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D’après cet audio, Marc Brys explique en substance : « 𝑉𝑖𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑙𝑒 𝑗𝑜𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑖𝑙 𝑦 𝑎 𝑐𝑖𝑛𝑞 𝑎𝑛𝑠. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑣𝑒𝑢𝑡 𝑏𝑎𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝑟𝑒𝑐𝑜𝑟𝑑 𝑑’𝐸𝑡𝑜’𝑜, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑠𝑜𝑛 𝑐ℎ𝑎𝑙𝑙𝑒𝑛𝑔𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑖𝑙 𝑙𝑒 𝑑𝑒́𝑡𝑒𝑠𝑡𝑒 . » Ce qui ressort...

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Encore le dangereux clown, Bally Bagayoko, cette fois-ci en furie contre Fally Ipupa Dans une vidéo publiée sur ses réseaux, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, s’emporte contre le chanteur congolais Fally Ipupa, qui a annulé sa venue dans sa commune. L’artiste, initialement pressenti pour un événement privé, devait selon le maire présenter ses excuses aux habitants pour des places promises non distribuées lors de précédents concerts à la Salle de France, et remettre des goodies. Bagayoko insiste : l’annulation serait due à des fake news et des mensonges propagés par des "mains invisibles", y compris des "hommes et femmes politiques" et des interventions "en haut lieu". Le ton est particulièrement virulent. Le maire parle d’« offense » faite aux populations de Saint-Denis, qualifie les responsables de « irresponsables » et affirme que « ce n’est pas acceptable de la part d’un artiste international ». Il laisse clairement entendre que Fally Ipupa ne pourra pas « laisser cette offense » sans suite, tout en pointant du doigt des pressions politiques extérieures, allusion transparente à l’Élysée et à Macron. Du côté de Fally Ipupa, le manager a été clair auprès du Parisien : la présence annoncée du maire et d’élus locaux, dans un contexte pré-électoral, a refroidi l’équipe. L’artiste refuse d’être instrumentalisé politiquement. Position compréhensible pour une star qui souhaite préserver son public au-delà des clivages français. Cette affaire révèle une tension classique en banlieue : certains élus de gauche tentent de capter la notoriété des artistes africains ou afro-descendants pour consolider leur base électorale. Quand l’artiste refuse d’être récupéré, la réaction peut être vive, comme ici. Bagayoko passe d’un discours explicatif à une mise en cause personnelle et presque menaçante : « on ne va pas rester sur deux offenses », ce qui renforce l’image d’un élu autoritaire et intolérant à la contradiction. Au fond, Bagayoko refuse surtout d’assumer son échec personnel. Il n’a pas réussi à faire venir l’artiste ni à l’exploiter politiquement comme il l’entendait. Plutôt que de reconnaître cet échec, il se réfugie dans le complotisme : des « interventions en haut lieu » auraient torpillé l’opération. Sauf que tout le monde s’en fout. Qui irait sérieusement intervenir « en haut lieu » pour un maire de Saint-Denis dans une histoire de venue d’artiste ? Personne. C’est un clown qui se casse la gueule tout seul, et qui préfère inventer des ennemis invisibles plutôt que d’admettre que son projet était mal ficelé et que l’artiste a simplement exercé sa liberté. Au-delà du cas Fally Ipupa, c’est la conception même de la démocratie locale qui est en jeu. Un artiste a parfaitement le droit de refuser d’être associé à un édile ou à un camp politique, surtout à moins d’un an d’élections. Le qualifier d’irresponsable ou sous-entendre des représailles morales ou médiatiques pose question sur la conception de la liberté individuelle chez certains élus. Bagayoko confirme ici son style : combatif, polarisant, prompt à dénoncer complots et trahisons dès qu’on lui résiste. Son discours, entre victimisation collective, « offense aux Dionysiens » et menaces voilées, illustre une dérive où la sphère publique et la vie privée des célébrités se confondent au service d’un agenda politique. L’épisode est révélateur d’un malaise plus large : la difficulté, pour certains responsables locaux, d’accepter que la notoriété culturelle ne soit pas automatiquement convertible en capital politique. Fally Ipupa, en refusant d’être « récupéré », rappelle une règle simple : la liberté de l’artiste inclut celle de ne pas servir de faire-valoir. Merci à French Carcan pour la vidéo.

Alain Weber

15,312 次观看 • 2 个月前

Il devient de plus en plus très difficile de s’exprimer et de se faire comprendre dans ce pays. Le Président appelle à réconcilier les Sénégalais avec leurs institutions, à commencer par la justice, en rétablissant un lien de confiance. Pourtant, beaucoup interprètent cet appel comme une volonté de réconcilier le pays avec les criminels. Or le discours du Président est constant : il n’y aura pas de paix sans vérité, ni de réconciliation sans justice. Si certains pensent que dans ce discours le PR laisse entendre qu’il souhaite passer en perte et profit tout ce qui s’est passé ces dernières années au nom de la stabilité, alors ils trompent. La reddition est un passage nécessaire mais c’est à une justice équitable, dotée des moyens adéquats, d’en assurer la charge. La reddition ne doit pas être inscrite dans un calendrier politique, c’est un processus judiciaire. Le rôle de l’exécutif est de garantir à la justice les moyens de son indépendance, pas d’orienter ses décisions. J’ai le sentiment que certains aimeraient voir le Président trahir son serment-ci: « Je jure de remplir fidèlement la charge de Président de la République du Sénégal, d’observer scrupuleusement les dispositions de la Constitution et des lois, de consacrer toutes mes forces à défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale, de ne ménager aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine. » L’indépendance de la justice est incluse dans: •le respect de la Constitution, qui consacre l’indépendance du pouvoir judiciaire, •la défense des institutions, dont fait partie le pouvoir judiciaire. Encore une fois, le PR veillera à ce que la justice fasse son travail en toute indépendance. C’est au peuple au nom de qui est rendue cette justice de mettre la pression à l’institution judiciaire.

Bamba GËY 🇸🇳⭐️⭐️

34,180 次观看 • 1 年前

🇫🇷 27 novembre 1962, obsèques de René Coty au Havre, le Général de Gaulle prononce un discours d'hommage : « Au jour où le président Coty est conduit à sa dernière demeure, le pays joint l'hommage de ses profonds regrets et de sa très vive estime au chagrin qui étreint la famille du disparu et à l'affliction de la grande ville du Havre. René Coty, tout au long de sa vie, fit honneur à l'homme. Vis-à-vis des siens, aux côtés de celle qui fut sa noble et généreuse compagne, ou bien dans l'exercice de sa profession d'avocat et notamment quand il assumait des causes particulièrement difficiles, enfin dans son comportement à l'égard des autres, en particulier de ses compatriotes normands, il ne voulut que ce qui était juste et que ce qui était bien. René Coty fit honneur à la République. Les mandats qu'il exerça comme parlementaire, comme ministre, comme président et, en dernier lieu, comme membre de droit du Conseil constitutionnel, il ne les exerça jamais qu'en vue de servir l'intérêt national. René Coty fait honneur à la France, soit qu'il ait courageusement combattu pour sa défense au cours de la grande guerre, soit qu'il ait eu à la représenter vis-à-vis des Etats étrangers, soit qu'au sein de l'Institut il ait pris part aux travaux de l'élite de la pensée, soit qu'il eût à parler d'elle, ce qu'il fit toujours avec une noblesse et une dignité émouvantes. En rappelant ce que fut la personnalité de René Coty, comment ne pas évoquer cette pensée de La Bruyère : « La modestie « est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elles lui donnent force et relief ». Or voici que cet homme, ce citoyen, ce Français, quand il était établi dans la fonction la plus haute, vit tout à coup se déchaîner une très grave crise nationale, au mois de mai 1958. Sous un régime paralysé par sa propre confusion, la France et la République se trouvaient soudain au bord de l'abîme. Devant le péril public, le président voyait autour de lui les hommes en charge des leviers de commande défaillir dans l'impuissance, quelle que pût être leur valeur, et il se voyait lui-même dépourvu des moyens d'assurer la conduite de l'Etat et de la nation. Qu'il manquât à ce moment de hauteur d'âme et de bon sens, qu'il s'accrochât à un système à la dérive, qu'il cherchât à se réfugier derrière le vide qui était alors le propre de sa fonction, nul doute que la crise eût jeté la France dans les pires épreuves. Mais c'est alors que, n'écoutant que son patriotisme, sa clairvoyance et son désintéressement, le président Coty décida de recourir lui-même et adjura le régime aux abois de s'en remettre, comme lui, à la légitimité profonde, celle qui procède, non point de la représentation multiple, incertaine et troublée des tendances qui divisent la nation, mais bien des sentiments, des espoirs, des institutions qui tendent, au contraire, à l'unir. Ainsi il put commencer, sans qu'il y eût rupture dans l'Etat ni déchirement dans la nation, la nécessaire et féconde rénovation de la République française. Président René Coty, pour toujours votre sommeil est celui du juste, et le respect du peuple français entoure votre mémoire. » Biographie de René Coty : Né au Havre en 1882, René Coty est un avocat plaidant surtout des dossiers commerciaux. Il est élu député du Havre pour les Républicains de gauche en 1923 à 1935. En 1935, il rentre au Sénat et fait partie de ceux qui en 1940 voteront les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. A la Libération, il reprend sa carrière mise en parenthèse pendant la guerre et est réélu député du Havre et chef de file des Indépendants. Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme de 1947 à 1948, il est élu cette année-là président du Conseil de la République (Sénat). A la veille de Noël 1953, il est élu Président de la République. Son mandat sera très agité marqué par une forte instabilité ministérielle. A la chute du gouvernement Pflimlin suite à la crise d’Algérie en le 28 mai 1958, Coty refuse de démissionner. Il confie alors au Général de Gaulle le soin de former un gouvernement. Le 8 janvier 1959, il abandonne ses fonctions de Président de la République. Il s’éteint au Havre en 1962.

🇫🇷 Gaullisme ☨

23,866 次观看 • 8 个月前

Tribune libre 81 Corneille Nangaa et la Nouvelle Banque du Kivu " BDK ". Après la prise de Goma et l’entrée triomphale de l’armée rwandaise à Bukavu sans combat, le M23 avec repris du poil de la bête. Euphorie et triomphalisme étaient palpables ds le camp des agresseurs et de l’opposition politique pro M23. Après l’occupation de ces villes, il faut maintenant les gérer. Nangaa et ses compagnons d’infortune font maintenant face à la réalité. Ds les territoires qu’ils occupent tout est bloqué. L’économie ne marche pas parce qu’aucune banque ne fonctionne. Pr palier à cette difficulté,C.Nangaa projette de créer la Nouvelle Banque du Kivu " BDK ". Est-ce possible ? Créer une banque n’est pas un jeu d’enfant . Surtout qd on est rebelle et sous sanctions internationales, condamné à mort par la justice de son pays ,sous mandat d’arrêt international et bientôt ds les collimateurs de la CPI. Pour créer une banque, il faut une autorisation préalable de la Banque Centrale. Pr son projet, Nangaa s’adressera -t- Il à l’ autorité monétaire de la RDC ou du Rwanda ? Il faut aussi adhérer aux organismes de supervision et garantie et se conformer aux lois bancaires et aux réglementations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent ( LAB ) ;Établir des relations avec d’autres institutions financières et les services de paiement pr faciliter les opérations. Or ,c’est un secret de polichinelles que l’argent que le M23 voudrait utiliser pr créer sa banque provient des minerais du sang. La qualité de rebelle de Corneille sous sanctions ne lui permettra pas de créer une banque. Car,les sanctions visent à restreindre l’accès aux ressources financières et économiques pr des individus ou des entités en raison de leurs actions illégales et celles contraires aux droits de l’homme à l’instar du carnage de Goma et d’autres tueries perpétrées ds les territoires occupés qui lui collent à la peau. Pr fonctionner et faciliter les opérations bancaires, une banque doit aussi intégrer le " Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunications ( SWIFT ) "qui permet des paiements électroniques ou par carte dont la surveillance est assurée par les banques centrales du G-10 ( Italie, Canada , Angleterre, Japon , France , Pays-Bas, Allemagne Suède, Suisse , Banque Centrale Européenne et le Système fédéral de réserve des Etats -Unis ). Ces banques opèrent sous des réglementations strictes. Une institution créée ds un contexte des conflits par des personnes sous sanctions du système fédéral de réserve des USA ne peut pas être reconnue. Même si tel n’était pas le cas ,quel opérateur économique confierait ses avoirs à la banque d’un rebelle qui peut prendre ses jambes à son coup à tout moment ? Donc, la création de la BDK est un fantasme. Ce qui rend impossible les opérations économiques et la gestion des territoires occupés. Pr administrer ces territoires, il ne peut s’appuyer que sur le Rwanda. Or ce pays doit aussi prendre en compte sa propre stabilité interne. Suite aux pressions et sanctions Internationales, le soutien populaire interne au pouvoir s’effrite. Il n’est pas exclu qu’en cas d’entêtement persistant de Kagame,un homme fort soit utilisé pr prendre le pouvoir à Kigali et se débarrasser de quelqu’un devenu très gênant pr la sous région des gds lacs. Face à cette impasse ,le M23 n’a d’autre choix que de se retirer des territoires occupés. Son seul salut reste le processus de Nairobi avec tous les autres groupes armés en vue de trouver la possibilité de réintégrer la communauté nationale par voie d’une amnistie éventuelle. Il n’y a pas une autre issue. À quelque chose malheur est bon dit-on.Cette nième agression du Rwanda a permis à la diplomatie agissante du PR de percer sur la scène internationale en vue de trouver une solution définitive aux aventures répétées du Rwanda en RDC. Coup de chapeau à Fatshi et à Thérese Kayikwamba sa ministre des affaires étrangères,maillot jaune du gvt.

STEVE MBIKAYI

240,201 次观看 • 1 年前

Après avoir finalisé le jumeau numérique de son réacteur nucléaire de 4eme génération, capable de produire une chaleur de 700°C et de l'électricité sur demande à partir de déchets nucléaires, la startup 🇫🇷 Naarea annonce un premier prototype en 2027. Intégrer un petit réacteur nucléaire dans un conteneur standard pour le déployer près de la consommation d'énergie, sur les sites industriels. C'est cette idée qui a donné naissance à Naarea, une startup française créée en 2020 et positionnée sur le marché des AMR (Advanced Modular Reactor). La jeune société entend commercialiser ses premières unités dès 2030, soit une décennie après sa création. Ce qui, dans cette industrie, représente un délai extrêmement court. Pour accélérer la conception de son mini-réacteur à neutrons rapides (exploitant des déchets nucléaires pour combustible), Naarea a fait du jumeau numérique l'épine dorsale de son projet. « Ce système, dont la première version a été conçue en 18 mois, permet de bâtir le modèle 3D du réacteur pour valider les choix d'architecture et le dimensionnement, et d'effectuer des simulations de son fonctionnement et de garder une traçabilité totale des données d'ingénierie et des exigences associées au projet. Le jumeau numérique permet d'aller plus vite au démarrage du projet » La modélisation est notamment indispensable pour intégrer la trentaine de systèmes qui composent le futur réacteur, chacun d'entre eux étant lui-même composé de sous-systèmes. Développé par l'ESN Assystem, qui possède une expérience reconnue dans le nucléaire, sur la technologie Dassault Systèmes hébergée sur le cloud, le jumeau permet de réaliser des simulations du fonctionnement du futur réacteur, « impossibles sinon », le premier prototype physique (en fonctionnement) étant prévu pour 2027. « Nous concevons un système très compact. Pour y parvenir, nous sommes allés chercher des compétences dans l'automobile ou l'aéronautique et avons appliqué une logique 'design to manufacturing' (visant à intégrer les contraintes de fabrication dès la conception, NDLR). C'est ce qui nous a permis de développer un double numérique de notre réacteur en seulement 18 mois. » Les micro-réacteurs sur lesquels travaille l’équipe de Naarea ont pour objectif de générer de l’électricité et de la chaleur, à partir des combustibles nucléaires usagés issus des réacteurs conventionnels du parc nucléaire actuel. Il s’y produit une réaction de fission intrinsèquement autorégulée à haute température (environ 700 °C), grâce à un combustible liquide composé de sels fondus, sans avoir besoin de l'approvisionner en eau. Naarea s'inscrit par ailleurs dans une démarche de production en série de ses petits réacteurs, la startup visant la production de 150 modules par an en rythme de croisière. La société, qui a signé un premier partenariat avec la société ACC, portant sur la fourniture de 2 à 4 conteneurs pour approvisionner les futures giga-usines de batteries de la co-entreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies, mise sur un modèle économique basé sur la vente d'énergie (électricité et chaleur). Baptisé XAMR (eXtrasmall Advanced Modular Reactor), le micro-générateur nucléaire à sels fondus et à neutrons rapides de Naarea vise ainsi à produire de l’électricité (40 mégawatts électrique, MWe) et de la chaleur (80 mégawatts thermiques, MWt). « Nous développons un réacteur qui combine 3 technologies de pointe : neutrons rapides, sels fondus, production en série. Les neutrons rapides permettent de recycler le combustible usagé issu ces centrales nucléaires et de clôturer le cycle du combustible, préoccupation majeure dans le domaine du nucléaire conventionnel. Les sels fondus nous permettent de garantir une sécurité intrinsèque. Enfin, nos micro-générateurs sont conçus pour être installés près des besoins des industriels, ce qui représente une innovation majeure dans le domaine de la production d’énergie. » La petite taille de ce réacteur sera un grand atout : il n’y aura pas besoin de génie civil, hormis une dalle en béton. Les cœurs de réacteurs seront imprimés en 3D, ce qui signifie pas de soudure, pas de tuyau ! Pour pallier l’intermittence des renouvelables, la pilotabilité du réacteur sera très courte, alors qu’il faut de 20 à 30 minutes pour monter à 100 % des capacités d’un réacteur classique, ou pour le faire redescendre en puissance, en le refroidissant à l’eau, « notre réacteur n’aura pas besoin d’eau, son refroidissement se fera par convection naturelle, c’est-à-dire grâce à l’air. Un grand atout quand le stress hydrique grandit. » La petite taille est également un argument intéressant en cas d'extension ou de déconstruction. « Lorsqu'on démantèlera, on pourra tout enlever, il ne restera rien. On peut aussi rajouter des modules, comme on le ferait avec des Lego, si la structure grandit. » Cette miniaturization concerne aussi le second conteneur du dispositif, qui transforme la chaleur en électricité. « Ce n'est pas une turbine vapeur, mais une turbine au CO2 supercritique. Cela tombe bien, il y en a plein dans l'air ». Le fonctionnement en circuit fermé permettant de ne pas dégager de CO2. Concernant l'autonomie, la charge devrait tenir autour de 5 ans en moyenne. Les conteneurs, eux, ont été dessinés pour 100 ans, avec une période de fonctionnement de 50 ans. Tous les 10 ans, comme pour les avions, chaque réacteur sera renvoyé en usine pour être remis en état. S'agissant de la maintenance, Naarea explique que la partie nucléaire sera pilotée à distance. Pendant les 5 premières années, il n'y aura pas de maintenance sur l'îlot nucléaire. Sur la partie externe, avec la turbine, une maintenance régulière est toutefois prévue, sans interruption. « Tout a été conçu en système plug-and-play. » 5 000 capteurs serviront à monitorer l'état et la maintenance du réacteur en temps réel. On l'aura compris, les sels fonds constituent le cœur du projet de Naarea. Ils portent le sel combustible, donnent la réaction de fission autorégulée, conduisent la chaleur et la transmettent. Dans cette optique, la jeune entreprise s’est associée au CNRS et à son centre de physique des deux infinis – Irène Joliot-Curie (IJCLab) pour ouvrir un laboratoire commun sur les sels fondus. Baptisé Innovation Molten Salt Lab (IMS Lab), celui-ci a vocation à devenir la référence européenne en matière de R&D dans les sels fondus. Basé à l’université Paris-Saclay, ce laboratoire pourra aussi mener des expériences pour d’autres startups du nucléaire de 4e génération misant sur les sels fondus, comme Stellaria ou Thorizon, avec lesquels Naarea a noué un accord. Les équipes de Naarea et du CNRS travaillent ensemble depuis un an déjà et des brevets communs seraient déjà en cours de dépôt. Ils portent sur la technologie de synthèse des sels. Un autre concerne « le bon élément à mélanger au métal pour éviter la corrosion quelle que soit la réaction ». Le choix du CNRS était une évidence, puisque cet organisme de recherche présente une expertise reconnue dans le secteur de l’étude de la chimie des réacteurs à sels fondus, une équipe dédiée à cette chimie ayant été créé à l’IPN d’Orsay dès 2005. « L’IJCLab est le seul laboratoire en France à pouvoir manipuler de grandes quantités de matière active en milieux sels fondus, et nous avons acquis un socle de données solides au cours des années. De plus, nous sommes situés dans la même région que Naarea, et des liens professionnels préexistaient. » L’intérêt d’une meilleure compréhension du comportement des sels fondus ne se limite pas au domaine du nucléaire. Elle pourrait également trouver une application dans des domaines non nucléaires, notamment pour les centrales solaires thermiques à concentration et la production d’aluminium et sodium métal. Naarea a également décidé de s'allier avec son rival Newcleo, qui cherche aussi à produire des réacteurs à neutrons rapides, au début de l'année 2024. Ce type de partenariat stratégique et industriel, inédit dans le secteur, a pour objectif de ne pas se laisser distancer par la concurrence étrangère, qui s'intensifie dans le domaine. Chaque acteur gardera ses enveloppes et sa propriété intellectuelle, mais « les deux startups vont essayer d’économiser les ressources de l’État, en se répartissant les tâches ou en mettant leurs ressources en commun. » Les équipes des deux sociétés ont déjà lancé des lancé les groupes de travail sur les différents sujets, sur les calculs concernant les matériaux, par exemple. Le partenariat concerne aussi l'usage des sites du CEA, déjà très demandés : « plutôt que de demander deux terrains, on propose de rationaliser l’espace et de mutualiser les laboratoires d’essais. » Naarea compte par ailleurs du beau monde parmi son équipe. « Nous avons des ex-dirigeants de Phénix et Superphénix, et le père du réacteur à neutrons rapides Astrid ! Et à côté, un bataillon de jeunes ingénieurs qui débarquent avec des outils de calculs inimaginables pour les anciens. Moyennant quoi vous enlevez le plafond de verre, il n’y a plus de limites. Le savoir-faire français est absolument incroyable. » Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

189,873 次观看 • 1 年前

Je sais que ça peut paraître contre-intuitif ou un peu abstrait pour certains, mais la bureaucratie et les administrations conduisent aujourd’hui à un niveau de connerie absolument sidérant en France. Plus on remonte les anomalies de procédure, plus ça devient ridicule. Je vous rappelle qu’on parle parfois d’un courrier envoyé sans le bon tampon “urgent”, d’un service qui attend un papier d’un autre service, d’un tribunal qui doit transférer un dossier à un autre parce que ce n’est pas exactement lui qui doit s’en occuper. On parle de mails, de formulaires, de parapheurs, de procédures qui font perdre un temps fou. Putain, un temps fou pour rien. Et au bout du bout, qu’est-ce qu’on obtient ? Des criminels toujours en liberté. Imaginez le nombre de personnes ayant déjà fait l’objet de signalements, de plaintes ou de procédures, mais pour lesquelles il ne se passe absolument rien parce que le dossier est coincé quelque part dans la machine administrative. L’administration française est en train de se retourner contre ses propres citoyens. À force de privilégier la procédure au résultat, elle finit par ne plus assurer sa fonction première. Par contre, quand une consigne descend du gouvernement, là tout fonctionne. Là, la hiérarchie est respectée. Là, ça obéit beaucoup plus vite. Ce qui signifie qu’au moment d’exercer le régalien au service des citoyens, il n’y a plus personne. Parce que les citoyens ne décident pas. Ils ne font pas partie de la chaîne de commandement. Vous voyez, à la fin, c’est toujours un problème politique. Et c’est extrêmement grave. À un moment donné, il va falloir redonner directement du pouvoir aux citoyens. Parce que continuer avec une machine administrative qui tourne sur elle-même sans rendre de comptes à ceux qu’elle est censée servir, ce n’est plus possible.

ChienSurpris

14,738 次观看 • 2 个月前

Dans un éditorial paru hier intitulé «La Russie joue dans nos têtes et nos référendums», La Presse effectue des amalgames douteux entre le mouvement indépendantiste québécois, le mouvement indépendantiste albertain et une supposée ingérence étrangère provenant de la Russie. L’éditorial ne cite aucun fait pouvant montrer le début d’un lien entre les trois. Mais le procédé est limpide : on met dans le même panier ces phénomènes non liés pour que le lecteur les associe. Le titre parle de « nos référendums » et sous-entend donc que la Russie exerce une influence dans le mouvement québécois d’accession à l’indépendance. Or, la stricte vérité est qu’il n’y a aucune trace d’ingérence étrangère en faveur de l’indépendantisme au Québec, mais que cet amalgame permet à nouveau de susciter de la crainte et des suspicions sur le projet d’indépendance du Québec, comme tant d’autres éditoriaux et chroniques de La Presse. À cinq mois des élections générales, c’est un procédé préoccupant, alors que l’ingérence étrangère est non seulement une menace, mais une réalité que toutes les démocraties occidentales doivent prendre au sérieux, dénoncer et, surtout, gérer en prenant des mesures concrètes. Le Parti québécois et moi-même avons été les seuls à parler de cet enjeu à l’Assemblée nationale, en insistant pour que nous en fassions beaucoup plus afin de tenir compte des informations à notre disposition (notamment le rapport Hogue sur l’ingérence étrangère) et que nous agissions, notamment pour assurer l’intégrité des élections et référendums québécois. Depuis plus de deux ans, j’ai insisté sur cette question tant à l’Assemblée nationale que dans mes interventions publiques. Chaque fois, je me suis buté à un gouvernement de la CAQ qui fait la sourde oreille ou qui s’en remet au fédéral. Il y a pourtant des rapports et des témoignages d’experts à l’effet que l’ingérence au Québec a été, plus souvent qu’autrement, l’œuvre d’Ottawa, de la GRC et du SCRS, visant les indépendantistes. On peut se rappeler la commission Keable, l’entrée par effraction dans les bureaux du Parti québécois pour voler la liste de ses membres, l’affaire Morin ou les différentes opérations de sabotage, dont la pose de bombes dans les années 1970. Ce ne sont pas les Russes qui sont en cause dans ces cas, c’est le gouvernement fédéral. Voilà un sujet pour un dossier médiatique avec des bases factuelles. Les médias comme La Presse pourraient aussi chercher à creuser les commentaires de l’expert en matière d’ingérence Michel Juneau-Katsuya, qui, dans une entrevue réalisée avec le balado « Rad » de Radio-Canada et disponible sur le site Internet de cette dernière, commente le rapport trouble du fédéral avec l’ingérence étrangère dans les dernières décennies. Voilà les véritables menaces d’ingérence sur lesquelles les médias pourraient se pencher, plutôt que de remettre en doute la légitimité du mouvement indépendantiste québécois et de la démocratie québécoise sans base factuelle.

Pascal Paradis

13,562 次观看 • 3 个月前

Les confusions gratuites et les amalgames simplistes du tonitruant ministre des infrastructures et des transports terrestres et aériens El Malick NDIAYE témoignent d’une méconnaissance manifeste de l’économie du transport aérien dont la complexité semble décidément lui échapper. C’est à se demander où est-ce qu’il va chercher toutes ses informations. Voilà pour Monsieur Malick Ndiaye, une petite séance d’explication. La dernière et une bonne fois pour toutes. Les différentes avances de démarrage versées aux fournisseurs, ont été entièrement prises en charge par l’État du #Sénégal, précisément par le Ministère des Finances et du Budget @mfb_sn sous forme de subvention d’investissement destinée au Hub aérien du Sénégal. Mon département, qui avait défendu avec détermination l’octroi de cette subvention auprès de l’État, avait désigné l’armée de l’Air comme maître d’ouvrage délégué. Cette décision visait notamment à garantir la confidentialité, la sûreté et la sécurité opérationnelle des vols sensibles à l’aéroport militaire de Yoff. De plus, nous avions proposé la société Air comme un des bénéficiaires et en même temps, le principal intermédiaire financier de l’État. L’objectif étant de renforcer l’autonomie des opérations au sol de la compagnie nationale dans les aéroports civils internationaux du Sénégal et d’améliorer la trésorerie du pavillon national. Il faut savoir qu’à ce jour, seulement 12 milliards sur les 25 déjà versés par l’état du Sénégal à la compagnie nationale, ont été décaissés par Air Sénégal au profit des fournisseurs choisis par l’armée de l’air. Dans ce cas présent, il est essentiel de distinguer le rôle de chaque acteur : celui qui conçoit, celui qui commande, celui qui exécute, celui qui paye et ceux qui en bénéficient. La mise en œuvre rapide des projets du hub aérien élaborée dans une parfaite synergie entre les acteurs selon le principe de mutualisation avait exigé une ingénierie administrative innovante. Cette approche a permis d’exploiter les compétences spécifiques de chaque entité, garantissant ainsi une efficacité et une vitesse optimale dans l’exécution des projets prioritaires. J’entends bien que pour mon successeur, toute occasion est propice d’attaquer un bilan apprécié et reconnu par une grande partie de la plateforme aéroportuaire. Mais en l’écoutant énoncer approximations et raccourcis, il devient évident que le nouveau ministre éprouve des difficultés réelles à appréhender la complexité de la mise en œuvre de grands projets impliquant plusieurs acteurs publics. Monsieur Malick Ndiaye, la fonction de #ministre ne doit pas être perçue comme un concours d’état d’âmes ou d’égos. Elle requiert non seulement de la pondération et de la retenue mais exige surtout une maîtrise approfondie des dossiers avant de se prononcer sur un sujet. Car c’est l crédibilité de tout un gouvernement qui est engagée. C’est simplement un petit rappel d’une grande évidence. Aujourd’hui, sans cap, ni direction, ni moteur, le transport aérien national risque le décrochage . Alors, apportez des initiatives, Monsieur le ministre!Concentrez vous sur le redressement d’Air Sénégal! Impulsez le reengineering du récent emprunt commercial moyen terme d’ de 197 milliards! Il est crucial de développer des stratégies de financement long terme car c’est ainsi que notre pays pourra aborder les véritables enjeux stratégiques du secteur aérien. Ministère des Infrastructures et des Transports Fly Air Sénégal DIRPA AIBD SA Momar_Assane #hubaerien Doudou Ka - Banquier d’affaires, Expert en financement structuré - ⁠Ingénieur diplômé de l’École nationale des Ponts et Chaussées Paris - ⁠Ancien Ministre des transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires - ⁠Ancien Ministre de l’économie, du plan et de la coopération

Doudou KA

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Après avoir réussi à établir un diagnostic d'AVC en un temps record (9min), le CHU de Montpellier annonce qu'il est en fait possible de traiter les cas les plus sévères d'AVC grâce aux techniques de revascularisation, chose impensable jusqu'ici. Soigner un AVC, c’est essayer de gagner la course contre la montre. Chaque minute, en cas d’attaque, la victime d’un accident vasculaire cérébral perd en moyenne 2 millions de neurones… Sans une prise en charge rapide, les dégâts peuvent être terribles et irréversibles. Dans cet objectif, le CHU de Montpellier a créé il y a plus de 15 ans un service dédié au sein des urgences « tête et cou » de l’hôpital Gui de Chauliac, développant dans cette unité des technologies et des traitements de pointe. Après des années de recherche, le résultat est incroyable : aujourd’hui, un patient est capable d’obtenir un diagnostic en moins de 9 mn dans cet hôpital et, si besoin, pour les cas les plus graves, d'une intervention chirurgicale (soit une thrombectomie) pour retirer manuellement le caillot sanguin) en seulement une demi-heure. Pour parvenir à ce résultat, qui peut toutefois varier en fonction de l’afflux des urgences, le CHU a totalement réorganisé son unité AVC au sein du service d’urgence, en cherchant à optimiser chaque seconde du parcours patient. Plus précisément, lorsque le patient franchit les portes de l’unité des urgences, il faut tout juste 9 minutes pour établir un diagnostic par scanner (l’imposant appareil est désormais installé à quelques mètres de l’entrée), 17 minutes pour le traitement par thrombolyse (un traitement médicamenteux qui dissout le caillot sanguin par l’injection d’un produit) pour les cas les moins graves et 32 minutes pour une thrombectomie. Des délais qui font aujourd’hui du CHU de Montpellier l’un des hôpitaux les plus performants de France et sans doute du monde. Pour comprendre la prouesse, il faut avoir en tête les chiffres nationaux, qui sont respectivement de 30 mn pour accéder au scanner, 64 mn pour une thrombolyse et de 106 mn pour une thrombectomie. Le CHU de Montpellier est donc parvenu à diviser par 3 le temps nécessaire pour avoir un scanner, par 4 le temps du traitement médicamenteux, et par 3 le délai pour l'intervention chirurgicale. Cela représente entre 100 et 150 millions de neurones sauvés donc ! En 2023, environ le tiers des alertes d'AVC en phase aiguë à l'hôpital Gui de Chauliac ont bénéficié de ce diagnostic accéléré, quasi miraculeux parfois. « Avec la thrombectomie rapide, on a vu des patients récupérer directement sur la table d'angiographie. Sur place, leur visage bouge à nouveau, la parole revient. » La même équipe fait à nouveau parler d'elle en publiant une étude internationale qui montre que des cerveaux lourdement endommagés par un AVC ont en réalité la capacité de « récupérer » en employant des techniques de revascularisation jusqu’ici réservées aux patients moins lourds. Baptisée In EXTREMIS-LASTE, la recherche menée par le CHU inclue des patients très sévères, jusqu’ici jugés irrécupérables, condamnés à vivre avec une hémiplégie et de lourdes séquelles. Sur 333 patients sélectionnés à Montpellier et dans les établissements partenaires, en France (26 centres), et en Espagne (7 centres), 56 % d'entre eux avaient ce profil, et ont ainsi pu bénéficier de la fameuse thrombectomie rapide. Les résultats ont dépassé leurs espérances avec : « une réduction du risque absolu de décès de 20 %, et une amélioration fonctionnelle surprenante ramenant à la maison un patient sur cinq après six mois de rééducation. » « Jusqu’ici, on réservait les techniques de revascularisation cérébrale aux patients pour lesquels l’imagerie du cerveau montrait une destruction limitée du cerveau. On a montré que les cas les plus graves aussi ont des chances de récupérer, et de s’en sortir avec moins de séquelles. Le cerveau que l’on croyait mort ne l’est pas » se félicite l’équipe, qui ouvre des perspectives inédites de récupération à des patients jusqu’ici considérés comme condamnés à un handicap sévère. Conséquence de l'étude : « Près de 20 % des patients victimes d’un AVC qui n’étaient pas considérés comme éligibles à un traitement de revascularisation en urgence le sont aujourd’hui. » Sources : - - - -

Aymeric Pontier

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La leçon de Lens au football français ! L’esprit du football et celui des supporters ne sont pas morts partout en France. La preuve éclatante en a été donnée récemment à Lens. Des dizaines de milliers de supporters se sont réunis pour célébrer, chanter et faire la fête dans une ambiance remarquable. La préfecture elle-même a constaté qu’il n’y avait eu aucune arrestation pour troubles à l’ordre public, dégradations ou violences. Pas un seul incident majeur. Ce soir-là, Lens a rappelé ce que le football peut être au meilleur de lui-même : une communion populaire, joyeuse et respectueuse. Ce constat oblige à regarder les choses en face. Ce n’est pas "le football" qui produit de la racaille, ni même systématiquement les supporters. Ce sont certains clubs, et en particulier le Paris Saint-Germain, qui portent une lourde responsabilité dans l’image dégradée du football français. Le PSG n’est évidemment pas le seul concerné, mais il en est devenu l’emblème. Club magnifique sur le plan sportif, il peine à gérer ses ultras et ses franges les plus radicales. À de multiples reprises, après des dégradations en marge de matches, des nuits de violences dans Paris ou des affrontements, le club parisien n’a jamais publié de communiqué clair pour déplorer les faits et appeler ses supporters au calme et à l’exemplarité, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des stades. Cette absence de prise de responsabilité interroge. À Lens, en revanche, l’état d’esprit est différent. Depuis plus de soixante ans, la réputation du public lensois n’est plus à faire. On louait déjà sa ferveur saine et sa loyauté dans les années 1960. Et pourtant, le bassin minier reste l’une des régions les plus pauvres de France. Le chômage, les difficultés sociales, la désindustrialisation : tous les ingrédients que les sociologues citent habituellement pour expliquer la violence sont réunis. Et pourtant, à Lens, la culture du supportérisme reste majoritairement pacifique et festive. Cela prouve que la pauvreté n’est pas une fatalité de la violence. La différence tient à la culture, aux valeurs transmises, à l’identité collective et à la responsabilité des clubs. Lens incarne cet attachement viscéral au club qui transcende les difficultés économiques. Le PSG, club de la capitale aux moyens colossaux, devrait s’en inspirer et faire le ménage nécessaire dans ses groupes les plus problématiques. Le football français a besoin de retrouver cet esprit populaire authentique que Lens défend avec dignité. La fête sans casse, le chant sans haine, le stade comme lieu de communion plutôt que de confrontation. C’est possible. Lens l’a encore démontré. Il est temps que d’autres clubs, à commencer par le plus puissant d’entre eux, en tirent enfin les leçons.

Alain Weber

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📹Cette intervention de Mohamed Ouahbi, donnée début du mois dernier lors d’un TEDx organisé à l’Université Internationale de Rabat, contient plusieurs passages particulièrement intéressants. Au dernier rassemblement de l’équipe nationale U20 en Espagne avant la Coupe du Monde. Le Maroc y disputait une double confrontation face aux États-Unis ( une lourde défaite 4-1 lors du premier match). 2 jours plus tard, malgré les critiques et le risque après ce résultat, Ouahbi décide d’aligner plusieurs jeunes convoqués pour la première fois (Majni, Mahsoub, Kebdani, El Bahraoui...), qu’il voulait absolument voir malgré la lourde défaite au 1er match, et le risque du licenciement à 2 semaines de la CDM. L’équipe réalise finalement un gros match et obtient un nul solide (0-0). Comme il l’explique : « Dans ma tête, on allait à la Coupe du Monde pour faire quelque chose de grand. Si j’avais pensé à moi, j’aurais aligné la meilleure équipe pour limiter la casse. Mais j’ai choisi de faire jouer des joueurs qui n’avaient encore rien prouvé. Ce match m’a permis d’identifier ceux qui étaient vraiment prêts pour la Coupe du Monde. » On comprend ici que c'un coach capable de prendre des risques sous pression, en privilégiant l’objectif sportif plutôt que la sécurité de son poste: sélectionner les joueurs les plus prêts, même si cela implique des choix difficiles. Il souligne également un autre aspect essentiel : l’importance d’un staff technique structuré et responsabilisé. « C’est peut-être la compétition où j’ai été le plus serein. Chacun dans le staff avait sa mission : coups de pied arrêtés, analyse de l’adversaire, plan de jeu… et j’ai pu faire confiance à tout le monde, alors que c’était une Coupe du Monde. » Au final, trois idées fortes ressortent de cette intervention : La prise de risque, la sélection des joueurs les plus prêts et les plus méritants, la délégation et la résponsalisation d’un staff compétent. Trois éléments qui ont ''peut-être'' parfois manqué à l’équipe nationale.

Moroccan Foot Talents

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Important Chers amis, Je vous donne rendez-vous ce jeudi 1er mai à 20H pour regarder et peut-être partager cet entretien important que j’ai eu la chance de donner dans un lieu que j’affectionne : une salle de cinéma. Une interview-confidences comme il m’arrive rarement et qui permet sans doute de poser le premier jalon de cette série de 10 épisodes de 52 minutes tant il me semble important de vous faire découvrir ce qui m’anime pour être resté autant d’années sur un sujet ultra protégé, notamment par le monde de la finance. L’idée, ici, est de faire le tour de cet ultime tabou de nos sociétés belliqueuses et anxiogènes : la pédocriminalité. Dans la saison 1, forte de 5 épisodes de 52 minutes, je vous propose de vous faire découvrir des dysfonctionnements criants de nos institutions et depuis des décennies. Ils auraient dû interpeller depuis longtemps la classe journalistique. C’est ce sujet et ces enquêtes qui m’ont permis de tenir dans la tempête politique et médiatique qui a suivi la sortie de Hold-Up. Dans cet entretien, je reviens entre autre sur le rôle crucial de l’Agence France Presse pour taire toutes informations qui iraient à l’encontre de la vaccination de masse et dont les victimes se comptent aujourd’hui par millions. On le sait et c’était déjà le propos de Hold-Up, les vaccins n’ont pas été fabriqués pour la Covid mais c’est la Covid qui a été manufacturée par la peur pour les vaccins. J’espère désormais que la qualité de cette démonstration du factuel avec cette trilogie « Hold Up, Hold-On et Hold Out » permettra d’une façon ou d’une autre de servir la cause de tous ces enfants martyrs de la pédocriminalité. Dans la première saison, deux épisodes porteront sur des flagrants délits d’injustices. Nous commencerons cette série avec une incroyable enquête de Laurence Beneux. Tout commence en 1994. Une histoire d’inceste, dénoncée par la mère, Simone B, une artiste diplômée des Beaux Arts et dont la carrière s’est arrêtée en plein vol, malgré toutes les preuves du viol de son fils de 4 ans. Face à elle, un père multi millionnaire, à qui personne ne s’oppose.… Dans un deuxième épisode, 30 ans plus tard, une autre affaire de flagrants délits d’injustices. Cette fois, c’est une mère qui prend en flagrant délit d’inceste le mari avec son enfant, un nourrisson de quelques mois. Pas de changement, l’affaire sera classée sans suite et la maman condamnée par le substitut du procureur de Grenoble à 5 mois de prison avec sursis pour non-représentation d’enfants. Si à juste titre on a beaucoup évoqué dans la presse, les viols d’enfants au cœur de l’Église, la dénonciation de médecins violeurs est beaucoup plus rare. Laurence Beneux reviendra dans cette série sur ce qui est sans doute l’un des plus grands scandales de pédocriminalité et qui met en cause un chirurgien dont le tableau de chasse affiche plus de 300 victimes . Son nom : Joel le Scouarnec. Une affaire dont on parlait déjà dans CNPS avant qu’elle n’éclate au grand jour. La journaliste qui a consacré sa vie à ce fléau évoquera notamment le rôle troublant du Conseil de l’Ordre des Médecins. D’un côté, il protège des médecins accusés de viols et de l’autre, il poursuit ceux qui les dénoncent. Le monde à l’envers. Nous suivrons avec elle une pédo psychiatre suspendue par le Conseil de l’Ordre pour avoir fait un signalement contre un confrère violeur. Nous partirons aussi à la rencontre de deux victimes de médecins et de leur calvaire pour se faire reconnaitre en tant que victime par d’autres médecins. Enfin, le 5ième volet de cette série portera sur un sujet de plus en plus dans l’actualité avec le rôle de l’Aide Sociale à l’Enfance. Au générique, deux incroyables parcours de combattants. Celui d’une mère, à qui l’ASE a retiré sans sommation son fils dans un département très concerné par ces violences (Les Côtes d’Armor 22) et celui d’un père qui depuis 14 ans se bat pour récupérer ses 2 enfants que l’ASE lui a pris et contre l’avis même d’un juge des enfants… L’ASE sans limites, sans contrôle. Là aussi, tout dépasse l’entendement. C’est la raison pour laquelle je vous demande et pour la première fois, de partager un maximum cet entretien afin que le jour J de la sortie de cette série, un maximum de personnes se sensibilisent à l’urgence d’ouvrir les yeux sur l’innommable... Rendez-vous le 13 mai sur nos réseaux, je vous livrerai la bande annonce de toute la saison 1. Soyez tous abondamment remerciés de votre soutien Pierre ✅Youtube ✅Facebook ✅Instagram ✅Twitter ✅TikTok ✅Télégram ✅Notre plateforme

Pierre Barnérias

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#RDC #FECOFA: Véron Mosengo tend la menace aux employés de l’administration, un élément sonore fuité révèle un climat de terreur et de méfiance au siège | | Exclusif. Bombe à la FECOFA. Un enregistrement sonore fuité, réalisé lors d’une réunion convoquée lundi par Véron Mosengo avec l’administration, plonge dans un climat de tension extrême. Menaces de licenciements, soupçons de «fuites», injonction à la «fidélité» et disparition d’un courrier du TAS. L’ancien cadre FIFA et CAF veut reprendre la main par la force. Quitte à s’attaquer à la transparence. Les murs de la salle des réunions de la FECOFA ont parlé. AfricaNews a eu connaissance d’un élément sonore de 7 minutes qui fait l’effet d’une bombe. Un audio qui glace. Face aux cadres et employés, Véron Mosengo, président du comité exécutif contesté, joue le patron. Le message est sans équivoque: «pas de pitié». | Le dossier TAS au cœur de la colère C’est l’accusation la plus grave. Mosengo s’emporte contre la gestion d’un dossier sensible alors que deux candidats sont en appel devant le TAS contre son élection jugée irrégulière après des accusations de faux et usage de faux. «Le tribunal nous envoie une lettre pour qu’on envoie nos déterminations. Mais la lettre disparaît. Vous trouvez ça normal ?», lance-t-il. Selon certaines sources, c’est bien la correspondance complète envoyée via DHL, après les plaintes de Patrice Mangenda et Jean-Claude Mukanya, qui aurait disparu. D’autres au sein de la Fédération évoquent «uniquement la disparition de l’enveloppe». Mais les réponses ont pu être transmises à temps au TAS. On a frôlé la catastrophe. Pour le président, c’est la preuve d’un «sabotage interne» et d’une «culture de poison». | Menaces, licenciements et restructuration Le ton est donné dès les premières minutes. Mosengo vise les «gens qui font du mal à la Fédération» en subtilisant des documents et ceux qui «organisent des fuites». «Pour cela je vous parle évidemment sans pitié. Et pas de pitié pour ces gens-là», menace-t-il. Il exige une «fidélité au programme de ce comité» et une «fidélité à l’institution». L’épée de Damoclès est brandie: «On travaille seulement avec des personnes avec laquelle vous avez confiance». Il annonce une «restructuration sur l’organigramme», la création de «nouveaux départements» et des appels à candidature. Il va même plus loin: prêt à saisir «le pénal» contre les éventuels empoisonneurs et à recruter une entreprise pour des contrôles destinés à démanteler le réseau. | Une gestion critiquée Mosengo profite de la réunion pour épingler le fonctionnement actuel. «Même un club qui écrit, la réponse prend deux mois... c’est pas normal. Il faut qu’on change». Il promet des «équipements modernes» avant les prochaines échéances et des tournées dans les services. Mais la priorité reste claire: reprendre le contrôle. | L’ancien de FIFA et CAF contre la transparence C’est là que ça coince. Véron Mosengo, qui a travaillé au sein de la FIFA et de la CAF, s’étonne des fuites. Or celles-ci participent justement à la transparence et au droit du public à l’information. «C’est une pratique courante même à la Maison Blanche ou à l’Elysée. Les fuites révèlent souvent des dysfonctionnements que l’institution refuse de communiquer», critique un cadre de la Fédération. Plutôt que de traquer les lanceurs d’alerte, il ferait mieux de s’organiser pour prouver la régularité de son élection devant le TAS et, en attendant, bien travailler. Seule la transparence et la bonne gouvernance lui éviteraient les fuites. Ironie: Mosengo a beau menacer les employés, la première fuite a tout de même eu lieu, mettant le malaise sur la place publique. | Un comité dos au mur Cette sortie musclée intervient alors que la FECOFA traverse une crise profonde. Entre soupçons de mauvaise gouvernance, contentieux et préparation des échéances, Véron Mosengo tente d’imposer son autorité.

AfricaNews Médias Rdc

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GOMA SOUS LE CHOC : LA COORDINATION POLITIQUE DE L’AFC/M23 S’EST RENDUE SUR LE LIEU DU CRIME CAUSÉ PAR LE RÉGIME CRIMINEL DE KINSHASA La ville de Goma a été frappée par la brutalité des attaques orchestrées par le régime de Kinshasa. Cette opération, visant initialement la coordination de l’AFC/M23, a malheureusement échoué en raison de l’incompétence et de l’inconscience des forces du régime. Leurs frappes ont touché des résidences privées, atterrissant tragiquement sur des habitations civiles, causant notamment la mort de Karine Buisset, membre de l’UNICEF, lors de cette attaque perpétrée par le régime génocidaire de Kinshasa. À la suite de ce crime contre la population civile, le Coordonnateur politique, accompagné de ses deux adjoints, s’est rendu sur le lieu de l’attaque afin de constater de ses propres yeux l’ampleur des dégâts et la souffrance engendrée par cette agression inhumaine. La mort de Karine Buisset souligne la gravité de cette opération et l’impact direct de la violence sur des innocents œuvrant pour le bien-être des enfants et des communautés locales. Dès leur arrivée, le spectacle était saisissant : des habitations détruites, des rues silencieuses et des visages marqués par la peur témoignaient de la violence de cette attaque. Les habitants, encore sous le choc, reflétaient à la fois la vulnérabilité et la résilience d’une population prise en étau entre la logique destructrice d’un régime lointain et la lutte pour la liberté et la dignité menée par l’AFC/M23 dans les zones libérées. Cette visite revêt une double dimension : humaine et politique. Humainement, elle permet aux victimes de partager leur vécu, d’exprimer leur douleur et leur colère, et de se sentir entendues. Politiquement, elle souligne l’engagement des autorités de l’AFC/M23 à protéger les populations locales et à faire savoir au monde entier que ces attaques ne resteront pas impunies. Les zones libérées par l’AFC/M23 sont désormais le théâtre d’une violence ciblée et répétée du régime de Kinshasa. L’attaque récente rappelle que, malgré la signature de cessez-le-feu et des engagements de paix, la population civile reste la principale victime des stratégies militaires et politiques dans l’est de la République démocratique du Congo. Des enfants effrayés, des familles traumatisées et des citoyens confrontés à la destruction de leur quotidien témoignent d’un traumatisme collectif profond causé par le régime de Tshilombo. Un paradoxe cruel s’impose : des zones sécurisées par l’AFC/M23 subissent pourtant des frappes aveugles, révélant l’inefficacité ou l’indifférence du régime criminel et génocidaire de Kinshasa. Par ses actes répétés, ce régime confirme son mépris pour la vie humaine et sa volonté de maintenir la population congolaise et les étrangers dans l’est du pays dans un climat de violence, de peur et de soumission. La coordination politique de l’AFC/M23 a pris le temps de dialoguer avec les victimes, de visiter le quartier frappé et d’écouter chaque récit empreint de souffrance mais aussi de courage. Ces échanges ont mis en lumière la capacité d’endurance de la population, qui refuse de se laisser intimider par la terreur et le chaos imposés par le régime criminel de Kinshasa. Les habitants ont exprimé, avec dignité, leur détermination à accompagner l’AFC/M23 pour résoudre les problèmes persistants dans le pays, protéger leur territoire et résister à toute forme d’oppression causée par le régime terroriste et tribal de Kinshasa. Les témoignages recueillis sont poignants : des parents ont raconté la peur qui les habitait et la crainte de perdre leurs enfants. Des commerçants ont décrit leurs pertes économiques et matérielles, malgré la stabilisation apportée par l’AFC/M23 dans les zones déjà libérées. Les jeunes de ces zones affirment leur volonté de continuer à vivre librement malgré les menaces du clan tribal de Tshisekedi. Chaque récit constitue une preuve vivante de l’impact humain des décisions politiques prises loin du terrain et souvent déconnectées de la réalité des civils. La mort de Karine Buisset, ainsi que celle d’autres Congolais, résonne comme un symbole tragique de cette violence aveugle et du sacrifice des humanitaires qui œuvrent pour la protection des populations. Elle rappelle que les civils et les travailleurs humanitaires ne doivent jamais devenir des cibles dans les conflits armés. Les autorités locales et la population dénoncent unanimement ces attaques comme faisant partie d’une politique de terreur planifiée par le régime de Kinshasa. Les violences répétées dans les zones civiles ne peuvent être justifiées ni par des prétextes militaires ni par des calculs politiques. Elles constituent une violation flagrante des droits fondamentaux, une atteinte à la dignité humaine et un défi direct à la communauté internationale. Pour les habitants de l’est de la République démocratique du Congo, cette escalade est une sonnette d’alarme. Elle rappelle que la paix reste fragile et que la sécurité des civils dépend en grande partie de la vigilance des autorités locales et de l’attention de la communauté internationale. Malgré la peur et les traumatismes, la population de Goma montre une résilience remarquable. Les enfants continuent d’aller à l’école, les familles cherchent à reconstruire leur quotidien et la ville elle-même demeure un symbole de résistance face à la violence systématique. Cette résilience envoie un message clair au régime de Kinshasa : la terreur ne suffira jamais à briser la détermination des civils et des forces locales qui défendent leur liberté et leur dignité. La visite du Coordonnateur politique Corneille Nangaa et de ses adjoints vise également à alerter la communauté nationale et internationale sur la gravité de la situation. Les autorités de l’AFC/M23 appellent à une prise de conscience collective et à des mesures concrètes pour protéger les civils et garantir la paix. Les attaques contre des populations non armées ne peuvent rester impunies et exigent une réaction ferme de tous les acteurs concernés. À Goma, la violence du régime de Kinshasa a laissé des cicatrices visibles et invisibles. Mais au-delà de la destruction matérielle, c’est la souffrance humaine qui frappe le plus profondément. Les familles traumatisées, les enfants effrayés et les habitants courageux témoignent de l’ampleur du défi à relever. La résilience de la population, soutenue par l’AFC/M23, demeure la réponse la plus forte face à la terreur. Dans ce contexte dramatique, l’espoir persiste : celui que la vérité sera un jour pleinement établie, que les responsables répondront de leurs actes devant l’histoire et que la justice et la paix prévaudront enfin pour les habitants de l’est de la République démocratique du Congo. La mémoire de Karine Buisset, de la population congolaise et de toutes les victimes innocentes doit rester un rappel constant de l’urgence d’agir pour protéger les civils et renforcer la sécurité dans la région, alors que le régime de Kinshasa poursuit sa folie meurtrière. #RDC #Goma #RDC #PaixEtJustice #AFCM23 #StopLaTerreur #HommageAuxVictimes

AFC-Alliance Fleuve Congo

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LA RDC FACE À SON DESTIN : L’IMPÉRATIF DE VÉRITÉ CONTRE LE RÈGNE DU SIMULACRE Le destin de la République démocratique du Congo se joue aujourd'hui sur une ligne de crête. Lorsque la gouvernance se confond avec une entreprise de ruse et de mensonge, c’est l’avenir même de la nation qui se trouve compromis. La culture de la dissimulation au sommet de l’État s’enracine chaque jour davantage, privilégiant une propagande orchestrée par une communication omniprésente au détriment de la vérité. Cette stratégie de l’esquive, bien que séduisante à court terme, s’avère délétère ; elle dénature l’exercice du pouvoir, fragilise les fondements de l’éducation et ébranle les piliers moraux de la nation. L'exigence de vérité s'impose pourtant comme une nécessité absolue. Si la vérité affranchit et garantit l'évolution harmonieuse des générations, le mensonge, lui, n'exerce qu'une séduction trompeuse. En créant l'illusion du succès, il agit comme un poison insidieux qui érode l'intellect et finit par asservir l'homme. Pire encore, lorsqu'il est orchestré pour anéantir l'adversaire et nourrir des fantasmes de toute-puissance, ce mensonge devient un fléau social. Une telle dérive comporte un danger mortel pour la cohésion et l'avenir de notre société. La dramatisation de la sanction infligée par le Trésor américain à l'ancien président de la RDC et sénateur à vie Joseph Kabila s’apparente à une véritable mise en scène. En effet, les griefs détaillés dans les motivations de la décision américaine ne corroborent pas la gravité excessive qui transparaît dans les discours officiels des autorités congolaises. Tout porte à croire que ce processus s'inscrit dans un schéma préétabli, dicté par des actions de lobbying orchestrées pour servir une cause politique précise. La proposition de loi visant l’élargissement des sanctions américaines à l’encontre des individus et des entités qui poseraient des actes de nature à fragiliser les accords de Washington, introduite par le représentant démocrate du Maryland, Johnny Olszewski, constitue vraisemblablement la cerise sur le gâteau. Ces nouvelles mesures donneraient sûrement le prétexte de sabler à nouveau le champagne dans l’espace huppé de la capitale de l’un des pays pauvres d’Afrique. Assiste-t-on à un reniement, par les États-Unis, des principes universels et des valeurs démocratiques qu'ils prétendent pourtant incarner ? Le pouvoir de Kinshasa instrumentalise désormais l'accord minier conclu avec Washington pour légitimer une révision constitutionnelle : s'agit-il d'une clause tacite du compromis ou d'un excès de zèle de la part du partenaire congolais ? Quid de la souveraineté nationale ? Le leadership de l'administration Trump privilégie une gestion prédatrice des ressources dans les régions vulnérables, au détriment des normes éthiques internationales. Ce basculement favorise l'institutionnalisation de pratiques assimilées au gangstérisme politique chez ses alliés. Washington semble occulter une réalité contemporaine majeure : le peuple congolais et ses élites sont désormais les seuls garants de leurs intérêts nationaux. L’époque des rapports de force unilatéraux et de la subordination des civilisations appartient désormais au passé. Le Congo refuse désormais de subir le diktat de l’étranger, lequel profite des errements d’une classe dirigeante volontairement déconnectée des véritables aspirations de son peuple. une crise systémique et une gouvernance de prédation Le contexte actuel se définit par une crise systémique profonde, née d’une contestation documentée de la légitimité du régime en place. Cette instabilité est exacerbée par une insécurité généralisée et une gouvernance qui, au mépris des valeurs républicaines, s’adonne à une prédation systématique des ressources. Entre pilotage à vue et corruption institutionnalisée, le tissu social se déchire sous l'effet d'une tribalisation accrue et d'une paupérisation croissante de la population. La déliquescence programmée des forces de défense et de sécurité, couplée à la manipulation de la jeunesse et aux violations répétées des libertés fondamentales, dessine une stratégie limpide : celle d'une dérive autoritaire visant la confiscation pérenne du pouvoir par la force. Ma province, le Katanga, est érigée en martyre par un pouvoir qui semble avoir fait de l'oppression et de la prédation son principal mode de gouvernance à notre égard. Face à ce tableau sombre, il est illusoire d'espérer qu'une allocution politique, si solennelle soit-elle, suffise à effacer les ravages de l'aveuglement. Prononcé devant une élite fanatisée, dont le discernement est corrodé par les dividendes de la prédation, un tel discours n'est qu'un simulacre. Pourtant, cette mise en scène semble encore séduire certaines puissances occidentales qui, obsédées par des logiques néocoloniales d'accaparement des terres de ce vieux continent, préfèrent une stabilité de façade à la légitimité démocratique. Le Trésor américain serait-il tombé dans le piège du trésor public congolais ? Souveraineté et partenariat : le choix de la transparence En toute logique, aucun esprit sensé ne saurait s'opposer au principe de partenariat comme levier de développement. L'histoire récente démontre d'ailleurs que le pays a su revitaliser son industrie minière en mobilisant des capitaux frais auprès de partenaires éligibles, faisant ainsi renaître ce secteur vital des cendres de la Gécamines. L'urgence actuelle consiste désormais à élever le niveau des négociations pour garantir une transparence sans faille, condition sine qua non de notre souveraineté nationale. À l'inverse, le choix délibéré de l'opacité trahit la fragilité d'un système aux abois ; une telle dérive est proprement suicidaire pour la République. Dans notre pays, la révision des contrats miniers est une pratique déjà établie dans la gouvernance de ce secteur. L’appel au réveil et au devoir sacré Mon élan patriotique m’impose de choisir la vérité contre la culture du mensonge. En instaurant un climat de division, le régime tente de transformer une population affaiblie par la misère et la psychose sécuritaire en une masse de figurants passifs. Je reste convaincu, toutefois, que la frustration porte en elle les germes d'un réveil collectif. Cette tyrannie touche à ses limites, et les signes de son essoufflement sont désormais perceptibles ; le pouvoir s’égare aujourd'hui dans des attaques ignobles contre les dignes serviteurs de Dieu, multipliant les manœuvres sordides pour fracturer l'unité de l'Église. En entraînant certains pasteurs des églises dans la dérive du mépris de l'autre et de la haine tribale, le régime souille ce que la nation a de plus sacré. Nos pères spirituels, hérauts de la paix, doivent persévérer dans leur mission salvatrice et opposer une indifférence souveraine aux tentatives d'intimidation. Aux leaders de l'opposition, dans toute leur diversité : les cris de détresse de nos provinces sont l'appel d'un peuple qui vous tend la main. Il sollicite un élan de solidarité collective pour briser ce vent dévastateur et reprendre l'initiative d'un nouveau départ. Empêcher notre peuple de succomber au piège de la division, le rassembler et le mobiliser vers un sursaut salvateur pour sauvegarder notre destin commun, tel est le devoir sacré qui s'impose à nous tous, militants de la justice et de la dignité humaine. Face aux défis qui nous attendent, l'unité n'est plus une option, mais un impératif moral.

Richard Muyej Mangeze Mans

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Sur les aires d'autoroute, cet été, une nouvelle file d'attente est née : celle des voitures électriques qui attendent leur tour pour recharger. Des familles à l'arrêt, moteur coupé, enfants à l'arrière, sous 35 degrés, en plein chassé-croisé. Les opérateurs ont même déployé un nouveau métier pour gérer la cohue : des « bornistes », postés sur les aires les week-ends de départ pour orienter les conducteurs et démêler les erreurs de branchement. Retenez bien cette scène — car elle était mathématiquement écrite, et le plus instructif est de comprendre qui a écrit l'équation. D'abord, les chiffres. Entre juillet 2025 et juillet 2026, le parc de véhicules électriques et hybrides rechargeables a bondi de 30 à 35 % selon l'Avere-France. Cet été, 6 à 7 % des vacanciers roulent en électrique, contre 5 % l'an dernier. Sur la moyenne de la journée, le réseau tient — les modélisations le montrent. Mais les vacances ne sont pas une moyenne : ce sont des pics. Aux heures du chassé-croisé, quand tout le monde arrive en même temps avec 20 % de batterie, la station calibrée pour un flux normal devient un goulot. Et chaque année ajoute 30 % de véhicules au pic suivant. Maintenant, la question qui fâche : qui a fixé ce calendrier ? La norme. L'interdiction de vendre des voitures thermiques neuves en 2035, votée au niveau européen. Les zones à faibles émissions qui excluent progressivement les vieux véhicules des métropoles. Le malus qui renchérit le thermique à l'achat. L'automobiliste français n'a pas choisi librement son calendrier de transition : il lui a été prescrit, avec dates butoirs et sanctions. Voilà pour la demande — obligatoire. Et l'offre d'infrastructure, elle ? Facultative. Aucun texte n'impose une obligation de résultat symétrique. L'objectif des 100 000 bornes publiques, promis pour 2022, a été atteint avec des années de retard. Le raccordement d'une station haute puissance au réseau électrique relève de procédures qui se comptent en années — Enedis et RTE chiffrent eux-mêmes l'ampleur des besoins à l'horizon 2035. Les pannes ? Dans une question parlementaire restée célèbre, 85 % des utilisateurs déclaraient avoir déjà trouvé une borne hors service. Et le précédent est éloquent : en 2020, le principal réseau de recharge rapide des autoroutes a fermé 189 de ses 217 bornes du jour au lendemain — sans qu'aucune obligation légale n'impose de les remplacer. Alors cette file d'attente sur l'aire, lisez-la comme un contrat déséquilibré. D'un côté, un citoyen sommé par la loi de changer de motorisation, à ses frais, selon un calendrier qu'il n'a pas voté ligne par ligne. De l'autre, une infrastructure sans date butoir, sans sanction, sans garantie. Quand l'obligation ne pèse que sur un seul des deux contractants, l'autre peut se permettre d'être en retard. La file d'attente de cet été n'est que le premier acompte — le parc, lui, grandira de 30 % de plus avant l'été prochain. Sources : Avere-France (croissance du parc 2025-2026), presse spécialisée (files d'attente et « bornistes », été 2026), règlement européen 2035, questions écrites à l'Assemblée nationale (objectif 100 000 bornes, pannes, fermeture du réseau Corri-Door), étude Enedis-RTE sur les besoins électriques de la mobilité longue distance.

ChienSurpris

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