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🚨 Yehvann Diouf sur Édouard Mendy 🇸🇳🤩 : « 𝗜𝗟 𝗔 𝗠𝗢𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗤𝗨’𝗜𝗟 𝗣𝗢𝗨𝗩𝗔𝗜𝗧 𝗝𝗢𝗨𝗘𝗥 𝗘𝗡𝗖𝗢𝗥𝗘 𝗗𝗔𝗡𝗦 𝗗𝗘𝗦 𝗧𝗢𝗣 𝗖𝗟𝗨𝗕𝗦. L’arrêt sur penalty ? À ce moment, on se dit 𝗤𝗨𝗘 𝗗𝗜𝗘𝗨 𝗘𝗦𝗧 𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗 parce qu’on le vivait un peu comme une injustice. » (zone mixte)

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📢🚨 Est-ce qu’on peut poser la vraie question maintenant ? À quoi ça sert encore d’avoir des députés, en 2025, bordel ? À quoi ça sert cette bande de représentants hors-sol, planqués dans leurs fauteuils de velours, grassement payés pour soi-disant décider pour nous ? On vit dans une époque où n’importe quel clampin avec un peu de jugeote et un smartphone a accès, en temps réel, à toutes les informations, toutes les sources, toutes les compétences disponibles sur Terre. C’est plus 1958, les gars. C’est terminé le temps où on avait besoin d’un mec en costard pour lire le Monde et voter à ta place. Aujourd’hui, ils n’ont pas plus de compétences que le peuple qu’ils prétendent représenter. Et dans beaucoup de cas, ils en ont même moins. Et le pire, c’est qu’ils se plantent, ils se vautrent, mais jamais ils n’assument. Alors qu’un citoyen, quand il se trompe, au moins il apprend. Il évolue. Il rectifie. Et c’est justement pour ça qu’il faut dégager cette vieille architecture politique pourrie, pour passer à un nouveau modèle, un modèle où le pouvoir appartient vraiment au peuple. Pas à une clique de carriéristes déconnectés qui pensent encore que leur badge leur donne le monopole de l’intelligence. Ce qu’il faut, c’est une démocratie réelle, organique, sans figures héroïques à idolâtrer. Un cerveau collectif. Une structure souple, vivante, qui permet à chaque citoyen de peser sur les décisions, sans filtre, sans tampon. Une démocratie sans caste, sans messies, sans centralisation mafieuse. Parce que sinon, c’est toujours la même mécanique : une minorité qui écrase une majorité, avec des mots ronflants et des lois taillées sur-mesure. C’est fini tout ça. Le pouvoir doit revenir là où il aurait jamais dû partir : dans les mains du peuple. Le demos qui exerce le kratos. Pas de bullshit, pas de détours : c’est ça, la démocratie. Et même si ça prend cent ans, on finira par y arriver. Parce que l’histoire va dans ce sens. Et ce ne sera pas grâce à eux. Ce sera malgré eux.

ChienSurpris

219,711 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨Alors, parlons un peu du Nutri-Score, ce système d’étiquetage nutritionnel que t’as sûrement déjà croisé sur un paquet de céréales ou une bouteille de soda. Une lettre, une couleur, et hop, t’as ton bulletin de santé alimentaire. A c’est bien, E t’es un délinquant de l’estomac. Mais en réalité, ce système, c’est juste le DPE de la bouffe. Même logique tordue. Même délire technocratique. Comme pour les logements, où on t’impose un classement énergétique à coup de lettres colorées, on applique ici une grille débile à ce que tu mets dans ton assiette. Et attention : pas pour t’informer, mais pour t’encadrer, te conditionner, t’orienter. C’est pas un outil pédagogique, c’est un système de notation comportementale, avec un fond idéologique bien propre : t’as pas besoin de comprendre, t’as juste à obéir. Techniquement, le Nutri-Score a été inventé en France, par Santé Publique France en 2017. Et au départ, c’était présenté comme facultatif. Mais comme toujours, ce qui part d’un délire national finit absorbé par le monstre européen : maintenant, la Commission européenne pousse pour en faire un étiquetage harmonisé obligatoire, et c’est le Nutri-Score qui tient la corde. Voilà comment une lubie franco-française devient un instrument de normalisation à l’échelle du continent, sans jamais passer par la case “consentement éclairé”. Et c’est là qu’on touche au fond du problème : est-ce qu’on a vraiment besoin que l’État nous dise quoi manger ? À quel moment on a collectivement décidé de remettre nos assiettes entre les mains d’algorithmes validés par des commissions sanitaires hors-sol ? Ce genre de truc, c’est pas de la santé publique, c’est de l’infantilisation massive. Une forme de dépendance mentale à la matrice, où on se repose sur l’État omniscient pour nous dire ce qui est bon, ce qui est mauvais, ce qu’il faut penser, avaler, digérer. Mais quand l’État te traite comme un gosse, tu finis par penser comme un gosse. Et c’est exactement ça qu’ils veulent : remplacer ton bon sens par leur grille Excel, te faire croire qu’un plat est sain parce qu’il est noté B, et qu’un produit naturel est mauvais s’il est noté E. C’est le grand remplacement de la réflexion par la soumission. Et l’exemple qu’on voit dans cette vidéo est édifiant : une dame achète un pack de limonades Carrefour, étiqueté Nutri-Score C. Plutôt correct, non ? Mais quand elle sort une bouteille du pack : Nutri-Score E. Même recette, même marque, deux notations différentes. Voilà où on en est. Tu crois faire un choix éclairé, et en réalité tu joues à la roulette russe nutritionnelle supervisée par des algorithmes imbéciles. Ce genre de système n’a rien de scientifique. C’est de la théâtralisation sanitaire, où on remplace l’information par le signal, la nuance par la couleur, et le bon sens par la note. On ne t’aide pas à réfléchir, on t’applaudit si tu coches la bonne case, on te culpabilise si tu dévies. Et comme d’habitude, ce genre de dispositif ne sort pas de nulle part : c’est exactement le genre d’outil que les technocrates adorent étendre à l’échelle européenne. Ça fait sérieux, ça fait “basé sur des données”, ça permet de gouverner les comportements sans jamais prendre de responsabilités réelles. Un État qui ne soigne pas, qui ne protège plus, mais qui note tes yaourts et colore ton assiette, parce que c’est là que réside désormais sa ridicule toute-puissance.

ChienSurpris

101,157 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨 Tu te balades à Paris, tu lèves les yeux, et tu vois quoi ? Des rideaux baissés. Des vitrines vides. Des enseignes qui disparaissent sans bruit. Et puis au détour d’une façade, sur ce qui est censé être la vitrine mondiale de la puissance française, tu tombes sur un panneau “bail à céder” affiché en pleine rue. Pas en off market. Pas entre initiés. Pas dans les réseaux feutrés des agents spécialisés. Non. Placardé là, comme un aveu. Un aveu que quelque chose ne tourne plus rond. Sur les Champs-Élysées, on ne devrait pas voir ça. Dans l’imaginaire collectif, un local se libère ici et dix candidats solvables se battent pour le reprendre avant même que l’encre du congé ne soit sèche. C’est censé être la rente absolue, le flux garanti, le mètre carré sanctifié par le tourisme mondial et la consommation ostentatoire. C’est la “plus belle avenue du monde”, nous dit-on, avec cette fierté un peu mécanique. Alors pourquoi afficher publiquement un bail à céder ? Pourquoi devoir faire de la publicité pour se débarrasser d’un emplacement supposément en or massif ? Un bail qui se cède en pleine rue, ce n’est pas anodin. C’est un signal faible, mais un signal quand même. Ça veut dire que la file d’attente invisible n’est plus si dense. Que la rentabilité n’est plus aussi évidente. Que le ticket d’entrée, les charges, les contraintes, la fiscalité, la masse salariale, les normes, les flux erratiques, tout ça commence à peser plus lourd que la promesse. On nous vend une capitale attractive, dynamique, irrésistible. On nous parle d’image, d’événementiel, de rayonnement. Mais sur le terrain, la réalité est plus triviale : des commerçants qui sortent, qui arbitrent, qui se retirent, parfois en silence, parfois en laissant un panneau comme un petit drapeau blanc.

ChienSurpris

89,906 Aufrufe • vor 6 Monaten

📢🚨 Encore une vidéo. Encore une devanture baissée. Rideaux tirés, vitrine vide, pas un chat. Le petit commerce local ? Mort. Et pas dans un coin paumé, hein, non non, partout. De Paris à Périgueux, c’est la même charogne qu’on sent dans les rues. Les enseignes familiales ferment les unes après les autres, sans bruit, sans drame, juste le silence d’un pays qui abandonne ses vivants pour mieux subventionner ses cadavres administratifs. Tout ce qui ne se vend pas sur Internet est en train de crever. Et pendant ce temps, les municipalités, les communautés de communes, les machins territoriaux, tous ces parasites bien installés dans la moquette, augmentent les taxes comme des fous. Leur logique est simple : ils encaissent moins, donc ils taxent plus. L’inverse de l’intelligence. Mais eux aussi sont en mode survie : ils se goinfrent d’impôts comme un noyé s’accroche à une bouée trouée. Sauf que ça ne tient plus. Y’a un moment où tu ne peux plus pressurer un cadavre. Et ce moment, on y est. Ce qu’on voit là, c’est une rupture. Une société sans cercle vertueux, c’est une société en descente. Et sans levier local, c’est la dépendance nationale. Et la dépendance, c’est la mort. Pas la mort spectaculaire, non, la mort lente. Celle qui sent le renfermé et le désespoir. Les petits tombent. Les moyens s’accrochent. Les gros rationalisent. Même les mastodontes réduisent la voilure, ferment des rayons, serrent les coûts, licencient en douce. Personne n’investit. Tout le monde survit. On n’est plus dans l’économie, on est dans la glaciation.

ChienSurpris

124,993 Aufrufe • vor 1 Jahr

❤️💙🎙️🇫🇷 Barcola : «Mon avenir avec le PSG ? Je suis concentré sur la Coupe du monde. Ce qu'il va se passer après, je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas. On prend tellement de plaisir à jouer ensemble. On joue comme si on était au quartier. On prend la balle, on fait un peu ce qu'on veut, on ne se pose pas de question. Le jeu très défensif du Paraguay ? On sait que ça va être compliqué, mais pour ma part je commence à avoir l'habitude avec la Ligue 1. Il va falloir trouver des alternatives. C'est une équipe qui défend beaucoup, ils vont beaucoup mettre de coups. Mais ça reste une équipe de ballon, on l'a vu contre l'Allemagne. Ca va être un bon match de football. Le triplé de Dembélé ? Je ne sais pas s'il a été touché ou s'il a lu ce qu'il se disait sur lui. Il était très content du triplé et on l'était tous pour lui. Si Mbappé a changé ? Non. On savait qu'il allait le faire. En dehors, il est très présent avec nous, il parle beaucoup avec le coach. La différence entre Théo Hernandez et Digne dans mon couloir ? Je ne sais pas s'il y a une différence, les deux font bien leur boulot. Théo est plus offensif, mais Lucas fait aussi son travail. Les deux sont très bons depuis le début. Rabiot ? Je ne sais pas son âge exactement, mais il joue son rôle de grand frère, il est là avec les jeunes. Sur le terrain, ce qu'il me choque c'est qu'il est partout. La différence avec Doué ? On a chacun nos qualités. Désiré a cette facilité balle au pied, moi c'est plus dans les espaces. Olise ? Il est tranquille, c'est un gars très cool, il est dans son monde. C'est une super personne. La liberté que laisse Deschamps ? Il me dit d'échanger. Kylian vient à gauche et je prends l'axe direct. Ma discussion avec Upamecano au début de match contre la Suède ? J'ai mal commencé le match, j'avais des pertes de balle un peu bêtes. Il m'a dit de me relâcher et de foncer, c'est ce que j'ai fait. Le statut de favoris à la victoire finale ? On n'écoute pas ce qu'il se dit à côté, on reste concentrés. On sait qu'on a une bonne équipe qui marche bien, on espère que ça va continuer.» 🌍 Conf.

Paris No Limit

14,130 Aufrufe • vor 2 Monaten

Loi Miller : On y est, putain. 👁️ La grande anesthésie numérique vient de passer au Sénat. Et merde. 💀 Ils l’ont fait. Le Sénat, ce club privé de vieux fantômes qui se goinfrent sur nos impôts pendant que l’hémicycle reste vide comme un cimetière un jour de pluie, a voté la loi Miller. Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Contrôle d’âge obligatoire en ligne. Vérification d’identité. Scanner ta gueule pour exister. Pour protéger les enfants, disent-ils. Bien sûr. Avec leur tête de sauveurs de l’humanité, ces mêmes types qui n’ont jamais bougé un cil sur les réseaux pédophiles qui tournent en boucle depuis vingt ans, sur Epstein et ses îles enchantées, sur les affaires qui pourrissent dans les tiroirs du pouvoir. Soudain, ils se réveillent. Bouclier humain pour les gamins. Mon cul. 😤 Ce n’est pas les mômes qu’ils veulent sauver. C’est l’anonymat qu’ils veulent crever. C’est la dernière porte qui claque sur la liberté. La grande bascule est en marche. L’identité numérique obligatoire, ce passeport biométrique pour respirer en ligne. Foucault doit bander dans sa tombe. Le panoptique digital est en construction et on est là, à applaudir comme des veaux. Ils appellent ça « protection ». Moi j’appelle ça dressage. Habituer la génération Alpha à la laisse. Normaliser la surveillance de masse sous prétexte de vertu. Préparer le terrain pour le crédit social à la française, la monnaie programmable, le « tu as dit du mal du gouvernement, ton accès est limité ». Les enfants ? Ils ne les protègent ni des algorithmes qui leur bouffent le cerveau, ni des vrais prédateurs en costume cravate qui les regardent depuis les loges VIP. Non. Ils veulent juste qu’ils grandissent dans une cage dorée, traçables, dociles, prêts à servir. Et le pire ? Une partie du peuple va hurler de joie. « Enfin on protège nos petits ! » Pendant qu’on leur passe la laisse autour du cou. Réveillez-vous, bordel. 🔥 Ou apprenez à coder des VPN offshore. Parce que la fête est finie. On y est.

Aide Poule

28,859 Aufrufe • vor 5 Monaten

Cette petite séquence m’a fait tilt ce soir : on n’a aucun joueur de chez nous en mesure de porter un esprit de révolte comme le fait Robert Sanchez. Un effectif ultra solide, ça se joue parfois à une ou deux individualités près, et c’est cruellement ce qu’il aura manqué à notre OM cette saison. Perdre un match à la dernière minute, perdre une qualif sans même se rebeller, se faire reprendre par un promu dans les dix dernières minutes, se prendre un rouge après un quart d’heure face à un relégable et être incapable de sortir la tête de l’eau, perdre un titre face au rival historique sur un contre à la 94e ? Eh bien ça, ce sont plusieurs symptômes, mais d’une seule et même maladie. Mais la bonne nouvelle dans tout ça : la thérapie n’en sera que plus simple, car les maux sont déjà clarement identifiés. Frustrant, rageant, mais avec une direction intelligente et une fine stratégie de correction d’effectif, j'reste persuadé qu’on n’est pas si loin d’avoir un avenir bien plus lumineux que ce que nos médias charognards nous feront croire dans les prochains jours. Alors oui, nous aussi, à chaud, on les insulte, on les déteste, on aimerait préférer passer nos aprèms au ciné ou avec nos proches, mais pourtant on s’inflige ça. Et c’est aussi parce qu’on sait de quoi ils sont capables. C’est la qualité des joueurs et le sentiment de gâchis qui nous font mal aujourd’hui. Parce que les gars, entre nous, des saisons à chier avec des effectifs cataclysmiques, on en a vécu, et j’ai pas le souvenir d’avoir vécu des défaites de ces saisons-là avec le même sentiment du "il nous manque pas grand-chose" Tout ça pour vous dire que des Sanchez, ça coûte pas 100M, mais ça te change une saison, une histoire… Alors Franck, Medhi, Pablo, Roberto, remettez-vous la tête à l’endroit, et sachez qu'Albert Camus a écrit ca (après une defaite de l'OM surement) : «Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été.» Et c'est pas du ChatGPT, c’est juste que j'lis du Camus j'vous vois venir.

Out Of Context OM

43,354 Aufrufe • vor 7 Monaten

📢🚨Il y a en France une organisation qui peut bloquer votre compte bancaire sans jugement, saisir vos revenus sans préavis, ruiner une entreprise en quelques semaines, et qui n'a aucune obligation de vous expliquer clairement ce qu'elle vous réclame ni pourquoi. Elle s'appelle l'URSSAF. Et elle opère dans une zone de droit que n'importe quel avocat d'affaires étranger regarde avec une incrédulité sincère quand on lui décrit son fonctionnement. Commençons par ce que peu de gens savent vraiment. L'URSSAF n'est pas un créancier ordinaire. Elle dispose de prérogatives que n'a aucun acteur privé et que même beaucoup d'administrations publiques n'ont pas. Elle peut émettre une contrainte, c'est-à-dire un titre exécutoire qui a la valeur d'un jugement de tribunal, sans passer devant aucun juge. Elle peut ensuite confier cette contrainte à un huissier pour saisie immédiate. Tout ça sans qu'aucun magistrat ait examiné le bien-fondé de sa créance, sans qu'aucune procédure contradictoire digne de ce nom ait eu lieu. Dans n'importe quel État de droit ordinaire, la faculté de se constituer soi-même juge de sa propre créance et d'en forcer le recouvrement sans contrôle judiciaire préalable s'appellerait un abus de position. En France, on appelle ça le droit de la sécurité sociale. Mais ce n'est pas l'aspect le plus kafkaïen de l'histoire. Le plus kafkaïen, c'est ce qui se passe quand vous essayez de comprendre ce qu'on vous réclame. Tout entrepreneur qui a eu un différend avec l'URSSAF vous racontera la même expérience avec des variations mineures. Vous recevez un courrier avec un montant. Vous appelez pour comprendre le calcul. Vous attendez. Vous rappelez. Vous tombez sur quelqu'un qui ne peut pas vous répondre parce que votre dossier est traité par un autre service. Vous écrivez. Vous recevez une réponse automatique. Vous rappelez. Vous expliquez tout depuis le début à quelqu'un qui n'a pas accès à votre historique. Vous envoyez les documents demandés. Vous recevez une mise en demeure pour non-paiement du montant contesté pendant que votre contestation est en cours de traitement. Ce n'est pas de la malveillance. C'est pire. C'est de l'indifférence organisationnelle systémique. Un système conçu pour collecter et pas pour expliquer, pour réclamer et pas pour dialoguer, pour appliquer des règles et pas pour les rendre intelligibles. Les règles en question méritent qu'on s'y arrête. Le droit des cotisations sociales en France est d'une complexité qui dépasse l'entendement de la plupart des professionnels qui sont censés l'appliquer, y compris dans les rangs de l'URSSAF elle-même. Les assiettes de cotisation varient selon le statut, selon la nature des revenus, selon les options choisies, selon les conventions collectives applicables, selon les exonérations en vigueur, selon les plafonds de la sécurité sociale qui changent chaque année. Un dirigeant de TPE qui essaie de comprendre pourquoi son montant de cotisation a changé entre deux trimestres peut passer des heures à chercher une explication cohérente sans en trouver. Et quand il appelle l'URSSAF pour demander cette explication, il a statistiquement plus de chances de tomber sur quelqu'un qui lui lit le courrier qu'il a déjà reçu que sur quelqu'un capable de lui expliquer le calcul sous-jacent ligne par ligne. Ce problème d'opacité n'est pas anodin. Il a des conséquences directes sur la confiance que les entrepreneurs peuvent avoir dans leur propre situation administrative. Beaucoup de dirigeants de petites entreprises ne savent pas avec certitude si leurs cotisations sont correctement calculées. Pas parce qu'ils sont négligents, mais parce que la complexité du système et l'inaccessibilité réelle des interlocuteurs compétents rendent cette certitude difficile à atteindre sans recourir à un expert-comptable, lui-même parfois en difficulté pour obtenir des réponses claires. C'est un coût caché considérable. Le temps passé à gérer les relations avec l'URSSAF, les honoraires d'expert-comptable pour sécuriser des déclarations qui devraient être simples, l'énergie mentale consommée par l'anxiété administrative chronique que beaucoup d'entrepreneurs décrivent comme l'une des premières sources de stress de leur activité, tout ça a une valeur économique réelle qui n'apparaît dans aucune statistique officielle mais qui pèse lourd dans la décision de créer, de développer ou d'abandonner une activité. Et quand ça dérape vraiment, quand un redressement survient sur plusieurs années d'activité, les conséquences peuvent être catastrophiques avec une rapidité que le dirigeant concerné n'anticipe jamais. Un redressement URSSAF peut porter sur trois ans d'activité. Il peut résulter d'une requalification de la nature d'un revenu, d'une erreur de calcul sur une exonération, d'une interprétation différente d'une règle que l'entreprise avait appliquée en bonne foi selon la lecture qu'elle en avait faite ou qu'on lui avait conseillée. Le montant peut représenter plusieurs fois le bénéfice annuel de l'entreprise. Et le recouvrement peut commencer avant même que la procédure de contestation soit épuisée. Des entreprises viables, qui créent de l'emploi, qui paient leurs impôts, qui font leur travail, ont été tuées par des redressements URSSAF. Pas parce qu'elles fraudaient. Parce qu'elles avaient mal interprété une règle complexe dans un environnement où obtenir une interprétation officielle claire et opposable à l'administration est d'une difficulté considérable. Le rescrit social existe en théorie. C'est la procédure qui permet de soumettre une situation à l'URSSAF et d'obtenir une réponse écrite sur laquelle on peut s'appuyer. En pratique, les délais de réponse sont longs, les réponses sont souvent formulées de manière suffisamment vague pour ne pas vraiment engager l'administration, et beaucoup d'entrepreneurs ignorent même que ce mécanisme existe. Ce tableau d'ensemble produit quelque chose de très précis dans la psychologie des entrepreneurs français. Une relation à l'administration sociale fondée non pas sur la confiance ou sur la clarté des règles, mais sur la peur et sur l'incertitude. Une peur diffuse mais permanente de se retrouver un jour dans une situation où on devra plusieurs années de cotisations recalculées selon une interprétation qu'on n'avait pas. Une incertitude sur sa propre conformité qui n'est jamais tout à fait résolue parce que les règles changent, parce que les interprétations évoluent, parce que personne en face ne peut vous donner une garantie opposable que ce que vous faites est correct. On s'étonne que la France crée moins d'entrepreneurs per capita que ses voisins. On s'étonne que les petites entreprises françaises grandissent moins vite que leurs équivalentes allemandes ou britanniques. On cherche des explications dans la culture, dans l'aversion au risque, dans le rapport français à l'échec. Peut-être qu'une partie de l'explication est plus simple. Peut-être que créer et développer une entreprise dans un environnement où une administration dotée de pouvoirs exorbitants peut vous réclamer des sommes considérables sur plusieurs années passées, sans explication claire, sans interlocuteur accessible, avec un rapport de force procédural massivement en sa faveur, c'est un risque que beaucoup de gens lucides préfèrent ne pas prendre. Ce n'est pas de la lâcheté. C'est du calcul rationnel. Et tant que ce calcul reste rationnel, on continuera de perdre des entrepreneurs avant même qu'ils aient commencé.

ChienSurpris

114,261 Aufrufe • vor 5 Monaten