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Cette séquence est édifiante. Alors que Tony Pittaro évoque mon témoignage sur le harcèlement de rue et l’insécurité des femmes à Barbès, ça fait marrer ce militant d’un collectif pro-migrants. Que c’est drôle d’accueillir inconditionnellement des types qui traitent les femmes comme du bétail.

75,380 просмотров • 2 месяцев назад •via X (Twitter)

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L’absence quasi totale de femmes lors de la soirée d’élection de Bally Bagayoko à Saint-Denis, le 15 mars 2026, dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville, interroge. Ce constat, s’il ne saurait résumer à lui seul une réalité plus complexe, invite à s’interroger sur les dynamiques sociales à l’œuvre dans certains quartiers populaires. Dans de nombreuses villes de Seine-Saint-Denis, les normes sociales issues de lectures conservatrices de l’islam, majoritairement sunnite, contribuent à une séparation marquée des espaces selon le genre. Certaines interprétations religieuses, relayées par des traditions culturelles, encouragent les femmes à demeurer dans la sphère domestique, en particulier pour des rassemblements nocturnes ou festifs. La mixité y est parfois perçue comme une source de tension morale. Il en résulte que des événements publics tardifs deviennent majoritairement masculins. Ce phénomène a des conséquences concrètes sur l’égalité femmes-hommes. Il peut limiter la visibilité politique des femmes, réduire leur participation à la vie collective et renforcer des logiques patriarcales qui s’opposent au principe de mixité républicaine. Dans une démocratie, une faible présence féminine dans un rassemblement politique interroge la représentativité et l’inclusion citoyenne. Par ailleurs, cette organisation genrée des espaces peut favoriser des fonctionnements communautaires où les réseaux masculins jouent un rôle central dans la mobilisation électorale, au risque d’opacité et de clientélisme. Elle participe à la formation de logiques parallèles qui peuvent entrer en tension avec les principes de laïcité et d’égalité. Les effets sont multiples : isolement et dépendance pour certaines femmes, moindre accès à l’autonomie et à l’empowerment, et, sur le plan social, une fragmentation qui complique la cohésion nationale. L’absence visible des femmes dans certains espaces publics peut également renforcer des stéréotypes sur la jeunesse masculine des quartiers, sans offrir de contrepoids féminin visible dans ces mêmes espaces. Sur le plan de la laïcité, ce constat rappelle que des pans entiers de la société française peuvent évoluer sous l’influence de normes religieuses conservatrices, rappelant des schémas historiques que la République avait pu combattre par le passé. Cette situation interroge la capacité du contrat social à s’imposer de manière uniforme sur l’ensemble du territoire. Plusieurs enquêtes (Ifop, Institut Montaigne) ont documenté un lien entre pratique religieuse rigoriste et ségrégation de genre. Dans le 93, ce lien peut créer un cercle où le faible nombre de femmes visibles dans certains espaces limite la transmission de modèles d’intégration égalitaires. Les conséquences à long terme incluent une participation civique moindre des femmes, des tensions croissantes avec les valeurs de mixité portées par la société française, un risque de radicalisation culturelle et un affaiblissement de l’autorité républicaine dans certains territoires. Bagayoko et ses soutiens ont dénoncé ce qu’ils perçoivent comme une stigmatisation. Pourtant, ne pas interroger le rôle des normes religieuses conservatrices dans l’organisation des genres, c’est prendre le risque de ne pas voir certaines réalités sociales. Cette soirée électorale est un symptôme parmi d’autres d’un défi d’intégration plus profond, où des logiques religieuses et sociales entrent en tension avec les principes de liberté, d’égalité et de mixité. Il s’agit là d’un enjeu de société qui mérite d’être nommé et débattu sans polémique, pour préserver le vivre-ensemble et l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Alain Weber

197,600 просмотров • 4 месяцев назад

Thread important : Je me sens enfin capable de parler d’un sujet important. le trouble dysphorique prémenstruel, il touche entre 3 et 8 % des femmes réglées. Je suis une de ces femmes… Il correspond à une forme beaucoup plus prononcée du syndrome prémenstruel que vous connaissez peut être. Pour les femmes qui en souffrent, un mois qui se passe relativement bien représente chaque fois une victoire et un espoir de sortir de ce cycle infernal. En quelques heures, une personne stable émotionnellement peut sombrer dans un état de dépression grave. Le SPM est beaucoup plus progressif, moins agressif et ne dure que quelques jours contrairement au TDPM. Avec un TDPM qui se manifeste la moitié du mois, la vie des femmes qui en sont atteintes est particulièrement perturbée surtout mentalement. Il peut être à l’origine d’un isolement social et de problèmes au travail assez grave. L’entourage souffre beaucoup de cette situation. Imaginez que vous craignez chaque mois que votre partenaire se suicide alors que tout va bien dans votre vie commune ou qu’une amie semble perdre toute rationalité et joie de vivre en 2 secondes pour laisser place au néant et la douleur sans qu’on puisse en comprendre la cause. Ainsi, les scientifiques supposent que c’est davantage la vulnérabilité du système nerveux aux variations hormonales qui est en cause. La puissance d’Internet permet aujourd’hui à de nombreuses femmes souffrant de TDPM de s’informer, d’instruire leur entourage et de trouver des stratégies pour vivre mieux cette situation et se sentir moins seules. Maintenant vous savez et sachez que vous n’êtes pas seule. Mettre des mots et des diagnostiques est un grand pas dans la compréhension de vos troubles pour vous comme vos proches afin de mieux vous épauler, trouver un équilibre et/ou un traitement qui pourrez vous soulager. Prenez soin de vous 🤍

AVA MIND

376,650 просмотров • 2 лет назад