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Mauvais travail.

1,585,677 просмотров • 2 лет назад •via X (Twitter)

Комментарии: 8

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Cédric Doumbè2 лет назад

Je reconnais un ancien qui n’a pas mis de côté et qui a un crédit à rembourser. On t’aidera pas à payer les facture ici.

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Cédric Doumbè2 лет назад

« y’a rien on veut parler »

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Cédric Doumbè2 лет назад

« y’a rien, On fait de la drill »

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Manneke2 лет назад

🤣🤣🤣

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DGM 🇪🇸-🇨🇲2 лет назад

Ptdrrrrr il a fini le game 🤣🤣🤣🤣🤣

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Kris2 лет назад

Ah ouais c'est marrant il en pense quoi ton gars Jawad qui bat sa meuf

Фото профиля Dovmvms 🇸🇳✊🏿
Dovmvms 🇸🇳✊🏿2 лет назад

Toujours le bon meme pour chaque situations

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David Vincent2 лет назад

Nouvel ref

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📢🚨 L’État vorace ne se contente pas de ponctionner les revenus et la consommation, il s’attaque aussi à la transmission du patrimoine. L’impôt sur les successions incarne parfaitement cette logique prédatrice : après avoir taxé toute une vie de travail, il s’arroge le droit de prélever encore lors du décès. Une double peine pour les familles, qui doivent céder une part considérable de ce qui a déjà été imposé, sous prétexte de “justice fiscale”. Or, ce prélèvement ne punit pas les grandes fortunes, qui ont depuis longtemps appris à s’en protéger par des montages juridiques et des exils bien calculés. Il frappe avant tout la classe moyenne, ces familles qui ont épargné pour transmettre un bien, une maison, un outil de travail. Il force souvent les héritiers à vendre, brisant ainsi la continuité du patrimoine et de l’effort familial. Le discours officiel prétend corriger les inégalités, mais dans les faits, il ne fait qu’aggraver la dépendance à l’État. L’imposition des successions n’a jamais réduit les écarts de richesse, elle a simplement empêché les classes moyennes de se constituer un capital intergénérationnel. Pendant ce temps, la bureaucratie s’engraisse et redistribue ces sommes non pas au bénéfice du bien commun, mais pour entretenir son propre fonctionnement hypertrophié. En réalité, cet impôt est le reflet d’un système qui ne tolère pas l’autonomie patrimoniale et qui voit d’un mauvais œil toute forme de prospérité indépendante de son emprise. Il ne s’agit pas d’un ajustement fiscal, mais d’un levier de contrôle social, d’un rappel brutal que rien n’échappe à la machine étatique. Tant que cette logique prédatrice perdurera, la transmission familiale restera une course d’obstacles, où chaque génération devra reconstruire ce que la précédente avait déjà bâti.

ChienSurpris

48,232 просмотров • 1 год назад

🇲🇫 25 juin 1940, puissante et émouvante allocution du Général de Gaulle qui répond au maréchal Pétain après l'entrée en vigueur de l'armistice, le même jour : « Monsieur le maréchal, par les ondes, au-dessus de la mer, c'est un soldat français qui va vous parler. Hier, j'ai entendu votre voix que je connais bien. Et non sans émotion, j'ai écouté ce que vous disiez aux Français pour justifier ce que vous avez fait. Vous avez d'abord dépeint l'infériorité militaire qui a causé notre défaite. Puis, vous avez dit qu'en présence d'une situation désespérée, vous avez pris le pouvoir pour obtenir des ennemis un armistice honorable. Vous avez, ensuite, déclaré que devant les conditions posées par l'ennemi, il n'y avait pas d'autre alternative que de les accepter en restant à Bordeaux ou de les refuser et passer dans l'empire pour y poursuivre la guerre. Vous avez cru devoir rester à Bordeaux. Enfin, vous avez reconnu que le sort du peuple français allait être très cruel. Mais vous avez convié ce peuple à se relever malgré tout par le travail et la discipline. Monsieur le maréchal, dans ces heures de honte et de colère pour la patrie, il faut qu'une voix vous réponde. Ce soir, cette voix sera la mienne. En effet, notre infériorité militaire s'est révélée. Mais cette infériorité, à quoi tenait-elle ? Elle tenait à un système militaire mauvais. La France a été foudroyée non point du tout par le nombre des effectifs des Allemands, non point du tout par leur courage supérieur, mais uniquement par la force mécanique offensive et manoeuvrière de l'ennemi. Cela, tous les combattants le savent. Si la France n'avait pas cette force mécanique, si elle s'était donné une armée défensive, une armée de position, à qui la faute, monsieur le maréchal ? Vous, qui avez présidé à notre organisation militaire après la Guerre de 14-18, vous, qui fûtes généralissime jusqu'en 1932, vous, qui fûtes ministre de la guerre en 1935, vous, qui étiez la plus haute personnalité militaire de notre pays,avez-vous jamais soutenu, demandé, exigé la réforme indispensable de ce système mauvais ? Cependant, vous appuyant sur les glorieux services que vous aviez rendus pendant l'autre guerre, vous avez revendiqué la responsabilité de demander l'armistice à l'ennemi. On vous avait fait croire, monsieur le maréchal, que cet armistice demandé à des soldats par le grand soldat que vous êtes serait honorable pour la France. Je pense que, maintenant, vous êtes fixé. Cet armistice est déshonorant. Les deux tiers du territoire livrés à l'occupation de l'ennemi. Et de quels ennemis ! Notre armée tout entière démobilisée. Et c'est du même ton, monsieur le maréchal, que vous conviez la France livrée, la France liée, la France asservie à reprendre son labeur, à se refaire, à se relever. Mais dans quelle atmosphère ? Par quels moyens ? Au nom de quoi voulez-vous qu'elle se relève sous la botte allemande et l'escarpin italien ? Oui, la France se relèvera. Elle se relèvera dans la liberté. Elle se relèvera dans la victoire. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

39,722 просмотров • 1 год назад

📢🚨Elle a raison. Et ce qu'elle décrit n'est pas une prédiction. C'est un processus qui est déjà en cours. Les arrêts maladie en France ont augmenté de manière continue depuis plusieurs années. Pas à cause d'une épidémie, pas à cause d'un événement extérieur identifiable. À cause d'une dégradation lente et profonde du rapport que les gens entretiennent avec leur travail. Le corps finit toujours par dire ce que la tête refuse d'admettre. Quand quelqu'un ne peut plus aller travailler mais n'a pas les mots ou la liberté de dire pourquoi, il tombe malade. Pas par simulation, pas par calcul, mais parce que le système nerveux humain a une limite au-delà de laquelle il coupe le circuit. Cette limite, on est en train de la toucher collectivement. Ce qui se passe dans les entreprises françaises en ce moment ressemble à quelque chose que les sociologues du travail observent depuis longtemps mais que le débat public refuse d'intégrer vraiment. Les gens ne partent plus parce qu'ils ont trouvé mieux ailleurs. Ils partent parce qu'ils ne supportent plus là où ils sont. La démission n'est plus un choix offensif vers quelque chose. Elle devient de plus en plus une fuite défensive loin de quelque chose qui est devenu insupportable. Et ce qui est devenu insupportable n'est pas le travail lui-même. C'est le contexte dans lequel il se fait. Des décennies de management par la peur, de réorganisations permanentes qui ne reorganisent rien mais épuisent tout le monde, de discours sur la performance qui ne s'accompagnent d'aucune reconnaissance réelle, de charge de travail qui augmente pendant que les effectifs stagnent, de réunions qui remplacent les décisions sans jamais en produire. Les gens ont absorbé tout ça pendant longtemps parce qu'ils avaient peur de perdre leur emploi, parce qu'ils avaient un crédit immobilier, parce que le marché du travail ne leur semblait pas favorable. Quelque chose a changé dans leur calcul. La pandémie a joué un rôle que personne ne veut vraiment analyser en profondeur. Elle a forcé des millions de personnes à s'arrêter, à regarder leur vie depuis l'extérieur, à mesurer ce qu'elles donnaient et ce qu'elles recevaient en échange. Beaucoup n'ont pas aimé ce qu'elles ont vu. Pas parce qu'elles sont devenues paresseuses ou ingrates. Parce qu'elles ont fait une évaluation honnête et que le bilan était mauvais. Le contrat implicite du salariat français repose sur une promesse de sécurité en échange de loyauté et d'effort. Cette promesse est de moins en moins tenue. La sécurité de l'emploi s'érode, les plans sociaux se multiplient malgré les bénéfices, la loyauté envers les salariés anciens n'est plus une valeur managériale visible. Et les gens le voient. Ils ne sont pas dupes. Ils font le calcul et ils commencent à rendre à l'entreprise exactement le niveau d'engagement que l'entreprise leur manifeste. C'est ce qu'on appelle le quiet quitting dans les pays anglophones, ce retrait silencieux où on fait le strict minimum sans partir officiellement. En France, ça prend une forme plus médicalisée parce que le cadre légal et culturel pousse vers l'arrêt maladie plutôt que vers la démission nette. Le résultat est le même. C'est un refus exprimé par le corps d'un contrat que la tête ne peut plus accepter. Ce que prédit cette femme, et ce que les chiffres confirment déjà, c'est l'accélération d'un mouvement qui n'a pas de raison de s'inverser tant que les causes profondes ne sont pas traitées. Ces causes ne sont pas mystérieuses. Un management qui n'a jamais appris à faire confiance et qui a construit des systèmes de contrôle qui épuisent autant les managers que les managés. Une culture d'entreprise qui valorise la présence sur les résultats et l'activité sur la valeur produite. Un dialogue social qui a perdu toute capacité à traiter les vrais problèmes parce qu'il s'est bureaucratisé au point de ne plus parler de ce que vivent vraiment les gens. Et une direction générale qui regarde les indicateurs financiers avec une précision chirurgicale et les indicateurs humains avec une approximation coupable. Le coût de tout ça commence à apparaître dans des endroits où il devient difficile à ignorer. Les arrêts maladie coûtent des milliards à l'assurance maladie et aux entreprises. Le turnover détruit la connaissance accumulée et force des cycles de recrutement et formation permanents qui absorbent de l'énergie sans en produire. La désengagement silencieux plombe la productivité sans jamais apparaître clairement dans un tableau de bord. Ce n'est pas une crise sociale au sens traditionnel du terme, avec des grèves visibles et des revendications claires. C'est une désertion tranquille, individuelle, qui se passe dans les interstices du système et qui ne fait pas de bruit jusqu'au moment où l'addition devient impossible à ignorer. Elle va s'amplifier. Pas parce que les Français sont devenus moins travailleurs. Parce qu'ils sont devenus plus lucides sur ce qu'ils acceptent d'échanger contre un salaire. Et parce que cette lucidité, une fois acquise, ne disparaît pas. Les entreprises qui ont compris ça avant les autres, celles qui ont travaillé sur le sens, sur l'autonomie réelle, sur la reconnaissance concrète, sur la confiance comme mode de management par défaut plutôt que comme exception accordée aux bons élèves, ces entreprises-là n'ont pas ce problème au même degré. Ce n'est pas un hasard. Le reste va continuer d'apprendre à ses frais.

ChienSurpris

66,029 просмотров • 3 месяцев назад

🇲🇫 25 juin 1940, puissante et émouvante allocution du Général de Gaulle qui répond au maréchal Pétain après l'entrée en vigueur de l'armistice, le même jour : « Monsieur le maréchal, par les ondes, au-dessus de la mer, c'est un soldat français qui va vous parler. Hier, j'ai entendu votre voix que je connais bien. Et non sans émotion, j'ai écouté ce que vous disiez aux Français pour justifier ce que vous avez fait. Vous avez d'abord dépeint l'infériorité militaire qui a causé notre défaite. Puis, vous avez dit qu'en présence d'une situation désespérée, vous avez pris le pouvoir pour obtenir des ennemis un armistice honorable. Vous avez, ensuite, déclaré que devant les conditions posées par l'ennemi, il n'y avait pas d'autre alternative que de les accepter en restant à Bordeaux ou de les refuser et passer dans l'empire pour y poursuivre la guerre. Vous avez cru devoir rester à Bordeaux. Enfin, vous avez reconnu que le sort du peuple français allait être très cruel. Mais vous avez convié ce peuple à se relever malgré tout par le travail et la discipline. Monsieur le maréchal, dans ces heures de honte et de colère pour la patrie, il faut qu'une voix vous réponde. Ce soir, cette voix sera la mienne. En effet, notre infériorité militaire s'est révélée. Mais cette infériorité, à quoi tenait-elle ? Elle tenait à un système militaire mauvais. La France a été foudroyée non point du tout par le nombre des effectifs des Allemands, non point du tout par leur courage supérieur, mais uniquement par la force mécanique offensive et manoeuvrière de l'ennemi. Cela, tous les combattants le savent. Si la France n'avait pas cette force mécanique, si elle s'était donné une armée défensive, une armée de position, à qui la faute, monsieur le maréchal ? Vous, qui avez présidé à notre organisation militaire après la Guerre de 14-18, vous, qui fûtes généralissime jusqu'en 1932, vous, qui fûtes ministre de la guerre en 1935, vous, qui étiez la plus haute personnalité militaire de notre pays,avez-vous jamais soutenu, demandé, exigé la réforme indispensable de ce système mauvais ? Cependant, vous appuyant sur les glorieux services que vous aviez rendus pendant l'autre guerre, vous avez revendiqué la responsabilité de demander l'armistice à l'ennemi. On vous avait fait croire, monsieur le maréchal, que cet armistice demandé à des soldats par le grand soldat que vous êtes serait honorable pour la France. Je pense que, maintenant, vous êtes fixé. Cet armistice est déshonorant. Les deux tiers du territoire livrés à l'occupation de l'ennemi. Et de quels ennemis ! Notre armée tout entière démobilisée. Et c'est du même ton, monsieur le maréchal, que vous conviez la France livrée, la France liée, la France asservie à reprendre son labeur, à se refaire, à se relever. Mais dans quelle atmosphère ? Par quels moyens ? Au nom de quoi voulez-vous qu'elle se relève sous la botte allemande et l'escarpin italien ? Oui, la France se relèvera. Elle se relèvera dans la liberté. Elle se relèvera dans la victoire. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

43,519 просмотров • 28 дней назад

📢📊🚨Ce qui remonte dans les vidéos de rues françaises, c'est toujours la même histoire. Un citoyen ordinaire a payé pour un service. Il reçoit un produit qui ne marche pas. Il est complètement coincé. Il n'y a pas d'option réelle de recours accessible. C'est comme ça que fonctionne l'économie française, systémiquement, dans pratiquement tous les secteurs où l'État a verrouillé l'offre derrière des murs réglementaires. Le bâtiment est le cas d'école parfait de cette mécanique de destruction économique. Donc cet homme a payé 25 000 euros pour les travaux initiaux. Il doit maintenant payer probablement 20 000 à 30 000 euros supplémentaires pour refaire le travail correctement. C'est 50 000 euros au total pour ce qui aurait dû coûter 25 000 euros. Pire encore, c'est 25 000 euros gaspillés. C'est de l'argent complètement perdu en eau trouble. Comment en est-on arrivé là? Comment un artisan accepte-t-il d'être payé pour livrer un produit qui est complètement défaillant et dangereux? La réponse est simple : parce qu'il n'y a pas de vraie sanction. Il n'y a pas de vrai recours accessible. L'artisan sait que le propriétaire va crier, se plaindre, documenter les problèmes. Mais il sait aussi que le propriétaire n'a pas d'option vraiment accessible. Le propriétaire ne peut pas simplement aller voir un concurrent qui va faire le travail correctement pour moins cher. Pourquoi? Parce que pour trouver ce concurrent et l'évaluer, il faut entrer dans le même labyrinthe bureaucratique. En France, trouver un artisan du bâtiment fiable, compétent, avec une vraie réputation vérifiable, c'est presque un miracle. Pourquoi? Parce qu'accéder au métier d'artisan du bâtiment est horriblement compliqué administrativement. Il faut des certifications professionnelles, des agréments divers, des assurances obligatoires, des papiers interminables, des registres spécialisés, des déclarations auprès de multiples administrations. Une petite entreprise nouvelle doit naviguer un labyrinthe administratif avant même de pouvoir faire un devis. Cela coûte de l'argent. Cela prend du temps. Cela décourage activement les nouveaux entrants. Et ce système protège les artisans établis contre la concurrence réelle. Le résultat est qu'il y a très peu de concurrence réelle dans le bâtiment français. Un propriétaire ne peut pas accéder à cinquante propositions différentes et les comparer objectivement. Il ne peut pas lire les centaines d'avis en ligne d'autres clients. Il ne peut pas vérifier les antécédents et les projets passés facilement. Non, il appelle quelqu'un que son voisin lui a recommandé. Peut-être que ce voisin a déjà eu une mauvaise expérience avec cet artisan, mais il n'y a pas de système transparent pour que cette information circule largement. Il n'y a pas de Yelp pour les artisans du bâtiment français. Il n'y a pas de notations claires et vérifiables. Il n'y a pas de reddition de comptes systématique. Attendez, en fait il y a des systèmes de notation en ligne. Google Avis, Trustpilot, d'autres encore. Mais le problème c'est que les barrières à l'entrée sont tellement hautes que le nombre d'artisans est tellement réduit que la concurrence ne fonctionne pas réellement. Un mauvais artisan ne disparaît pas immédiatement du marché parce qu'il y a peu d'alternatives disponibles. Les clients ont essentiellement trois choix : cet artisan complètement incompétent mais qui peut venir rapidement, un artisan un peu moins incompétent qui coûte plus cher, ou un artisan qui facture trois fois plus cher pour une vraie qualité. C'est un marché complètement écrasé par l'intervention de l'État. Si le propriétaire décide de poursuivre légalement, il faut contacter un avocat spécialisé. Un avocat va coûter des centaines d'euros simplement pour consulter et évaluer le cas. Une procédure judiciaire complète va prendre des années. Les experts judiciaires vont coûter des milliers d'euros. Et le propriétaire doit avancer tous ces frais avant même de savoir s'il va gagner. Ici arrive l'assurance décennale, supposée être la protection ultime contre ce genre de situation catastrophique. Théoriquement, l'assurance décennale couvre les défauts de construction pendant dix ans. Pratiquement? L'assurance va contester la réclamation. L'assurance va prétendre que ce n'est pas une malfaçon couverte. L'assurance va dire que c'est une différence d'interprétation du contrat initial. L'assurance va demander des expertises supplémentaires. Les expertises vont traîner six mois ou plus. L'assurance va contester les conclusions de l'expert. Les mois s'accumulent. Les années passent. Et entre-temps, le propriétaire n'a pas d'argent pour refaire le travail de zéro. Il est bloqué. Il est prisonnier de son propre bien. Si par miracle le propriétaire gagne en justice contre l'artisan, il y a un autre problème majeur. L'artisan a peut-être fermé sa structure légale entre-temps. L'artisan a peut-être dissous sa SARL. L'artisan a peut-être créé une nouvelle entité légale. En France, on ne peut pas poursuivre une entité qui n'existe plus. L'artisan a peut-être transféré ses actifs à une autre personne ou à une autre entreprise. Il n'y a rien à récupérer. Le propriétaire obtient un jugement contre une coquille vide. Le jugement ne vaut rien. Il n'y a pas de moyens de l'exécuter. C'est ça, le système français. C'est ça, la protection du consommateur française. Un propriétaire qui se fait arnaquer est complètement seul. Il n'y a pas d'option rapide pour se rétablir. Il n'y a pas d'option accessible financièrement. Il n'y a pas d'option bon marché. Il doit accepter la perte totale ou se lancer dans une procédure judiciaire exhaustante qui va prendre des années et coûter des milliers d'euros avec peu de probabilité de succès réel. Comparez cela avec un marché réel, un vrai marché de concurrence. Imaginez un marché du bâtiment sans barrières à l'entrée artificielles et bureaucratiques. Sans certifications obligatoires imposées par l'État. Sans agréments gouvernementaux qui prennent des mois à obtenir. Juste une assurance responsabilité civile standard, facile à obtenir. Juste la responsabilité civile commune en droit. Juste la liberté de négocier un contrat. Qu'est-ce qu'il se passe dans ce scénario d'économie réelle? Immédiatement, des centaines de nouveaux artisans entrent dans le marché. Les barrières étant basses, l'entrepreneuriat devient accessible. Les prix s'effondrent rapidement. Les artisans établis ne peuvent plus facturer n'importe quoi sans justification. Il y a une vraie pression concurrentielle pour faire du bon travail. Pour livrer à temps. Pour satisfaire le client. Sinon, ils vont voir ailleurs. Si un artisan livre un travail bâclé, que se passe-t-il concrètement? Le propriétaire va sur internet. Il poste un avis négatif détaillé sur plusieurs plateformes. Il détaille précisément ce qui n'a pas fonctionné. Le portillon s'ouvre dans la mauvaise direction. Les tuiles ne sont pas collées. La piscine fuit progressivement. Les escaliers sont dangereux. Les gens à proximité voient ces avis. Les gens potentiellement intéressés voient ces avis. Cet artisan va soudainement avoir un problème majeur. Son score en ligne va baisser. Son nombre d'étoiles va dégringoler. Les gens ne vont pas l'appeler. Il va perdre des contrats. D'autres artisans, en voyant cet artisan avoir une mauvaise réputation et perdre des affaires, vont penser : je ne veux pas finir comme lui. Je vais faire du bon travail. Je vais être fiable. Je vais respecter les délais. Sinon, ma réputation sera endommagée et je perdrai des clients aussi. La discipline du marché est immédiate. Ce n'est pas une agence d'État qui vient inspecter un mois plus tard. Ce n'est pas un tribunal qui prend deux ans à décider d'une affaire. C'est le marché lui-même qui élimine rapidement les incompétents. C'est la réputation en ligne qui agit comme filtre. Prenez n'importe quel secteur économique où la régulation est légère et où il y a une vraie concurrence ouverte. Les restaurants. Quelques mauvaises critiques détaillées sur Google, et un restaurant commence à perdre des clients visiblement. Les réservations baissent. Les revenus baissent. Les mauvais restaurants ferment en mois. Les plombiers indépendants en ligne. Une mauvaise évaluation justifiée, et personne ne l'appelle. Il change de métier ou s'améliore drastiquement. Les développeurs informatiques freelance. Un projet livré avec des bugs, et le portefeuille de clients s'écoule. Partout où il y a une vraie concurrence ouverte, où les clients peuvent comparer, noter, évaluer publiquement, la qualité augmente naturellement. Ce n'est pas une théorie académique. C'est une observation empirique directe. C'est ce qui se passe réellement quand un vrai marché fonctionne. Et c'est l'exact opposé de ce qui se passe dans le bâtiment en France. Pourquoi cette inversion? Parce qu'il y a une barrière à l'entrée artificielle. C'est l'État qui crée cette barrière. C'est l'État qui dit : vous voulez être artisan du bâtiment? Vous devez avoir ces certifications. Vous devez avoir ces agréments multiples. Vous devez passer par cette procédure gouvernementale. Cette procédure coûte du temps et de l'argent. Elle décourage activement les nouveaux entrants. Elle protège systématiquement les artisans établis contre la concurrence réelle. Le résultat est un marché fermé, verrouillé. Il y a très peu de concurrence véritable. Les artisans établis peuvent continuer à faire du mauvais travail parce qu'il n'y a pas assez de concurrents pour les menacer. Un propriétaire n'a pas vraiment d'options alternatives. Il doit accepter le prix de monopole, la qualité imprévisible, et pas de vrai recours s'il y a un problème catastrophique. C'est un système économique qui protège l'incompétent et pénalise directement le client honnête. Un système où celui qui paie est celui qui souffre les conséquences. Un système où les recours formels existent sur le papier, mais ne fonctionnent pas en pratique. C'est un système où l'État affiche le souci de la protection du consommateur, mais le dénie en pratique par sa propre structure. Comment ça change? La réponse que tout le monde vous donne c'est : il faut plus de régulation. Il faut une agence d'État supplémentaire pour vérifier les travaux. Il faut des certifications plus strictes encore. Il faut punir les artisans incompétents. C'est la logique des bureaucrates : plus de contrôle, plus de pouvoir pour l'État, plus de comités, plus de papiers. Mais c'est la mauvaise direction complètement. C'est la direction qui a créé le problème en premier lieu. C'est ce qui nous a amené à ce système fermé, anti-concurrence, qui produit de la médiocrité systémique. La vraie solution est de aller exactement dans la direction opposée. De déréglementer massivement. De baisser les barrières à l'entrée radicalement. De permettre à la concurrence réelle d'émerger naturellement. Si demain matin, le gouvernement français disait : vous pouvez être artisan du bâtiment sans certification obligatoire imposée par l'État, juste avec une assurance responsabilité civile standard que vous obtenez vous-même, il y aurait des centaines de nouveaux artisans qui entreraient dans le marché en quelques mois. Les prix s'effondreraient immédiatement. La qualité augmenterait rapidement. Les incompétents disparaîtraient du marché très vite. C'est ça, l'économie de marché réelle. C'est ça, la vraie liberté économique.

DME En Direct

197,815 просмотров • 3 месяцев назад

Résister à la gouvernance perverse, entretien avec Marion Saint-Michel (ceci est la version vidéo du salon vocal cité sous ce tweet. Pour ceux qui veulent échapper aux pubs sur YouTube. Lien YouTube pour info : Marion Saint-Michel est psychologue, diplômée en sciences politiques, Auteur de “Gouvernance Perverse” (chez Marco Pietteur). Frédéric Bascuñana a fondé - il est aussi l'initiateur du #PIC, le Pari de l’Intelligence Collective. Entrepreneur du numérique, analyste stratégique pour les organisations. Sommaire : 0:00 Introduction : "notre réalité se disloque" 2:44 Une certaine réalité se disloque, pas la nôtre 4:45 Comprendre la gouvernance perverse pour ne pas jouer son jeu 6:36 L'aveu de Carl Rove : "Nous sommes un Empire maintenant, nous créons notre propre réalité" 8:40 Ne pas réagir à leurs narratifs, prendre de la hauteur 10:19 Le "mauvais film" de la gouvernance et ses conséquences réelles 11:26 Manipulation, désengagement et confusion vérité/mensonge 12:13 Les racines intellectuelles de la manipulation (Palo Alto, Bateson) 14:13 Sortir de la prison mentale : quel travail collectif ? 15:24 Les limites de la réinformation et les freins psychologiques (peur, honte...) 17:14 Le courage de la lucidité et l'importance de ne pas diviser 18:50 Face au régime normatif : préserver la richesse intérieure (ex: Europe de l'est) 20:36 Agir : réinformer, mais surtout ramener le réel (l'exemple des ADF) 21:42 Retrouver la vitalité du peuple pour cesser de se soumettre 23:25 Dépasser le mental : l'importance d'autres intelligences 24:01 L'intelligence émotionnelle et vibratoire (Philippe Guillemant) 25:36 Le Soi : connexion à l'intelligence universelle (Jung, spiritualités) 26:32 Quand la science rejoint la spiritualité : nous sommes plus que nos cerveaux 26:53 Le mental "grand diviseur" vs la reliance par l'émotionnel 28:06 Comment le système nous piège dans le mental et la réaction reptilienne 29:33 L'individu intégré : la réponse à la dislocation de la réalité 30:29 La pression sociale et les "mille petits empêchements" contre les dissidents 32:29 L'art de gouverner ne crée-t-il pas fatalement des monstres ? 33:47 Distinguer perversion (système) et perversité (état) 34:36 La perversion au-delà de la psychiatrie : la question du bien et du mal 38:45 La gouvernance perverse attire les individus pervers : le risque de contagion 39:53 Le danger de la "chasse aux pervers" et de devenir ce que l'on combat 42:23 Réponse : la perversion n'est pas banale, pas de bouc-émissairisation 45:16 Nommer et éviter la perversion, sans haine ni attaque personnelle 48:28 Le piège de la haine personnelle (l'exemple de Macron) 49:19 La nécessité d'une résistance déterminée mais sans haine (Gandhi) 50:22 Les techniques de gouvernance : "conduire les conduites" (Foucault) 51:45 L'illusion de liberté, clé de la manipulation (Joules & Beauvois) 52:52 L'aveu d'Edouard Philippe : tester les limites de l'acceptable 53:30 Comment éveiller ceux qui se croient libres grâce au nudge ? 54:06 L'éveil par l'épreuve : quand on bute sur le système (ex: burnout) 57:11 L'individu éveillé (post-épreuve) n'est plus manipulable 58:54 Les scrupules des pionniers : manipulation et démocratie (Bateson & Mead, 1941) 1:01:39 L'humain comme "animal hackable" (Yuval Harari, Davos 2020) 1:03:14 Réponse : un discours luciférien, le combat est spirituel 1:04:18 Le rôle des géants de la tech dans l'ingénierie sociale (Google, Chine) 1:04:53 Ne pas vendre son âme à la folie transhumaniste 1:07:40 La force de la spiritualité : pourquoi ils ne gagneront pas 1:11:51 Quand le Sénat français admire l'intrusivité du modèle chinois (2021) 1:13:31 Le besoin d'un "Non" collectif, ferme et pacifique 1:14:02 La force de la reliance spirituelle face au mal 1:16:35 L'effondrement nécessaire du matérialisme; la conscience est première 1:19:28 Le relativisme, enfant pervers du matérialisme 1:21:02 Faire confiance à sa résonance intérieure et à son intuition 1:23:27 L'intuition face au Covid et la nécessité de prendre soin des éveillés 1:28:19 Mise en garde : sur-psychologisation de l'emprise et instrumentalisation 1:31:06 Mieux vaut galvauder que taire : l'importance de nommer la perversion (systémique) 1:36:00 Science sans conscience : l'importance de l'éthique et de l'intention 1:38:27 Résistance par le travail intérieur : vertus et immunité psychique (C. Massin) 1:42:04 Pas de révolution durable sans travail sur soi : réhabiliter les vertus 1:46:28 Le leadership sain : des individus construits au service du collectif (ex: Foucher) 1:48:06 L'humilité, qualité clé des leaders sains 1:50:53 Question de l'urgence : une fenêtre de tir limitée avant 2027 ? 1:53:34 L'action n'est pas forcément à long terme : l'importance de la présence collective pacifique 1:56:20 L'éveil peut être fulgurant : le courage de transformer la peur 1:59:51 La compétence clé : l'Amour (opposé de la peur), source des vertus 2:01:47 Informations pratiques : consultation et contact 2:03:22 Conclusion et transition vers l'espace X (les questions-réponses du salon vocal se trouvent ci-dessous 👇)

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