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Ana Sayfaya Dön

C’est l’heure de la grande clarification des compétences, des responsabilités : Qui fait quoi ? Qui ramasse les poubelles ? Qui gère les transports ? Qui s’occupe du logement ? Qui oriente la transition écologique ? Trop de normes, trop de strates, trop d’échelons. Les maires n’y comprennent plus...

53,606 görüntüleme • 8 ay önce •via X (Twitter)

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Benzer Videolar

Oui Alain Madelin (Alain Madelin). Ce débat révèle surtout une lâcheté collective. On détourne la colère des agriculteurs vers un accord commercial commode à désigner, plutôt que d’assumer ce qui étrangle réellement leur activité depuis des années. Le cœur du sujet n’est pas le #Mercosur. Le cœur du sujet, c’est la perte de compétitivité organisée de l’agriculture européenne, et singulièrement française. Normes environnementales empilées sans hiérarchie. Charges sociales parmi les plus élevées d’Europe. Surtransposition permanente des règles européennes. Instabilité réglementaire chronique. Méfiance administrative envers ceux qui produisent. Voilà ce qui pèse sur les exploitations. Voilà ce qui comprime les marges. Voilà ce qui décourage les transmissions et pousse à l’abandon. Accuser le commerce extérieur, c’est éviter de regarder en face ce que l’on a fabriqué chez nous. C’est plus simple d’agiter un ennemi lointain que de remettre en cause une machine normative devenue hors de contrôle. C’est exactement ce que rappelle David Lisnard. Derrière les débats abstraits, il y a une réalité humaine brutale ; une agriculture asphyxiée par un système trop administré, des revenus trop faibles, une pression sociale et réglementaire telle qu’elle conduit à des drames silencieux. Ce que vivent les agriculteurs n’est pas une anomalie sectorielle, c’est la version la plus dure de ce que subissent tous les chefs d’entreprise dans un pays qui a remplacé la confiance par la tutelle. La vérité, elle, est plus inconfortable : on ne sauvera pas l’agriculture française en fermant les frontières, mais en libérant ceux qui nourrissent le pays. Moins de charges, moins de normes inutiles, moins de soupçon idéologique. Plus de stabilité, plus de visibilité, plus de respect pour le travail réel. C’est la ligne que nous portons avec Nouvelle Énergie : considérer enfin les agriculteurs comme des entrepreneurs, leur redonner les moyens de vivre de leur travail, et sortir d’une économie agricole administrée qui fabrique de l’injustice au lieu de la corriger. Mentir aux agriculteurs en leur faisant croire que leur avenir se joue à Buenos Aires ou à Brasilia est une faute morale. Leur dire la vérité, celle des choix faits à Bruxelles et à Paris, est une exigence politique. Le courage commence là.

Sébastien 🎗️

16,852 görüntüleme • 7 ay önce