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🚹Le documentaire de NINHO sur MILS 4 ! « Il n’y a pas de hits, c’est pas grave. On entend le “MILS”, on prend une instru et on rap. Tu viens, tu vends, bĂ©nĂ©fice rĂ©injectĂ© intelligemment, qui nous sĂ©curise : C’est du hustle. »

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📱🚹 Lyon Place Belcourt, ça y est l’Ɠuvre est terminĂ© et on te vend ça comme une expĂ©rience sensorielle. Attention, hein, c’est pas juste du bois. Non non. Il y a une intention. Une profondeur. Un message cachĂ© derriĂšre chaque clou. Il paraĂźt que c’est un tissage de sens, une Ɠuvre qui invite Ă  la contemplation. Tu parles. C’est surtout un tissage de foutage de gueule Ă  grande Ă©chelle. Et l’artiste, lui, se balade fiĂšrement sur la place, les mains dans les poches et 1,6 million sur le compte. Tranquille. La tĂȘte haute. Il plane Ă  trente centimĂštres du sol, portĂ© par les subventions publiques et la connerie institutionnelle. Il peut bien marcher lentement et parler comme s’il rĂ©citait un poĂšme mĂ©taphysique sous LSD : c’est l’artiste. L’intouchable. Le sacrĂ©. Et toi, pauvre connard qui ose dire que c’est moche, inutile, et hors de prix ? Tu comprends rien. T’as pas les codes. Tu n’es qu’un rustre. Parce que dans leur monde, l’art est une forteresse : on n’y entre qu’avec un master en masturbation intellectuelle. Et c’est bien ça, leur rhĂ©torique : « C’est subjectif », donc tu dois fermer ta gueule. Et si tu critiques ? C’est que tu es un rĂ©ac’, un beauf, un homme dangereux qui nie la beautĂ© et le progrĂšs. Pendant ce temps, le fric part dans des bouts de bois peints en pastel et arrosĂ©s d’eau tiĂšde. Mais chut. C’est de l’art. Et voilĂ  comment on transforme une arnaque subventionnĂ©e en projet de sociĂ©tĂ©. VoilĂ  comment l’argent public devient le carburant d’un snobisme dĂ©lirant. Et toi, contribuable ? Tu finances. Tu regardes. Et tu te tais. Parce que dans la RĂ©publique du vide, c’est l’émotion qui commande, pas la raison.

ChienSurpris

107,960 Aufrufe ‱ vor 1 Jahr

📱🚹Ce qui se passe avec la Direction gĂ©nĂ©rale des Finances publiques, c’est un foutage de gueule intĂ©gral. Pas une petite erreur technique, pas un alĂ©a informatique. Non. Un foutage de gueule massif, institutionnel, presque assumĂ©. On parle de l’administration la plus intrusive du pays, bordel. Celle qui sait combien tu gagnes, combien tu dĂ©penses, combien tu dĂ©clares et combien tu as oubliĂ© de dĂ©clarer. Celle qui peut te majorer, te contrĂŽler, te saisir, te bloquer. Celle qui t’explique, avec une froideur clinique, que la loi fiscale est d’une prĂ©cision chirurgicale et que l’erreur n’excuse rien. Tu t’es trompĂ© ? Tu payes. Tu as mal compris ? Tu payes. Tu as oubliĂ© ? Tu payes. Mais quand eux se plantent, quand leurs systĂšmes laissent fuiter des donnĂ©es sensibles, lĂ  soudain le ton change. Ce n’est plus une faute, c’est un “incident”. Ce n’est plus une exposition grave, ce sont des “donnĂ©es potentiellement concernĂ©es”. Putain, cette gymnastique sĂ©mantique est indĂ©cente. On nous impose la dĂ©matĂ©rialisation. On nous impose la centralisation. On nous impose la transparence totale. Tu dois tout livrer, tout expliquer, tout justifier. Tu refuses ? Sanction. Tu tardes ? PĂ©nalitĂ©. Tu contestes ? Parcours du combattant administratif, version chiasse bureaucratique interminable. Et pendant ce temps-lĂ , les escrocs n’ont plus qu’à se servir. Ce ne sera pas du spam ridicule. Ce sera prĂ©cis, ciblĂ©, crĂ©dible. Un type qui t’appelle en connaissant ton numĂ©ro fiscal, ton adresse, le montant exact de ton dernier remboursement. Et si tu tombes dans le piĂšge, on t’expliquera que tu aurais dĂ» ĂȘtre plus vigilant. Toujours la mĂȘme mĂ©canique absurde. Le scandale n’est pas qu’un problĂšme technique. Le risque zĂ©ro n’existe pas, Ă©videmment. Le scandale, c’est l’asymĂ©trie. ResponsabilitĂ© maximale pour le citoyen. ResponsabilitĂ© minimale pour la machine. Arrogance quand il s’agit de contrĂŽler. FragilitĂ© quand il s’agit de protĂ©ger. On nous vend un État numĂ©rique stratĂšge, sĂ©curisĂ©, moderne. On dĂ©couvre un systĂšme qui concentre des millions de profils fiscaux et devient une cible Ă©vidente, presque offerte sur un plateau. Et derriĂšre, aucune consĂ©quence proportionnĂ©e Ă  la gravitĂ© symbolique de ce qui s’est passĂ©. Quand tu collectes la vie financiĂšre de tout un pays, tu n’as pas le droit de bricoler. Pas le droit d’improviser. Pas le droit de te rĂ©fugier derriĂšre des communiquĂ©s tiĂšdes.

ChienSurpris

51,112 Aufrufe ‱ vor 5 Monaten