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Il devient difficile pour un professeur de faire cours lorsqu’une majorité d’élèves - ou leurs parents - ne parlent pas français, que la violence progresse et que l’école renonce à l’instruction pour se transformer en une forme de grande garderie. En banlieue, les classes moyennes mettent de plus en...

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🔴 « Les propos de Cécile Duflot [selon qui «l’orthographe ne devrait plus être une religion, un instrument de sélection scolaire et un outil de distinction sociale»] sont révélateurs d’une idéologie qui continue de dominer à gauche et peut-être au sein même de l’Education nationale. Cette idéologie, c’est l’égalitarisme ! […] C’est l’exigence commune qui rendait possible l’ascenseur social, qui offrait la chance aux enfants de pauvres de se hisser dans la vie et d’échapper à leurs conditions d’origine. L’école contemporaine, celle des sociologues bourdieusiens et des pédagogistes de la rue de Grenelle, celle qui a renoncé à la transmission des savoirs et à toute forme d’exigence, a conduit à la baisse du niveau de tous et au sabordage de notre économie. Dans son livre, « Main basse sur l’Education nationale, enquête sur un suicide assisté », Joachim Le Floch-Imad rappelait que la moitié des collégiens ne maîtrise pas les compétences élémentaires en français et que le niveau en mathématiques des écoliers se situe entre le Kazakhstan et le Monténégro. Les premières victimes de cet effondrement sont les enfants de pauvres, qui n’ont pas les ressources familiales pour s’en sortir sans l’école. Les catégories modestes n’ont jamais, en effet, été aussi sous-représentées dans les grandes écoles et les filières sélectives. Tandis que les familles favorisées, elles, continuent d’exiger la rigueur et envoient leurs enfants dans les meilleures écoles. A commencer par Cécile Duflot qui, bien qu’hostile à l’élitisme orthographique a envoyé ses enfants au lycée Henri-IV, probablement le plus élitiste de France ! La IIIe République avait généralisé l’enseignement de l’orthographe pour ouvrir les métiers les plus qualifiés aux plus modestes. Car, n’en déplaise à Duflot, l’orthographe n’est pas un instrument de distinction sociale, mais une arme intellectuelle, un outil de clarté qui permet de maîtriser la langue et de se forger un esprit critique. En renonçant, entre autres, à l’exigence orthographique, l’école moderne assigne les enfants de pauvres à résidence sociale. Elle favorise la reproduction des inégalités qu’elle prétend combattre. » Pour mon premier édito politique du week-end sur Europe 1, j’ai tenu à vous parler de l’ancienne ministre de François Hollande, Cécile Duflot, pour qui apprendre l’orthographe n’est « pas si important que ça » !

Alexandre Devecchio

29,010 views • 3 months ago

💰 Démonstration magistrale de la complexité de l'entrepreneuriat en France par Patrick Drahi, polytechnicien et PDG de SFR, devant les sénateurs. « Pourquoi j’ai mis ma holding à l’étranger, alors que j’étais très heureux en France ? » « Je ne crois pas que les Français augmentent leurs revenus pour payer plus d’impôts, ou peut-être s’ils veulent souscrire au fan-club ! » 🤣 « On m’a dit qu’on avait simplifié la création d’entreprise, mais c’est en fait beaucoup plus compliqué qu’en 1991 ! » « En 1991, j’arrivais à faire ma propre fiche de salaire, aujourd’hui je serais incapable, même en me plongeant dans les bouquins ! » « À New York, recruter quelqu’un, ça prend 2 minutes, pas besoin de faire 50 000 déclarations à 50 000 organismes qui ne servent pas à grand-chose en fait ! » « Contrairement à la fraude fiscale, l’optimisation fiscale, c’est une notion mathématique. Il se trouve que j’en ai fait un peu pour rentrer à l’X ! » « Les directeurs fiscaux sont en charge de l’optimisation fiscale, pas de remplir les déclarations fiscales, parce que ça, c’est facile… enfin, c’est compliqué, ça change tous les 3 mois ! » « Je préfère mon bilan à celui de la France, il est plus sûr. » « Que font les Français à Londres ? Ils prêtent de l’argent aux Français en France, pour l’État et pour des entreprises. » « Pourquoi les financiers ne sont pas à Paris ? Parce que c’est trop compliqué, les gens vont là où c’est le plus simple ! » Audition au Sénat en 2016. Partagez 😀

Artemis

193,176 views • 8 months ago

J’ai passé les 10 dernières années de ma vie à prendre des risques qui semblaient inconsidérés pour beaucoup. • J’ai quitté un boulot en CDI pour lancer un business qui a échoué • J’ai passé plus d’une année avec quasi aucun revenu • J’ai investi massivement la majorité des profits de mes business (physiques et en ligne), précisément parce que je les savais fragiles et pour ne pas me retrouver à nouveau sans revenu en cas de nouvel échec • La majorité de mon patrimoine net (>80 %) est investi sur les classes d’actifs les plus volatiles du monde • Mon portefeuille d’actions est ultra concentré et certaines entreprises, qui sont parmi les plus volatiles du marché, ont une pondération supérieure à 15 % dans celui-ci • Encore à l’heure actuelle, je ne suis que très peu rémunéré à titre personnel (en proportion de mon patrimoine global), je continue de réinvestir massivement • J’ai déjà vu mon patrimoine net fondre de plus de 40 % en quelques semaines, avec parfois plus de 400 000 € évaporés en quelques jours • J’ai fait le choix très jeune de me déposséder d’une immense partie de mon patrimoine (donation de la nue-propriété de ma holding) pour le donner à mes enfants dès leur plus jeune âge. Sans avoir aucune certitude qu’ils seront capables de bien gérer celui-ci par la suite Et malgré tout ça, si je devais repartir à 0 aujourd’hui, je ne changerais absolument rien dans ma façon de faire. Toutes les personnes les plus fortunées et brillantes avec lesquelles j’ai pu échanger ces dernières années sont arrivées à se hisser au top niveau en acceptant de prendre des risques nettement supérieurs à la moyenne. Et, dans un pays où une grande majorité n’accepte pas de prendre le moindre risque, Il est en réalité assez aisé de se hisser au-dessus de la moyenne, avec des actions très simples. Investir un pourcentage de ses revenus chaque mois en fait partie. Prenez des risques. Et lorsqu’une personne vous découragera d’en prendre, Regardez-la, analysez sa situation, Et demandez-vous si c’est la vie que vous aimeriez pour vous-même.

Dividend King 👑

44,923 views • 5 months ago

L’autre jour, dans le RER, j’ai pris une amende de 120€. J’avais pourtant acheté mon ticket sur mon téléphone. Dans la précipitation pour attraper mon train, j’ai oublié de le valider. Quelques minutes plus tard, à Châtelet, j’aurais dû passer les tourniquets pour ma correspondance et il aurait été validé. Mais pour les contrôleurs, pas de différence : ticket acheté mais non validé, ou absence de ticket, même sanction. Je suis identifiable et solvable, donc évidemment que le système va me harceler. Et pendant ce temps-là, toujours ces images de voitures détruites, d’équipements publics saccagés, par des foules, qui ne subiront AUCUNE conséquence pour leurs actes. Oui car l’État de droit a une limite : pour sanctionner quelqu’un, il faut pouvoir l’identifier. Un nom, un visage, une preuve. La responsabilité étant individuelle, la puissance publique est souvent plus efficace face aux acteurs visibles que face aux foules anonymes. L’État de droit souffre d’un biais de lisibilité : il fonctionne mieux là où les acteurs sont localisables et prévisibles. Le paradoxe est rude. Plus vous jouez dans le cadre des règles, plus vous êtes exposé aux sanctions. Plus vous vous en affranchissez par l’anonymat collectif, moins vous êtes atteignable. À terme, cela nourrit une impression dangereuse : non pas que la loi distingue les actes les plus graves des moins graves, mais qu’elle distingue surtout ceux qu’elle peut attraper de ceux qui lui échappent. Et lorsqu’une société commence à croire que la visibilité punit davantage que la transgression, c’est la confiance même dans l’ordre légal qui s’érode. Mes parents m’ont appris le respect des règles, des institutions, de l’administration, mais la France dans laquelle je vis maintenant ne m’inspire plus aucun respect pour tout ça. L’idée devient comment les contourner, comment les enfler, dans les faits. Voilà ce que produit notre système. Votre belle République ne tient que si les mauvais citoyens paient à la hauteur de leurs méfaits. Elle ne tient pas si des foules anonymes peuvent à fréquences aussi régulière tout détruire sans jamais rien payer. Vous qui parlez de « contrat social », il est temps de le repenser à l’aune des réalités contemporaines et non sur base de principes théoriques qui se fracassent chaque jour un peu plus contre le mur du réel. Pour ceux qui peuvent s’expatrier je ne peux que recommander de le faire.

La Baronne

35,305 views • 1 month ago

📢📊🚨 Ils construisent des maisons neuves au bord des fermes. On appelle ça du développement local, de la mixité, de la revitalisation rurale. En réalité, c’est une autre manière de tuer l’agriculture française. Parce que chaque pavillon planté dans un champ, c’est une ferme qui perd un peu plus d’air, un espace de production qui devient un décor pour citadins en exil fiscal ou en quête d’authenticité. D’abord on te dit que c’est pour le bien du village. Des taxes en plus, des familles nouvelles, de la vie dans l’école. Sauf qu’à la première pluie, les tracteurs n’ont plus de place pour passer, les chemins sont bitumés, les champs se retrouvent coincés entre des lotissements et des clôtures. Le maire, lui, est content : il a signé des permis de construire et fait rentrer de la taxe foncière. Et les habitants, eux, découvrent qu’une ferme, ça vit, ça sent, ça fait du bruit. Alors les plaintes commencent. Trop d’odeurs, trop de boue, trop tôt le matin. Des gens qui voulaient “la campagne”, mais pas la réalité qui va avec. Résultat : les agriculteurs doivent réduire leurs horaires, changer leurs pratiques, investir dans des équipements qu’ils ne peuvent pas payer. Certains finissent par vendre. D’autres partent. Et les terres, elles, se morcellent, deviennent inaccessibles pour les jeunes qui voudraient s’installer. Ce processus, il est bien connu. C’est la mécanique douce de l’effacement : tu n’interdis pas l’agriculture, tu la rends simplement invivable. Tu mets des maisons à côté, tu changes les règles, tu fais grimper les prix, et au bout du compte, il n’y a plus de place pour produire. Juste pour habiter. C’est la transformation du paysan en voisin gênant, du champ en zone constructible, de la campagne en décor de carte postale. Et quand on aura remplacé les champs par des pelouses, il faudra importer encore plus. On mangera du lait allemand, des légumes marocains, du bœuf brésilien, pendant que les derniers agriculteurs français, eux, rempliront des papiers à la DDT pour justifier de ne pas avoir déposé le bon formulaire à temps. Tout ça n’a rien d’un accident. C’est un choix politique, même s’il n’est jamais dit comme tel. Le pouvoir préfère des lotissements aux fermes, parce que les lotissements rapportent vite : plus de taxes, plus d’électeurs, plus de consommation. L’agriculture, elle, rapporte lentement, et surtout, elle rend libre. Et un peuple libre qui se nourrit par lui-même, ça dérange toujours.

DME En Direct

463,907 views • 9 months ago

Je suis pour une nuit du 4 août 2027. Une nuit d’abolition des privilèges climatiques. Pour mémoire, la nuit du 4 août 1789, quand l’Assemblée nationale a aboli les privilèges de la noblesse et du clergé, cela a notamment consisté à mettre fin à leurs exemptions fiscales. Et on l’oublie souvent mais l’injustice fiscale a été l’une des causes majeures de la Révolution. Dans les cahiers de doléances de 1789, la réforme de l’impôt figurait d’ailleurs parmi les revendications principales. Aujourd’hui en France, nous sommes quasiment tous d’accord pour dire qu’il est indéfendable que les 1% les plus riches paient proportionnellement à leurs revenus MOINS d’impôts que vous qui me lisez, moi et tout le reste des Françaises et du pays. Par contre, ils polluent infiniment plus ! Donc oui, il faut une nuit du 4 août climatique pour en finir avec cette situation injuste, intenable et intolérable. Il faudra un peu plus qu’une réforme fiscale pour abolir les privilèges de celles et ceux qui, comme le PDG de Total, s’arrogent le droit de condamner notre avenir pour faire fructifier leur fortune ou leur confort personnel avec leurs super yachts (le yacht d’un Européen ultrariche émet en moyenne en un an autant de carbone qu'un Européen ordinaire au total en 585 ans) et leurs jets privés (un jet privé émet autant de CO2 - 8 tonnes - en quatre heures de vol qu’un Français moyen en une année). Nous aurons l’occasion de revenir en détails sur tout cela… Mais rappelons-le : les 50 personnes les plus riches du monde émettent en 90 minutes plus de CO2 qu’une personne dans la moyenne mondiale durant toute sa vie. Combien de temps va-t-on continuer de tolérer cela alors que cela mènera l’humanité à sa perte et que c’est indéfendable ? Je pense que ça ne durera plus très longtemps. De toute manière.

Marine Tondelier

59,723 views • 3 months ago

📢🚨 Vous voyez, ce genre de témoignage sur le contrat social, ça pullule de plus en plus sur les réseaux. Et c’est pas pour rien. C’est parce que les classes moyennes, les classes laborieuses, bref, ceux qui font tourner le pays, commencent sérieusement à piger l’arnaque : bosser, ça sert plus à rien. À part survivre. Et encore. Si tu veux un minimum de confort, un peu de dignité, il faut t’endetter jusqu’au cou. Juste pour continuer à exister. Pas pour vivre. Pas pour t’élever. Non, juste pour tenir. Et au bout d’un moment, les gens réalisent un truc simple : travailler ne rend plus riche. Travailler ne permet même plus de construire quoi que ce soit. Tu tournes en rond comme un putain de hamster dans sa roue. Tu craches ta vie, tu sues ton temps, et à la fin, t’as rien. Ni patrimoine, ni reconnaissance, ni ascension. Juste les crédits à la con et les fins de mois qui puent. Mais le cœur du problème est là : si le travail n’a plus de sens, si l’effort ne paye plus, alors pourquoi se faire chier ? Pourquoi participer à cette mascarade économique ? Pourquoi continuer à alimenter une machine qui te gave de normes, te matraque de taxes, et t’interdit même de rêver ? Parce qu’à ce stade, ce n’est plus du travail. C’est de la survie sociale. Et une civilisation où la majorité des producteurs de richesse bossent juste pour ne pas crever, c’est une civilisation en putain de déclin. Rien de plus. Rien de moins.

ChienSurpris

135,342 views • 1 year ago