler à la haine et aux harcèlements de féministes ou de femmes en général sur le net avec des conséquences directes sur la vie des concernées. Mais a priori ce n’est pas la priorité de cette ministre. Enfin on parle d’un gouvernement qui comprend Darmanin en son sein et dont le Macron en chef nous a fait l’éloge de Depardieu en direct à la télé, sans parler de Bayrou et de l’affaire Bétharram. Quand on prétend protéger les jeunes en censurant Ad mais qu’on laisse des écoles comme Betharram ouvertes et subventionnées on peut encore une fois se questionner sur la cohérence de ce gouvernement. Et de manière générale n’y a t il pas des problèmes plus importants à régler en France au point qu’une ministre doive s’occuper personnellement du cas Ad Laurent ? N’a t elle pas autre chose à faire ? Nous travaillons et payons des impôts et des cotisations tout en subissant une stigmatisation permanente sur les RS, de la part de banques et des administrations. Nous n’avons pas de leçons de moralité à recevoir de ces gens là et encore moins à nous soumettre à leur censure.

Juju labretonne

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SEAN FEUTCH, DES ANNULATIONS QUI POURRAIENT CONSTITUER UNE ATTEINTE EXCESSIVE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION OU DE RELIGION Faire appel à des réglementations municipales pour se blanchir devant la loi est une manœuvre hypocrite. Faire taire un chanteur, c'est de la censure et une violation des libertés d’expression et de religion garanties par la Charte canadienne, n’en déplaise aux chantres de la pensée commune québécoise et canadienne. Il semblerait que les annulations dans des lieux publics financés par des fonds publics seraient justifiées par le fait que ces espaces doivent respecter des valeurs d’inclusion et de respect. Ceci, selon des élus comme Catherine Cadotte à Montréal ou Jackie Smith à Québec. À Halifax, Parcs Canada a justifié l’annulation en invoquant des « considérations de sécurité évolutives basées sur la confirmation de manifestations prévues et les avis des forces de l’ordre ». En clair, vous pouvez invoquer n’importe quel prétexte pour censurer. La saga avec Feutch se produit en même temps que la cause de Chris Barber et Tamara Lich, eux qui font face à une Couronne qui demande des peines sévères : 7 ans de prison pour Lich et 8 ans pour Barber. Le Canada expose au reste du monde son problème d'impartialité et de proportionnalité. À preuve, depuis le conflit israélo-palestinien de 2023, des manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu dans plusieurs villes canadiennes (Toronto, Montréal, Ottawa). Certaines ont inclus des blocages temporaires de routes ou de ponts, provoquant des perturbations similaires à celles du Convoi. Résultat ? À Toronto en décembre 2023 pour des blocages de ponts, les accusations pour méfait ou rassemblement illégal ont souvent été abandonnées ou n’ont pas conduit à des peines significatives. Ces manifestations ont bénéficié d’un certain soutien de la part de groupes progressistes et de politiciens locaux, ce qui a limité les interventions judiciaires, simple comme ça. Autrement dit, au Canada, les manifestations impliquant des groupes marginalisés ou progressistes peuvent bénéficier d’une tolérance qui absout tout ce qui est du bon côté dans le pays des libéraux. Au Canada, nous assistons à une application inégale des lois, influencée par le contexte politique et les médias et, au final, par la perception publique des causes défendues. Si la machine décide que vos manifestations, prestations ou vos chants ne sont pas du goût de vos dirigeants, comme en Chine, vous subirez les foudres de la bien-pensance. Le voisin américain observe attentivement ce qui se passe au Canada, c'est discret, mais l'œil de l’aigle est perçant. Le Canada est présentement en train de dévoiler au reste de la planète que son bras sait porter l'épée, enfin l'épée qui tranche ce qui fait son affaire.

Pat Laliberté - La Tribune du peuple

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#EST_RDC_EUROPE: Quelques Mercenaires européens continuent à œuvrer dans la province du Sud-kivu, dans les hauts et moyens plateaux. Certains de ces Mercenaires opéraient à l'aéroport de Kavumu, et d'autres sont venus récemment en passant par le BURUNDI. Ici, ce sont des mercenaires européens qui ravitaillent les armes et munitions de guerre à des groupes armés wazalendo et Fardc dans le territoire de MWENGA. Des milices armées par le Gouvernement congolais, mais qui sont accusées des graves violations des droits humains. Ce sont ces Mercenaires européens qui conduisent les drones, les avions et hélicoptères militaires, lesquels en appui aux forces terrestres (Fardc, forces armées Burundaises, les Fdlr, et milices) ont bombardé récemment les villages des Banyamulenge à MINEMBWE et ses environs, au point de faciliter l'incendie d'un site des déplacés Banyamulenge à MIKENKE, et la destruction des villages Banyamulenge par des bombardements intenses. Ce n'est pas un secret pour personne, dans la forêt d'Itombwe, il y a encore un bastion des Fdlr, qui y sont des depuis des années, et à l'instant, participent dans tous les combats, dans les hauts et moyens plateaux du Sudkivu.( La question des mercenaires blancs venus de l'Europe, est loin de faire débat au European Parliament, et aucun pays membre de l'Union Européenne a déjà soulevé cette question capitale "qui met à lumière la responsabilité de l'Europe dans la crise de l'Est de la RDC, du fait que les mercenaires de ses pays membres participent dans le conflit par la participation active aux opérations militaires, qui impliquent la collaboration des groupes armés locaux (wazalendo), Nyatura, et les fdlr à côté des Fardc, malgré sous sanctions de la même Union européenne pour des graves violations des droits humains contre les populations civiles". Ces mêmes mercenaires blancs venus de l'Europe, avaient participé, à côté des milices wazalendo, les Fdlr, les forces armées Burundaises et les Fardc dans les opérations militaires ayant abouti à des attaques systématiques contre les tutsis congolais, notamment en octobre 2023, dans le territoire de Masisi. European Commission António Costa

MAISHA RDC

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