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#RDC : Il se passe des choses inacceptables à #Minembwe. Le #Rwanda utilise une ambulance pour transporter des drones et organiser des attaques. C’est un crime de guerre ! Quotidiennement, des drones partent du territoire rwandais pour effectuer des raids sur les hauts-plateaux. Le #Rwanda devrait cesser la stigmatisation...

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#RDC : Les Banyamulenge brisent le silence et dénoncent la manipulation du Rwanda Alors que les tensions persistent dans l’Est de la République démocratique du Congo, une voix inattendue s’élève contre une instrumentalisation dangereuse du conflit : celle des Banyamulenge eux-mêmes. Dans une déclaration ferme, l’Honorable Ennoc Sebineza, président de cette communauté longtemps prise en étau, accuse le Rwanda de se servir du prétexte ethnique pour légitimer son ingérence armée sur le sol congolais. « Le Rwanda prétend nous défendre, mais c’est un mensonge. Il détruit les fondations de notre vivre-ensemble avec les autres communautés. Il vient détruire ce qu’il nous reste de cohésion nationale », a martelé Sebineza, visiblement inquiet de l’exploitation politique et militaire de son identité. Depuis des années, Kigali joue la carte de “protecteur” des Tutsi et Banyamulenge pour justifier ses interventions directes ou indirectes dans le Kivu, tout en alimentant la fragmentation communautaire. Une stratégie qui, selon plusieurs analystes, sert à masquer des ambitions géopolitiques et économiques, notamment le contrôle de ressources minières stratégiques. Des rapports récents des Nations unies et d’ONG locales confirment que des groupes armés soutenus par le Rwanda sont impliqués dans des massacres ciblés, des pillages et des déplacements massifs de population, souvent sous couvert de défendre des communautés menacées. « Ceux qui nous agressent savent que nous avons été divisés. Le Rwanda a bâti sa domination sur cette division. Il nous utilise pour justifier ses actes, mais c’est nous, les Banyamulenge, qui en payons le prix fort », poursuit Sebineza. Sur le terrain, la situation est explosive. Des attaques attribuées au M23, largement reconnu comme soutenu par Kigali, visent aussi bien les forces loyalistes que des civils, sans distinction. Cette situation met en danger les Banyamulenge eux-mêmes, exposés à des représailles de la part d’autres communautés congolaises, qui les associent à tort aux groupes armés. Le message des Banyamulenge est clair : le Rwanda ne les représente pas. Ils refusent d’être les otages d’un conflit qu’ils ne cautionnent pas et appellent les autres communautés à ne pas céder à la division ethnique imposée de l’extérieur. « Malheureusement, certains Congolais tombent dans le piège et se retournent contre nous. Mais nous voulons vivre en paix, comme tous les citoyens de ce pays », conclut Sebineza. À l’heure où les lignes diplomatiques semblent floues et les intérêts extérieurs de plus en plus intrusifs, la prise de parole des Banyamulenge vient bousculer un narratif simpliste et met en lumière la complexité du drame congolais : un conflit attisé de l’extérieur, mais dont les victimes restent, toujours, les civils. Vidéo Daniel Michombero /Batubenga

Daniel Michombero /Batubenga

31,612 просмотров • 1 год назад

#RDC 🇨🇩-#Rwanda 🇷🇼 : "Nos problèmes ne viennent pas du Congo, mais du Rwanda", Alexis Ntagawa de la communauté Banyamulenge Au sein de la diaspora banyamulenge, certaines voix se font de plus en plus critiques à l’égard du rôle joué par le Rwanda dans la crise persistante à l’est de la République démocratique du Congo. Aujourd'hui j'ai rencontré Alex Ntagawa, connu sous le nom de Maziwa Makuu, un jeune membre de cette communauté vivant aux États-Unis, dont l’analyse atteste une fracture narrative importante autour de la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu surtout à Minembwe et à Uvira. Contrairement aux affirmations régulièrement relayées par Kigali, selon lesquelles les Banyamulenge seraient systématiquement victimes de discrimination, Maziwa rejette catégoriquement cette version. Il décrit ces accusations comme relevant d’une « propagande » destinée à justifier une politique d’ingérence et d’intervention militaire du Rwanda dans la région. Selon lui, les difficultés rencontrées aujourd’hui par certains membres de sa communauté ne proviennent pas d’un rejet généralisé au sein de la société congolaise, mais plutôt des conséquences directes des conflits armés et des interventions extérieures. Il accuse notamment le Rwanda d’avoir « instrumentalisé » cette communauté pour servir ses propres intérêts économiques. Dans son témoignage, Maziwa évoque également des enlèvements de civils banyamulenge dans le territoire d’Uvira par les militaires Rwandais RDF et ses alliés. Il appelle ces frères forces de suivre les militaires Rwandais à Kamanyola à regagner leurs localités d’origine plutôt que de chercher refuge au Rwanda, insistant sur la nécessité de restaurer une vie normale en territoire congolais. Maziwa a évoqué le cas du camp des réfugiés Tutsi congolais de Mudende au Rwanda qui avaient été massacrés par des hommes armés en 1997. Les auteurs de massacre avaient été récompensés par Kigali en les intégrant dans l'armée Rwandaise au lieu de les sanctionner. Il dénonce par ailleurs la présence de groupes armés comme Twirwaneho, qu’il accuse d’être soutenus par Kigali, et qui maintient selon lui certaines de ses proches en situation de captivité, notamment dans des zones comme les Hauts-Plateaux et Minembwe. Pour lui, ces groupes contribuent à aggraver l’insécurité et à fragiliser davantage la cohésion entre communautés locales. Sur le plan politique, Maziwa critique ouvertement certaines figures historiques banyamulenge, notamment Azarias Ruberwa et Moïse Nyarukabo, qu’il accuse d’avoir servi les intérêts du Rwanda plutôt que ceux de leur propre communauté. Il estime que ces leaders n’ont pas su défendre les aspirations des Banyamulenge et auraient, au contraire, facilité des dynamiques de conflit. Malgré ces tensions, il souligne que de nombreux Banyamulenge vivent en coexistence pacifique avec les autres communautés congolaises, loin des discours belliqueux et des logiques de guerre. Selon lui, cette réalité est largement ignorée dans les récits dominants, qui tendent à homogénéiser la communauté et à la présenter comme un bloc uni derrière certaines positions politiques. Cette prise de parole reflète une évolution notable au sein de la diaspora banyamulenge, où certains membres cherchent à se dissocier des stratégies régionales du Rwanda et à réaffirmer leur ancrage congolais. Alors que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC reste préoccupante, ces voix dissidentes mettent en évidence la complexité des dynamiques locales et rappellent que les communautés concernées ne partagent pas toutes les mêmes lectures ni les mêmes intérêts. Vidéo Daniel Michombero /Batubenga ⤵️

Daniel Michombero /Batubenga

21,455 просмотров • 3 месяцев назад