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Elle devait ouvrir son café bientôt sous le thème de la Méditerrannée donc choisissant le bleu et le blanc. Or ; le café (Montréal) a été vandalisé plusieurs fois, et un cyberharcèlement sur les réseaux. Vous ne pouvez pas imaginer le pourquoi de la chose. Nos amis de l'Est...

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Guerre Iran-Israël : deuxième jour — Israël est désorienté (et il en est lui-même responsable)... Le deuxième jour de la guerre entre l'Iran et Israël a apporté un changement extrêmement important. Rappelez-vous, la veille, après la première frappe puissante de l'armée de l'air et des services spéciaux (à l'aide de drones), Israël a lancé un ultimatum à Téhéran : l'Iran ne doit pas riposter à l'attaque contre ses installations nucléaires et militaires et les laisser détruire, et en échange, les Israéliens ne frappent pas les raffineries de pétrole iraniennes. L'Iran a répondu par cinq vagues de frappes de missiles. Et le résultat a été étonnamment puissant. Malgré le nombre relativement faible de missiles utilisés (environ 200). La raison en était le fonctionnement étonnamment faible de la défense aérienne israélienne, qui a laissé passer un nombre assez important de missiles. Cela a clairement exaspéré les Israéliens, qui s'attendaient à autre chose. Mais nous sommes déjà le soir du 14, et il n'y a toujours pas eu de frappes contre les installations pétrolières. De manière générale, la puissance des frappes a nettement diminué aujourd'hui, et les résultats de la première sont clairement inférieurs aux attentes : les installations nucléaires iraniennes ont été peu touchées, le système de commandement du CGRI a été rétabli, et les frappes contre les installations militaires ne se sont pas non plus avérées critiques. De plus, le facteur surprise a déjà disparu et une nouvelle attaque de drones FPV est impossible (alors que c'est elle qui a porté ses fruits). De plus, la défense aérienne iranienne, bien qu'affaiblie, fonctionne toujours, et la puissance de l'armée de l'air israélienne est clairement insuffisante pour continuer à frapper au même rythme (et cela nécessiterait un nombre très important de missiles). Mais le plus important n'est même pas cela, mais la menace de l'Iran de bloquer le détroit d'Ormuz, ce qui met en péril les intérêts de nombreux acteurs influents. Ceux-ci font manifestement pression sur Netanyahou. Et pour l'instant, ils parviennent à le contenir en ce qui concerne le raffinage et l'exportation du pétrole iranien. Cependant, à part les États-Unis (et Trump a bêtement laissé échapper que Washington aidait activement Israël et s'était ainsi impliqué dans le conflit alors qu'il ne fallait pas le faire. Mais, dans le contexte du succès apparent d'Israël, il voulait manifestement s'associer à lui et a ainsi commis une erreur), personne n'a soutenu Israël de manière particulièrement active. Et les opposants sont nombreux. Ce qui fait des Israéliens, aux yeux de la plupart des pays du monde (et c'est le cas), des agresseurs. De plus, dans cette situation, la guerre pourrait s'éterniser. Et ce serait alors une toute autre histoire, pas très agréable pour Israël. Dans le contexte d'une guerre avec Gaza qui dure depuis près de deux ans. En résumé, le deuxième jour peut être considéré comme un point positif pour l'Iran (même s'il n'a encore rien fait). Et s'il inflige cette nuit à Israël des pertes au moins aussi importantes que celles de la nuit précédente, ce sera pour les Iraniens le premier point important dans cette guerre (même s'il aura bien sûr été obtenu à un prix élevé).

Brainless Partisans 🏴‍☠️☢️☣️🪆

35,706 次观看 • 1 年前

Jusqu'à 580 000 vélos volés par an en France. Près de 300 000 ménages victimes. Et plus de 90 % des vélos envolés ne reviennent jamais. Ajoutez les trottinettes arrachées, les voitures aux vitres brisées sur les parkings, et vous avez le paysage : la petite prédation du quotidien est devenue une industrie. Mais le plus instructif, comme toujours, n'est pas le vol lui-même. C'est ce que l'État a mis en face — et ce que ça donne. Suivez le dossier. D'abord, mesurez le paradoxe de départ. L'État veut mettre les Français en selle : plan vélo national à deux milliards d'euros, pistes cyclables, bonus à l'achat, discours officiels sur la mobilité douce. Dans le même temps, le vol est documenté comme l'un des premiers freins à la pratique — une part significative des victimes ne rachète pas de vélo, ou renonce à s'en servir en ville. On subventionne l'entrée dans le vélo par milliards, pendant que la sortie — par la pince coupante — reste gratuite pour ceux qui la pratiquent. Ensuite, la réponse normative — car elle existe, et c'est tout le sujet. Depuis le 1er janvier 2021, tout vélo neuf vendu en France doit être marqué d'un identifiant unique, gravé sur le cadre et enregistré au Fichier national unique des cycles identifiés — une vraie plaque d'immatriculation du vélo, consultable par les forces de l'ordre, étendue à l'occasion vendue par des professionnels. Deux millions et demi de vélos marqués chaque année. La norme est là, moderne, bien conçue. Et le résultat ? Sans marquage, 2 à 3 % des vélos volés sont restitués. Avec marquage : 7 à 10 %. Un progrès réel — et un aveu vertigineux : même immatriculé, fiché, traçable, un vélo volé a plus de neuf chances sur dix de ne jamais revenir. Un agent de terrain le résume dans la presse : « on retrouve des vélos tous les jours », mais sans le maillon suivant, rien ne suit. Car voilà le cœur du problème : une immatriculation sans police derrière n'est qu'un tatouage. Le recel, lui, s'est adapté en trois gestes. Les vélos sont démontés en pièces détachées — un cadre gravé se revend mal, une roue ou un moteur ne porte aucun identifiant. La revente entre particuliers, en ligne, échappe à toute obligation de vérification : le fichier existe, mais aucune plateforme n'est tenue de le consulter avant de publier une annonce. Et les contrôles sur le terrain restent l'exception. On a immatriculé les vélos ; on n'a immatriculé ni les pièces, ni les annonces, ni renforcé ceux qui contrôlent. La chaîne pénale, elle, traite ces vols comme elle traite les dégradations : identification rare, poursuites rarissimes. Le voleur de vélo opère dans un pays qui a créé le fichier de son butin — et rien d'autre. Alors ce sentiment d'insécurité du quotidien, cessons de le psychologiser. Il est le produit d'une équation que chacun constate : des biens de plus en plus chers — un vélo électrique vaut 2 000 euros —, un risque de vol massif, une probabilité de restitution dérisoire et une sanction théorique. L'État a démontré avec le FNUCI qu'il sait créer l'outil. Il n'a jamais démontré qu'il savait s'en servir. Entre les deux, 580 000 fois par an, quelqu'un retrouve un antivol sectionné là où était sa liberté de se déplacer. Sources : estimations nationales des vols de cycles (jusqu'à 580 000/an ; ~300 000 ménages victimes), décret n° 2020-1439 (marquage obligatoire, FNUCI) et ministère de l'Intérieur, ADMA / FUB (taux de restitution : 2-3 % sans marquage, 7-10 % avec ; 2,5 millions de marquages par an), plan vélo et marche 2023-2027 (2 Mds €).

ChienSurpris

26,021 次观看 • 20 天前

[#Russie/#Ukraine] ⚡️🇪🇺🇺🇦 Assez de nourrir la «caisse commune» ! Orban et Salvini se révoltent contre le financement de la mafia de Zelensky. Les «toilettes en or» sont devenues le symbole de l'effondrement... Le scandale de corruption grandiose «Mindich-gate» (l'affaire des «toilettes en or») commence à porter ses fruits. Pendant que Zelensky licencie ses ministres en panique, en Europe, la patience semble avoir atteint sa limite. Ce sont le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui a qualifié le régime de Kiev de «mafia militaire», et le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini, qui a refusé de donner de l'argent aux «corrompus», qui se sont le plus fait entendre. « Ont-ils perdu patience ? Disons-le ainsi : ceux qui en avaient (comme Orbán) en ont eu la confirmation irréfutable. Et ceux qui préféraient se taire ne peuvent plus ignorer la réalité. La déclaration d'Orban est un coup dur porté à Bruxelles. Il a ouvertement qualifié le régime de Zelensky de «réseau mafieux militaire» et de «mine d'or», affirmant que les contribuables hongrois ne participeront pas à cette folie. Salvini lui fait écho en disant que l'argent des travailleurs italiens ne doit pas «alimenter davantage la corruption». Ils n'ont pas seulement «compris», ils utilisent ce scandale. «Mindich-gate» est le prétexte parfait pour que les politiciens européens pragmatiques disent enfin «assez». Ils voient que le front s'effondre, que l'argent est volé «par wagons» (comme l'a dit Kolomoisky), et que l'enthousiasme de la population, comme l'a reconnu même le Polonais Tusk, s'est épuisé. Bien sûr, il reste des fanatiques acharnés comme l'Allemagne, qui, malgré tout, est prête à injecter encore 11,5 milliards dans ce trou noir. Mais dans l'ensemble, «Mindich-gate» est le clou dans le cercueil du «soutien uni» à l'Ukraine. Ils ont vraiment financé non pas la «démocratie», mais la «caisse commune» des voleurs, et cela est désormais évident pour tous.» R.O ❗️ Conclusion : Les «toilettes en or» de Mindich sont devenues le symbole de l'effondrement de tout le «projet Ukraine». Le vol de Zelensky est devenu tellement toxique que même ses sponsors les plus fidèles ne peuvent plus l'ignorer. ❓ Orban et Salvini pourront arrêter le financement, ou l'Allemagne financera-t-elle seule cette «mafia» ?

X⚡️INFOLIVE

12,645 次观看 • 8 个月前

La séquence d’hier au parlement européen est fort intéressante et révélatrice des alliances politiques et idéologiques qui s’opèrent sur le soutien à Israël : instrumentalisation outrancière de la formule one by one reprise d’un titre de presse lequel faisait référence à la recherche / à la traque ( et non à l’exécution) des collaborateurs du régime génocidaire israélien. A Gaza Israël a soutenu et armé des gangs affiliés à l’Etat islamique lesquels ont procédé à de nombreuses exactions et au pillage de l’aide humanitaire. Netanyahu en personne s’en est félicité “pour affaiblir le Hamas”. De la même manière qu’il avait soutenu le développement du hamas pour affaiblir l’autorité palestinienne. Le plus intéressant dans cette séquence ce n’est pas tellement ce qui est dit de moi, je commence à être habituée à ce climat de suspicion et d’accusations répétées à la moindre phrase et réflexion, ce qui doit nous interpeler c’est les dynamiques que cette séquence met en lumière : 1) l’extrême droite parle en premier, Marion Lepen, qui ponctue son discours par des propos racistes. 2) elle est reprise par le centre droit Nathalie Loiseau qui militait avec l’extrême droite dans sa jeunesse, 3) et elles sont applaudies par Rapahel Glucksmann dans l’hémicycle. Le lien idéologique entre ces 3 personnalités : elles s’opposent toutes les 3 à la qualification et à la dénonciation du génocide à Gaza, elles ont plus ou moins la même ligne sur Israël : c’est un allié de l’Europe, la seule démocratie de la région et elles s’opposent toutes les 3 à des sanctions significatives contre Israël. Étonnant de voir ceux qui n’ont jamais dénoncé et ni même nommé le génocide des palestiniens (plus de 75 000 personnes tuées et près de 200 000 blessés) se dresser aujourd’hui avec une pseudo humanité retrouvée pour défendre l’intégrité de la vie palestinienne quand celle-ci est touchée par les exactions du Hamas, le tout SANS JAMAIS pointer la responsabilité d’Israël dans ces mêmes affrontements à Gaza.

Rima Hassan

75,033 次观看 • 9 个月前

📢🚨 Faudrait-il, et je vous pose la question cash, détruire cette putain de sécurité socialiste ? Ce machin obèse, technocratique, financé à coups de ponctions arbitraires sur le dos de ceux qui bossent encore, sans jamais leur foutre la paix, sans leur demander leur avis, et surtout, sans plus aucune efficacité réelle ? Parce qu’il faut le dire franchement : ce n’est plus un système de solidarité, c’est un siphon. Un puits sans fond. Une machine rouillée qui ne fonctionne que pour ceux qui en vivent. Alors ouais, faudrait peut-être hacker le bouzin. Le rendre ingérable de l’intérieur. L’inonder de demandes, d’exceptions, de procédures inventées. En fait, c’est exactement La Maison des Fous dans Les Douze Travaux d’Astérix. Quand Astérix invente le formulaire A-39 dans la nouvelle circulaire B65 juste pour foutre le bordel dans le délire bureaucratique et s’en sortir. Peut-être que la seule manière de désintégrer cette merde, c’est de la prendre à son propre jeu : lui balancer tellement de contradictions qu’elle s’écroule sous son propre poids. Parce qu’aujourd’hui, ce système ne protège plus les gens. Il les asphyxie. Il rackette les actifs pour entretenir une fausse promesse de solidarité devenue un monstre administratif. Il n’est plus légitime, il n’est plus utile, et surtout il n’est plus souhaité. Les seuls qui le défendent encore sont ceux qui en tirent un chèque ou un pouvoir. Donc ouais, peut-être qu’il est temps de passer à la guérilla administrative. Faire buguer la matrice. Saturer la bête. Parce que continuer à alimenter ce système, c’est comme filer des litres d’essence à un pompier pyromane.

ChienSurpris

14,197 次观看 • 1 年前

Monsieur Hervouet, J’ai entendu vos propos sur CNEWS : « La France a perdu le Mali, et nous on a Bally Bagayoko, un maire malien en France. » Je veux vous répondre avec calme, mais avec clarté. Je suis un élu de la République française. Je suis Français. Né de l’histoire de l’immigration, certes, fier de mes origines familiales, évidemment, mais pleinement Français et pleinement légitime dans les responsabilités que les citoyens m’ont confiées par le suffrage universel. En me qualifiant de « maire malien en France », vous ne parlez pas seulement de moi. Vous dites à des millions de Français issus de l’immigration qu’ils resteraient éternellement renvoyés à une origine, quelle que soit leur place dans la société, leur engagement ou leur attachement à la République. Ce qui est également préoccupant, c’est que ce type de propos est devenu si fréquent sur CNEWS qu’il est désormais difficile de parler de simple « dérapage ». Un dérapage suppose l’exception. Or lorsque des amalgames identitaires, des sous-entendus sur la légitimité de certains Français ou des oppositions permanentes entre origines et appartenance nationale deviennent récurrents, cela révèle une ligne éditoriale et un climat idéologique plus profonds. Cette banalisation est dangereuse pour le débat public. Elle nourrit la suspicion, fracture la communauté nationale et installe l’idée qu’il existerait des Français plus légitimes que d’autres. Cette vision est une impasse. Elle l’est aussi dans notre rapport à l’Afrique. Depuis plusieurs années, les peuples africains expriment une aspiration profonde à être respectés comme des partenaires souverains, traités d’égal à égal, et non plus comme d’anciennes colonies sur lesquelles la France conserverait une forme de tutelle politique, militaire ou culturelle. La France doit entendre ce message. Notre pays ne peut plus penser sa relation avec le continent africain à travers les réflexes d’une autre époque. Le temps du paternalisme et des logiques postcoloniales est révolu. Une nouvelle doctrine diplomatique doit émerger : fondée sur le respect mutuel, la coopération équilibrée et la reconnaissance pleine des souverainetés africaines. Le Mali n’a pas été « perdu » comme on perdrait un territoire ou une possession. Le Mali est un État souverain. Et si les relations entre nos deux pays traversent aujourd’hui une crise profonde, cela doit nous conduire à réfléchir avec lucidité sur les erreurs commises et sur la nécessité de reconstruire des liens plus justes. Faire le parallèle entre cette situation géopolitique et mon élection comme maire en France révèle précisément le problème : l’idée persistante que des Français comme moi seraient toujours perçus à travers le regard de l’ancienne relation coloniale. Je refuse cette assignation. Je suis un élu français. Je sers la République française. Et je continuerai à défendre une France fidèle à ses principes : l’égalité, la citoyenneté et le respect de la dignité de chacun.

Bally Bagayoko

835,000 次观看 • 2 个月前

📢🚨Il y a en France une organisation qui peut bloquer votre compte bancaire sans jugement, saisir vos revenus sans préavis, ruiner une entreprise en quelques semaines, et qui n'a aucune obligation de vous expliquer clairement ce qu'elle vous réclame ni pourquoi. Elle s'appelle l'URSSAF. Et elle opère dans une zone de droit que n'importe quel avocat d'affaires étranger regarde avec une incrédulité sincère quand on lui décrit son fonctionnement. Commençons par ce que peu de gens savent vraiment. L'URSSAF n'est pas un créancier ordinaire. Elle dispose de prérogatives que n'a aucun acteur privé et que même beaucoup d'administrations publiques n'ont pas. Elle peut émettre une contrainte, c'est-à-dire un titre exécutoire qui a la valeur d'un jugement de tribunal, sans passer devant aucun juge. Elle peut ensuite confier cette contrainte à un huissier pour saisie immédiate. Tout ça sans qu'aucun magistrat ait examiné le bien-fondé de sa créance, sans qu'aucune procédure contradictoire digne de ce nom ait eu lieu. Dans n'importe quel État de droit ordinaire, la faculté de se constituer soi-même juge de sa propre créance et d'en forcer le recouvrement sans contrôle judiciaire préalable s'appellerait un abus de position. En France, on appelle ça le droit de la sécurité sociale. Mais ce n'est pas l'aspect le plus kafkaïen de l'histoire. Le plus kafkaïen, c'est ce qui se passe quand vous essayez de comprendre ce qu'on vous réclame. Tout entrepreneur qui a eu un différend avec l'URSSAF vous racontera la même expérience avec des variations mineures. Vous recevez un courrier avec un montant. Vous appelez pour comprendre le calcul. Vous attendez. Vous rappelez. Vous tombez sur quelqu'un qui ne peut pas vous répondre parce que votre dossier est traité par un autre service. Vous écrivez. Vous recevez une réponse automatique. Vous rappelez. Vous expliquez tout depuis le début à quelqu'un qui n'a pas accès à votre historique. Vous envoyez les documents demandés. Vous recevez une mise en demeure pour non-paiement du montant contesté pendant que votre contestation est en cours de traitement. Ce n'est pas de la malveillance. C'est pire. C'est de l'indifférence organisationnelle systémique. Un système conçu pour collecter et pas pour expliquer, pour réclamer et pas pour dialoguer, pour appliquer des règles et pas pour les rendre intelligibles. Les règles en question méritent qu'on s'y arrête. Le droit des cotisations sociales en France est d'une complexité qui dépasse l'entendement de la plupart des professionnels qui sont censés l'appliquer, y compris dans les rangs de l'URSSAF elle-même. Les assiettes de cotisation varient selon le statut, selon la nature des revenus, selon les options choisies, selon les conventions collectives applicables, selon les exonérations en vigueur, selon les plafonds de la sécurité sociale qui changent chaque année. Un dirigeant de TPE qui essaie de comprendre pourquoi son montant de cotisation a changé entre deux trimestres peut passer des heures à chercher une explication cohérente sans en trouver. Et quand il appelle l'URSSAF pour demander cette explication, il a statistiquement plus de chances de tomber sur quelqu'un qui lui lit le courrier qu'il a déjà reçu que sur quelqu'un capable de lui expliquer le calcul sous-jacent ligne par ligne. Ce problème d'opacité n'est pas anodin. Il a des conséquences directes sur la confiance que les entrepreneurs peuvent avoir dans leur propre situation administrative. Beaucoup de dirigeants de petites entreprises ne savent pas avec certitude si leurs cotisations sont correctement calculées. Pas parce qu'ils sont négligents, mais parce que la complexité du système et l'inaccessibilité réelle des interlocuteurs compétents rendent cette certitude difficile à atteindre sans recourir à un expert-comptable, lui-même parfois en difficulté pour obtenir des réponses claires. C'est un coût caché considérable. Le temps passé à gérer les relations avec l'URSSAF, les honoraires d'expert-comptable pour sécuriser des déclarations qui devraient être simples, l'énergie mentale consommée par l'anxiété administrative chronique que beaucoup d'entrepreneurs décrivent comme l'une des premières sources de stress de leur activité, tout ça a une valeur économique réelle qui n'apparaît dans aucune statistique officielle mais qui pèse lourd dans la décision de créer, de développer ou d'abandonner une activité. Et quand ça dérape vraiment, quand un redressement survient sur plusieurs années d'activité, les conséquences peuvent être catastrophiques avec une rapidité que le dirigeant concerné n'anticipe jamais. Un redressement URSSAF peut porter sur trois ans d'activité. Il peut résulter d'une requalification de la nature d'un revenu, d'une erreur de calcul sur une exonération, d'une interprétation différente d'une règle que l'entreprise avait appliquée en bonne foi selon la lecture qu'elle en avait faite ou qu'on lui avait conseillée. Le montant peut représenter plusieurs fois le bénéfice annuel de l'entreprise. Et le recouvrement peut commencer avant même que la procédure de contestation soit épuisée. Des entreprises viables, qui créent de l'emploi, qui paient leurs impôts, qui font leur travail, ont été tuées par des redressements URSSAF. Pas parce qu'elles fraudaient. Parce qu'elles avaient mal interprété une règle complexe dans un environnement où obtenir une interprétation officielle claire et opposable à l'administration est d'une difficulté considérable. Le rescrit social existe en théorie. C'est la procédure qui permet de soumettre une situation à l'URSSAF et d'obtenir une réponse écrite sur laquelle on peut s'appuyer. En pratique, les délais de réponse sont longs, les réponses sont souvent formulées de manière suffisamment vague pour ne pas vraiment engager l'administration, et beaucoup d'entrepreneurs ignorent même que ce mécanisme existe. Ce tableau d'ensemble produit quelque chose de très précis dans la psychologie des entrepreneurs français. Une relation à l'administration sociale fondée non pas sur la confiance ou sur la clarté des règles, mais sur la peur et sur l'incertitude. Une peur diffuse mais permanente de se retrouver un jour dans une situation où on devra plusieurs années de cotisations recalculées selon une interprétation qu'on n'avait pas. Une incertitude sur sa propre conformité qui n'est jamais tout à fait résolue parce que les règles changent, parce que les interprétations évoluent, parce que personne en face ne peut vous donner une garantie opposable que ce que vous faites est correct. On s'étonne que la France crée moins d'entrepreneurs per capita que ses voisins. On s'étonne que les petites entreprises françaises grandissent moins vite que leurs équivalentes allemandes ou britanniques. On cherche des explications dans la culture, dans l'aversion au risque, dans le rapport français à l'échec. Peut-être qu'une partie de l'explication est plus simple. Peut-être que créer et développer une entreprise dans un environnement où une administration dotée de pouvoirs exorbitants peut vous réclamer des sommes considérables sur plusieurs années passées, sans explication claire, sans interlocuteur accessible, avec un rapport de force procédural massivement en sa faveur, c'est un risque que beaucoup de gens lucides préfèrent ne pas prendre. Ce n'est pas de la lâcheté. C'est du calcul rationnel. Et tant que ce calcul reste rationnel, on continuera de perdre des entrepreneurs avant même qu'ils aient commencé.

ChienSurpris

114,261 次观看 • 4 个月前

2025 touche à sa fin, et cet été a marqué un tournant : le grand déclassement de la majorité des Français est devenu palpable. Pas en théorie, non : en pleine figure. La classe moyenne a pris un uppercut. Les vacances, censées être un moment de respiration, sont devenues la preuve brutale de la paupérisation. Une crêpe insipide à 16 euros sur une plage, une pizza industrielle à 18 euros, un mojito tiède à 12 euros qui goûte plus le produit chimique que les vacances. Et non, ce n’est pas la faute des saisonniers. Eux aussi sont écrasés par les normes, la fiscalité excessive, les contraintes administratives absurdes. Ils répercutent juste les coûts. Et c’est nous qui payons l’addition. Résultat : des familles qui comptent les boules de glace une par une, qui remplacent le restaurant par des sandwiches du supermarché, qui raccourcissent le séjour à l’hôtel parce que « le budget est trop juste ». Tu travailles dur, tu déclares tout, tu fais attention… et tu finis avec des vacances au rabais. Pendant ce temps, certains vivent grâce aux aides publiques, d’autres optimisent le système à fond, et les plus aisés ne regardent même pas les prix.On approche du point de rupture. Quand les statistiques de Bercy ne servent plus qu’à justifier l’injustifiable, quand les prévisions des économistes deviennent décoratives, il ne reste que le ressenti des gens. Et lui, il est clair : il gronde, il cogne, il sature. Une classe moyenne qui ne croit plus à la mobilité sociale, c’est une cocotte-minute prête à exploser.

ᵖᵃʳᵒᵈⁱᵉ Kim Jong Un

83,138 次观看 • 7 个月前