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Cette séquence est édifiante. Alors que Tony Pittaro évoque mon témoignage sur le harcèlement de rue et l’insécurité des femmes à Barbès, ça fait marrer ce militant d’un collectif pro-migrants. Que c’est drôle d’accueillir inconditionnellement des types qui traitent les femmes comme du bétail.

75,380 просмотров • 3 месяцев назад •via X (Twitter)

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Oui Alice Cordier, ce message s’adressait à toi et à ton camp raciste. Tout est parti de ton tweet. On parlait de la liberté des femmes et tu as répondu en désignant les « clandos », comme si les violences avaient une nationalité ou une religion. Je condamne toutes les violences faites aux femmes, quels qu’en soient les auteurs. Refuser d’attribuer collectivement ces crimes à une origine ou à une religion, ce n’est pas les nier : c’est refuser le racisme. Et les femmes voilées, Alice ? Ce sont des femmes libres, comme toutes les autres. Leur liberté ne s’arrête pas là où commencent tes obsessions identitaires. Elles ont le droit de sortir, de circuler et de s’habiller comme elles l’entendent — que cela te plaise ou non. On ne défend pas les femmes en présentant les étrangers comme des agresseurs par nature et les musulmanes comme des menaces. Ce n’est pas du féminisme : c’est du racisme qui instrumentalise la cause des femmes. Ce que j’avais écrit par ailleurs, et que tu avais aussi attaqué, c’est que nos terres ont été colonisées pendant des générations et qu’aujourd’hui, des gens comme toi crient à « l’invasion » dès que des étrangers arrivent en France. « L’Histoire prend le chemin inverse » était une formule adressée à toi et à tes trolls pour dénoncer vos contradictions, pas pour comparer l’immigration à la colonisation. Quelques jours après ma publication, vous l’avez sortie de son contexte, en avez inversé le sens, puis l’avez jetée sur X pour me livrer à une meute d’insultes. Tu ne m’as pas « humiliée », Alice. Tu ne m’humilieras jamais. Tu t’es ridiculisée en manipulant mes propos parce que tu étais incapable de répondre sur le fond. Et puisque tu sembles obsédée par ChatGPT, voici un détail assez drôle: tu m’accuses de l’utiliser tout en illustrant ta vidéo avec une fausse photo de moi générée par intelligence artificielle. Quelques grimaces, beaucoup de mépris, une fausse photo et toujours aucun argument. Alice, ça glisse… au pays de la mauvaise foi. 😂 #immigration 🤍

wassila

36,468 просмотров • 29 дней назад

Régulièrement, certains de mes abonnés non blancs me demandent pourquoi je dépeins certains membres de leur ethnie de façon caricaturale et clichée. Et la réponse est simple et intéressante à aborder. Déjà, il faut savoir que mes vidéos sont dans le registre de la caricature et de la satire. Je pars d’un constat bien réel et je l’exagère, très souvent jusqu’à l’absurde, car c’est là-dessus que repose cet humour. Je joue sur les clichés (qui ont souvent une origine véridique). À côté de ça, il est important de comprendre que pour bien penser le monde, il faut raisonner en termes de masse et non en termes d’individus. Est-ce que tous les noirs sont des caricatures de gangsta ? Évidemment que non. Est-ce que tous les arabes sont des fous d’Allah terroristes ? Non. Est-ce que les asiatiques mangent tous des brochettes de chien ? Non. Et est-ce que les blancs sont tous des gens doux, pacifiques et incapables de commettre des crimes ? Pas du tout. En France, mon pays, ce sont surtout les « French Arabics » qui sont considérés comme étant plus susceptibles de voler mon vélo, mais ça ne veut pas dire qu’un Français blanc ne peut pas aussi me le voler. Tout est question de surreprésentation. Aux États-Unis, les statistiques ethniques démontrent bien que les noirs sont plus impliqués dans les crimes et délits, en proportion de leur population, que les blancs. C’est un fait. Mais ça ne veut pas dire qu’absolument tous les noirs doivent se sentir visés lorsque l’on pointe du doigt cette vérité, tout comme moi je ne me sens pas visé quand certains se moquent des clichés sur les Français

Le Crapaud

101,384 просмотров • 9 дней назад

L’absence quasi totale de femmes lors de la soirée d’élection de Bally Bagayoko à Saint-Denis, le 15 mars 2026, dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville, interroge. Ce constat, s’il ne saurait résumer à lui seul une réalité plus complexe, invite à s’interroger sur les dynamiques sociales à l’œuvre dans certains quartiers populaires. Dans de nombreuses villes de Seine-Saint-Denis, les normes sociales issues de lectures conservatrices de l’islam, majoritairement sunnite, contribuent à une séparation marquée des espaces selon le genre. Certaines interprétations religieuses, relayées par des traditions culturelles, encouragent les femmes à demeurer dans la sphère domestique, en particulier pour des rassemblements nocturnes ou festifs. La mixité y est parfois perçue comme une source de tension morale. Il en résulte que des événements publics tardifs deviennent majoritairement masculins. Ce phénomène a des conséquences concrètes sur l’égalité femmes-hommes. Il peut limiter la visibilité politique des femmes, réduire leur participation à la vie collective et renforcer des logiques patriarcales qui s’opposent au principe de mixité républicaine. Dans une démocratie, une faible présence féminine dans un rassemblement politique interroge la représentativité et l’inclusion citoyenne. Par ailleurs, cette organisation genrée des espaces peut favoriser des fonctionnements communautaires où les réseaux masculins jouent un rôle central dans la mobilisation électorale, au risque d’opacité et de clientélisme. Elle participe à la formation de logiques parallèles qui peuvent entrer en tension avec les principes de laïcité et d’égalité. Les effets sont multiples : isolement et dépendance pour certaines femmes, moindre accès à l’autonomie et à l’empowerment, et, sur le plan social, une fragmentation qui complique la cohésion nationale. L’absence visible des femmes dans certains espaces publics peut également renforcer des stéréotypes sur la jeunesse masculine des quartiers, sans offrir de contrepoids féminin visible dans ces mêmes espaces. Sur le plan de la laïcité, ce constat rappelle que des pans entiers de la société française peuvent évoluer sous l’influence de normes religieuses conservatrices, rappelant des schémas historiques que la République avait pu combattre par le passé. Cette situation interroge la capacité du contrat social à s’imposer de manière uniforme sur l’ensemble du territoire. Plusieurs enquêtes (Ifop, Institut Montaigne) ont documenté un lien entre pratique religieuse rigoriste et ségrégation de genre. Dans le 93, ce lien peut créer un cercle où le faible nombre de femmes visibles dans certains espaces limite la transmission de modèles d’intégration égalitaires. Les conséquences à long terme incluent une participation civique moindre des femmes, des tensions croissantes avec les valeurs de mixité portées par la société française, un risque de radicalisation culturelle et un affaiblissement de l’autorité républicaine dans certains territoires. Bagayoko et ses soutiens ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme une stigmatisation. Pourtant, ne pas interroger le rôle des normes religieuses conservatrices dans l’organisation des genres, c’est prendre le risque de ne pas voir certaines réalités sociales. Cette soirée électorale est un symptôme parmi d’autres d’un défi d’intégration plus profond, où des logiques religieuses et sociales entrent en tension avec les principes de liberté, d’égalité et de mixité. Il s’agit là d’un enjeu de société qui mérite d’être nommé et débattu sans polémique, pour préserver le vivre-ensemble et l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Alain Weber

197,600 просмотров • 6 месяцев назад

🔴 Je voulais revenir plus longuement sur cette séquence, de tous ces patrons qui rigolent spontanément et en chœur à l’idée même d’augmenter le SMIC. Elle dit, à mon sens, deux choses importantes. La première, c’est le niveau de mépris de classe du grand patronat vis-à-vis de la classe travailleuse. Un mépris pour celles et ceux qui font tourner la société, produisent les richesses et permettent, par leur travail, l’accumulation de leurs profits. Des millions de personnes enchaînent les horaires décalés, les transports, les enfants, les courses, les factures et se retrouvent à découvert parfois dès le 10 ou le 15 du mois, mais tout cela fait rire le Medef. Ils rient beaucoup moins quand on leur arrache des augmentations en faisant grève, je l’ai vu de mes yeux plus d’une fois. Mais cette scène pose aussi une question qui traverse depuis plus d’un siècle la gauche, le débat entre la stratégie réformiste et la stratégie révolutionnaire. Face à ces patrons qui ricanent, nous avons hier un responsable politique de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui vient défendre l’augmentation des salaires, en cherchant à les convaincre d’accepter cette mesure, en expliquant qu’elle serait dans leur intérêt. Les augmentations de salaires se traduiraient en augmentations de la demande. C’est ce qu’il appelle d’ailleurs être le candidat du « carnet de commandes » des patrons. Derrière, l’idée centrale est que l’on peut transformer le fonctionnement du capitalisme sans remettre fondamentalement en cause le pouvoir de la classe capitaliste. Qu’il serait possible d’harmoniser les intérêts de la société, les patrons et les travailleurs. Et ça c’est pour moi une des principales impasses de la candidature de Mélenchon et des réformistes en générale. Elle entretient l’illusion qu’une fois élu, il serait possible de gouverner autrement, sans affronter frontalement les intérêts de la classe dominante. Or, si les salaires sont si bas, c’est parce que nous vivons une crise profonde du capitalisme, qui ne se maintient qu’en rognant sur les salaires et sur les droits des travailleurs. L’élection ne fait disparaître ni cette crise, ni les rapports de classe qui la structurent. Les profits des patrons découlent de la misère des travailleurs, et même si des augmentations de salaire avaient lieu, sans une lutte de classes intense, elles seraient rognées par l’inflation qui a toujours été un outil privilégié pour reprendre d’une main ce qui avait été donné de l’autre. Sur la question salariale, on paye encore aujourd’hui l’héritage des années 80 et de ce qu’a fait le mitterrandisme, qui soit dit en passant est une référence centrale de Mélenchon. Dès le début de son mandat, Mitterrand a remis en cause l’indexation des salaires sur l’inflation qui se pratiquait alors. Il a instauré aussi les Négociations Annuelles Obligatoires qui n’obligent pas les patrons à augmenter (seulement à négocier) et qui ont divisé la question des salaires dans des négos boite par boite et désynchronisées. Seul le SMIC a conservé une indexation sur l’inflation. Ce cadre néolibéral, personne à gauche ne le remet en cause. Les revendications ne vont jamais au-delà d’une augmentation du SMIC et d’ouverture de négociations pour le reste des salaires. LFI aussi considère qu’une augmentation de salaire passera par l’organisation d’une « conférence sociale générale sur les salaires, ainsi que dans chaque branche » (AEC 2025), autrement dit par des négociations nationales ou de branches avec le patronat. Mais les négociations salariales, il y en a déjà tout le temps, à échelle de l’entreprise ou des branches, et elles ne changent rien à elles seules. Ça fait 14 ans que je vois des NAO à la SNCF et des records de bénéfices, mais c’est uniquement quand il y’a eu des grèves que le patron a concédé quelque chose. Il n’y a que le rapport de forces qui est déterminant sur cette question. Récemment on a vu l’exemple en Corée du Sud avec la menace de grève chez Samsung. 1/2 ⬇️

Anasse Kazib

60,951 просмотров • 1 месяц назад

Thread important : Je me sens enfin capable de parler d’un sujet important. le trouble dysphorique prémenstruel, il touche entre 3 et 8 % des femmes réglées. Je suis une de ces femmes… Il correspond à une forme beaucoup plus prononcée du syndrome prémenstruel que vous connaissez peut être. Pour les femmes qui en souffrent, un mois qui se passe relativement bien représente chaque fois une victoire et un espoir de sortir de ce cycle infernal. En quelques heures, une personne stable émotionnellement peut sombrer dans un état de dépression grave. Le SPM est beaucoup plus progressif, moins agressif et ne dure que quelques jours contrairement au TDPM. Avec un TDPM qui se manifeste la moitié du mois, la vie des femmes qui en sont atteintes est particulièrement perturbée surtout mentalement. Il peut être à l’origine d’un isolement social et de problèmes au travail assez grave. L’entourage souffre beaucoup de cette situation. Imaginez que vous craignez chaque mois que votre partenaire se suicide alors que tout va bien dans votre vie commune ou qu’une amie semble perdre toute rationalité et joie de vivre en 2 secondes pour laisser place au néant et la douleur sans qu’on puisse en comprendre la cause. Ainsi, les scientifiques supposent que c’est davantage la vulnérabilité du système nerveux aux variations hormonales qui est en cause. La puissance d’Internet permet aujourd’hui à de nombreuses femmes souffrant de TDPM de s’informer, d’instruire leur entourage et de trouver des stratégies pour vivre mieux cette situation et se sentir moins seules. Maintenant vous savez et sachez que vous n’êtes pas seule. Mettre des mots et des diagnostiques est un grand pas dans la compréhension de vos troubles pour vous comme vos proches afin de mieux vous épauler, trouver un équilibre et/ou un traitement qui pourrez vous soulager. Prenez soin de vous 🤍

AVA MIND

376,710 просмотров • 2 лет назад