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Dans un récent discours prononcé lors d’un mariage, Kagame faisant référence à l’uniforme porté par un certain Edmond dit ceci : « Cet uniforme qu’il porte a une signification. Autant que possible, ses descendants le porteront aussi. Porter cet uniforme, c’est vouloir que notre pays soit beau, qu’il ne... show more
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Cet extrait d'interview de Tito Rutaremara (membre fondateur du FPR) par Cléophas Barore porte sur les recrutements du FPR dans les camps de réfugiés et les infiltrations d'éléments du FPR à l'intérieur du Rwanda. Tito Rutaremara : "Dans des camps de réfugiés où il n'y avait que des rwandais, nous pouvions avoir des cellules de 100, 200 ou 300 personnes. Mais à l'intérieur du Rwanda, nous avions décidé qu'une "cellule" ne devait pas comprendre plus de 5 personnes. Ils ne devaient pas se connaitre entre eux. Seul le responsable devait connaitre les membres de chaque cellule." Le journaliste Cléophas Barore : "Cela veut-il dire que vous aussi vous "travailliez"? (Travailler=tuer) Tito Rutaremara : "Oui nous travaillions et nous connaissions certains de ces "infiltrés", nous leur conseillions parfois d'être membres des partis politiques: MRND, MDR, PL et PSD, et d'agir comme eux pour ne pas apparaître comme étant à l'écart." [il admet que parmi les interahamwe, il y avait des infiltrés du FPR] Ses dires accréditent cet extrait du rapport secret du TPIR du 1er octobre 2003 : "En juillet 1992, les premiers commandos soigneusement sélectionnés au sein de l'APR seront entraînés. Ils formeront ce qu'ils ont appelé le "NETWORK". Avec la deuxième promotion, en 1993, "Network" change de nom pour devenir "CDR-Commandos". En 1994, les "CDR-Commandos" sont désormais connus sous le nom de "Technicians". Pendant leur formation, les cours suivants leur ont été dispensés : - Cours "Chimique" où ils ont appris à empoisonner l'eau, à utiliser des produits pharmaceutiques pour tuer. - Cours "Autodéfense" où ils ont appris à tuer avec une corde, un sac plastique, de l'huile injectée dans l'oreille avec une seringue, techniques d'akondoyi et agafuni. - Cours de combat en environnement urbain où ils ont appris l'utilisation de la baïonnette, des armes à feu et des grenades. - Cours de "Génie de terrain" où ils ont appris l'installation de mines, le déminage et l'utilisation de bombes télécommandées. - Cours en renseignement. Les techniciens dépendaient du Haut Commandement du DMI, qui rendait compte au président du Haut Commandement, le général KAGAME. À l'issue de la formation, 3 missions furent assignées à ces techniciens, répartis en trois groupes : 👉 Le premier groupe était chargé de constituer l'escorte du général Kagame. 👉 Le deuxième groupe devait : ▶️ Explorer le terrain (Kigali et environs), chercher des moyens de conduire les troupes de la zone tampon jusqu'à Kigali. ▶️ Pendant la guerre, ses membres servaient de guides pour les bataillons. ▶️ Éliminer les personnes opposées au FPR ou pouvant être des ennemis potentiels du FPR. ▶️ S'infiltrer parmi les Interahamwe. Pour cette tâche, furent sélectionnés ceux qui ressemblaient aux Hutu, parlant français, qui pouvaient passer pour des domestiques, chauffeurs, assistants de pompe, qui pouvaient passer inaperçus. Ces techniciens étaient également chargés de placer des bombes ou des mines dans des lieux publics comme la gare routière, de lancer des grenades dans des résidences, d'assassiner des politiciens. Pendant la guerre, les "technicians" apparaissaient aux côtés des Interahamwe sur des barrages tels que celui de Gatenga (Gikondo-Kigali) et celui du camp Zulu à Nyakabanda près de la station-service SGP de Remera (Kigali). Leur rôle était de participer aux tueries et d'inciter les Interahamwe à commettre davantage de massacres. (Pour obtenir l'étiquette "génocide" ) Parmi les "Technicians" présents sur les barrages tenus par les Interahamwe, quatre ont été identifiés : le Capitaine Kiyago, les lieutenants Hitimasa, Mugisha, Vianney. Durant cette période, ils opéraient en vêtements civils, mais rendaient compte à leur chef basé au CND, le capitaine Herbert Kamugisha, qui à son tour informait le renseignement du 3e bataillon, le major Charles Karamba." Sources :
Jean-François Le Drian
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