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Ana Sayfaya Dön

Ça fait longtemps que j'avais rien posté ici 😋 Like si tu voudrais être à sa place... 🔥 DM ouverts pour collab' 🤤 #lespompeurs LesPompeurs #maqueue 🔞 Ma Queue ➡️ 🦋 SECTEURX PARIS 🔞🐽💦🔥🏳️‍🌈 #gaysex #gaypor.

15,337 görüntüleme • 2 yıl önce •via X (Twitter)

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Benzer Videolar

🚨 Les entrepreneurs E-com débutants, avant de venir vous plaindre en DM d'avoir perdu 5000€ dans une formation qu'un gugus (qui ne vit pas de ses e-com mais de ses formations) vous a vendu, regardez cette vidéo ! Je pense être le seul sur le Twitter FR a vous parlé depuis des mois du "Build On Demand", pourquoi ? Car je n'ai rien à vous vendre ! Le DROPSHIPPING EST MORT ET ENTERRÉ, surtout avec la taxe Européenne qui arrive. Dès que ton produit commence à marcher, tu as 1000 mecs qui viennent te copier tes créatives, tes ADS et ton produit. Pourquoi ? Car là barrière à l'entrée est minime. Le seul moyen de survivre au Drop, c'est d'avoir une marque différenciante et très forte. C'est pour ça que je suis bullish comme jamais sur le Build on demand en 2026 🔥 Concrètement ça fonctionne comment ? 1°/ Tu te prends une imprimante 3D pour 150€ balles 2°/ Tu vas sur la marketplace de l'imprimante pour trouver les modèles 3D de produits à fabriquer 3°/ Tu fais une étude de marché sur un besoin spécifique qui manque, dans lequel tu peux combler le gap 4°/ Tu VENDS avant d'avoir fabriqué sur toutes les marketplaces possibles : Etsy/Amazon/Aliexpress/Vinted/Leboncoin/Temu etc 5°/ Si ça marche, tu lances ta boutique Shopify, tu envoies des ADS 6°/ Tu ajoutes la customisation afin d'accepter ZÉRO RETOURS CLIENTS (la loi te protège) 7°/ Tu contactes les enseignes pour vendre ton produit en B2B 8°/ Tu choisi : soit déléguer la production en Asie, ou alors tu continues de fabriquer toi-même avec le Label "Made in France" 🇫🇷 Lâche un like si ça t'a permis de comprendre le Build on Demand👍 Crédit vidéo : France 2

Sofyane

43,574 görüntüleme • 9 ay önce

J'ai regardé le complément d'enquête consacré à Patrick Sébastien : une heure de portrait à charge, avec tous les procédés les plus dégueulasses possibles (le classique: taper en-dessous de la ceinture, ressortir une condamnation absolument pas méritée pour une caricature de Jean-Marie Le Pen dans les années 90, des témoignages anonymes minables, etc) mais évidemment on invite quelques amis/soutiens pour faire croire que c'est équilibré. Ce qui est particulièrement intéressant (et c'est clairement ce qui a justifié une telle "enquête" dégueulasse), c'est qu'on apprend au début du reportage qu'un conseiller de Macron s'inquiète du succès grandissant de Patrick Sébastien sur le plan politique. "Le grand vainqueur de l’été politique 2025 s’appelle Patrick Sébastien. Il ne faut pas prendre à la légère ce succès”. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Que le pouvoir est inquiet, et qu'il faut abattre Patrick au plus vite. Comment faire? Avec ce genre de reportage à charge, en insistant bien sur le fait qu'il a des connaissances au RN et qu'il a de la sympathie pour Bardella, pour être bien sûr que le public de gauche qui regarde ce torchon l'associe à l'extrême-droite. En bonus on insiste sur le fait qu'il se serait peut-être fait sucer sur scène, avec des ados présents (pourquoi étaient-ils là, dans un camp naturiste, que fait la sécurité?), vu qu'on a rien trouvé d'autre: pas de viol, pas de consommation de drogue, pas de vrai scandale, etc. Evidemment ça n'a pas loupé, je vois que les gens qui l'attaquent sur X ont systématiquement des profils de gauche. La manipulation a fonctionné. Cette émission qui était jadis intéressante et pertinente est devenue totalement corrompue et pitoyable. J'aimerais vraiment connaître les liens entre Macron et Delphine Ernotte. Des gens reprochent à Patrick Sébastien de s'être énervé. Perso je vois juste un mec droit dans ses bottes, qui est entier, et qui ne supporte pas qu'on le fasse passer pour ce qu'il n'est pas. Une heure de reportage où on te sort une compilation de trucs dégueulasses sur toi pour te flinguer politiquement, je n'appelle pas ça un portrait, c'est une exécution publique. Je réagis de la même façon quand je vois des abrutis qui racontent n'importe quoi sur ma gueule. Son argumentation n'a pas besoin d'être structurée, on entend à sa façon de parler qu'il est honnête et qu'il est blessé par le nombre de conneries qu'il a entendues. Je vous ai sélectionné ce qui est pour moi le meilleur extrait de ce reportage, quand Patrick Sébastien remet à sa place Tristan Waleckx: "si j'avais raté ma vie, je serais pas dans ce fauteuil, je serais dans le tien". Magnifique. Ce qui me fascine c'est aussi le faux sourire hypocrite qu'affiche ce "journaliste" pendant toute l'interview. J'imagine qu'ils sont entrainés pour faire cette tête de con, et c'est triste que ça puisse marcher sur qui que ce soit. Ah et pour finir, ce qui est formidable, c'est que c'est financé par vos impôts. Qu'on utilise l'argent des français pour descendre un mec qui représente des dizaines de millions de personnes dans ce pays, c'est assez incroyable.

DG

219,797 görüntüleme • 6 ay önce

Q-THE SERIES - EPISODE 2 VF 🇫🇷🍿 Cette fois-ci, on se concentre sur les preuves incontestables de l'implication de Q dans la politique internationale et on démontre l'existence et l'inexorabilité d'un plan trop complexe à concevoir pour la plupart des géo-politologue (Rien de bien compliqué selon l'angle de vue). Pour ceux qui ont trouvé que le 1er épisode parlait trop de Pépé, cette sous culture Web difficile à montrer à papi/mamie créée par le phénomène Q-Anon🔥🥵 cet épisode est d'avantage destiné au grand publique 🧝‍♂️👨‍🎤🧕 Je crois que c'est ce format et ce niveau qualitatif qui a le pouvoir d'enfin ouvrir des débats entre personnes sur un même pied d'égalité, entre les néophytes qui avaient tendance à se moquer et ceux qui constatent l'action de Q depuis longtemps. Je n'ai fait que traduire l'épisode par IA, mais environs 5 heures de boulot d'édition de timing, voix, des titres contextuels et musicale (pour décopyrighté sur mon YT) sont nécessaire.. Hey, ce n'est rien comparé à l'effort de MrTruthBomb pour la création. Il y a certainement passé 1 à 3 mois de montage. Il ne peut donc continuer qu'à condition de vendre ses nouveaux épisodes, donc encouragez le. Allez voir son site: Et sa chaîne YT qui n'a que 1k d'abonnés: Et enfin mon cadeau égotique serait qu'on puisse transmettre ces connaissances à ceux qui en ont engrangé pleins mais qui demeurent volontairement hermétiques au sujet, de par un affect dérangé que je comprends. On.. pas moi personnellement >,<l.. mais on les a peut être trop trollé, trop insisté et trop voulu dominer les débats ce qui est une erreur de communication pratiquée dans tous les camps idéologiques. Je pense à Idriss J. Aberkane Ph.D x3 Juste Milieu GÉOPOLITIQUE PROFONDE Kentra Kroc Blanc Psyhodelik jim leveilleur et autres relayeurs que j'apprécie toujours autant malgré les divergences, car habituellement très ouverts d'esprit tant que ça ne touche pas à ce sujet trop complotiste foutraque au 1er abord, mais terre-à-terre si on creuse passionnément dans cette direction précise avec assiduité. A très bientôt pour le 3ème Ep 😉

Agent bien peigné 3x ⁰⁄₂₀ au brevet collégial🥇

25,212 görüntüleme • 3 ay önce

🟥 DOSSIER SOCIÉTAL : ON S'EST FAIT AVOIR ! Un peu de légèreté en ces temps difficiles .... ➡️🇫🇷 Arnaud Seassari "Ce message s'adresse à toutes les âmes qui ne nous ont pas encore rejoints sur cette terre. Si je peux vous donner un conseil, ne venez pas. Ne venez pas ! Restez là où vous êtes. Ne venez jamais au monde, ne venez jamais sur cette terre parce que c'est une terre et une vie où tu vas galérer. Où tu vas galérer parce que tu vas tomber dans un système pyramidal, patriarcal, capitaliste et tout ce qu'il y a de plus dégueulasse. Voilà, où il te faut de l'argent pour payer les choses qui, à la base, sont gratuites. La terre, elle nous donne la nourriture, l'air, l'eau, elle nous le donne gratuitement. Et là, tu vas devoir payer. Payer, payer, payer. Tu rentres dans un monde où tout est gratos. Eh beh, il y a des enfoirés par le passé, qui se sont dit : "Tout ce qui est gratos, on va le faire payer. On va en tirer un profit". Quand tu vois qu'une bouteille d'eau en plastique avec de l'eau gratuite dedans, ils te font payer un pack d'eau de six bouteilles, ils te le font payer deux, trois ou quatre euros, alors que c'est de l'eau et c'est gratuit. Le mec, il a juste mis un petit peu de plastique à un centime et il te fais payer ça fois dix, vingt fois, trente fois. Donc les âmes qui ne sont pas encore nées, ne venez jamais. Parce que si vous vivez dans ce monde 80 ans, vous allez être tranquille pendant 18 ans, où vous allez être comme un chat, vous n'allez rien payer, on va vous assumer, vous allez avoir la belle vie. Dépassé les 18 ans, c'est fini. 62 ans de ta vie, tu vas devoir galérer à essayer d'avoir de l'argent, à essayer de t'en sortir pour ne pas crever. Parce que les gens, ils vont te laisser crever, ils n'auront aucun scrupule. Donc, venir 80 ans sur cette terre pour en vivre plutôt tranquille que 18... Moi, si j'avais su cette arnaque, je ne serais jamais venu. Donc, les âmes qui ne sont pas encore venues ici, ne venez pas, c'est une arnaque !" Vous aimez cette publication ? N'hésitez pas à réagir et surtout, Partagez la ! 😉 Rejoignez Relayez la Vérité Diffusée Twitter : Vérité Diffusée

Vérité Diffusée

34,137 görüntüleme • 10 ay önce

Cette année, pour la première fois de ma vie, je suis allée au festival de Cannes, à la cérémonie d'ouverture. C'était pour des raisons professionnelles : j'avais participé à l'écriture du discours, mais là n'est pas la question. Si je vous raconte ma vie, c'est qu'il m'est arrivé, là-bas, quelque chose qui a tout à voir avec vous. Petite mise en situation psychologique avant d'en arriver au vif du sujet : il faut imaginer que quand on est journaliste, éditorialiste, spécialisée dans les sujets de société et la politique, on n'est un peu personne à Cannes. Un « nobody », comme on disait avant. Un « PNJ » comme on dit, paraît-il aujourd'hui - c'est-à-dire un personnage non joueur. C'est bien normal, Cannes c'est le festival du cinéma, des stars et du glamour : chacun sa place. Voilà pour le contexte psychologique. Ce que je voulais vous raconter m'est arrivé, au bas d'un hôtel d'où l'on partait avec la merveilleuse équipe qui avait travaillé au discours, pour se rendre au palais des festivals. Alors qu'on était en train de décoller, un jeune homme, employé de l'hôtel, aux couleurs de l'hôtel, s'est approché de moi et il m'a dit : « Bravo et merci pour votre chronique sur Anne de Gaulle ». Je n'invente pas. J'ai des témoins. Et ils ont vu à quel point j'en ai été scotchée au bitume. La semaine juste avant Cannes j'avais fait, ici même, à l'occasion du 8 mai, une chronique sur l'inspiration que le général de Gaulle avait puisée dans son amour pour Anne, sa fille trisomique - une chronique qui me tient à cœur. Et là, donc, en plein milieu d'un milieu dont je ne suis pas, « PNJ sur la croisette » dans ses petits souliers aux talons très hauts....cet auditeur m'a offert mon Cannes à moi. Mon tapis rouge. Le seul applaudissement qui m'importe, à la fin. Pas le jugement de mes pairs. Ça, je l'ai appris avec le temps : en journalisme, la recherche de l'assentiment des autres journalistes est un petit enfermement, et même une perte de liberté. Non. Dans mon métier, chers auditeurs, le seul aiguillon qui vaille, c'est vous. Et je voulais me servir de cet encouragement-là, l'encouragement de ce jeune homme cannois dont je ne sais rien, pour vous remercier. Vous et ceux des lecteurs de L'Express, qui m'envoient des témoignages, ou des mots d'encouragement, par mail, par courrier, par messages sur les réseaux sociaux, et m'offrent un contrechamp précieux au micro et à la page de magazine. Comme Jérôme, par exemple, agriculteur qui se dit « paysan saturnien », qui nous écoute sur son tracteur ou durant la traite des vaches. Je le sais, il me l'a écrit. Je ne peux bien sûr pas citer chaque mot et chaque auditeur fidèle. Mais en cette veille de grille d'été, je voulais vous dire merci. C'est tout. Merci.

Anne Rosencher

39,190 görüntüleme • 3 ay önce

« Trump n’est pas Dieu. » Cinq minutes de live, un doigt en l’air, une cascade de mises en garde et de menaces, et Léo qui ne parle plus de Trump : il le recycle en figurine d’Apocalypse. Il déroule sa certitude comme une notice. Trump serait la Bête, les gens vont l’adorer, le dogme est chez les autres, et le danger « viendra de ce côté-là ». Quand l’argument manque, le spectacle commence. Il pointe, lève la main, parle plus lentement. Ça fait très révélation. C’est surtout du théâtre. Le geste suffit. Ce n’est plus une discussion, c’est une mini-messe. Rudy et Nikolaï tiennent le rôle des lampadaires. Le public n’a plus à juger une politique, il a à avaler la sentence. Voilà l’aparté : on arrête d’analyser et on commence à prêcher. Ce que Léo met sous le tapis est plus intéressant que le sermon. Trump qui marche sur les plates-bandes des banques, des clergés, des idéologues, des ingénieurs d’identité, de la machine militaire et de la science officielle, disparaît. Trump qui recadre sa propre base religieuse, jusqu’à dire qu’une partie des évangélistes aime plus Israël que les juifs eux-mêmes et que leur propre pays, disparaît aussi. C'est Trop concret. Trop gênant pour le costume. Il reste un totem noir. Un totem, ça ne répond pas. C’est plus simple. Pour ta gouverne, Léo...un faux dieu, d’habitude, caresse ses prêtres. Trump les remet à leur place. Toi tu semblant de ne pas avoir entendu. Ça casserait trop vite le jouet... Ensuite, le grand refrain. « Trump n’est pas Dieu. » Ah bon ? Merci du scoop. 😂 Personne n’avait commandé un messie. On parle d’un type qui casse des appareils. Lui, Léo, pour que sa grille tienne, n’a que deux cases : saint ou monstre. Rien au milieu. Donc un politique crédible devrait être Dieu sur terre, sinon c’est la Bête. Avec un test pareil, plus personne n’est embauché. Sauf dans son émission.😂 Le reste suit la même pente. Il tape sur le culte et installe le sien. Il dit que Trump n’est pas Dieu, puis le traite comme un personnage de fin du monde : même excès, juste à l’envers. Il prévient contre Babylone et colle le masque de la Bête à l’homme qui lui marche dessus. Il parle de discernement et refuse l’évidence : un président peut être utile, limité, second degré, sans être un saint ni un démon. Il recadre les autres sur leur « dogme » et sort les nazis de demain dès qu’on touche au sien. Ce n’est pas une piste. C’est une manière élégante de dire : si tu n’es pas d’accord, tu es déjà le prochain problème. Plus besoin de répondre. Il suffit de te ranger dans la bonne case biblique. Le débat s’arrête. Léo ressort en sage. Joli tour de passe-passe... Et le style, parlons-en, parce que c’est le vrai produit. Léo ne prouve pas. Il installe une ambiance. Il noie la question sous les grands mots : discernement, humilité, polarisation, dogme, paix. Plus c’est élevé, moins ça doit rendre des comptes. Il parle longtemps pour faire profond, et change de sujet dès qu’on le ramène au concret. L’autre n’a plus un argument, il a un « état intérieur ». Une fois que tu es polarisé, blessé ou manœuvré, le fond peut attendre. Le public est prié d’« observer », ce qui veut dire : hochez la tête et ne cassez pas le cadre. C’est de la rhétorique de chaire. Le ton sacré remplace la preuve. Le ralenti remplace l’idée. L’étiquette biblique remplace la réponse. Moins il démontre, plus il prophétise. Le lion en fond d’écran n’ajoute rien, sauf un peu de gravité bon marché. Le gag de la scène, c’est qu’il met en garde contre l’adoration tout en tendant sa grille comme on tend une corbeille. Il dénonce les dogmes et pose le seul qui n’a pas le droit d’être discuté. Il parle de discernement et interdit la distinction de base : bousculer Babylone, ce n’est pas être la Bête. Sauf si on a besoin de la Bête pour rester au centre. « Trump n’est pas Dieu. » D’accord. Personne n’a dit le contraire. Le ridicule, c’est de croire que sans auréole il ne reste plus que la Bête. Ça n’est pas une analyse. C’est un live à côté de la plaque, avec cascade et un lion pour faire sérieux. #Leo #ADNM #Aparté #Bete #TrumpNEstPasDieu #Rhetorique

Mika QajaQ - 17 Lifes 🏴‍☠️

20,455 görüntüleme • 12 gün önce

L'ancien député belge Laurent Louis, reconverti escroc dans les arnaques financières depuis 2014 et accessoirement en Bozo le clown à ses heures perdues via sa page "Debout Les Belges" sur Facebook, me rappelle juste à quel point les réseaux sociaux partent en vrille. J'ai encore quelques dossiers à son sujet et on peut aussi parler de tous ceux qui en ont fait la promotion. Je tiens de nouveau à préciser que toutes ces images sont bien réelles et pathétiques aussi vraiment, je sais... Sinon, pendant ce temps-là, j'ai centralisé toutes les dernières plaintes de ses victimes. Encore une fois, on ne parle pas que de quelques euros, mais de très grosses sommes, d'économies d'une vie et d'héritages malheureusement pour beaucoup. Certes, ce montage m'a un peu amusée à faire, mais je trouve ça au final dramatique. Laurent Louis se victimise sans cesse et se prétend ostracisé par le système, alors que ce dernier se fiche littéralement de lui. Il n'est au final qu'un imposteur de bas étage pour le système en place. Cependant, ses victimes sont bien réelles et il continue sans cesse de promouvoir ses arnaques en faisant de nouvelles victimes. Son terrain de jeu préféré reste Facebook, bien qu'il soit ici aussi (à mon grand regret, car à l'époque c'est moi qui l'ai incité à faire un compte sur X 😏). A ceux qui seront tentés de dire que ses victimes ont été stupides de lui faire confiance, je vous réponds d'avance que vous ne valez pas mieux que lui. J'en suis une également (Laurent Louis m'appelait "son amie" à l'époque 😂), mais je n'ai pas tout perdu comme beaucoup avec qui j'ai pu être en contact et qui me parlent d'envies suicidaires. Laurent Louis, c'est "Harry, un ami qui vous veut du bien". Lui et sa femme complice Sihem Bridji n'ont pas d'âme. Leur seul goal dans la vie, c'est l'argent, et surtout l'argent des autres, tant que Madame ne risque pas de se casser un ongle en allant travailler. C'est un grand manipulateur qui surfe sur la #pédocriminalité et l'émotionnel de ses proies. Il passe son temps à faire sa Drama Queen sur les réseaux sociaux, dans le seul espoir de soutirer de l'argent à ceux qui ont complètement perdu Foi quant à un monde meilleur. (Via son parti politique "Révolution" et ses arnaques financières. Il sait pertinemment qu'il ne sera jamais élu.) Il tente désormais pitoyablement de faire croire que tous ceux qui le dénoncent en tant qu'escroc qu'il est, travaillent pour le gouvernement, sont agents du Mossad, pédocriminels, satanistes etc. Encore une fois, si le gouvernement veut ta peau, il l'a, c'est aussi simple que ça. Donc si c'était le cas, il ne paraderait pas en fin de vidéo dans son grand jardin avec un chalet et on peut voir ce que je suppose être sa grande maison derrière lui. Il n'est en rien à plaindre, il s'est fait des millions via ses arnaques, notamment avec OneCoin et certainement avec OmegaPro aussi, parmi tant d'autres. Il faut que les gens redescendent un peu sur Terre sur les réseaux sociaux. C'est comme toutes ces fausses victimes qui se pavanent avec le sourire sur les réseaux sociaux, en racontant des faits atroces que vivent et ont vécu de vraies victimes. Si elles dérangeaient véritablement, elles ne seraient déjà plus de ce monde. Je suis en contact avec des victimes qui ont vraiment connu (et même qui connaissent encore) des sévices extrêmes. Elles sont incapables de se montrer sur les réseaux et souvent pas en état, par crainte pour leur vie et celles de leurs proches. Donc là, on a juste affaire à une brochette de bras cassés imposteurs du Net, qui se moquent de nous et qui se remplissent pour certains les poches. (Petite pensée pour Sophie Alric, Dalila Sadok et Sophia Lacaze, le fameux trio infernal de mythomanes.) Beaucoup scrollent sur les réseaux sociaux en mode Netflix, mais en oublient les vraies victimes qui se sentent impuissantes et invisibilisées face à tout ce cirque. Sophie Alric, je l'avais déjà dit, c'est sous la pression de vraies victimes que j'ai fini par en parler, tellement ses délires ont pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux. Moi ça me crève les yeux qu'elle a besoin de soins et qu'elle ment, mais bref... La grande agent du Mossad que je serais selon Monsieur Louis, a eu la vidéo des témoignages de ses victimes censurée sur YouTube. C'est lui qui en a fait a la demande en invoquant des prétextes fallacieux. Mais ce que ce boulet n'a pas saisi, c'est que des comptes qui ont bien plus de visibilité que moi là-bas, ont eu le temps de l'enregistrer et de la repartager. Je venais tout juste de reprendre ce compte qui a quasi toujours été inactif, donc ça me fait une belle jambe, mais ça démontre à quel point Monsieur Louis est en panique quant à toutes les plaintes déposées. Page Facebook de Laurent Louis : N'hésitez pas à aller la consulter, ça vaut le détour vu les publications complètement débiles qu'il poste. Vous pouvez aussi lui passer le bonjour de ma part vu qu'il m'a bloquée là-bas. Comme je lui avais signalé à l'époque, si je m'apercevais qu'il était un énième escroc, j'en parlerai, c'est chose faite. Que dire de personnes comme Jim Leveilleur, MIKE BOROWSKI,Chloé Frammery et Nicolas Bouvier qui l'ont relayé... Oui je sais, Nicolas, je ne suis pas ton attachée de presse comme tu m'as dit mais elle est où la Charte de Munich que tu as si souvent mise en avant ? MIKE BOROWSKI, tu es peut-être le seul qui ne savait pas sur ce coup-là, car je me souviens que quand je t'avais parlé de Laurent Louis, tu ne savais pas qui c'était. Je sais faire la part des choses... Docteur Laurence Kayser, please, tu te réveilles quand ? Car j'ai bien compris que tu étais au final qu'une énième victime de cet illustre personnage. Je remets le post des 3 folles du bus qui crachent au visage des vraies victimes : Ancien post avec les témoignages des victimes de Laurent Louis et qui a survécu ici :

Claire Gabriel

15,294 görüntüleme • 2 ay önce

J'ai lu l'article de Knack qui parle de Bouchez comme d'un petit Trump, et je voulais vous raconter une histoire par rapport à cela. 📷 Il y a 6 ans, Nicolas Sarkozy est venu à Bruxelles en dédicace chez Filigranes, et moi j'avais décidé d'y aller pour lui lire un poème pour me foutre de sa tronche (voir la vidéo dans ma publication, 3eme partie) Et alors qu'il y avait une file d'une bonne demi-heure devant le magasin, M. Bouchez est arrivé au moment où j'allais entrer dans le magasin, et il a grillé toute la file en serrant la main de Marc Filipson venu l'accueillir. Et donc, à l'époque, j'ai publié ceci, expliquant que je l'avais vu griller la file. Et M. Bouchez a commencé à m'invectiver, expliquant que non, il avait fait toute la file. Alors que j'ai des photos, des vidéos, du moment où il débarque en coupant la file. Il m'a menacé de porter plainte pour diffamation. Il a nié. En bloc. Jusqu'au bout. Alors qu'il y avait 50 témoins + mes photos. Alors fondamentalement, on s'en tape qu'il ait grillé la file, c'est pas très classe, mais c'est pas la fin du monde... Des tas de gens, dès qu'ils ont un peu de pouvoir, se sentent pousser des ailes parce qu'on les invite n'importe où, parce qu'ils ne payent plus rien, parce qu'ils sont "quelqu'un". Mais quand tu te fais prendre la main dans le sac en train de faire un truc pas très cool, tu peux soit: 1. Nier en bloc, même face aux faits, comme Trump 2. Trouver une excuse: Genre: J'étais pressé, j'avais pas le temps mais je devais absolument prendre un selfie avec Sarkozy (qui a l'air super heureux) 3. T'excuser et dire que c'était pas très classe, qu'il va faire preuve d'humilité la prochaine fois et qu'il travaille à être quelqu'un de meilleur. Aujourd'hui, quelqu'un comme Bouchez, comme Trump, comme beaucoup de gens puissants, utilisent le mensonge et les infractions légales comme morales pour assoir leur pouvoir. Quelqu'un de puissant qui te crache au visage et te dit: Tu vas faire quoi, minable ? A chaque fois qu'il arrive à faire une saloperie ET qu'il s'en sort parce que personne ne lui tourne le dos dans son entourage (pour plein de raisons) et que les médias ont peur... Il sait qu'il peut continuer à ouvrir la fenêtre d'overton et en Belgique, Bouchez est devenu un maître constructeur en veranda. C'est comme dans la scène de The Boys où Homelander explose le crâne d'un type qui a lancé une canette sur son gamin, et que les gens applaudissent. Il réalise que c'est open bar maintenant. Le problème, c'est que comme avec Trump, on a des tas de gens révoltés "en bas", et tout autour de lui, une sorte de secte MAGA ou GLB qui n'ose pas bouchez le petit doigt au risque de subir les foudres du chef. C'est profondément inquiétant de voir, ces derniers jours, que PAS UN journaliste de la RTBF n'a communiqué autrement qu'en publiant un communiqué officiel. Alors oui, il y a un devoir de réserve. Mais ce devoir de réserve, ou cette peur de perdre son job, c'est le paillasson sur lequel le fascisme s'essuye les pieds pour écraser tout. Je n'arrive pas à comprendre, dans le cas qui nous occupe, comment les syndicats de la RTBF n'ont pas ouvert leur gueule. Comment des tas de militants de gauche n'aient rien fait de cet enregistrement, de peur que quelque chose leur tombe dessus. Je peux comprendre que des gens lambda aient peur, parce que oui, ce genre de personnes peuvent détruire votre vie... Mais c'est pour ça qu'on a des institutions, syndicats, AJP,... Qui sont là pour, par leur structure morale, protéger les membres. Et il ne s'est. Rien. Passé. Profondément inquiet aussi qu'au sein du MR, il n'y ait pas une seule personne influente (ou même pas influente en fait) qui dise "Stop". Ce qui m'inquiète profondément, c'est qu'à chaque fois qu'on laisse passer un truc comme ça, ça sera pire la prochaine fois. Par la complicité du fan club et le silence de ceux qui pourraient changer les choses avec un peu de courage. Parce que oui, aujourd'hui, l'AJP, les médias, le PS, le PTB, se réveillent... mais ils avaient TOUS L'enregistrement et jusque là n'avaient RIEN FAIT. Un jour dans un meeting, Trump avait dit: "Si je tirais sur un type en pleine 5e avenue, les gens continueraient quand même à voter pour moi". Et je pense qu'en Belgique, on s'en approche à une vitesse de dingue, une vitesse d'une GLE à plus de 100.000 balles, pas la vitesse d'une putain de CLA de merde.

Vincent Flibustier 👽

12,999 görüntüleme • 1 yıl önce

🏳️‍🌈 LES MYTHOS DU BLOC — S01E12 ANTOINE, LE MYTHO DU MARAIS Un mètre quatre-vingt-dix, des épaules qui passent pas dans l'ascenseur, une tête de cogneur. Antoine c'est pas un guetteur, c'est LA sécurité du four 💪 Et c'est aussi le shérif de la virilité. Tu croises les jambes ? Assieds-toi comme un homme. Tu trouves le coucher de soleil joli ? Convocation. Tu manges une glace à la fraise ? Il te regarde comme si t'avais vendu le quartier aux flics 😭 « Moi ces trucs-là ça me dégoûte. » Frère, un mec qui déteste vraiment les épinards, il passe pas sa vie devant le rayon épinards 👀 18h pile : « j'ai muscu ». Tous les soirs muscu. Sauf que le sac de sport on l'a vu — tu peux pas mettre autant de créatine dedans 💅 Et un soir Momo et Rachid montent sur Paris chercher un kebab. Ils tombent dans le Marais. Bar plein à craquer, karaoké, debout sur le comptoir : perruque blonde platine, robe à paillettes rouge, boa rose… et en dessous, la tête de cogneur d'Antoine. La salle scande TONIA ! TONIA ! 🔥 Sa réponse ? « Vous confondez. C'est un sosie. » Même cicatrice au sourcil sous les faux cils, même gourmette marquée ANTOINE. Le mec a inventé un casier judiciaire à son propre sosie 💀 Et la vérité ? Tout le quartier est au courant depuis des années. Le gérant du four s'en fout. Même Germaine le savait. Personne dit rien parce que personne s'en fout autant que lui le croit. Le seul qui sait pas que tout le monde sait… c'est Antoine. C'est le seul mec du quartier qui fait de la prison à domicile, dans sa tête, et le maton c'est lui-même. La porte est ouverte depuis le début. Y'a jamais eu de serrure 🚪 Fiction humoristique. Tu connais un Antoine ? 👇 📺 Une série signée KYZ LE CHACAL 🐺 #pourtoi #banlieue #humour #sketch #lesmythosdubloc

KyzLeChacal

21,105 görüntüleme • 2 ay önce

[INSPIR POST] - Et si ta thyroïde n’était pas malade… mais sacrifiée ? On t’a peut-être dit que tu avais Hashimoto. Ou une hypothyroïdie. Que ta thyroïde était lente, défaillante. Alors on t’a prescrit une hormone. Puis une deuxième. Puis la dose a augmenté. Et un jour, tu t’es dit : > “Mon corps ne fonctionne plus sans ça…” Mais… Et si ce n’était pas vrai ? Et si ta glande n’avait jamais été défectueuse… Mais juste en mode survie, sous perfusion de stress, de carences et de signal cellulaire inversé ? Le problème, ce n’est pas ta glande. C’est ce que tu lui donnes. Ou plutôt… ce que tu ne lui donnes plus. La thyroïde ne travaille pas seule. Elle ne fait que fabriquer la base : l’hormone T4 et 20% max de la T3. Mais cette T4 est inactive. C’est une matière brute et quid des 80% de la T3 restants 🤔 Et bien il viennent de la T4 qui convertit en T3 via un processus qui s'appelle "la méthylation" et pour convertir et obtenir cette ’hormone qui donne l’énergie, la chaleur, le métabolisme... il faut : Un foie qui fonctionne Des intestins vivants Des cofacteurs précis (iode, zinc, fer, sélénium, cuivre, tyrosine…) Une inflammation minimale De la lumière naturelle Et surtout : une alimentation ancestrale, riche, nourrissante, animale Pas de ça ? Alors pas de T3. Et là, on diagnostique "hypothyroïdie"… Alors qu’on aurait dû diagnostiquer : > “Corps en mode famine cellulaire”. Voici ce que je ferai pour corriger ce problème et relancer le métabolisme : Je commencerai à travailler sur mon terrain sur tous les piliers. Mais aussi sur mon système nerveux. Mon microbiote. Mon alimentation. Ma charge toxique. Et surtout je m'exposerai au soleil Un protocole en 3 temps pour modifier son terrain 1️⃣ Rétablir la base : la nutrition animale ancestrale Le corps n’est pas fait pour fonctionner avec des calories vides. Il est fait pour fonctionner avec des briques de vie. Alimentation à dominante : Viande rouge (bœuf, gibier) Œufs entiers (cholestérol, choline, vitamine A) Abats (cofacteurs hormonaux) Poissons riches en iode et sélénium Graisses animales saturées (huiles entières, beurre, ghee, suif, saindoux, graisse de canard) Sel brut non raffiné (pour les oligo-éléments) En terme de ratio: 2g de protéines par kg de poids Sans assez de protéines, ta thyroïde n’a rien pour reconstruire. Remplacer le cardio épuisant par du HIIT en mode hormese C’est le langage que comprend le système hormonal 2️⃣ Éliminer les voleurs de nutriments On croit souvent bien faire avec les légumes "santé". Mais certains aliments contiennent des molécules que le corps n’a jamais su gérer : Lectines Oxalates Saponines Goitrogènes Acide phytique Tous ces composés bloquent l’iode, empêchent l’assimilation, irritent la muqueuse intestinale. Les pires ennemis silencieux : Blé / Gluten Légumineuses Soja Choux crus (crucifères) Pommes de terre Fruits riches en oxalates Noix et graines Produits laitiers si intolérance Tu ne peux pas guérir un système qui lutte chaque jour contre ce qu’il mange. 3️⃣ Soutenir le vivant avec ce qu’il ne trouve plus dans le monde moderne Même avec la meilleure volonté du monde, nos sols sont appauvris, notre air pollué, notre exposition solaire insuffisante. C’est là que la supplémentation temporaire devient un pont : L'iode : La thyroïde en consomme entre 4 et 6 mg/j entre 3 et 4 mg pour le reste du corps. Une supplémentation en iode lugol peut être un des leviers. Cofacteurs de l’iode : Zinc, Fer, Cuivre, Sélénium, Tyrosine Vitamines B méthylées : B1, B2, B3, B5, B6 Organes de bœuf (frais ou en gélules lyophilisées) Magnésium (glycinate/thréonate) : cofacteur de la vitamine D Exposition au soleil (ou lumière rouge) Sauna / sudation : pour éliminer ce qui n’a rien à faire dans nos cellules De la patience : Les changements opèrent de 6 mois à 1 an voir + ✊ Tu n’es pas cassé. Tu es carencé. Et bonne nouvelle c’est réversible. Le vivant veut vivre. Il suffit parfois d’arrêter de l’empêcher.🔥

Vitalholis

67,471 görüntüleme • 1 yıl önce

C'est sûrement le plus gros coup de ma vie, j'ai eu une vidéo de José Mourinho pour mon émission le Berrié FC, je vous explique tout 🧶 : LE CONTEXTE. À la base, je devais préparer une émission sur Demba Ba, ancien joueur de Chelsea. Mon émission consiste à retracer la carrière d'un joueur en diffusant des témoignages de joueurs/coachs, qu'il a connus durant sa carrière. Pour plusieurs raisons, l'émission n'aura pas lieu. C'est con mais je voulais quand même partager cette vidéo du Mou, qui était donc pour Demba Ba (en espérant que tu la vois). LE NUMÉRO ? J'ai obtenu le numéro de Mourinho l'été dernier. Un journaliste connu me l'a donné (échange de bons procédés) : j'étais heureux. Mais comme tous les gros numéros, il n'y a souvent qu'un one short pour les contacter. Et il ne faut pas se rater. Je suis parti du principe que je n'avais aucune chance de l'avoir, donc forcément, pas possible d'être déçu 😂. J'ai écrit à Eden Hazard pour cette émission, également. J'ai mangé un gros vent. C'est le jeu. LE DÉROULÉ DES ÉVÉNEMENTS. J'ai envoyé le premier SMS au Mou le 28 novembre dernier. Je me présente, je vais à l'essentiel, pour ne pas écrire un roman. Aucune confirmation de lecture sur WhatsApp, les heures passent. Je me dis que c'est mort mais qu'au moins, j'ai essayé. Un jour passe, puis 2 jours.... Et le 30 novembre, mon téléphone sonne et je vois la notif "Message WhatsApp de José Mourinho". Je te dis pas la sensation de fou... Le message est simple, il me dit "ok". SUFFISANT À MON BONHEUR 🥰🥰🥰. Puis quelques jours passent, et aucune nouvelle de Mourinho. Au bout de 12 jours, je le relance. Aucune réponse. 2 jours après, idem. Je me dis que c'est dead et qu'il a autre chose à faire, notamment gérer une situation tendue avec la Roma. Puis je lui envoie un dernier message. Je lui dis qu'il envoie une vidéo ou pas, cela ne changera rien à l'admiration que j'ai pour lui. Et là, le samedi 16 décembre au soir.... SMS de José Mourinho. Et là, je vois la vidéo. Je vais être franc avec toi. J'ai parlé à des centaines de mecs du monde du foot. Des champions du monde, des grandes stars parfois. Mais l'émotion que j'ai connu avec Mourinho, j'avais pas ressenti ça depuis Lizarazu en 2020. CONCLUSION. Croyez en vos rêves. Des fois, le ténacité et la passion apportent de belles surprises. Demba Ba je suis triste de pas avoir fait cette émission sur toi, j'allais faire de gros trucs tu sais 😂. Finalement, elle n'aura pas lieu et je tenais quand même à partager la vidéo car quand même, on ne peut pas avoir une vidéo d'une si grande légende sans en parler... Je vous invite à liker mon Twitch pour de futurs mois mouvementés avec de belles surprises 😁 🎥🟣

Jérémy Berrié

479,464 görüntüleme • 2 yıl önce

[DEBUNK POST] - 🧠 Ivermectine, mémoire retrouvée & vérité enterrée : la guerre contre l’oubli commence ici Il y a une raison pour laquelle le monde oublie. Certains crédules penseront à l’âge. D'autres à la génétique. Certains autres au temps.🙄 Le docteur Makis lui cible les parasites.🎯 Littéralement. Les mêmes qui ont infiltré nos corps… …et les mêmes qui ont infecté nos institutions. Des parasites biologiques. Des parasites psychiques. Des parasites systémiques. Et les enculés qui nous dirigent, qui ont permis ce carnage silencieux, méritent le pire.🤷 > Plus de 57 millions de personnes dans le monde souffrent aujourd’hui de démence. Dont la majorité ont été classées sous une seule étiquette : Alzheimer. Mais ce que personne ne te dit, c’est que certains s’en sortent. Que la mémoire peut revenir. Que le corps peut guérir. Que ce qu’on t’avait vendu comme irréversible… ne l’est pas. Et tout ça grâce à un médicament qu’ils ont voulu enterrer : l’ivermectine. 🧬 Ils ont effacé la science… mais pas les résultats > Dr William Makis, médecin nucléaire, lanceur d’alerte et chercheur en cancérologie : “Des patients atteints de Parkinson se remettent à marcher. D’autres rejouent au golf. Des personnes âgées, amorphes, reconnaissent à nouveau leurs enfants. Et ce, avec quelques comprimés d’ivermectine.” Comment le sait-on ? Parce que la recherche existe. Ou plutôt… elle existait. Une étude réalisée sur des rats Wistar, rendus Alzheimer par injection de chlorure d’aluminium. Temps moyen pour une tâche simple : passé de 2,8 min avec 1,3 erreur à 6,5 min et 4,4 erreurs. Puis, 4 semaines de traitement à l’ivermectine. Résultat : retour à 3,6 min et 1,4 erreur. Presque normal. En un mois. Sans effet secondaire. > Problème : cette étude a disparu de Google. Effacée. Nettoyée. Il faut passer par DuckDuckGo ou des serveurs cachés pour y accéder. Pourquoi ? Parce que ce médicament ne rapporte rien. Il est bon marché, sûr, déjà connu, hors brevet. Et il fonctionne. Tu comprends maintenant pourquoi ils l’ont diabolisé pendant la « pandémie » ? Tu comprends pourquoi ils ont fait passer les médecins qui l’utilisaient pour des charlatans ? Parce qu’ils ne contrôlent pas ce qu’ils ne peuvent pas breveter. Parkinson, Alzheimer : ce n’est pas une fatalité Ce que rapporte Makis, c’est du vécu, pas de la théorie. Parkinson : avec 60 à 72 mg par jour, des patients paralysés reprennent le contrôle de leur corps. Tremblements, raideur, lenteur : régression nette. Alzheimer : avec seulement 12 à 24 mg pendant 4 à 5 jours, retour de la mémoire, de la reconnaissance, de la joie. Certains sont sortis des soins palliatifs. Et toi, tu crois encore que c’est une maladie sans issue ? Qu’il faut juste accompagner la déchéance ? Qu’il n’y a rien à faire ? Non. Il y a quelque chose à faire. Et ils t’ont menti. 🔥 Le plus grand crime ? Avoir laissé les gens oublier qu’ils pouvaient guérir Ils ont parasité notre physiologie. Ils ont fracturé notre psyché. Ils ont volé nos grands-parents, nos parents, nos souvenirs. Et à la place, ils ont mis des cachets sponsorisés par BigPharma des couches et des EHPAD. Et si je te disais que c’est réversible ? Que le corps, dans sa sagesse, peut cicatriser ? Que la cognition n’est pas perdue mais étouffée ? L’ivermectine agit : anti-inflammatoire (réduction des cytokines dans l’encéphalomyélite, Inflammation 2023) stabilisatrice des synapses (restauration des transmissions nerveuses, PLOS 2019) modulatrice cholinergique (augmentation dopamine/nicotinique, Cell & Bioscience 2024) On n’est plus dans l’anecdotique. On est dans le médical. Le mesurable. Le réel.

Vitalholis

25,179 görüntüleme • 1 yıl önce

Dans les coulisses d'un billet : Pourquoi mon IA ne fait pas le boulot à ma place. Je le vois bien, votre petit sourire en coin quand je lâche le mot « IA » au détour d'une conversation ou dans un de mes threads. Je le connais par cœur, ce regard mi-amusé, mi-condescendant, qui crie en silence : « Ah, d'accord, le mec a juste tapé une phrase magique et la machine a pondu son texte pendant qu'il se faisait un burger ». Souvent, on me reproche, ou du moins on me suspecte, d'avoir trouvé la poule aux œufs d'or de la feignantise intellectuelle. Le mythe du distributeur automatique a la vie dure. Pour beaucoup, mon processus créatif se résume à ouvrir une fenêtre de chat, taper un truc du genre : « Fais-moi un texte de 2000 mots sur Viktor Orban, les paris en ligne et les sondages. Mets de l'humour, stp. Merci bisous. », puis de cliquer sur "Générer", faire un bon vieux copier-coller des familles, et boom, me voilà auteur. Laissez-moi vous briser une illusion tout de suite : si je faisais ça, mon compte 𝕏 ressemblerait à du Wikipédia sous Xanax. Ce serait chiant à mourir, lisse comme une carrosserie neuve, et surtout, ça n'aurait absolument pas ma gueule. Alors, asseyez-vous, prenez un café (un vrai, coulé par une vraie machine ou un humain, pas un JPEG généré par Midjourney), je vais vous montrer, autopsie à l'appui, comment on cuisine un billet quand on est un curioscepticosapioiste. On va prendre l'exemple de l'article sur les marchés prédictifs : L’Étincelle : La curiosité n'a pas de puce en silicium Tout commence toujours, invariablement, dans le monde réel (ou du moins sur la place publique de 𝕏). L'IA ne scrolle pas mon fil d'actualité en se posant des questions existentielles sur l'avenir géopolitique. C'est moi, avec mes yeux fatigués et mon cerveau qui tourne un peu trop vite, qui m'arrête sur une anomalie. Récemment, je tombe sur un tweet de ☠ Bluetouff : « 23 millions de $ de volume, ça commence à chiffrer. Orban perdrait selon les marchés prédictifs. » Je m'arrête. Les marchés prédictifs ? Parier de l'argent sur une élection pour en deviner l'issue ? Je n'y connais strictement rien. Zéro. Nada. Mon détecteur à curiosité s'affole. Je pose donc la question publiquement en répondant : « Vraie question, c'est solide comme façon de faire, ou c'est très aléatoire ? » L'échange s'engage. Shadow of a Doubt m'explique que c'est aléatoire mais que si les gens y mettent leur propre argent, c'est qu'ils ont des arguments. ☠ Bluetouff en remet une couche : « ça traduit mieux des intentions de votes que les sondages, quand tu mises de l'argent, tu ne mens pas. [...] regarde l'élection de Trump, les sondages le donnaient perdant, polymarket le donnait gagnant. » Bim. Ça y est. Le sujet m'a attrapé. C'est ça, l'étincelle. C'est 100 % organique, c'est un humain qui s'étonne et qui décide de creuser. À ce stade, l'IA est toujours éteinte. Le Terrier du Lapin Blanc : L'interrogatoire socratique C'est ici que j'invoque mon partenaire de crime : Gem. Mais attention, je ne lui demande pas de m'écrire un article. Ce serait comme demander à un prof de physique quantique de vous faire vos lacets. Non, je l'utilise comme un sparring-partner intellectuel. Je lui demande un cours. Je descends dans le terrier du lapin blanc et je le cuisine. Je pose une question. Il répond. Sa réponse fait naître une zone d'ombre dans mon esprit, alors je relance avec une question plus pointue. Je le contredis. Je lui demande de nuancer. C'est un harcèlement textuel en règle, un interrogatoire de police sous lampe à incandescence. « Comment on évite les manipulations de marché ? Et si un milliardaire décide de fausser les cotes en misant à perte ? C'est quoi la différence fondamentale avec un vulgaire bookmaker PMU ? » Pendant ce très, très long échange, je n'écris pas une seule ligne de mon futur article. Je modélise le concept dans ma tête. L'IA m'aide à tordre le Rubik's Cube du sujet jusqu'à ce que toutes les faces soient alignées et que je comprenne intimement la mécanique du "bouzin". Le but n'est pas de générer du texte, c'est de générer de la compréhension. Le Conseil de l'Ordre : L'OSINT façon rouleau compresseur Une fois que j'ai pigé la théorie, il est hors de question de s'arrêter là. C'est le moment d'être paranoïaque et rigoureux. Place à l'artillerie lourde. Fini de discuter avec un seul interlocuteur, on passe en mode investigation OSINT (Open Source Intelligence). Je mobilise le Conseil des Trois : 1. Gemini (dans sa version Pro, pas le jouet gratuit). 2. ChatGPT (pareil, on sort le moteur V8). 3. L'IA "maison" développée par mon frère (pour avoir une architecture et une réflexion différentes). Je leur lance à tous les trois des requêtes de deep recherche indépendantes sur le sujet précis que je viens d'apprendre. Je veux des chiffres, des études de cas, des failles systémiques. Je lis les trois rapports (que je tiens à votre disposition). Je les confronte. Je cherche les contradictions entre eux pour éviter d'avaler la première hallucination venue. Une fois cette masse de données ingérée, je demande une synthèse finale à Gem pour verrouiller le tout, histoire d'être absolument certain de ne pas avoir raté l'angle mort. Le périmètre intellectuel est sécurisé. Si je dois raconter des conneries, au moins, elles seront sourcées. Le Squelette : L'art de ne pas se perdre en chemin À ce stade, j'ai une montagne d'informations dans la tête et sur mon écran. Je sais exactement de quoi je veux parler, et surtout, j'ai choisi le "fil" de mon billet. L'angle d'attaque. Je demande alors à l'IA de me faire un plan de rédaction basé exclusivement sur la synthèse que l'on vient de valider ensemble. Pourquoi ? Parce que quand je me mets à écrire, je pars dans tous les sens. J'ai des digressions qui ont des digressions. Ce plan, c'est mon squelette, mon garde-fou. C'est juste un pense-bête structurel pour m'assurer que, pris dans l'élan de ma propre prose, je n'oublie pas d'expliquer une variable clé à la ligne 450. L'IA joue ici le rôle d'un simple gestionnaire de projet avec un tableau Excel. La Viande sur les Os : C'est moi qui tape, bordel Nous y voilà. L'instant de vérité. C'est le moment où toutes les fenêtres d'IA sont minimisées en bas de l'écran. La page est blanche. Et c'est moi qui pose mes doigts sur le clavier. C'est ma partie préférée. La viande, les muscles de l'article, l'humour, le sarcasme, le rythme, les tacles glissés et les références absurdes... tout ça, c'est mon ADN. Aucune IA au monde n'a mon vécu, mes obsessions, ou mon envie viscérale de troller amoureusement mes lecteurs. La machine peut vous donner la température de l'eau, mais elle ne peut pas vous raconter ce que ça fait de s'y noyer avec le sourire. Quand j'écris, je mets mes tripes sur la table. Je tape, je rature, je cherche la punchline qui va faire mouche, la transition qui va vous arracher un rictus. Si un texte n'a pas d'âme, on s'en rend compte en trois paragraphes. Mon style, c'est la seule chose que je refuse catégoriquement de déléguer. C'est Franky qui vous parle, pas un algorithme. Le Crash-Test : La finition horlogère Le texte est posé. Il est beau, il sent la sueur et le café froid. Mais l'enthousiasme a souvent la fâcheuse tendance de faire des entorses à la réalité. C'est le moment de renvoyer l'ascenseur. Je prends montexte, celui que je viens d'écrire avec mes petites mains, et je le balance dans le Conseil des Trois (les trois IA). Leur mission ? Un fact-checking impitoyable de ma propre prose. Je leur demande de traquer la moindre inexactitude factuelle, la moindre affirmation un peu trop péremptoire que mon ego aurait pu laisser passer. On vérifie que la plume n'a pas trahi les faits établis lors de la phase OSINT. Enfin, dernier passage obligatoire dans un outil spécialisé pour corriger les fautes de frappe, la grammaire et l'orthographe (parce que l'inspiration va toujours plus vite que l'index droit). C'est le polissage du cadran avant de refermer la montre. L'Exosquelette Intellectuel Voilà le secret de fabrication. Voilà la réalité crue derrière le fantasme du "bouton magique". L'Intelligence Artificielle, dans mon quotidien, n'est pas un nègre littéraire qui écrit à ma place pendant que je regarde le plafond. C'est un exosquelette pour l'esprit. Elle me donne de la force pour soulever des montagnes de données, de la vitesse pour synthétiser, de la précision pour ne pas m'étaler factuellement. Elle me permet d'être plus rigoureux, plus pointu, plus complet. Mais à la fin de la journée, c'est toujours le pilote à l'intérieur de l'armure qui décide de la destination, qui choisit le chemin, et qui ressent le frisson de la course. C'est moi qui tiens le volant. Alors la prochaine fois que vous lirez un de mes "gros pavés" et que vous penserez avec un petit rictus : « Pff, c'est ChatGPT qui lui a écrit ça », rappelez-vous ce billet. L'IA a peut-être aiguisé le couteau et préparé la planche à découper, mais c'est moi, et moi seul, qui vous ai cuisiné le plat. Et franchement, je doute qu'un algorithme sache doser le sel et le sarcasme avec autant d'amour.

Pourton.info

50,136 görüntüleme • 5 ay önce

Quelle honte ! Mais quelle honte ! Apparemment ces 3 personnes passent leur live à m'insulter ainsi que mes amis et je ne vais comme d'habitude même pas leur donner l'heure. Et si un jour je leur réponds, s'il vous plaît, faudra vraiment pas me dire oui Mehdi t'es méchant pourquoi tu fais une vidéo sur eux quand il y en a eu 50 sur moi avant sans réponse de ma part. Il y a deux types de personnes, ceux qui créent et ceux qui commentent, vous trois, et les gros youtubeurs vous soutenant ne faites partie d'aucune des deux catégories, vous êtes des sous merdes humaines. Je ne vais même pas parler de moi parce que, peut etre, penserez vous, que j'ai un agenda personnel alors que je suis juste outré par des propos inadmissibles, ceux où ils font preuve de racisme et misogynie envers des gens que je n'apprécie même pas : "ta gueule [Carole]" "tu n'es pas facile à satisfaire c'est pour ça que Julien t'a divorcé" "J'en peux plus de ce jeu, j'en peux plus de ce noir, j'en peux plus d'Ubisoft" (Le 17x5 =\= 85 n'est pas un propos haineux mais prouve l'étendue du problème quand on donne la parole à un imbécile incapable de poser un calcul élémentaire) A Julien, toi qui discute ouvertement avec ces gens et te félicitent des vidéos qu'ils font sur moi (cf dernière vidéo de slapp a mon sujet) vas tu continuer de soutenir leur comportement extrêmement toxique ou vas tu avoir un peu de dignité et défendre la mère de ton enfant ? Soyons honnêtes, si j'avais dit le dixième de ce qu'ils ont dit sur Carole, vous deux auriez déjà tweeter depuis la salle d'attente des urgences du CHU le plus proche. A Bugland, vas tu continuer de soutenir et participer activement a leur campagne de harcèlement en étant dans le chat de leur live, aux commentaires des vidéos qu'ils font sur les gens pour obtenir la sympathie, les vues et les likes de leur communauté cancérigène pour "finir en top tendance test youtube" ou vas tu enfin avoir une race ? A mes frères et soeurs à la peau noire, jamais on ne laissera ce genre de propos haineux devenir acceptables. Aux joueuses, jamais on ne laissera ces propos misogynes passer. Aux autres, allez vous commencer à voir le problème avec ces gens racistes et misogynes et prendre position ou bien allez-vous continuer de fermer les yeux pour ne pas dire les baisser lâchement devant ces propos nauséabonds ? Ces gens n'ont aucune force, le test qu'ils mettent en avant dans l'extrait publié par Tony Boy ne fait pas le 1/4 des vues du mien alors que je suis pris pour cible et disliké en masse depuis des mois. Alors que je suis tout petit. Imaginez les deux secondes aller harceler et disliker IGN ou JV, ce sera une goutte d'eau. Zéro force, ils ont, alors n'ayez pas peur, ils ne sont rien. La grandeur médiatique de la licence Assassin's Creed a constitué une aubaine pour eux, ils ont surfé dessus pendant des mois, ont rempli leur panse au détriment de la santé mentale de centaines de développeurs, le jeu étant sorti ils vont se rabattre sur South of Midnight et voyant que tout le monde s'en tape, leur truc va s'essouffler et face au frigo vide, ils finiront par faire du fait divers comme leur maitre. Ils ne sont pas passionnés. Et à ce propos : aux développeurs de Bioware et Ubisoft, l'industrie vous a lâché. J'en suis sincèrement désolé. Ca ne devrait pas être possible d'en venir à créer une cellule anti harcèlement, d'avoir des devs qui tombent en dépression parce qu'ils ont eu l'audace de faire leur travail et de sortir un jeu. Deux jeux extrêmement polish d'ailleurs, signe que le travail a techniquement et factuellement bien été fait. On peut d'ailleurs ne pas aimer le rendu de ce travail et même le dire. C'est mon cas avec Dragon Age. Mais en aucun arriver à de telles extrêmes poussés par ces gens et validés par de gros youtubeurs qui vont avoir beaucoup de mal à se regarder dans un miroir. Ici, on sera resté droit dans nos bottes, sans lâcher personne ni faire de mal à qui que ce soit. Al hamdoulilah.

Critix

570,093 görüntüleme • 1 yıl önce

⚠️Avis sincère requis ! 🥰 Bon, mauvais, sarcastique ou épique : je prends tout. Pour fêter mes 20 000 abonnés, j'ai créé ce clip, une façon différente de marquer le coup. Le "comment" est juste en dessous, sinon, profitez juste : j'y ai mis énormément de cœur. MERCI ! ❤️ 🎬MAKING OF – SATAN L’HABITE 🎬 Pourquoi Satan ? (Parce que la vérité brûle, apparemment) On va mettre les points sur les "i" et les cornes sur le front tout de suite. Certains se demandent pourquoi j’ai choisi cet alter ego cornu en costume trois-pièces. C’est une métaphore filée, les amis. Dans le marécage de 𝕏, quand tu débarques avec des sources, des faits et une rigueur d’horloger pour démonter une théorie fumeuse, tu n'es pas perçu comme un porteur de lumière. Pour celui dont tu viens de piétiner le "doudou" (cette petite croyance confortable qui le rassure), tu es l’Adversaire. Tu es celui qui vient perturber son sommeil dogmatique avec cette insolence qu’on appelle la réalité. Alors, j’ai fini par me dire : "Ok, si pour vous la vérité est diabolique, alors appelez-moi Satan." J'ai donc créé cet avatar pour incarner ce rôle avec une ironie élégante. C’est quand même plus fun de débunker en étant le Boss Final du scepticisme qu’en jouant les enfants de chœur, non ? La plume : Quand le clavier saigne des vérités Le texte de ce rap, je ne l'ai pas pondu entre deux gorgées de café tiède. Il vient de mes tripes, de ma plume, pas d’IA derrière ces mots, et il est le condensé de ce que je hurle (calmement, mais fermement) ici depuis des mois. Il s'appuie sur mes deux "manifestes" que vous connaissez peut-être : 1. L'Anatomie du dialogue de sourds (billet épinglé à mon compte) : J'y explique que débattre avec un complotiste convaincu, c'est comme jouer aux échecs avec un pigeon. Il va renverser les pièces, chier sur l'échiquier et se pavaner comme s'il avait gagné. Mon rap s'adresse aux 90%: ceux qui lisent en silence, qui doutent légitimement, et pour qui je continue de dresser cette barrière de sécurité intellectuelle. 2. La Table est Bleue : C’est ma règle d’or. Si un fait est bleu, je ne dirai jamais qu’il est noir pour caresser l'ego de qui que ce soit. Ma plume est un scalpel, pas un pinceau à maquillage. Le clip célèbre cette intransigeance. Le drame vocal : De Pavarotti à la PLS Passons aux coulisses, et là, on entre dans la zone de l'autodérision pure. On s'est chauffés avec mon allié Gem pour créer une instru qui tabasse sur Suno. On a brainstormé des prompts jusqu'à obtenir ce son lourd, sombre et percutant. Jusque-là, tout allait bien. Le problème, c’est quand j’ai dû poser ma voix. Dans ma tête, sous la douche, je suis un mélange de rappeur US et de dieu du stade. J'ai le flow, j'ai la voix, j'ai l'aura. Mais quand j'ai appuyé sur "Record" et que j'ai réécouté le résultat... comment dire ? Le micro est un objet froid, cruel et sans aucun remords. Il m'a renvoyé une réalité que j'aurais préféré ignorer. J'ai eu envie de me mettre en PLS sous mon bureau pour le restant de mes jours. Mais comme je suis un acharné, on a sorti l'artillerie lourde pour transformer la catastrophe en quelque chose de potable. Sous la supervision technique de Gem, on a fait de la chirurgie esthétique sonore : 🔹 Melodyne 5 Essentialpour remettre les notes là où elles auraient dû être (un travail de titan). 🔹 Soundtoys Decapitatorpour ajouter du grain et de la saturation (parce que le "sale" cache bien la misère). 🔹 Universal Audio 1176 pour donner du punch et faire croire que j'ai réellement du coffre. Bref, j'ai bricolé ma voix comme je règle un tourbillon : avec patience et beaucoup de filtres. Le marathon visuel : Le supplice de la 10ème seconde Si vous pensez qu'il suffit d'appuyer sur un bouton pour sortir un clip pareil, détrompez-vous. C’est un travail d’orfèvre numérique qui nous a pris un temps de dingue. Le scénario était calé au poil de cul près. On voulait que chaque plan raconte quelque chose : Satan dans son fauteuil, Satan qui pousse un doudou, qui manipule des rouages... Notre méthode ? Un enfer de précision : 1. On part de l’image de base de mon avatar pour garder une cohérence physique (les cornes, les lunettes, le costume). 2. Gem me génère le prompt parfait pour Grok pour un segment de 10 secondes maximum. Pourquoi 10s ? Car c’est la limite max imposé par Grok. 3. Une fois la vidéo générée, je l’importe dans Adobe Premiere Pro, je la cale sur le beat. 4. Et c’est là que ça devient drôle : je fais un screenshot de la toute dernière frame de la vidéo. Je redonne cette image à Gem pour qu’il ajuste le prompt suivant afin que Grok reparte de cette base exacte. On a fait ça, boucle après boucle, pour que la transition soit la plus fluide possible et que Satan garde la même tête du début à la fin (on utilise d’ailleurs une image de référence de Satan, qui le présente sous tous les angles). C’est de l’artisanat hybride, une lutte permanente contre l’entropie de l’algorithme pour qu’il respecte mon storyboard. Le mot de la fin Ce clip, c’est ma façon de marquer ces 20 000 abonnés. C’est beaucoup de sueur, énormément de café, et une dose massive de passion. C’est une célébration du sarcasme qui réveille, de la rigueur qui pique et de la liberté de penser sans doudou. Merci à tous ceux qui sont là pour les faits, pour le rire et pour les débats musclés. On continue de régler le tourbillon de la réalité. La table est bleue, elle le restera, et Satan... bah il l'habite bien. Allez, je retourne au clavier, des débunks m’attendent et j’ai un gros paquet de sel à liquider… 🥰MERCI POUR VOS RETOURS ! 🤘🔥

Pourton.info

11,300 görüntüleme • 5 ay önce

🇵🇸 Quand Raphaël Glucksmann refuse d'utiliser le mot "génocide" tout en instillant doucement dans les esprits qu'il n'y aurait pas vraiment de génocide à #Gaza Dans cette courte séquence, aucun des mots utilisés n'est innocent. Quelques remarques rapides 1⃣ Raphaël Glucksmann commence par se positionner en rappelant qu'il est un opposant à la politique de Netanyahu. Il appelle en effet à suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Il salue la décision d'Emmanuel Macron de reconnaitre l'Etat de Palestine et rappelle même que ça aurait dû être fait avant. Première remarque : "fallait le faire dès le début", lui demande l'intervenante. "Vous n'alliez pas le faire le 8 octobre", lui répond-il Le "début", c'est donc le 7 octobre pour Glucksmann, une simple validation du narratif israélien affirmant qu'avant le 7 octobre, il n'y avait rien à dire, un narratif repris abondamment en France. 2⃣ Raphaël Glucksmann poursuit ensuite en critiquant "les colons extrémistes qui ont pris le pouvoir en Israël", les ministres Ben-Gvir et Smotrich aux "méthodes fascistes", des méthodes qui sont "fascistes" et non les ministres eux-mêmes. Avec cette courte introduction, Glucksmann s'est posé en critique du régime au pouvoir en Israël. On ne peut donc pas le soupçonner d'être un soutien inconditionnel d'Israël... Du moins en apparence. 3⃣ Son interlocutrice lui demande alors pourquoi il n'utilise pas le mot "génocide". Glucksmann commence par rappeler qu'il a toujours été "très précautionneux avec ce terme de génocide même sur l'Ukraine, même sur Butcha". En convoquant la situation en Ukraine, il nous dit qu'il ne faut pas banaliser ce mot parce qu'alors il pourrait être convoqué dans n'importe quel massacre. J'ai été précautionneux pour Butcha (400 morts). Je dois également l'être pour Gaza. Sauf qu'un génocide répond à des critères stricts et que personne n'a même jamais pensé qu'il pouvait s'appliquer à ce qui s'est passé à Butcha. 4⃣ "Le fait de ne pas l'utiliser [le mot genocide] ne veut pas dire qu'il n'y a pas crime de masse", ajoute ensuite le philosophe pour insister qu'il ne nie pas les atrocités commises. Le mot "génocide" ne lui parait juste pas pertinent parce que il s'y connaitrait. Il nous rappelle pour cela qu'il a travaillé le Rwanda : "ce n'est pas comme au Rwanda où il y a eu 1 million de morts en 100 jours, où on allait chercher des bébés dans les buissons pour les tuer". Si on voulait être taquin, on pourrait relever que la mention des bébés ici fait étrangement echo aux "40 bébés décapités le 7 octobre" ou "jeter dans des fours", des fakenews israéliennes depuis longtemps débunkés. Si on voulait être taquin, on dirait que Raphael Glucksmann nous donne presque envie de croire que si génocide il y a dans le cas qui nous intéresse, c'était en fait le 7 octobre parce que monsieur Glucksmann est trop intelligent pour ne pas se rendre compte que cette phrase fera son effet en convoquant nos imaginaires qui ont encore à l'esprit la propagande des bébés tués le 7 octobre. Mais ne lui faisons pas ce procès. 5⃣Et d'ailleurs question pour ceuq qui veulent parler de génocide à Gaza : quel mot faudrait-il utiliser pour le cas du Rwanda, ou pour le cas de la Shoah ? Insidieusement là encore, Glucksmann relativise le génocide à Gaza. Sauf que la qualification de génocide ou d'intention génocidaire n'est pas une question de chiffres comme le lui rappellera sa contradictrice mais de cirières étudiés depuis des mois par les plus grands spécialistes mondiaux des génocides. Goldberg, Bartov et bien d'autre encore. Mais Glucksmann a réalisé un documentaire sur le génocide au Rwanda et il est donc spécialiste de la question. Pour rappel, Glucksmann n'a aucune formation en droit international. Il s'est notamment formé en philosophie contrairement aux noms précédemment cités qui eux travaillent sur les génocides depuis des années. Amos Goldberg, historien israélien, est spécialiste de la Shoah, titulaire de la chaire Jonah M. Machover d’études sur la Shoah à l’Université hébraïque de Jérusalem. Omer Bartov qui a servi sous le drapeau israélien est professeur à l’université Brown de Providence, autre historien de la Shoah et des génocides. Mais en France, il suffit de fréquenter les plateaux de télévision et d'être philosophe (ou concierge, ou journaliste) et ainsi s'improviser spécialiste en droit international, en droit humanitaire, en histoire, en IA, en médecine... 6⃣ Glucksmann nous explique ensuite que le plus important pour lui n'est pas le mot mais la situation sur place : "Le débat sur ce terme est en train d'évacuer le vrai débat". Qui pourrait dire le contraire. Sauf qu'il ne s'agit là que d'un objectif courtermiste. L'aide humanitaire et la fin des massacres... La qualification de génocide, et Glucksmann le sait parfaitement, a aussi comme objectif d'engager des actions longtermistes à l'égard non seulement des autorités israéliennes mais aussi de celles et ceux qui leurs auront apportés un soutien partout dans le monde. On observe par exemple qu'en Grande Bretagne, des associations étudient la pertinence de procédures judiciaires à l'égard d'entreprises ou de serviteurs de l'Etat pour complicité de génocide. La qualification de génocide n'est pas qu'une question de terminologie. 7⃣ Dernier point : "On doit cibler l'extreme-droite israélienne actuellement au pouvoir" Raphael Glucksmann essaye de nous faire croire qu'il suffirait que l'extrême droite au pouvoir en Israël s'en aille pour que la situation se résolve. Sauf à croire que l'extrême-droite ait été au pouvoir la bas depuis 70 ans, il s'agit là d'un simplisme grotesque. Surtout quand on lit les études qui montrent aujourd'hui que la société israélienne tend vers une radicalisation inquiétante qui ne date pas du 7 octobre... En 2018, l'historien israélien Zeev Sternhell parlait d'un "racisme proche du nazisme à ses débuts" pour qualifier la situation dans son pays. ===== N'oubliez pas de suivre ce compte Charlies Ingalls Le Vrai 🤠🐑🐄🐔🐎🤓 pour plus d'informations !

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26,006 görüntüleme • 1 yıl önce

🚨 Réponse à une vidéo d'un apologète musulman Suite à notre vidéo sur les manuscrits de Sanaa, un apologète musulman, connu sous le pseudonyme « Le N », a cru devoir faire une réponse publiée sur ses réseaux sociaux (voir la vidéo ci-après). Le collectif Al Kalam dénonce énergiquement les manipulations, les erreurs et les affabulations dont fait preuve notre contradicteur, et publie ci-dessous un droit de réponse. ⤵️ Bon, premièrement je trouve assez curieux que tu répondes par une vidéo après avoir décliné d’innombrables invitations à débattre (invitation que je renouvelle à cette occasion). Il est vrai que c’est toujours plus confortable de parler tout seul sans contradicteur. Mais venons-en à ta réponse. Il y a de nombreux écueils, des confusions, des affirmations grotesques. C’est une horreur. Je commencerai par un point sur lequel tu as parfaitement raison (c’est le seul de ta vidéo) : la couche supérieure du palimpseste est conforme à la vulgate dite othmanienne. Personne n’a jamais prétendu l’inverse et ce n’est pas ce qui fait l’intérêt premier des manuscrits de Sanaa. Ce qui nous intéresse, c’est évidemment la couche inférieure, celle qui a été effacée. Et cette couche inférieure présente bel et bien des variantes par rapport au texte officiel qui a été réécrit par-dessus (d’ailleurs, s’il n’y avait pas de variante, on voit mal les copistes auraient effacé le texte d’origine pour le réécrire après coup, n’est-ce pas ?). Sur ce point, on renverra simplement aux travaux de François Déroche (que tu n’as manifestement pas lu) qui énumère six catégories de différences (je citerai les quatre premières car les deux autres sont plus spécifiques), à savoir : 1. Remplacement d’un mot par un autre. 2. Des mots sont omis ou ajoutés. 3. Modification de l’ordre des mots. 4. Des substitutions d’une phrase par une autre. C’est précisément ce que dit notre vidéo. Ta tentative de contradiction est donc nulle et non avenue. À 1:27, tu réalises une acrobatie encore jamais réalisée jusqu’à maintenant. Je te cite : « par contre effectivement le scripto inférieur diffère du scripto supérieur, mais ce que Behnam Sadeghi dit dans on étude, c’est que les versets du scripto inférieur sont exactement les mêmes que dans le Coran standard ». J’ignore si tu es conscient de la bouillie intellectuelle que tu viens de nous servir, mais j’ai rarement lu quelque chose d’aussi absurde. Premièrement, si le scripto inférieur est différent du scripto supérieur, lequel est identique à la version standard, je vois mal comment le scripto inférieur pourrait correspondre au Coran standard. Essayons de formaliser le problème tel que tu l’as posé : P1 : Scripto supérieur = Coran standard P2 : Scripto inférieur ≠ scripto supérieur Conclusion : Scripto inférieur = Coran standard Il y a là une contradiction logique aberrante. Deuxièmement, tu cites l’étude de Sadeghi à qui tu attribues le propos selon lequel « les versets du scripto inférieur sont exactement les mêmes que dans le Coran standard ». Pour étayer ton affirmation, tu joins un extrait de l’étude de Sadeghi & Gourdazi, p. 26. Or, Sadeghi & Gourdazi parlent pas ici de la couche supérieure, qui est effectivement conforme à la version standard. En revanche, ils ne rejettent pas l’existence de variantes entre la couche inférieure et la version dite othmanienne ; ils en fournissent même plusieurs exemples dans l’article que tu as cité et que tu n’as manifestement jamais lu. Tu évoques ensuite l’hypothèse que les manuscrits de Sanaa seraient une sorte de « brouillon » utilisé par un étudiant. C’est en effet une théorie avancée par Asma Hilali que les apologètes musulmans ressortent fréquemment du frigidaire pour justifier l’existence variante. Le problème, c’est que cette hypothèse repose sur des éléments très fragiles et n’a jamais été acceptée par aucun spécialiste. En particulier, elle a été vivement (et sans doute définitivement) réfutée par François Déroche (Le Coran : une histoire plurielle, pp. 145-69). Tu répètes à plusieurs reprises dans la vidéo, ainsi que dans les commentaires, que le manuscrit était un « manuel personnel ». C’est prendre tes désirs pour la réalité, car hormis Asma Hilali dont les hypothèses infondées ont été amplement réfutées par la critique ultérieure, tous les spécialistes affirment précisément l’inverse : « le format même de la copie indique qu’elle était destinée à un usage public » (François Déroche, Le Coran, op. cit., p. 163). Éléonore Cellard note par ailleurs que les copistes étaient des « scribes expérimentés, copiant probablement à partir d’un exemplaire écrit » (Éléonore Cellard, « The Ṣ anʿāʾ Palimpsest: Materializing the Codices », p. 27). Cela contredit non seulement l’idée d’un carnet d’apprentissage, mais aussi l’idée selon laquelle les variantes seraient dues à des erreurs de copistes individuelles ou de mémorisation. Bien plus, cela démontre que les manuscrits de Sanaa découlent d’une branche de la transmission du texte coranique distincte de la branche dite othmanienne. La tradition islamique elle-même rapporte l’existence de plusieurs codex attribués à des Compagnons (Ibn Mas’ud, Ubayy ou Ali pour ne citer que les plus connus, mais on recense au total plusieurs dizaines de codex différents, voir Arthur Jeffery, Materials for the History of the Qur’an). Ces codex étaient manifestement en circulation jusqu’aux 9e-10e siècle et présentaient des variantes par rapport à la version dite othmanienne. Et ces variantes ne se limitent pas à des « dialectismes » contrairement à ce que tu affirmes de manière erronée. On parle bien plutôt de versets et même de sourates omises et ajoutées, de variantes significatives portant sur le squelette consonantique (rasm) du texte, etc. Or, ce qui est intéressant avec les manuscrits de Sanaa, c’est que certaines variantes qu’on y observe correspondent précisément aux variantes figurant dans les codex non othmaniens attribués aux Compagnons (Sadeghi & Bergmann parlent de « similitudes frappantes », in « The Codex of a Companion of the Prophet and the Qurʾān of the Prophet », p. 385). François Déroche écrit de même que la couche inférieure du palimpseste « a été transcrite dans un milieu qui adhérait à un texte du Coran différent de la version canonique » (François Déroche, Le Coran, op. cit., p. 163). L’affirmation d’Elisabeth Puin selon laquelle il s’agit d’un « autre Coran » est donc parfaitement fondée et corroborée par d’autres études. Autrement dit, on a bien affaire à une pluralité de versions coraniques, dont les manuscrits de Sanaa représentent un témoin matériel. Concernant Gerd Puin, tu affirmes sans aucune preuve qu’il aurait « des tendances d’apologète ». À ma connaissance, Gerd Puin ne s’est jamais exprimé publiquement sur sa foi [supposée] et n’a jamais fait quoi que ce soit qui s’apparente à de l’apologie. Mais le plus drôle vient ensuite : tu prétends que, selon Sadeghi, Gerd Puin aurait cherché à « se venger » suite à un prétendu débat avec Ahmed Deedat. Je dois confesser que je suis particulièrement surpris par cette affirmation. Premièrement, Gerd Puin n’a jamais débattu avec Ahmed Deedat. C’est une pure affabulation de ta part. Deuxièmement, Behnam Sadeghi sur qui tu fais reposer ton affirmation frauduleuse n’a tout simplement jamais dit cela. Sadeghi & Gourdazi écrivent que Gerd Puin envisage ses travaux comme une réaction aux allégations de certains apologètes musulmans sur la falsification de la Bible (voir Sadeghi & Gourdazi « Ṣan‘ā’ 1 and the Origins of the Qur’ān », p. 34, n° 78). Une approche, rajoutent-ils, qui a été rendue populaire par Ahmed Deedat. On pourrait déjà questionner cette affirmation qui s’apparente à un procès d’intention de la part de Sadeghi & Gourdazi et qui déforme grossièrement les propos de Gerd Puin, mais ce n’est pas le sujet. Quoi qu’il en soit, il n’est jamais question d’une « vengeance » ou d’un disant « débat » entre Gerd Puin et Ahmed Deedad. Je ne comprends donc vraiment pas d’où vient cette affirmation. En fait, soit tu as inventé de toute pièce cette histoire, auquel cas tu prends vraiment tes abonnés pour des imbéciles, soit tu as mal lu ou mal compris les propos de Sadeghi & Gourdazi. Dans ce dernier cas, le peu de crédibilité qu’on pouvait t’accorder s’effondre, car si tu n’es pas capable de comprendre un propos qui relève de la simple anecdote, comment croire que tu puisses comprendre l’étude dans sa globalité ? À ce stade, la meilleure chose à faire pour toi est de reconnaitre que tu t’es planté et de présenter des excuses publiques. Concernant Elizabeth Puin, tu balayes d’un revers de la main ses travaux en déclarant qu’elle aurait fait 41 erreurs – selon le décompte de Sadeghi & Gourdazi. Pourtant, sans nier l’existence d’erreurs, ni Sadeghi & Gourdazi, ni aucun autre spécialiste des manuscrits de Sanaa ne rejette la globalité de ses travaux, qui sont régulièrement cités dans la littérature académique. Même Sadeghi & Gourdazi écrivent par exemple que son premier article en 2008 constitue « des contributions positives » (Sadeghi & Gourdazi, art. cit. p. 12). Ces derniers concèdent par ailleurs que ces erreurs sont dues au fait qu’Elizabeth Puin travaillait à partir de photographies des manuscrits qui étaient de dimension réduite (p. 14). Conclusion Ta vidéo-réponse est véritablement catastrophique à tout point de vue, et je comprends mieux pourquoi tu refuses systématiquement l’échange oral. On a vu premièrement que les études spécialisées confirment pleinement nos propos : la couche inférieure des manuscrits de Sanaa fait état de nombreuses variantes par rapport au texte officiel. Ces variantes prouvent que le manuscrit appartient à une branche de la transmission du Coran différente de la branche dite othmanienne, et s’accordent partiellement avec les recensions non othmaniennes. Il y a donc bien plusieurs versions du Coran, lesquelles ont échappé aux tentatives de standardisation que la tradition attribue à Othman et, plus tard, à al-Hallaj. Deuxièmement, tu as montré que tu ne comprenais absolument rien a sujet, en commettant des erreurs de raisonnement aberrantes. Ainsi, tout en admettant la présence de variantes dans la couche inférieure, tu prétends que celle-ci serait exactement la même que le Coran standard. Et le pire dans tout ça, c’est que tu fais reposer tes affirmations grotesques sur des études qui démontrent précisément l’inverse que ce que tu avances. Troisièmement, tu fais montre d’une méconnaissance absolue de la recherche académique, notamment la plus récente. L’illustration la plus cinglante et ton affirmation maintes fois répétée selon laquelle les manuscrits de Sanaa seraient un carnet personnel. On a vu ce qu’il fallait en penser. Tu as néanmoins l’audace de terminer ta vidéo en disant, je cite : « le minimum c’est de se confronter à la littérature scientifique sur le sujet ». Je pense que tu ferais bien de mettre à exécution ce conseil. Car il est évident que tu n’as pas lu ladite littérature scientifique, et ne l’ayant pas lu, tu lui attribues des positions fausses et complètement dépassées. Les choses auraient pu s’arrêter là et l’affaire serait entendue : tu es un simple incompétent parlant d’un sujet que tu ne connais pas. Mais en prime, tu as révélé que tu étais également un affabulateur, inventant une histoire de « vengeance » et de « débat » avec Ahmed Deedat sortis tout droit de ton imagination décidément débordante. Au total, les conséquences de ta vidéo sont d’une gravité exceptionnelle. Je rappelle que tu es l’un des « influenceurs » musulmans les plus suivis dans le monde francophone avec quasiment 200 000 abonnés sur TikTok. Les propos que tu peux avoir outrepassent donc largement ta simple personne. Il est impératif que tu publies sans délai une vidéo rectificative dans laquelle tu reconnaitras tes erreurs et présenteras tes excuses. Pour le reste, il est évidement qu’on ne peut pas traiter d’un sujet aussi complexe dans une vidéo TikTok, qui d’ailleurs n’a pas vocation à être exhaustive. Le seul moyen d’étudier sérieusement la question de la transmission du Coran, et plus largement de sa préservation, est d’adopter une approche pluri-disciplinaire qui prenne en compte l’étude des manuscrits, des sources documentaires, des données épigraphiques, sans oublier la critique de la rédaction appliquée au corpus coranique et d’autres sciences connexes comme les études sur la tradition orale, etc.

Maestro (Al-Kalam.fr)

55,651 görüntüleme • 1 ay önce

🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

🇫🇷 Gaullisme ☨

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🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

🇫🇷 Gaullisme ☨

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