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❤️ Saint Valentin : CV du mois Farba Diouf🇸🇳 étudiant en MBA Communication 📁 Cherche opportunité : Assistant marketing, chef de produit, Agent marketing ,CM ,Commercial Owner Le Caftan Murid Lien Cv : RT son employeur est peut être dans votre TL

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2 Kommentare

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OUMAR BAvor 1 Jahr

@Farba__d @lecaftanmurid Salam pour ceux ou celles qui veulent monter dans le train CV Vidéo comme @Farba__d ? #ALTERNANCE #STAGE #EMPLOI #STARTUP Je vous partage la vidéo de Madame Astou CLEMENCEAU, RECRUTEUSE NUMERIQUE à Paris

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MarketerHirevor 2 Jahren

RT @gdcaplan: Stop wasting money promoting your garbage creative. Get a 🔥 graphic designer on @MarketerHire. Our new ads have 50% low…

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Richard modifie son discours sur le STRC comme un développeur d’Ethereum change de narratif. Dans son récent tweet il dit : - « on ne peut pas détenir du STRC comme on détient du cash sur un compte en banque ou un stablecoin » - « Coller aux $100 relève du “bonus” » Pourtant, depuis plusieurs mois, Richard présente Saylor comme le Mozart de la finance et le STRC comme une quasi-monnaie. Voici une sélection (non-exhaustive) de ce qu'affirmait Richard dans ses vidéos : - « Le Strech, ce qui ressemble furieusement à un stablecoin » - « Si vous avez une maison à acheter [...] vous mettez votre somme en STRC, et puis vous touchez 11 % sur votre cash qui dort » - « Le cours de l'action Strech est plutôt très plat, c'est même un record de platitude et c'est bien le but » - « bien que cela s'appelle une "action", [le STRC] ressemble à un vrai dollar » - « disposer d'un titre qu'on peut acheter 100$ et dont on peut être sûr que la valeur initiale ne bouge pas, ou très très peu » - « Le taux sans risque, son Strech, [...] fait concurrence aux obligations pilotées par le taux directeur des banques centrales » Évidemment, Richard évoque aussi certains risques dans ses vidéos. Mais comme un shitcoiner qui joue sur le mot « DeFi » pour vendre son nouveau token, il entretient surtout l’ambiguïté sur la sûreté du STRC en répétant presque mot pour mot le marketing de Strategy et des influenceurs vouant un culte à Saylor. Hier, maintenir les 100 dollars était « bien le but ». Aujourd’hui, ce ne serait plus qu’un « bonus ». Hier, Strategy avait un « doctorat en holding ». Aujourd'hui, vendre du BTC est un choix mature. PS : J'ai beaucoup de respect pour le travail de GAB, mais cela n'excuse pas d'envoyer sa communauté se casser les dents sur les marchés, de présenter une action comme un substitut au cash, de suggérer d’y placer l’argent destiné à l’achat d’une maison, de réécrire son discours lorsque le prix décroche, puis de continuer à jouer le vulgarisateur honnête sans reconnaître ses torts.

Marius Off🔗Chain

22,242 Aufrufe • vor 2 Monaten

394,14 euros par mois. C'est la rémunération d'une étudiante en sixième année de médecine, en stage à l'hôpital — c'est-à-dire une future médecin, à un an de l'internat, qui fait déjà tourner les services. Faites le calcul horaire, il est public : un étudiant hospitalier en stage à temps plein effectue environ 224 heures par mois. Soit moins de 3 euros nets de l'heure — le tiers du SMIC. Ce chiffre n'est pas contesté : il figure dans les questions écrites au Sénat et à l'Assemblée, réponses ministérielles à l'appui. L'État connaît le montant. Il l'a fixé lui-même. Et c'est là que l'affaire devient juridiquement fascinante. Car posez la question interdite : comment est-ce seulement légal ? Le SMIC est d'ordre public — aucun employeur de France ne peut payer en dessous, sous peine de sanctions pénales. Même un stagiaire d'entreprise a droit à une gratification minimale légale, environ 4,35 euros de l'heure : l'étudiant de licence qui fait des photocopies dans un open space est mieux protégé que la future médecin qui recoud aux urgences. L'astuce ? L'externe n'est pas une salariée. Son statut d'« étudiante hospitalière » est fixé par le code de la santé publique, sa rémunération par simple arrêté ministériel — hors code du travail, hors SMIC, hors gratification des stagiaires. L'État a écrit une dérogation sur mesure... pour ses propres hôpitaux. Le seul employeur du pays légalement autorisé à payer trois euros de l'heure est précisément celui qui fixe le salaire minimum des autres. Et les gardes ? Accrochez-vous à la comparaison. Une garde de nuit de 12 heures est gratifiée 55,29 euros bruts pour une externe — environ 4,60 euros de l'heure. Dans le même hôpital, la même nuit, un médecin intérimaire peut être payé jusqu'au plafond légal de 1 390 euros les 24 heures — plafond qu'il a fallu une loi pour imposer, tant les enchères montaient. Le système paie une fortune des mercenaires pour boucher les trous d'une pénurie que l'État a lui-même organisée pendant cinquante ans de numerus clausus — et trois euros de l'heure ceux qui ont choisi d'en être la relève. Mesurez enfin ce que ça produit, car c'est documenté. Un étudiant en médecine sur quatre a déjà envisagé d'arrêter ses études pour raisons financières ; 43 % ne couvrent pas leurs besoins, enquêtes syndicales à l'appui. Dix années d'études, des stages à temps plein, des gardes — et l'obligation, pour ceux qui n'ont pas de parents derrière, de cumuler un travail alimentaire avec l'externat le plus exigeant d'Europe. Puis le pays s'étonne des déserts médicaux, du malaise des soignants, des vocations qui s'éteignent — et vote des plans d'attractivité, pendant que la fiche de paie de la relève affiche 394,14 euros. Alors ce montant, gravez-le, car il dit tout d'un système. Un État qui impose le salaire minimum à tous, s'en exonère pour lui-même par arrêté, sous-paie sa relève médicale au tiers du SMIC et surpaie l'intérim au prix fort de la pénurie qu'il a créée — cet État n'a pas un problème budgétaire. Il a une hiérarchie des mépris. Et il a mis la médecine de demain tout en bas. Sources : arrêtés de rémunération des étudiants hospitaliers (art. R6153-46 et s. du code de la santé publique, ~390-410 € bruts/mois en 6e année ; garde de 12 h : 55,29 € bruts), calculs horaires publics (~224 h/mois, moins de 3 € nets/h contre un SMIC net de plus de 9 €), questions écrites au Sénat (2022) et à l'Assemblée nationale, gratification minimale des stagiaires (15 % du plafond horaire, ~4,35 €/h), loi Rist (plafonnement de l'intérim médical à 1 390 €/24 h), enquêtes ANEMF (précarité étudiante).

ChienSurpris

35,695 Aufrufe • vor 1 Monat

#Jeremstargate partie 2 : encore une fois, tout est parti d’un gars qui faisait des interviews dans son bain avec des membres de TV-réalité et qui a eu une altercation avec le blogueur Tyler… et qui a touché une grosse somme du couple M. Zoé de Sagan, maintenant que je sais qu’il s’agit de ton compte officiel, tu te souviendras forcément de cet échange que nous avions eu concernant Jeremstar et à quel point le sujet est périlleux… Merci à la 🔴 Team FS qui m’a permis de voir cette affaire de réseau pédocriminel au-delà de Caignet, pour arriver à Mitterrand. Suite post Jeremstargate : On peut remonter des décennies avant concernant ceux qui ont gravité autour de Jeremstar (Jérémy Gisclon) et d'un réseau de mineurs... Pour alimenter ses revues pédos et gays, Michel Caignet, alias Miguel Caignet, contacte le Père Nicolas Glencross par l'intermédiaire du Pasteur Doucé… Le Père Nicolas Glencross est d'origine anglaise et a été ordonné prêtre en décembre 1938. Apprécié, adulé, il faisait 1m80, avec des yeux bleus, un style cool avec sa voiture Austin. Ses hobbies : photos et dessins. Il aurait un lien de parenté avec la famille royale… Au moment de son arrestation en juin 1990, le Père Nicolas Glencross s'occupait de Saint-Léger-des-Vignes de Decizes et de Champvert. Les forces de l’ordre découvraient alors dans son presbytère un véritable studio de photographie, ainsi que des sacs remplis de photos pédocriminelles destinées à des magazines pédocriminels. Arrestation : Le 26 juin 1990 les gendarmes de Decize, dans le sud du département arrêtent Glencross alors âgé de 77 ans, à son presbytère de Saint-Léger-des-Vignes. Il avait réalisé entre 20000 et 30000 photos pédopornographiques et des films en Super 8 en 40 ans. Les garçons posaient nus dans des positions subjectives en contrepartie de 50 francs par séance. Garde à vue de 24 heures à la gendarmerie du chef-lieu du canton et ensuite présentation devant le procureur de la République à Nevers. Il sera également entendu à la préfecture par des enquêteurs de la police judiciaire parisienne, ce qui est assez inhabituel. Lors de son arrestation, ses paroissiens le défendent bec et ongles. Personne ne croyait en la culpabilité du Père Glencross. Des pétitions sont organisées pour le soutenir. Le 3 juillet 1990, 200 paroissiens se retrouvent pour une manifestation contre les journalistes qui relatent l'arrestation. -L'arrestation de l'Abbé Nicolas Glencross vient de saisie de magazines pédo-gays à Paris de la part de la Juge d'instruction Catherine Scholastique qui avait missionné des enquêteurs. On peut se demander qui est en réalité l’Abbé Nicolas Glencross… Michel Caignet a déjà été fiché et condamné, car présent dans plusieurs affaires de pédocriminalité précédentes. Mais c'est plus tard en 1996 qu'il est incarcéré pour le réseau "Toro Bravo". Il avait rejoint le FANE (Fédération d'action nationale et européenne), un parti nazi plusieurs fois dissout, en tant que secrétaire. Au début des années 80 : il édite des magazines gays (Gaie France - Le Gay Pavois - Sparte etc.) distribués en kiosque. Avec apologie de la pédocriminalité, articles pro-nazis, et qui parlent de rites paganistes et lucifériens… Il fut l’un des principaux responsables du Comité de célébration du centenaire d’Adolf Hitler. On peut faire le lien entre les images pédopornographiques, le nazisme et la secte de l’Ordo Templi Orientis : Michel Caignet a traduit des textes de Michael Kühnen, le fondateur d'une loge Ordo Templi Orientis, qui est un groupe sectaire fondé par Théodor Reuss et Karl Kellner qui ont mêlé l'alchimie et doctrine franc-maçonne. Plus tard, Aleister Crowley intègre l'ordre et impose son idéologie Théléma… pour être plus clair, il s’agit d’une secte luciférienne. Et d'où provenaient les photos ? Eh bien, directement du presbytère de Nicolas Glencross, à Saint-Léger-des-Vignes... qui a pendant 40 ans produit des images pédopornographiques dans son presbytère… avant d'être arrêté et il est mort en prison. Le Père Glencross aurait fourni une partie de sa production au pasteur Joseph Doucé basé sur Paris. Celui-ci avait gagné une certaine notoriété médiatique en se présentant comme le défenseur des minorités sexuelles, pédocriminels compris. Le pasteur avait de nombreuses fréquentations parmi lesquelles des personnalités. Il organisait des réunions de pédocriminels et il était suspecté d’avoir reçu les confidences de pédos de haut rang. Il diffusait par ailleurs les revues pédophiles et néonazies de Michel Caignet. Le pasteur Doucé a disparu en juillet 1990. Son corps a été retrouvé la même année. Les enquêteurs ont découvert qu’il était suivi par les Renseignements généraux jusqu’à sa mort. Un débordement de la part des services a été envisagé : une tentative d’extorsion de noms de personnalités pédocriminelles ou au contraire, une tentative d’intimidation pour que le pasteur ne révèle pas ces noms faisaient partie des scénarios les plus probables. Nicolas Glencross était un ami intime de François Mitterrand et de Jean Védrine… Et le fils de Jean Védrine, Hubert Védrine fut Ministre des Affaires étrangères, quand il a commencé en politique. Naturellement c'est l'ami de son père, qui était déjà président, François Mitterrand, qu'il l’a aidé, dans ses débuts en politique il a débuté dans la Nièvre, le fief de François Mitterrand. Il a été candidat dans ce département, et comme c'est la règle le candidat doit avoir une adresse locale et quelle adresse a-t-il eu quand il était candidat ? Le presbytère de Nicolas Glencross où des photos pédopornographiques étaient produites ! Que le monde est petit ! Partie 1 #Jeremstargate :
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#Jeremstargate partie 2 : encore une fois, tout est parti d’un gars qui faisait des interviews dans son bain avec des membres de TV-réalité et qui a eu une altercation avec le blogueur Tyler… et qui a touché une grosse somme du couple M. Zoé de Sagan, maintenant que je sais qu’il s’agit de ton compte officiel, tu te souviendras forcément de cet échange que nous avions eu concernant Jeremstar et à quel point le sujet est périlleux… Merci à la 🔴 Team FS qui m’a permis de voir cette affaire de réseau pédocriminel au-delà de Caignet, pour arriver à Mitterrand. Suite post Jeremstargate : On peut remonter des décennies avant concernant ceux qui ont gravité autour de Jeremstar (Jérémy Gisclon) et d'un réseau de mineurs... Pour alimenter ses revues pédos et gays, Michel Caignet, alias Miguel Caignet, contacte le Père Nicolas Glencross par l'intermédiaire du Pasteur Doucé… Le Père Nicolas Glencross est d'origine anglaise et a été ordonné prêtre en décembre 1938. Apprécié, adulé, il faisait 1m80, avec des yeux bleus, un style cool avec sa voiture Austin. Ses hobbies : photos et dessins. Il aurait un lien de parenté avec la famille royale… Au moment de son arrestation en juin 1990, le Père Nicolas Glencross s'occupait de Saint-Léger-des-Vignes de Decizes et de Champvert. Les forces de l’ordre découvraient alors dans son presbytère un véritable studio de photographie, ainsi que des sacs remplis de photos pédocriminelles destinées à des magazines pédocriminels. Arrestation : Le 26 juin 1990 les gendarmes de Decize, dans le sud du département arrêtent Glencross alors âgé de 77 ans, à son presbytère de Saint-Léger-des-Vignes. Il avait réalisé entre 20000 et 30000 photos pédopornographiques et des films en Super 8 en 40 ans. Les garçons posaient nus dans des positions subjectives en contrepartie de 50 francs par séance. Garde à vue de 24 heures à la gendarmerie du chef-lieu du canton et ensuite présentation devant le procureur de la République à Nevers. Il sera également entendu à la préfecture par des enquêteurs de la police judiciaire parisienne, ce qui est assez inhabituel. Lors de son arrestation, ses paroissiens le défendent bec et ongles. Personne ne croyait en la culpabilité du Père Glencross. Des pétitions sont organisées pour le soutenir. Le 3 juillet 1990, 200 paroissiens se retrouvent pour une manifestation contre les journalistes qui relatent l'arrestation. -L'arrestation de l'Abbé Nicolas Glencross vient de saisie de magazines pédo-gays à Paris de la part de la Juge d'instruction Catherine Scholastique qui avait missionné des enquêteurs. On peut se demander qui est en réalité l’Abbé Nicolas Glencross… Michel Caignet a déjà été fiché et condamné, car présent dans plusieurs affaires de pédocriminalité précédentes. Mais c'est plus tard en 1996 qu'il est incarcéré pour le réseau "Toro Bravo". Il avait rejoint le FANE (Fédération d'action nationale et européenne), un parti nazi plusieurs fois dissout, en tant que secrétaire. Au début des années 80 : il édite des magazines gays (Gaie France - Le Gay Pavois - Sparte etc.) distribués en kiosque. Avec apologie de la pédocriminalité, articles pro-nazis, et qui parlent de rites paganistes et lucifériens… Il fut l’un des principaux responsables du Comité de célébration du centenaire d’Adolf Hitler. On peut faire le lien entre les images pédopornographiques, le nazisme et la secte de l’Ordo Templi Orientis : Michel Caignet a traduit des textes de Michael Kühnen, le fondateur d'une loge Ordo Templi Orientis, qui est un groupe sectaire fondé par Théodor Reuss et Karl Kellner qui ont mêlé l'alchimie et doctrine franc-maçonne. Plus tard, Aleister Crowley intègre l'ordre et impose son idéologie Théléma… pour être plus clair, il s’agit d’une secte luciférienne. Et d'où provenaient les photos ? Eh bien, directement du presbytère de Nicolas Glencross, à Saint-Léger-des-Vignes... qui a pendant 40 ans produit des images pédopornographiques dans son presbytère… avant d'être arrêté et il est mort en prison. Le Père Glencross aurait fourni une partie de sa production au pasteur Joseph Doucé basé sur Paris. Celui-ci avait gagné une certaine notoriété médiatique en se présentant comme le défenseur des minorités sexuelles, pédocriminels compris. Le pasteur avait de nombreuses fréquentations parmi lesquelles des personnalités. Il organisait des réunions de pédocriminels et il était suspecté d’avoir reçu les confidences de pédos de haut rang. Il diffusait par ailleurs les revues pédophiles et néonazies de Michel Caignet. Le pasteur Doucé a disparu en juillet 1990. Son corps a été retrouvé la même année. Les enquêteurs ont découvert qu’il était suivi par les Renseignements généraux jusqu’à sa mort. Un débordement de la part des services a été envisagé : une tentative d’extorsion de noms de personnalités pédocriminelles ou au contraire, une tentative d’intimidation pour que le pasteur ne révèle pas ces noms faisaient partie des scénarios les plus probables. Nicolas Glencross était un ami intime de François Mitterrand et de Jean Védrine… Et le fils de Jean Védrine, Hubert Védrine fut Ministre des Affaires étrangères, quand il a commencé en politique. Naturellement c'est l'ami de son père, qui était déjà président, François Mitterrand, qu'il l’a aidé, dans ses débuts en politique il a débuté dans la Nièvre, le fief de François Mitterrand. Il a été candidat dans ce département, et comme c'est la règle le candidat doit avoir une adresse locale et quelle adresse a-t-il eu quand il était candidat ? Le presbytère de Nicolas Glencross où des photos pédopornographiques étaient produites ! Que le monde est petit ! Partie 1 #Jeremstargate :

Claire Gabriel

39,784 Aufrufe • vor 2 Jahren

Affaire #Epstein : cette vidéo a été réalisée et publiée le mois dernier par une ancienne victime de Jeffrey Epstein, Juliette Rose Bryant EPSTEIN SURVIVOR - JULIETTE ROSE BRYANT🌈❤️⚔️. C'est intéressant car à travers ces images, elle retrace toutes les données qu'elle a pu avoir depuis son kidnapping, en passant par des personnes influentes qu'elle a pu croiser ou d'autres reliées à Epstein, et également le Zorro Ranch qu'il avait acquis en 1993 (année de l'élection de Clinton en tant que Président), lieu dans lequel il exerçait ses réelles activités dans le domaine scientifique. Ce #ZorroRanch est une ferme génétique clandestine qui se trouve au Nouveau-Mexique avec des souterrains très équipés. Après avoir fait croire à Juliette (en 2002 quand elle avait 20 ans) qu'elle allait devenir un grand mannequin pour la marque Victoria's Secret, il l'avait invitée en afrique à un dîner avec Bill Clinton ainsi que les acteurs Kevin Spacey et Chris Tucker. Il l'avait ensuite fait venir sur son île où elle s'est rapidement retrouvée piégée sans argent, sans téléphone, donc sans aucun moyen de communication. Le laboratoire dans lequel elle s'est réveillée attachée et dont elle a parlé à plusieurs reprises pourrait être celui situé sous le Ranch où elle a rencontré Michael Bay, le réalisateur du film sur le clonage "The Island" et qui a pourtant nié par la suite avoir été présent... Juliette me disait ce week-end être en sécurité actuellement, mais ces derniers mois ont été compliqués suite à plusieurs déménagements et elle a perdu son compte principal sur X qui a été supprimé. On peut vraiment se demander où se trouve en réalité Jeffrey Epstein, agent de la CIA et du Mossad ? Tout comme François Camille Abello dit "suicidé par pendaison" en 2020... tout comme Jean-Luc Brunel, grand acolyte de Jeffrey, dit "retrouvé pendu" dans sa cellule également en 2022... S'il y a bien une victime à écouter aujourd'hui quant à cette affaire, c'est elle. Cela fait un moment maintenant que je la soutiens et que je regrette que son témoignage ne circule pas assez pour être entendu. Jay Anderson Jay Anderson a aussi posté une interview récente avec Juliette sur son compte X et sur sa chaîne YouTube : - -

Claire Gabriel

135,411 Aufrufe • vor 1 Jahr

Le premier jour de travail, il se joue quelque chose que presque personne ne mesure : tant que rien n'est signé, tout ce qu'on vous a promis n'existe pas. Le salaire annoncé en entretien, la prime évoquée au téléphone, le poste décrit dans l'annonce, les horaires convenus de vive voix — juridiquement, rien de tout cela n'est acquis tant que votre signature et celle de l'employeur ne figurent pas sur un contrat. Et pourtant, chaque jour, des milliers de salariés commencent « en attendant les papiers ». Voici exactement ce qu'ils risquent — et pourquoi le droit, sur ce point, a été discrètement affaibli. Premier piège : la parole contre la parole. Commencer sans écrit, c'est accepter que les conditions réelles soient découvertes plus tard, sur un document rédigé par l'autre partie. Le salaire signé peut différer du salaire promis ; le poste, être plus large ou plus flou ; une clause de mobilité ou de non-concurrence, apparaître sans avoir jamais été discutée. Refuser de signer à ce stade ? Vous travaillez déjà, vous avez peut-être quitté un autre emploi : le rapport de force a changé de camp le jour où vous avez franchi la porte. Deuxième piège, méconnu : la période d'essai. Elle ne se présume jamais — elle doit être prévue par écrit, au plus tard au moment de l'embauche. Un contrat signé après votre premier jour de travail ne peut pas valablement instaurer d'essai : la jurisprudence est constante. Conséquence à double tranchant : l'employeur négligent perd son droit de rompre librement — mais le salarié qui signe des jours plus tard un contrat antidaté valide sans le savoir ce qui ne l'engageait pas. Troisième piège, le plus grave : le travail non déclaré à votre insu. Sans écrit, vous ne savez pas si la déclaration préalable à l'embauche a été faite. Un accident le premier jour, un contrôle, un employeur qui « oublie » de vous déclarer : c'est vous qui découvrez, trop tard, que vous n'existiez nulle part. Et maintenant, l'élément que presque personne ne connaît. Pour le CDD, la loi est limpide : contrat écrit, signé, transmis au salarié dans les deux jours ouvrables suivant l'embauche — article L1242-12 du code du travail. Un CDD sans écrit est réputé conclu pour une durée indéterminée : c'est la requalification en CDI, l'arme historique du salarié. Mais en 2017, une ordonnance a discrètement désarmé la règle : la transmission tardive du contrat, à elle seule, n'entraîne plus la requalification — elle ouvre droit à une indemnité plafonnée à un mois de salaire. La norme existe toujours ; sa sanction a été rabotée. Résultat mécanique : des employeurs qui ne se pressent plus, et des salariés qui travaillent des jours, parfois des semaines, dans le vide juridique — le législateur lui-même a rendu l'attente moins risquée pour celui qui fait attendre. Alors la règle tient en une phrase, et elle vaut pour tous. Pas de signature, pas de premier jour. Ce n'est ni de la défiance ni du formalisme : c'est le seul moment où vous négociez à égalité. Après, vous ne négociez plus — vous régularisez. Et en droit du travail, celui qui régularise a déjà perdu la main. Sources : code du travail (art. L1242-12 et L1242-13, CDD écrit et transmission sous deux jours ouvrables ; art. L1245-1 modifié par l'ordonnance n° 2017-1387), jurisprudence constante de la Cour de cassation sur la période d'essai et la requalification des CDD non écrits, déclaration préalable à l'embauche (code du travail, art. L1221-10).

ChienSurpris

37,662 Aufrufe • vor 1 Monat

Quand Didier Kamerhe dit « Tonton Félix », c’est tout un message politique.. Au milieu des interventions, Didier Kamerhe, fils de Vital Kamerhe, s’est adressé aux jeunes de l’UNC. Et dans son message, il a appelé le chef de l’État « Tonton Félix ». Ce n’est pas anodin. En politique congolaise, les mots pèsent. Les liens aussi. Au-delà de l’alliance UNC-UDPS au sein de l’Union sacrée, au-delà des 36 députés et des calculs de coalition, cette apostrophe révèle une familiarité. Une proximité qui dépasse les bureaux et les communiqués. Quand un fils appelle le président « Tonton », c’est que les relations entre les parents sont solides. C’est qu’il y a une histoire commune, une confiance, un vécu partagé entre les familles. Il faut se rappeler une chose : Vital Kamerhe fait partie de ceux qui ont cru en Félix-Antoine Tshisekedi très tôt. Avant l’alternance, quand le pari n’était pas gagné. Cette loyauté politique s’est doublée, avec le temps, d’une relation personnelle. Le « Tonton Félix » lancé par Didier Kamerhe en est la preuve publique. Ce détail cloue le bec à ceux qui, dans certains couloirs de l’Union sacrée, rêvent de séparer les deux hommes. Qui pensent qu’on peut opposer le chef de l’État à son partenaire de l’UNC, isoler Kamerhe, fissurer l’axe. La scène de ce samedi dit l’inverse : on ne casse pas si facilement un lien qui est à la fois politique et quasi familial. On ne dénoue pas en quelques intrigues une relation bâtie sur des années d’épreuves communes et sur une confiance qui s’étend jusqu’aux enfants. La mobilisation du 8 mars avec Amida Shatur, la démonstration de force de la jeunesse ce 11 avril, et maintenant cette séquence « Tonton Félix » : trois signaux en un mois. L’UNC montre ses muscles, mais elle montre aussi ses liens. Message aux détracteurs : vous perdez votre temps. L’histoire entre Tshisekedi et Kamerhe ne s’écrit pas seulement dans les accords politiques. Elle s’écrit aussi à la maison. Et ça, aucun tir à boulets rouges ne peut l’effacer. #RDC

Paulette Kimuntu Kim

30,303 Aufrufe • vor 4 Monaten

📢🚨 Dans la vie, il y a les riches… et ceux qui ont l’air riches. C’est une distinction fondamentale que notre époque brouille volontairement. Être riche, c’est posséder. Des actifs, du capital, des entreprises, de l’immobilier, des parts de sociétés, des revenus qui tombent même quand on ne travaille pas. C’est une richesse structurelle. Elle est discrète, souvent invisible, parfois même ennuyeuse à regarder. Avoir l’air riche, c’est autre chose. C’est la voiture en leasing, la montre achetée à crédit, les vacances mises sur une carte bancaire, les restaurants instagrammables, les vêtements de marque portés pour produire une impression. C’est une richesse d’apparence, une scénographie sociale. Et notre époque adore cette scénographie. Les réseaux sociaux ont transformé la richesse en spectacle permanent. Le but n’est plus d’être solide financièrement. Le but est de donner l’impression d’avoir réussi. L’image passe avant la structure. Autrefois, la richesse se devinait à la durée : un patrimoine construit sur des années, parfois sur des générations. Aujourd’hui, l’apparence peut être fabriquée en quelques mois avec du crédit, du marketing personnel et un peu de mise en scène. C’est là que le système devient fascinant. L’économie moderne prospère précisément sur cette illusion. Leasing automobile, crédit à la consommation, paiement fractionné, financement permanent de l’image sociale. On vend aux gens l’accès temporaire aux symboles de la richesse. Vous ne possédez pas la voiture. Vous ne possédez pas vraiment la montre. Vous ne possédez même parfois pas votre téléphone. Mais vous possédez l’apparence. Et l’apparence est devenue une monnaie sociale. Le problème, c’est que cette confusion nourrit une frustration permanente. Beaucoup regardent ces images et pensent que tout le monde réussit mieux qu’eux. En réalité, une grande partie de ce qu’ils voient est financée par de la dette ou par des revenus fragiles. Pendant ce temps, la richesse réelle reste souvent silencieuse. Elle n’a pas besoin d’être affichée. Elle se protège. Elle se capitalise. Elle s’investit. Le vrai paradoxe est là : ceux qui ont l’air riches cherchent la reconnaissance. Ceux qui sont riches cherchent la discrétion.

ChienSurpris

29,788 Aufrufe • vor 5 Monaten

🇫🇷 ❌️🇷🇺 Le vide politique fabrique toujours un ennemi Par Brainless Partisans 🏴‍☠️☢️☣️🪆 Il arrive parfois qu'un plateau de télévision produise un accident industriel. Cette fois, ce n'est pas une gaffe, mais un instant de lucidité qui a fissuré le décor. Face à une journaliste visiblement décidée à ramener chaque réponse dans le récit officiel, Luc Ferry a posé une question d'une simplicité désarmante : « Qu'est-ce qu'on veut faire ? Une guerre avec la Russie ? » Tout est là. Depuis des mois, les Français entendent les mêmes formules : « il faut se préparer », « la menace approche », « nous sommes en danger ». Le chef d'état-major affirme que « si nous ne sommes pas prêts, alors nous sommes en danger ». Luc Ferry répond : « Il faut débrancher le chronomètre. » Autrement dit : cesser cette mise en scène permanente de l'urgence qui remplace le débat par la peur. Puis vient cette phrase qui résume l'époque : « Quand la politique est complètement vide, ce n'est pas l'ami qui sort, c'est l'ennemi qui sort. » Une vieille mécanique. Lorsqu'un pouvoir n'a plus de projet mobilisateur, il cherche un adversaire capable de souder l'opinion. Ferry cite Carl Schmitt pour illustrer cette logique : la désignation d'un ennemi est un puissant facteur de cohésion politique. Le parallèle historique qu'il évoque est le sien et relève de son analyse, mais son interrogation sur la fabrication d'un climat de menace mérite d'être entendue. Le reste de l'échange est tout aussi révélateur. À plusieurs reprises, Ferry rappelle que le conflit ne surgit pas soudainement en février 2022 mais s'inscrit, selon lui, dans une séquence ouverte en 2014 avec Maïdan, la guerre du Donbass et les accords de Minsk jamais pleinement appliqués. Cette lecture est discutée par de nombreux historiens et gouvernements occidentaux, mais elle existe, elle est documentée et elle ne disparaît pas parce qu'elle dérange. La journaliste tente inlassablement de ramener le débat au récit officiel. Ferry, lui, revient sans cesse sur le même point : « La paix est la seule solution. » Il ajoute même : « Je n'enverrai pas nos enfants se battre pour l'Ukraine. » Une phrase qui résume peut-être ce que beaucoup pensent tout bas : soutenir un pays est une chose, entraîner toute l'Europe vers une confrontation directe avec une puissance nucléaire en est une autre. Le plus frappant n'est peut-être pas ce que dit Luc Ferry. C'est qu'en France, rappeler qu'une guerre possède des causes, une chronologie et une histoire est désormais perçu par certains comme une provocation. Comme si poser des questions sur les accords de Minsk, le Donbass ou les responsabilités politiques revenait automatiquement à choisir un camp. Une démocratie solide n'a pourtant rien à craindre d'un débat historique. En revanche, une démocratie qui ne tolère plus qu'un seul récit officiel commence toujours par appeler cela de la pédagogie... avant de finir par appeler cela la vérité.

Brainless Partisans 🏴‍☠️☢️☣️🪆

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Steve Jobs a dit un jour : "The only problem with Microsoft is they have no taste." Cette phrase va définir l'économie des 20 prochaines années. Voici pourquoi. 🧵 Mea culpa. Il y a deux mois je pensais que l'IA allait détruire la majorité des jobs. Je me trompais. Sundar Pichai a raison : l'IA n'a pas créé un nouveau jeu. Elle a débloqué tous les jeux en même temps. Plus j'avance, plus je suis convaincu que l'IA va créer un nombre incalculable de nouveaux métiers. Des métiers qu'on ne peut même pas imaginer aujourd'hui. Exactement comme personne n'imaginait "YouTuber" en 2004 ou "community manager" en 2008. Et ces nouveaux métiers auront deux points communs. Premier point : ils ressembleront à des jeux vidéo. Diriger des agents IA c'est du RTS en temps réel. Prompter un système complexe c'est du crafting. Orchestrer un workflow multi-agents c'est du raid management. Créer du contenu augmenté c'est du mode créatif. Les gamers sont les mieux préparés à l'économie qui arrive et personne ne le voit. Deuxième point, et c'est le plus important : ils seront tous connectés à une forme de plaisir artistique. Chaque nouveau métier aura une dimension de création, de goût, de sensibilité. On va passer d'une économie où 80% des gens font des tâches répétitives qui n'ont aucun sens à une économie où la majorité des activités humaines sont liées à la création, à l'esthétique, à l'expression. Et c'est là que la phrase de Jobs prend tout son sens. Le goût devient le nouveau capital. Dans un monde où l'IA exécute tout, la seule chose qui différencie un résultat médiocre d'un chef-d'oeuvre c'est le goût de l'humain qui dirige. Deux personnes avec le même outil IA produiront des résultats radicalement différents. La variable c'est pas l'outil. C'est la sensibilité de celui qui l'utilise. Jobs n'a pas battu Microsoft avec une meilleure technologie. Il l'a battu avec du goût. Avec la conviction que la technologie sans esthétique est morte. Que le "comment ça marche" ne vaut rien sans le "comment ça se sent". Microsoft avait les ingénieurs. Apple avait l'âme. C'est exactement ce qui va se passer dans chaque industrie transformée par l'IA. Les outils seront les mêmes pour tout le monde. Les modèles seront les mêmes. Les APIs seront les mêmes. La seule différenciation sera le goût. La sensibilité. La vision. Le truc qu'on ne peut pas mettre dans un prompt. Le goût ne s'automatise pas. Il se cultive. Par les livres, les films, les voyages, les conversations, les échecs, les expériences. C'est 20 ans de vie condensés en intuition instantanée. Et pour la première fois dans l'histoire, ce capital invisible va devenir le capital le plus valorisé de l'économie. Le travail va se reconnecter au sens. Pour la première fois depuis la révolution industrielle. Et c'est pour ça que le narratif "IA > Humain" est une idéologie de morts. C'est du nihilisme technologique. C'est regarder dans l'abîme et laisser l'abîme te convaincre que tu ne vaux rien. Les big labs qui vendent de la destruction comme stratégie marketing ont tort. "L'IA va remplacer tout le monde" c'est pas une prédiction. C'est un pitch de vente déguisé en prophétie. Ça crée de la peur. La peur crée de l'urgence. L'urgence crée des contrats. C'est du marketing apocalyptique. Pas de la science. L'IA ne remplace pas l'humain. L'IA libère l'humain de tout ce qui n'était pas humain dans son travail. Ce qui reste c'est le goût, la vision, la sensibilité, la création. Le noyau irréductiblement humain. La seule chose que la machine ne peut pas produire : une âme derrière la décision. Jobs le savait en 1997 devant un Microsoft sans goût. C'est encore plus vrai en 2026 devant une industrie IA sans goût. Le futur n'est pas humain VS machine. C'est humain + machine VS problèmes que personne ne pouvait résoudre avant. Et chaque solution sera teintée d'art, de beauté, de sens. Parce que quand la machine gère l'exécution, l'humain n'a plus que le beau à apporter. Quand tu regardes dans l'abîme, l'abîme regarde en toi. Arrêtez de regarder l'abîme. Regardez le terrain de jeu. Il est immense. Et la partie vient de commencer. Cultivez votre goût. C'est le seul actif que l'IA ne commoditisera jamais. Jobs l'avait compris avant tout le monde. A nous de l'appliquer.

Brivael Le Pogam

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❤️ En attendant le verdict, qui peut prendre quelques heures comme quelques jours (ou plus), je souhaite très sincèrement vous remercier. Il y a quelques mois, avec Thomas et Cody, nous avions décidé de vous faire vivre le procès pénal de Donald Trump le plus précisément possible. Au delà de mes tweets et des spaces ici, nous avons produit : ✅ 20 récap de l’épisode du jour. Pour vous raconter ce qui s’était passé à l’intérieur de la salle d’audience mais aussi tout autour du procès. ✅ Une émission hebdomadaire de décryptage pour aller plus loin. Merci à Julien Gester et Jean-Marc Leger d’être venus partager leurs analyses avec nous ✅ Des éditions spéciales marathon lors des grands rendez-vous du procès. Il nous en reste forcément une à venir : LE VERDICT Je ne pense pas qu’il existe d’équivalent dans l’espace francophone et c’est peut être aussi pour cela que vous avez été si nombreux à nous rejoindre : ✅ 40 millions d’impressions sur X ✅ 14 350 abonnés sur notre chaîne YouTube ✅ 1 million de vues pour nos vidéos Si j’ai choisi de mettre en avant ses statistiques , c’est parce qu’elles parlent plus de vous que de La Chute. Elles démontrent votre intérêt pour une information sourcée et détaillée. Elles démontrent aussi combien il est possible de rassembler autour d’un programme et la force du bouche à oreille. Ce sont vos partages, vos recommandations, vos commentaires et vos 👍 qui sont à l’origine de notre succès. Évidement La Chute ne va pas s’arrêter là. L’émission existe depuis décembre 2020 et lorsque nous avons décidé de lui donner un nouvel élan en octobre dernier, nous nous sommes inscrits dans une volonté très claire : ✅ Devenir votre source francophone sur les procès de Donald Trump ET sur la campagne 2024. Dans les prochaines semaines, nous serons donc présents sur : ✅ Le verdict de New York ✅ La décision de la Cour Suprême sur la demande d’impunité totale de Trump ✅ Le débat du 27 juin entre Biden et Trump ✅ Jack Smith, la juge Cannon et les documents top secret ✅ Fani Willis et le dossier de Fulton County ✅ Les conventions du parti républicain et du parti démocrate. ✅ Et une tonne d’autres choses Nous avons également prévu prochainement le lancement d’une émission récap sur la campagne. Tout cela pour vous dire, que si vous ne nous suivez pas encore, c’est le moment de le faire 👇 Merci de votre confiance 💙💙💙

William Reymond

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FC Sochaux : la remontada des désindustrialisés Cette semaine, une bonne nouvelle nous vient de Bonal, le stade mythique du FC Sochaux. Alors oui, je vais vous parler d’un club de football, parce que son histoire, passée et récente, raconte quelque chose d’éminemment politique. Le FC Sochaux Montbéliard, dit FC Sochaux, a été fondé en 1928 et adossé, dès sa création, à l’usine Peugeot locale, « la Peuge » - usine emblématique qui a employé jusqu’à 42 000 salariés à son heure de gloire. Pour l’anecdote : pendant les 87 ans que le FC Sochaux a appartenu au constructeur automobile, chaque nouvelle recrue de l’équipe - star ou pas - passait, à son arrivée, une journée à l’usine pour sceller ce lien organique. On connaît la suite : désindustrialisation ; déclassement ; effacement. Quand en 2015, Peugeot vend le club à une entreprise chinoise, l’usine mythique ne compte déjà plus que 7 000 salariés. Le FC Sochaux vit, en parallèle, une descente aux enfers. Vendu, puis revendu. A l’été 2023, le club est sur le bord de disparaître. Le symbole est lourd. Comme le cœur des supporters. Qui voient leur club et leur fierté laminés par le foot business et la métropolisation. Ça aurait pu s’arrêter là. Mais à l’été 2023, les quelque 7000 « socios » que compte alors le club lancent un large mouvement de souscription. Une levée de fonds qui récolte plus de 500 000 euros. Certains auditeurs s’en souviennent peut-être, mais j’en avais fait ici une chronique, en septembre 2023. Car j’ai de la suite dans les idées. Depuis cet été-là, la magie de la mobilisation a créé les ressorts du sursaut. Le club a de nouveau changé de propriétaire : cette fois, un consortium d’investisseurs locaux, et le club a peu à peu remonté la pente. En mars dernier, la marque Peugeot est même revenue dans la photo. Ça n’était pas gagné : il y a cinq ans, la directrice marketing du constructeur (devenu Stellantis) avait déclaré que l’entreprise tentait désormais de « monter en gamme », ce qui était incompatible avec les « valeurs populaires du football ». Tout un symbole… Eh bien, les symboles sont réversibles. Car depuis mars, donc, la marque au lion est à nouveau sponsor maillot de l’équipe. Il revient de loin, le FC Sochaux. Depuis son sauvetage in extremis il y a trois ans, le club a renoué avec les succès sur le terrain. Alors quand vendredi dernier, il s’est qualifié pour la ligue 2, se sortant des limbes du National, les 20 000 supporters réunis au stade Bonal ont explosé de joie. Envahissant la pelouse sous un ciel de feux d’artifice bleu et jaune. C’est la remontada des désindustrialisés. Le match retour d’une France qui ne se résout pas à la relégation. Sochaux vivra ! Et vivement la ligue 1 !

Anne Rosencher

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Ce 28 mars, les participants d’un pèlerinage organisé par la FSSPX, ont été empêchés d’entrer dans le sanctuaire de Notre-Dame des Douleurs à Cuceglio (près de Turin, Italie). Don Aldo Rossi, prêtre responsable du pèlerinage, a lu une déclaration devant l'église. Bien que le pèlerinage ait été annoncé, les portes sont restées fermées devant eux. Le journal La Voce a rapporté que plusieurs prêtres, les Sœurs Consolatrices du Sacré-Cœur, ainsi que de nombreux fidèles — parmi lesquels de jeunes familles — participaient à ce pèlerinage de plusieurs kilomètres, certains portant une statue de Notre-Dame des Douleurs. Comme l’écrit le journal, « les fidèles du prieuré Saint-Charles de Montalenghe avaient organisé un pèlerinage de Carême, annoncé à l’avance ». « Pas de messe, pas de célébration liturgique : seulement quelques prières finales, comme geste de dévotion » étaient prévues. La Voce, journal laïc, poursuit son reportage avec étonnement : selon ses sources, la décision de fermer les portes au groupe de pèlerins aurait été prise par le recteur du sanctuaire, Don Luca Meinardi, sous l’influence de son supérieur, l’évêque d’Ivrée, Mgr Daniele Salera. Le journal commente : « Un choix qui entre inévitablement en contradiction avec un vocabulaire ecclésial qui, ces dernières années, met en avant des mots comme accueil, inclusion, dialogue et miséricorde. » Déclaration de Don Aldo Rossi, FSSPX : Chers pèlerins, nous sommes arrivés à la fin de ce pèlerinage, mais comme vous pouvez le voir, nous trouvons les portes du sanctuaire fermées, parce que les autorités religieuses locales ont refusé de nous les ouvrir. Et cela nous rappelle précisément les paroles de saint Athanase — que nous examinions ces jours-ci pour les publier dans notre bulletin Il Cedro — qui disait, entre autres, contre les ariens et les semi-ariens des premiers siècles de l’Église : « Vous restez à l’extérieur des lieux de culte, mais la foi habite en vous. » Voyons ce qui est le plus important : le lieu ou la foi ? La vraie foi, évidemment. Eh bien, dans la culture dominante, qui est celle de l’inclusion, on ouvre les portes à tous : aux anglicans qui célèbrent la messe dans la mère de toutes les églises à Rome, Saint-Jean-de-Latran, alors même qu’ils ne sont pas prêtres. Tout récemment, il y a deux jours, Rome a adressé un message à l’archevêque anglicane — une femme — à l’occasion de son installation, lui rappelant de marcher ensemble en se souvenant que les différences ne peuvent effacer la fraternité née du baptême commun. On ouvre les églises aux protestants, en leur permettant même de célébrer la messe dans une paroisse ici à Turin. On prie avec toutes les religions. On ouvre encore les églises à la déesse terre Pachamama, comme cela s’est produit à Rome. On ouvre les églises aux groupes LGBT et on célèbre avec eux la messe, en particulier à Rome, à l’église du Gesù. On ouvre les portes aux bouddhistes, aux animistes, comme lors de la rencontre d’Assise en 1986, où une statue de Bouddha a même été placée sur le tabernacle. Mais pour la FSSPX, simplement pour faire une prière pour les vocations — non pas la messe, mais des prières pour les vocations — les portes sont fermées. Dans ce cas, il n’y a pas inclusion, mais exclusion. Pourquoi ? Parce que dans le Panthéon, il y avait tous les dieux sauf Notre-Seigneur Jésus-Christ. S’ils avaient mis Notre-Seigneur Jésus-Christ, les autres dieux se seraient effondrés. Eh bien, il n’y a qu’une seule réponse, une seule réponse qui nous fait toucher du doigt la réalité et la profondeur de la crise de l’Église et du système de la culture libérale de l’inclusivité : c’est que la vérité est exclusive. La vérité n’est pas inclusive, mais exclusive. Je peux inclure tout le reste, mais pas la vérité. Je peux inclure toutes les erreurs, mais pas la vérité, parce que la vérité est exclusive, comme le dit l’Évangile, Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même : « Qui n’est pas avec moi est contre moi ; et qui n’amasse pas avec moi disperse. » « Que votre langage soit oui, oui ; non, non ; le reste vient du malin. » La FSSPX ne fait rien d’autre que suivre ce qu’a fait Mgr Lefebvre, qui a voulu que l’on inscrive sur sa tombe : « J’ai transmis ce que j’ai reçu. » Nous ne faisons que transmettre cette vérité, cette tradition que nous avons simplement reçue. Mais, dans le système de l’inclusivité, cela ne peut être accepté, parce que la vérité est exclusive : on ne peut pas rester au milieu. Et je reprends encore les paroles de saint Athanase, qui disait aux ariens et surtout aux semi-ariens : « Vous êtes la grande corruption parce que vous restez au milieu. Vous voulez rester entre la lumière et le monde. Vous êtes des maîtres du compromis et vous marchez avec le monde. Je vous le dis : vous feriez mieux de partir avec le monde et d’abandonner le Maître, dont le royaume n’est pas de ce monde. » Ainsi, l’œcuménisme actuel peut accepter toutes les religions, toutes les erreurs, sauf la vérité, sauf la doctrine catholique qui, par sa nature même, condamne toutes les erreurs, toutes les fausses doctrines, toutes les fausses religions. Deux et deux font quatre, et le quatre exclut tous les autres nombres. C’est ainsi. La lumière dissipe les ténèbres, comme le dit saint Paul : « Quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? » Chers pèlerins, tout cela, d’un côté, nous attriste profondément, parce que cela montre combien les ténèbres se sont répandues jusque dans l’Église elle-même ; mais, d’un autre côté, le Seigneur nous montre la splendide miséricorde de Dieu qui, malgré ce mystère d’iniquité au sein même de l’Église, fait encore resplendir la lumière de la vérité et de la tradition de l’Église catholique. Vous-mêmes en êtes le témoignage ici : les sœurs, les prêtres, les jeunes familles manifestent cette lumière. Nous n’avons aucune haine, aucun ressentiment, car comme l’a dit saint Jean Bosco, lorsqu’il fut attaqué par deux vaudois prêts à le frapper : « Je n’emploie pas la force. Je pourrais l’employer, mais je ne le fais pas, parce que je suis prêtre, parce que je suis catholique, et notre force est la patience et le pardon. » Demandons cela surtout à Notre-Dame des Douleurs, qui nous donne ce grand exemple de patience, et offrons-lui aussi ce sacrifice : ce sacrifice de ne pas entrer, de ne pas pouvoir entrer dans l’église. Tout d’abord selon l’intention du pèlerinage, pour obtenir de saints prêtres ; mais offrons aussi ce sacrifice pour l’Église, pour le Pape, pour l’évêque d’Ivrée, pour tous les évêques et tous les prêtres, afin qu’ils sortent au plus vite de ces ténèbres, de ce faux œcuménisme, de cette fausse culture de l’inclusivité qui exclut la vérité, c’est-à-dire qui exclut Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est le chemin, la vérité et la vie. Maintenant, nous allons faire ici les prières finales : la prière à Notre-Dame des Douleurs, puis nous chanterons les litanies de la Sainte Vierge. #fsspx #sspx

FSSPX Actualités

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Après avoir finalisé le jumeau numérique de son réacteur nucléaire de 4eme génération, capable de produire une chaleur de 700°C et de l'électricité sur demande à partir de déchets nucléaires, la startup 🇫🇷 Naarea annonce un premier prototype en 2027. Intégrer un petit réacteur nucléaire dans un conteneur standard pour le déployer près de la consommation d'énergie, sur les sites industriels. C'est cette idée qui a donné naissance à Naarea, une startup française créée en 2020 et positionnée sur le marché des AMR (Advanced Modular Reactor). La jeune société entend commercialiser ses premières unités dès 2030, soit une décennie après sa création. Ce qui, dans cette industrie, représente un délai extrêmement court. Pour accélérer la conception de son mini-réacteur à neutrons rapides (exploitant des déchets nucléaires pour combustible), Naarea a fait du jumeau numérique l'épine dorsale de son projet. « Ce système, dont la première version a été conçue en 18 mois, permet de bâtir le modèle 3D du réacteur pour valider les choix d'architecture et le dimensionnement, et d'effectuer des simulations de son fonctionnement et de garder une traçabilité totale des données d'ingénierie et des exigences associées au projet. Le jumeau numérique permet d'aller plus vite au démarrage du projet » La modélisation est notamment indispensable pour intégrer la trentaine de systèmes qui composent le futur réacteur, chacun d'entre eux étant lui-même composé de sous-systèmes. Développé par l'ESN Assystem, qui possède une expérience reconnue dans le nucléaire, sur la technologie Dassault Systèmes hébergée sur le cloud, le jumeau permet de réaliser des simulations du fonctionnement du futur réacteur, « impossibles sinon », le premier prototype physique (en fonctionnement) étant prévu pour 2027. « Nous concevons un système très compact. Pour y parvenir, nous sommes allés chercher des compétences dans l'automobile ou l'aéronautique et avons appliqué une logique 'design to manufacturing' (visant à intégrer les contraintes de fabrication dès la conception, NDLR). C'est ce qui nous a permis de développer un double numérique de notre réacteur en seulement 18 mois. » Les micro-réacteurs sur lesquels travaille l’équipe de Naarea ont pour objectif de générer de l’électricité et de la chaleur, à partir des combustibles nucléaires usagés issus des réacteurs conventionnels du parc nucléaire actuel. Il s’y produit une réaction de fission intrinsèquement autorégulée à haute température (environ 700 °C), grâce à un combustible liquide composé de sels fondus, sans avoir besoin de l'approvisionner en eau. Naarea s'inscrit par ailleurs dans une démarche de production en série de ses petits réacteurs, la startup visant la production de 150 modules par an en rythme de croisière. La société, qui a signé un premier partenariat avec la société ACC, portant sur la fourniture de 2 à 4 conteneurs pour approvisionner les futures giga-usines de batteries de la co-entreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies, mise sur un modèle économique basé sur la vente d'énergie (électricité et chaleur). Baptisé XAMR (eXtrasmall Advanced Modular Reactor), le micro-générateur nucléaire à sels fondus et à neutrons rapides de Naarea vise ainsi à produire de l’électricité (40 mégawatts électrique, MWe) et de la chaleur (80 mégawatts thermiques, MWt). « Nous développons un réacteur qui combine 3 technologies de pointe : neutrons rapides, sels fondus, production en série. Les neutrons rapides permettent de recycler le combustible usagé issu ces centrales nucléaires et de clôturer le cycle du combustible, préoccupation majeure dans le domaine du nucléaire conventionnel. Les sels fondus nous permettent de garantir une sécurité intrinsèque. Enfin, nos micro-générateurs sont conçus pour être installés près des besoins des industriels, ce qui représente une innovation majeure dans le domaine de la production d’énergie. » La petite taille de ce réacteur sera un grand atout : il n’y aura pas besoin de génie civil, hormis une dalle en béton. Les cœurs de réacteurs seront imprimés en 3D, ce qui signifie pas de soudure, pas de tuyau ! Pour pallier l’intermittence des renouvelables, la pilotabilité du réacteur sera très courte, alors qu’il faut de 20 à 30 minutes pour monter à 100 % des capacités d’un réacteur classique, ou pour le faire redescendre en puissance, en le refroidissant à l’eau, « notre réacteur n’aura pas besoin d’eau, son refroidissement se fera par convection naturelle, c’est-à-dire grâce à l’air. Un grand atout quand le stress hydrique grandit. » La petite taille est également un argument intéressant en cas d'extension ou de déconstruction. « Lorsqu'on démantèlera, on pourra tout enlever, il ne restera rien. On peut aussi rajouter des modules, comme on le ferait avec des Lego, si la structure grandit. » Cette miniaturization concerne aussi le second conteneur du dispositif, qui transforme la chaleur en électricité. « Ce n'est pas une turbine vapeur, mais une turbine au CO2 supercritique. Cela tombe bien, il y en a plein dans l'air ». Le fonctionnement en circuit fermé permettant de ne pas dégager de CO2. Concernant l'autonomie, la charge devrait tenir autour de 5 ans en moyenne. Les conteneurs, eux, ont été dessinés pour 100 ans, avec une période de fonctionnement de 50 ans. Tous les 10 ans, comme pour les avions, chaque réacteur sera renvoyé en usine pour être remis en état. S'agissant de la maintenance, Naarea explique que la partie nucléaire sera pilotée à distance. Pendant les 5 premières années, il n'y aura pas de maintenance sur l'îlot nucléaire. Sur la partie externe, avec la turbine, une maintenance régulière est toutefois prévue, sans interruption. « Tout a été conçu en système plug-and-play. » 5 000 capteurs serviront à monitorer l'état et la maintenance du réacteur en temps réel. On l'aura compris, les sels fonds constituent le cœur du projet de Naarea. Ils portent le sel combustible, donnent la réaction de fission autorégulée, conduisent la chaleur et la transmettent. Dans cette optique, la jeune entreprise s’est associée au CNRS et à son centre de physique des deux infinis – Irène Joliot-Curie (IJCLab) pour ouvrir un laboratoire commun sur les sels fondus. Baptisé Innovation Molten Salt Lab (IMS Lab), celui-ci a vocation à devenir la référence européenne en matière de R&D dans les sels fondus. Basé à l’université Paris-Saclay, ce laboratoire pourra aussi mener des expériences pour d’autres startups du nucléaire de 4e génération misant sur les sels fondus, comme Stellaria ou Thorizon, avec lesquels Naarea a noué un accord. Les équipes de Naarea et du CNRS travaillent ensemble depuis un an déjà et des brevets communs seraient déjà en cours de dépôt. Ils portent sur la technologie de synthèse des sels. Un autre concerne « le bon élément à mélanger au métal pour éviter la corrosion quelle que soit la réaction ». Le choix du CNRS était une évidence, puisque cet organisme de recherche présente une expertise reconnue dans le secteur de l’étude de la chimie des réacteurs à sels fondus, une équipe dédiée à cette chimie ayant été créé à l’IPN d’Orsay dès 2005. « L’IJCLab est le seul laboratoire en France à pouvoir manipuler de grandes quantités de matière active en milieux sels fondus, et nous avons acquis un socle de données solides au cours des années. De plus, nous sommes situés dans la même région que Naarea, et des liens professionnels préexistaient. » L’intérêt d’une meilleure compréhension du comportement des sels fondus ne se limite pas au domaine du nucléaire. Elle pourrait également trouver une application dans des domaines non nucléaires, notamment pour les centrales solaires thermiques à concentration et la production d’aluminium et sodium métal. Naarea a également décidé de s'allier avec son rival Newcleo, qui cherche aussi à produire des réacteurs à neutrons rapides, au début de l'année 2024. Ce type de partenariat stratégique et industriel, inédit dans le secteur, a pour objectif de ne pas se laisser distancer par la concurrence étrangère, qui s'intensifie dans le domaine. Chaque acteur gardera ses enveloppes et sa propriété intellectuelle, mais « les deux startups vont essayer d’économiser les ressources de l’État, en se répartissant les tâches ou en mettant leurs ressources en commun. » Les équipes des deux sociétés ont déjà lancé des lancé les groupes de travail sur les différents sujets, sur les calculs concernant les matériaux, par exemple. Le partenariat concerne aussi l'usage des sites du CEA, déjà très demandés : « plutôt que de demander deux terrains, on propose de rationaliser l’espace et de mutualiser les laboratoires d’essais. » Naarea compte par ailleurs du beau monde parmi son équipe. « Nous avons des ex-dirigeants de Phénix et Superphénix, et le père du réacteur à neutrons rapides Astrid ! Et à côté, un bataillon de jeunes ingénieurs qui débarquent avec des outils de calculs inimaginables pour les anciens. Moyennant quoi vous enlevez le plafond de verre, il n’y a plus de limites. Le savoir-faire français est absolument incroyable. » Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

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🚨 BALDE ET CASADÓ SUSCEPTIBLES DE QUITTER LE BARÇA ⚠️ 🗣️ Fabrizio Romano : « Les informations en provenance d’Espagne aujourd’hui affirment que Balde va quitter le FC Barcelone à 100 % après la réunion avec son agent Jorge Mendes. Ce que je peux vous dire cet après-midi, c’est le suivant. Premièrement, Jorge Mendes, l’agent d’Alejandro Balde, cherche une solution pour Balde depuis plusieurs jours. Jorge Mendes a donc eu un échange avec Manchester United. Manchester United s’est renseigné sur les conditions d’un éventuel transfert d’Alejandro Balde. Reste à voir s’ils peuvent se permettre de payer le montant du transfert, mais aussi son salaire, car Balde possède un salaire important à Barcelone. Il y avait également un intérêt de Manchester City il y a quelques mois, mais aujourd’hui, Manchester City a déjà renforcé ce poste. Pour le moment, leur priorité concerne d’autres dossiers. Manchester City travaille sur des milieux de terrain et avance également sur un transfert d’Allan, de Palmeiras. C’est assurément une information importante de ce week-end : Manchester City avance sérieusement sur ce dossier. Concernant Balde, il y a donc du mouvement, mais pour le moment, en dehors des déclarations de Hansi Flick, il n’y a rien de concret. Flick a déclaré : « J’aime Balde, mais j’ai besoin de voir les joueurs être compétitifs. » Le message de Flick n’est donc pas que Balde va rester avec nous. Le message de Flick est plutôt que la porte est largement ouverte. Cela dépendra des opportunités. Parce que, selon ce que je comprends de la situation d’Alejandro Balde, Balde ne pousse pas pour quitter Barcelone. Ce que l’on me dit, c’est que Balde est heureux à Barcelone et qu’il aimerait rester au Barça. Si Barcelone décide de vendre Balde et de le mettre sur le marché, Balde pourrait saisir l’opportunité. Mais ce n’est pas Balde qui pousse pour partir. C’est ce qu’on me dit. Maintenant, voyons ce qui va se passer. Il y aura des discussions autour d’Alejandro Balde. Voyons si Manchester United peut payer ce que Barcelone demande, mais c’est assurément une situation intéressante à suivre. Et puis Jorge Mendes a quitté Barcelone, car il est désormais temps pour lui de ramener des propositions pour ces joueurs : Balde et Marc Casadó, tous les deux étant considérés comme susceptibles de quitter le Barça dans les dernières semaines du mercato estival, qui entre maintenant dans sa dernière semaine. »

Mercato Blaugrana

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L'alarme et le silence : Vol Helios 522 Le 14 août 2005, peu avant midi heure locale, deux F-16 de l'Armée de l'air hellénique, interceptent un Boeing 737-300 au-dessus de l'île de Kéa, en mer Égée. L'avion, immatriculé 5B-DBY et baptisé Olympia, décrit des cercles à 34 000 pieds dans le circuit d'attente de l'aéroport d'Athènes. Il ne répond à aucun appel radio depuis plus de deux heures. Ce que les pilotes de chasse voient en s'approchant est une image qu'aucun briefing ne prépare à recevoir. Les masques à oxygène passagers pendent dans la cabine. Le siège gauche, celui du commandant, est vide. Une silhouette est affaissée sur les commandes droites, retenue par les bretelles de son harnais. Aucun signe de vie. Vingt minutes plus tard, un homme apparaît dans le cockpit. Il s'assied au siège gauche, lève la main vers les F-16, pointe le doigt vers le bas. Quelques instants après, le moteur gauche s'éteint, faute de carburant. Le moteur droit suit. Le Boeing 737 entame sa descente finale, non pas vers la piste 03L d'Athènes, mais vers une colline boisée près du village de Grammatiko, à trente-trois kilomètres de l'aéroport. À 12 h 04, le 5B-DBY percute le relief. Il n'y a aucun survivant parmi les cent vingt et une personnes à bord. L'accident du vol HCY522 est le plus meurtrier de l'histoire aéronautique grecque. Ce n'est ni un attentat, ni une défaillance structurelle, ni une panne moteur. C'est l'histoire d'un avion qui a fait tout ce qu'il devait faire, et d'un équipage qui n'a jamais compris pourquoi. Le sélecteur et les trois chances manquées Le 5B-DBY a un passé. Huit mois avant l'accident, le 16 décembre 2004, l'avion subit une décompression rapide en vol. Les masques se déploient, l'équipage descend à 10 000 pieds, les passagers se posent sans blessure grave. L'événement est consigné dans le Technical Log : « Rapid decompression. Descent to 10 000. Pax O2 deployed. » Un ingénieur au sol d'ATC Lasham, le prestataire de maintenance agréé, intervient à Larnaca. Le problème est attribué à la porte de service arrière droite (R2). L'avion est remis en ligne. Le soir du 13 août 2005, le 5B-DBY arrive de Londres Heathrow. L'équipage de cabine signale à nouveau un problème sur la porte R2 : un joint gelé et des bruits anormaux. Un ingénieur au sol effectue un test de pressurisation au sol. Pour réaliser ce test sans démarrer les moteurs, il positionne le sélecteur du système de pressurisation cabine (CPCS) sur MAN, position manuelle. Le test terminé, l'ingénieur ne remet pas le sélecteur sur AUTO. Le Boeing Aircraft Maintenance Manual prescrit, à la fin de la procédure, de « remettre l'avion dans sa condition initiale ». La formulation ne mentionne pas explicitement le retour du sélecteur de pressurisation en position AUTO. C'est une ambiguïté documentaire, un trou dans le fromage au sens exact de Reason. Le lendemain matin, le vol HCY522 est confié au commandant Hans-Jürgen Merten, cinquante-neuf ans, ancien pilote d'Interflug puis d'easyJet, totalisant 16 900 heures de vol dont 5 500 sur Boeing 737. Son copilote est Pampos Charalambous, cinquante et un ans, 7 549 heures dont 3 991 sur type. L'enquête révélera que ce dernier avait un historique documenté de non-conformités aux procédures opérationnelles standard. Le sélecteur de pressurisation se trouve sur le panneau supérieur du cockpit (overhead panel), hors du champ visuel direct des pilotes. Il est petit, discret, rarement manipulé en opération normale, justement parce qu'en position AUTO, le système fonctionne de manière transparente. Le matin du 14 août, l'équipage effectue trois procédures successives (la check-list prévol, la check-list after-start et la check-list after-takeoff) qui incluent chacune, directement ou indirectement, une vérification de la configuration du système de pressurisation. À trois reprises, le sélecteur en position MAN n'est pas détecté. Le vol HCY522 décolle de Larnaca à 9 h 07, heure locale d'été d'Europe de l'Est. Le sélecteur en position MAN, la vanne de décharge reste figée à 14,54° d'ouverture, la position dans laquelle elle avait été laissée après le test de maintenance. Les packs de climatisation, eux, continuent de tourner normalement : de l'air pressurisé entre dans la cabine. Mais la vanne en laisse sortir davantage qu'il n'en entre. Le résultat est une pressurisation résiduelle, insuffisante, qui produit une montée de l'altitude cabine plus lente que celle de l'avion. C'est le pire des scénarios : pas une décompression brutale, qui se signalerait d'elle-même par la douleur aux oreilles et le brouillard, mais une fuite progressive, silencieuse, que rien dans les sensations physiques de l'équipage ne vient signaler. L'alarme à deux voix À 06 h 12 min 38 s UTC, l'avion traverse les 12 040 pieds en montée. L'altitude cabine, insuffisamment pressurisée, franchit le seuil des 10 000 pieds. L'alarme d'altitude cabine retentit dans le cockpit. C'est un signal intermittent, un son aigu, répétitif, impossible à ignorer. Le problème est que ce son est rigoureusement identique à celui de l'alerte de configuration décollage (takeoff configuration warning), qui signale une mauvaise configuration des volets, du trim ou des aérofreins avant le décollage. Sur les Boeing 737 dits « Original » (séries -100 et -200) et « Classic » (séries -300, -400 et -500), les deux systèmes d'alerte partagent le même signal sonore. La seule distinction logique est contextuelle : l'alerte de configuration ne peut se déclencher qu'au sol, puisqu'elle est désactivée par le basculement du capteur air-sol (squat switch) au décollage. En vol, la même alarme ne peut signifier qu'une chose : l'altitude cabine a dépassé 10 000 pieds. Mais le cerveau humain ne fonctionne pas par exclusion logique. Il fonctionne par association. Un son familier déclenche l'interprétation la plus fréquemment associée à ce son dans l'expérience du pilote. Et les pilotes entendent l'alerte de configuration bien plus souvent que l'alerte d'altitude cabine, parce que les erreurs de configuration au sol sont incomparablement plus fréquentes que les pertes de pressurisation en vol. Le commandant Merten contacte le centre opérationnel Helios à Larnaca sur la fréquence compagnie. Il parle d'un problème de takeoff configuration warning. Il mentionne également une alarme Equipment Cooling et un voyant Master Caution. Un ingénieur au sol, au bout du fil, identifie la possibilité d'un problème de pressurisation et pose la question : le sélecteur est-il bien en position AUTO ? Mais la communication est difficile. Le commandant a un fort accent allemand. L'ingénieur est britannique. Les deux hommes ne partagent pas la même langue maternelle, et la dégradation cognitive du commandant a probablement déjà commencé. Le message ne passe pas. Le rapport de l'AAIASB note que, du point de vue des facteurs humains, la focalisation sur une tâche de diagnostic (chercher l'origine du problème de refroidissement équipement) au détriment d'une autre (identifier la signification réelle de l'alarme) est un comportement « entièrement plausible et déjà observé chez des pilotes expérimentés ». C'est un cas classique d'attention tunnelisée, aggravé en l'occurrence par le fait que la capacité attentionnelle elle-même est en train de se dégrader. Le commandant se lève de son siège pour vérifier les disjoncteurs à l'arrière du cockpit. C'est le dernier acte cohérent enregistré. Le contact radio avec Nicosie cesse à 9 h 20 min 21 s, à 28 900 pieds. L'avion continue de monter. Il atteint le FL340 à 9 h 23 min 32 s, où le pilote automatique le maintient. La fermeture de la fenêtre Le temps de conscience utile (Time of Useful Consciousness, TUC) est le paramètre qui scelle le sort du vol HCY522. C'est la durée pendant laquelle un individu exposé à une altitude-pression donnée conserve une capacité cognitive suffisante pour agir de manière efficace. À 18 000 pieds d'altitude cabine, le TUC est de vingt à trente minutes. À 25 000 pieds, il chute à trois à cinq minutes. Au FL340 (34 000 pieds, l'altitude de croisière du HCY522), il est de trente à soixante secondes. Mais ces chiffres décrivent une décompression brutale. Dans le cas d'Helios 522, la dépressurisation est lente, progressive, insidieuse. L'altitude cabine monte au rythme de la montée de l'avion, sans discontinuité. Le corps s'adapte, ou plutôt il croit s'adapter. Les premiers symptômes de l'hypoxie (légère euphorie, picotements, sensation de chaleur) sont subtils, non alarmants, facilement attribuables au stress ou à la fatigue. Le médecin aérospatial Dennis Shanahan emploie une expression glaçante pour décrire ce processus : la « happy death ». On ne se sait pas en train de mourir. On ne se sait même pas en train de perdre la capacité de comprendre qu'on est en train de mourir. C'est ce qui fait de l'hypoxie un piège sans équivalent dans l'accidentologie aérienne. Elle ne détruit pas l'avion. Elle ne détruit pas les commandes. Elle détruit l'outil, le cerveau, dont l'équipage a besoin pour diagnostiquer sa propre présence et y répondre. C'est une menace autoréférentielle : la condition elle-même supprime la capacité de la reconnaître. Le vol Helios 522 n'est pas le premier « vol fantôme » de l'histoire. Le 25 octobre 1999, un Learjet 35A transportant le golfeur Payne Stewart décolle d'Orlando pour Dallas. L'avion perd sa pressurisation, l'équipage et les passagers sont incapacités, et le Learjet poursuit sa route en pilote automatique pendant quatre heures à travers six États américains avant de s'écraser dans le Dakota du Sud, à 2 400 kilomètres de sa destination. Six morts. Même mécanisme létal, même silence radio, même interception par des chasseurs constatant l'absence de vie à bord. En Australie, le 4 septembre 2000, un Beech King Air 200 perd sa pressurisation après le décollage de Perth. Les contrôleurs entendent la voix du pilote se détériorer progressivement sur la fréquence avant de sombrer dans le silence. L'avion s'écrase près de Burketown après épuisement du carburant. Dans les trois cas, le schéma est identique : la dépressurisation supprime la conscience avant que la conscience ne puisse supprimer la dépressurisation. Le silence dans la cabine C'est ici que l'histoire du vol HCY522 se sépare de celle de Payne Stewart ou du King Air australien. Parce que le HCY522 est un vol commercial. Il y a un équipage de cabine. L'équipage de cabine compte quatre membres. Parmi eux, la chef de cabine, Louisa Vouteri, trente-deux ans, a remplacé au dernier moment une collègue malade. Haris Charalambous et son compagnon Andreas Prodromou, vingt-cinq ans, ont eux aussi été appelés en renfort juste avant le vol. Le couple projette de se marier. Quand les masques passagers se déploient à 14 000 pieds d'altitude cabine, les PNC font ce que leur formation leur commande de faire : ils enfilent leurs masques, restent à leur poste, et attendent. Ils attendent deux choses. La première est physique : la descente d'urgence. Dans tout scénario de dépressurisation, les pilotes initient immédiatement une descente rapide vers un niveau respirable, typiquement 10 000 pieds. L'équipage de cabine s'attend à sentir l'avion piquer du nez, à entendre les moteurs passer au ralenti, à percevoir la variation de pression dans les oreilles. C'est une signature sensorielle forte, impossible à manquer. La seconde est procédurale : l'appel interphone du cockpit informant la chef de cabine de la nature du problème et des actions en cours. Cette annonce est le lien vital entre l'avant et l'arrière de l'avion. C'est elle qui déclenche le passage de l'équipage de cabine du mode passif (attente d'instructions) au mode actif (assistance, préparation d'urgence, éventuelle intervention). Ni l'une ni l'autre ne vient. L'avion ne descend pas. Il continue de monter. Et l'annonce ne vient jamais. Les masques à oxygène passagers du Boeing 737 fonctionnent par générateur chimique. Leur autonomie est d'environ douze minutes, le temps nécessaire pour qu'un avion descende d'une altitude de croisière vers un niveau respirable. Les postes PNC (jumpseat, offices) sont équipés des mêmes masques : en cas de dépressurisation, la procédure commande à l'équipage de cabine de s'asseoir immédiatement et de se saisir du masque le plus proche, qu'il soit à son poste ou en cabine. Mais il existe aussi à bord, à proximité des jumpseat, d'autres sources d'oxygène : des bouteilles portatives d'O2 thérapeutique et des bouteilles ou cagoules de protection respiratoire, destinées à l'origine aux situations de feu ou de fumée. C'est probablement l'une de ces sources qu'Andreas Prodromou a utilisée pour rester conscient bien au-delà des douze minutes offertes par les générateurs chimiques. Mais les SOP d'Helios Airways ne prévoient pas le scénario d'un cockpit devenu muet. Il n'existe aucune procédure spécifiant ce que l'équipage de cabine doit faire si les pilotes ne donnent aucun signe de vie après un déploiement de masques. Les PNC sont formés à attendre l'annonce. L'annonce ne vient pas. Et la procédure ne dit pas quoi faire quand la procédure ne fonctionne plus. Quiconque a porté l'uniforme de navigant connaît ce territoire. L'équipage de cabine opère dans un cadre procédural strict, construit autour de la transmission d'information par le cockpit. La formation insiste, à juste titre, sur le respect de la chaîne de commandement, sur la discipline des annonces, sur le fait de ne pas encombrer les pilotes en situation d'urgence. Mais cette architecture repose sur un présupposé implicite : que le cockpit est en état de communiquer. Quand ce présupposé tombe, la procédure devient un piège de silence. Andreas Prodromou, plongeur expérimenté et titulaire d'une licence de pilote commercial (CPL), reste conscient plus longtemps que les autres grâce à l'une de ces sources d'oxygène. Il est le dernier être humain conscient à bord du HCY522. Après plus d'une heure (le temps exact reste incertain), il parvient au cockpit. Il s'assied au siège gauche. Le moteur gauche s'est déjà éteint. Le CVR enregistre deux tentatives d'appel Mayday : « MAYDAY, Helios Airways Flight 522 Athens… » Mais les données du FDR montrent que le bouton d'émission radio n'a jamais été pressé. Les appels, captés par le micro ambiant du CVR, ne sont jamais sortis de l'avion. Les F-16 voient l'homme dans le cockpit. Ils voient sa main levée. Ils voient le doigt pointé vers le bas. Et ils voient le deuxième moteur s'éteindre. Andreas Prodromou n'est pas pilote de ligne. Il n'est pas qualifié sur Boeing 737. Même s'il l'avait été, le carburant ne lui laissait que des secondes. La réponse du système L'enquête de l'AAIASB établit que la FAA avait connaissance du problème de l'alarme ambiguë du 737 bien avant l'accident. La NASA elle-même avait signalé le risque de confusion. Boeing avait été informé. Rien n'avait changé. Après l'accident, la réponse réglementaire se déploie en trois temps. En 2006, l'AD 2006-13-13 rend les procédures d'urgence liées à l'alarme d'altitude cabine des « memory items ». En 2008, l'AD 2008-23-07 impose un briefing pré-vol obligatoire rappelant la double fonction de l'alarme. L'EASA publie en 2009 un Safety Information Bulletin notant que, malgré ces mesures, des incidents de confusion continuent de se produire. Ce n'est qu'en 2010 qu'un NPRM propose l'installation de voyants lumineux distincts sur le panneau central du cockpit des séries -100 à -500 (Original et Classic), la mesure de conception qui aurait dû exister depuis l'origine. Entre-temps, la FAA et la base ASRS de la NASA avaient documenté de nombreux cas d'équipages ayant confondu l'alarme d'altitude cabine avec l'alarme de configuration décollage. L'un d'entre eux, rapporté dans le SIB EASA 2009-34, fait état d'un équipage ayant d'abord identifié l'alarme comme un téléphone portable. Cinq ans pour proposer un voyant lumineux sur un panneau d'instruments. Cent vingt et une vies pour établir qu'un principe élémentaire d'ergonomie (deux dangers distincts ne doivent jamais partager le même signal) n'avait pas été respecté dans la conception du Boeing 737. Helios Airways, de son côté, ne survit pas à l'accident. La compagnie est rebaptisée Ajet en mars 2006. En novembre de la même année, le gouvernement chypriote saisit ses avions et gèle ses comptes bancaires. L'exploitation cesse définitivement. Ce que le silence enseigne L'accident du vol HCY522 n'est pas un cas simple. Il serait tentant de l'attribuer à une erreur de maintenance (le sélecteur laissé en MAN), ou à une erreur de l'équipage (les trois checks manqués), ou à un défaut de conception (l'alarme ambiguë). Chacune de ces attributions est vraie. Aucune n'est suffisante. Ce que Helios 522 met à nu, c'est un mécanisme plus profond, que le modèle Swiss Cheese de Reason ne capture qu'imparfaitement. Ce n'est pas seulement que les trous dans les barrières de défense se sont alignés. C'est que la condition latente, le sélecteur en MAN, a déclenché un processus physiologique, l'hypoxie, qui a détruit la dernière barrière active : la capacité de l'équipage à comprendre ce qui se passait et à y répondre. La condition latente génère le mécanisme qui empêche sa propre correction. Le système se referme sur lui-même. Rasmussen éclaire l'autre face du piège. La confusion de l'alarme est un basculement contraint du mode rule-based vers le mode knowledge-based. En mode rule-based, l'équipage associe le son entendu à la réponse la plus fréquente : alerte de configuration. Le passage au mode knowledge-based, comprendre que le même stimulus a une signification différente dans un contexte différent, exige une ressource cognitive de haut niveau, une capacité d'abstraction et de raisonnement que l'hypoxie est précisément en train d'éteindre. Le diagnostic correct reste théoriquement possible, mais de plus en plus improbable à mesure que les minutes passent. La fenêtre de compréhension et la fenêtre de conscience se referment ensemble. Et derrière l'accident immédiat, il y a le cadre organisationnel que Vaughan nous apprend à lire. La décompression de décembre 2004 sur le même avion, en provenance de Varsovie, avec trois passagers hospitalisés, qui n'avait généré ni poursuite ni remise en cause de la culture de sécurité. Les problèmes récurrents de porte de service R2, signalés à nouveau la veille même de l'accident. Les audits EASA, JAA et OACI sur la DCA chypriote, restés sans plan d'action effectif. La dérive silencieuse d'une organisation qui absorbe les signaux précurseurs sans modifier ses pratiques. C'est la normalisation de la déviance, telle que Vaughan l'a théorisée à partir de l'accident de Challenger, appliquée à une petite compagnie méditerranéenne. Le vol fantôme d'Helios 522 est un archétype. Il rejoint le Learjet de Payne Stewart, le King Air de Burketown, et peut-être, si l'hypothèse de l'ATSB australien est correcte, le vol MH370 de Malaysia Airlines, dans la famille des accidents où le silence n'est pas un symptôme mais le mécanisme létal lui-même. L'avion continue de voler. L'équipage a cessé d'exister. Et entre les deux, il n'y a eu qu'une alarme qui sonnait juste, mais que personne n'a su entendre. Sources : Rapport d'accident Air Accident Investigation and Aviation Safety Board (AAIASB), Aircraft Accident Report: Helios Airways Flight HCY522, Boeing 737-31S, 5B-DBY, Grammatiko, Hellas, 14 August 2005, République hellénique, novembre 2006. Directives de navigabilité et documents réglementaires Federal Aviation Administration, AD 2006-13-13, Cabin Altitude Warning/Takeoff Warning, 2006. Federal Aviation Administration, AD 2008-23-07, Pre-flight Briefing on Cabin Altitude Warning, 2008. Federal Aviation Administration, NPRM Docket No. FAA-2010-0215, Installation of Separate Visual Indicators for Cabin Altitude and Takeoff Configuration Warnings on Boeing 737-100 through -500, 2010. European Aviation Safety Agency, Safety Information Bulletin SIB 2009-34, Cabin Altitude Warning/Takeoff Configuration Warning, 2009. Rapports d'accidents satellites National Transportation Safety Board, Aircraft Accident Brief: Learjet Model 35, N47BA, near Aberdeen, South Dakota, October 25, 1999, NTSB/AAB-00/01, 2000. Australian Transport Safety Bureau, Investigation Report B/2000/3479: Beechcraft Super King Air 200, VH-SKC, Burketown, Queensland, 4 September 2000, 2001. Ouvrages Negroni, Christine, The Crash Detectives: Investigating the World's Most Mysterious Air Disasters, Penguin Books, New York, 2016. Reason, James, Managing the Risks of Organizational Accidents, Ashgate, Aldershot, 1997. Rasmussen, Jens, « Skills, Rules, and Knowledge: Signals, Signs, and Symbols, and Other Distinctions in Human Performance Models », IEEE Transactions on Systems, Man, and Cybernetics, vol. SMC-13, n° 3, 1983, pp. 257-266. Vaughan, Diane, The Challenger Launch Decision: Risky Technology, Culture, and Deviance at NASA, University of Chicago Press, Chicago, 1996. Article académique Maditinos, Zinonas & Vassiliadis, Chris, « Air Transport Service Harm Crisis: The Case of Helios Airways Tragedy », Journal of Hospitality & Tourism Cases, vol. 4, n° 1, 2015, pp. 26-35. #Avgeek #Helios522 #AviationSafety 📽️ : Extrait « Mayday Dangers Dans le Ciel »

François Negroni

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Le Syndrome David Copperfield : Comment Jean-Luc Mélenchon ( Jean-Luc Mélenchon ) et La France Insoumise ont fait disparaître le suffrage militant David Copperfield est entré dans la légende en faisant disparaître la Statue de la Liberté sous les yeux ébahis du public américain. L’appareil dirigeant de La France insoumise, lui, vient de réaliser un tour de prestidigitation beaucoup moins visuel, mais politiquement bien plus audacieux : l’escamotage pur et simple du suffrage militant. Sur le papier, LFI se revendique comme un « mouvement réseau » horizontal, cultivant un lexique politique saturé de références à l'implication citoyenne directe et à la souveraineté populaire. La promesse est belle. Pourtant, lorsqu’il s’agit de désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2027, la mécanique qui s’est déployée au printemps 2026 révèle une ingénierie d’une froideur clinique. Derrière les mots grandiloquents d’« investiture populaire » et de « votation » se cache l'un des verrouillages bureaucratiques les plus sophistiqués de la Ve République. Plongée dans les entrailles d’une machine où le peuple est souverain, à l'unique condition qu'il couronne le monarque déjà désigné. PARTIE I : Le mystère de l'encre sympathique (Où est passé le vote ?) Le crime parfait réside souvent dans les archives. Pour comprendre l’ampleur de la manipulation procédurale, il ne faut pas regarder ce qui est écrit dans les textes d’avril 2026, mais ce qui en a été effacé. C’est la preuve matérielle, le smoking gun de l’institution. Retournons brièvement en décembre 2024. À cette époque, LFI adopte un texte d’orientation stratégique massif (approuvé par les militants à 93,9 %). Ce document prévoyait explicitement une règle en cas d’élection présidentielle anticipée : la candidature, après être passée par les instances dirigeantes, serait ensuite « soumise au vote des insoumis ». La promesse était claire, écrite noir sur blanc : la base aurait le dernier mot sur le nom de l'incarnation suprême. Avance rapide jusqu’au 12 avril 2026. L’Assemblée représentative du mouvement valide la nouvelle et définitive « Feuille de route » pour la présidentielle de 2027. Abracadabra ! La ligne prévoyant un vote des insoumis sur le nom du candidat a purement et simplement disparu du texte final. Évaporée. Gommée. À la place de ce suffrage direct, le document grave dans le marbre une tout autre architecture : « L’intergroupe de la France insoumise, sur proposition de la Coordination des espaces, proposera une candidature » à une investiture populaire. En l'espace de seize mois, l'appareil a méthodiquement retiré le bulletin de vote nominatif des mains de ses adhérents. En 2024, on promettait encore un casting interne. En 2026, le casting est officiellement annulé, le rôle principal est pré-distribué par le sommet, mais la direction a la magnanimité de laisser la base applaudir la qualité du scénario. PARTIE II : La « Votation » helvétique (Comment faire plébisciter un PDF) Pour masquer ce rapt démocratique, l'appareil insoumis a déployé un chef-d'œuvre de sémantique participative. Du 12 au 19 avril 2026, la base militante a été convoquée pour une grande « votation ». Le terme est somptueux. Il fleure bon l’agora athénienne et la démocratie directe des cantons suisses. Les chiffres officiels, fièrement publiés par le mouvement, sont d'ailleurs brandis comme une démonstration de force : 68 120 insoumis·es ont participé, et 96,6 % d'entre eux (soit 65 810 voix) ont voté « J'approuve » (contre seulement 817 voix « Je désapprouve » et 1 493 « Je ne me prononce pas »). Un score soviétique pour un parti qui se rêve libertaire. Mais que célébraient exactement ces 96,6 % ? Un choix tranché entre plusieurs sensibilités ? Un débat acharné entre Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot ou Clémence Guetté ? Absolument pas. Le scrutin ne comportait aucun nom propre. Les militants étaient appelés à approuver ou désapprouver... un fichier PDF de plusieurs pages. Cette fameuse « Feuille de route », rédigée et filtrée par la direction, décrivait la stratégie globale et entérinait le fait que les instances supérieures se chargeraient de trouver le candidat. La question posée aux militants n'était pas : « Qui voulez-vous pour 2027 ? ». La question était : « Acceptez-vous de valider ce mode d'emploi qui stipule que vous n'aurez pas le droit de choisir le candidat ? ». LFI a ainsi inventé la démocratie Ikéa. Le militant est infiniment respecté : on lui confie l'insigne honneur d'inspecter la notice de montage du meuble que le chef a déjà construit la veille. PARTIE III : Le miracle du « Consensus » en chambre noire Puisque la base ne choisit pas l'incarnation, qui tient les rênes ? Pour le comprendre, il faut s'enfoncer dans les poupées russes de l'organigramme insoumis, un espace où la lumière entre peu. Le réacteur nucléaire du mouvement s'appelle la « Coordination des espaces ». Constituée fin 2022, elle ne compte que 24 membres. Ces membres n'ont été élus par aucun suffrage militant direct ; ils accèdent à ce cénacle par le jeu d'une stricte cooptation, sous la houlette centralisatrice de Manuel Bompard. Les figures historiques dissonantes (François Ruffin, Clémentine Autain, Alexis Corbière) en ont été soigneusement tenues à l'écart. C'est cette instance resserrée et verrouillée qui a le privilège statutaire de « proposer » le texte de travail, puis de « proposer » un nom à l'étape suivante. L'étape suivante, c'est l'« intergroupe », qui rassemble les députés de l'Assemblée nationale, les eurodéputés et les maires insoumis. Le 3 mai 2026, cette centaine de cadres se réunit à Paris. C'est là que la magie opère. L'intergroupe publie un communiqué triomphant : « Nous avons décidé de proposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon ». Y a-t-il eu un débat public ? A-t-on examiné les candidatures de challengers courageux ? A-t-on procédé à un vote à bulletin secret pour mesurer les doutes ou les abstentions de l'appareil ? Rien de tout cela. Le député Paul Vannier, artisan de cette mécanique, l'assume dans la presse avec une franchise glaçante : « Notre méthode est celle du consensus ». Le « consensus », dans la grammaire des organisations hyper-centralisées, est l'outil disciplinaire parfait. Il évite l'épreuve de l'urne. Il empêche la matérialisation arithmétique de la moindre minorité. On demande à l'assemblée si quelqu'un a une objection face à l'évidence, le silence fait loi, et Manuel Bompard peut tranquillement déclarer aux micros : « Je n'ai pas d'autres noms à vous soumettre ». Le pluriel du mot « candidat », chez La France Insoumise, est considéré comme une faute d'orthographe de la pensée. PARTIE IV : Le Kickstarter de l'hégémonie (Ou l'investiture par l'adresse IP) Il reste cependant un problème de communication. Comment vendre cette ratification de chambre noire comme un élan démocratique vibrant ? C'est ici qu'intervient le coup de génie final : « l'investiture populaire de 150 000 citoyen·nes ». Dès que l'intergroupe a tamponné le nom de Jean-Luc Mélenchon le 3 mai, la machine numérique s'emballe. Le soir même, sur TF1, le leader officialise sa démarche en la conditionnant à ce parrainage massif. Le site s'ouvre, et en moins de 24 heures, le couperet des 150 000 clics est franchi (le 4 mai). La presse titre sur la "dynamique". L'illusion est totale. Mais que signe-t-on exactement ? Les citoyens ne sont pas appelés sur une plateforme pour départager plusieurs projets ou plusieurs figures de la gauche radicale. Ils sont convoqués pour valider une décision qui a déjà été prise en amont. Le site de campagne de Mélenchon l'écrit d'ailleurs sans fard : « Le mouvement de la France insoumise a estimé que je suis le mieux préparé... Il propose ma candidature à au moins 150 000 parrainages citoyens ». L’objectif avoué sur le site est d'obtenir ces soutiens pour « lancer la campagne insoumise ». Ce mécanisme n’est pas une élection primaire, c'est une gigantesque opération d'agrégation marketing, un outil de CRM (Customer Relationship Management) politique. En réclamant ces parrainages, le mouvement capte des dizaines de milliers de courriels, alimente ses bases de données et soumet immédiatement le signataire à une sollicitation financière obligatoire dans le parcours utilisateur. C'est le Kickstarter de l'hégémonie politique. Votre patron a privatisé le restaurant, choisi le menu, mangé l'entrée, et il vous invite généreusement à participer à l'élan populaire en réglant l'addition. « Le peuple ne choisit pas le candidat, il parraine le candidat déjà proposé par l'appareil ». CONCLUSION : Le triomphe cynique de l'Anarcho-Césarisme La sociologie politique a théorisé ce fonctionnement sous le concept hybride d'« anarcho-césarisme ». L'organisation offre à sa base une liberté d'action quasi anarchique à la périphérie (liberté de fonder un groupe d'action, de militer, de coller des affiches, de diffuser des tracts sans passer par une bureaucratie locale pesante). Mais cette absence assumée de strates intermédiaires empêche statutairement la base de s'organiser pour imposer une ligne. L'énergie gazeuse de la périphérie est aspirée pour nourrir un centre absolu, césariste, protégé par une muraille de verre impénétrable : la Coordination des espaces. L'ironie historique est cinglante. Le 6 septembre 2022, au lendemain d'une campagne présidentielle épuisante, Jean-Luc Mélenchon déclarait aux journalistes de Reporterre : « Je souhaite être remplacé », ajoutant qu'il n'était pas « candidat à la candidature permanente ». Un peu plus tôt, il avait conjuré la jeunesse de gauche d'une formule devenue célèbre : « Faites mieux ». L'appareil insoumis a pris le chef au mot. Ils ont effectivement « fait mieux ». Ils ont conçu une architecture statutaire tellement verrouillée qu'elle a dissous la nécessité même du débat concurrentiel. Pourquoi s'encombrer d'un processus ouvert pour trouver un dauphin, quand on a les moyens d'assécher l'océan ? En mai 2026, Jean-Luc Mélenchon acte sa quatrième candidature présidentielle. Le chef est acclamé, le PDF est approuvé à 96,6 %, l'intergroupe n'a vu aucune tête dépasser, et la plateforme de dons est ouverte. Le tour de magie est terminé. Vous pouvez rallumer les lumières. Et n'oubliez pas de partager la cagnotte sur vos réseaux.

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Ils ont perdu la vie, assassinés dans un attentat terroriste islamiste il y a dix ans, le 13 novembre 2015. Rendons-leur hommage en les gardant à jamais dans nos mémoires. Fluctuat nec mergitur. Tués au Bataclan : Stéphane Albertini, chef de salle du restaurant italien Chez Livio, à Neuilly, apprécié des joueurs du PSG, cousin de Pierre Innocenti. Nick Alexander, 36 ans, Britannique, originaire de Colchester, amateur de rock, s’occupait des produits de merchandising du groupe Eagles of Death Metal. Jean-Jacques Amiot, 68 ans, Parisien, oncle d’une élue de Quimper, marié, père de deux filles et grand-père de deux petits-enfants, fondateur de la société de sérigraphie Art Go. Thomas Ayad, 32 ans, originaire d’Amiens, chef de produit pour le label de musique Mercury Records, rattaché à Universal Music Group. Guillaume B. Decherf (Barreau-Decherf), 43 ans, natif de la Meuse, journaliste aux Inrockuptibles, chroniqueur de rock. Emmanuel Bonnet, 47 ans, de la Chapelle-en-Serval (Oise), employé à la RATP, joueur de basse, marié, deux enfants, était au concert avec l’un d’eux qui est sain et sauf. Maxime Bouffard, 26 ans, originaire de Coux-et-Bigaroque dans le Périgord, joueur de rugby amateur, Parisien depuis cinq ans, réalisateur. Quentin Boulenger, 29 ans, chef de projet digital chez L’Oréal, originaire de Reims, vivait dans le XVIIe arrondissement de Paris. Élodie Breuil, 23 ans, originaire de Boulogne-Billancourt, étudiante en design à l’école de Condé, dans le XVe arrondissement de Paris. Claire Camax, 35 ans, originaire d’Avignon, dessinatrice graphiste, vivait à Houilles avec ses deux enfants, était au Bataclan avec son mari, blessé. Nicolas Catinat, 37 ans, originaire de Domont, Val-d’Oise, où il était artisan menuisier. Baptiste Chevreau, 24 ans, originaire de Tonnerre (Yonne), musicien, petit-fils de la chanteuse Anne Sylvestre, vivait à Paris depuis cinq ans. Nicolas Classeau, 43 ans, avait été lycéen à Émerainville en Seine-et-Marne, directeur de l’IUT Marne-la-Vallée, où travaillait Matthieu Giroud, père de trois enfants ; sa compagne a été blessée. Anne Cornet, 29 ans, originaire de Ville-Houdlémont, en Lorraine, vivait à Saint-Germain-en-Laye avec son mari Pierre-Yves Guyomard, tué aussi. Precilia Correia, 35 ans, Franco-Portugaise, habitante d’Asnières-sur-Seine, salariée à la Fnac, tuée avec son ami Manu Perez. Elsa Delplace San Martin, 35 ans, Parisienne d’origine chilienne, mère d’un petit garçon de 6 ans, co-fondatrice de l’agence Les Pro’créatives, tuée avec sa mère Patricia San Martin. Alban Denuit, 32 ans, né en 1983 à Marmande, plasticien enseignant à Bordeaux-Montaigne, sculpteur, vivait à Bordeaux. Vincent Detoc, 38 ans, originaire de L’Haÿ-les-Roses, architecte, guitariste amateur, marié, père de deux enfants, vivait à Gentilly. Elif Dogan, 26 ans, Belge d’origine turque, Liégeoise, travaillait dans une société d’informatique avant de rejoindre son compagnon Milko Jozic à Paris. Fabrice Dubois, 46 ans, marié, deux enfants, rédacteur concepteur chez Publicis conseil, notamment pour des publicités pour les chewing-gums Hollywood, vivait à Médan dans les Yvelines. Romain Dunay, 28 ans, professeur d’anglais à l’ensemble scolaire catholique Saint-Michel de Picpus (Paris et Saint-Mandé), et musicien. Thomas Duperron, 30 ans, originaire d’Alençon, responsable communication de la salle de concerts parisienne La Maroquinerie, vivait à Saint-Ouen. Mathias Dymarski, 22 ans, originaire de Metz, ingénieur ESITC (école supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction), considéré comme l’un des plus doués des « streeters » français (pratiquant du vélo acrobatique), tué avec sa compagne Marie Lausch. Germain Ferey, 36 ans, originaire de Vienne-en-Bessin, dans le Calvados, travaillait dans la production et l’illustration audiovisuelle, habitait Paris, était au concert avec son ami Antoine Mary. Grégory Fosse, 28 ans, natif de Gambais dans les Yvelines, programmateur musical pour la chaîne D17, vivait à Paris. Christophe Foultier, 39 ans, directeur artistique chez Havas Life Paris, marié, deux enfants, vivait à Courbevoie. Julien Galisson, 32 ans, originaire d’Orvault (Loire-Atlantique), habitant à Nantes, célibataire, fan de musique, était au concert avec une amie qui a eu la vie sauve. Suzon Garrigues, 21 ans, étudiante en troisième année de licence de lettres modernes appliquées à la Sorbonne. Juan Alberto Gonzalez Garrido, 29 ans, Espagnol, a vécu à Madrid, ingénieur au Centre national d’équipement nucléaire d’EDF à Montrouge, habitait à Paris depuis deux ans avec son épouse, présente avec lui au Bataclan, qui n’a pas été tuée dans l’attaque. Mayeul Gaubert, 30 ans, originaire de Morey en Saône-et-Loire, juriste, Parisien. Matthieu Giroud, 39 ans, originaire de Jarrie (Isère), géographe, enseignant à l’IUT de Marne-la-Vallée dirigée par Nicolas Classeau (voir plus haut), marié, père d’un garçon de 3 ans, vivait à Paris avec son épouse, enceinte au moment de l'attentat. Cédric Gomet, 30 ans, originaire de Foucherans, dans le Jura, Parisien, travaillait pour la chaîne de télévision TV5 monde, guitariste du groupe d’électro-rock « First All The Machines ». Nohemi Gonzalez, 23 ans, Américaine d’origine mexicaine, étudiante en art à l’université d’État de Long Beach, Californie, séjournait à Paris dans le cadre d’un programme d’échange de six mois. Stéphane Grégoire, 46 ans, de Nucourt, dans le Vexin. Pierre-Yves Guyomard, 43 ans, ingénieur du son, professeur de sonorisation à l’ISTS (école de son), marié avec Anne Cornet, morte avec lui (voir plus haut). Olivier Hauducœur, 44 ans, Parisien, ancien élève de l’École nationale supérieur d’ingénieurs de Caen, coureur de cross amateur, travaillait chez Arval, filiale de location automobile de BNP Paribas. Frédéric Henninot, 45 ans, employé de la Banque de France à Cergy, père de deux enfants, était au Bataclan avec sa compagne Stéphanie, blessée. Pierre-Antoine Henry, 36 ans, Parisien, ingénieur (architecte système) chez Sagem puis chez Tns-MARS, marié, père de deux petites filles. Mathieu Hoche, 37 ans, originaire de Siouville-Hague (Manche), cameraman pour la chaîne France 24, père d’un garçon de 9 ans, vivait à Montreuil. Pierre Innocenti, 40 ans, restaurateur, patron de Chez Livio, à Neuilly, qu’il dirigeait avec son frère, à la suite de leurs père et grand-père, tué en même temps que son chef de salle Stéphane Albertini (voir plus haut). Nathalie Jardin, 31 ans, régisseuse au Bataclan, originaire de Marcq-en-Barœul (Nord), Parisienne. Marion Jouanneau, 24 ans, de Chartres où elle a été élève au lycée Marceau, étudiante, assistait au concert d’Eagles of Death Metal accompagné de son petit ami. Milko Jozic, 47 ans, Belge, Liégeois, ingénieur, vivait à Paris depuis plusieurs mois avec sa compagne Elif Dogan, tuée en même temps que lui (voir plus haut). Jean-Jacques Kirchheim, 44 ans, Parisien originaire de Saint-Maur, salarié de Free, amoureux du rock, était au concert avec deux amis et sa compagne, qui ont survécu. Nathalie Lauraine, 39 ans, Russe et Française, mère de trois enfants, était au concert avec son mari qui a été blessé. Marie Lausch, 23 ans, originaire de Saint-Julien-lès-Metz, étudiante en communication à la NEOMA Business school de Reims, en stage à Paris, tuée avec son compagnon Mathias Dymarski (voir plus haut). Renaud Le Guen, 29 ans, habitant de Savigny-sur-Orge, conseiller service chez MAN Truck&Bus (constructeur de camion et d’autocars), était au concert avec sa compagne Floriane, rescapée. Gilles Leclerc, 32 ans, fleuriste à Saint-Leu-la-Forêt, fan de rock et de formule 1, était au Bataclan avec sa petite amie qui est saine et sauve. Christophe Lellouche, 33 ans, Parisien, musicien, avait créé une agence de communication, Luminol. Cécile Martin, 33 ans, parisienne, psychologue. Antoine Mary, 34 ans, originaire de Caen, développeur, avait travaillé chez Milky, agence parisienne de communication web, était au Bataclan avec son ami Germain Férey, tué lui aussi (voir plus haut). Cédric Mauduit, 41 ans, fils d’un technicien agricole et d’une institutrice de la Manche, directeur de la modernisation au conseil départemental du Calvados, marié, père de deux enfants, habitait à Lion-sur-Mer après avoir été parisien. Isabelle Merlin, 44 ans, ingénieur à Rambouillet. Fanny Minot, 29 ans, monteuse pour l’émission Le Supplément de Canal plus. Yannick Minvielle, 39 ans, originaire d’Épervans en Saône-et-Loire, vivait et travaillait à Paris, où il était directeur de création chez Red/Publicis, et chantait dans un groupe de rock. Cécile Misse, 32 ans, originaire de Gap (Hautes-Alpes), chargée de production au théâtre Jean-Vilar de Suresnes, tuée avec son compagnon Luis Felipe Zschoche Valle. Marie Mosser, 24 ans, originaire de Nancy, travaillait pour le label Mercury Music group (Universal Music France). Quentin Mourier, 29 ans, originaire de Rouffach dans le Haut-Rhin, architecte (ENSA de Versailles), avait été chargé d’étude à l’Atelier international du Grand Paris et travaillait pour le projet Vergers Urbains, association du XVIIIe arrondissement de Paris qui plante des arbres fruitiers dans les quartiers parisiens. Christophe Mutez, environ 40 ans, d'une famille de Traînou (Loiret), près d'Orléans, consultant informatique. Hélène Muyal, 35 ans, Parisienne, maquilleuse-coiffeuse, travaillait aussi dans la mode, était mariée et mère d’un enfant de dix-sept mois. Romain Naufle, environ 30 ans, Paris. Bertrand Navarret, 37 ans, originaire de la région de Tarbes, charpentier à Capbreton, amateur de surf, était de passage à Paris. Christopher Neuet-Shalter, 39 ans, originaire de Levallois, consultant formateur en marketing digital, vivait à Clichy avec sa compagne et leur fille de 11 ans. Lola Ouzounian, 17 ans, lycéenne, était au concert avec son père, qui n'a pas été tué. David Perchirin, 45 ans, ancien étudiant à Sciences-Po Rennes, journaliste devenu instituteur à Bagnolet. Aurélie de Peretti, 33 ans, d’une famille originaire de Corse, infographiste, avait travaillé dans des restaurants, habitait Saint-Tropez, et était venue à Paris pour le concert. Manu Perez, 40 ans, travaillait pour Polydor (Universal Music France), père de deux filles, était le compagnon de Precilia Correia (voir plus haut). Franck Pitiot, 33 ans, habitant de Meudon (Hauts-de-Seine), ingénieur diplômé de l’Esstin Nancy, travaillait chez MCCF, société de construction. Caroline Prenat, 24 ans, Lyonnaise, graphiste, diplômée de l’école d’Arts appliqués de Lyon, venait de s’installer à Paris. François-Xavier Prévost, 29 ans, originaire de Lambersart près de Lille, diplômé de l’Institut supérieur de commerce international de Dunkerque, était chef de publicité à l’agence LocalMedia à Lille, après plusieurs années chez Havas à Paris. Armelle Pumir Anticevic, 46 ans, Parisienne, chef de fabrication chez Logic Design Studio, était au Bataclan avec son mari, Joseph, rescapé. Richard Rammant, 53 ans, Parisien originaire du Lot, biker, fidèle du Cahors Blues Festival, marié, père de deux enfants, était au concert avec son épouse Marie-Do, blessée en même temps que lui mais rescapée. Valentin Ribet, 26 ans, avocat au cabinet Hogan Lovells, Parisien. Matthieu de Rorthais, 32 ans, Parisien. Estelle Rouat, 25 ans, originaire de Concarneau, professeur d’anglais au collège Gay-Lussac de Colombes, était au Bataclan avec son ami, blessé. Thibault Rousse Lacordaire, 36 ans, Parisien, ancien élève de l’établissement catholique Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly, contrôleur de gestion chez Colony capital, fonds d’investissement qui a été actionnaire du Paris Saint-Germain, et bénévole à l’association le Relais Frémicourt. Raphaël Ruiz, 37 ans, Parisien, originaire de Grenoble où il avait été élève à Sciences-Po, rédacteur chez Ubiqus, guitariste et passionné de musique. Madeleine Sadin, 30 ans, Parisienne, professeur de français au collège Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine. Lola Salines, 28 ans, Parisienne, éditrice chez Gründ, membre de la ligue sportive La Boucherie de Paris, équipe de roller derby (sport d’équipe sur patin à roulettes). Patricia San Martin, 61 ans, chilienne, exilée en France depuis le coup d’État de 1973, fonctionnaire à la mairie de Sevran, tuée en même temps que sa fille Elsa Delplace San Martin (voir plus haut). Hugo Sarrade, 23 ans, étudiant en intelligence artificielle à l’université de Montpellier, passait le week-end chez son père à Paris. Maud Serrault, 37 ans, Parisienne, mariée, directrice de marketing de la société d’hôtels Best Western France, était au concert avec son époux, qui n’a pas été tué. Sven Silva Perugini, 29 ans, du Venezuela, né à Caracas, domicilié depuis deux ans à Palma de Majorque, était au Bataclan avec deux amis vénézuéliens. Valeria Solesin, 28 ans, Italienne de Venise, Parisienne depuis quatre ans, doctorante en sociologie à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, bénévole pour l’ONG italienne Emergency. Fabian Stech, 51 ans, né à Berlin, marié, père de deux enfants, installé en France depuis 1994, docteur en philosophie, critique d’art, vivait à Dijon où il était professeur au lycée privé Les Arcades. Claire Tapprest, 23 ans, étudiante à la NEOMA Business School de Reims. Ariane Theiller, 24 ans, a vécu près de Lille, a suivi un cursus à l’université de Strasbourg, était auteur d’un mémoire de master sur les super héros, habitait Montreuil et travaillait à Paris chez Urban Comics, filiale de Dargaud qui édite des bandes dessinées américaines. Éric Thomé, 39 ans, ancien élève au lycée de Sèvres, photographe et graphiste, créateur de l’agence We are Ted à Paris, était père d’une petite fille et en attendait une deuxième. Olivier Vernadal, 44 ans, dit Dado, originaire de Ceyrat, Puy-de-Dôme, agent des impôts à Paris, ancien joueur de foot dans l’équipe de Ceyrat, habitait dans le XIe arrondissement, non loin du Bataclan. Luis Felipe Zschoche Valle, 35 ans, Chilien, Parisien depuis huit ans, guitariste et chanteur dans le groupe de rock Captain Americano, compagnon de Cécile Misse, tuée avec lui au Bataclan. Tués À La Belle Équipe, 92, rue de Charonne, dans le XIe Ludovic Boumbas, 40 ans, d'origine congolaise, a grandi à Lille, était employé chez Fedex. Ciprian Calciu, 32 ans, Roumain, et sa compagne Lacramioara Pop, Roumaine aussi, parents d’un enfant de 18 mois, ont été tués ensemble. Marie-Aimée Dalloz, 34 ans, employée chez Amundi, tuée avec son compagnon. René Bichon, 62 ans, a été cité lors de la cérémonie du 27 novembre. Romain Didier, 32 ans, Parisien, originaire de Sury-en-Vaux, dans le Sancerrois, avait travaillé pour le Little Temple Bar, à Paris, tué avec son amie Lamia Mondeguer, qui travaillait pour l’agence artistique Noma Talents. Anne Laure Arruebo et Cécile Coudon Peccadeau de l’Isle, inspectrices des douanes à la Direction générale des douanes et des droits indirects. Justine Dupont, 34 ans, habitant Montreuil, responsable de résidences sociales. Romain Feuillade, 31 ans, originaire de Gilly-sur-Isère, en Savoie, Parisien, restaurateur. Véronique Geoffroy de Bourgies, 54 ans, ancien mannequin, ex-journaliste à Madame Figaro et à ParisObs, fondatrice du site mariée, deux enfants. Cédric Ginestou, 27 ans, Parisien originaire de Laval. Michelli Gil Jaimez, 27 ans, Mexicaine, travaillait au Café des anges comme Houda Saadi. Thierry Hardouin, 36 ans, policier à Bobigny, père de deux enfants, mort avec sa compagne Marie-Aimée Dalloz (voir ci-dessus). Djamila Houd, 41 ans, Parisienne, originaire de Dreux, travaillait dans le prêt-à-porter, mère d’une fille de huit ans, mariée au propriétaire de La Belle Equipe, morte dans ses bras. Hyacinthe Koma, originaire du Burkina Faso, serveur au restaurant Les Chics Types, dans le XIXe arrondissement de Paris. Guillaume Le Dramp, originaire de Cherbourg, travaillait dans un restaurant, avait fêté ses 33 ans à La Belle Équipe où il a été tué. Victor Muñoz, 25 ans, fils d’un élu du XIe arrondissement. Halima Saadi, 37 ans, d’origine tunisienne, mère de deux enfants, et sa sœur Houda Saadi étaient à La Belle Équipe pour fêter les 35 ans de cette dernière ; une grande partie des 18 victimes de La Belle Équipe était venue pour l’anniversaire. Tués au Petit Cambodge, 20, rue Alibert, dans le Xe arrondissement : Alva Berglund, 25 ans, Suédoise, originaire de la ville de Västeras, a été tuée alors qu'elle était en compagnie d'une amie, blessée ; son nom a été révélé lors de la cérémonie du 27 novembre; l'ambassadrice de Suède à Paris a déposé une gerbe en l'honneur des victimes devant le restaurant. Chloé Boissinot, 25 ans, originaire de Château-Larcher dans la Vienne, dînait avec son compagnon, blessé. Vivait à Paris, travaillait au bar Le Verre Volé. Asta Diakité, cousine du footballeur Lassana Diarra, a été tuée à proximité du Petit Cambodge alors qu'elle faisait des courses. Raphael Hilz, 28 ans, architecte, originaire de Garmisch, en Allemagne, travaillait au cabinet Renzo Piano Building Workshop, à Paris, dînait au Petit Cambodge avec deux collègues. Amine Ibnolmobarak, 29 ans, Marocain, architecte, encadrant à l’École nationale supérieure d’architecture du quai Malaquais. Son épouse a été blessée. Justine Moulin, 23 ans, étudiante à Paris. Anna Petard Lieffrig, 24 ans, graphiste et sa sœur Marion Petard Lieffrig, 30 ans, musicologue. Sébastien Proisy, 38 ans, originaire de Valenciennes, diplômé de Sciences-Po, avait travaillé dans un cabinet d’avocats. Stella Verry, 36 ans, médecin généraliste au pôle de santé Les Eiders, à Paris. Tuées au café Le Carillon : Charlotte Meaud et Émilie Meaud, sœurs jumelles de 30 ans, Parisiennes, Charlotte était chargée de développement de start-up, Émilie architecte. Tué au bar La Bonne Bière : Nicolas Degenhardt, 37 ans, Parisien, originaire du Mans, tué à La Bonne Bière. Tuée rue de La Fontaine-au-Roi : Lucie Dietrich, 37 ans, Parisienne originaire de Recologne, près de Besançon, graphiste, tuée rue de La Fontaine-au-Roi, salariée de L’Étudiant, sœur du fondateur de la marque de montres Dietrich. Tué à son domicile : Stéphane Hache, 52 ans, Parisien, originaire de Vendée, maître d’hôtel, tué d’une balle perdue dans son studio situé près du Bataclan, retrouvé le samedi 14. Tué au Stade de France : Manuel Colaco Dias, 63 ans, chauffeur d’autocar, Portugais, vivait à Cormontreuil, près de Reims, et travaillait pour l'entreprise rémoise Regnault Autocars. Lieu du décès non confirmé : Salah Emad El-Gemaly, 28 ans, Égyptien vivant à Paris, carreleur, aurait été tué, selon Le Monde, dans un café proche du Bataclan. Kheireddine Sahbi, 29 ans, Algérien, musicien, violoniste, étudiant en ethnomusicologie à la Sorbonne, vivait à Paris. Djalal Eddin Sebaa, 30 ans, Algérien vivant en France depuis un an.

Ilan Gabet

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🟨 DOSSIER SANTÉ/ASTUCES : LES GRAINES D'ORTIE : UN SUPER ALIMENT LOCAL MÉCONNU ➡️Auteur vidéo TikTok : animabotanica Lorsque l'on parle d'ortie, on pense souvent aux jeunes feuilles en soupe ou en infusion. Pourtant, les graines sont elles aussi récoltées depuis longtemps en herboristerie traditionnelle et méritent d'être mieux connues. 👉 Pourquoi s'intéresser aux graines d'ortie ? Les graines d'ortie (Urtica dioica) sont naturellement riches en : • protéines végétales ; • acides gras essentiels ; • fibres ; • minéraux (fer, magnésium, potassium...) ; • composés antioxydants. Elles constituent un aliment intéressant pour diversifier son alimentation, même si le terme « super aliment » reste avant tout un terme marketing et non une catégorie scientifique. 👉 Quand les récolter ? Les graines se récoltent généralement de la fin de l'été au début de l'automne, lorsqu'elles sont bien développées. On privilégie les grappes encore vertes à légèrement brunissantes, selon l'usage recherché. Récoltez toujours dans des zones éloignées des routes, des cultures traitées et des sources de pollution. 👉 Comment les préparer ? Après la récolte : • laissez-les sécher quelques jours dans un endroit sec et bien ventilé ; • détachez ensuite les graines des tiges en les frottant délicatement ; • conservez-les dans un bocal hermétique, à l'abri de la lumière et de l'humidité. 👉 Comment les consommer ? Les graines peuvent être : • saupoudrées sur une salade ; • ajoutées à un yaourt ; • incorporées dans un muesli ; • mélangées à une pâte à pain ou à des biscuits ; • ajoutées dans un smoothie ou une soupe. Leur goût est discret et légèrement herbacé. 👉 Le saviez-vous ? L'ortie est une plante dioïque : il existe des pieds mâles et des pieds femelles. Seuls les pieds femelles produisent les grappes de graines après la pollinisation. Les pieds mâles, eux, produisent uniquement le pollen. 👉 Précautions • Vérifiez toujours l'identification de la plante avant toute récolte. • Évitez les zones polluées, car l'ortie peut accumuler certains métaux présents dans le sol. • Introduisez-les progressivement dans votre alimentation si vous n'en avez jamais consommé. 👉 Les différentes parties L'ortie est une plante dont presque toutes les parties peuvent être valorisées : • les jeunes feuilles en cuisine ; • les feuilles plus développées en purin ou en infusion ; • les graines en alimentation ; • les fibres de la tige, autrefois utilisées pour fabriquer des cordages et des textiles. Une seule plante… de nombreux usages. "Avant d'importer des super aliments venus de l'autre bout du monde, prenons le temps de découvrir les trésors qui poussent déjà près de chez nous." (🌿 PititeFred) Vidéo via : Vous aimez cette publication ? N'hésitez pas à réagir et surtout, Partagez la ! 😉 Rejoignez Relayez la Vérité Diffusée Suivez-nous également sur X :

Vérité Diffusée

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Ce 22 novembre commence la diffusion d'une émission sur le modèle de Top Chef consacrée aux jeunes dans les métiers formidables de l'industrie : "Made in France : ils inventent l’industrie de demain". Une sorte de Top Fab, pour montrer les étoiles qu'ont les jeunes qui choisissent cette vie. Si vous saviez comme nous l'avons désirée, cette émission ! Depuis 4 ans ! Elle est aboutie, réelle, belle, grâce à nos amis de l'OPCO 2i et de Groupe M6. Pour mieux comprendre les mots et les mobiles des jeunes de l'industrie, j'ai réuni 12 ingénieurs travaillant chez Lacroix Électronique à Angers et chez MGA à Lyon, deux magnifiques représentants du Coq bleu de l'industrie française, spécialisés dans l'automation. Plutôt que d'écrire une tribune sur les jeunes dans l'#industrie, voici tout simplement ce qu'ils ont dit. C'est formidable : Catherine, école d'ingénieur généraliste, innovation, alternante au pôle innovation de l'entreprise. "L'industrie, c'était évident en tant qu'ingénieur. Elle permet de faire des projets très différents. Notamment liés à l'environnement et l'écologie. Je voulais faire les projets par moi-même. Beaucoup veulent être consultants par peur de l'engagement. Cette peur on ne la vois pas que sur le travail, on la voit sur tout. Or j'aime le concret. J'ai fait des études d'ingénieur pour ça. Les sciences de l'ingénieur, j'ai adoré." Anne, ingénieur en physique des matériaux. Elle a démarré d'abord au CEA sur de l'électronique de puissance, puis a développé son expertise sur le transfert de technologies. "Ma vision : la reindustrialisation est primordiale, car on a vu avec le covid les problèmes que cela posait après, quand on a tout perdu. Il ne faut plus subir. Il y a un sujet de souveraineté. Dans l'industrie, j'aime le côté "travail sur un projet précis", pour l'électronique de puissance, pour implanter un site industriel en France." Geoffroy, ingénieur innovation après avoir fait une école à Clermont spécialisée en machines mécaniques et systèmes. "J'ai fait un stage en Allemagne et en Slovaquie, notamment chez Stellantis, spécialisé industrie 4.0. Je suis très fier de travailler dans l'industrie. L'entreprise est innovante, elle crée une super alchimie entre les différents collaborateurs. L'industrie c'est rechercher des challenge à la fois intellectuels et concrets. C'est un acteur essentiel de la société. On a besoin de l'industrie, elle est un pilier du changement. Et puis j'aime la valeur sportive dans l'industrie. Il y a une culture de l'optimisation et de la performance." Léonie, école d'ingénieur généraliste à Angers, 5 ans d'alternance. "L'industrie va nous donner la possibilité de proposer aux clients des solutions concrètes avec une vraie puissance de frappe. Mon entreprise produit des automates industriels et des enregistreurs de données et nous les industrialisons. Pourquoi avoir choisi l'industrie ? Pour la technologie, qui donne une solution à nos problèmes environnementaux." Abdel, master à Clermont-Ferrand, en alternance. "On est très bien encadrés dans l'industrie. Ils partagent leur expérience sans modération. L'industrie, c'est pas sale, on travaille avec tous les moyens de confort. C'est du quasi cocooning, 4.0, robotisé." Aline, chargée RH après 3 ans dans l'agro-alimentaire et dans une entreprise de menuiserie. "On m'a dit "l'industrie c'est bien pour le développement de soi". C'était vrai. C'est un domaine en permanente évolution. Avec une vision RH, il faut bien constater que les nouveaux sites sont bien meilleurs pour les corps." Isea, en dernière année d'école d'ingénieur à Lorient. "Je suis entrée dans l'industrie par hasard, via un stage. Ça m'a plu car il y a beaucoup d'innovation surtout la nouvelle usine. A la base l'industrie ne me donnait pas envie à cause du stéréotype de l'usine. En fait il y a plein de projets, et pas de routines. Quand il y a des problèmes, il faut trouver des solutions ! Le stéréotype de l'usine, il faut le casser. Et oui, le mot Fab est moins connoté !" Tout le monde acquiesce ! Leo, en alternance chez Lacroix, école d'ingénieur à Nantes, spécialisé en robotique. "L'industrie n'est pas assez médiatisée, on est écrasés par la vision de la force de frappe des étrangers et par notre perception faiblesse relative. L'indépendance nationale, c'est important pour moi. La transition énergétique également. La montée en valeur des collaborateurs grâce à la robotique est fondamentale. Elle permet de limiter les arrêts maladie et les retraites anticipées. Tout ça converge vers des valeurs importantes." Carla, ingénieure en systèmes embarqués et en objets connectés. "J'ai fait une école d'ingénieur à Valence, en électronique. J'ai choisi l'industrie car le domaine me permettait de mettre en pratique mes connaissances. Je voulais comprendre le fonctionnement des robots. J'avais vu des vidéos sur internet très intéressantes. L'industrie permet l'indépendance nationale. Elle offre pleins de projets collectifs pour trouver des solutions à des problèmes complexes". Tout le monde acquiesce sur le plaisir du collectif, car les problématiques sont très complexes. Noémie, RH. "Je me sens super épanouie dans ce secteur. Je n'étais pas destinée à travailler là. Je venais d'une école de management. J'ai démoli tous les clichés. Il y a énormément de métiers diversifiés. On échange beaucoup avec les collègues. C'est hyper dynamique, hyper performant. Je suis arrivé la par hasard. Je m'ennuyais, j'ai vu l'annonce. Je me suis dit "On va tenter". Je ne quitterai plus ce secteur. Ça demande un effort stimulant, il faut toujours essayer de comprendre." Christophe, Insa de Lyon en alternance, ingénieur développement de produit. "J'ai toujours eu un attrait pour la mécanique. Dans cette entreprise, j'ai été attiré par le côté familial. Entre jeunes, on a formé un collectif. J'ai eu très vite des responsabilités importantes. L'entreprise est dans la santé, ça a satisfait aussi ma quête de sens. La vitesse de déploiement de la stratégie est impressionnante. Depuis 4 ans le nombre de jeunes a été multiplié par 4. On est écoutés." Dorian, DUT génie électrique informatique, et licence en ingénierie des systèmes robotisés. "Mon rôle est de promouvoir et accompagner les clients dans la mise en place des produits liés au traitement de l'eau. J'ai été attiré par l'industrie car les évolutions technologiques ne cessent d'arriver. Je dois former les clients dans toute la France. Il y a toujours, toujours du nouveau travail. La France est vraiment un pays qui veut mettre en oeuvre de l'innovation. Nos clients sont contents d'avoir des produits fabriqués en France. Grâce à cette proximité, les stocks sont mieux gérés. Et puis il faut dire et redire que ce sont les nouvelles générations qui doivent inventer les nouveaux procédés écologiques, l'ecoconception, les solutions innovantes." Après ces témoignages, nous avons débattu. ➡️ Sur le sujet de la féminisation : "que faire pour les filles ? Dans l'industrie il y a beaucoup de bienveillance. L'industrie demande la diversité. Il y a de la place pour tout le monde. Ça nous donne envie encore plus d'y aller pour faire bouger les choses. Peu de filles ? Tant mieux ! On va les secouer. Il y a dans les mentalités des préjugés sur les métiers de garçons. Il faut aller voir les plus jeunes, y compris dans le primaire, dans les collèges. On est prêtes à témoigner." ➡️ Sur l'orientation à la sortie des écoles d'ingénieurs ? En école d'ingénieurs, il y a des jeunes qui ne veulent pas rentrer à vie dans un bureau d'étude. Il faut leur dire qu'il est possible de faire autre chose. Certains ont peur de s'hyper-spécialiser trop vite. Il faut leur dire qu'on peut changer de couloir de nage. Surtout dans une PME ! Plus encore que dans un grand groupe où on peut avoir peur d'être une case. Dans une PME, on touche à tout. Nos camarades d'école? La plupart sont dans l'industrie et sont contents sauf ceux qui sont perdus dans un grand groupe, ou dans le consulting avec du mal à comprendre ce qu'ils font. Certains ont eu du mal à trouver des stages. Beaucoup d'ingénieurs sont attirés par l'argent et vont faire une école de management. Pourtant, pour faire une grande carrière, c'est pas déconnant de partir du terrain." ➡️ Le côté territoire est-il important ? "Oui et non. J'ai beaucoup bougé et je n'ai pas d'attache spécifique" , "j'étais bien content de trouver pas loin de Lyon" ; "je n'avais pas forcément cette volonté de rester" ; "non, je n'étais pas pas contre partir au contraire !" ; "beaucoup de jeunes veulent bouger, y compris par des roadtrips" ; "l'industrie est internationale et donc offre des opportunités de voyage". ➡️ La mauvaise image de l'industrie ? "Avec notre expérience, on peut contrer tous les arguments des gens hostiles. On leur dit "Vous ne savez pas ce que c'est, l'industrie". En communication il faut jouer sur les clichés pour les déconstruire. Et il faut parler des nouvelles technos. L'IA, c'est vendeur. Il faut mettre des images de l'industrie d'aujourd'hui, elle est très belle. Il faut des contenus courts, des pastilles. Des vrai/faux. Des anecdotes choquantes à détruire en story vrai/faux. Des "le saviez-vous". Des images comparant l'Industrie d'hier/de demain. Si on se compare, les pubs de l'armée sont engageantes. Il est vrai que l'armée a un avantage : le prestige. Et le lien vers "on va servir la France" est immédiat. En industrie il faut faire plein de déductions pour arriver à la même conclusion. Mais c'est possible ! Montrer tout ce qu'on a perdu et qu'on va reprendre. L'industrie c'est l'art du quotidien. Le quotidien il faut le ramener en France. Et il faut revenir à la fierté. Quand on a fait du bon travail, on est fiers. Ça compte la fierté." Tout est dit. Soyez nombreux devant vos écrans ! "Made in France : ils inventent l’industrie de demain", parrainé par Bpifrance et Avec l'industrie : diffusion du premier épisode ce samedi 22/11 à 10h10 sur M6, également disponible en replay sur M6+ dès ce samedi ➡️ Diffusion du 22 novembre au 13 décembre, les samedis matin à 10h10. 4 épisodes de 26 minutes sont prévus, qui seront également disponibles en replay sur M6+.

Nicolas Dufourcq

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