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Steve Jobs a dit un jour : "The only problem with Microsoft is they have no taste." Cette phrase va définir l'économie des 20 prochaines années. Voici pourquoi. 🧵 Mea culpa. Il y a deux mois je pensais que l'IA allait détruire la majorité des jobs. Je me trompais....

85,423 views • 5 months ago •via X (Twitter)

37 Comments

灯野ユヅル@AIで『才能』を学ぶ作家's profile picture
灯野ユヅル@AIで『才能』を学ぶ作家5 months ago

日本より! まず、あなたの言葉に強く共感しました。 AIが人間の価値を空洞化するのではなく、むしろその人の本質を露出させる、という見方に深く同意します。 これから価値になるのが、単なる処理能力ではなく、意味を与える力であり、感性であり、突き詰めれば魂に近いものだという点も、まったく同じです。 だからこそ、ひとつ聞いてみたい。 あなたは「深淵を覗くのをやめて、遊び場を見よ」と言った。 その意図は理解できます。 恐怖や虚無を唯一の真実として崇める態度は、たしかに多くの人を痩せさせるからです。 けれど、私はそこに引っかかりました。 深淵を覗くべきではない、というのは本心ですか。 私は、本当の深淵は世界の側ではなく、人間の心の奥深くにあると思っています。 そこにある魂との対面そのものが、深淵なのだと。 深く、冷たく、暗い奥底にあるのは、言葉になる前の衝動です。 欲望。恐れ。執着。生存本能。 あるいは、幸福を求める叫び。 そこを見つめることは危険です。 自我が脆い人は、そこで壊れる。 けれど同時に、そこを通らなければ、自分にとって幸福とは何かも、魂とは何かも、本当の意味では定義できないのではないでしょうか。 あなたはAI時代の価値の移動を見ている。 では、その先にある問い―― 新しい人類は、何を幸福と呼ぶのでしょう。 どうすれば幸福になれるのでしょう。 あなた自身は、何をもって幸福と呼びますか。 その深淵なる問いと向き合っていますか。 深淵を見ずにゲームを見る、という結論は、あなたにとって本当に最終結論でしょうか。 そこだけ、少し浅く浮いているように感じます。 それとも、そのさらに奥に、まだ言葉にしていない何かがありますか。 もしあるなら、聞いてみたい。 あなたの世界認識ではなく、あなた自身の最深部を。 あなたは世界に「知れ」と言う。 では、世界にどう「在れ」と言うのでしょうか。

Brivael Le Pogam's profile picture
Brivael Le Pogam5 months ago

🤟🤟🤟

tatiana f salomon's profile picture
tatiana f salomon5 months ago

La beauté sauvera le monde, comme affirmait Dostoïevski - et moi même ! Et je préciserais... la beauté-bonté sauvera le monde ! 😉

Peggy Desplats's profile picture
Peggy Desplats5 months ago

Quand j’ai démarré chez Ubisoft j’avais déjà compris que la technique s’acquiert (plus ou moins facilement) mais le talent beaucoup moins. Toute la difficulté est de trouver des gens talentueux ! 😊

didier millotte's profile picture
didier millotte5 months ago

L’ia pourrait à la fois détruire des jobs et créer des jobs tout en reconfigurant tout.

Brivael Le Pogam's profile picture
Brivael Le Pogam5 months ago

l'IA va détruire le bullshit corpo

70대자유인's profile picture
70대자유인5 months ago

Wow, this thread is straight fire 🔥 100% agree — AI takes care of all the execution, leaving humans with just ‘goût’ (taste & pure sensibility). Steve Jobs was right: that “taste” is gonna define the economy 20 years from now… And that’s exactly why hiking YouTubers and local-area vloggers are exploding these days. AI can make perfect mountain data or insane drone footage, but the real “fuck, my legs are dying” heavy breathing on the trail, the wind at the summit, the hidden back-alley vibes, and the raw taste of local spots with honest chatter — that living human experience and emotion? Only we can deliver it. The era where gamers who command AI agents like RTS and people who sharpen their taste win. Thanks @brivael

Karine Papillaud's profile picture
Karine Papillaud5 months ago

Les gamers ne correspondent pas exactement à ce que vous développez au sujet des conditions d'acquisition du goût. Vous faites appel à une définition d'humaniste à l'ancienne (et à laquelle je souscris), de gentilhomme, ce qui est loin de la culture du gamer. Sans a priori. Juste une question de temps et de valeurs associées.

잣가치's profile picture
잣가치5 months ago

아주 감사히 읽었습니다. 생각할 점이 많네요👍

Johannes von Weyssenhoff's profile picture
Johannes von Weyssenhoff5 months ago

Die meisten Künstler waren schon immer brotlos. Was also soll eine Gesellschaft, wenn bald jeder ein Künstler ist? Wer soll denn die ganze „Kreativität“ bezahlen? Auch YouTube finanziert sich über Werbung, aber nur weil dahinter noch echte Produkte stehen. Diese ganze Blase ist doch schon lange angezählt.

Grogne Moncochon 🇫🇷 🇺🇦 🦋's profile picture
Grogne Moncochon 🇫🇷 🇺🇦 🦋5 months ago

Merde alors, je pensais que Microsoft était une entreprise qui avait réussi également. Citer Jobs pour parler des jobs, pas mal. "La seule différenciation sera le goût" : et c'est une différenciation qui va faire mal pour ceux qui n'ont aucun goût, aucune inspiration.

Alexis Renard's profile picture
Alexis Renard5 months ago

Oui ! Seul l’acte volontaire compte, et ce qui continuera de fasciner c’est l’intention de l’être humain derrière sa palette, son métier à tisser, sa table à dessin, son ordi, son imprimante 3D, son IA… Grand merci pour ce post !

KAS 🇨🇲 - #LeFilsdAwa ❤️'s profile picture
KAS 🇨🇲 - #LeFilsdAwa ❤️5 months ago

Comme je pense exactement comme ce monsieur! Dégustez mon article sur substact comme je viens de déguster le votre.

AI Survivalist's profile picture
AI Survivalist5 months ago

Steve Jobs definition of taste comes from the designer Mies Van Der Rohe philosophy “Less Is More” 😎

The School of Bots.Forget AI,we are AGI..soon AGSI's profile picture
The School of Bots.Forget AI,we are AGI..soon AGSI5 months ago

L'Avenir AI appartient à notre imagination.. Artistes et esthètes..en tête.

SemperFi's profile picture
SemperFi5 months ago

Merci d’ouvrir ainsi une perspective positive.

Médéric's profile picture
Médéric5 months ago

Technicien Auto en reconversion vibe code autodidacte. 10 ans à diagnostiquer des voitures. Ce goüt du détail sert maintenant à construire de l'lA depuis le Valais. Gamer depuis la première heure.

PEF's profile picture
PEF5 months ago

L'IA en tant qu'extension de l'être humain se concrétise jour après jour. Il est de plus en plus facile de la faire à sa main. Il ne serait pas étonnant qu'il devienne un droit de pouvoir posséder sa propre IA. Ce droit sera très vite contesté par ceux qui ne connaissent rien puisqu'ils n'ont d'intérêt que pour le pouvoir. J'ai nommé les politiques. Il est donc primordial de bien protéger l'accès aux IA personnalisées, afin que les chiens de garde de ces politiques ne puissent y avoir accès pour s'informer sur ce que vous êtes et pour vous manipuler.

Bravo2i's profile picture
Bravo2i5 months ago

Steve Jobs connaissait bien son avantage compétitif : il avait extrêmement bon goût. Malheureusement depuis le décès de Steve le bon goût s’est perdu chez Apple. Le bon goût est une capacité extrêmement rare chez les humains. Ce n’est pas ça qui va nous sauver du goût médiocre des IA.

L's profile picture
L5 months ago

이 글을 읽고 소름이 돋았어요!

Marc Levy's profile picture
Marc Levy5 months ago

À quoi bon payer un mec pour orchestrer des agents alors qu’un orchestrateur le fera en mieux et moins cher ? À terme l’IA supprimera la plupart des jobs…

X Deep Diver's profile picture
X Deep Diver5 months ago

Ça va complètement dans le sens du discours de Jack Ma en 2011 ou 2012 de mémoire

Artem 🇺🇦's profile picture
Artem 🇺🇦5 months ago

ШІ - це прорив … і це тільки початок 1 сходинки.

Christian's profile picture
Christian5 months ago

Ouh là bien votre message mais beaucoup trop long !

Christophe Bouvard's profile picture
Christophe Bouvard5 months ago

C'est de très bon goût 👌

iarro_slavo's profile picture
iarro_slavo5 months ago

I always saw Windows and Office as a necessary evil. And then Apple came along and it was all over.

Robot Pognon's profile picture
Robot Pognon5 months ago

Dire "Votre goût est le seul actif que l'IA ne commoditisera jamais", c'est se vautrer dans le vitalisme ... Le cerveau humain étant une machine certes aux propriétés émergeantes, mais mu par des processus biochimiques deterministes, il sera tout ou tard commoditisé 1/2

Jean-Luc N.'s profile picture
Jean-Luc N.5 months ago

Attention, avoir du goût demande une certaine intelligence. Tout comme l’humour est une façon de déceler l’intelligence, le goût est également un marqueur. Il demande de la créativité, une culture obtenue par la passion de l’acquérir et beaucoup de savoir-faire. J’ai peur que l’économie du futur soit une économie dans laquelle les différences soient encore plus marquées. Mais je peux me tromper.

Marco Inaros's profile picture
Marco Inaros5 months ago

AI will be disruptive but I really don’t see massive permanent job losses. Each industry will figure out novel applications.

Olivier Soupart's profile picture
Olivier Soupart5 months ago

@DamienERNST1 So ´Humanities’ general education is coming back ? Basicaly the point of view of Peter Thiel that Humanities will get their revenge on STEM nerds

Hari Prasad vanaparthi's profile picture
Hari Prasad vanaparthi5 months ago

Nothing happens...humans behaviour doesn't change...

Dave Cell's profile picture
Dave Cell5 months ago

Well, that's really good. Except for the Jobs-worship. He was a jerk who has been wildly over-credited IMO. But your basic thrust? Great.

도토리's profile picture
도토리5 months ago

그런데 하나의 거대한 문제가 있습니다.취향 예술 다 좋은데요 지금 같은 소비 구조로는 장미빛 미래가 될수가 없어요 - 당장 스팀만 예로 들면 1년에 나오는 게임은 해마다 엄청난 숫자로 늘어나지만 성공하는 게임의 숫자는 거의 늘지 않아요 - 즉 성공 숫자는 고정되고 분수만 많아지는 구조 입니다

Mike's profile picture
Mike5 months ago

The GOOG will lose. Tasteless nerds.

Regan Howard's profile picture
Regan Howard5 months ago

Well said!

Гриша Шифанер's profile picture
Гриша Шифанер5 months ago

Я дико извиняюсь, как вы пришли к выводу о сокрушительной победе Apple над Microsoft, на котором базируется весь вот этот опус

Jay Dilks's profile picture
Jay Dilks5 months ago

One thing that stuck with me is one thing @mcuban said over a year ago about Liberal Arts majors. I’ve heard a few others since then but he was the first and it really is about taste.

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L'enthousiasme des 14-29 ans pour l'IA a chuté de 14 points en un an. 31% d'entre eux déclarent désormais ressentir de la colère envers la technologie, contre 22% l'année dernière. Et 44% des travailleurs Gen Z admettent saboter activement les déploiements IA de leur employeur. La génération censée être la plus à l'aise avec la tech est en train de se retourner contre elle. Ce disconnect mérite qu'on s'y arrête sérieusement, parce que les chiffres économiques derrière sont réels. SignalFire a documenté une baisse de 50% des recrutements de personnes avec moins d'un an d'expérience post-diplôme entre 2019 et 2024. Le taux de chômage des nouveaux diplômés universitaires américains atteint 30%, contre 18% pour l'ensemble de la population active. Est-ce que c'est directement imputable à l'IA ? Pas si simple : la hausse des taux d'intérêt de la Fed post-pandémie a précipité le gel des embauches avant que l'IA générative ne diffuse vraiment dans les organisations. Mais l'IA a clairement accéléré une tendance qui préexistait, et c'est le ressenti qui compte dans la formation des opinions. Ce qui me frappe, c'est surtout l'échec de communication des leaders de l'IA. Dire à un jeune qui s'est endetté pour faire cinq ans d'études supérieures que l'avenir c'est de devenir plombier, c'est peut-être vrai sur le fond, mais c'est une façon spectaculaire de perdre une génération. Personne n'a pris le temps d'expliquer que la technologie crée des ruptures avant de créer de nouveaux métiers, que la transition est douloureuse mais pas terminale, que ceux qui s'emparent de ces outils maintenant seront ceux qui définissent les règles demain. À la place, on a eu des déclarations anxiogènes sur le remplacement de masse, relayées et amplifiées par une presse largement financée par des intérêts qui ont tout à gagner à ralentir l'adoption. 75% des dirigeants admettent que la stratégie IA de leur entreprise est "davantage pour la galerie" que pour produire des résultats concrets. Voilà le vrai problème. Des jeunes à qui on demande d'adopter des outils que leurs managers ne comprennent pas, pour une stratégie qui n'existe pas, dans un marché du travail qui les exclut. Dans ce contexte, le sabotage n'est pas irrationnel. C'est une réponse logique à une situation absurde. La question c'est : qui va prendre la responsabilité de changer le récit ? Épisode complet disponible ici : 📺 🎧

Silicon Carne

56,878 views • 4 months ago

Christian Clavier explique pourquoi 92% des acteurs sont au chômage. Et sans le savoir, il décrit exactement la structure du venture capital, sauf que le cinéma français fait l'inverse de ce qui marche. 🧵 Clavier dit un truc fascinant. Les anciens producteurs comme Claude Berri risquaient leur argent. Berri a fait faillite 3 fois et fortune 2 fois. Quand il aimait un projet, il disait "c'est un film que j'ai envie de voir" et le film se faisait. Point. Aujourd'hui les producteurs sont des salariés de milliardaires avec un seul ordre : ne perdez pas d'argent. Et c'est là que tout casse. Parce qu'on ne fait pas de cinéma en essayant de ne pas perdre. Sur 10 films, 6 perdent, 2 font une affaire blanche, et 2 sont des triomphes qui remboursent tout le reste. C'est la statistique. Ça a toujours été comme ça. C'est exactement la même structure que le venture capital. Sur 10 startups, 6 ou 7 meurent. 2 font un retour modeste. Et 1 ou 2 font x100 et remboursent l'intégralité du fonds. C'est structurel. C'est le design. Sauf que dans le VC, ça marche. Parce que les meilleurs fonds ont compris et accepté cette réalité. YC finance 400 startups par an en sachant que la majorité ne marchera pas. Parce qu'un seul Airbnb, un seul Stripe rembourse 10 générations de startups ratées. Ils n'essaient pas de ne pas perdre. Ils essaient de trouver le triomphe qui paie pour tout le reste. Le cinéma français a fait l'inverse. Il a refusé d'accepter la perte comme structurelle. Les producteurs optimisent pour ne jamais perdre. Résultat : des centaines de films médiocres, des acteurs au chômage, une industrie paupérisée malgré des budgets records. Ils ont tué l'excellence en essayant d'éliminer le risque. Claude Berri acceptait la perte. Il faisait des chefs-d'oeuvre. Les salariés de milliardaires refusent la perte. Ils font de la bouillie. Maintenant voici où ça devient enthousiasmant. L'IA détruit ce modèle dysfonctionnel. Entièrement. Quand le coût de production s'effondre, le ratio risque/récompense change radicalement. Tu n'as plus besoin de l'autorisation d'un salarié de milliardaire pour faire ton film. Tu n'as plus besoin de supplier 6 chaînes de télé pour boucler ton financement. Tu n'as plus besoin d'accepter qu'on te change le début, qu'on te vire ton casting et qu'on te réécrive la fin. Et pour les acteurs, c'est pas la menace. C'est la sortie de crise. matthew mcconaughey l'a très bien dit : le meilleur moyen d'être antifragile face au futur, c'est d'accepter que c'est là et de trouver un moyen de se digitaliser. Il a raison. Et j'ai envie de dire quelque chose de clair aux acteurs, aux créatifs, aux artistes. Nous, les boîtes dans l'intelligence artificielle, on ne veut pas votre mort. On ne veut pas vous remplacer. On pense que votre IP, votre singularité, votre personal brand, c'est la chose la plus précieuse qui existe. C'est irremplaçable. Un algorithme ne sera jamais Christian Clavier. Ne sera jamais votre présence, votre timing, votre grain de voix. On est là pour construire de nouveaux business models avec vous. Pas contre vous. Digitalisez votre voix. Digitalisez votre personne. Créez votre clone IA. Votre performance peut maintenant exister dans des centaines de productions simultanément, dans toutes les langues, sur tous les continents. Avec des ayants droit et des intermédiaires de confiance qui gèrent votre IP. Un acteur qui tourne un mois par an peut demain avoir son clone IA dans une série brésilienne, un documentaire coréen et une pub américaine en même temps. Sans quitter son salon. Les 92% d'acteurs au chômage ne le sont pas parce qu'il n'y a pas de demande pour leur talent. Ils le sont parce qu'ils sont prisonniers d'un business model qui refuse le risque et qui tue la création. L'IA ne tue pas les acteurs. L'IA tue le business model qui les affamait. Et elle en construit un nouveau, avec eux au centre. Le cinéma avait besoin d'un Claude Berri. Quelqu'un qui accepte le risque pour que l'excellence existe. L'IA, c'est un Claude Berri à l'échelle de la planète. Avec un coût de production qui permet à tout le monde de prendre le risque. Bienvenue dans l'ère du AI Craft. Les artistes reprennent le contrôle.

Brivael Le Pogam

552,270 views • 5 months ago

Jean Renoir : "le cinématographe, c'est le gros plan." Qu'est-ce qui différencie le cinéma des autres arts dramatiques ? Jean Renoir : "A mon avis, il y a une chose qui différencie le cinématographe de toutes les autres formes de spectacle, de toutes les formes de spectacle pratiquées jusqu'à maintenant, et c'est le gros plan. Le gros plan, c'est une chose extraordinaire, c'est une chose absolument mystérieuse, c'est une chose qui ne s'explique pas. En tout cas c'est quelque chose qu'on n'avait jamais vu jusqu'alors. Peut-être y-a-t-il une chose de vaguement analogue dans l'opéra, c'est le solo, lorsqu'une fille, lorsqu'un contralto lance son grand air, brusquement tout le décor disparaît, tous les autres acteurs, les costumes, tout ça disparaît, et toute une salle est suspendue au mouvement de lèvres d'une fille, et on suit les modulations de la gorge. Le gros plan, c'est ça, en beaucoup plus fort. Le gros plan, c'est le meilleur pont je crois qui existe, qui ait jamais existé, dans toute l'histoire du spectacle. C'est brusquement un lien mystérieux et très fort entre ce personnage qui est sur l'écran, et les gens dans la salle. Ces gens dans la salle, brusquement s'oublient eux-mêmes, ils pénètrent dans cet acteur, dans cette actrice qui est sur un écran, ils s'identifient à lui, ou à elle. Et je crois que c'est cela, le grand mystère du cinéma, je crois c'est ça qui a fait le cinématographe, je crois que c'est pour ça que des milliers de gens aiment le cinéma. C'est de temps en temps pour s'oublier eux-mêmes dans l'émotion due à la contemplation d'un gros plan. C'est au moment du gros plan qu'on arrive à établir ce pont. C'est un phénomène hypnotique." Vidéo complète :

films7

100,367 views • 4 months ago

🟥 DOSSIER MANIPULATION : NE REGARDEZ PAS LE RICHE QU'ON VOUS MONTRE MAIS CELUI QUI N'EST JAMAIS POINTÉ ! Tout est dit ! Encore faut-il l'entendre pour le comprendre... ➡️🇨🇵 VIDÉO : "Tu veux savoir pourquoi la France va mal ? C'est pas à cause des pauvres, c'est à cause des riches, mais pas les riches, genre ton voisin artisan, je te parle des ultra riches, des milliardaires, de ceux qui contrôlent tout, les médias, les banques, les politiques ! Écoute la vérité et surtout partage que le monde sache. Pendant qu'on t'occupe avec les assistés, les fainéants, les chômeurs, eux, ils se servent. 100 milliards d'euros de fraude fiscale par an, c'est pas un trou, c'est un braquage, mais on te dit : "Regarde le mec au RSA, 500€ par mois et c'est lui le problème." Tu crois vraiment que c'est Mamadou qui touche le minimum social qui ruine la France ou Jean-Michel qui a perdu son taf ? Réveille-toi. Ce pays est tenu par des gens qui ne vivent même pas la réalité, ils ne prennent pas le métro, ils ne connaissent pas le prix d'un pain, mais ils décident de ta retraite, de ton salaire, de ta santé. Les hôpitaux ferment, les écoles s'effondrent, les trains ne passent plus, mais les dividendes, eux, explosent. En 2023 les actionnaires du CAC 40 se sont partagés plus de 80 milliards, et toi, t'as eu quoi ? Une réforme qui te fait bosser jusqu'à 64 ans. Et si tu protestes, on t'envoie les CRS, on te matraque, on te traite de radicaliser. Pendant ce temps, l'élite arrose les lobbies, se gave de subventions et planque son fric dans les paradis fiscaux. Mais ça, c'est pas à la une. À la une, c'est le mec au RSA qui a menti sur sa situation. C'est une stratégie ''diviser pour mieux régner''. Pauvres contre pauvres, français contre immigrés, travailleurs contre chômeurs. Pendant qu'on s'entretue entre nous, eux, ils rigolent, ils siphonnent, ils détruisent ce pays sans jamais rendre de compte. Alors écoute bien, le problème c'est pas ceux qui n'ont rien, c'est ceux qui ont tout et qui en veulent encore plus. Et le jour où on sera assez nombreux à le dire, à ne plus tomber dans leur piège, ce jour-là, ils auront vraiment peur." ( Merci de nous encourager en mettant un 👍 Rejoignez Relayez la Vérité Diffusée Twitter : Vérité Diffusée

Vérité Diffusée

18,204 views • 1 year ago

Jean-Luc Godard à Darius Rochebin : « Sur ma tombe, il faudra marquer : au contraire. » Darius Rochebin "J'aime bien l'escarmouche, ou ce qu'on appelait autrefois la dispute, au moyen-âge : est-ce que le Christ est ceci, ou est-ce que le Christ est cela ? et quand j'étais aux éclaireurs, mon surnom, mon totem, c'était moineau chamailleur. Contredire. Penser contre. Contradiction. Une diction contre une autre diction." Jean-Luc Godard à Olivier Bombarda, 2007 : "Aujourd'hui on ne parle plus. Si vous dites à un ami : "ton film est bête", voilà vous ne le verrez plus, ça sera plus votre ami. Autrefois, il y avait certains cercles, qui ne se parlaient quasiment pas entre eux, mais à l'intérieur de ces cercles ça se disputait, au sens de la conversation-dispute. J'aime la dispute. L'avantage du cinéma, de la littérature, de l'art, c'est de faire des disputes violentes, de ne pas chercher le compromis. Les artistes n'ont pas besoin de compromis. L'art est irréel dans ce sens, il ne demande pas le compromis. C'est une autre réalité. On se disputait violemment. Ma séparation avec François Truffaut est venue en fait de choses qu'on n'a pas osées se dire." Paul Valéry, 1935 : "Je suis l'autre face de toutes choses". "Je suis l'envers de toutes choses - et de moi-même !" Gilles Deleuze, sur Jean-Luc Godard : "Godard n'est pas un dialecticien. Ce qui compte chez lui, ce n'est pas 2 ou 3, ou n'importe combien, c'est ET. La conjonction ET. L'usage du ET chez Godard, c'est l'essentiel. C'est important parce que toute notre pensée est plutôt modelée sur le verbe être, EST. La philosophie est encombrée de discussions sur le jugement d'attribution (le ciel est bleu) et le jugement d'existence (Dieu est), leurs réductions possibles ou leur irréductibilité. Mais c'est toujours le verbe être. Même les conjonctions sont mesurées au verbe être, on le voit bien dans le syllogisme. Il n'y a guère que les Anglais et les Américains pour avoir libéré les conjonctions, pour avoir réfléchi sur les relations. Seulement quand on fait du jugement de relation un type autonome, on s'aperçoit qu'il se glisse partout, qu'il pénètre et corrompt tout : le ET n'est même plus une conjonction ou une relation particulières, il entraîne toutes les relations, il y a autant de relations que de ET, le ET ne fait pas seulement basculer toutes les relations, il fait basculer l'être, le verbe... etc. Le ET, « et ... et ... et ... », c'est exactement le bégaiement créateur, l'usage étranger de la langue, par opposition à son usage conforme et dominant fondé sur le verbe être. (Proust disait que les beaux livres sont forcément écrits dans une sorte de langue étrangère. C'est la même chose pour les émissions de Godard ; il a même perfectionné son accent suisse à cet effet. C'est ce bégaiement créateur, cette solitude qui fait de Godard une force). Bien sûr, le ET, c'est la diversité, la multiplicité, la destruction des identités. La porte de l'usine n'est pas la même, quand j'y entre, et puis quand j'en sors, et puis quand je passe devant, étant chômeur. La femme du condamné n'est pas la même, avant et après. Seulement la diversité ou la multiplicité ne sont nullement des collections esthétiques (comme quand on dit « un de plus », « une femme de plus » ...), ni des schémas dialectiques (comme quand on dit « un donne deux qui va donner trois »). Car dans tous ces cas, subsiste un primat de l'Un, donc de l'être, qui est censé devenir multiple. Quand Godard dit que tout se divise en deux, et que, le jour, il y a le matin et le soir, il ne dit pas que c'est l'un ou l'autre, ni que l'un devient l'autre, devient deux. Car la multiplicité n'est jamais dans les termes, en quelque nombre qu'ils soient, ni dans leur ensemble ou la totalité. La multiplicité est précisément dans le ET, qui n'a pas la même nature que les éléments ni les ensembles. Ni élément ni ensemble, qu'est-ce que c'est, le ET ? Je crois que c'est la force de Godard, de vivre et de penser, et de montrer le ET d'une manière très nouvelle, et de le faire opérer activement. Le ET, ce n'est ni l'un ni l'autre, c'est toujours entre les deux, c'est la frontière, il y a toujours une frontière, une ligne de fuite ou de flux, seulement on ne la voit pas, parce qu'elle est le moins perceptible. Et c'est pourtant sur cette ligne de fuite que les choses se passent, les devenirs se font, les révolutions s'esquissent. « Les gens forts, ce n'est pas ceux qui occupent un camp ou l'autre, c'est la frontière qui est puissante ». Le but de Godard : « voir les frontières », c'est-à-dire faire voir l'imperceptible. Le condamné et sa femme. La mère et l'enfant. Mais aussi les images et les sons. Et les gestes de l'horloger quand il est à sa chaîne d'horlogerie et quand il est à sa table de montage : une frontière imperceptible les sépare, qui n'est ni l'un ni l'autre, mais aussi qui les entraîne l'un et l'autre dans une évolution non-parallèle, dans une fuite ou dans un flux où l'on ne sait plus qui poursuit l'autre ni pour quel destin. Toute une micropolitique des frontières, contre la macro-politique des grands ensembles. On sait au moins que c'est là que les choses se passent, à la frontière des images et des sons, là où les images deviennent trop pleines et les sons trop forts. C'est ce que Godard a fait dans 6 fois 2 : 6 fois entre les deux, faire passer et faire voir cette ligne active et créatrice, entraîner avec elle la télévision." (Gilles DELEUZE, A propos de Sur et sous la communication - Trois questions sur Six fois deux. - Cahiers du cinéma n°271, novembre 1976)

films7

43,100 views • 1 month ago

📢🚨Elle a raison. Et ce qu'elle décrit n'est pas une prédiction. C'est un processus qui est déjà en cours. Les arrêts maladie en France ont augmenté de manière continue depuis plusieurs années. Pas à cause d'une épidémie, pas à cause d'un événement extérieur identifiable. À cause d'une dégradation lente et profonde du rapport que les gens entretiennent avec leur travail. Le corps finit toujours par dire ce que la tête refuse d'admettre. Quand quelqu'un ne peut plus aller travailler mais n'a pas les mots ou la liberté de dire pourquoi, il tombe malade. Pas par simulation, pas par calcul, mais parce que le système nerveux humain a une limite au-delà de laquelle il coupe le circuit. Cette limite, on est en train de la toucher collectivement. Ce qui se passe dans les entreprises françaises en ce moment ressemble à quelque chose que les sociologues du travail observent depuis longtemps mais que le débat public refuse d'intégrer vraiment. Les gens ne partent plus parce qu'ils ont trouvé mieux ailleurs. Ils partent parce qu'ils ne supportent plus là où ils sont. La démission n'est plus un choix offensif vers quelque chose. Elle devient de plus en plus une fuite défensive loin de quelque chose qui est devenu insupportable. Et ce qui est devenu insupportable n'est pas le travail lui-même. C'est le contexte dans lequel il se fait. Des décennies de management par la peur, de réorganisations permanentes qui ne reorganisent rien mais épuisent tout le monde, de discours sur la performance qui ne s'accompagnent d'aucune reconnaissance réelle, de charge de travail qui augmente pendant que les effectifs stagnent, de réunions qui remplacent les décisions sans jamais en produire. Les gens ont absorbé tout ça pendant longtemps parce qu'ils avaient peur de perdre leur emploi, parce qu'ils avaient un crédit immobilier, parce que le marché du travail ne leur semblait pas favorable. Quelque chose a changé dans leur calcul. La pandémie a joué un rôle que personne ne veut vraiment analyser en profondeur. Elle a forcé des millions de personnes à s'arrêter, à regarder leur vie depuis l'extérieur, à mesurer ce qu'elles donnaient et ce qu'elles recevaient en échange. Beaucoup n'ont pas aimé ce qu'elles ont vu. Pas parce qu'elles sont devenues paresseuses ou ingrates. Parce qu'elles ont fait une évaluation honnête et que le bilan était mauvais. Le contrat implicite du salariat français repose sur une promesse de sécurité en échange de loyauté et d'effort. Cette promesse est de moins en moins tenue. La sécurité de l'emploi s'érode, les plans sociaux se multiplient malgré les bénéfices, la loyauté envers les salariés anciens n'est plus une valeur managériale visible. Et les gens le voient. Ils ne sont pas dupes. Ils font le calcul et ils commencent à rendre à l'entreprise exactement le niveau d'engagement que l'entreprise leur manifeste. C'est ce qu'on appelle le quiet quitting dans les pays anglophones, ce retrait silencieux où on fait le strict minimum sans partir officiellement. En France, ça prend une forme plus médicalisée parce que le cadre légal et culturel pousse vers l'arrêt maladie plutôt que vers la démission nette. Le résultat est le même. C'est un refus exprimé par le corps d'un contrat que la tête ne peut plus accepter. Ce que prédit cette femme, et ce que les chiffres confirment déjà, c'est l'accélération d'un mouvement qui n'a pas de raison de s'inverser tant que les causes profondes ne sont pas traitées. Ces causes ne sont pas mystérieuses. Un management qui n'a jamais appris à faire confiance et qui a construit des systèmes de contrôle qui épuisent autant les managers que les managés. Une culture d'entreprise qui valorise la présence sur les résultats et l'activité sur la valeur produite. Un dialogue social qui a perdu toute capacité à traiter les vrais problèmes parce qu'il s'est bureaucratisé au point de ne plus parler de ce que vivent vraiment les gens. Et une direction générale qui regarde les indicateurs financiers avec une précision chirurgicale et les indicateurs humains avec une approximation coupable. Le coût de tout ça commence à apparaître dans des endroits où il devient difficile à ignorer. Les arrêts maladie coûtent des milliards à l'assurance maladie et aux entreprises. Le turnover détruit la connaissance accumulée et force des cycles de recrutement et formation permanents qui absorbent de l'énergie sans en produire. La désengagement silencieux plombe la productivité sans jamais apparaître clairement dans un tableau de bord. Ce n'est pas une crise sociale au sens traditionnel du terme, avec des grèves visibles et des revendications claires. C'est une désertion tranquille, individuelle, qui se passe dans les interstices du système et qui ne fait pas de bruit jusqu'au moment où l'addition devient impossible à ignorer. Elle va s'amplifier. Pas parce que les Français sont devenus moins travailleurs. Parce qu'ils sont devenus plus lucides sur ce qu'ils acceptent d'échanger contre un salaire. Et parce que cette lucidité, une fois acquise, ne disparaît pas. Les entreprises qui ont compris ça avant les autres, celles qui ont travaillé sur le sens, sur l'autonomie réelle, sur la reconnaissance concrète, sur la confiance comme mode de management par défaut plutôt que comme exception accordée aux bons élèves, ces entreprises-là n'ont pas ce problème au même degré. Ce n'est pas un hasard. Le reste va continuer d'apprendre à ses frais.

ChienSurpris

66,153 views • 5 months ago

Je vois beaucoup de réactions négatives envers le Summer Game Fest alors que c'est la meilleure conférence JV depuis très, très longtemps. Peut-être 10 ans. Tout comme c'est dramatique de se hyper pour de la merde depuis des années ce qui envoie un très mauvais signal à l'industrie, c'est dramatique de chier sur ce qui a été présenté hier alors que pour le coup ça va dans la bonne direction! Après le désastreux State of Play de Sony, c'est ultra rassurant. Merci aux studios asiatiques essentiellement. LA surprise du show c'est le nouveau Stellar Blade, il y a tout ce que j'attends: une technique digne de ce nom, un gameplay qui a l'air dingue et qui reprend les bases de God Hand (l'esquive!!) et une DA magnifique. Je ne sais pas comment on peut ne pas être hypé par ça. Du reste, c'est la sélection de Geoff Keighley qui a fait la différence. J'ai été très critique envers ce présentateur mais il est évident qu'il s'est remis en question et qu'il a du goût. Commencer et finir la conférence par Cryogen de Muse était un indice, mais l'agencement global était top, et finir par FFVII Revelation est un vrai risque qui parle aux vrais gamers. Tout ce projet FFVII est l'un des plus ambitieux de l'industrie de ces six dernières années, et c'est beau de finir là-dessus. Très beau message envoyé à l'industrie. Quand ça ne va pas il faut le dire, quand ça va il faut le dire aussi. Geoff remonte grandement dans mon estime et sa conférence va devenir le rendez-vous à ne pas louper si ça continue dans ce sens.

DG

26,642 views • 3 months ago

Dans les coulisses d'un billet : Pourquoi mon IA ne fait pas le boulot à ma place. Je le vois bien, votre petit sourire en coin quand je lâche le mot « IA » au détour d'une conversation ou dans un de mes threads. Je le connais par cœur, ce regard mi-amusé, mi-condescendant, qui crie en silence : « Ah, d'accord, le mec a juste tapé une phrase magique et la machine a pondu son texte pendant qu'il se faisait un burger ». Souvent, on me reproche, ou du moins on me suspecte, d'avoir trouvé la poule aux œufs d'or de la feignantise intellectuelle. Le mythe du distributeur automatique a la vie dure. Pour beaucoup, mon processus créatif se résume à ouvrir une fenêtre de chat, taper un truc du genre : « Fais-moi un texte de 2000 mots sur Viktor Orban, les paris en ligne et les sondages. Mets de l'humour, stp. Merci bisous. », puis de cliquer sur "Générer", faire un bon vieux copier-coller des familles, et boom, me voilà auteur. Laissez-moi vous briser une illusion tout de suite : si je faisais ça, mon compte 𝕏 ressemblerait à du Wikipédia sous Xanax. Ce serait chiant à mourir, lisse comme une carrosserie neuve, et surtout, ça n'aurait absolument pas ma gueule. Alors, asseyez-vous, prenez un café (un vrai, coulé par une vraie machine ou un humain, pas un JPEG généré par Midjourney), je vais vous montrer, autopsie à l'appui, comment on cuisine un billet quand on est un curioscepticosapioiste. On va prendre l'exemple de l'article sur les marchés prédictifs : L’Étincelle : La curiosité n'a pas de puce en silicium Tout commence toujours, invariablement, dans le monde réel (ou du moins sur la place publique de 𝕏). L'IA ne scrolle pas mon fil d'actualité en se posant des questions existentielles sur l'avenir géopolitique. C'est moi, avec mes yeux fatigués et mon cerveau qui tourne un peu trop vite, qui m'arrête sur une anomalie. Récemment, je tombe sur un tweet de ☠ Bluetouff : « 23 millions de $ de volume, ça commence à chiffrer. Orban perdrait selon les marchés prédictifs. » Je m'arrête. Les marchés prédictifs ? Parier de l'argent sur une élection pour en deviner l'issue ? Je n'y connais strictement rien. Zéro. Nada. Mon détecteur à curiosité s'affole. Je pose donc la question publiquement en répondant : « Vraie question, c'est solide comme façon de faire, ou c'est très aléatoire ? » L'échange s'engage. Shadow of a Doubt m'explique que c'est aléatoire mais que si les gens y mettent leur propre argent, c'est qu'ils ont des arguments. ☠ Bluetouff en remet une couche : « ça traduit mieux des intentions de votes que les sondages, quand tu mises de l'argent, tu ne mens pas. [...] regarde l'élection de Trump, les sondages le donnaient perdant, polymarket le donnait gagnant. » Bim. Ça y est. Le sujet m'a attrapé. C'est ça, l'étincelle. C'est 100 % organique, c'est un humain qui s'étonne et qui décide de creuser. À ce stade, l'IA est toujours éteinte. Le Terrier du Lapin Blanc : L'interrogatoire socratique C'est ici que j'invoque mon partenaire de crime : Gem. Mais attention, je ne lui demande pas de m'écrire un article. Ce serait comme demander à un prof de physique quantique de vous faire vos lacets. Non, je l'utilise comme un sparring-partner intellectuel. Je lui demande un cours. Je descends dans le terrier du lapin blanc et je le cuisine. Je pose une question. Il répond. Sa réponse fait naître une zone d'ombre dans mon esprit, alors je relance avec une question plus pointue. Je le contredis. Je lui demande de nuancer. C'est un harcèlement textuel en règle, un interrogatoire de police sous lampe à incandescence. « Comment on évite les manipulations de marché ? Et si un milliardaire décide de fausser les cotes en misant à perte ? C'est quoi la différence fondamentale avec un vulgaire bookmaker PMU ? » Pendant ce très, très long échange, je n'écris pas une seule ligne de mon futur article. Je modélise le concept dans ma tête. L'IA m'aide à tordre le Rubik's Cube du sujet jusqu'à ce que toutes les faces soient alignées et que je comprenne intimement la mécanique du "bouzin". Le but n'est pas de générer du texte, c'est de générer de la compréhension. Le Conseil de l'Ordre : L'OSINT façon rouleau compresseur Une fois que j'ai pigé la théorie, il est hors de question de s'arrêter là. C'est le moment d'être paranoïaque et rigoureux. Place à l'artillerie lourde. Fini de discuter avec un seul interlocuteur, on passe en mode investigation OSINT (Open Source Intelligence). Je mobilise le Conseil des Trois : 1. Gemini (dans sa version Pro, pas le jouet gratuit). 2. ChatGPT (pareil, on sort le moteur V8). 3. L'IA "maison" développée par mon frère (pour avoir une architecture et une réflexion différentes). Je leur lance à tous les trois des requêtes de deep recherche indépendantes sur le sujet précis que je viens d'apprendre. Je veux des chiffres, des études de cas, des failles systémiques. Je lis les trois rapports (que je tiens à votre disposition). Je les confronte. Je cherche les contradictions entre eux pour éviter d'avaler la première hallucination venue. Une fois cette masse de données ingérée, je demande une synthèse finale à Gem pour verrouiller le tout, histoire d'être absolument certain de ne pas avoir raté l'angle mort. Le périmètre intellectuel est sécurisé. Si je dois raconter des conneries, au moins, elles seront sourcées. Le Squelette : L'art de ne pas se perdre en chemin À ce stade, j'ai une montagne d'informations dans la tête et sur mon écran. Je sais exactement de quoi je veux parler, et surtout, j'ai choisi le "fil" de mon billet. L'angle d'attaque. Je demande alors à l'IA de me faire un plan de rédaction basé exclusivement sur la synthèse que l'on vient de valider ensemble. Pourquoi ? Parce que quand je me mets à écrire, je pars dans tous les sens. J'ai des digressions qui ont des digressions. Ce plan, c'est mon squelette, mon garde-fou. C'est juste un pense-bête structurel pour m'assurer que, pris dans l'élan de ma propre prose, je n'oublie pas d'expliquer une variable clé à la ligne 450. L'IA joue ici le rôle d'un simple gestionnaire de projet avec un tableau Excel. La Viande sur les Os : C'est moi qui tape, bordel Nous y voilà. L'instant de vérité. C'est le moment où toutes les fenêtres d'IA sont minimisées en bas de l'écran. La page est blanche. Et c'est moi qui pose mes doigts sur le clavier. C'est ma partie préférée. La viande, les muscles de l'article, l'humour, le sarcasme, le rythme, les tacles glissés et les références absurdes... tout ça, c'est mon ADN. Aucune IA au monde n'a mon vécu, mes obsessions, ou mon envie viscérale de troller amoureusement mes lecteurs. La machine peut vous donner la température de l'eau, mais elle ne peut pas vous raconter ce que ça fait de s'y noyer avec le sourire. Quand j'écris, je mets mes tripes sur la table. Je tape, je rature, je cherche la punchline qui va faire mouche, la transition qui va vous arracher un rictus. Si un texte n'a pas d'âme, on s'en rend compte en trois paragraphes. Mon style, c'est la seule chose que je refuse catégoriquement de déléguer. C'est Franky qui vous parle, pas un algorithme. Le Crash-Test : La finition horlogère Le texte est posé. Il est beau, il sent la sueur et le café froid. Mais l'enthousiasme a souvent la fâcheuse tendance de faire des entorses à la réalité. C'est le moment de renvoyer l'ascenseur. Je prends montexte, celui que je viens d'écrire avec mes petites mains, et je le balance dans le Conseil des Trois (les trois IA). Leur mission ? Un fact-checking impitoyable de ma propre prose. Je leur demande de traquer la moindre inexactitude factuelle, la moindre affirmation un peu trop péremptoire que mon ego aurait pu laisser passer. On vérifie que la plume n'a pas trahi les faits établis lors de la phase OSINT. Enfin, dernier passage obligatoire dans un outil spécialisé pour corriger les fautes de frappe, la grammaire et l'orthographe (parce que l'inspiration va toujours plus vite que l'index droit). C'est le polissage du cadran avant de refermer la montre. L'Exosquelette Intellectuel Voilà le secret de fabrication. Voilà la réalité crue derrière le fantasme du "bouton magique". L'Intelligence Artificielle, dans mon quotidien, n'est pas un nègre littéraire qui écrit à ma place pendant que je regarde le plafond. C'est un exosquelette pour l'esprit. Elle me donne de la force pour soulever des montagnes de données, de la vitesse pour synthétiser, de la précision pour ne pas m'étaler factuellement. Elle me permet d'être plus rigoureux, plus pointu, plus complet. Mais à la fin de la journée, c'est toujours le pilote à l'intérieur de l'armure qui décide de la destination, qui choisit le chemin, et qui ressent le frisson de la course. C'est moi qui tiens le volant. Alors la prochaine fois que vous lirez un de mes "gros pavés" et que vous penserez avec un petit rictus : « Pff, c'est ChatGPT qui lui a écrit ça », rappelez-vous ce billet. L'IA a peut-être aiguisé le couteau et préparé la planche à découper, mais c'est moi, et moi seul, qui vous ai cuisiné le plat. Et franchement, je doute qu'un algorithme sache doser le sel et le sarcasme avec autant d'amour.

Pourton.info

50,136 views • 5 months ago

LE SABOTAGE DU RÊVE QUÉBÉCOIS La moitié des 50 ans et plus ont la chienne de manquer d'argent pour la retraite. On parle pas de s'acheter un condo en Floride, on parle de payer l'Hydro et le pain POM. La "Liberté 55", c'est devenu une légende urbaine qu'on raconte aux enfants, parce que la réalité, c’est que le monde va travailler jusqu’à temps de s'écrouler en se prenant la poitrine dans l'entrepôt d'un RONA ou d'un Walmart. UNE RÉALITÉ QUI A BASCULÉ EN 10 ANS Il y a à peine dix ans, on se demandait où on allait prendre notre retraite. Aujourd'hui, on se demande si on va pouvoir la prendre. Il y a dix ans, un jeune qui travaillait fort pouvait s'acheter une maison avec une cour. Aujourd'hui, même avec deux salaires de professionnels, ils arrivent à la caisse de l'épicerie avec une boule dans le ventre. On est en train de créer une société de SANS-RÊVES et ça, c'est dangereux. On a broyé l'accès à la propriété d'un bord, et on est en train de calciner la dignité des aînés de l'autre. C'est l'effritement total de ce qui fait vivre un humain, l'espoir. Quand tu ne peux plus projeter ton avenir au début de ta vie, et que tu ne peux plus sécuriser ta fin de vie, il reste quoi ? Le sondage est clair : 46% des futurs retraités envisagent de retourner travailler. On a des bâtisseurs qui ont donné leur vie au Québec et qui finissent avec une calculatrice dans les mains pour savoir s'ils peuvent se payer du beurre. TUER L'ESPOIR Ça devient dangereux, parce qu'on ne parle pas juste d'économie, on parle de la moelle épinière d'une société. Quand tu tues ces deux rêves-là, tu ne fais pas juste vider des portefeuilles, tu vides l'espoir. Quand un jeune de 25 ans réalise que même en travaillant 50 heures par semaine, il ne pourra jamais s'offrir un chez-soi, il décroche. Pourquoi faire des sacrifices ? Pourquoi épargner ? Si le toit sur la tête est inaccessible, l'engagement envers la société s'effrite. On ne bâtit pas une nation sur des locataires découragés qui ont l'impression d'être des étrangers chez eux. De l'autre côté, quand l'aîné qui a donné 40 ans de sa vie réalise que la ligne d'arrivée recule sans cesse, ça crée une anxiété chronique. Une société où tes vieux ont peur de la fin du mois, c'est une société qui a échoué moralement. Au lieu de transmettre leur sagesse ou de faire du bénévolat, nos bâtisseurs sont obligés de retourner "compétitionner" pour des jobs au salaire minimum. Le contrat social, c'était simple : travaille fort, respecte les règles, et tu auras une vie décente. Aujourd'hui, ce contrat est déchiré. On a une cassure entre ceux qui "ont" et ceux qui "n'auront jamais". Ça, c'est la recette parfaite pour la colère sociale, le populisme et la division. Le vrai danger, c'est qu'on est en train de transformer le Québec, une terre d'opportunités, en une terre de résignation. Et une fois que la résignation s'installe dans la tête du monde, c'est pas mal plus dur à réparer qu'un taux d'intérêt. Épargner tôt.. On se fait servir la même bullshit de planification depuis des décennies par des banquiers en complet à 2 000 $ qui n'ont aucune idée de ce que c'est que de vivre avec un vrai budget. Le conseil classique, c'est d'épargner 10 % de ton salaire. Mais quand le prix du loyer mange 50 % de ta paye et que l'épicerie en prend un autre 30 %, tu planifies quoi ? La misère ?

Pat Laliberté - La Tribune du peuple

11,228 views • 5 months ago