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Dans un récent discours prononcé lors d’un mariage, Kagame faisant référence à l’uniforme porté par un certain Edmond dit ceci : « Cet uniforme qu’il porte a une signification. Autant que possible, ses descendants le porteront aussi. Porter cet uniforme, c’est vouloir que notre pays soit beau, qu’il ne...

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Le débat autour de Michela Wrong (je ne la tague pas, elle m'a bloquée depuis très longtemps) que les journalistes de Forbidden Stories et FRANCE 24 décrivent comme n'étant pas "négationniste" me pousse à faire quelques rappels ici à partir d'une perspective d'analyse du langage. Je vais me focaliser uniquement sur les 3 premières pages du livre de Michela Wrong, que je vous laisse le soin de lire en citation à ce tweet. Quelques rappels sur la définition du négationnisme: Tout d'abord le négationnisme se définit par des théories multiples dont l'objectif est de "nier" OU de "minimiser" OU de "détourner" les faits s'étant produits entre Avril et Juillet 1994, des faits qui ont été établis historiquement et légalement au niveau international, à savoir qu'un génocide a été planifié puis perpétré contre les Tutsi en 1994 au Rwanda. Henry Russo définit le négationnisme comme "un système de pensée", une "idéologie", distincts du "révisionnisme" qui serait une démarche scientifique. Mon argument est que Michela Wrong est raciste et négationniste. Je vais démontrer que dans le contexte qui nous préoccupe ici, ces deux concepts sont intrinsèquement liés. Voici pourquoi: Le négationnisme est la première et la dernière étape du génocide. Le négationnisme, tout comme le génocide, se fondent sur l'idéologie génocidaire. L'argument principal du négationnisme est de dire qu'il n'y a pas eu de planification d'extermination du groupe Tutsi par les auteurs du génocide. La base principale de cet argument est l'idéologie hamitique qui avait depuis le 19eme siècle établi comme hypothèse racialiste (par des explorateurs et Africanistes européens, puis utilisée par les administrateurs coloniaux dans la région des grands lacs pour assujettir les peuples colonisés) que les Tutsi étaient des "faux n*gres", des "étrangers" venus du Proche Orient, ayant apporté avec eux "la féodalité". Face à eux, les Hutu étaient présentés comme des "vrais n*gres", des "autochtones", "victimes de ces étrangers Tutsi" qui les auraient rendus à "l'esclavage". Toute cette théorie n'a jamais eu de base scientifique, c'est un système de pensée, une idéologie, le fantasme raciste des explorateurs et colonisateurs européens dont toute l'étude pseudo-ethnographique était basée sur des clichés racistes contre les populations africaines qui ont ensuite figé les identités de ces peuples dans la région. C'est ce qu'on a appelé le racisme scientifique qui par ailleurs a servi de base à la justification de la Shoah par le régime nazi. Je vous renvoie ici au livre de Jean-Pierre Chrétien et Marcel Kabanda Rwanda, Racisme et Génocide, L'idéologie hamitique. Un extrait du podcast présentant ce livre sur Radio France est fourni ci-dessous. Ces 2 historiens nous expliquent toute la base idéologique ayant conduit au génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda. Ainsi, le premier négationnisme est celui qui établit que les pogroms ayant commencé en 1959 et ayant abouti au génocide en 1994 sont en réalité une "révolution sociale" ou "socio-politique" contre un "envahisseur étranger Tutsi". De cet argument se déclinent plusieurs théories toutes aussi négrophobes les unes que les autres: - La théorie de l'origine du Tutsi (lui attribuant ainsi des caractéristiques physiques et morales "naturelles", basées sur des clichés, distinctes de celle des Hutu, à cause de son "origine") qui justifieraient ainsi une haine "atavique", "naturelle" entre les Hutu et les Tutsi, le génocide serait donc du tribalisme, des "Africains qui se bouffent entre eux" comme écrit Stephen Smith dans son livre raciste Négrologie, ou ce que le président français Mitterand a évoqué dans son "dans ces pays-là, un génocide n'est pas très important". - la propagande en miroir qui accuse les Tutsi de vouloir exterminer les Hutu (depuis la nuit des temps) et que donc en les exterminant, on ne fait que "se défendre", c'est donc l'auto-défense. - l'argument que les Tutsi (le FPR et Paul Kagamé) ont "envahi" le Rwanda en 1990 (comme ils l'auraient fait au 19e siècle), et que donc cela a provoqué "une guerre civile", ainsi le génocide n'a pas existé, c'était juste une guerre civile contre "des méchants Tutsi ayant envahi notre pays". - l'attentat contre l'avion du président Habyarimana qui aurait déclenché une réaction spontanée où les Hutu se sont mis à tuer des Tutsi un matin en se réveillant avec des machettes sous la main (même au sein de leur propre famille immédiate, des bébés et des grands-mères) qu'ils accusaient d'avoir assassiné le président. - la théorie du double-génocide dont Mitterand est l'auteur principal avec son "les génocides" (au pluriel), posant la question à une journaliste "Quel génocide?, celui des Hutu contre les Tutsi, ou celui des Tutsi contre les Hutu?", et qui effacerait toute occurence de génocide à partir du moment où il y en aurait eu deux. On revient à l'argument négrophobe de base. Les Africains sont naturellement sauvages et ils vivent en s'entretuant. - le nombre de victimes qui serait pas exactement ça donc "en fait on doit faire attention car s'ils nous mentent sur le nombre de Tutsi tués alors c'est qu'ils doivent nous mentir sur tout le reste, ils ont dû nous mentir alors aussi sur le génocide, car comme dit Michela Wrong, les Tutsi sont des menteurs nés." - le fait de dire "oui mais les Tutsi n'ont pas été les seules victimes du génocide", alors donc c'est pas un génocide si tout le monde est mort... et donc encore le serpent qui se mord la queue, car ceux qui disent ça n'ont pas compris la définition du mot génocide. Pour revenir à Michela Wrong, elle fait usage dans son livre aux clichés racistes compris dans l'idéologie hamitique et donc l'idéologie génocidaire ayant conduit au génocide. Dans les 3 premieres pages, meme si Wrong se retient de dire "Tutsi" et "Hutu", car elle serait tout de suite taxée de racisme explicite, elle emploie les clichés racistes ayant été plaqués sur "le Tutsi", qu'elle plaque à son tour sur le style de gouvernance de l'actuel président rwandais. Son argument est encore plus pervers car elle insinue que: le Tutsi a "contaminé" la société rwandaise au point où le Hutu s'est mis à se comporter comme le Tutsi (en gros tous les Rwandais se comportent maintenant comme des Tutsi de l'époque coloniale tel que définit par les colonisateurs européens), car le Tutsi a imposé au Hutu son comportement en l'ayant assujetti physiquement, et donc mentalement. Tout le livre de Michela Wrong est une déclaration idéologique qui consiste à dire aux négationnistes et néo-génocidaires, et "les Hutu" (pour ceux qui se reconnaissent dans cette construction sociale devenue raciste ): "le Tutsi (et non les Tutsi car "le Tutsi" est un qualificatif stéréotypé en soi, comme le définit Wrong: "un menteur", "un manipulateur", "un oligarque", "un espion", "un imposteur", "un agresseur" ), en commençant par celui qui dirige le pays, vous domine, vous réprime, vous emprisonne, vous ment, et vous tue." Pour couronner le tout, Wrong dit même que le kinyarwanda est une langue ayant les mêmes caractéristiques que le Tutsi attribuant ainsi un stigma à la langue-même des rwandophones. Inutile ici de rappeler qu'en RDC on cible par le discours de haine et brûle vivants des Congolais qui parlent le kinyarwanda. Le président Tshisekedi lui-même, dans plusieurs déclarations publiques récentes, dont dans une interview dans Le Figaro, a considéré, dans un pays où portant 200 langues sont parlées, que ceux qui parlent le kinyarwanda au Congo "sont des étrangers", que seuls les lingalophones sont des "vrais Congolais"... des "patriotes" et on retombe ici dans cette idéologie du "faux n*gre" (le rwandophone) et du "vrai n*gre" (le lingalophone). Pour ceux qui n'ont pas encore compris, Michela Wrong comme tout son réseau de négationnistes, neo-génocidaires, négrophobes, manipule par le langage, par l'implicite, mais que c'est une raciste et négationniste dont l'outil principal est l'idéologie, celle-là même qui a conduit au génocide contre les Tutsi, et qui considère que les Tutsi ne devraient pas exister sur la surface de la terre, car ils sont tellement "mauvais" qu'"ils ne créent que du malheur". Et comme nous dit Wrong, ce n'est pas de leur faute s'ils "sont mauvais", ils sont "juste naturellement comme ça".

Bojana Coulibaly, Ph.D.

19,570 просмотров • 2 лет назад

1/4 : À l’heure où le régime de Kigali s’apprête une nouvelle fois à exploiter la rente mémorielle du génocide, la mémoire des victimes, il est important de rappeler que les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana n’ont toujours pas été condamnés. Pourtant, de nombreux éléments matériels, balistiques et testimoniales convergent fortement vers une responsabilité du Front patriotique rwandais (FPR) Paul Kagame. Sans cet attentat, il est très probable qu’aucun génocide d’une telle ampleur ne se serait déclenché au Rwanda à ce moment précis. Depuis ses années, le concept creux d'idéologie génocidaire est instrumentalisé par le régime à travers la production de séquences marketées sur les discours de haine, visant à renforcer ce leurre sémantique. Or comme l'a démontré Lee Ann Fujii, dans Killing Neighbors (2009), ce n'est pas la «haine ethnique» qui provoqua le génocide et les massacres mais la «peur ethnique» exploitée par les élites. La radio RTLM eut un impact limité – moins de 15 % des mobilisations directes selon Straus – et seuls 3 % des tueurs connaissaient les « Dix Commandements hutu ». A lire : 👇 On peut rappeler le changement soudain de position de la procureure du TPIR, Louise Arbour. Dans un premier temps, elle avait accueilli favorablement le mémorandum de l’enquêteur Michael Hourigan (1997), qui recueillait des témoignages directs d’anciens membres du FPR impliquant Kagame et son entourage dans l’organisation de l’attentat. Quelques jours plus tard, elle a pourtant ordonné de cesser toute investigation sur ce dossier et considéré qu’il ne relevait pas de la compétence matérielle du TPIR. Les pressions du FPR et des États-Unis eurent raison du procureur qui fut contrainte d'obtempérer. Enfin, on peut considérer que Paul Kagame lui-même fit des semi-aveux implicites sur le sujet lors d'une interview désormais bien connue. Plusieurs anciens proches du FPR, dont Théogène Rudasingwa (ancien secrétaire général du FPR et ambassadeur), ont rapporté que Kagame leur avait confié, dès juillet 1994, sa responsabilité personnelle dans l’attentat, avec un certain détachement. Ces déclarations, relayées dans des interviews et des ouvrages, renforcent l’idée que, dans les cercles internes du FPR, cette implication était un « secret de Polichinelle ». En résumé, plus de trente ans après les faits, l’attentat reste non élucidé judiciairement, mais les éléments matériels et les témoignages les plus directs et concordants orientent très probablement la responsabilité vers le FPR et Paul Kagame. Les pressions politiques, les sabotages d’enquêtes (notamment via des conseillers français auprès du Rwanda à l’époque) et les rapports contradictoires ont entretenu le flou. Pourtant, la question simple « à qui le crime profitait-il le plus ? » trouve ici une réponse évidente : à ceux qui ont pris le pouvoir dans la foulée et tout fait pour que le TPIR soit empêcher d'enquêter. Une véritable enquête internationale indépendante, avec accès complet aux archives encore classifiées, reste la seule manière d’établir la vérité au-delà des instrumentalisations mémorielles. Il faut rappeler qu’en 1995, lors des premières commémorations, l’expression « Itsembabwoko n’itsembatsemba » (génocide et massacres) faisait référence à la fois au génocide perpétré contre les Tutsi et aux massacres de Hutu accusés de complaisance avec le FPR, les deux catégories étant alors considérées comme inséparables. Cette formule incluait explicitement les souffrances des Hutu, avant que la mémoire officielle ne se focalise uniquement sur les victimes tutsi. En effet, dès l’année suivante (1996), la logique de réconciliation vola en éclats. Les victimes hutu furent purement et simplement invisibilisées. La ségrégation mémorielle venait de commencer, en même temps que l’instrumentalisation des commémorations. A lire en commentaire : Ce que le rapport balistique ne dit pas :

Jean-François Le Drian

16,650 просмотров • 3 месяцев назад

Cette vidéo circule sur les réseaux sociaux et met scène les propos d'un journaliste rwandais pro-régime, Charles Nkuliza Kakozi, souvent abrégé en KNC. Dans l'extrait viral, KNC explique une stratégie (supposée) d'influence rwandaise en Afrique : encourager les jeunes femmes (qu'il décrit comme "rondes" ou attractives) à se marier avec des hommes influents étrangers, notamment des personnalités puissantes dans d'autres pays, afin d'étendre l'influence rwandaise à long terme (via les enfants, les réseaux, etc.). La rediffusion de cette vidéo fait écho au discours maladroit du porte parole de l'armée congolais qui considérait que la stratégie énoncée par ce journaliste était une réalité et un danger réel. Pain béni pour le régime de Kigali, ces propos viennent désormais alimenter une stratégie de diversion consistant à crier au «génocide» contre les faits. Le narratif rwandais, qui présentait sa présence militaire en RDC comme des « mesures défensives » nécessaires (avec un soutien estimé à 7000 effectifs au rebelles-proxies du M23), s’effondrant sous le poids des faits, il ne leur reste plus que cette fumée sémantique. Acculé par ses mensonges, l'état agresseur utilise cette stratégie consistant à faire circuler de manière coordonnée des accusations fantaisiste de «génocide imminent» contre les Tutsi congolais (Banyamulenge) pour justifier l’agression et invoquer la «responsabilité de protéger» (R2P). Après le sport washing, le Rwanda s'apprête donc à inaugurer le R2P WASHING, ayant compris que les cris valent souvent plus que les faits. Comme souvent en politique, l’histoire retient moins les faits que les cris puissants. Les accusations de génocide, relayées par des réseaux influents, visent ainsi à noyer la réalité : une agression motivée par des intérêts économiques et géopolitiques. Pourtant, les faits réfutent ce narratif : le peuple congolais, malgré des décennies de souffrances à l’Est, est exemplaire de retenue et n’a jamais eu recours à des massacres massifs de représailles ethniques. Ce ne fut pas le cas pour ses voisins : - 1972 au Burundi : Répression brutale par le régime tutsi contre une rébellion hutu, qualifiée de « génocide sélectif » contre les élites civils hutu (150 000 à 300 000 morts). - 1994 au Rwanda : Génocide de représailles d'au moins 500 000 civils tutsi suite à une rébellion tutsi venue d'Ouganda. - 1994 au Rwanda :massacres massifs de représailles contre des civils Hutu par l’Armée Patriotique Rwandaise. Le peuple congolais démonte un pattern opposé : - 1996-1997 : Chasse aux réfugiés hutu en RDC par l’AFDL (soutenue par le Rwanda avec participation de soldats banyamulenge ) : massacres systématiques de plus de 200 000 civils hutu. Absence de massacres massifs de représailles contre les civils tutsi - 1998-2003 (Deuxième guerre du Congo) : Massacres massifs de civils impliquant divers acteurs, y compris rwandais et ougandais et banyamulenge ; Absence de massacres massifs de représailles contre les civils tutsi - 2012 et depuis 2022 (M23) : Atrocités documentées par le M23 constitué majoritairement de banyamulenge (exécutions, viols, massacres de civils, dont plus de 300 en juillet 2025 selon l’ONU). Absence de massacres massifs de représailles contre les civils tutsi Cette comparaison montre que les massacres massifs de représailles ne font pas partie de l’«ADN» collectif du peuple congolais, malgré des provocations extrêmes et une histoire tragique. Acculé, Kagame en est réduit à miser sur une escalade rhétorique, à crier au «génocide" pour confondre l'opinion internationale, occulter sa culpabilité dans l’agression via le M23 et légitimer sa présence illégale en RDC. Cette tactique vise à substituer les cris aux faits, par le biais de trolls, de relais médiatiques non soucieux des faits et même par des mercenaires académiques qui salissent leurs institutions académiques. L’opinion internationale, elle, doit absolument résister à cette manipulation.

Jean-François Le Drian

11,960 просмотров • 6 месяцев назад

Les propos du général Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise (FARDC) : une crise intellectuelle, idéologie génocidaire et expression du phénomène des « clochards » décrit par le président Tshisekedi. Les propos du général Ekenge incarnent à la fois une pensée génocidaire devenue politique publique et une crise intellectuelle et morale profonde au sein de la gouvernance congolaise. Dans un État de droit, ses propos sont extrêmement dangereux et devraient entraîner son limogeage, sa démission et des poursuites judiciaires. Les expressions du général Ekenge sont similaires à celles de Nzangi, Bitakwira, Misare et d’autres hautes autorités qui instrumentalisent l’idéologie anti-tutsi, à l’image de certains responsables politiques durant le génocide contre les Tutsi en 1994, notamment Théodore Sindikubwabo, Léon Mugesera et Bagosora, cerveaux du génocide au Rwanda. Le général Ekenge cherche avant tout à survivre politiquement par le discours de haine. Analysons ses propos. « Les Tutsi ont adopté une langue », affirme le général Ekenge. « Je ne connais pas les Rwandais. Mais j’ai appris par un enseignant qui a enseigné au Rwanda qu’ils ont un concept d’Ubwenge. » « Le kinyarwanda est une langue bantoue, mais les Tutsi sont nilotiques. Ils ont adopté la langue kinyarwanda. » Les notions de « race bantoue », « nilotique » ou « soudanaise » sont des catégories génériques servant à décrire des groupes linguistiques ou des caractéristiques linguistiques en Afrique subsaharienne centrale et australe. Ces concepts ont été forgés et utilisés par des idéologies racistes. En conséquence, à la suite d’une colonisation mentale persistante en Afrique centrale, surtout en RDC, ces concepts coloniaux sont repris dans les discours de conflit sans aucun esprit critique. Gen Ekenge ne semble pas comprendre que ces affirmations sont à la fois racistes et contradictoires. Les Hutu et les Tutsi partagent une culture commune. Selon la logique d’Ekenge, le kinyarwanda serait une langue exclusivement hutu, impliquant l’existence d’une prétendue « race hutu ». Si les Tutsi avaient adopté le kinyarwanda, langue des Hutu, cela signifierait que ceux à qu'il attribue le concept d’« Ubwenge », associé à une supposée supériorité et malignité, n’auraient pas réussi à imposer leur propre langue dite « nilotique ». Ils auraient donc abandonné leur langue pour adopter celle d’une population qu’ils auraient dominée. Dans cette logique absurde, les Hutu seraient plutôt les détenteurs de l’« Ubwenge », puisqu’il s’agirait d’un terme issu de leur langue locale selon Ekenge et qu’ils auraient acculturé la prétendue « race nilotique ». Sociologiquement, Niyonkuru (1997) souligne qu’il est très rare qu’une population immigrée en position de pouvoir, de prestige et de fierté abandonne sa langue pour promouvoir un dialecte d’une population autochtone. Le général Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise, s’inscrit ainsi dans des constructions mythiques issues de récits de réfugiés burundais en Tanzanie. Malkki (1995 : 152) rapporte ces propos : « Autrefois, notre véritable nom était Bantu. Nous sommes des Bantous. “Hutu” n’est pas une tribu, ce n’est rien du tout ! Le kihamite est la langue nationale des Tutsi. Muhutu est un mot kihamite… qui signifie serviteur. Nous ne sommes pas des Hutu, nous sommes des Abantu (des êtres humains). Hutu est le nom que les Tutsi nous ont donné. » À l’inverse, Kangura, journal rwandais actif avant le génocide de 1994, a diffusé une propagande violemment anti-tutsi, développant notamment la théorie selon laquelle « les Tutsi ont créé une tribu qui n’existe pas en Afrique : les Banyarwanda ». Ici, Kangura et Gen Ekenge se contredisent, donc, l'ethnie "Banyarwanda" est "Tutsi" et importée mais le Kinyarwanda est locale et une langue de Hutu. Kangura partage une logique similaire à celle du général Ekenge. Ce dernier appelle la population à ne pas épouser des femmes tutsi, en invoquant des dangers supposément liés à cette « race ». Kangura écrivait également : « … il existe bel et bien un plan diabolique préparé par les Tutsi : une extermination systématique de la population bantoue, ainsi que l’établissement d’un empire nilotique/hima qui s’étendrait de l’Éthiopie à Douala et jusqu’aux sources du Nil. Et du Gabon au Lesotho, en passant par les vastes bassins du Congo, la vallée du Rift en Tanzanie… jusqu’au Cap et aux monts Drakensberg… Qu’attendent les peuples bantous pour se protéger contre le génocide si soigneusement et consciemment orchestré par des Hamites assoiffés de sang et de conquêtes barbares, dont les dirigeants disputent la médaille d’or de la cruauté à l’empereur romain Néron ? » (Chrétien et al., 1995 : 169) Cette idéologie, fondée sur la haine du « Tutsi » ou du « Rwandais », est devenue en RDC un critère de légitimité patriotique. Être un « vrai Congolais » se démontrerait par la déshumanisation du Tutsi ou du rwandophone, perçue comme un acte de patriotisme et d’héroïsme. Ceux qui s’y opposent ou qui plaident pour une cohésion pacifique incluant les Tutsi sont aussitôt qualifiés de « traîtres » ou de « collaborateurs de l’ennemi ». Pour survivre politiquement ou institutionnellement en RDC, y compris au sein d’organisations diplomatiques ou internationales, il faut souvent composer avec cette tutsiphobie. Le général Ekenge cherche à exclure les Tutsi en s’appuyant sur des idéologies mythiques et racistes, pures constructions politiques destinées à combattre une « race tutsi » imaginaire présentée comme une menace pour l’ensemble des peuples dits « bantous ». En excluant les Tutsi du cercle des Bantous, on les exclut symboliquement de l’humanité. Les idées véhiculées par le général Ekenge sont déplorables et relèvent d’une idéologie génocidaire visant à créer des conflits artificiels afin de galvaniser une cohésion populaire émotionnelle, irrationnelle et dangereuse.

Alex Mvuka, Ph.D.

30,960 просмотров • 6 месяцев назад

Comment peut-on encore oser débiter de tels mensonges abjectes du type : "Ce n’est pas le Rwanda qui déstabilise la région, mais Tshisekedi, qui s’appuie sur les mêmes incitations raciales ayant conduit au génocide anti-Tutsi au Rwanda" ? Depuis le 1er octobre 1990, Paul Kagame n’a exporté que le chaos, la mort et la terreur méthodique. Pyromane-Faux pompier !!! - Assassinats politiques ciblés - Opérations sous faux drapeau copiées-collées de chez Museveni : - Massacres de masse planifiés bien avant l’attentat du 6 avril 1994 Source : Février 1993 : l’APR de Kagame déferle sur Ruhengeri et Byumba, sème la terreur indiscriminée, massacre et force à l’exode plus d’un million de civils qui fuient vers Kigali. Un million. Déjà. Le 6 avril 1994, il fait abattre l’avion présidentiel. Aboutissement logique d’une stratégie de déstabilisation totale. Pendant les trois ans et demi qui ont précédé l'attentat, Kagame remplit le baril de poudre ethnique, attise la haine, multiplie les provocations militaires et les tueries. Puis il allume la mèche et déclenche un génocide de représailles qu’il a lui-même rendu inévitable. Roméo Dallaire, qui n’était pas un tendre envers les Hutu Power, relate son entretien du 2 avril 1994 (quatre jours avant l’attentat) avec Kagame : « Jamais je ne l’avais vu aussi sombre. Il a simplement ajouté que nous étions à la veille d’un cataclysme et qu’une fois enclenché, aucun moyen ne permettrait de le contrôler. » Kagame savait. Il annonçait. Il a allumé la mèche et a accepter de sacrifier les Tutsi de l’intérieur — qu’il considérait comme des traîtres « corrompus » par le système Habyarimana — afin de s’emparer du pouvoir absolu et rétablir une ethnocratie tutsi dominante. Résultat : Au moins 500 000 tutsi de l'intérieur sont exterminés. Dallaire encore, page 588 de J’ai serré la main du diable : " Qui, au juste, avait tiré ses ficelles tout au long de la campagne ? Je plongeais dans des pensées sinistres, me demandant si la campagne et le génocide n’avaient pas été orchestrés pour un retour au Rwanda du statu quo d’avant 1959, époque à laquelle les Tutsis dirigeaient tout. » Le 7 avril, les massacres explosent. Kagame refuse systématiquement tout cessez-le-feu, posant des conditions intenables qu’il sait impossibles à accepter, bloque toute intervention efficace de l’ONU. Le 30 avril 1994, alors que le génocide bat encore son plein dans de nombreuses préfectures, le FPR déclare froidement que le génocide est « pratiquement achevé » et que « les Tutsi restants ont soit péri, soit fui ». Ce qui compte pour lui est juste la conquête du pouvoir. Il ne cherche même pas à neutraliser les interhamwe, il veut juste vaincre les forces armées réguliéres. Pendant, les deux guerres du Congo il commandite des actes de génocide au Congo. Et Dallaire, toujours lui, en 2003, page 637 du même livre, sur le Kivu et la région des Grands Lacs : « Entre l’exode rwandais de 1994 et la résurgence du génocide en 2003, on a estimé que 4 millions d’êtres humains ont péri au Congo et dans la région des Grands Lacs. Il y a donc eu 5 fois plus de tués qu’au Rwanda en 1994. » La réalité c'est au moins dix fois plus. Posez vous la question : Si Kagame n'avait pas existé, combien de millions de vies humaines auraient été sauvées ? La diplomatie de la culpabilisation, c'est fini ! La rente mémoriel, c'est fini ! L'exploitation outranciére des restes humains, il l'a apprise auprés de Museveni : Le peuple congolais est un peuple pacifique qui n'agresse pas ses voisins comme ce fou furieux. Alors arrêtez vos accusations inversées pathétiques.

Jean-François Le Drian

10,492 просмотров • 3 месяцев назад

RDC 🇨🇩 La RTNC Nationale est l’équivalent de la RTLM, média du Génocide contre les Tutsi, elle aussi une vitrine de la médiocrité d’une certaine classe dite “intellectuelle”… Ils ont beau arborer des titres “académiques”, ils sont profondément illettrés et ne comprennent même pas ce qu’ils affirment en publique devant caméras 🎥 c’est là où ils étalent leurs aliénation profonde. -) un “génocide” est un crime bien défini depuis déjà 3/4 de siècle… il n’y que les pseudos intellectuels Congolais qui ne sont pas au courant. De même que l’Holocauste, génocide qui visait les juifs, allemands et d’autres nationalités, ne se nomme pas le “génocide Allemand”, de même qu’il n’y a pas de “génocide Rwandais”. Il y a eu un état, l’état Rwandais qui a commis le Génocide des Tutsi.. ce qui implique que ce n’était pas “une réaction ni une impulsion soudaine” mais un crime qui a été préparé et exécuté. Ce qui implique aussi une “production et préparation”, cela signifie donc: se doter des moyens de l’exécution. Au Rwanda c’était, entre autres, la distribution de listes des victimes (et ce fut fait au niveau national) Ceci implique les médias - au Rwanda c’était RTLM et certains journaux, aujourd’hui en RDC c’est RTNC Nationale. - la carte d’identité faisait partie des moyens d’identification tel “l’étoile de David” dans l’Allemagne Nazi… “le physique” n’est qu’une caricature résidu d’un narratif coloniale.. c’est pour cela qu’il y avait les listes et les cartes d’identité au Rwanda 1994. De même que ce ne sont pas “les Ariens” qui ont exécuté les Juifs en Europe, ce ne sont non plus “les Hutu” qui exécutèrent le Génocide contre les Tutsi, mais l’état fasciste de Habyarimana et son parti MRND… quand bien même il fut lui-même tué par les siens, il avait fait partie de toutes les préparations et mise en place de l’appareil génocidaire, à partir de la tête en tant que président et du pays et de son parti. Les Congolais étant eux-mêmes le produit d’une colonisation européenne, notamment Belge, ils n’ont aucune idée de la particularité du Rwanda qui malgré avoir aussi subit une certaine aliénation de l’ère coloniale, le Rwanda est une nation pré coloniale et donc composée d’un seul peuple: les Banyarwanda. L’idée de différentes races sont une construction coloniale en finale imposée par l’occupation Belge qui avaient été chargé par la Société des Nations et puis l’ONU d’accompagner le Rwanda à moderniser ses institutions traditionnelles afin de pouvoir joindre la Société des Nations au même titre que les autres nations modernes. Il n’y a qu’un seul peuple au Rwanda, contrairement au différentes nations qui forment la RDC (c’est même un signe d’aliénation coloniale que les “lettrés” Congolais parlent de “tribus” comme leurs “Nokos” Belges) … Pour répondre un petit peu au prétendu lettré sur ce plateau RTNC: C’est justement la réunification des Banyarwanda qui a permis au Rwanda de se developper de manière exceptionnelle depuis la fin du Génocide contre les Tutsi en 1994, un development exceptionnel autant humain que matériel. S’il n’y avait pas le stigmate du genocide, il n’y aurait même pas lieu d’utiliser ces termes d’un passé pré coloniale, “Tutsi et Hutu” n’ont aucune signification dans une société moderne matérialiste dont les moyens de génération de “richesses” ne sont plus limités à la houe, le bétail ou les prouesses au combats. Mais je suis sûr que le “dit” prof sur ce plateau de télévision n’est pas un cas isolé ou unique… au contraire l’on en voit tout le temps et jusqu’au plus haut niveau… bref le déficit intellectuel est abyssale. Mais le plus important ici et aujourd’hui, c’est de savoir que la RTNC est devenue l’équivalent de la “Radio des Mille Collines” RTLM le média des génocidaires de 1994… les responsables n’en n’est d’autres que Tshisekedi et ses ministres comme Patrick Muyaya

Albert Rudatsimburwa 🇷🇼

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Excellence SE Evariste Ndayishimiye L’histoire ne pardonnera pas à ceux qui nourrissent la haine au lieu de rechercher la vérité. L’unité nationale ne peut naître ni de la division, ni du déni du passé. Si vous aimez réellement votre pays, traversez la #Kanyaru et allez apprendre comment le Excellence Président Paul Kagame a su unir les Rwandais après le génocide contre le Tutsi en 1994, au lieu d’adopter une politique de solidarité divisionnaire inspirée du @Président felix ulloa Concernant les #Tutsi (#Banyamulenge), votre position actuelle est non seulement injuste, mais également dangereuse. L’année dernière, vous avez publiquement attaqué cette communauté en affirmant qu’elle n’avait jamais eu de roi et qu’elle s’était constituée artificiellement en 1996 à travers des associations pour se doter d’un leadership. Une telle déclaration démontre une méconnaissance profonde de l’histoire — qu’elle soit due à l’ignorance ou à l’influence de la haine. Votre discours du mois dernier a confirmé cette dérive, lorsque vous avez déclaré que les #Banyamulenge ne sont pas des Tutsi. Or, leur histoire est solidement documentée, bien avant la naissance de vos arrière-grands-parents. Vous tentez aujourd’hui de dissocier les Banyamulenge des autres Tutsi, alors qu’en 1993, ils ont été massacrés au Burundi comme d’autres #Tutsi #Burundais, victimes de la même idéologie de haine. Rappelons qu’en 2004, à Gatumba, sous un pouvoir dominé par des extrémistes hutus, les Tutsi (Banyamulenge) ont été massacrés simplement parce qu’ils étaient #Tutsi. À ce jour, aucune justice n’a été rendue aux familles des victimes, tandis que vous continuez à accorder de la légitimité à des criminels notoires tels qu’Agathon #Rwasa, dont le rôle dans la violence ethnique au Burundi et dans la région est largement documenté. Permettez-moi de rappeler quelques faits historiques pour corriger vos propos : 1.Période coloniale (1920–1930) : la Belgique a dépouillé les Tutsi (Banyamulenge) de leurs chefferies traditionnelles et redistribué leurs terres à d’autres tribus congolaises, les exposant ainsi à une marginalisation systématique. 2.Entre 1960 et 1970 : les Tutsi (Banyamulenge) ont été persécutés lors de la guerre Akanyarwanda au Nord-Kivu et de la guerre Mulele au Sud-Kivu, visant à les chasser de leurs terres. 3.Années 1970 : le président Mobutu Sese Seko a accordé la citoyenneté à tous les Rwandais et Burundais installés au Congo avant 1960. 4.1981 : le Parlement de la RDC a révoqué cette citoyenneté, rendant des milliers de Tutsi (Banyamulenge) apatrides. 5.Années 1990 : le gouvernement congolais, par conférence souveraine du pouvoir, a ordonné à tous les Tutsi (Banyamulenge) de quitter le pays sous sept jours, entraînant massacres et exodes massifs. 6.1998 : des responsables de la RDC, dont Yerodia Ndombasi et d’autres, ont publiquement incité à la haine et à la violence contre les Tutsi (Banyamulenge), provoquant des milliers de morts. 7.Aujourd’hui : des centaines de Tutsi (Banyamulenge) sont détenus illégalement à Kinshasa en raison de leur identité. Vous n’avez jamais osé condamner ces arrestations ; bien au contraire, vous avez récemment envoyé un autre Munyamulenge, #Ruboneka Laurent, pour confirmer la haine contre les Tutsi (Banyamulenge). 8.Depuis 2017 : l’armée congolaise, en coalition avec plus de 120 milices (dont la FDLR, FARDC et Wazalendo), poursuit une campagne d’extermination contre les Tutsi (Banyamulenge) au Sud-Kivu et au Nord-Kivu. Malgré la présence de milliers de militaires burundais, aucun effort réel n’a été entrepris pour protéger les civils Banyamulenge. Bien au contraire, ils sont encerclés, attaqués et affamés, victimes d’une propagande ethnique entretenue par certains responsables politiques et militaires Par Me Innocent Nteziryayo

Me Innocent Ntezi

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🔴 « Quelle autorité morale les États-Unis — un pays dirigé par la classe d'Epstein — ont-ils sur mon pays, qui a sorti 800 millions de personnes de la pauvreté ? Quelle autorité morale ont les pays de l'OTAN, qui prêchent les droits de l'homme dans cette même enceinte tout en fermant les yeux sur le génocide sioniste à Gaza ? Le sang des Palestiniens et des Iraniens est sur leurs mains. Quelle autorité morale a la Grande-Bretagne, un pays qui a arrêté plus de 12 000 personnes pour des publications en ligne, pour nous faire la leçon sur les libertés civiles ? » « Lorsque la loi sur la sécurité nationale a été promulguée à Hong Kong en 2020, les pays occidentaux nous ont condamnés, ils nous ont sanctionnés. Mais depuis lors, l'économie de Hong Kong s'est redressée, le tourisme fleurit à nouveau, et nos citoyens se sentent en sécurité. Nous ne serons pas réduits au silence par des nations qui traitent les droits de l'homme comme des jetons de négociation. Nous n'accepterons pas de leçons de gouvernements qui utilisent les droits de l'homme comme une arme tout en ayant les mains tachées du sang des Palestiniens et des Iraniens qu'ils ont choisi d'oublier. Nous appelons à la paix et à la justice véritable, sans doubles standards. » Le discours prononcé par Dominic Lee député de la Législative de Hong Kong lors de la 61e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève (le 18 mars 2026)

Péonia

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Incroyable ! 1. Le porte-parole des Forces armées congolaises FARDC Officiel SCIFA, le Général Sylvain Ekenge, tenant un discours contre les femmes congolaises d'ethnie Tutsi. Et cela, sur le plateau de la télévision nationale RTNC.CD, laquelle est suivie par plus de 100 millions de Congolais. 2. Ce discours immature et inconscient rappelle le 1er des 10 commandements de l'idéologie Hutu, lesquels avaient été publiés en décembre 1990 au Rwanda par le magazine extrémiste hutu, dénommé "Kangura", dans son numéro 6, page 8. (Ci-dessous document 1) C'est malheureusement cette idéologie Hutu qui a conduit au génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. 3. Or, c'est ce génocide des Tutsi au Rwanda qui est la cause principale directe de la déstabilisation que connaît la RDC depuis 1996 jusqu'à ce jour. Comment donc les dirigeants congolais n'arrivent-ils pas à comprendre que transposer le conflit Hutu-Tutsi en RDC constitue une sotise qui détruira à jamais l'Etat congolais ? Les guerres ethnico-politiques de l'ex-Yougoslavie en sont pourtant un exemple historique parfait. 4. M. Tshisekedi Félix A. Tshisekedi et la PM Judith SUMINWA TULUKA que j'ai interpellés à deux reprises, les 4 mars 2024 et 5 mars 2025, sur cette question d'incitation au génocide, semblent minorer cette grave dérive qui s'est pourtant institutionnalisée. (Ci-dessous documents 2 et 3) En effet, le Gouvernement, au travers du Ministre de la communication Patrick Muyaya, ainsi que les Forces armées et leurs supplétifs Wazalendo, s'adonnent allègrement à des propos, discours et actes qui dénotent clairement une incitation à l'épuration éthnique des Tutsi Congolais ou Rwandais. 5. Il est temps que les dirigeants congolais, particulièrement M. Tshisekedi et Mme Suminwa, se resaississent, car le venin de la haine et de la division qu'ils sont en train d'inoculer dans l'esprit des Congolais risque de les emporter eux-mêmes. Malheureusement, ce venin risque également de conduire la RDC vers la balkanisation, laquelle sera certainement soutenue et avalisée, à bon droit, par la Communauté internationale. Comme ce fut le cas de la Yougoslavie. 6. Peuple Congolais, je vous préviens ! C'est à vous seul qu'il revient la charge d'agir contre vos dirigeants véreux et inconscients, si vous tenez à contrôler et à garantir l'avenir de la RDC en tant que Nation et État. Copyright : Frederic BOLA

BOLA Frédéric

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Les “Habyarimana” - Jean Luc et Agathe Kanziga - aujourd’hui… Mutijima a quelques choses de profond à leurs dire “Traduction du Kinyarwanda” Je tiens d’abord à clarifier un point très simple : J’étais bien au Rwanda entre 1993 et 1994. J’y ai vécu. J’y ai été scolarisé. Ce ne sont pas des récits rapportés, ce sont des faits. Je ne parle pas depuis un livre d’histoire écrit à distance. Je parle depuis une mémoire vécue. Ensuite, il faut aussi rappeler une chose essentielle à Jean-Luc Habyarimana : Son père est peut-être un héros dans son récit personnel. C’est son droit de fils. Mais dans l’histoire internationale, dans les décisions judiciaires, dans les archives, dans les faits établis, Juvénal Habyarimana reste associé à un régime qui a préparé, structuré, rendu possible et exécuté le Génocide contre les Tutsi. Les faits sont têtus, comme le dit la langue de Molière. On peut débattre des responsabilités précises du 6 avril. On peut discuter des enquêtes. Mais on ne peut pas effacer le contexte et réalité politique, idéologique et militaire des années qui ont précédé 1994. L’histoire ne s’écrit pas de l’émotion d’un fils. Elle s’écrit avec des faits. Aux jeunes Rwandais, je veux dire ceci très clairement : Dans le Rwanda d’aujourd’hui, l’étiquette “Hutu” ou “Tutsi” ne définit plus notre place dans la société. Elle ne définit ni notre avenir, ni notre valeur, ni notre rôle. Nous sommes des Rwandais. Nous appartenons à des familles, à des clans, à des secteurs d’activité différents. Nous sommes entrepreneurs, militaires, artistes, agriculteurs, chercheurs, fonctionnaires, sportifs. L’ethnie, qui déjà était une “construction coloniale” car il n’y avait originellement qu’une seule “ethnie” - celle des Banyarwanda - ne structure plus l’État post Génocide. Et il faut aussi être précis sur un autre point : Les FDLR ne représentent pas les Hutu. Les FDLR sont une organisation composée de génocidaires et d’idéologues extrémistes. Le Rwanda d’aujourd’hui ne se construit pas sur des catégories ethniques. Il se construit sur la responsabilité individuelle. … pour Jean-Luc Habyarimana

Albert Rudatsimburwa 🇷🇼

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Cet extrait d'interview de Tito Rutaremara (membre fondateur du FPR) par Cléophas Barore porte sur les recrutements du FPR dans les camps de réfugiés et les infiltrations d'éléments du FPR à l'intérieur du Rwanda. Tito Rutaremara : "Dans des camps de réfugiés où il n'y avait que des rwandais, nous pouvions avoir des cellules de 100, 200 ou 300 personnes. Mais à l'intérieur du Rwanda, nous avions décidé qu'une "cellule" ne devait pas comprendre plus de 5 personnes. Ils ne devaient pas se connaitre entre eux. Seul le responsable devait connaitre les membres de chaque cellule." Le journaliste Cléophas Barore : "Cela veut-il dire que vous aussi vous "travailliez"? (Travailler=tuer) Tito Rutaremara : "Oui nous travaillions et nous connaissions certains de ces "infiltrés", nous leur conseillions parfois d'être membres des partis politiques: MRND, MDR, PL et PSD, et d'agir comme eux pour ne pas apparaître comme étant à l'écart." [il admet que parmi les interahamwe, il y avait des infiltrés du FPR] Ses dires accréditent cet extrait du rapport secret du TPIR du 1er octobre 2003 : "En juillet 1992, les premiers commandos soigneusement sélectionnés au sein de l'APR seront entraînés. Ils formeront ce qu'ils ont appelé le "NETWORK". Avec la deuxième promotion, en 1993, "Network" change de nom pour devenir "CDR-Commandos". En 1994, les "CDR-Commandos" sont désormais connus sous le nom de "Technicians". Pendant leur formation, les cours suivants leur ont été dispensés : - Cours "Chimique" où ils ont appris à empoisonner l'eau, à utiliser des produits pharmaceutiques pour tuer. - Cours "Autodéfense" où ils ont appris à tuer avec une corde, un sac plastique, de l'huile injectée dans l'oreille avec une seringue, techniques d'akondoyi et agafuni. - Cours de combat en environnement urbain où ils ont appris l'utilisation de la baïonnette, des armes à feu et des grenades. - Cours de "Génie de terrain" où ils ont appris l'installation de mines, le déminage et l'utilisation de bombes télécommandées. - Cours en renseignement. Les techniciens dépendaient du Haut Commandement du DMI, qui rendait compte au président du Haut Commandement, le général KAGAME. À l'issue de la formation, 3 missions furent assignées à ces techniciens, répartis en trois groupes : 👉 Le premier groupe était chargé de constituer l'escorte du général Kagame. 👉 Le deuxième groupe devait : ▶️ Explorer le terrain (Kigali et environs), chercher des moyens de conduire les troupes de la zone tampon jusqu'à Kigali. ▶️ Pendant la guerre, ses membres servaient de guides pour les bataillons. ▶️ Éliminer les personnes opposées au FPR ou pouvant être des ennemis potentiels du FPR. ▶️ S'infiltrer parmi les Interahamwe. Pour cette tâche, furent sélectionnés ceux qui ressemblaient aux Hutu, parlant français, qui pouvaient passer pour des domestiques, chauffeurs, assistants de pompe, qui pouvaient passer inaperçus. Ces techniciens étaient également chargés de placer des bombes ou des mines dans des lieux publics comme la gare routière, de lancer des grenades dans des résidences, d'assassiner des politiciens. Pendant la guerre, les "technicians" apparaissaient aux côtés des Interahamwe sur des barrages tels que celui de Gatenga (Gikondo-Kigali) et celui du camp Zulu à Nyakabanda près de la station-service SGP de Remera (Kigali). Leur rôle était de participer aux tueries et d'inciter les Interahamwe à commettre davantage de massacres. (Pour obtenir l'étiquette "génocide" ) Parmi les "Technicians" présents sur les barrages tenus par les Interahamwe, quatre ont été identifiés : le Capitaine Kiyago, les lieutenants Hitimasa, Mugisha, Vianney. Durant cette période, ils opéraient en vêtements civils, mais rendaient compte à leur chef basé au CND, le capitaine Herbert Kamugisha, qui à son tour informait le renseignement du 3e bataillon, le major Charles Karamba." Sources :
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Cet extrait d'interview de Tito Rutaremara (membre fondateur du FPR) par Cléophas Barore porte sur les recrutements du FPR dans les camps de réfugiés et les infiltrations d'éléments du FPR à l'intérieur du Rwanda. Tito Rutaremara : "Dans des camps de réfugiés où il n'y avait que des rwandais, nous pouvions avoir des cellules de 100, 200 ou 300 personnes. Mais à l'intérieur du Rwanda, nous avions décidé qu'une "cellule" ne devait pas comprendre plus de 5 personnes. Ils ne devaient pas se connaitre entre eux. Seul le responsable devait connaitre les membres de chaque cellule." Le journaliste Cléophas Barore : "Cela veut-il dire que vous aussi vous "travailliez"? (Travailler=tuer) Tito Rutaremara : "Oui nous travaillions et nous connaissions certains de ces "infiltrés", nous leur conseillions parfois d'être membres des partis politiques: MRND, MDR, PL et PSD, et d'agir comme eux pour ne pas apparaître comme étant à l'écart." [il admet que parmi les interahamwe, il y avait des infiltrés du FPR] Ses dires accréditent cet extrait du rapport secret du TPIR du 1er octobre 2003 : "En juillet 1992, les premiers commandos soigneusement sélectionnés au sein de l'APR seront entraînés. Ils formeront ce qu'ils ont appelé le "NETWORK". Avec la deuxième promotion, en 1993, "Network" change de nom pour devenir "CDR-Commandos". En 1994, les "CDR-Commandos" sont désormais connus sous le nom de "Technicians". Pendant leur formation, les cours suivants leur ont été dispensés : - Cours "Chimique" où ils ont appris à empoisonner l'eau, à utiliser des produits pharmaceutiques pour tuer. - Cours "Autodéfense" où ils ont appris à tuer avec une corde, un sac plastique, de l'huile injectée dans l'oreille avec une seringue, techniques d'akondoyi et agafuni. - Cours de combat en environnement urbain où ils ont appris l'utilisation de la baïonnette, des armes à feu et des grenades. - Cours de "Génie de terrain" où ils ont appris l'installation de mines, le déminage et l'utilisation de bombes télécommandées. - Cours en renseignement. Les techniciens dépendaient du Haut Commandement du DMI, qui rendait compte au président du Haut Commandement, le général KAGAME. À l'issue de la formation, 3 missions furent assignées à ces techniciens, répartis en trois groupes : 👉 Le premier groupe était chargé de constituer l'escorte du général Kagame. 👉 Le deuxième groupe devait : ▶️ Explorer le terrain (Kigali et environs), chercher des moyens de conduire les troupes de la zone tampon jusqu'à Kigali. ▶️ Pendant la guerre, ses membres servaient de guides pour les bataillons. ▶️ Éliminer les personnes opposées au FPR ou pouvant être des ennemis potentiels du FPR. ▶️ S'infiltrer parmi les Interahamwe. Pour cette tâche, furent sélectionnés ceux qui ressemblaient aux Hutu, parlant français, qui pouvaient passer pour des domestiques, chauffeurs, assistants de pompe, qui pouvaient passer inaperçus. Ces techniciens étaient également chargés de placer des bombes ou des mines dans des lieux publics comme la gare routière, de lancer des grenades dans des résidences, d'assassiner des politiciens. Pendant la guerre, les "technicians" apparaissaient aux côtés des Interahamwe sur des barrages tels que celui de Gatenga (Gikondo-Kigali) et celui du camp Zulu à Nyakabanda près de la station-service SGP de Remera (Kigali). Leur rôle était de participer aux tueries et d'inciter les Interahamwe à commettre davantage de massacres. (Pour obtenir l'étiquette "génocide" ) Parmi les "Technicians" présents sur les barrages tenus par les Interahamwe, quatre ont été identifiés : le Capitaine Kiyago, les lieutenants Hitimasa, Mugisha, Vianney. Durant cette période, ils opéraient en vêtements civils, mais rendaient compte à leur chef basé au CND, le capitaine Herbert Kamugisha, qui à son tour informait le renseignement du 3e bataillon, le major Charles Karamba." Sources :

Jean-François Le Drian

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#RDC : Les Banyamulenge brisent le silence et dénoncent la manipulation du Rwanda Alors que les tensions persistent dans l’Est de la République démocratique du Congo, une voix inattendue s’élève contre une instrumentalisation dangereuse du conflit : celle des Banyamulenge eux-mêmes. Dans une déclaration ferme, l’Honorable Ennoc Sebineza, président de cette communauté longtemps prise en étau, accuse le Rwanda de se servir du prétexte ethnique pour légitimer son ingérence armée sur le sol congolais. « Le Rwanda prétend nous défendre, mais c’est un mensonge. Il détruit les fondations de notre vivre-ensemble avec les autres communautés. Il vient détruire ce qu’il nous reste de cohésion nationale », a martelé Sebineza, visiblement inquiet de l’exploitation politique et militaire de son identité. Depuis des années, Kigali joue la carte de “protecteur” des Tutsi et Banyamulenge pour justifier ses interventions directes ou indirectes dans le Kivu, tout en alimentant la fragmentation communautaire. Une stratégie qui, selon plusieurs analystes, sert à masquer des ambitions géopolitiques et économiques, notamment le contrôle de ressources minières stratégiques. Des rapports récents des Nations unies et d’ONG locales confirment que des groupes armés soutenus par le Rwanda sont impliqués dans des massacres ciblés, des pillages et des déplacements massifs de population, souvent sous couvert de défendre des communautés menacées. « Ceux qui nous agressent savent que nous avons été divisés. Le Rwanda a bâti sa domination sur cette division. Il nous utilise pour justifier ses actes, mais c’est nous, les Banyamulenge, qui en payons le prix fort », poursuit Sebineza. Sur le terrain, la situation est explosive. Des attaques attribuées au M23, largement reconnu comme soutenu par Kigali, visent aussi bien les forces loyalistes que des civils, sans distinction. Cette situation met en danger les Banyamulenge eux-mêmes, exposés à des représailles de la part d’autres communautés congolaises, qui les associent à tort aux groupes armés. Le message des Banyamulenge est clair : le Rwanda ne les représente pas. Ils refusent d’être les otages d’un conflit qu’ils ne cautionnent pas et appellent les autres communautés à ne pas céder à la division ethnique imposée de l’extérieur. « Malheureusement, certains Congolais tombent dans le piège et se retournent contre nous. Mais nous voulons vivre en paix, comme tous les citoyens de ce pays », conclut Sebineza. À l’heure où les lignes diplomatiques semblent floues et les intérêts extérieurs de plus en plus intrusifs, la prise de parole des Banyamulenge vient bousculer un narratif simpliste et met en lumière la complexité du drame congolais : un conflit attisé de l’extérieur, mais dont les victimes restent, toujours, les civils. Vidéo Daniel Michombero /Batubenga

Daniel Michombero /Batubenga

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Eh oui ! Le général Masunzu a banalisé l’idéologie du génocide ; lui et d’autres en sont aujourd’hui les dernières victimes. L’une des raisons pour lesquelles l’idéologie du génocide dans notre pays est restée largement ignorée tient au fait que les experts de l’ONU et certaines organisations occidentales de défense des droits de l’homme, comme Human Rights Watch et Amnesty International, l’ont réduite à une simple conséquence de l’émergence du M23. À maintes reprises, ils ont présenté la violence génocidaire comme une affaire de sécurité, donnant l’impression que le ciblage systématique des communautés tutsi n’était qu’une répression contre des « rebelles ». Le général Masunzu n’est pas qu’une victime. Lui et le ministre Alexis Gisaro, tous deux issus de la communauté Banyamulenge, ont minimisé le danger de cette idéologie, réduisant la violence contre les Tutsi à un simple problème de positionnement politique. Selon eux, il suffisait de se ranger du côté du gouvernement pour y échapper. Ce faisant, ils ont — tout comme les experts de l’ONU et ces ONG occidentales — occulté la nature délibérée et idéologiquement motivée de cette violence, banalisant ce qui est en réalité une campagne méthodique visant l'extermination des Tutsi. Pourtant, depuis les premiers instants du conflit, la rhétorique anti-Tutsi en RDC a été explicite et omniprésente. Les milices d’État, les Wazalendo, ont régulièrement utilisé la propagande pour déshumaniser les Tutsi congolais, les présentant comme des ennemis de la nation ou des « colons » installés illégitimement dans leur propre pays. La violence qui en a découlé — massacres, déplacements forcés, violences sexuelles et autres atrocités — suit des schémas prévisibles. Il s’agit de la mise en œuvre concrète d’une idéologie visant à anéantir un groupe. La montée du M23, bien qu’importante sur le plan sécuritaire dans l’est du pays, ne peut en aucun cas servir d’excuse à ces crimes. Son existence n’absout pas les auteurs du génocide de leur responsabilité morale et juridique. Confondre l’ascension du M23 avec la violence anti-Tutsi, c’est inverser la cause et l’effet : l’idéologie de haine existait bien avant ce groupe et persiste indépendamment de toute rébellion. Pire encore, traiter le génocide comme une simple réaction à une rébellion permet aux coupables de se présenter en défenseurs ou en victimes. Écoutez encore cet extrait de Justin Bitakwira et comprenez comment son idéologie continue d’influencer les décisions prises aujourd’hui : qu’il s’agisse de la nomination de Gasita, du renvoi des troupes de l’EAC ou encore de l’arrivée de la SADC par la suite. Cc: Bojana Coulibaly, Ph.D. Alex Mvuka, Ph.D. Steve Wembi Stanis Bujakera Tshiamala Stavros Papaioannou Michaela Agasaro Michael Tshibangu Omar Sy Nathalie Yamb Bertrand Bisimwa Manzi Willy Bienvenu Matumo MAISHA RDC Benjamin Babunga Watuna Benjamin Mbonimpa Col_Alimasi U.S. Senior Advisor for Arab and African Affairs Fred Bauma Jason Stearns Albert Rudatsimburwa 🇷🇼 Bertrand Bisimwa

Divine Maombi🇨🇩

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