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Vous savez ce que signifie la dignité après une défaite ? C’est cette déclaration de Walid Regragui après l’élimination du Maroc face à l’Afrique du Sud en huitièmes de finale de la CAN, quelques mois seulement après une demi-finale historique en Coupe du monde. C’est aussi Luis Enrique qui...

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📢🚨Il existe des influenceurs qui montrent le quotidien d’un auxiliaire de vie. Et c’est peut-être l’un des contenus les plus utiles que les réseaux sociaux puissent produire. Parce que derrière ces vidéos, il y a une réalité que beaucoup préfèrent ne pas regarder. S’occuper d’une personne âgée à domicile, ce n’est pas une image douce et romantique de solidarité intergénérationnelle. C’est un travail lourd, exigeant, parfois épuisant. Il faut aider à se lever, à se laver, à manger, à se déplacer. Il faut gérer la fragilité physique, la dépendance, parfois la confusion mentale. C’est un métier de proximité absolue avec la vulnérabilité humaine. Et pourtant, la société parle très peu de ces personnes. On parle beaucoup des grandes réformes, des systèmes de retraite, du vieillissement de la population, des coûts de la dépendance. Mais les auxiliaires de vie, ceux qui sont concrètement dans les appartements, les maisons, les salles de bain étroites, les couloirs difficiles, restent souvent invisibles. C’est là que ces influenceurs font quelque chose d’important. Ils montrent le réel. Pas un discours abstrait sur la solidarité. Pas une statistique dans un rapport administratif. Le quotidien concret : les gestes, la patience, la responsabilité énorme de veiller sur quelqu’un qui ne peut plus toujours veiller sur lui-même. Parce que c’est ça, le mur de la réalité qui attend nos sociétés. La population vieillit. Les familles sont plus dispersées. Les structures d’accueil sont saturées ou coûteuses. Et de plus en plus de personnes âgées restent à domicile. Cela signifie que des milliers d’auxiliaires de vie portent une responsabilité immense, souvent pour des salaires modestes et avec une reconnaissance limitée. Voir ces contenus rappelle une chose essentielle : derrière le vieillissement démographique, il y a des personnes concrètes qui tiennent la société debout au quotidien. Et ce n’est pas un travail théorique. C’est un travail humain, physique, psychologique. Alors oui, montrer cette réalité est important. Parce que cela oblige à regarder ce que beaucoup préfèrent ignorer : un jour, chacun de nous sera confronté à cette fragilité, directement ou à travers un proche. Et comprendre la valeur de ceux qui accompagnent cette dernière étape de la vie, c’est peut-être l’une des prises de conscience les plus importantes pour une société qui vieillit.

ChienSurpris

54,372 Aufrufe • vor 5 Monaten

📢🚨 Voilà le crêpier des Champs-Élysées. Le gars, en plein chaos post-victoire du PSG, avec les flics occupés à courir après des ados surexcités, installe tranquille sa plaque à crêpes sur le trottoir le plus cher de France, et fait son petit business comme si de rien n’était. Évidemment, aucune autorisation, aucune norme respectée : zéro paperasse, zéro cotisation, zéro CAP Crêpier de la Chambre des Métiers. Juste un mec, une pâte sucrée, et l’envie de se faire quelques billets. Et là, ça buzz. Parce que le contraste est violent : au milieu des émeutes, t’as un mec qui vend des crêpes avec le calme d’un moine tibétain. Et, ce qui est fou, c’est que ce gars, tu le sens pas mauvais bougre. Non, au contraire : c’est pas un voyou, c’est un débrouillard. Un entrepreneur sans SIRET. Un pirate économique. Un mec qui essaie de gagner sa vie sans tendre la main à l’État. Mais voilà, en France, ce genre d’attitude, c’est immoral. Pas parce qu’il nuit à qui que ce soit – il vend des crêpes, pas de l’uranium – mais parce qu’il ne rentre pas dans les cases. Il ne déclare pas. Il ne cotise pas. Il ne demande pas l’autorisation. Donc forcément, il est un danger pour la République des formulaires. Et le meilleur, c’est la fin de la vidéo : il sort une pile de PV comme s’il montrait sa collection de cartes Pokémon. Tranquille. Le mec a été verbalisé un paquet de fois, et il s’en bat royalement les couilles. Et franchement, je comprends. Parce que quand la norme devient plus écrasante que la nécessité de bouffer, quand l’État préfère crever de faim un mec plutôt que de lui foutre la paix deux heures pour vendre trois crêpes, alors faut pas s’étonner que certains envoient valser le système. Ce gars, c’est un symptôme. Pas un criminel. Et la vraie question, c’est pas “est-ce qu’il avait le droit de vendre ?” mais plutôt : “qu’est-ce qui déconne dans un pays où vendre une crêpe peut faire de toi un délinquant ?”

ChienSurpris

487,381 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨 Beaucoup ont réagi à une précédente vidéo, et celle-ci en est presque la suite spirituelle. On y voit un mec, calme, nonchalant, qui fait tout ce qu’un système normatif déteste : rien de clair, rien de net. Pas de papiers, pas de destination, pas d’argent pour payer, mais pas de refus non plus. Il est là, il répond mollement, il ne s’oppose pas… mais il n’entre pas dans le jeu. Et c’est ça, la clé : le statu quo tactique. Une posture floue, légalement ambiguë, qui paralyse la procédure. Tu n’es ni coopérant, ni réfractaire. Tu es juste… ingérable. Et dans une administration obsédée par les cases à cocher, cette attitude est un virus. Parce que pour que le système t’écrase, il faut qu’il puisse enchaîner les étapes : contrôle → infraction → identité → sanction → paiement. Mais s’il bute sur une seule, tout le processus se grippe. Et là, si vraiment ils voulaient aller jusqu’au bout, il faudrait mobiliser un OPJ, monter un dossier, convoquer, verbaliser, relancer… bref, déployer une armée de fonctionnaires pour récupérer trois clous. Et c’est là que c’est croustillant : le coût humain du zèle administratif dépasse le rendement. Le système préfère abandonner que d’assumer le prix réel de sa rigueur. Ce qui signifie une chose très simple : les meilleurs dans le statu quo gagnent. Les plus calmes, les plus opaques, les plus patients. Ceux qui savent que l’arme la plus puissante face à un système absurde, c’est l’immobilité stratégique. Alors entretenez votre statu quo. Ce n’est pas de la rébellion. C’est de la survie rationnelle. C’est de la légitime défense mentale et financière dans un pays où l’État a oublié que les gens ne sont pas des procédures. Et quand vous restez hors-jeu sans tricher, sans fuir, juste là, posés dans l’angle mort du règlement… C’est lui qui perd.

ChienSurpris

1,213,494 Aufrufe • vor 1 Jahr

[À VOIR] Jean-françois Corty "ON EST FACE À UN CARNAGE": L’APPEL DE MÉDECINS DU MONDE POUR UN CESSEZ-LE-FEU À GAZA "Face à la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza, Médecins du monde appelle à un cessez-le-feu afin de tenter d’éviter la mort de milliers de civils privés d’aide et de soins. "On est face à un effondrement du système de santé, avec des institutions qui ne fonctionnent plus et des civils qui sont dans une situation de stress totale, explique Jean-François Corty, VP de Médecins du Monde. L’aide humanitaire est sous-proportionnée. On est face à un carnage. C’est pour ça que la diplomatie française, l’Europe, les Etats-Unis, doivent insister pour qu’au Conseil de sécurité de l’ONU, un cessez-le-feu soit prononcé. Sinon, on va vers une mort certaine de dizaines de milliers de civils. Cette situation est insupportable." "LA PERSPECTIVE DE LA JOURNÉE, C’EST LA MORT" "La plupart des hôpitaux ont été détruits, des centres de santé aussi. Des écoles où logent des familles sont aussi bombardées. Il y a près de 20.000 morts, avec une majorité de femmes et d’enfants. Nos équipes sont soumises au même régime que les Gazaouis, et ne peuvent pratiquement plus travailler. Il n’y a que quelques humanitaires, dont des collègues de MSF International, qui arrivent un peu à travailler dans le sud. Nous avons du mal à faire entrer le matériel, à assurer la sécurité de nos équipes. Les humanitaires ne sont pas des martyrs. Nous avons déjà eu un mort et c’est plus d’une centaine de morts chez les Nations unies, quatre morts chez MSF International. On ne peut pas travailler dans ces conditions." "Ils sont aussi soumis à des épidémies de grande précarité, hépatite A, infections digestives, parce qu’ils ont des difficultés à avoir accès à l’eau et à la nourriture. Ma collaboratrice est sur place et vient d’avoir un bébé qui tousse à cause des bombardements à proximité et de la fumée. Elle a du mal à le nourrir tous les jours. Elle lui fait boire de l’eau saumâtre. Et l’eau saumâtre, pour les enfants en bas âge, quand vous ne pouvez pas être soigné, c’est la mort certaine dans les jours qui suivent. Nos équipes, quand on les a au téléphone, on se dit chaque jour au revoir et peut-être qu’on ne va pas les avoir au bout du fil le lendemain parce que la perspective de la journée, c’est la mort, dans un contexte où on a faim, où on ne peut pas être soigné." "LES HÔPITAUX, CE SONT DES MORGUES" "Dans le sud, il reste deux, trois hôpitaux qui sont saturés de blessés et de malades classiques parce qu’on ne peut plus assurer les soins, comme l’asthme, le diabète, et on reçoit aussi beaucoup de morts". "Donc ces hôpitaux, ce sont des morgues. Il faut imaginer qu’on a officiellement 50.000 blessés, probablement plus. Et ce sont beaucoup d’enfants qui ont des brûlures, des membres écrasés, des infections importantes qu’on ne peut plus traiter avec des antibiotiques qui ne rentrent pas. La situation est catastrophique. C’est une journée de mobilisation mondiale, dans plus de 90 pays. Des associations et des Etats demandent un cessez-le-feu. Ce n’est pas un point de vue idéologique, mais opérationnel. L’aide est massivement prépositionnée en Egypte. Elle peut rentrer à Kerem Shalom et Rafah. Mais les conditions de sécurité ne sont pas requises. On ne veut plus avoir d’aidants, de soignants, d’humanitaires qui meurent sous les bombes. Il faut un cessez-le-feu pour que cette aide soit proportionnée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui." " Après une semaine de trêve fin novembre, qui a permis la libération de certains otages du Hamas et l’entrée d’aide humanitaire, la reprise des combats a bloqué le soutien à la population gazaouie. "Ce sont quelques dizaines de camions qui rentrent chaque jour et qui ne touchent que le sud de la bande de Gaza. L’aide ne rentre pas dans le nord. Mais ce n’est tout de la faire rentrer. Il y a un défi logistique, il faut trouver des endroits pour la stocker..."

Bernard GEORGES 🇺🇳🏳️‍🌈🌍🌎🌏

36,210 Aufrufe • vor 2 Jahren

Je ne le présente pas : il a animé pendant des années les samedis soirs de millions de Français, mettant dans les salons une ambiance festive et chaleureuse. Le 25 avril, Patrick Sébastien a sorti un nouvel album, un album de chanson paillardes, qui sacrifie, donc, tout à fait à la tradition de rimes riches en miches et de refrains coquins. Et c’est un carton : 50 millions de vues revendiquées sur les réseaux sociaux, en cumulé, depuis la sortie. Un succès considérable, dopé notamment par le titre « Est-ce que tu l’as vu ? » - et je vous certifie qu’il ne s’agit pas de l’ONU. Pour en comprendre les ressorts, il intéressant de lire ce que Patrick Sébastien en dit dans ses entretiens. D’abord, il explique avoir ressenti une aspiration à un peu de légèreté et de joie dans l’ambiance morose qui étreint nos sociétés. On peut dire qu’il a vu juste. Ensuite, et c’est encore plus intéressant, il livre une réflexion quant à la caricature que certains font de lui et de son univers. Dans le journal La Montagne, par exemple, il explique :« Franchouillard, beauf…dites ce que vous voulez. Je suis un garçon qui ne picole pas, qui est dans la générosité, le partage. Si c’est ça être beauf, je le souhaite toute monde. » Plus loin : « Il faut connaître les gens, les respecter. La caricature du mec qui écoute mes chansons, c’est un beauf avec la casquette Ricard. Mais ce n’est pas vrai. Il y a aussi plein d’étudiants et d’étudiantes qui plus tard seront chef d’entreprise, ingénieur et qui s’éclatent là-dessus. Faut arrêter de traiter les gens de blaireaux. » Patrick Sébastien exprime-là une tendance culturelle plus générale. Pour le dire avec une expression à la mode : nous assistons chez une partie des Français des classes moyennes populaires, à une inversion du stigmate. C’est à dire que d’une marque de mépris, ils font un étendard. Et retournent aux méprisants le miroir de leur propre brutalité et de leurs intolérances à répétition. « Après le barbecue, Michel Sardou, et Miss France, dites-nous, qu’est-ce qu’on a encore fait de ˋproblématique’ aujourd’hui ? », interpellent-ils. Car il y eu, ces dernières décennies, une stigmatisation des classes moyenne et populaire, leurs goûts, leurs modes de vie, qui les a bien souvent diffamées, et réduites à des caricatures. Aujourd’hui, un mouvement de rebuffade se généralise y compris dans le milieu artistique. Nombre de films et de livres commencent à corriger cesreprésentations. Ce n’est qu’un début, mais c’est déjà ça. Car une société dysfonctionne si elle ignore que la bonté, la culture, les valeurs, les principes, sont partagées à la même hauteur et dans les mêmes proportions, dans toutes les catégories de la population.

Anne Rosencher

121,061 Aufrufe • vor 1 Jahr