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📱🚹 J’avais partagĂ© il y a peu une vidĂ©o de cet influenceur, et je dois reconnaĂźtre une chose : il a une discipline mentale remarquable. Et surtout, il met le doigt sur une vĂ©ritĂ© que beaucoup refusent de regarder en face. La mĂ©diocritĂ© n’a jamais Ă©tĂ© une question d’origine,...

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DostoĂŻevski est un Ă©crivain rare parce qu’il sait relier l’intime et le commun. Il dĂ©terre ce que nous avons de plus fragile pour en faire une vĂ©ritĂ© universelle. Dans les Carnets du sous-sol, il nous tend un miroir discret mais implacable : il nous fait descendre dans cette « cave » intĂ©rieure oĂč s’accumulent les petites humiliations, les rancƓurs, la peur d’ĂȘtre vu tel que l’on est. Si je partage ce livre aujourd’hui, c’est parce qu’il Ă©claire une tentation trĂšs humaine : rester attachĂ© Ă  sa blessure, parce qu’elle est familiĂšre, plutĂŽt que risquer la guĂ©rison et s’employer Ă  vivre. Le narrateur veut ĂȘtre reconnu, mais il se dĂ©fend de tout par l’ironie, la contradiction, le retrait. Il souffre, et il se fait souffrir encore, comme si la douleur Ă©tait devenue une maniĂšre d’exister. DostoĂŻevski ne moralise pas. Il regarde. Et il laisse une leçon simple, presque tendre : la vengeance n’apaise pas, elle enferme ; la vĂ©ritĂ©, elle, libĂšre. La force commence peut-ĂȘtre lĂ , dans l’acceptation de sa fragilitĂ©, dans ce pas vers soi et vers l’autre qui coĂ»te, mais qui ouvre et libĂšre. En 2026, dans un monde oĂč la colĂšre circule vite, c’est une boussole prĂ©cieuse : ne pas faire de sa blessure une identitĂ©, ne pas laisser le ressentiment gouverner sa vie.

Dominique de Villepin

275,741 views ‱ 5 months ago

📱🚹 Cette vidĂ©o remet le curseur lĂ  oĂč il faut. Pas sur les dĂ©bats superficiels, mais sur ce que produit rĂ©ellement le systĂšme dans lequel nous vivons. Quand un État en vient Ă  s’accaparer 66 % des richesses produites, il ne laisse que des miettes Ă  ceux qui essaient de construire leur vie. Et ce n’est pas une exagĂ©ration. C’est un modĂšle Ă©conomique fondĂ© sur la prĂ©dation, la dette, et le contrĂŽle social. Cet accaparement permanent des fruits du travail ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans un projet plus vaste : l’emprise d’un empire mondialiste, qui s’est peu Ă  peu imposĂ© Ă  travers l’État, les normes, les traitĂ©s, et la propagande mĂ©diatique. Un empire qui n’a pas besoin de tanks, mais de fiscalitĂ©, de surveillance, et de rĂ©signation. Et pour maintenir cette machine, il faut des Ă©lecteurs dociles. VoilĂ  pourquoi une grande partie de la population, notamment les retraitĂ©s, est maintenue sous perfusion d’argent public. Ce ne sont pas eux les stratĂšges. Ce sont les outils Ă©lectoraux du mondialisme, utilisĂ©s pour verrouiller le systĂšme et empĂȘcher toute remise en question. Mais ce systĂšme a un coĂ»t. Et ce coĂ»t, ce sont les gĂ©nĂ©rations suivantes qui le paient. Aujourd’hui, les jeunes grandissent dans un monde sans espoir, sans perspective d’ascension rĂ©elle, dans lequel chaque opportunitĂ© est entravĂ©e par des taxes, des normes, des obstacles bureaucratiques, et une culture du soupçon. Le lien de causalitĂ© est lĂ , Ă©vident, brutal : un modĂšle qui Ă©touffe l’initiative, qui Ă©crase les volontĂ©s, qui ne rĂ©compense pas l’effort mais la conformitĂ©, finit par plonger une partie de la jeunesse dans le dĂ©sespoir. Et dans certains cas, ce dĂ©sespoir mĂšne au pire. Ce jeune homme, 19 ans, s’est suicidĂ©. Parce qu’il Ă©tait dans une situation prĂ©caire. Parce qu’il ne voyait pas d’issue. Parce qu’il n’a pas trouvĂ© dans cette sociĂ©tĂ© de quoi se projeter, de quoi construire une vie digne. Ce n’est pas un fait divers. C’est un signal d’alarme. Il appartient aux parents, Ă  ceux qui ont encore un minimum de luciditĂ©, de regarder la rĂ©alitĂ© en face. Vos enfants n’auront pas les mĂȘmes chances que vous. Le monde qu’on leur laisse est cadenassĂ©. Et si vous ne les aidez pas Ă  comprendre, Ă  se dĂ©fendre, Ă  rĂ©sister au poids de ce systĂšme, alors certains finiront par sombrer. Pas par faiblesse. Par luciditĂ© brutale. La question n’est plus : “Est-ce que ça va aller ?” La question est : “Que vais-je faire pour que mes enfants ne soient pas broyĂ©s par ce monde-lĂ  ?”

ChienSurpris

58,763 views ‱ 1 year ago

📱🚹Il existe des influenceurs qui montrent le quotidien d’un auxiliaire de vie. Et c’est peut-ĂȘtre l’un des contenus les plus utiles que les rĂ©seaux sociaux puissent produire. Parce que derriĂšre ces vidĂ©os, il y a une rĂ©alitĂ© que beaucoup prĂ©fĂšrent ne pas regarder. S’occuper d’une personne ĂągĂ©e Ă  domicile, ce n’est pas une image douce et romantique de solidaritĂ© intergĂ©nĂ©rationnelle. C’est un travail lourd, exigeant, parfois Ă©puisant. Il faut aider Ă  se lever, Ă  se laver, Ă  manger, Ă  se dĂ©placer. Il faut gĂ©rer la fragilitĂ© physique, la dĂ©pendance, parfois la confusion mentale. C’est un mĂ©tier de proximitĂ© absolue avec la vulnĂ©rabilitĂ© humaine. Et pourtant, la sociĂ©tĂ© parle trĂšs peu de ces personnes. On parle beaucoup des grandes rĂ©formes, des systĂšmes de retraite, du vieillissement de la population, des coĂ»ts de la dĂ©pendance. Mais les auxiliaires de vie, ceux qui sont concrĂštement dans les appartements, les maisons, les salles de bain Ă©troites, les couloirs difficiles, restent souvent invisibles. C’est lĂ  que ces influenceurs font quelque chose d’important. Ils montrent le rĂ©el. Pas un discours abstrait sur la solidaritĂ©. Pas une statistique dans un rapport administratif. Le quotidien concret : les gestes, la patience, la responsabilitĂ© Ă©norme de veiller sur quelqu’un qui ne peut plus toujours veiller sur lui-mĂȘme. Parce que c’est ça, le mur de la rĂ©alitĂ© qui attend nos sociĂ©tĂ©s. La population vieillit. Les familles sont plus dispersĂ©es. Les structures d’accueil sont saturĂ©es ou coĂ»teuses. Et de plus en plus de personnes ĂągĂ©es restent Ă  domicile. Cela signifie que des milliers d’auxiliaires de vie portent une responsabilitĂ© immense, souvent pour des salaires modestes et avec une reconnaissance limitĂ©e. Voir ces contenus rappelle une chose essentielle : derriĂšre le vieillissement dĂ©mographique, il y a des personnes concrĂštes qui tiennent la sociĂ©tĂ© debout au quotidien. Et ce n’est pas un travail thĂ©orique. C’est un travail humain, physique, psychologique. Alors oui, montrer cette rĂ©alitĂ© est important. Parce que cela oblige Ă  regarder ce que beaucoup prĂ©fĂšrent ignorer : un jour, chacun de nous sera confrontĂ© Ă  cette fragilitĂ©, directement ou Ă  travers un proche. Et comprendre la valeur de ceux qui accompagnent cette derniĂšre Ă©tape de la vie, c’est peut-ĂȘtre l’une des prises de conscience les plus importantes pour une sociĂ©tĂ© qui vieillit.

ChienSurpris

54,372 views ‱ 5 months ago

📱🚹 Une femme en train de pratiquer une fellation Ă  son mari dans un rayon, en plein supermarchĂ©, dans un lieu oĂč passent des familles, des enfants, des gens venus simplement faire leurs courses. Et apparemment, aucune honte. Aucun remords. Comme si la situation Ă©tait normale. C’est lĂ  que beaucoup de gens ressentent un malaise. Parce que pendant des siĂšcles, toutes les sociĂ©tĂ©s humaines ont compris une rĂšgle simple : il existe une frontiĂšre entre la vie intime et l’espace public. La sexualitĂ© n’est pas un problĂšme en soi. Elle devient un problĂšme quand elle est imposĂ©e Ă  ceux qui n’ont rien demandĂ©, surtout dans un lieu partagĂ©. Le supermarchĂ© n’est pas une chambre. Ce n’est pas un lieu privĂ©. C’est un espace collectif oĂč des gens de tous Ăąges circulent. Et pourtant, notre Ă©poque semble de plus en plus brouiller ces limites. On vit dans une culture de l’exposition permanente. Tout doit ĂȘtre visible. Tout doit ĂȘtre racontĂ©. Les comportements qui relevaient autrefois de l’intimitĂ© deviennent des anecdotes publiques, parfois mĂȘme des performances sociales. Certains appellent cela la libĂ©ration des mƓurs. Moi j’y vois une perte des repĂšres Ă©lĂ©mentaires. La vraie question n’est pas morale au sens religieux du terme. Elle est civilisationnelle. Une sociĂ©tĂ© fonctionne parce que les individus acceptent certaines limites implicites dans l’espace commun. Ce n’est pas une question de puritanisme. C’est une question de coexistence. Quand ces limites disparaissent, l’espace public cesse d’ĂȘtre neutre. Il devient le théùtre des comportements les plus privĂ©s. Et ceux qui s’en plaignent passent parfois pour les vieux grincheux de service. Pourtant, la pudeur n’est pas une faiblesse. C’est un mĂ©canisme social qui permet Ă  des millions de personnes trĂšs diffĂ©rentes de partager les mĂȘmes lieux sans s’imposer les unes aux autres. Quand cette pudeur disparaĂźt, ce n’est pas seulement une scĂšne gĂȘnante dans un supermarchĂ©. C’est le symptĂŽme d’une Ă©poque oĂč la frontiĂšre entre l’intime et le public se dissout progressivement. Et oĂč l’idĂ©e mĂȘme de retenue devient presque incomprĂ©hensible pour certains.
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Sensitive content

📱🚹 Une femme en train de pratiquer une fellation Ă  son mari dans un rayon, en plein supermarchĂ©, dans un lieu oĂč passent des familles, des enfants, des gens venus simplement faire leurs courses. Et apparemment, aucune honte. Aucun remords. Comme si la situation Ă©tait normale. C’est lĂ  que beaucoup de gens ressentent un malaise. Parce que pendant des siĂšcles, toutes les sociĂ©tĂ©s humaines ont compris une rĂšgle simple : il existe une frontiĂšre entre la vie intime et l’espace public. La sexualitĂ© n’est pas un problĂšme en soi. Elle devient un problĂšme quand elle est imposĂ©e Ă  ceux qui n’ont rien demandĂ©, surtout dans un lieu partagĂ©. Le supermarchĂ© n’est pas une chambre. Ce n’est pas un lieu privĂ©. C’est un espace collectif oĂč des gens de tous Ăąges circulent. Et pourtant, notre Ă©poque semble de plus en plus brouiller ces limites. On vit dans une culture de l’exposition permanente. Tout doit ĂȘtre visible. Tout doit ĂȘtre racontĂ©. Les comportements qui relevaient autrefois de l’intimitĂ© deviennent des anecdotes publiques, parfois mĂȘme des performances sociales. Certains appellent cela la libĂ©ration des mƓurs. Moi j’y vois une perte des repĂšres Ă©lĂ©mentaires. La vraie question n’est pas morale au sens religieux du terme. Elle est civilisationnelle. Une sociĂ©tĂ© fonctionne parce que les individus acceptent certaines limites implicites dans l’espace commun. Ce n’est pas une question de puritanisme. C’est une question de coexistence. Quand ces limites disparaissent, l’espace public cesse d’ĂȘtre neutre. Il devient le théùtre des comportements les plus privĂ©s. Et ceux qui s’en plaignent passent parfois pour les vieux grincheux de service. Pourtant, la pudeur n’est pas une faiblesse. C’est un mĂ©canisme social qui permet Ă  des millions de personnes trĂšs diffĂ©rentes de partager les mĂȘmes lieux sans s’imposer les unes aux autres. Quand cette pudeur disparaĂźt, ce n’est pas seulement une scĂšne gĂȘnante dans un supermarchĂ©. C’est le symptĂŽme d’une Ă©poque oĂč la frontiĂšre entre l’intime et le public se dissout progressivement. Et oĂč l’idĂ©e mĂȘme de retenue devient presque incomprĂ©hensible pour certains.

ChienSurpris

14,709 views ‱ 5 months ago

« Pourquoi vouloir Ă  nouveau tenter de nous dire que le seul choix rationnel et raisonnable en 2027 serait de reconduire ceux qui ont gouvernĂ© et Ă©chouĂ© ? » Cette phrase de David Lisnard devrait rester. Parce qu’elle dit tout du piĂšge que l’on prĂ©pare dĂ©jĂ  aux Français. On leur expliquera bientĂŽt, d’un ton grave, que la sagesse impose de refaire confiance aux mĂȘmes. Pas forcĂ©ment aux mĂȘmes visages. Le systĂšme a toujours quelques doublures propres, quelques emballages neufs, quelques repentirs bien repassĂ©s. Mais derriĂšre, ce sont les mĂȘmes rĂ©flexes, les mĂȘmes rĂ©seaux, les mĂȘmes prudences, les mĂȘmes renoncements. On appellera cela responsabilitĂ©. On appellera cela stabilitĂ©. On appellera cela barrage, rassemblement, raison, modĂ©ration. En rĂ©alitĂ©, ce sera surtout la tentative de survie d’un monde politique qui ne veut pas rendre les clĂ©s. David Lisnard l’a formulĂ© avec une prĂ©cision cruelle. « C’est une caste qui confond sa survie avec celle du pays. » Non pas la France Ă  sauver, mais des positions Ă  conserver. Non pas une ligne Ă  assumer, mais des places Ă  prĂ©server. Non pas une alternance Ă  construire, mais une assurance-vie collective pour ceux qui ont gouvernĂ©, accompagnĂ©, couvert, justifiĂ©, puis dĂ©couvert soudainement les dĂ©gĂąts. Le plus spectaculaire n’est mĂȘme plus leur Ă©chec. C’est leur aplomb. AprĂšs avoir laissĂ© filer la dette, l’ordre, l’école, l’industrie, les frontiĂšres, le travail, ils viendront expliquer qu’ils sont le seul choix sĂ©rieux. Les pompiers pyromanes ont toujours une belle veste ignifugĂ©e. Et comme le vieux monde sent que le sol bouge, il s’organise dĂ©jĂ . David Lisnard l’a dit. « Ils sont prĂȘts aujourd’hui Ă  toutes les alliances de circonstances, Ă  toutes les compromissions morales et politiques, Ă  tous les reniements, Ă  oublier tout ce qu’ils nous disent. » C’est exactement le moment que nous vivons. Celui oĂč les lignes deviennent accessoires, oĂč les convictions deviennent nĂ©gociables, oĂč les discours d’hier se rangent dans un tiroir dĂšs que les postes de demain sont en jeu. Pendant que certains calculent les retraits, les ralliements et les issues de secours, David Lisnard pose une question beaucoup plus simple. Pourquoi faudrait-il confier la sortie de route Ă  ceux qui tenaient le volant ? Notre pays n’a pas besoin d’un second bail pour le systĂšme qui l’a Ă©puisĂ©e. Elle n’a pas besoin d’une photocopie avec une nouvelle signature en bas de page. Elle n’a pas besoin de gestionnaires du renoncement qui dĂ©couvrent le courage quand ils ne risquent plus rien. Elle a besoin d’une rupture sĂ©rieuse. Pas une colĂšre de plateau. Pas une posture Ă©lectorale. Une rupture de mĂ©thode, d’exĂ©cution, de responsabilitĂ©. Hier, Ă  Saint-RaphaĂ«l, David Lisnard n’a pas seulement dĂ©noncĂ© une caste. Il a retirĂ© le masque d’un scĂ©nario dĂ©jĂ  Ă©crit. Celui oĂč l’on voudrait faire passer la reconduction pour de la raison. Mais la raison, en 2027, ne sera pas de remettre les clĂ©s Ă  ceux qui ont conduit le pays dans l’impasse. La raison sera enfin d’essayer autre chose. Quelqu’un qui n’a pas confondu la France avec sa carriĂšre. Quelqu’un qui n’arrive pas au chevet du pays avec le dossier mĂ©dical qu’il a lui-mĂȘme aggravĂ©. Quelqu’un qui parle de libertĂ©, d’ordre, de travail et de souverainetĂ© parce qu’il les porte depuis des annĂ©es, pas parce que les sondages viennent de lui souffler le vocabulaire. À Saint-RaphaĂ«l, David Lisnard a dit une chose simple. Le vieux monde ne sauvera pas la France. Il cherche surtout Ă  se sauver lui-mĂȘme. Cette fois, il ne faudra pas le laisser faire. Pour la grande France, il n’y a plus une seconde Ă  perdre. #Lisnard2027

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

21,055 views ‱ 1 month ago

📱🚹 Une femme se rend au TrĂ©sor public pour payer son loyer HLM. Pas pour tricher, pas pour frauder, pas pour blanchir de l’argent. Juste pour rĂ©gler ce qu’elle doit, en liquide, parce que son compte bancaire est Ă  dĂ©couvert, parce qu’elle n’a plus de marge, parce qu’elle choisit de payer son loyer plutĂŽt que de laisser sa banque s’engraisser sur ses frais. Et lĂ , elle dĂ©couvre que c’est interdit. Pas par mĂ©chancetĂ©, pas par erreur : par la loi. Une rĂšgle froide, absurde, tombĂ©e tout droit d’un cerveau administratif rongĂ© par la mĂ©fiance et le fantasme de contrĂŽle. Interdiction de payer plus de 300 euros en espĂšces Ă  une administration. Motif ? La lutte contre le blanchiment d’argent, bien sĂ»r. TRACFIN, surveillance financiĂšre, terrorisme, narcotrafic, tout l’attirail grandiloquent des temps modernes. Mais ici, il n’y a pas de valise de billets sales, pas de cartel ni de rĂ©seau mafieux. Il y a juste une femme qui veut Ă©viter de perdre son toit. Et c’est lĂ  que la scĂšne, aussi banale soit-elle, prend un sens plus large. Ce n’est pas une exception, c’est une dĂ©monstration. La preuve tangible que nous vivons dans un pays oĂč la norme a avalĂ© le bon sens, oĂč l’objectif affichĂ© a depuis longtemps dĂ©vorĂ© la rĂ©alitĂ© du terrain. Un pays oĂč l’on peut ĂȘtre empĂȘchĂ© de payer ce qu’on doit, parce qu’on ne le fait pas dans les formes autorisĂ©es. Parce que le liquide, c’est suspect. Parce que la pauvretĂ©, c’est louche. Parce que l’État prĂ©fĂšre un citoyen dĂ©faillant mais traçable, Ă  un citoyen digne mais libre. On est lĂ , exactement lĂ  : dans une sociĂ©tĂ© qui traite la misĂšre comme une menace, et le pauvre comme un suspect par dĂ©faut. Si tu veux t’en sortir, il faut passer sous les fourches caudines du systĂšme bancaire, du contrĂŽle permanent, des procĂ©dures. Tu n’as pas le droit de t’organiser autrement. Tu n’as pas le droit d’ĂȘtre en marge. MĂȘme pour faire les choses bien. MĂȘme pour payer ton loyer. Parce que ce systĂšme ne veut pas seulement ton argent. Il veut savoir comment tu l’utilises. Il ne se contente pas de te taxer : il veut t’encadrer. Et il ne tolĂšre pas que tu t’en sortes sans lui. C’est ça, le fond du problĂšme. Pas la rĂšgle en elle-mĂȘme, mais ce qu’elle dit de notre Ă©poque. Un monde oĂč la loi a cessĂ© d’ĂȘtre un outil au service des citoyens pour devenir un filtre, un mur, un filet qui traque le moindre comportement dĂ©viant Ă  ses yeux mĂȘme quand ce comportement est juste une tentative dĂ©sespĂ©rĂ©e de garder un toit sur sa tĂȘte. Alors oui, c’est absurde. Mais ce n’est pas une erreur. C’est une logique. La logique d’un État qui a fait du soupçon sa mĂ©thode de gestion. Un État qui ne sait plus faire la diffĂ©rence entre un trafiquant et une mĂšre en difficultĂ©. Un État qui croit protĂ©ger en empĂȘchant, qui croit sĂ©curiser en fliquant, qui croit organiser en empĂȘchant de vivre. Ceux qu’on bloque au nom de la norme, ce sont les faibles, les prĂ©caires, les invisibles. Ceux qu’on soupçonne par rĂ©flexe, qu’on encadre par automatisme, qu’on culpabilise par habitude. Et c’est lĂ  qu’on en est. Un pays oĂč tu ne peux plus payer ton loyer en liquide sans qu’on te regarde comme un criminel. Un pays oĂč la dignitĂ© est conditionnĂ©e Ă  ta conformitĂ©. Un pays oĂč on t’explique que sans carte bleue, tu n’as pas de toit. Bienvenue dans l’absolutisme normatif

ChienSurpris

154,967 views ‱ 1 year ago

📱📊🚹Cette femme prend deux contraventions Ă  une minute d’intervalle. Une minute. Pas parce qu’elle a mis quelqu’un en danger. Pas parce qu’elle a provoquĂ© un accident. Non. Parce qu’un systĂšme automatisĂ©, dĂ©shumanisĂ©, sans cerveau ni discernement, a estimĂ© que le compteur Ă  PV devait tourner. Ce n’est plus du maintien de l’ordre. Ce n’est mĂȘme plus de la prĂ©vention. C’est de la production industrielle d’amendes. La verbalisation n’est plus une sanction, c’est un modĂšle Ă©conomique. Une ligne budgĂ©taire. Un rĂ©flexe pavlovien de l’administration qui clique, qui flashe, qui facture. Peu importe le contexte, peu importe le bon sens, peu importe l’absurditĂ© manifeste. Le logiciel a parlĂ©. Deux PV en une minute, c’est le symptĂŽme parfait. Plus personne ne se demande si c’est justifiĂ©. La seule question qui compte, c’est “est-ce verbalisable ?”. Si oui, on appuie. Si non, on cherche comment le rendre verbalisable demain. Et aprĂšs, on s’étonne que les gens n’aient plus aucun respect pour la rĂšgle. Une rĂšgle qui ne protĂšge plus, qui ne corrige plus, qui ne fait qu’extraire de l’argent en humiliant au passage. Ce pays ne rĂ©gule plus, il ponctionne par rĂ©flexe. Il ne gouverne plus, il verbalise. Et quand tout devient sanctionnable, plus rien n’est lĂ©gitime.

DME En Direct

339,140 views ‱ 7 months ago

C’est une simple silhouette, mais elle dit tant de choses. Un corps Ă©tirĂ©, un corps rĂ©duit Ă  l’essentiel, un visage presque effacĂ©. Rien d’hĂ©roĂŻque, et pourtant une prĂ©sence, une densitĂ©, une vĂ©ritĂ©. Cet « Homme qui marche », d’Alberto Giacometti, est un homme blessĂ©. BlessĂ© par la marque du siĂšcle. Mais il refuse de s’arrĂȘter. L’homme blessĂ© n’est pas l’homme qui se plaint. C’est l’homme qui sait. Qui a vu. Qui a compris que la vie peut basculer, que les mots peuvent trahir, que la loi peut ĂȘtre dĂ©tournĂ©e. Et cette fragilitĂ© n’est pas une faiblesse : elle est une force rare, qui empĂȘche la cruautĂ© de devenir naturelle. Or notre Ă©poque propose l’inverse : l’image d’un homme blindĂ©, cuirassĂ©, sĂ»r de lui, qui transforme l’identitĂ© en armure et l’armure en glaive. Un homme qui confond empathie et capitulation, vulnĂ©rabilitĂ© et dĂ©faite. L’homme de Giacometti dit le contraire : la vulnĂ©rabilitĂ© est la condition du lien, l’empathie est une digue. « L’Homme qui marche » est une boussole. Il nous rappelle que la marche est une morale, que la dignitĂ© commence par la fidĂ©litĂ© au rĂ©el. Ne pas transformer nos blessures en glaive, ne pas faire de nos peurs une doctrine, ne pas faire de nos identitĂ©s une armure. Marcher. Tenir. Et garder, au milieu des tempĂȘtes, la dignitĂ© du pas humain, d’un pas gagnĂ©. VidĂ©o complĂšte disponible sur YouTube :

Dominique de Villepin

22,366 views ‱ 2 months ago

📱🚹 Regardez bien cette vidĂ©o. Ce que vous voyez, ce n’est pas juste une IA qui “observe”. C’est une IA qui dĂ©duit. Elle dĂ©duit, Ă  partir de paramĂštres objectifs, si un salariĂ© est en train de produire ou non. Elle calcule, en temps rĂ©el, la rentabilitĂ© du corps humain dans l’entreprise. Le geste devient donnĂ©e, le silence devient indicateur, la pause devient anomalie. Et je vois trĂšs bien ce genre de systĂšme arriver en France, parce que nous avons un terreau parfait : un droit du travail tentaculaire, une obsession de la conformitĂ©, et surtout, un besoin maladif de transfĂ©rer la responsabilitĂ© Ă  un protocole. Aujourd’hui, c’est le manager qui dĂ©cide, demain, ce sera la machine qui conforme. Et ce sera, dans l’esprit, plus juste, car impersonnel. L’IA n’a pas d’intention. Elle applique. Elle ne harcĂšle pas. Elle signale. Elle ne punit pas. Elle constate. Elle ne trahit pas la lettre du Code du Travail : elle l’incarne. Et lĂ , on bascule dans quelque chose de profondĂ©ment dĂ©rangeant : une rationalitĂ© extrĂȘme qui pousse Ă  l’inhumanitĂ© systĂ©mique. Parce qu’il faut bien comprendre ce que le droit du travail français est devenu : un empilement de garde-fous, de garanties, de procĂ©dures conçues pour Ă©viter les abus
 mais qui, par leur accumulation, ont créé un labyrinthe. Une jungle rĂ©glementaire dans laquelle mĂȘme les ressources humaines se perdent. L’IA, elle, ne se perdra pas. Elle n’oubliera aucune clause. Elle ne nĂ©gligera aucun dĂ©lai. Elle saura parfaitement qu’on ne peut pas dire Ă  un salariĂ© qu’on va le sanctionner avant l’entretien prĂ©alable. Elle gĂ©nĂ©rera donc un document neutre, respectueux, purement formel. Et enverra l’avertissement
 48h plus tard. Par courrier. Comme il se doit. C’est ça, le vertige. On croyait qu’en encadrant le pouvoir disciplinaire, on protĂ©gerait l’humain. Mais on a juste formalisĂ© la mĂ©canique de l’exclusion. Et maintenant que la machine peut la faire tourner toute seule, elle le fera. Sans colĂšre. Sans haine. Sans fatigue. Ce ne sera pas une dystopie spectaculaire. Ce sera une administration parfaite. Une conformitĂ© algorithmique. Une forme froide, presque Ă©lĂ©gante, de contrĂŽle. Et, paradoxalement, ce sera irrĂ©prochable. VoilĂ  ce qui me fascine et m’inquiĂšte : on est en train de dĂ©lĂ©guer la violence du droit Ă  une entitĂ© qui ne connaĂźt ni la pitiĂ©, ni l’arbitraire mais seulement la norme.

ChienSurpris

81,558 views ‱ 1 year ago

📱🚹 Ce qu’on oublie trop souvent dans ce pays, c’est un truc simple, limpide, Ă©vident : une obligation ne peut naĂźtre que d’une loi. Point. C’est la base d’un État de droit. Et si une loi crĂ©e une obligation, alors, et seulement alors, peuvent venir les dĂ©crets, puis les arrĂȘtĂ©s, pour en organiser l’application. Mais si aucune loi n’a posĂ© le cadre, tout le reste est du vent. Il n’y a pas d’obligation lĂ©gitime sans fondement lĂ©gislatif. Pas de pouvoir sans texte. Pas de contrainte sans rĂšgle votĂ©e. C’est dans ce cadre-lĂ  qu’intervient le fonctionnaire. Et il faut le rĂ©pĂ©ter trĂšs fort : un fonctionnaire ne produit rien d’autre qu’un service public. Il ne crĂ©e pas de richesses. Il n’innove pas. Il ne fait pas tourner l’économie. Il exĂ©cute une mission d’utilitĂ© publique. Il n’est pas lĂ  pour rĂ©gner, mais pour servir, sur la base d’un mandat que lui donne la sociĂ©tĂ©, et payĂ© par les citoyens. Ce mandat implique de connaĂźtre la loi. De l’appliquer scrupuleusement. Et surtout, de rendre des comptes Ă  tout moment, parce que son autoritĂ© ne vient pas de lui-mĂȘme, ni de son poste, mais de la loi et uniquement de la loi. Sa posture, son comportement, son action doivent ĂȘtre indexĂ©s sur l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, pas sur son ego ni sur sa routine administrative. Mais aujourd’hui, qu’est-ce qu’on constate ? Qu’une bonne partie des fonctionnaires n’a mĂȘme pas conscience de sa mission. Ils se comportent comme des petits roitelets de guichet, donnent des ordres Ă  des citoyens qu’ils sont censĂ©s servir, mĂ©prisent la loi au profit de leur interprĂ©tation personnelle, et confondent leur fonction avec un pouvoir personnel. Le problĂšme, c’est qu’on a laissĂ© cette dĂ©rive s’installer. On a oubliĂ© de leur rappeler que le service public, c’est un service. Pas un trĂŽne. Et que quand tu sers le public, tu es redevable, tu dois des comptes, et tu te dois d’ĂȘtre irrĂ©prochable dans ta comprĂ©hension du droit, parce que c’est le seul socle qui te donne une lĂ©gitimitĂ© Ă  intervenir dans la vie des gens. Alors oui, il est temps de remettre les choses Ă  l’endroit. De rappeler que dans une dĂ©mocratie saine, l’autoritĂ© vient de la loi, pas de celui qui la tord. Et que tout fonctionnaire qui agit en dehors de la loi n’est pas un agent public, c’est un imposteur administratif.

ChienSurpris

33,790 views ‱ 1 year ago

Je veux vous parler d’un tableau qui invite au chant. Ce tableau, c’est « La Visitation », de Giotto. C’est une peinture qui pense et nous invite sur le chemin du Magnificat. Le Magnificat est d’abord un texte de souverainetĂ© intĂ©rieure qui affirme que la dignitĂ© naĂźt d’une verticalitĂ© intime et d’une fidĂ©litĂ© Ă  une vĂ©ritĂ© plus haute que les rapports de force. C’est un consentement qui relĂšve, et non une soumission Ă  l’ordre Ă©tabli. Le Magnificat, enfin, est une puissance politique autant qu’un cantique de renversement. Il ose dire que le monde tel qu’il est n’est pas celui qu’il doit ĂȘtre, car ce que nous appelons « ordre », quand il Ă©crase, est dĂ©jĂ  un dĂ©sordre moral. « Il renverse les puissants, il Ă©lĂšve les humbles » : voilĂ  la phrase qui brĂ»le et qui rappelle que la force n’a pas le dernier mot. Ce chant dĂ©range profondĂ©ment ceux qui voudraient rĂ©duire la foi Ă  une simple « grammaire d’obĂ©issance ». Je pense Ă  la tentative de neutraliser ce que certains appelaient son « venin » pour n’en garder qu’une parole de stabilitĂ©. Le Magnificat refuse d’ĂȘtre domestiquĂ© et demeure une Ă©cole de conscience. Aujourd’hui, dans notre monde cassĂ©, j’entends ce chant nous dire de ne pas laisser la force devenir notre unique rĂšgle . Il nous enseigne une pĂ©dagogie de l’attention oĂč la justice commence dans le regard, transformant la variable en visage et l’exilĂ© en frĂšre. C’est une boussole qui nous apprend Ă  tenir debout sans Ă©craser et Ă  nommer les choses avec justesse. Enfin, il exhorte Ă  ne jamais accepter que le pouvoir soit gouvernĂ© par l’indiffĂ©rence, car elle est toujours le premier trĂŽne des puissants.

Dominique de Villepin

39,722 views ‱ 3 months ago

📱🚹 Beaucoup ont rĂ©agi Ă  une prĂ©cĂ©dente vidĂ©o, et celle-ci en est presque la suite spirituelle. On y voit un mec, calme, nonchalant, qui fait tout ce qu’un systĂšme normatif dĂ©teste : rien de clair, rien de net. Pas de papiers, pas de destination, pas d’argent pour payer, mais pas de refus non plus. Il est lĂ , il rĂ©pond mollement, il ne s’oppose pas
 mais il n’entre pas dans le jeu. Et c’est ça, la clĂ© : le statu quo tactique. Une posture floue, lĂ©galement ambiguĂ«, qui paralyse la procĂ©dure. Tu n’es ni coopĂ©rant, ni rĂ©fractaire. Tu es juste
 ingĂ©rable. Et dans une administration obsĂ©dĂ©e par les cases Ă  cocher, cette attitude est un virus. Parce que pour que le systĂšme t’écrase, il faut qu’il puisse enchaĂźner les Ă©tapes : contrĂŽle → infraction → identitĂ© → sanction → paiement. Mais s’il bute sur une seule, tout le processus se grippe. Et lĂ , si vraiment ils voulaient aller jusqu’au bout, il faudrait mobiliser un OPJ, monter un dossier, convoquer, verbaliser, relancer
 bref, dĂ©ployer une armĂ©e de fonctionnaires pour rĂ©cupĂ©rer trois clous. Et c’est lĂ  que c’est croustillant : le coĂ»t humain du zĂšle administratif dĂ©passe le rendement. Le systĂšme prĂ©fĂšre abandonner que d’assumer le prix rĂ©el de sa rigueur. Ce qui signifie une chose trĂšs simple : les meilleurs dans le statu quo gagnent. Les plus calmes, les plus opaques, les plus patients. Ceux qui savent que l’arme la plus puissante face Ă  un systĂšme absurde, c’est l’immobilitĂ© stratĂ©gique. Alors entretenez votre statu quo. Ce n’est pas de la rĂ©bellion. C’est de la survie rationnelle. C’est de la lĂ©gitime dĂ©fense mentale et financiĂšre dans un pays oĂč l’État a oubliĂ© que les gens ne sont pas des procĂ©dures. Et quand vous restez hors-jeu sans tricher, sans fuir, juste lĂ , posĂ©s dans l’angle mort du rĂšglement
 C’est lui qui perd.

ChienSurpris

1,213,494 views ‱ 1 year ago

📱🚹 Je suis tellement dĂ©solĂ© pour cette femme. DĂ©solĂ©, parce qu’elle vient de percuter, comme beaucoup trop de Français, une vĂ©ritĂ© violente, brutale, qu’on ne vous explique jamais tant qu’on ne s’y cogne pas de plein fouet : en France, hĂ©riter, ce n’est pas recevoir l’amour transmis par le travail d’une vie — c’est se faire racketter. Ici, quand ton pĂšre meurt, ce n’est pas un deuil, c’est un avis de saisie. Ce n’est pas un moment pour se recueillir, c’est une visite chez le notaire, entre deux papiers de l’État qui t’expliquent que la maison de ton enfance va devoir ĂȘtre vendue pour payer des taxes Ă  un État obĂšse qui a dĂ©jĂ  tout ruinĂ© et qui continue Ă  te pomper mĂȘme dans la tombe. Ce que cette femme dĂ©couvre, c’est que la mĂ©moire, les souvenirs, les attaches, la transmission
 tout ça, en France, ça se vend au rabais. Parce que le fisc a dĂ©cidĂ© que l’amour familial devait passer Ă  la caisse. Parce que dans cette rĂ©publique de charognards, on t’impose de liquider le patrimoine de tes morts pour gaver un systĂšme qui crache sur le mot “famille” et glorifie le parasitisme d’État. On lui a volĂ© les murs chargĂ©s d’histoires, les objets qu’elle voulait garder pour ses enfants, la trace matĂ©rielle d’une lignĂ©e. On l’oblige Ă  tout transformer en euro-papier, cette merde fondante fabriquĂ©e par une BCE qui imprime plus vite que les souvenirs ne s’effacent. Et pourquoi ? Pour financer quoi ? Des cabinets de conseil ? Des ronds-points ? Des subventions pour des projets moisis ? Et le peuple ? Le peuple regarde ailleurs, comme d’habitude. Jusqu’à ce que ça lui tombe dessus. HĂ©riter, en France, c’est pleurer deux fois. Une fois pour la perte. Et une fois pour le vol. C’est une honte. Une putain de honte. La France est une honte.

ChienSurpris

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📱🚹 Cette vidĂ©o est assez rĂ©vĂ©latrice d’un phĂ©nomĂšne trĂšs français. Cette femme explique qu’elle passe son temps Ă  courir aprĂšs son RSA. Des dossiers Ă  remplir, des CERFA, des rendez-vous administratifs, des justificatifs, des convocations
 et Ă  la fin, Ă©normĂ©ment d’énergie mentale dĂ©pensĂ©e simplement pour toucher quelques centaines d’euros. Et c’est lĂ  que la situation devient presque absurde. Parce que si l’on regarde froidement la scĂšne, on voit quelqu’un mobiliser du temps, de l’attention, du stress, des dĂ©placements, des dĂ©marches administratives
 pour obtenir un revenu qui n’est pas le fruit d’une production. Autrement dit, toute cette Ă©nergie humaine est absorbĂ©e par une machine bureaucratique qui ne crĂ©e rien. Ce n’est pas seulement inefficace. C’est une forme de servitude douce. On habitue progressivement des individus Ă  vivre dans une relation de dĂ©pendance permanente Ă  l’administration. Ils passent leurs journĂ©es Ă  prouver qu’ils existent, qu’ils ont droit Ă  quelque chose, qu’ils remplissent les conditions, qu’ils ont bien cochĂ© les bonnes cases. La vie devient un parcours de formulaires. Et pendant ce temps, l’argent distribuĂ© ne tombe pas du ciel. Il provient du travail, des cotisations et des impĂŽts de ceux qui produisent encore. C’est tout le paradoxe du systĂšme : on enferme certains dans une bureaucratie de survie, pendant que d’autres travaillent pour financer ce mĂ©canisme. Au lieu d’aider rĂ©ellement les gens Ă  sortir de la dĂ©pendance, on les installe dans une routine administrative permanente. Ce n’est plus de l’aide. C’est une organisation de la stagnation.

ChienSurpris

129,676 views ‱ 5 months ago