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đŸ˜±âšœïž L’ACTION EX-CEPT-IONNELLE DU REAL MADRID CONCLUE PAR MBAPPÉ đŸ‡«đŸ‡· !!!!!!! đŸ€ Y’A TROP D’ESPACES
 MAIS MALAGA VA SE FAIRE DÉTRUIRE !!!!!! 😭😭😭 Trent đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż c’est TROP PRÉCIS. 😼‍💹 Madrid rĂ©gale au Bernabeu ! đŸŽ„ DAZN France

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À Bayeux, David Lisnard ne propose pas un toilettage institutionnel. Il pose une question plus profonde. Qui dĂ©cide encore en France ? Depuis trop longtemps, notre dĂ©mocratie s’est enfermĂ©e dans une mĂ©canique oĂč le peuple vote, mais oĂč les blocages s’accumulent ensuite dans les jurisprudences, les traitĂ©s, les procĂ©dures, les autoritĂ©s, les comitĂ©s, les contrĂŽles et les chaĂźnes administratives. Le retour au septennat rĂ©pond Ă  cette dĂ©rive. Il ne s’agit pas seulement de modifier une durĂ©e de mandat. Il s’agit de redonner au PrĂ©sident une fonction d’arbitrage, de hauteur et de continuitĂ©, au lieu de l’enfermer dans la fĂ©brilitĂ© permanente du court terme Ă©lectoral. La rĂ©forme du SĂ©nat va dans le mĂȘme sens. Une dĂ©mocratie moderne n’a pas seulement besoin de fabriquer des textes. Elle doit aussi mesurer les rĂ©sultats. Évaluer ce qui fonctionne. Corriger ce qui Ă©choue. Cesser de confondre activitĂ© lĂ©gislative et efficacitĂ© publique. L’élargissement du rĂ©fĂ©rendum est central. Car une RĂ©publique qui craint le peuple finit toujours par se protĂ©ger contre lui. Immigration, institutions, souverainetĂ©, organisation territoriale, grands choix collectifs. Les Français doivent pouvoir trancher lorsque les appareils ne veulent plus dĂ©cider. Le rĂ©fĂ©rendum d’initiative populaire prolongerait cette logique. Il ne remplacerait pas la reprĂ©sentation nationale. Il la rappellerait simplement Ă  sa source. La souverainetĂ© ne rĂ©side ni dans les cabinets, ni dans les cours, ni dans les majoritĂ©s de circonstance. Elle appartient au peuple français. La rationalisation du Conseil constitutionnel marque aussi une rupture nĂ©cessaire. Un juge constitutionnel doit protĂ©ger la Constitution. Il ne doit pas devenir un pouvoir constituant bis, capable d’écarter la loi au nom d’interprĂ©tations toujours plus extensives. Quand le droit se dĂ©tache trop du texte, il cesse d’ĂȘtre une garantie et devient une tutelle. Le remplacement du principe de prĂ©caution par un principe de responsabilitĂ© est une autre clĂ©. La France ne peut pas reconstruire sa puissance en faisant de l’inaction une vertu constitutionnelle. Gouverner, innover, produire, protĂ©ger suppose de dĂ©cider, d’assumer et de rĂ©pondre des consĂ©quences. Une nation ne progresse pas en sanctuarisant la peur. La rĂ©vision de l’article 55 et la question europĂ©enne touchent au cƓur du problĂšme. La France ne peut pas rester dans une situation oĂč une volontĂ© dĂ©mocratique clairement exprimĂ©e se trouve neutralisĂ©e par des normes supĂ©rieures devenues politiquement intouchables. Il ne s’agit pas de rompre avec tout ordre juridique. Il s’agit de rendre possible l’arbitrage dĂ©mocratique lorsque l’essentiel est en jeu. La mĂȘme cohĂ©rence se retrouve dans l’organisation territoriale. Recentrer l’État sur le rĂ©galien, crĂ©er des provinces aux responsabilitĂ©s pleines, libĂ©rer les communes, appliquer enfin le principe de subsidiaritĂ©. Ce n’est pas une lubie administrative. C’est une rĂ©ponse Ă  l’asphyxie française. Trop de strates, trop de doublons, trop de dĂ©pendance Ă  Paris, trop peu de responsabilitĂ© identifiable. Enfin, l’intelligence artificielle n’est pas un gadget ajoutĂ© Ă  un discours institutionnel. Elle peut devenir l’outil d’un État plus rapide, plus sobre, plus prĂ©cis, Ă  condition que la France conserve la maĂźtrise de ses donnĂ©es, de ses modĂšles et de ses infrastructures critiques. Le fil conducteur est clair. Remettre la dĂ©cision lĂ  oĂč elle doit ĂȘtre. Au peuple pour les grands choix. À l’État pour le rĂ©galien. Aux territoires pour l’action concrĂšte. Aux responsables pour les rĂ©sultats. C’est peut-ĂȘtre cela, au fond, le sens politique de Bayeux aujourd’hui. Sortir d’une RĂ©publique empĂȘchĂ©e pour retrouver une RĂ©publique agissante. #Lisnard2027

SĂ©bastien đŸŽ—ïž

18,049 Aufrufe ‱ vor 2 Monaten

📱🚹 Faites donc votre propre d’introspection en regardant cette vidĂ©o. Posez-vous la vraie question : est-ce que vous sortez de chez vous en pensant Ă  votre sĂ©curité  ou en pensant Ă  ne surtout pas dĂ©sobĂ©ir Ă  l’État ? Parce que moi, ce que je vois, c’est une armĂ©e de citoyens bien dressĂ©s, qui vivent dans des zones oĂč l’insĂ©curitĂ© est la norme — Saint-Denis, le 18e, Villeurbanne, Marseille — mais qui ont encore le rĂ©flexe pavlovien de se dire « attention, j’ai pas le droit » plutĂŽt que « attention, je veux survivre ». T’en es lĂ . À te demander si tu peux vraiment avoir un petit spray au poivre dans le sac, alors que tu pourrais te faire dĂ©pouiller, cogner, ou pire, au coin de la rue. T’oses pas prendre un couteau, pas mĂȘme un objet un peu dissuasif, parce que tu sais que si t’as le malheur de le sortir pour te dĂ©fendre, c’est pas ton agresseur que l’État va punir, c’est toi. Parce que t’as osĂ© troubler l’ordre public. Ce sacro-saint foutu ordre public qu’ils ne savent plus assurer eux-mĂȘmes, mais qu’ils exigent qu’on respecte les yeux fermĂ©s. Le rĂ©sultat ? T’as plus peur de la police que du voyou. Plus peur du procĂšs-verbal que du poignard. Tu vis dans la trouille permanente, mais ce qui te freine, c’est pas l’éventualitĂ© de te faire agresser, c’est l’éventualitĂ© de te faire emmerder par l’administration si jamais tu t’es trop bien protĂ©gĂ©. C’est ça, la France d’aujourd’hui : t’as pas le droit de te dĂ©fendre efficacement, parce que la violence, c’est un monopole d’État — sauf que ce monopole, il est en congĂ©s maladie permanent dans les quartiers chauds. Alors tu subis, tu te tais, et tu pries pour ne pas croiser les mauvaises personnes. Et surtout, tu pries pour ne pas ĂȘtre en infraction pendant que tu crĂšves.

ChienSurpris

61,250 Aufrufe ‱ vor 1 Jahr

VidĂ©o qui rĂ©sume ce que nous avons vĂ©cu en cette journĂ©e des droits des femmes. Nous avions dĂ©cidĂ© de manifester aux cĂŽtĂ©s de Collectif Nous Vivrons #🟩 TOUS 7 Octobre Licra et les femmes juives menacĂ©es par des collectifs islamistes et affiliĂ©es Ă  des organisations terroristes ainsi que par des antifas qui n’en ont que le nom. Nous sommes restĂ©es parquĂ©es pendant prĂšs de 4 heures dans une ruelle, protĂ©gĂ©es par des dizaines et des dizaines de CRS. Nous n’avons pu commencer Ă  dĂ©filer qu’à 17h escortĂ©es par un nombre impressionnant de policiers. Au loin, les antisĂ©mites, les islamistes and co affrontaient la police qui tentait de les faire reculer. Ils ont mĂȘme allumĂ© des feux au niveau du Bataclan et tentĂ© de barricader le boulevard pour empĂȘcher des femmes juives et iraniennes de manifester un 08/03. Cette journĂ©e aurait dĂ» ĂȘtre celle des droits des femmes mais le milieu militant est gangrenĂ© par l’islamisme et par l’extrĂȘme gauche. D’ailleurs, alors que Jerome Guedj, dĂ©putĂ© socialiste, se faisait insultĂ© de « sale juif » , le compte officiel du NFP se fĂ©licitait de l’action des fauteurs de trouble qui bloquaient violemment la manif et Ersilia Soudais, LFI, applaudissait le fait que des femmes iraniennes aient Ă©tĂ© empĂȘchĂ©es de manifester 
 Et que dire de toutes les assos dites fĂ©ministes qui ont manifestĂ©, dansĂ© et fait la fĂȘte pendant que nos sƓurs juives Ă©taient bloquĂ©es et menacĂ©es ?! En tant qu’iraniennes, nous ne savons que trop bien oĂč peut mener la convergence des luttes entre l’extrĂȘme gauche et l’islamisme. Cette convergence des luttes qui a dĂ©truit l’Iran en 1979 
 et qui commence Ă  dĂ©truire la France 
 Le temps du sursaut national et rĂ©publicain est arrivĂ© ! Il est temps de faire front contre ces idĂ©ologies qui menacent notre pays ! Ceux qui passent leur temps Ă  dĂ©noncer l’extrĂȘme droite et le fascisme ne sont que l’autre face d’une mĂȘme piĂšce !

Association Femme Azadi

44,547 Aufrufe ‱ vor 1 Jahr

Jean-NoĂ«l Barrot, ce pur produit de l’énarchie bisounours, ce technocrate chauve qui sent le consensus mou. Un type qui a passĂ© sa vie Ă  faire des PowerPoints sur l’innovation disruptive Ă  HEC et au MIT, puis qui s’est retrouvĂ© propulsĂ© ministre des Affaires Ă©trangĂšres comme on nomme un stagiaire chef de service Ă  la machine Ă  cafĂ©, parce que personne d’autre ne voulait du poste. Sa diplomatie ? Un sketch permanent. Il convoque l’ambassadeur amĂ©ricain comme un proviseur Ă©nervĂ© convoque un Ă©lĂšve turbulent, se fait snober deux fois de suite, puis finit par appeler gentiment pour dire on reste copains, hein ?PathĂ©tique. Il joue les durs le matin sur les plateaux, les conciliants l’aprĂšs-midi en visio avec Washington, et les inquiets le soir en se demandant pourquoi personne ne le prend au sĂ©rieux. Un pantin en costard qui croit que la gĂ©opolitique se gĂšre comme un comitĂ© de pilotage d’une start-up dont on sait dĂ©jĂ  que le produit est obsolĂšte ! Et puis arrive le grand moment : sa croisade contre l’internationale rĂ©actionnaire. Ce concept tellement vague et tellement macronien qu’on sent l’odeur de panique idĂ©ologique Ă  dix kilomĂštres, enfin celle de Macron pas la sienne. Lui c’est Rantanplan, le nez sur un gigot il dira « je sens confusĂ©ment quelque chose. »RĂ©sumons : tout ce qui n’est pas alignĂ© sur la doxa officielle est suspect, manipulĂ©, financĂ© par Moscou, Washington, par les mĂ©chants populistes ou par des trolls payĂ©s en bitcoins. Donc il annonce, fier comme un coq de basse-cour, qu’on va reprendre le contrĂŽle de l’espace public et mettre au pas les plateformes numĂ©riques. En clair : la grande censure arrive, et elle arrive en 2027 avec sa bĂ©nĂ©diction. Parce que Ă©videmment, les Français sont trop cons pour lire un tweet sans se faire lobotomiser par Poutine ou par Zemmour. Il faut un adulte responsable, lui, en l’occurrence đŸ€ĄđŸ€Ą, pour dĂ©cider ce qui est bon Ă  voir, Ă  lire, Ă  penser. Ce type qui n’a jamais gagnĂ© une Ă©lection au scrutin majoritaire, qui n’a jamais eu Ă  affronter un Ă©lectorat en face, veut maintenant jouer au grand ordonnateur de la vĂ©ritĂ© numĂ©rique. Totalitaire en cravate fine, dont je m’étonne qu’il ne se soit pas encore pendu accidentellement avec. Barrot, c’est l’illustration parfaite du naufrage macroniste : un Ă©conomiste recyclĂ© en diplomate de pacotille, qui demande le prix pour le pĂ©age du pont pour se rendre en Australie, obsĂ©dĂ© par le contrĂŽle plutĂŽt que par la persuasion, terrifiĂ© par le dĂ©bat libre, allergique Ă  toute contradiction. Il incarne cette caste qui prĂ©fĂšre museler plutĂŽt que convaincre, censurer plutĂŽt qu’argumenter, menacer plutĂŽt que dialoguer. Mais bon, il faut d’un autre cĂŽtĂ© reconnaĂźtre qu’il partirait perdant
 En 2027, quand les modĂ©rations automatiques seront devenues des purges automatiques et que le moindre commentaire un peu rugueux vaudra shadowban ou pire, on se souviendra de ce petit sourire de simplet ne saisissant pas tout, mais nĂ©anmoins satisfait de lui, qu’il avait sur France Info en fĂ©vrier 2026, quand il a lĂąchĂ© sa phrase sur la "mise au pas" des plateformes. Ce jour-lĂ , il n’annonçait pas une politique : il signait l’aveu d’échec d’une Ă©lite qui n’a plus ni idĂ©es, ni lĂ©gitimitĂ©. Juste un gros bouton "censure" et l’illusion qu’appuyer dessus suffira Ă  sauver leur monde qui s’effondre. Jean-NoĂ«l Barrot n’est pas un ministre. C’est un symptĂŽme. Le symptĂŽme d’une France officielle qui prĂ©fĂšre verrouiller les fenĂȘtres plutĂŽt que d’allumer la lumiĂšre.

Alain Weber

42,142 Aufrufe ‱ vor 6 Monaten

đŸ‡«đŸ‡· La paix selon Barrot : il suffit que Poutine obĂ©isse, et tout ira bien Par Brainless Partisans đŸŽâ€â˜ ïžâ˜ąïžâ˜ŁïžđŸȘ† Jean-NoĂ«l Barrot a encore parlĂ©. Et, comme souvent, cela sonne comme un communiquĂ© dictĂ© depuis un bureau nĂ©ocon Ă  Washington, version “la pression va tout rĂ©gler”. 💬 « Le seul obstacle Ă  la paix, c’est Vladimir Poutine
 Il va falloir qu’il puisse s’y rĂ©soudre, parce que la pression va continuer Ă  s’accentuer. » On sent presque l’empreinte du tampon : “ValidĂ© par les stratĂšges amĂ©ricains, usage interne recommandĂ© aux alliĂ©s obĂ©issants.” Cette vision simpliste du conflit, rĂ©duite au “mĂ©chant qui bloque tout”, relĂšve directement de la doctrine nĂ©oconservatrice formulĂ©e par Robert Kagan, persuadĂ© que « seule la force et la dĂ©termination peuvent modifier la conduite des rĂ©gimes autoritaires ». Une vieille rengaine recyclĂ©e dans la bouche de nos ministres, sans aucune originalitĂ©. Pendant ce temps, mĂȘme l’OTAN tente de ramener Paris sur Terre : 💬 Jens Stoltenberg : « Nous ne voyons aucun signe d’effondrement russe. La Russie a accru sa production militaire. » Une petite douche froide pour ceux qui rĂȘvaient d’un Kremlin prĂȘt Ă  imploser sous la “pression française”. --- đŸ‡«đŸ‡· La diplomatie française : rĂ©pĂ©ter Washington, mais en plus convaincu Ce qui fut autrefois une diplomatie indĂ©pendante ressemble aujourd’hui Ă  un relais sous-traitant les analyses amĂ©ricaines. Emmanuel Macron l’a lui-mĂȘme admis dans un moment de sincĂ©ritĂ© rare : 💬 « L’Europe a Ă©tĂ© trop dĂ©pendante des États-Unis pour sa sĂ©curitĂ©. » (Bratislava, 2023) AussitĂŽt dit
 aussitĂŽt renforcĂ©. La dĂ©pendance est dĂ©sormais assumĂ©e et revendiquĂ©e. Logique europĂ©enne : 10/10. --- đŸ‡«đŸ‡· La “pression française” : un courant d’air qui se prend pour un ouragan Barrot affirme que la France va “accentuer la pression” sur Moscou. Avec quels moyens ? Avec une armĂ©e dont SĂ©bastien Lecornu admet qu’elle dispose de munitions « insuffisantes pour un conflit de haute intensitĂ© » ? Avec des stocks que le SĂ©nat Ă©value Ă  « quelques jours seulement » en cas d’engagement majeur ? Avec un budget 2026 dĂ©jĂ  en apnĂ©e technique ? MĂȘme Washington a cessĂ© d’y croire. Donald Trump l’a dit sans ambiguĂŻtĂ© en 2024 : 💬 « Si l’Europe veut se battre contre la Russie, c’est son problĂšme, pas le nĂŽtre. » Traduction littĂ©rale : Ne comptez pas sur nous pour vos bravades militaires. Et Paris continue d’aboyer comme si la Russie vĂ©rifiait chaque matin la mĂ©tĂ©o diplomatique française avant de prendre ses dĂ©cisions. --- 🎭 Conclusion : Barrot et la paix par incantation Jean-NoĂ«l Barrot appartient Ă  cette gĂ©nĂ©ration de diplomates incantatoires : — pas de moyens militaires ; — pas de levier diplomatique rĂ©el ; — pas d’influence stratĂ©gique ; Mais une certitude absolue que tout peut se rĂ©soudre avec des phrases bien gonflĂ©es. Barrot affirme que « le seul obstacle Ă  la paix, c’est Poutine ». Non. Le vĂ©ritable obstacle Ă  la paix, c’est la croyance infantile qu’une France dĂ©sarmĂ©e, isolĂ©e et suiviste peut faire plier une puissance nuclĂ©aire en levant le doigt et en disant : “Tu vas voir ce que tu vas voir.”

Brainless Partisans đŸŽâ€â˜ ïžâ˜ąïžâ˜ŁïžđŸȘ†

18,705 Aufrufe ‱ vor 9 Monaten

Colonel Olivier Rafowicz, Olivier Rafowicz, porte-parole de #Tsahal, Tsahal âžĄïž J’entends tous ces panels de gens qui ne savent pas, qui ne comprennent pas, qui se posent des questions sur le temps, sur qui, sur quoi. Je voudrais quand mĂȘme vous dire quelque chose du cĂŽtĂ© israĂ©lien, qui doit ĂȘtre clair et net pour les opinions publiques en Europe, et en France en particulier. Pour nous, cette guerre est existentielle. Parce qu’on est face Ă  des gens qui, depuis 47 ans, crient « mort Ă  l’AmĂ©rique » et « mort Ă  IsraĂ«l », et qui travaillent d’arrache-pied pour que cette vocation de vouloir dĂ©truire IsraĂ«l soit appliquĂ©e. Donc, lorsqu’on fait la guerre au rĂ©gime des mollahs, lorsqu’on cherche les missiles balistiques, lorsqu’on dĂ©truit le programme nuclĂ©aire militaire secret et les systĂšmes multiples qui sont Ă©parpillĂ©s sur le sol iranien, ce n’est pas seulement une campagne militaire classique. C’est une guerre existentielle. Je rappelle qu’il y a Ă  peine deux jours, le guide suprĂȘme — le nouveau guide suprĂȘme — a dit qu’il voulait continuer Ă  tout faire pour dĂ©truire l’État d’IsraĂ«l. Et il y a eu, je crois hier ou avant-hier, une fatwa des mollahs ou des ayatollahs disant que dĂ©sormais l’Iran doit, ou a le devoir, de produire une bombe atomique. Nous ne sommes pas ici dans des paroles. Et Ă  ceux qui se posent des questions sur le temps de l’opĂ©ration, je voudrais rĂ©pondre : l’État d’IsraĂ«l n’a pas de chronomĂštre en main ! Et aujourd’hui, nos alliĂ©s amĂ©ricains ont la force, la dĂ©termination et la maniĂšre. Nous ne pouvons pas vous dire qui, quoi et comment, parce que l’ennemi Ă©coute. Supposez un instant que M. Trump ou le Pentagone vous dise que l’opĂ©ration va durer X temps : de l’autre cĂŽtĂ©, l’ennemi va jouer la montre. Dans quelle guerre dites-vous Ă  votre ennemi quand vous allez arrĂȘter de frapper et quand c’est terminĂ© ? Dans aucune guerre ! Nous sommes dans une vĂ©ritable guerre. Cette nuit, le rĂ©gime des mollahs a tirĂ© deux missiles balistiques de moyenne portĂ©e Ă  4 000 kilomĂštres de distance sur l’üle Diego Garcia, qui appartient au Royaume-Uni, mais oĂč il y a Ă©galement des Ă©lĂ©ments amĂ©ricains. Je voudrais souligner que la capacitĂ© balistique de l’Iran, mĂȘme conventionnelle, est capable de porter des coups dans toutes les capitales de l’Europe de l’Ouest. Et cela fait des annĂ©es que nous alertons : ce rĂ©gime est dangereux. Ce n’est pas un problĂšme israĂ©lien, c’est un problĂšme international. Heureusement, aujourd’hui, l’alliĂ© amĂ©ricain, l’administration amĂ©ricaine, le prĂ©sident amĂ©ricain, avec nous, avons choisi l’action et non l’attente ou l’apaisement face Ă  un rĂ©gime extrĂȘmement dangereux. Nous sommes un peu surpris de la non-action, voire de la passivitĂ© — mĂȘme si elle n’est pas totale — de la part de grands pays qui observent, comprennent, mais n’agissent pas. C’est pareil avec le Hezbollah au Liban. Depuis des annĂ©es, nous faisons face Ă  une menace rĂ©elle, le Liban Ă©tant vĂ©ritablement mĂ©tastasĂ© par l’Iran via le Hezbollah. On discute, on essaye de faire des commissions, des comitĂ©s, des rencontres
 mais ce n’est pas comme ça que l’on arrĂȘte des pays qui veulent vous dĂ©truire. Ni le Hezbollah, pour IsraĂ«l et pour l’État libanais, ni l’Iran des mollahs. D’ailleurs, aujourd’hui, vous voyez trĂšs bien qu’ils attaquent tout le Moyen-Orient, qu’ils veulent crĂ©er une vĂ©ritable crise internationale, et que ce n’est pas quelque chose qui est concentrĂ© sur IsraĂ«l. Et qu’est-ce qu’attend le monde, le monde libre, au-delĂ  d’IsraĂ«l et des AmĂ©ricains, pour comprendre que cette menace est existentielle et qu’elle pourrait devenir dangereuse demain pour d’autres pays qui pensent qu’ils sont aujourd’hui en dehors du scope d’action du rĂ©gime des mollahs ? Le Hezbollah, au Liban, c’est des dizaines de milliers d’hommes qui, depuis des annĂ©es, reçoivent des milliards de dollars par an des caisses des Gardiens de la rĂ©volution pour faire la guerre Ă  IsraĂ«l, sur le dos des Libanais et au dĂ©triment de l’État libanais. Trois jours aprĂšs la campagne amĂ©ricano-israĂ©lienne contre le rĂ©gime des mollahs, ils sont rentrĂ©s dans une campagne extrĂȘmement intense contre IsraĂ«l : drones et missiles tous les jours. Le nord est attaquĂ©. Nous rĂ©pondons trĂšs sĂ©rieusement. Mais la diffĂ©rence cette fois-ci, c’est que cette fois-ci — je pĂšse mes mots — c’est terminĂ©. Nous ne laisserons plus jamais le Hezbollah ĂȘtre une menace pour IsraĂ«l, ni sur le plan militaire ni sur le plan terroriste. Aujourd’hui, nous avons deux divisions en territoire libanais, dans des opĂ©rations encore limitĂ©es. Au sud du fleuve Litani, nous avons dĂ©truit de trĂšs nombreux ponts qui traversent le Litani pour empĂȘcher les forces du Hezbollah de traverser du sud au nord et du nord au sud. Nous essayons de prendre en Ă©tau les forces du Hezbollah qui se trouvent au sud du Liban. Nous avons demandĂ© aux populations d’évacuer pour leur sĂ©curitĂ©. Environ un million de Libanais, principalement chiites, ont dĂ» Ă©vacuer pour leur sĂ©curitĂ©. Ce n’est pas du tout l’objectif d’IsraĂ«l que le Liban ou les Libanais souffrent. Par contre, nous savons que les membres du Hezbollah empĂȘchent certains habitants de Beyrouth ou du sud de Beyrouth d’évacuer vers des zones sĂ©curisĂ©es, pour les utiliser comme boucliers humains. MalgrĂ© la propagande du Hezbollah et de ses alliĂ©s, je vois Ă©galement en France des gens qui ne comprennent pas pourquoi IsraĂ«l attaque le Hezbollah. Voudraient-ils que nous laissions le Hezbollah se dĂ©velopper tranquillement et devenir une “Iran des mollahs” Ă  l’intĂ©rieur du Liban, au dĂ©triment du peuple libanais ? Nous ne voulons pas et nous ne permettrons pas que le Hezbollah continue Ă  ĂȘtre une menace. D’ailleurs, le gouvernement libanais sait trĂšs bien pourquoi nous agissons. L’armĂ©e libanaise est trĂšs faible et elle n’a pas les moyens d’imposer sa volontĂ© face au Hezbollah. Les pays qui aident le Liban n’ont pas rĂ©ussi Ă  permettre Ă  l’armĂ©e libanaise de neutraliser cette organisation. Si aujourd’hui IsraĂ«l n’agit pas, le Hezbollah continuera Ă  ĂȘtre une menace, pour le Liban et pour IsraĂ«l. RĂ©cemment, l’armĂ©e de l’air israĂ©lienne a dĂ©truit des cibles de la marine iranienne dans la mer Caspienne. Une des raisons de ces attaques est le fait qu’il y a des transferts d’armes et d’autres moyens de la Russie vers l’Iran. Nous savons que la Russie a des relations avec l’Iran, ce que nous avons observĂ© avec la guerre en Ukraine, oĂč des drones Shahed iraniens ont touchĂ© des villes ukrainiennes par centaines et par milliers. Cette relation entre l’Iran et la Russie existe. La relation de la Russie avec IsraĂ«l n’est pas une relation de conflit, mais il est clair que l’Iran a des relations avec la Russie. Pourquoi l’Iran veut-il la bombe atomique ? Comme la CorĂ©e du Nord voulait la bombe atomique Ă  l’époque, sauf que la CorĂ©e du Nord a rĂ©ussi Ă  l’obtenir et a rĂ©ussi Ă  sanctuariser ad eternam un rĂ©gime de gangsters, de voyous et de mort. Si l’Iran aujourd’hui veut la bombe atomique, c’est le rĂ©gime des mollahs, c’est presque une petite poignĂ©e de ces chefs mafieux, gangsters, criminels qui veulent la bombe atomique comme un joujou personnel pour sanctuariser leur pouvoir. Et cela fait des annĂ©es que cette menace court et elle persiste. Nous ne pouvons pas laisser ce rĂ©gime se radicaliser davantage, ni tenter de nouveau d’obtenir la bombe atomique, mĂȘme s’il est aujourd’hui affaibli par l’action israĂ©lienne et amĂ©ricaine. Ce rĂ©gime n’a aucun scrupule Ă  adopter une politique de jusqu’au-boutisme, provoquant des milliers de morts en Iran, puisque nous avons vu entre le 8 et le 9 janvier 2026 qu’ils ont tuĂ© eux-mĂȘmes entre 50 et 60 000 Iraniens lors de manifestations anti-rĂ©gime. Ils n’ont aucun problĂšme Ă  ce qu’il y ait des morts en Iran ; le problĂšme, c’est qu’ils veulent rester au pouvoir Ă  tout prix ! Aucune nĂ©gociation, aucun compromis n’est acceptable aujourd’hui. Ce rĂ©gime doit ĂȘtre Ă©cartĂ© en dehors de l’Iran. Et nous espĂ©rons que le peuple iranien, les Iraniens et les Iraniennes, tout ce grand peuple, ait la capacitĂ© et la dĂ©termination — et tout ce qui s’ensuit — pour ĂȘtre capable de changer de rĂ©gime. Et nous, depuis le ciel, comme le dit notre Premier ministre, nous regardons et nous agissons. Mais l’action ne peut se faire que par le peuple iranien. ▶ CNEWS [21/03/2026]

Israël Info En Français

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Jean Moulin, tombĂ© entre les mains de Klaus Barbie Ă  l’étĂ© 1943, se sait dĂ©masquĂ©. Il regarde son bourreau dans les yeux et lui dit : « vous allez perdre ». Il lui dit « vous allez perdre » alors que lui-mĂȘme sait qu’il va ĂȘtre torturĂ© et mourir. Il regarde le boucher de Lyon dans les yeux et lui dit « vous allez perdre la guerre » parce que du trĂ©fonds de l’enfer auquel il se prĂ©pare, Moulin est portĂ© par la foi en la victoire, en la France et en la libertĂ©. Cette foi, on la retrouve dans le tĂ©moignage de nombreux rĂ©sistants. Dont un qui me tient Ă  cƓur : celui de mon grand-pĂšre, Henri Rosencher, dĂ©portĂ© comme prisonnier politique Ă  Dachau, en aoĂ»t 1944, sous le faux nom de Georges Breuillot. InterrogĂ© dans une Ă©mission prĂšs de 50 ans plus tard, en 1991, il confirmera que c’est bien la certitude de la victoire qui l’aura fait tenir dans le camp de concentration. « Ceux auxquels j'appartenais Ă©taient les dĂ©portĂ©s rĂ©sistants, dit-il : il y avait entre nous une fraternitĂ© venant de notre foi commune dans le relĂšvement de la France. C'est ce qui faisait qu'on Ă©tait confortĂ©s les uns par les autres, et que l’on tenait. MalgrĂ© les privations, les tortures, et le fait de se savoir abandonnĂ©s aux mains des SS. » Quatre-vingts ans aprĂšs la victoire existe-t-il un legs de la France libre ? A bien des Ă©gards, c’est un hĂ©ritage trop impressionnant, presqu’impossible, et il faut toujours faire attention Ă  ne pas superposer les Ă©poques. Les temps de paix ne nĂ©cessitent pas le courage de Jean Moulin ni de son terrible cortĂšge. Les temps de paix ne suscitent pas la mĂȘme ferveur patriote. C’est Ă©vident. Mais n’oublions pas, mĂȘme en temps de paix, que les principes de la France, que son projet, que son modĂšle doivent se dĂ©fendre sans honte. De notre pays, De Gaulle disait qu’il Ă©tait condamnĂ© Ă  « Viser haut et se tenir droit ». Cela me semble toujours une bonne feuille de route. Alors j’entends ceux qui, aujourd’hui, au nom de la capacitĂ© des dĂ©mocraties Ă  douter, au nom de l’aspiration des dĂ©mocraties Ă s’amĂ©liorer, voudraient tout dĂ©construire des principes, de l’histoire, de la culture dont nous hĂ©ritons. Je leur dis : prenez garde. Car dans cet Ă©difice-lĂ , celui qui vous paraĂźt si honteux, figurent aussi des remparts face aux menaces contre la libertĂ©, qu’elles viennent de l’intĂ©rieur ou de l’extĂ©rieur.

Anne Rosencher

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đŸ‡«đŸ‡· 24 mai 1968, en pleine crise de mai 1968, le GĂ©nĂ©ral de Gaulle s'adresse aux Français : « Tout le monde comprend, Ă©videmment, quelle est la portĂ©e des actuels Ă©vĂšnements, universitaires, puis sociaux. On y voit tous les signes qui dĂ©montrent la nĂ©cessitĂ© d'une mutation de notre sociĂ©tĂ©. Mutation qui doit comporter la participation plus effective de chacun Ă  la marche et au rĂ©sultat de l'activitĂ© qui le concerne directement. Certes, dans la situation bouleversĂ©e d'aujourd'hui, le premier devoir de l'Etat, c'est d'assurer en dĂ©pit de tout, la vie Ă©lĂ©mentaire du pays, ainsi que l'ordre public. Il le fait. C'est aussi d'aider Ă  la remise en marche, en prenant les contacts qui pourraient la faciliter. Il y est prĂȘt. VoilĂ  pour l'immĂ©diat. Mais ensuite, il y a sans nul doute des structures Ă  modifier. Autrement dit : il y a Ă  rĂ©former. Car dans l'immense transformation politique, Ă©conomique, sociale, que la France accomplit en notre temps, si beaucoup d'obstacles, intĂ©rieur et extĂ©rieur, ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© franchis, d'autres s'opposent encore au progrĂšs. De lĂ , les troubles profonds. Avant tout dans la jeunesse qui est soucieuse de son propre rĂŽle, et que l'avenir inquiĂšte trop souvent. C'est pourquoi, la crise de l'universitĂ©, crise provoquĂ©e par l'impuissance de ce grand corps, Ă  s'adapter aux nĂ©cessitĂ©s modernes de la Nation, ainsi qu'au rĂŽle et Ă  l'emploi des jeunes, a dĂ©clenchĂ© dans beaucoup d'autres milieux, une marĂ©e de dĂ©sordre, d'abandon ou d'arrĂȘt du travail. Il en rĂ©sulte que notre pays est au bord de la paralysie. Devant nous-mĂȘmes, et devant le monde, nous, Français, devons rĂ©gler un problĂšme essentiel que nous pose notre Ă©poque. A moins que nous nous roulions Ă  travers la guerre civile, aux aventures et aux usurpations les plus odieuses et les plus ruineuses. Depuis bientĂŽt 30 ans, les Ă©vĂšnements m'ont imposĂ© en plusieurs graves occasions, le devoir d'amener notre pays Ă  assumer son propre destin, afin d'empĂȘcher que certains ne s'en chargent malgrĂ© lui. J'y suis prĂȘt, cette fois encore. Mais cette fois encore, cette fois surtout, j'ai besoin. Oui, j'ai besoin que le peuple français dise qu'il le veut. Or, notre Constitution prĂ©voit justement par quelle voie il peut le faire. C'est la voie la plus directe et la plus dĂ©mocratique possible, celle du rĂ©fĂ©rendum. Compte tenue de la situation tout Ă  fait exceptionnelle oĂč nous sommes, et sur la proposition du gouvernement, j'ai dĂ©cidĂ© de soumettre au suffrage de la Nation, un projet de loi, par lequel je lui demande de donner Ă  l'Etat, et d'abord Ă  son chef, un mandat pour la rĂ©novation. Reconstruire l'universitĂ©, en fonction, non pas de ses habitudes sĂ©culaires, mais des besoins rĂ©els de l'Ă©volution du pays, et des dĂ©bouchĂ©s effectifs de la jeunesse Ă©tudiante dans la sociĂ©tĂ© moderne. Adapter notre Ă©conomie, non pas aux catĂ©gories diverses, des intĂ©rĂȘts, des intĂ©rĂȘts particuliers, mais aux nĂ©cessitĂ©s nationales et internationales, en amĂ©liorant les conditions de vie et de travail du personnel, des services publics et des entreprises, en organisant sa participation aux responsabilitĂ©s professionnelles, en Ă©tendant la formation des jeunes, en assurant leur emploi, en mettant en oeuvre les activitĂ©s industrielles et agricoles dans le cadre de nos rĂ©gions. Tel est le but que la Nation doit se fixer elle-mĂȘme. Françaises, Français, au mois de juin, vous vous prononcerez par un vote. Au cas oĂč votre rĂ©ponse serait non, il va de soi que je n'assumerai pas plus longtemps ma fonction. Si par un oui massif, vous m'exprimez votre confiance, j'entreprendrais avec les pouvoirs publics, et je l'espĂšre, le concours de tous ceux qui veulent servir l'intĂ©rĂȘt commun, de faire changer partout oĂč il le faut, les structures Ă©troites et pĂ©rimĂ©es, et ouvrir plus largement la route au sang nouveau de la France. Vive la RĂ©publique ! Vive la France ! »

đŸ‡«đŸ‡· Gaullisme ☚

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đŸ‡ș🇩đŸ‡ș🇾đŸ‡ȘđŸ‡ș Zelensky a prononcĂ© Ă  Davos un discours HISTORIQUE. Il dĂ©nonce la passivitĂ© europĂ©enne face Ă  la guerre russe et de manquer de volontĂ© politique pour dĂ©fendre l’Europe, laissant Washington dĂ©finir le cadre de la sĂ©curitĂ©. Voici ses thĂšses clĂ©s — Ă  lire impĂ©rativement. â–ȘSi des navires russes naviguent librement autour du Groenland, l’Ukraine peut aider. Ils peuvent couler prĂšs du Groenland comme ils ont coulĂ© prĂšs de la CrimĂ©e. â–Ș Tout le monde se souvient du film Un jour sans fin avec Bill Murray et Andie MacDowell. C’est exactement ainsi que nous vivons aujourd’hui. C’est notre vie. â–Ș Il y a un an, j’ai conclu mon discours Ă  Davos en disant : « L’Europe doit savoir comment se dĂ©fendre. » Un an a passĂ©. Rien n’a changĂ©. â–Ș Chaque annĂ©e apporte quelque chose de nouveau pour l’Europe et le monde. Toute l’attention est aujourd’hui tournĂ©e vers le Groenland. Et l’on voit bien que la plupart des dirigeants ne savent tout simplement pas quoi faire. â–Ș Beaucoup attendent que l’AmĂ©rique « se calme », en espĂ©rant que tout passera. Et si ce n’était pas le cas ? Que ferait-on alors ? â–Ș On a beaucoup parlĂ© des manifestations en Iran. Elles ont Ă©tĂ© noyĂ©es dans le sang. Le monde n’a pas assez aidĂ© le peuple iranien, il est restĂ© Ă  l’écart. En Europe, c’était NoĂ«l et le Nouvel An. â–Ș Quand les responsables politiques sont revenus au travail, l’ayatollah avait dĂ©jĂ  fait tuer des milliers de personnes. Si un rĂ©gime survit ainsi, quel signal cela envoie-t-il ? Tuez suffisamment de gens et vous resterez au pouvoir. â–Ș Au Venezuela, le prĂ©sident Trump a menĂ© une opĂ©ration et Maduro a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©. Les avis divergeaient, mais le fait demeure : Maduro est poursuivi Ă  New York. Poutine, lui, ne l’est pas. â–Ș Cet homme, Ă  la quatriĂšme annĂ©e de la guerre, non seulement n’est pas arrĂȘtĂ© : il se bat encore pour rĂ©cupĂ©rer son argent en Europe. Et il obtient mĂȘme certains succĂšs. â–Ș Aujourd’hui, c’est Poutine qui dĂ©cide de l’usage des avoirs gelĂ©s, et non ceux qui ont l’autoritĂ© de le punir pour cette guerre. â–Ș Heureusement, l’UE a dĂ©cidĂ© de geler les avoirs russes pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e, et j’en suis reconnaissant. Mais lorsqu’il a fallu les utiliser pour se dĂ©fendre contre l’agression russe, la dĂ©cision a Ă©tĂ© bloquĂ©e. â–Ș À cause de la position des États-Unis, des responsables Ă©vitent aujourd’hui le tribunal international. Pour l’AmĂ©rique, c’est une position historique. Mais il n’y a toujours aucun progrĂšs dans la crĂ©ation d’un tribunal pour l’agression russe. â–Ș Qu’est-ce qui manque : du temps ou de la volontĂ© politique ? Trop souvent en Europe, autre chose est jugĂ© plus urgent que la justice. â–Ș Je suis reconnaissant pour la « Coalition des volontaires ». Merci, Keir. Merci, Emmanuel. Merci Ă  tous les dirigeants de notre coalition. Nous devons tout faire pour que cette coalition devienne une « Coalition de l’action ». â–Ș L’état d’esprit est trĂšs positif. Mais — il y a toujours un « mais » — le soutien du prĂ©sident Trump est nĂ©cessaire, et sans les États-Unis, les garanties de sĂ©curitĂ© ne fonctionnent pas. â–Ș Mais qu’est-ce qu’un cessez-le-feu ? Qui aidera Ă  le rendre possible ? L’Europe aime discuter de l’avenir, mais Ă©vite d’agir dans le prĂ©sent. Or ce sont les actions prĂ©sentes qui dĂ©terminent l’avenir. â–Ș Pourquoi Trump peut-il saisir des pĂ©troliers de la flotte fantĂŽme, et pas l’Europe ? Le pĂ©trole russe est transportĂ© le long des cĂŽtes europĂ©ennes. Ce pĂ©trole finance la guerre russe. â–Ș Je le rĂ©pĂšte : l’Europe a besoin de forces armĂ©es unifiĂ©es capables de la dĂ©fendre rĂ©ellement. â–Ș Aujourd’hui, l’Europe se repose uniquement sur la croyance que, si le danger arrive, l’OTAN agira. Mais personne n’a jamais vu l’Alliance Ă  l’Ɠuvre. â–Ș Si Poutine dĂ©cide de s’en prendre Ă  la Lituanie ou de frapper la Pologne, qui rĂ©pondra ? Aujourd’hui, l’OTAN repose sur la croyance que les États-Unis ne resteront pas Ă  l’écart. Et si ce n’était pas le cas ? â–Ș Ces questions traversent l’esprit des dirigeants europĂ©ens. Certains cherchent Ă  se rapprocher du prĂ©sident Trump. D’autres espĂšrent que le problĂšme disparaĂźtra. D’autres encore ont commencĂ© Ă  investir dans la dĂ©fense. Mais tant que l’AmĂ©rique ne faisait pas pression, personne n’augmentait rĂ©ellement ses dĂ©penses. â–Ș Que feront 40 soldats europĂ©ens au Groenland ? Quel signal cela enverra-t-il Ă  Poutine et Ă  la Chine ? Et quel signal cela enverra-t-il au Danemark, votre proche alliĂ© ? â–Ș Si des navires russes naviguent librement autour du Groenland, l’Ukraine peut aider. Nous avons l’expertise et les armes pour garantir cela. Ils peuvent couler prĂšs du Groenland comme ils ont coulĂ© prĂšs de la CrimĂ©e. â–ȘTrump ne changera pas. Il s’aime tel qu’il est. Il dit qu’il aime l’Europe, mais il n’écoutera pas une Europe comme celle-ci. â–Ș Tout le monde attend de voir ce que l’AmĂ©rique fera en Iran. Mais le monde ne propose rien. L’Europe ne propose rien et ne veut pas s’engager pour soutenir ce peuple et la dĂ©mocratie dont il a besoin. â–Ș Quand on ne fait rien, les consĂ©quences finissent toujours par revenir. Et elles sont toujours nĂ©gatives. â–Ș En 2020, personne n’a aidĂ© le peuple bĂ©larusien. Aujourd’hui, des missiles russes « Oreshnik » y sont dĂ©ployĂ©s. La majoritĂ© des capitales europĂ©ennes est Ă  portĂ©e. â–Ș Nous avons dit aux partenaires europĂ©ens : agissez maintenant contre ces missiles au BĂ©larus. Les missiles ne sont jamais des dĂ©cors. Mais l’Europe reste encore en « mode Groenland ». â–Ș Il en va de mĂȘme pour le pĂ©trole russe. C’est bien qu’il ait baissĂ© de prix. Mais le flux ne s’est pas arrĂȘtĂ©. Et les entreprises russes continuent d’opĂ©rer. â–Ș Si l’Europe n’est pas perçue comme une puissance mondiale, si ses actions n’effraient pas les acteurs malveillants, elle sera toujours condamnĂ©e Ă  rĂ©agir. â–Ș Les forces qui cherchent Ă  dĂ©truire l’Europe opĂšrent aussi Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme de l’Europe. Chaque « Victor » qui vit de l’argent europĂ©en tout en vendant les intĂ©rĂȘts de l’Europe mĂ©rite une claque en pleine figure. â–Ș S’il se sent Ă  l’aise Ă  Moscou, cela ne signifie pas que les capitales europĂ©ennes doivent devenir des « petites Moscou ». â–Ș Pour quoi la Russie fait-elle la guerre ? Pour dĂ©valoriser les ĂȘtres humains. Pour permettre aux dictateurs, lorsqu’ils veulent dĂ©truire quelqu’un, de pouvoir le faire. â–Ș Tout le monde voit comment la Russie tente aujourd’hui de geler les Ukrainiens jusqu’à la mort. −20 °C. La Russie n’aurait pas pu produire une seule de ses missiles sans des composants critiques venant d’autres pays. â–Ș On se cache souvent derriĂšre l’excuse que la Chine aide la Russie. Oui, elle aide. Mais pas seulement la Chine. La Russie reçoit des composants d’Europe, des États-Unis, de TaĂŻwan. â–Ș Tout le monde construit un systĂšme de sĂ©curitĂ© autour de TaĂŻwan. Mais TaĂŻwan peut-il arrĂȘter les livraisons d’électronique Ă  la Russie ? L’Europe ne dit rien. L’AmĂ©rique ne dit rien. Poutine continue de produire des missiles. â–Ș Je remercie tous ceux qui soutiennent l’énergie ukrainienne. Je remercie pour le PURL. Mais n’est-il pas moins cher et plus simple de couper la Russie de ces composants ? Ou de dĂ©truire les usines qui les produisent ? â–Ș Aujourd’hui, plus personne ne parle de missiles Ă  longue portĂ©e pour l’Ukraine. Et ici, en Europe, on nous conseille de ne pas mentionner les « Tomahawk » pour ne pas gĂącher l’ambiance. De ne pas Ă©voquer les « Taurus ». â–Ș Au lieu de devenir une puissance mondiale, l’Europe reste un kalĂ©idoscope fragmentĂ© de petites et moyennes puissances, au lieu de prendre le leadership dans la dĂ©fense de la libertĂ©. â–Ș Lorsque les États-Unis changent de prioritĂ©, l’Europe paraĂźt perdue, tentant de convaincre le prĂ©sident amĂ©ricain de changer. Il ne changera pas. Il s’aime tel qu’il est. Il dit qu’il aime l’Europe, mais il n’écoutera pas une Europe comme celle-ci. â–Ș Certains dirigeants europĂ©ens sont en Europe, mais pas pour l’Europe. Et l’Europe reste encore trop souvent une notion de gĂ©ographie, d’histoire et de traditions, plutĂŽt qu’une vĂ©ritable force politique, une grande puissance. â–Ș Ils disent souvent : « Il faut remplacer l’ancien ordre mondial ». Mais oĂč sont les dirigeants prĂȘts Ă  agir ? Agir maintenant — sur terre, dans les airs, en mer. On ne construit pas un nouvel ordre mondial avec des mots. â–Ș L’Ukraine a Ă©tĂ© invitĂ©e au « Conseil de la paix » amĂ©ricain. La Russie et le BĂ©larus aussi. Et la guerre ne s’est pas arrĂȘtĂ©e. Il n’y a mĂȘme pas de cessez-le-feu. â–Ș Les Ă©vĂ©nements vont plus vite que nous. Ils vont plus vite que l’Europe. Comment l’Europe peut-elle rattraper ce retard ? â–Ș Chers amis, nous ne devons pas nous assigner des rĂŽles secondaires — pas quand nous avons la chance d’ĂȘtre ensemble une grande puissance. â–Ș Nous ne devons pas accepter que l’Europe ne soit qu’une salade de petites et moyennes puissances, assaisonnĂ©e par les ennemis de l’Europe. â–Ș L’Europe peut et doit ĂȘtre une puissance mondiale. Pas une puissance en retard. Une puissance qui façonne l’avenir. â–Ș Nous sommes prĂȘts Ă  aider les autres Ă  devenir plus forts qu’ils ne le sont aujourd’hui. Nous sommes prĂȘts Ă  faire partie d’une Europe qui compte rĂ©ellement — une Europe de la force rĂ©elle, une grande puissance. â–Ș Aujourd’hui, cette force est nĂ©cessaire pour dĂ©fendre l’indĂ©pendance. Mais l’indĂ©pendance de l’Ukraine vous est aussi nĂ©cessaire, car demain, c’est peut-ĂȘtre la vĂŽtre que vous devrez dĂ©fendre. â–Ș Tant que l’Ukraine est avec vous, personne ne pourra s’essuyer les pieds sur vous. Et vous aurez toujours un moyen d’agir — et d’agir Ă  temps. â–Ș Certains pensent que tout finira par s’arranger tout seul. Mais on ne peut pas compter sur le « peut-ĂȘtre ». Pour une vraie sĂ©curitĂ©, la foi ne suffit pas. â–Ș Les dĂ©bats intellectuels n’arrĂȘtent pas les guerres. Il faut des actes. L’ordre mondial est façonnĂ© par les actes. Il ne nous manque qu’une chose : le courage d’agir. Sans courage, il n’y a pas de lendemain. Mettons fin Ă  ce jour sans fin. Zelensky a raison de hausser du ton. Il pointe du doigt une rĂ©alitĂ© dont nous sommes nombreux Ă  parler depuis des annĂ©es. Oui, il exagĂšre sur certains points, notamment avec les 40 soldats au Groenland, mais le message gĂ©nĂ©ral est juste : sommes-nous capables, en Europe, de montrer les muscles, d'agir sans leadership amĂ©ricain ? Bien des choses ont changĂ© au niveau des mentalitĂ©s de nos chancelleries, mais c'est encore trop peu, trop lent, et surtout - comme le dit Zelensky - ça se passe sous l'impulsion de Trump. DĂ©jouons enfin ces pronostics dĂ©faitistes. Nous pouvons faire mieux. ArrĂȘtons de parler de l'aprĂšs-guerre, concentrons-nous sur ce qu'il y a Ă  faire MAINTENANT et AUJOURD'HUI. Puisse ce discours ĂȘtre le rĂ©veil tant attendu pour nos pays. Gloire Ă  l'Ukraine, gloire aux nations europĂ©ennes. đŸ‡ș🇩đŸ‡ȘđŸ‡șđŸ‡«đŸ‡·

Cyrille Amoursky

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Merci Ă  Ludovic d’avoir enfin poussĂ© le ministre des transports Philippe Tabarot Ă  arrĂȘter sa sieste et Ă  nous rĂ©pondre sur l’homologation du FSD SupervisĂ© de Tesla Comme on pouvait s’y attendre on a droit Ă  une belle dĂ©monstration de langue de bois avec deux « arguments » contre l’introduction du FSD SupervisĂ© en France đŸ‡«đŸ‡· : ‱ le systĂšme pourrait parfois de ne pas respecter le code de la route, avec des excĂšs de vitesse jusqu’à 50 % de la vitesse autorisĂ©e ‱ le systĂšme ne forcerait pas suffisamment le conducteur Ă  ĂȘtre vigilant en particulier lors de situations complexes en ville On a donc une dĂ©monstration de l’incompĂ©tence de ce monsieur car quiconque qui comme moi a effectuĂ© un essai en tant que passager en France đŸ‡«đŸ‡· et a vu des dizaines d’heures de vidĂ©os de FSD SupervisĂ© tournĂ©es dans les 5 pays europĂ©ens qui l’autorisent sait que ce n’est pas vrai 😒 À se demander s’il a mĂȘme effectuĂ© un essai lui-mĂȘme avant de prendre la peine de consacrer 5 minutes de son prĂ©cieux temps Ă  lire un texte au prompteur rĂ©digĂ© par un sous-fifre đŸ˜€ Ce monsieur insiste sur l’importance de la sĂ©curitĂ© sur les routes et au moment oĂč il aurait le pouvoir d’approuver une technologie qui a prouvĂ© que dĂ©jĂ  plus de 50 millions de km parcourus en Europe đŸ‡ȘđŸ‡ș qu’elle Ă©tait 3,5 fois plus sĂ»re qu’un conducteur humain, il faut tout ce qui est possible pour retarder encore son approbation en France đŸ‡«đŸ‡· En plus de ça, on a des milliers de conducteurs qui rĂ©clament ce systĂšme qui respecte scrupuleusement le code de la route (si on met l’offset Ă  0 %). Il devrait se prĂ©cipiter pour l’approuver ! đŸ€ŠđŸ»â€â™‚ïž Dans d’autres pays comme la Belgique 🇧đŸ‡Ș, des ministres qui connaissent leurs dossiers comme Annick De Ridder ont bien compris l’intĂ©rĂȘt de FSD SupervisĂ©, sous la responsabilitĂ© du conducteur comme Philippe Tabarot le souligne lui-mĂȘme. C’est tout l’intĂ©rĂȘt de la supervision : chaque intervention du conducteur sert Ă  entraĂźner le systĂšme afin que l’ensemble de la flotte apprenne des cas complexes impossibles Ă  simuler Ă  l’avance 😌 Le RDW est l’autoritĂ© de certification pour les vĂ©hicules Tesla en Europe đŸ‡ȘđŸ‡ș, il est donc normal que la premiĂšre approbation ait Ă©tĂ© Ă©mise par les Pays-Bas đŸ‡łđŸ‡± et nul autre pays. Ensuite l’Article 39 permet Ă  tout pays de s’appuyer sur les 18 mois et 1,6 million de km effectuĂ©s avant cette approbation, ce que 4 autres pays ont fait đŸ‘ŒđŸ» Et les rĂ©sultats sont lĂ . FSD SupervisĂ© est largement plus sĂ»r que les conducteurs humains seuls, tout dĂ©lai avant son approbation va mĂ©caniquement provoquer des accidents qui auraient pu ĂȘtre Ă©vitĂ©s 😭 Philippe Tabarot aura du sang sur les mains mais on connaĂźt bien la dĂ©fense des ministres de ce pays : « Responsable mais non coupable » đŸ€Ź Qu’ils ne viennent pas s’étonner que les citoyens ne fassent plus aucune confiance aux hommes politiques đŸ„ž

TeslaStars✹

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Il y a 35 ans, le 25 mars 1991, Mgr Lefebvre rendait son Ăąme Ă  Dieu. en pleine nuit Ă  l’hĂŽtel, vers 4 heures du matin, il rĂ©veille son chauffeur, RĂ©my Borgeat : « Ça ne va pas, dit-il, rentrons en Suisse. » Et, Ă  sa demande, il est hospitalisĂ© d’urgence le 9 mars au matin Ă  l’hĂŽpital de Martigny dont le directeur, M. Jo Grenon, est un ami d’ÉcĂŽne. On le confie au service de chirurgie et Ă  la chambre 213. DerriĂšre les montagnes : la Forclaz et la France et, non loin, le Grand Saint-Bernard, l’Italie et Rome. Le prĂ©lat est confiant, mais il souffre : « C’est comme un feu qui me brĂ»le le ventre et monte vers la poitrine. » L’abbĂ© Simoulin lui apporte la sainte communion — qu’il recevra jusqu’à son opĂ©ration. Il remercie : « Je vous ai fait manquer vĂȘpres
 mais vous avez fait une Ɠuvre de charitĂ©. Vous m’apportez le meilleur MĂ©decin. Aucun d’entre eux ne peut me donner plus que ce que vous me donnez. » Il admire le crucifix qu’on a apportĂ© pour le petit autel montĂ© dans sa chambre : « Cela aide Ă  porter ses souffrances. » Les mĂ©dicaments attĂ©nuent ses douleurs ; on le nourrit par perfusion. Il plaisante et dit aux infirmiĂšres : « Vous faites une bonne affaire avec moi : je paie plein tarif et vous ne me nourrissez pas ! » Il est par ailleurs trĂšs patient : les mĂ©decins sont obligĂ©s de le gronder pour qu’il parle de ses souffrances. Les infirmiĂšres le trouvent trĂšs doux, exceptionnellement discret : il n’utilise jamais la sonnette de service. Il ne veut pas dĂ©ranger. Il est un peu inquiet des suites d’une opĂ©ration, mais en mĂȘme temps rĂ©signĂ© et confiant. À plusieurs reprises, il dit : « J’ai terminĂ© mon travail, je n’en peux plus, il ne me reste qu’à prier et souffrir. » Le lundi 11, sentant un froid qui lui monte dans les jambes, le prĂ©lat demande l’extrĂȘme-onction, qu’il reçoit avec beaucoup de recueillement et de simplicitĂ©, les yeux fermĂ©s et rĂ©pondant au ministre trĂšs clairement. Il demande ensuite la bĂ©nĂ©diction apostolique in articulo mortis (« Ă  l’article de la mort »), puis rouvre des yeux paisibles, sourit et remercie. Il ajoute : « Pour les priĂšres des agonisants, on attendra encore un peu. » Il est apaisĂ©, mais il n’est pas encore arrivĂ© Ă  reprendre son brĂ©viaire. « Alors, dit-il, je fais oraison. Je ne suis bon Ă  rien d’autre. Mais c’est une bonne chose. » Le jeudi 14 mars, alors qu’il a dĂ©jĂ  subi de nombreux examens, les mĂ©decins dĂ©cident de lui donner enfin un vrai repas qui lui fera plaisir et le fortifiera. Mais il n’y touchera pas, afin de pouvoir recevoir la sainte communion
 qui se fait attendre. Le mĂȘme jour, un des mĂ©decins confie Ă  l’abbĂ© Denis Puga : « Monsieur l’abbĂ©, je dois vous avouer quelque chose : j’ai passĂ© la journĂ©e en compagnie de Monseigneur, pour les examens. C’est un homme extraordinaire, c’est vraiment un bonheur d’ĂȘtre Ă  ses cĂŽtĂ©s. Quelle bontĂ© ! On dĂ©couvre la bontĂ© divine sur son visage. Vous avez vraiment un privilĂšge d’ĂȘtre un de ses proches. On ne s’en rend pas compte Ă  travers l’image qu’en donnent les journaux. J’ai demandĂ© Ă  Monseigneur de prier pour moi. » Or ce docteur n’est pas catholique. Le vendredi 15 mars, Mgr Lefebvre est emmenĂ© Ă  Monthey pour examen au scanner. Au retour Ă  l’hĂŽpital, ses abbĂ©s le trouvent aux prises avec ses perfusions qui provoquent des ƓdĂšmes. — Vous avez les veines trop dures, lui dit l’abbĂ© Simoulin. — Non, c’est le contraire, il paraĂźt qu’elles sont trop fines et dĂ©licates. Vous vous rendez compte
 pour un Ă©vĂȘque de fer ! Le samedi 16, Sitientes, ont lieu Ă  ÉcĂŽne les ordinations au sous-diaconat. — Je me suis bien uni par la priĂšre Ă  l’ordination, dit l’archevĂȘque Ă  l’abbĂ© Puga. — C’est la premiĂšre ordination qui n’aurait pu avoir lieu, si vous ne nous aviez pas donnĂ© des Ă©vĂȘques. — Oui, rĂ©pond-il, vraiment, cette annĂ©e 1988 a Ă©tĂ© une grande grĂące, une bĂ©nĂ©diction du bon Dieu, un vĂ©ritable miracle. C’est la premiĂšre fois qu’étant gravement malade, je suis parfaitement tranquille. Je dois avouer
 je m’excuse
 mais auparavant, lorsque j’étais malade, j’avais ce souci que la FraternitĂ© avait encore besoin de moi, que personne ne pouvait faire mon travail Ă  ma place. Maintenant je suis en paix, tout est en place et tout fonctionne. Le dimanche 17, dimanche de la Passion, aprĂšs avoir reçu la communion, il explique qu’il sera opĂ©rĂ© le lendemain et commente : « Que le bon Dieu me prenne, s’il le veut. » C’est donc le lundi de la Passion qu’a lieu l’opĂ©ration : « Quand le mĂ©decin m’a dit de compter jusqu’à dix au moment de m’endormir, j’ai fait un grand signe de croix
 et puis
 plus rien. Puis je me suis rĂ©veillĂ© et j’ai demandĂ© : — Alors, on n’opĂšre plus ? — Mais si, M. Lefebvre, c’est fait, m’a-t-on rĂ©pondu. » Tel est le rĂ©cit que Monseigneur fait de son opĂ©ration. Le chirurgien a retirĂ© une grosse tumeur de la taille de trois pamplemousses. Elle s’avĂ©rera cancĂ©reuse, mais on n’en dira rien au patient. Il est Ă©puisĂ© par l’opĂ©ration mais sourit derriĂšre son masque Ă  oxygĂšne et sa sonde gastrique. Le mercredi soir, il devient angoissĂ© : de forts ƓdĂšmes se manifestent aux membres, il souffre du dos et de la tĂȘte. « C’est la fin, dit-il, je souffre terriblement de la tĂȘte, il faut que le bon Dieu vienne me chercher. Je dĂ©sire ardemment mourir avec, Ă  mes cĂŽtĂ©s, quelques-uns de mes prĂȘtres pour rĂ©citer les priĂšres des agonisants. On ne peut me refuser cela. » Il croit qu’on empĂȘche ses prĂȘtres de venir le voir, l’arrivĂ©e de l’abbĂ© Puga le jeudi matin l’apaise ; il retrouve tout son optimisme et sa vigueur morale. Le samedi de la Passion arrive, Mgr Lefebvre parle des soins humiliants et pĂ©nibles qui lui sont imposĂ©s, il dit l’épuisement oĂč le laisse le moindre effort. Ses mains sont gonflĂ©es par les ƓdĂšmes. « Nous sommes dans le temps de la Passion », fait l’abbĂ© Simoulin. Monseigneur ferme les yeux et rĂ©pĂšte : « Oui, c’est la Passion ! » Il ne peut encore communier : « Cela me manque
 j’en ai besoin
 cela me donnerait des forces », regrette-t-il. Le soir du mĂȘme jour, l’abbĂ© Puga lui parle de dĂ©clarations faites par le cardinal Gagnon Ă  30 Giorni, selon lesquelles il n’a pas trouvĂ© d’erreur doctrinale Ă  ÉcĂŽne. Monseigneur hausse les Ă©paules : « Un jour, la vĂ©ritĂ© se fera. Je ne sais pas quand, le bon Dieu le sait, mais elle se fera. » C’est le dimanche des Rameaux, 24 mars, premier jour de la Semaine sainte, de la grande Semaine, que l’état du malade empire soudain. Pourtant, le vendredi, il a rĂ©clamĂ© sa montre et son appareil auditif, preuve du mieux-ĂȘtre du patient, et le samedi on a songĂ© Ă  lui faire rĂ©intĂ©grer sa chambre le lendemain. Mais dimanche, l’espoir fait place Ă  l’inquiĂ©tude : Monseigneur subit une grave poussĂ©e de fiĂšvre, le cardiologue dĂ©cide de le garder aux soins intensifs. Le malade, douloureux et agitĂ©, se met Ă  parler sans cesse, mais Ă  travers le masque Ă  oxygĂšne il est difficile de le comprendre. Jo Grenon perçoit cependant : « Nous sommes tous ses petits enfants » et, au moment oĂč il quitte le prĂ©lat, celui-ci lui sourit et lui tend la main en signe d’adieu. À l’abbĂ© Simoulin qui lui annonce la venue de son frĂšre, Michel Lefebvre, il sourit tant qu’il peut et la joie brille dans son regard. Mais vers 19 heures, lorsque le directeur d’ÉcĂŽne retourne Ă  l’hĂŽpital, dĂšs l’entrĂ©e de la salle des soins intensifs, il est saisi par un son terrifiant : un rĂąle sonore et prĂ©cipitĂ© couvre tous les bruits venant des autres boxes, amplifiĂ© encore par le masque Ă  oxygĂšne. Le prĂ©lat est comme anĂ©anti, il ne peut rien articuler mais il comprend tout ce que lui dit l’abbĂ© : « La retraite, Monseigneur, que vous deviez nous prĂȘcher, vous la prĂȘchez d’une façon que nous n’avions pas prĂ©vue ! » et Monseigneur sourit. « Un certain nombre de Valaisans, dont les chauffeurs, font retraite avec nous. » Et le prĂ©lat sourit encore. Lorsque l’abbĂ© aperçoit le crucifix du box et fait une remarque Ă©logieuse sur cet hĂŽpital et son bon directeur qui place chaque malade sous la garde du RĂ©dempteur, Monseigneur, trĂšs lentement, tourne la tĂȘte et les yeux pour apercevoir le point que l’abbĂ© lui dĂ©signe vers sa gauche, puis ferme doucement les yeux. Un sourire
 un regard vers le Crucifié  telles sont les derniĂšres « paroles » de Monseigneur Lefebvre. Un sourire
 pour remercier, pour rassurer, pour inviter Ă  la mĂȘme sĂ©rĂ©nitĂ©, un sourire de charitĂ© et d’attention aux autres dans l’oubli de soi-mĂȘme. Un regard vers le crucifix, ultime geste conscient que ses fils aient observĂ© chez lui, le regard de l’adorateur et du prĂȘtre. Vers 23 h 30, l’hĂŽpital appelle ÉcĂŽne : Mgr Lefebvre vient d’avoir une alerte et est en rĂ©animation. Les abbĂ©s Simoulin et Laroche trouvent le prĂ©lat respirant Ă  grand-peine, les yeux fixes et vitreux, on lui fait un massage cardiaque, il doit avoir fait une embolie pulmonaire. Tandis que l’abbĂ© Laroche part rĂ©veiller le sĂ©minaire et inviter la communautĂ© Ă  prier Ă  la chapelle, l’abbĂ© Simoulin reste aux cĂŽtĂ©s du malade qui cherche douloureusement sa respiration : c’est un peu l’agonie du CrucifiĂ©. Le front, au fil du temps, est de plus en plus traversĂ© par des crispations de souffrance, tandis que les indications des appareils de contrĂŽle diminuent peu Ă  peu. À partir de 2 h 30, la chute s’accĂ©lĂšre, la respiration se ralentit tandis que le front reste marquĂ© par un pli de douleur. Tout s’apaise peu Ă  peu. Vers 3 h 15, l’abbĂ© dit Ă  l’infirmiĂšre : — Son Ăąme n’attend qu’une chose, quitter ce corps qui souffre pour rejoindre Dieu. — Je crois qu’elle est en train de partir, dit l’infirmiĂšre qui se retire alors. L’abbĂ© Simoulin commence les priĂšres des agonisants. « Au moment prĂ©cis, dit-il, oĂč j’achĂšve, il est prĂšs de 3 h 20 et notre SupĂ©rieur gĂ©nĂ©ral, l’abbĂ© Schmidberger, pĂ©nĂštre aux soins intensifs. Le cadran annonce “00” pour les pulsations. Un souffle se fait encore entendre, mais est-ce Monseigneur ou l’appareil ? Je tends le rituel Ă  l’abbĂ© Schmidberger, qui refait les priĂšres in expiratione. » Quelques ultimes sursauts crispent le visage de Monseigneur Lefebvre et, vers 3 h 25, la souffrance quitte Ă  jamais son corps, tandis que le visage retrouve sa sĂ©rĂ©nitĂ©. Le SupĂ©rieur gĂ©nĂ©ral ferme alors les yeux du pĂšre bien-aimĂ©. On est le Lundi saint, 25 mars, fĂȘte de l’Annonciation de la trĂšs sainte Vierge Marie, le jour du sourire du Ciel Ă  la terre et oĂč l’espĂ©rance renaĂźt dans les Ăąmes, jour de l’Incarnation du Fils de Dieu et de l’ordination sacerdotale de JĂ©sus-Christ souverain PrĂȘtre. En ce jour, l’ñme de Marcel Lefebvre a Ă©tĂ© jugĂ©e
 « Quand je serai devant mon Juge, avait-il dit Ă  Lille quinze ans auparavant, je ne veux pas qu’il puisse me dire : “Toi aussi, tu as laissĂ© dĂ©truire l’Église.” » Alors, en ce 25 mars 1991, lorsque Dieu lui a demandĂ© : « Qu’as-tu fait de ta grĂące sacerdotale, de ta grĂące Ă©piscopale ? », que voulez-vous qu’ait rĂ©pondu le vieux combattant de la foi, l’évĂȘque restaurateur du sacerdoce catholique ? « Seigneur, a-t-il dit, voyez, j’ai transmis tout ce que je pouvais transmettre : la foi catholique, le sacerdoce catholique et aussi l’épiscopat catholique ; tout cela, vous me l’aviez donnĂ©, tout cela mĂȘme, je l’ai communiquĂ©, pour que l’Église continue. » « Tradidi quod et accepi, a dit votre grand ApĂŽtre, et Ă  sa suite, j’ai voulu dire moi aussi : Tradidi quod et accepi, j’ai transmis ce que j’ai reçu. Tout ce que j’ai reçu, je l’ai transmis. »

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đŸ‡«đŸ‡· Aujourd'hui, nous cĂ©lĂ©brons la fĂȘte nationale de Jeanne d'Arc et du patriotisme, créée en 1920 sur proposition de Maurice BarrĂšs. En mai 1961, Ă  OrlĂ©ans, AndrĂ© Malraux prononçait un grand discours en hommage Ă  Jeanne d'Arc : « Le Gouvernement a souhaitĂ© qu’aujourd’hui son reprĂ©sentant ne prenne la parole que pour un hommage Ă  la seule figure de notre histoire sur laquelle se soit faite l’unanimitĂ© du respect. La fidĂ©litĂ© qu’OrlĂ©ans, OrlĂ©ans seule, lui a tĂ©moignĂ©e Ă  travers les siĂšcles, a fait oublier que Jeanne d’Arc est l’objet d’une aventure unique : la tardive dĂ©couverte de sa personne n’affaiblit pas sa lĂ©gende, elle lui donne son suprĂȘme Ă©clat. Pour la France et pour le monde, la petite sƓur de saint Georges devint Jeanne vivante par les textes du procĂšs de rĂ©habilitation : par ses rĂ©ponses de Rouen, par le rougeoiement sanglant du bĂ»cher. Nous savons aujourd’hui qu’à Chinon, ici-mĂȘme, Ă  Reims, Ă  la guerre, et mĂȘme Ă  Rouen, sauf pendant une seule et atroce journĂ©e, elle est une Ăąme invulnĂ©rable. Ce qui vient d’abord de ce qu’elle ne se tient que pour la mandataire de ses voix : «Sans la grĂące de Dieu, je ne saurais rien faire». On connaĂźt la sublime cantilĂšne de ses tĂ©moignages de Rouen : «La premiĂšre fois, j’eu grand peur. La voix vint Ă  midi ; c’était l’étĂ©, au fond du jardin de mon pĂšre... aprĂšs l’avoir entendue trois fois, je compris que c’était la voix d’un ange... Elle Ă©tait belle, douce et humble ; et elle me racontait la grande pitiĂ© qui Ă©tait au royaume de France... Je dis que j’étais une pauvre fille qui ne savais ni aller Ă  cheval ni faire la guerre... Mais la voix disait : “Va, fille de Dieu”...» Certes, Jeanne est fĂ©mininement humaine. Elle n’en montre pas moins, quand il le faut, une incomparable autoritĂ©. Les capitaines sont exaspĂ©rĂ©s par «cette pĂ©ronnelle qui veut leur enseigner la guerre». La guerre ? Les batailles qu’ils perdaient et qu’elle gagne... Qu’ils l’aiment ou la haĂŻssent, ils retrouvent dans son langage le «Dieu le veut» des Croisades. Cette fille de dix-sept ans, comment la comprendrions-nous si nous n’entendions pas, sous sa merveilleuse simplicitĂ©, l’accent incorruptible avec lequel les ProphĂštes tendaient vers les rois d’Orient leurs mains menaçantes, et leurs mains consolantes, vers la grande pitiĂ© du royaume d’IsraĂ«l ? Avant le temps des combats, on lui demande : « Si Dieu veut le dĂ©part des Anglais, qu’a-t-il besoin de vos soldats ?» – «Les gens de guerre combattront, et Dieu donnera la victoire.» Ni saint Bernard ni Saint Louis n’eussent mieux rĂ©pondu. Mais ils portaient en eux la chrĂ©tientĂ©, non la France. Et Ă  Rouen, seule devant les deux questions meurtriĂšres : «Jeanne, ĂȘtes-vous en Ă©tat de grĂące ?» – «Si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre ; si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir !» Et surtout la rĂ©ponse illustre : «Jeanne, lorsque saint Michel vous apparĂ»t, Ă©tait-il nu ?» – «Croyez-vous Dieu si pauvre qu’il ne puisse vĂȘtir ses anges ?» Lorsqu’on l’interroge sur sa soumission Ă  l’Eglise militante, elle rĂ©pond, troublĂ©e, mais non hĂ©sitante : «Oui, mais Dieu premier servi !» Nulle phrase ne la peint davantage. En face du dauphin, des prĂ©lats ou des hommes d’armes, elle Ă©carte le secondaire, combat pour l’essentiel. Depuis que le monde est monde, c’est le gĂ©nie mĂȘme de l’action. Et sans doute lui doit-elle ses succĂšs militaires. Dunois dit qu’elle disposait Ă  merveille des troupes et surtout l’artillerie, ce qui Ă©tait peut-ĂȘtre plus surprenant que difficile. Car les Anglais devaient moins leurs victoires Ă  l’intelligence trĂšs rĂ©elle, mais Ă©lĂ©mentaire de leur tactique, qu’à l’absence de toute tactique française, Ă  la folle comĂ©die Ă  laquelle Jeanne semble avoir mis fin. Les batailles de ce temps Ă©taient trĂšs lourdes pour les vaincus ; nous oublions trop que l’écrasement de l’armĂ©e anglaise Ă  Patay fut de mĂȘme nature que celui de l’armĂ©e française Ă  Azincourt. Et le tĂ©moignage du duc d’Alençon interdit que l’on retire Ă  Jeanne d’art la victoire de Patay, puisque sans elle, l’armĂ©e française se fĂ»t divisĂ©e avant le combat, et puisqu’elle seule la rassembla... C’était en 1429 – le 18 juin. «Avant tout, dit le GĂ©nĂ©ral de Gaulle, elle rĂ©tablit la confiance.» Dans ce monde oĂč Ysabeau de BaviĂšre avait signĂ© Ă  Troyes la mort de la France en notant seulement sur son journal l’achat d’une nouvelle voliĂšre, dans ce monde oĂč le dauphin doutait d’ĂȘtre dauphin, la France d’ĂȘtre la France, l’armĂ©e d’ĂȘtre une armĂ©e, elle refit l’armĂ©e, le roi, la France. Il n’y avait plus rien : soudain, il y eut l’espoir – et, ici-mĂȘme, par elle, les premiĂšres victoires, qui rĂ©tablirent l’armĂ©e. Puis – par elle, contre presque tous les chefs militaires –, le sacre, qui rĂ©tablit le roi. Parce que le sacre Ă©tait pour elle la rĂ©surrection de la France, et qu’elle portait la France en elle de la mĂȘme façon qu’elle portait sa foi. AprĂšs le sacre, elle est Ă©cartĂ©e, et commence la sĂ©rie de vains combats qui la mĂšneraient Ă  CompiĂšgne pour rien, si ce n’était pour devenir la premiĂšre martyre de la France. Nous connaissons tous son supplice. Mais les mĂȘmes textes qui peu Ă  peu dĂ©gagent d’une nuit Ă©toilĂ©e de fleurs de lys son image vĂ©ritable, son rĂȘve, ses pleurs, l’efficace et fraternelle autoritĂ© qu’elle partage avec les fondatrices d’ordres religieux, ces mĂȘmes textes dĂ©gagent aussi, de son supplice, deux des moments les plus pathĂ©tiques de l’histoire de la douleur. Le premier est la signature de l’acte d’adjuration – qui reste d’ailleurs mystĂ©rieux. La comparaison du court texte français avec le trĂšs long texte latin qu’on lui faisait signer proclamait l’imposture. Elle signe d’une sorte de rond bien qu’elle ait appris Ă  signer Jeanne. «Signez d’une croix.» Or, il avait Ă©tĂ© convenu entre elle et les chefs de guerre du dauphin que touts les textes de mensonge, tout les textes imposĂ©s, auxquels leurs destinataires ne devaient pas ajouter foi, seraient marquĂ©s d’une croix. Alors, devant cet ordre qui semblait dictĂ© par Dieu mĂȘme pour dĂ©livrer sa mĂ©moire de ceux qui tenaient son corps en leur pouvoir, elle traça la croix de jadis, en Ă©clatant d’un rire insensĂ©... Le second moment est sans doute celui de sa plus affreuse Ă©preuve. Si, tout au long du procĂšs, elle s’en remit Ă  Dieu, elle semble avoir eu, Ă  maintes reprises, la certitude qu’elle serait dĂ©livrĂ©e. Et peut-ĂȘtre, Ă  la derniĂšre minute, espĂ©ra-t-elle qu’elle le serait sur le bĂ»cher. Car la victoire du feu pouvait ĂȘtre la preuve qu’elle avait Ă©tĂ© trompĂ©e. Elle attendait, un crucifix fait de deux bouts de bois par un soldat anglais, posĂ© sur sa poitrine, le crucifix de l’église voisine Ă©levĂ© en face de son visage au-dessus des premiĂšres fumĂ©es. (Car nul n’avait osĂ© refuser la croix Ă  cette hĂ©rĂ©tique et Ă  cette relapse...) Et la premiĂšre flamme vint, et avec elle le cri atroce qui allait faire Ă©cho, dans tous les cƓurs chrĂ©tiens, a cri de la Vierge lorsqu’elle vit monter la croix du Christ sur le ciel livide. AprĂšs quoi, Jeanne ne prononça plus qu’un mot : JĂ©sus. Alors, depuis ce qui avait Ă©tĂ© la forĂȘt de BrocĂ©liande jusqu’au cimetiĂšres de Terre- Sainte, la vielle chevalerie morte se leva dans ses tombes. Dans le silence de la nuit funĂšbre, Ă©cartant les mains jointes de leurs gisants de pierre, les preux de la Table Ronde et les compagnons de Saint Louis, les premiers combattants tombĂ©s Ă  la prise de JĂ©rusalem et les derniers fidĂšles du petit Roi LĂ©preux, toute l’assemblĂ©e des rĂȘves de la chrĂ©tientĂ© regardait, de ses yeux d’ombre, monter les flammes qui allaient traverser les siĂšcles, vers cette forme enfin immobile, qui Ă©tait devenue le corps brĂ»lĂ© de la chevalerie. «Comment vous parlait vos voix ?», lui avait-on demandĂ© quand elle Ă©tait vivante. «Elles me disaient : va, fille de Dieu, va, fille au grand cƓur...» Ce pauvre cƓur qui avait battu pour la France comme jamais cƓur ne battit, on le retrouva dans les cendres, que le bourreau ne put ou s’osa ranimer. Et l’on dĂ©cida de le jeter Ă  la Seine, «afin que nul n’en fĂźt des reliques». Car ce n’est pas seulement Ă  OrlĂ©ans, c’est dans la plupart des villes qu’elle avait dĂ©livrĂ©es qu’elle demeurait prĂ©sente. Il Ă©tait plus facile de la brĂ»ler que de l’arracher de l’ñme de la France. Au temps oĂč le roi l’abandonnait, les villes faisaient des processions pour sa dĂ©livrance. Puis le royaume, peu Ă  peu, se rĂ©tablit. Rouen fut enfin reprise. Et Charles VII, qui ne se souciait pas d’avoir Ă©tĂ© sacrĂ© grĂące Ă  une sorciĂšre, ordonna le procĂšs de rĂ©habilitation. A Notre-Dame de Paris, la mĂšre de Jeanne, petite forme de deuil terrifiĂ©e dans l’immense nef, vient prĂ©senter le rescrit par lequel le pape autorise la rĂ©vision. Autour d’elle, ceux de DomrĂ©my qui ont pu venir, et ceux de Vaucouleurs, de Chinon, d’OrlĂ©ans, de Reins, de CompiĂšgne... Tout le passĂ© revient avec cette voix que le chroniqueur appelle une lugubre plainte : «Bien que ma fille n’ait pensĂ©, ni ourdi, ni rien fait qui ne fĂ»t selon la foi, des gens qui lui voulaient du mal lui imputĂšrent mensongĂšrement nombre de crimes. Ils la condamnĂšrent iniquement et...» La voix dĂ©sespĂ©rĂ©e se brise. Alors, Paris, qui ne se souvient plus d’avoir jamais Ă©tĂ© bourguignonne, Paris redevenue soudain la ville de Saint Louis, pleure avec ceux de DomrĂ©my et de Vaucouleurs, et le rappel du bucher se perd dans l’immense rumeur de sanglots qui monte au-dessus de la pauvre forme noire. L’enquĂȘte commence. Oublions, ah ! oublions le passage sinistre de ses juges comblĂ©s d’honneur, et qui ne se souviennent de rien. D’autres se souviennent. Long cortĂšge, qui sort de la vieillesse comme on sort de la nuit... Un quart de siĂšcle a passĂ©. Les pages de Jeanne sont des homes mĂ»rs ; ses compagnons de guerre, son confesseur ont les cheveux blancs. Ici dĂ©bute, non le mythe, mais la mystĂ©rieuse justice que l’humanitĂ© porte au plus secret de son cƓur. Cette fille, tous l’avaient connue, ou rencontrĂ©e, pendant un an. Et ils ont eux aussi oubliĂ© beaucoup de choses, mais non la trace qu’elle a laissĂ©e en eux. Le duc d’Alençon l’a vue une nuit s’habiller, quand, avec beaucoup d’autres, ils couchaient sur la paille : «Elle Ă©tait belle, dit-il, mais nul n’eĂ»t osĂ© la dĂ©sirer.» Devant le scribe attentif et respectueux, le chef de guerre tristement vainqueur se souvient de cette minute, il y a vingt-sept ans, dans la lumiĂšre lunaire... Il se souvient aussi de la premiĂšre blessure de Jeanne. Elle avait dit : «Demain, mon sang coulera, au-dessus du sein.» Il revoit la flĂšche transperçant l’épaule. Sortant du dos, Jeanne continuant le combat jusqu’au soir, emportant enfin la bastille des Tourelles... Revoit-il le sacre ? Avait-elle cru faire sacrer Saint Louis ? HĂ©las ! mais, pour tous les tĂ©moins, elle est la patronne du temps oĂč les hommes ont vĂ©cu selon leurs rĂȘves et selon leur cƓur, et depuis le duc jusqu’au confesseur et Ă  l’écuyer, tous parlent d’elle comme les Rois Mages, rentrĂ©s dans leurs royaumes, avaient parlĂ© d’une Ă©toile disparue... De ces centaines de survivants interrogĂ©s, depuis Hauviette de DomrĂ©my jusqu’à Dunois, se lĂšve une prĂ©sence familiĂšre et pourtant unique, joie et courage, Notre-Dame la France avec son cocher tout bruissant des oiseaux du surnaturel. Et lorsque le XIXe siĂšcle retrouvera ce nostalgique reportage du temps disparu, commencera, des annĂ©es avant la bĂ©atification, la surprenante aventure : bien qu’elle symbolise la patrie, Jeanne d’Arc, en devenant vivante, accĂšde Ă  l’universalitĂ©. Pour les protestants, elle est la plus cĂ©lĂšbre figure de notre histoire avec NapolĂ©on ; pour les catholiques, elle sera la plus cĂ©lĂšbre sainte française. Lors de l’inauguration de Brasilia, il y a quatre ans, les enfants reprĂ©sentĂšrent quelques scĂšnes de l’histoire de France. Apparut Jeanne d’Arc, une petite fille de quinze ans sur un joli bĂ»cher de feu de Bengale, avec sa banniĂšre, un grand bouclier tricolore et un bonnet phrygien. J’imaginais, devant cette petite RĂ©publique, le sourire bouleversĂ© de Michelet ou de Victor Hugo. Dans le grand bruit de forge oĂč se forgeait la ville, Jeanne et la RĂ©publique Ă©taient toutes deux la France, parce qu’elles Ă©taient toutes deux l’incarnation de l’éternel appel Ă  la justice. Comme les dĂ©esses antiques, comme toutes les figures qui leur ont succĂ©dĂ©, Jeanne incarne et magnifie dĂ©sormais les grands rĂȘves contradictoires des hommes. Sa touchante image tricolore au pied des gratte-ciel oĂč venaient se percher les rapaces, c’était la sainte de bois dressĂ©e sur les route oĂč les tombes des chevaliers français voisinent avec celles des soldats de l’An II... Ô seule figure de victoire qui soit aussi une figure de pitiĂ© ! Le plus mort des parchemins nous transmet le frĂ©missement stupĂ©fait des juges de Rouen lorsque Jeanne leur rĂ©pond : «Je n’ai jamais tuĂ© personne.» Ils se souviennent du sang ruisselant sur son armure : ils dĂ©couvrent que c’est le sien. Il y a trois ans, Ă  la reprise d’Antigone, la princesse thĂ©baine avait coupĂ© ses cheveux comme elle, et disait, avec le petit profil intrĂ©pide de Jeanne, la phrase immortelle : «Je ne suis pas venue pour partager la haine mais pour partager l’amour.» Le monde reconnaĂźt la France lorsqu’elle redevient pour tous les hommes une figure secourable, et c’est pourquoi il ne perd jamais toute confiance en elle. Mais dans la solitude des hauts-plateaux brĂ©siliens, Jeanne d’Arc apportait Ă  la RĂ©publique de Fleurus une personne Ă  dĂ©faut de visage, et la mystĂ©rieuse lumiĂšre du sacrifice, plus Ă©clatante encore lorsqu’elle est celle de la bravoure. Ce corps rĂ©tractĂ© devant les flammes avait affreusement choisi les flammes ; et pour le brĂ»ler, le bĂ»cher dut aussi brĂ»ler ses blessures. Et depuis que la terre est battue de la marĂ©e sans fin de la vie et de la mort, pour tous ceux qui savent qu’ils doivent mourir, seul le sacrifice est l’égal de la mort. Ô Jeanne sans sĂ©pulcre, toi qui savais que le tombeau des hĂ©ros est le cƓur des vivants, regarde cette vile fidĂšle ! Jeanne sans portrait, peu importent tes vingt mille statues, sans compter celles des Ă©glises : Ă  tout ce pour quoi la France fut aimĂ©e, tu as donnĂ© ton visage inconnu. Que les filles d’OrlĂ©ans continuent Ă  t’incarner tour Ă  tour ! Toutes se ressemblent, toutes te ressemblent, lorsqu’en des temps difficiles comme celui- ci, elles expriment la fermetĂ©, la confiance et l’espoir. »

đŸ‡«đŸ‡· Gaullisme ☚

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