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🚚 𝐋’𝐀𝐑𝐆𝐔𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐐𝐔𝐈 𝐏𝐄𝐔𝐓 𝐅𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐓𝐎𝐌𝐁𝐄𝐑 𝐋𝐀 𝐃𝐄́𝐂𝐈𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐂𝐀𝐅 🇞🇳🇲🇊 En droit, les mots ont un sens. L'Art. 82 vise la "compétition en cours". 𝐋𝐞 𝐧œ𝐮𝐝 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞̀𝐊𝐞 : Peut-on éliminer une équipe d’un tournoi dont le rideau est déjà tombé ? 𝐌𝐞 𝐃𝐚𝐮𝐝𝐚𝐮 𝐍𝐝𝐚𝐲𝐞 𝐊𝐞𝐭 𝐚𝐮...

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Benzer Videolar

C’est honteux!! Le désordre et l’insécurité qui ont entouré l’arrivée des joueurs sénégalais, finalistes de la CAN a Rabat, sont tout simplement regrettables. Les joueurs ont été livrés à eux-mêmes, sans encadrement adéquat. Pour moi, il s’agit clairement d’un sabotage, impliquant le comité d’organisation local, le responsable de la sécurité et la CAF. Comment une équipe finaliste de la plus prestigieuse compétition africaine peut-elle être accueillie dans un tel désordre, à seulement 24 heures d’une finale ? C’est tout simplement honteux. Imaginez un instant si une équipe nationale de l’un des pays maghrébins, finaliste d’une CAN en CÃŽte d’Ivoire ou au Cameroun, avait été accueillie de cette maniÚre : le monde entier en aurait parlé.mils allaient crier au scandale et à une organisation désastreuse. Un pays qui ambitionne d’organiser une Coupe du monde et qui n’est même pas capable de sécuriser une équipe finaliste à 24 heures du match décisif, cela est profondément inquiétant. La Fédération sénégalaise a d’ailleurs publié un communiqué tard dans la nuit pour dénoncer plusieurs dysfonctionnements. Même leur hébergement a dû être changé aprÚs demande officielle. Tout cela ressemble à une tentative de déstabilisation de l’équipe adverse. C’est précisément ce genre de pratiques que nous ne voulons pas voir dans une Coupe d’Afrique des Nations. Ce n’est pas fair-play. J’en profite, avec fierté, pour saluer encore une fois, le travail remarquable de nos forces de l’ordre, du comité local d’organisation et des volontaires lors de la CAN en CÃŽte d’Ivoire. La CÃŽte d’Ivoire a disputé la finale face au Nigeria, et aucun joueur ni membre du staff nigérian ne s’est retrouvé dans un tel chaos à la veille de la finale. En CÃŽte d’Ivoire, aucune équipe africaine ne s’est plainte de l’organisation, aucune! Nous avons remporté notre CAN avec honneur et dignité, sans saboter qui que ce soit. C’est trÚs important de le rappeler. ©®SAE #TotalEnergiesAFCON2025 #cotedivoire #maroc #Senegal #CAN2025 #AFCON2025

SOUTIENAUXELEPHANTS🇚🇮

16,682 görÃŒntÃŒleme • 8 ay önce

Cette vidéo me fait mal. Vraiment mal. 😭🇞🇳 Écoutez bien le Premier ministre. « 𝐍𝐚𝐮𝐬 𝐬𝐚𝐊𝐊𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝟓ᵉ 𝐬𝐚𝐮𝐬-𝐬𝐚𝐥. » Il parle d’un Sénégal dont les obligations ne valent pratiquement plus rien à l’extérieur. Il parle d’un pays engagé dans un ajustement structurel. Il parle d’un Sénégal qui s’est appauvri. Et le plus terrible, c’est que je ne lui en veux même pas de le dire. 𝐈𝐥 𝐝𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐊𝐩 𝐝𝐞 𝐫𝐮𝐢𝐧𝐞𝐬 des deux ans de Sonko à la Primature. Voilà où mÚne, à mes yeux, la politique lorsqu’elle cesse d’être l’art de construire pour devenir l’art de tout brûler au nom de la « rupture ». Pendant des années, Ousmane Sonko et PASTEF ont installé dans ce pays une culture politique fondée sur l’inculture, la haine, la suspicion généralisée, la brutalité verbale, le rejet de tout ce qui précédait, la promesse qu’il suffisait de renverser la table pour que le Sénégal se relÚve. Ils ont convaincu une partie du pays que la colÚre était un programme. Que le soupçon était une doctrine économique. Que la défiance envers les institutions, les partenaires, les investisseurs et presque tout ce qui représentait l’État d’avant était une forme de courage. Aujourd’hui, le réel est là. Froid. Implacable. Sans slogan. 𝐋’𝐞́𝐜𝐚𝐧𝐚𝐊𝐢𝐞, 𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐭𝐚𝐮𝐣𝐚𝐮𝐫𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞. Et aujourd’hui, cette facture porte un nom terrible : perte de confiance, appauvrissement, ajustement, déclassement financier. Le drame de PASTEF ne sera peut-être même pas d’avoir échoué politiquement. Le drame, ce sera d’avoir fait croire à tout un peuple qu’on pouvait maltraiter la crédibilité d’un État, attaquer ses fondations, humilier son héritage, transformer chaque institution en suspect permanent
 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐢𝐞 𝐮𝐧 𝐣𝐚𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐱. Et ce prix, ce ne sont ni les dirigeants de PASTEF ni les théoriciens de la rupture qui le supporteront seuls. Ce sont les familles. Les travailleurs. Les entreprises. Les jeunes. Les générations qui viennent. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐚𝐢𝐞. 🇞🇳💔 Voilà pourquoi, lorsque j’entends aujourd’hui un Premier ministre du Sénégal prononcer les mots « 5ᵉ sous-sol », je ne ressens même plus de colÚre. Je ressens quelque chose de pire : 𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐊𝐊𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐭𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐮𝐫 𝐊𝐚𝐧 𝐩𝐚𝐲𝐬. 😭🇞🇳

𝙀𝙑𝙀𝙎𝙏𝙍𝘌𝙏Ⅹ

24,209 görÃŒntÃŒleme • 28 gÃŒn önce

L’Enveloppe Noire 🔥 et la Robe qui Vacille : Juan Branco face à la Machine 🎭 Ils l’ont traîné hier, 11 juin 2026, dans cette salle Jules Grévy du Palais de Justice, comme on traîne un condamné en place publique. 13h30 👁. L’heure des élites qui rÚglent leurs comptes à l’ombre des dorures. Juan Branco, avocat rebelle, figure gênante, est venu défendre ce qui lui reste de sa robe. Devant lui, pas des juges ordinaires. DerriÚre, les ombres du ministre de la Justice, du premier président de la cour d’appel, du parquet général. Tous unis pour une seule chose : le faire plier. L’accusation ? Une enveloppe. Noire. À l’intérieur doré. Une lettre envoyée en mai 2023 à une substitut du procureur. Ils disent « hostile ». Ils disent « inquiétante ». Comme si la couleur d’un papier pouvait menacer un systÚme tout entier ⚖. Comme si Juan Branco avait brandi une arme au lieu d’écrire des mots. DerriÚre ce prétexte ridicule se cache le vrai crime : avoir osé critiquer les procédures, avoir nommé les pressions, avoir refusé de baisser la tête quand on lui demandait de se taire. Il est déjà suspendu neuf mois. Déjà puni pour avoir parlé trop fort dans une autre affaire. Aujourd’hui, on veut sa peau. Sa robe 🩞. Son droit d’exister dans ce prétoire. Parce que Juan Branco dérange. Parce qu’il a défendu ceux qu’on préfÚre voir muselés. Parce qu’il a été l’avocat de Zoé Sagan, ce pseudo devenu cauchemar pour la caste, dans l’affaire du cyberharcÚlement contre Brigitte Macron. Parce qu’il incarne encore cette part de rébellion qu’on veut éradiquer. Moi, je pense que tout ça n’était qu’un prétexte. Pas vraiment pour Brigitte. Mais pour les enfants. Pour bâillonner Zoé avant qu’elle ne puisse interférer avec l’histoire qu’ils avaient déjà rédigée d’avance, mot à mot, scÚne aprÚs scÚne, comme un mauvais scénario qu’on impose au peuple 🎭. Sur les réseaux, les vidéos circulent déjà. Des gens ont filmé. Des avocats ont parlé. Une pétition circule même pour déplacer le procÚs au Stade de France, comme si la justice populaire méritait un vrai terrain de jeu. Mais la machine continue de tourner. DiscrÚtement. Efficacement 👁. Comme toujours. Et si tout se passe comme nos chers élites l’ont prévu, Juan risque de perdre sa robe. Si tel est le cas, Zoé Sagan se retrouvera seule une fois de plus lors de son audience. Seule face à ce systÚme qui dévore ses propres enfants. Seule, encore une fois, dans cette grande mascarade qu’on appelle justice. Le rideau n’est pas encore tombé. Mais l’odeur du sang judiciaire est déjà dans l’air 🩞. Mais tout n’est pas perdu. Beaucoup de gens voient déjà l’envers du décor. Et la partie est loin d’être finie. Quelle fiction passionnante, vous ne trouvez pas ? Attention
 silence. Le panneau On Air vient de s’allumer 📺. #SoutienZoéSagan #SoutienBranco Juan Branco ✊

Aide Poule

25,248 görÃŒntÃŒleme • 3 ay önce

Une grande révolution anthropologique est en cours à l'Assemblée nationale avec l'arrivée de la loi sur la légalisation de l'euthanasie humaine. Nous avons le devoir politique de réfléchir au-delà de l’opinion ambiante et de porter un regard critique sur les arguments si évidents, si simples, si dominants dans l’espace public. Si une personne choisit de mourir, au nom de quoi remettre en cause sa volonté ? Chacun n’a-t-il pas le droit de mourir dans la dignité ? Finalement, ce droit offre une possibilité, mais n’enlÚve rien à personne, alors pourquoi s’y opposer ? On demande à pouvoir tuer par amour, par compassion. On oublie que, derriÚre cette demande, il y a aussi de la peur : la peur de souffrir, la peur de dépendre des autres, la peur de ne pouvoir choisir dans une société où la liberté individuelle est érigée en valeur absolue et ne doit souffrir aucune limite. Même les chiffres semblent contre nous : 75 % des Français seraient favorables à l’euthanasie selon un sondage du journal La Croix. Et pourtant, ce même sondage révÚle que, dans les unités de soins palliatifs - ces fameux services médicaux d’accompagnement des personnes en fin de vie -, 97 % des malades et 85 % des soignants y sont opposés. Que faut-il comprendre ? Que ce sont les bien portants et ceux qui ne sont pas concernés qui sont favorables à l’euthanasie, que les partisans d’une cause ne sont pas les acteurs de terrain. Notre société met tout en œuvre pour sauver une personne qui veut sauter du haut d’un pont ou se jeter sous les rails d’un train ; elle alerte immédiatement ses pompiers et envoie ses ambulances ; elle encense le citoyen courageux qui aura entravé le geste de désespoir. Mais quand une personne réclame la mort dans un lit d’hÃŽpital, alors là, la même société veut tendre la piqûre mortelle. Mais que s’est-il passé pour que notre société se résigne sur ce point ? La plupart des gens imaginent que cette loi ne concernera que les personnes âgées, malades, incurables, condamnées à mourir à court terme. Cela n’est pas la réalité des expériences dans les pays ayant déjà légalisé l’euthanasie ou le suicide assisté. Pour une raison simple : la légalisation de l’euthanasie n’est pas une simple évolution législative, mais bien une véritable rupture anthropologique. Une fois l’interdit de tuer remis en cause, une fois ce principe fondamental de notre vie en commun renversé, la dérive est inéluctable. On sait où cela commence ; jamais où cela s’arrête. D’un cadre légal le plus souvent assez restrictif et assorti de conditions, ces pays ont petit à petit dérivé. En Belgique, on peut maintenant demander la mort en cas de maladie psychiatrique. Au Canada, la loi de 2016 cantonnait le droit à l’euthanasie aux situations de fin de vie à brÚve échéance ; en 2021, une personne physiquement handicapée ou atteinte d’une maladie chronique est désormais éligible à l’euthanasie. Aux Pays-Bas, premier pays au monde à avoir légalisé l’euthanasie, des personnes souffrant de troubles psychiatriques, de démence et d’autisme sévÚre mais aussi les mineurs, peuvent demander l’euthanasie. Les conséquences sont dramatiquement concrÚtes : En 2023 en Belgique, une femme de 50 ans, mÚre de famille, violée en 2016 et traumatisée par cette terrible agression, a été euthanasiée. En 2022, en Belgique toujours, une jeune femme de 23 ans, victime des attentats islamiste de 2016, a été euthanasiée pour cause de « souffrance psychologique insupportable ». En France, Olympe, Youtubeuse de 23 ans qui souffre d‘un trouble dissociatif de l'identité, a annoncé avoir fait une demande d’euthanasie en Belgique. Voilà le résultat quand une société fait le choix de la mort plutÃŽt que des soins, de la soi-disant autonomie plutÃŽt que de la solidarité. Pire encore, ce qu’on présentait alors comme une pratique marginale est en progression constante dans ces pays ! Aux Pays-Bas, le nombre d’euthanasies a été multiplié par 4 depuis la légalisation. En Belgique, la part des euthanasies dans un contexte où la mort n’est pas attendue à brÚve échéance est passée de 9% des cas en 2010 à 16% en 2021. Le nombre d’euthanasie a littéralement décuplé depuis la légalisation. Cette trajectoire était prévisible. Leur argument pour autoriser l’homicide est celui du respect de la volonté. Dans cette logique, pourquoi seule la volonté du mourant devrait être respectée ? Si l’on suit cette logique, en quoi la volonté d’un malade, d’un handicapé ou d’un enfant devrait-elle être entravée ? L’autre question est de savoir si cette volonté s’exerce de façon totalement libre ? La vérité est que ce projet de loi, sous couvert de bons sentiments, est d’une monstrueuse perversité. Elle envoie un message douloureux à tous ceux qui vivent dans une grande vulnérabilité, et qui parfois sont tentés de « démissionner de la vie », selon les mots d’une personne handicapée. On leur envoie le signal de leur inutilité en leur disant qu’ils entrent dans les cases des personnes dont la dignité est jugée suffisamment dégradée pour avoir le droit de mourir. « Mourir dans la dignité » est un slogan sous forme d’insulte pour tous ceux que nous devons convaincre de la valeur de leur vie. Ce message risque de les enfermer dans une situation où il leur sera difficile de refuser la mort. Il faut imaginer que ces personnes fragiles ont bien souvent le sentiment d’être un fardeau psychologique et un poids économique pour leurs proches. En leur offrant la possibilité de mourir, on risque de faire peser sur elle la culpabilité de rester en vie. On inverse la charge de la responsabilité : c’est à la société de se sentir coupable de ne pas accompagner, soulager, soigner correctement ses personnes. Avec la légalisation de l’euthanasie, ce seront nos malades, nos vieux, nos handicapés qui pourront se sentir coupables de s’imposer à la société. Il n’y a qu’un pas à vouloir quitter ce monde par amour pour les siens. Et c’est le gouvernement qui va les y pousser par la légalisation. Dans un documentaire produit par Bernard de La VillardiÚre en 2023, des soignants expliquent qu’ils observent une pression sociale sur les patients vulnérables dont la vie ne vaudrait plus le coup d’être vécue. Le premier rapport annuel du Canada sur l’euthanasie souligne qu’un nombre sans cesse croissant des candidats à l’euthanasie « mentionne le fait d’être une charge pour sa famille ou ses proches comme motif de la demande ». On propose la mort, mais cette proposition glisse bien souvent vers une incitation à consentir à sa mise à mort. Eh oui ! Comment n‘y pas être incité quand vous vivez en souffrance dans des déserts médicaux, loin de tout médecin pour vous soulager, que vous n’avez pas les moyens de vous payer une belle maison de retraite ni les soins d’une bonne clinique privée, que votre retraite ridicule ne vous permet pas de subvenir à vos besoins et que nous ne pouvez pas vous appuyer sur vos proches qui n’arrivent déjà pas à boucler les fins de mois. Vous voyez certainement où je veux en venir : cette incitation, elle sera d’abord pour les plus pauvres. Le grave délabrement de la santé publique sera de fait une incitation à l’euthanasie. Il y a en France, d’aprÚs l’Inspection générale des affaires sociales, 311 000 personnes nécessitant des soins palliatifs, pour 7 500 lits de soins palliatifs. 26 % des départements français, un hÃŽpital sur quatre, n’en sont même pas pourvus. La situation est tout aussi dramatique pour les services psychiatriques, sans parler des services d’urgences. Pour 75 % des Français, la fin de vie est donc la suivante : d’abord maltraités dans ces EPHAD que l’État laisse à l’abandon, puis la souffrance et la mort dans un hÃŽpital inadapté et sous-doté de soignants. « Au début, les gens demandaient l’euthanasie par peur d’une mort atroce. Aujourd’hui, beaucoup la réclament par peur d’une vie atroce. Ils craignent moins la douleur et l’agonie qu’une existence pénible ou douloureuse. » comme le résume le Dr néerlandais Théo Boer, initialement favorable à l’euthanasie et aujourd’hui militant contre. C’est en cela que le gouvernement est immoral et irresponsable à choisir la facilité de la mort, plutÃŽt que l’exigence du soin, de la solidarité, des services publics. La juste réponse à la fin de vie n’est rien d’autre que les soins palliatifs. Le rÃŽle du politique est donc d’abord de mettre en place les politiques publiques qui nous aideront à faire face au déclin de nos capacités physiques par un accompagnement adapté, qui faciliteront l’aide de notre entourage, qui prévoiront des établissements capables d’apporter les soins attendus, qui investiront dans l’accompagnement et l’insertion des personnes handicapées. PlutÃŽt que l’annonce d’une loi sur l’euthanasie, on attendait plutÃŽt une grande loi sur la dépendance. PlutÃŽt que d’envisager un droit opposable à l’euthanasie, on aurait préféré un droit opposable à l’accÚs aux soins palliatifs. Mais, comme le rappelle le professeur Timothy Devos, médecin belge, « L’euthanasie et les soins palliatifs ne sont pas compatibles ». L’interdiction du meurtre va au-delà de la morale, elle nous pousse à trouver des solutions alternatives, à être inventifs. C’est justement parce que l’euthanasie est interdite que l’on a développé les soins palliatifs. On a voulu soulager physiquement, moralement, psychologiquement, spirituellement même. On a proposé des médecines complémentaires et des distractions. Pourquoi une telle énergie, pourquoi une telle créativité, pourquoi une telle compassion s’il existe la facilité, et l’économie, de donner la mort ? Ces deux cultures s’affrontent, ces deux modÚles ne peuvent véritablement cohabiter. En conclusion, je m’efface derriÚre les mots de Philippe Pozzo di Borgo tétraplégique depuis 30 ans : « Nous sommes incontinents, souffrants, paralysés ou désorientés, porteurs de handicaps ou de maladies invalidantes, victimes des séquelles d’accidents, traumatisés crâniens ou malades psychiques. Tous, nous nous sentons encore plus fragilisés par ce débat. Regardons les choses en face : beaucoup de « bien portants » nous décrÚtent malheureux sans même nous connaître. Ils préféreraient ne plus vivre que de vivre avec nos incapacités. Mais qu’en savent-ils ? Que savent-ils du chemin que nous avons fait pour consentir à notre situation ? Que savent-ils des ressources vitales que nos épreuves ont révélées, malgré nos souffrances ? Il faut nous approcher pour nous connaître. Il faut prendre du temps, renoncer à la peur et à une certaine pitié qui ne nous aide pas. Ont-ils conscience du message d’exclusion qu’ils nous envoient ? Alors que nous nous battons au quotidien, faudrait-il renoncer au courage de vivre ? Chers concitoyens qui réfléchissez à la fin de vie, avec la force de notre fragilité, nous vous le demandons pour le bien de tous. Ne poussez pas les plus fragiles et ceux qui les entourent, à la désespérance, à l’auto-exclusion, au suicide ou à l’euthanasie. Protégez-les d’une prétendue « liberté de mourir » qui les presserait de quitter notre société. Réaffirmez le droit de chacun d’être aidé à vivre, et jamais à mourir. Alors, la société que nous construisons ensemble sera plus humaine. Aidez-nous à vivre, pas à mourir. »

Marion Maréchal

35,833 görÃŒntÃŒleme • 1 yıl önce

Je lis les critiques adressées Fabien Roussel aprÚs son propos sur la Charte olympique et la neutralité dans le sport. Je crois pourtant qu'il a complÚtement raison. Petit rappel 👇 Une fois dénoncées les outrances droitiÚres et les stigmatisations insupportables dont sont victimes nos compatriotes de confession musulmane, parlons sérieusement de la question de la laïcité — terme en réalité impropre à la situation — dans le sport, avec raison et sans acrimonie. En la matiÚre, je me dis qu’il est particuliÚrement opportun d’écouter ce qu’en pense Marie-George Buffet (auditionnée au Sénat, en 2024), communiste, féministe et accessoirement meilleure ministre des Sports de la Ve République‵ « Conformément à la charte olympique, nous devons mener ce combat pour le respect de la laïcité dans la pratique sportive (
) À celles et ceux qui disent que cette rÚgle empêcherait les femmes de pratiquer, je rappelle qu’on nous disait pareil en 2004, au moment du vote de la loi sur le port de signes religieux à l’école. Tout s’est finalement bien passé (
) Je pense à nos sœurs afghanes à qui on a expliqué qu’il fallait cacher leur corps pour faire du sport, puis sans regard extérieur, avant de tout leur interdire. (
) Les femmes ont besoin de pouvoir pratiquer le sport en pleine liberté. Je mÚnerai ce combat. » À titre personnel, je fais entiÚrement mienne sa position s’agissant des compétitions organisées par les fédérations sportives délégataires de missions de service public. C’est également l’avis du Conseil d’État qui a déjà été amené à se prononcer sur le sujet à propos de la Fédération française de football. La plus haute juridiction administrative a considéré que la FFF était fondée à imposer la neutralité religieuse et politique, la liberté d’exprimer des opinions et des convictions pouvant être limitée afin de garantir le bon fonctionnement du service public et protéger les droits et libertés de tous, en cohérence avec les principes fondamentaux de la République. Aujourd’hui, plusieurs fédérations attendent du législateur une clarification juridique pour conforter leurs rÚglements en ce sens, comme ce fut le cas jadis dans le corps enseignant aprÚs l’indécision politique consécutive à l’affaire de Creil. Ne reproduisons pas les mêmes erreurs. Sur un terrain de sport, la neutralité fédÚre, le prosélytisme religieux et politique peut diviser. Personne n’aura à abjurer ou à renier ses convictions pour participer à une compétition sportive (cf. le match Angers-Monaco durant lequel, contrairement aux dires de l'extrême droite, les joueurs de confession musulmane ont mangé en toute quiétude pendant un arrêt de jeu classique, lequel faisait suite à la blessure d’un angevin). Il s’agira simplement pour la puissance organisatrice concernée de faire œuvre de neutralité le jour J, afin que la rÚgle commune universelle l’emporte et que la pratique sportive se fasse dans la concorde républicaine. C’est bien l’esprit de la Charte olympique que nous avons tous célébré l’été dernier.

Pierre Ouzoulias

37,447 görÃŒntÃŒleme • 1 yıl önce

Le Syndrome David Copperfield : Comment Jean-Luc Mélenchon ( Jean-Luc Mélenchon ) et La France Insoumise ont fait disparaître le suffrage militant David Copperfield est entré dans la légende en faisant disparaître la Statue de la Liberté sous les yeux ébahis du public américain. L’appareil dirigeant de La France insoumise, lui, vient de réaliser un tour de prestidigitation beaucoup moins visuel, mais politiquement bien plus audacieux : l’escamotage pur et simple du suffrage militant. Sur le papier, LFI se revendique comme un « mouvement réseau » horizontal, cultivant un lexique politique saturé de références à l'implication citoyenne directe et à la souveraineté populaire. La promesse est belle. Pourtant, lorsqu’il s’agit de désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2027, la mécanique qui s’est déployée au printemps 2026 révÚle une ingénierie d’une froideur clinique. DerriÚre les mots grandiloquents d’« investiture populaire » et de « votation » se cache l'un des verrouillages bureaucratiques les plus sophistiqués de la Ve République. Plongée dans les entrailles d’une machine où le peuple est souverain, à l'unique condition qu'il couronne le monarque déjà désigné. PARTIE I : Le mystÚre de l'encre sympathique (Où est passé le vote ?) Le crime parfait réside souvent dans les archives. Pour comprendre l’ampleur de la manipulation procédurale, il ne faut pas regarder ce qui est écrit dans les textes d’avril 2026, mais ce qui en a été effacé. C’est la preuve matérielle, le smoking gun de l’institution. Retournons briÚvement en décembre 2024. À cette époque, LFI adopte un texte d’orientation stratégique massif (approuvé par les militants à 93,9 %). Ce document prévoyait explicitement une rÚgle en cas d’élection présidentielle anticipée : la candidature, aprÚs être passée par les instances dirigeantes, serait ensuite « soumise au vote des insoumis ». La promesse était claire, écrite noir sur blanc : la base aurait le dernier mot sur le nom de l'incarnation suprême. Avance rapide jusqu’au 12 avril 2026. L’Assemblée représentative du mouvement valide la nouvelle et définitive « Feuille de route » pour la présidentielle de 2027. Abracadabra ! La ligne prévoyant un vote des insoumis sur le nom du candidat a purement et simplement disparu du texte final. Évaporée. Gommée. À la place de ce suffrage direct, le document grave dans le marbre une tout autre architecture : « L’intergroupe de la France insoumise, sur proposition de la Coordination des espaces, proposera une candidature » à une investiture populaire. En l'espace de seize mois, l'appareil a méthodiquement retiré le bulletin de vote nominatif des mains de ses adhérents. En 2024, on promettait encore un casting interne. En 2026, le casting est officiellement annulé, le rÃŽle principal est pré-distribué par le sommet, mais la direction a la magnanimité de laisser la base applaudir la qualité du scénario. PARTIE II : La « Votation » helvétique (Comment faire plébisciter un PDF) Pour masquer ce rapt démocratique, l'appareil insoumis a déployé un chef-d'œuvre de sémantique participative. Du 12 au 19 avril 2026, la base militante a été convoquée pour une grande « votation ». Le terme est somptueux. Il fleure bon l’agora athénienne et la démocratie directe des cantons suisses. Les chiffres officiels, fiÚrement publiés par le mouvement, sont d'ailleurs brandis comme une démonstration de force : 68 120 insoumis·es ont participé, et 96,6 % d'entre eux (soit 65 810 voix) ont voté « J'approuve » (contre seulement 817 voix « Je désapprouve » et 1 493 « Je ne me prononce pas »). Un score soviétique pour un parti qui se rêve libertaire. Mais que célébraient exactement ces 96,6 % ? Un choix tranché entre plusieurs sensibilités ? Un débat acharné entre Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot ou Clémence Guetté ? Absolument pas. Le scrutin ne comportait aucun nom propre. Les militants étaient appelés à approuver ou désapprouver... un fichier PDF de plusieurs pages. Cette fameuse « Feuille de route », rédigée et filtrée par la direction, décrivait la stratégie globale et entérinait le fait que les instances supérieures se chargeraient de trouver le candidat. La question posée aux militants n'était pas : « Qui voulez-vous pour 2027 ? ». La question était : « Acceptez-vous de valider ce mode d'emploi qui stipule que vous n'aurez pas le droit de choisir le candidat ? ». LFI a ainsi inventé la démocratie Ikéa. Le militant est infiniment respecté : on lui confie l'insigne honneur d'inspecter la notice de montage du meuble que le chef a déjà construit la veille. PARTIE III : Le miracle du « Consensus » en chambre noire Puisque la base ne choisit pas l'incarnation, qui tient les rênes ? Pour le comprendre, il faut s'enfoncer dans les poupées russes de l'organigramme insoumis, un espace où la lumiÚre entre peu. Le réacteur nucléaire du mouvement s'appelle la « Coordination des espaces ». Constituée fin 2022, elle ne compte que 24 membres. Ces membres n'ont été élus par aucun suffrage militant direct ; ils accÚdent à ce cénacle par le jeu d'une stricte cooptation, sous la houlette centralisatrice de Manuel Bompard. Les figures historiques dissonantes (François Ruffin, Clémentine Autain, Alexis CorbiÚre) en ont été soigneusement tenues à l'écart. C'est cette instance resserrée et verrouillée qui a le privilÚge statutaire de « proposer » le texte de travail, puis de « proposer » un nom à l'étape suivante. L'étape suivante, c'est l'« intergroupe », qui rassemble les députés de l'Assemblée nationale, les eurodéputés et les maires insoumis. Le 3 mai 2026, cette centaine de cadres se réunit à Paris. C'est là que la magie opÚre. L'intergroupe publie un communiqué triomphant : « Nous avons décidé de proposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon ». Y a-t-il eu un débat public ? A-t-on examiné les candidatures de challengers courageux ? A-t-on procédé à un vote à bulletin secret pour mesurer les doutes ou les abstentions de l'appareil ? Rien de tout cela. Le député Paul Vannier, artisan de cette mécanique, l'assume dans la presse avec une franchise glaçante : « Notre méthode est celle du consensus ». Le « consensus », dans la grammaire des organisations hyper-centralisées, est l'outil disciplinaire parfait. Il évite l'épreuve de l'urne. Il empêche la matérialisation arithmétique de la moindre minorité. On demande à l'assemblée si quelqu'un a une objection face à l'évidence, le silence fait loi, et Manuel Bompard peut tranquillement déclarer aux micros : « Je n'ai pas d'autres noms à vous soumettre ». Le pluriel du mot « candidat », chez La France Insoumise, est considéré comme une faute d'orthographe de la pensée. PARTIE IV : Le Kickstarter de l'hégémonie (Ou l'investiture par l'adresse IP) Il reste cependant un problÚme de communication. Comment vendre cette ratification de chambre noire comme un élan démocratique vibrant ? C'est ici qu'intervient le coup de génie final : « l'investiture populaire de 150 000 citoyen·nes ». DÚs que l'intergroupe a tamponné le nom de Jean-Luc Mélenchon le 3 mai, la machine numérique s'emballe. Le soir même, sur TF1, le leader officialise sa démarche en la conditionnant à ce parrainage massif. Le site s'ouvre, et en moins de 24 heures, le couperet des 150 000 clics est franchi (le 4 mai). La presse titre sur la "dynamique". L'illusion est totale. Mais que signe-t-on exactement ? Les citoyens ne sont pas appelés sur une plateforme pour départager plusieurs projets ou plusieurs figures de la gauche radicale. Ils sont convoqués pour valider une décision qui a déjà été prise en amont. Le site de campagne de Mélenchon l'écrit d'ailleurs sans fard : « Le mouvement de la France insoumise a estimé que je suis le mieux préparé... Il propose ma candidature à au moins 150 000 parrainages citoyens ». L’objectif avoué sur le site est d'obtenir ces soutiens pour « lancer la campagne insoumise ». Ce mécanisme n’est pas une élection primaire, c'est une gigantesque opération d'agrégation marketing, un outil de CRM (Customer Relationship Management) politique. En réclamant ces parrainages, le mouvement capte des dizaines de milliers de courriels, alimente ses bases de données et soumet immédiatement le signataire à une sollicitation financiÚre obligatoire dans le parcours utilisateur. C'est le Kickstarter de l'hégémonie politique. Votre patron a privatisé le restaurant, choisi le menu, mangé l'entrée, et il vous invite généreusement à participer à l'élan populaire en réglant l'addition. « Le peuple ne choisit pas le candidat, il parraine le candidat déjà proposé par l'appareil ». CONCLUSION : Le triomphe cynique de l'Anarcho-Césarisme La sociologie politique a théorisé ce fonctionnement sous le concept hybride d'« anarcho-césarisme ». L'organisation offre à sa base une liberté d'action quasi anarchique à la périphérie (liberté de fonder un groupe d'action, de militer, de coller des affiches, de diffuser des tracts sans passer par une bureaucratie locale pesante). Mais cette absence assumée de strates intermédiaires empêche statutairement la base de s'organiser pour imposer une ligne. L'énergie gazeuse de la périphérie est aspirée pour nourrir un centre absolu, césariste, protégé par une muraille de verre impénétrable : la Coordination des espaces. L'ironie historique est cinglante. Le 6 septembre 2022, au lendemain d'une campagne présidentielle épuisante, Jean-Luc Mélenchon déclarait aux journalistes de Reporterre : « Je souhaite être remplacé », ajoutant qu'il n'était pas « candidat à la candidature permanente ». Un peu plus tÃŽt, il avait conjuré la jeunesse de gauche d'une formule devenue célÚbre : « Faites mieux ». L'appareil insoumis a pris le chef au mot. Ils ont effectivement « fait mieux ». Ils ont conçu une architecture statutaire tellement verrouillée qu'elle a dissous la nécessité même du débat concurrentiel. Pourquoi s'encombrer d'un processus ouvert pour trouver un dauphin, quand on a les moyens d'assécher l'océan ? En mai 2026, Jean-Luc Mélenchon acte sa quatriÚme candidature présidentielle. Le chef est acclamé, le PDF est approuvé à 96,6 %, l'intergroupe n'a vu aucune tête dépasser, et la plateforme de dons est ouverte. Le tour de magie est terminé. Vous pouvez rallumer les lumiÚres. Et n'oubliez pas de partager la cagnotte sur vos réseaux.

Pourton.info

16,060 görÃŒntÃŒleme • 5 ay önce

🚚🇵🇞 "Génocide", "Nettoyage ethnique", "Hypocrisie occidentale", "théologie de l'Empire", il faut absolument écouter ce message puissant de Noël depuis Bethléem ! - "À nos amis européens, je ne veux plus jamais vous entendre nous faire la leçon sur les droits de l'homme ou le droit international" - "Ils ont transformé le colonisateur en victime et le colonisé en agresseur" - "La théologie de l'Empire appelle à vider Gaza, tout comme elle a appelé au nettoyage ethnique en 1948" Le révérent Munther Isaac (Munther Isaac منذر اسحق), de l'église luthérienne de Bethléem, dénonce l'hypocrisie occidentale et les dirigeants des pays dits "libres" qui se sont alignés "pour donner un feu vert au génocide" en donnant une couverture politique mais aussi théologique aux massacres. ➡"Nos chers amis d'Afrique du Sud nous ont enseigné le concept de théologie de l'État, définie comme la théologie, la justification théologique du statu quo avec son racisme, son capitalisme et son totalitarisme. Il le fait en utilisant à mauvais escient des concepts théologiques et des textes bibliques à ses propres fins politiques." ➡"Nous sommes ici confrontés à la théologie de l'Empire, un déguisement pour la supériorité, la suprématie, le choix et le droit. On lui donne parfois une belle couverture en utilisant des mots comme mission et évangélisation, l'accomplissement des prophéties et la diffusion de la liberté." ➡"Cette guerre nous a confirmé que le monde ne nous considÚre pas comme égaux. C'est peut-être la couleur de notre peau." ➡"Donc ils disent que s'il faut tuer 100 Palestiniens pour obtenir un seul militant du Hamas, alors qu'il en soit ainsi !" ➡"Nous sommes scandalisés par la complicité de l'Eglise. Que les choses soient claires, chers amis. Le silence est une complicité." ➡"Gaza est devenu aujourd'hui la boussole morale du monde. Gaza était en enfer avant le 7 octobre, et le monde était silencieux." ➡"Si vous n'êtes pas consterné par ce qui se passe à Gaza, si vous n'êtes pas ébranlé dans votre âme, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans votre humanité. Et si nous, en tant que chrétiens, ne sommes pas indignés par le génocide, par l'instrumentalisation de la Bible pour le justifier, il y a quelque chose qui ne va pas dans notre témoignage chrétien." ➡"Nous nous relÚverons à nouveau au milieu des destructions, comme nous l'avons toujours fait en tant que Palestiniens; Mais pour ceux qui sont complices, je suis désolé pour vous. Vous en remettrez-vous un jour ?" ➡"Votre charité et vos mots pleins d'effroi... APRÈS le génocide ne changeront rien. Laissez-moi vous dire que nous n'accepterons pas vos excuses aprÚs le génocide." ➡"Ils nous envoient des bombes alors qu'ils célÚbrent Noël dans leur pays. Ils chantent le Prince de la Paix dans leur pays tout en jouant le drame de la guerre dans le nÃŽtre." ===== N'oubliez pas de suivre ce compte Charlies Ingalls Le Vrai 🀠🐑🐄🐔🐎🀓 pour plus d'informations !

Charlies Ingalls Le Vrai 🀠🐑🐄🐔🐎🀓

1,233,233 görÃŒntÃŒleme • 2 yıl önce

Chers amis, Il y a 5 ans, le 11 nov 2020, je sortais mon film Hold Up, produit et réalisé en urgence. L’objectif, à l’époque, était de répondre à beaucoup trop de questions restées sans réponse et à l’absence de contradictoire devant un discours piloté uniquement par la peur et le manque d’informations. Aujourd'hui, je souhaite à nouveau remercier infiniment la trentaine de personnalités qui ont accepté de participer à ce film afin de rassurer l’opinion publique sur la dangerosité du Virus, à l’image de Mickael Lewitt, Prix Nobel de Chimie, dont la démonstration dans le film est imparable. Aux 2 Prix Nobel présents dans le film s’ajoutent, entre autre, un Ministre de la santé, un Professeur de médecine, un Professeur de Chimie, des experts en santé publique de l'OMS, un Anthropologue de la santé, un ancien directeur de recherche de Pfizer, une généticienne internationalement reconnue, un philosophe, une sociologue, un Docteur en droit, un ingénieur dans le numérique, une sage femme, un Docteur en psychopathologie du pouvoir mais aussi une pléiade de médecins, spécialistes et généralistes, qui pour la premiÚre fois, offrait un panorama bien différent car ancré dans une réalité incontournable, celle du terrain. Tous ont été traînés dans la boue, insultés, vilipendés sous l'étiquette d' "Infox complotistes" balancée le 13 nov par l'AFP. Juste pour avoir questionner, interpeller les acteurs de cette gestion catastrophique tout en mettant en garde contre la seule issue qui se profilait, la vaccination. Plus tard, elle sera rendue de fait obligatoire. Et aujourd'hui, on meurt plus aprÚs vaccination qu'avant. Pourquoi? Tous les médecins de Hold-Up, qu’ils soient urgentistes, généralistes ou spécialistes, ont été poursuivis par leur Conseil de l’Ordre respectif. Motif ? Leur simple participation au film
 Incroyable mais hélas vrai. D'autres médecins, en revanche, n'ont jamais été poursuivis et exercent toujours malgré des signalements pour agressions sexuelles sur des enfants. Et on apprendra au procÚs du chirurgien Le Scouarnec, accusé de 300 viols, en 2025, que de détenir du matériel pédopornographique pour un médecin n'est pas contraire à son code de déontologie selon les 17 médecins d'un Conseil de l'Ordre régional. Plus c'est gros, plus ça passe. Encore une fois, merci à vous tous d’avoir tenu. Merci d’être restés à mes cÃŽtés dans la tempête. Seuls deux d'entre vous se sont désolidarisés du film. Et je peux le comprendre, vu l’intensité du lynchage médiatique auquel je ne m'attendais pas du tout, tant tout le propos du film était sourcé et digne d'intérêts. Mais notre pays, malgré ces dérapages, a des réserves incroyables. De générosité et de bon sens. Cette censure de la presse, aussi impitoyable qu' indéfendable, a soulevé un élan fabuleux de solidarité. En moins d'un an, j’ai pu notamment payer une grande partie des dettes de ce film, censuré par Viméo et dont le financement n'était pas terminé. Là encore, j’aurais tant d’histoires à raconter, tant de gestes de soutien qui m’ont ému aux larmes. A vous tous merci, du fond du cœur. Grâce à vous, j’ai pu ainsi continuer, même blacklisté ! Depuis 2020, j’ai produit 7 autres documentaires Cinéma, dont 3 sur les conséquences de ce lynchage et de cette vaccination imposée. Pour celles et ceux qui n'ont pas vu la trilogie: Hold-Up + janv 2021: avec 2 nouveaux intervenants et une preuve de l'origine artificielle du virus Hold-On 2022: sur les effets secondaires Hold-Out 2022: sur la composition des vaccins Pour clore l'épisode de Hold-Up et malgré les nombreuses critiques, il est important de noter que le film, d’une durée de 2 heures et 43 minutes, n’a fait l’objet que d’une seule plainte pour diffamation, émanant du Dr Karine Lacombe. Les allégations portées dans le film ont été examinées par la 17Úme chambre du Tribunal judiciaire de Paris puis par la Cour d'appel de Paris. Parmi les passages attaqués, seul a été considéré comme diffamatoire, celui relatif aux liens d’intérêts du Dr Karine Lacombe avec l’industrie pharmaceutique. À l’issue de cette procédure, j’ai été condamné, en ma qualité de réalisateur et producteur, à une amende pénale de 500 euros avec sursis, ainsi qu’à verser au civil la somme de 4 000 euros à Madame Lacombe. (Dommages et intérêts + frais de procédure). En clair, j’avais remplacé les mots « conflits d intérêts »par « liens d’intérêts » ce film n’aurait reçu aucune condamnation. Il convient de souligner que cette décision concerne avant tout une question de forme, et non de fond. Elle repose sur l’appréciation que les propos contenus dans ce passage auraient été exprimés de maniÚre trop affirmative concernant les liens d’intérêts, alors que les sources documentaires disponibles manquaient de certitude quant aux montants évoqués. Cela souligne l’importance d’une rigueur dans la formulation, mais ne remet pas en question les thématiques abordées dans le film. HOLD-UP ne peut donc être qualifié de film complotiste, sauf dans l’imaginaire de ceux qui souhaitent le percevoir ainsi. La page est tournée. Enfin, aprÚs avoir co-produit et réalisé la saison 1 de la Série "C’est Notre Petit Secret" ( 5X52') il est temps pour moi de changer de cap ou de le retrouver. Je ne vais pas m’étendre plus sur toutes les raisons qui me poussent à prendre le large. Ma soif du beau, du bon et du bien n’est plus en phase avec ce monde de la presse, gangrenée par l’IA et ces milliardaires qui la possÚdent. Elle vit ses derniers jours. Je veux retourner à une source, la seule qui compte pour moi, celle de ma Foi. Elle m’a plusieurs fois sauvé d’une mort certaine. J’avais produit en 1991 pour France 2 une série sur les Hauts Lieux Spirituels. C'était pour l’émission "Le Jour du Seigneur" Sans doute la plus belle expérience de ma carriÚre de journaliste/réalisateur. Si notre pays a longtemps été un phare pour le monde, aujourd'hui, il en est la risée. Pendant encore combien de temps? Et comme le dit Steven Gunnel, co-réalisateur avec sa femme du Film « Sacré Cœur », "notre monde crÚve de ne pas se savoir aimé" Il n’en fallait pas plus pour me remettre sur les rails du Chemin, de la Vérité et de la Vie. Encore Merci à vous tous. Pierre

Pierre Barnérias

141,401 görÃŒntÃŒleme • 10 ay önce

🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collÚgues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la premiÚre fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dÚs lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet aprÚs-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dÚs lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. PlutÃŽt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particuliÚrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relÚvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. DÚs lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guÚre le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulÚve est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutÃŽt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dÚs lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en rÚglements, de rÚglement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui rÚgne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhÚre pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitÃŽt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dÚs lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collÚgues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impÃŽt, la défense, les affaires étrangÚres, au fond, ne jouent qu'un rÃŽle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dÚs lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gÚre et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprÚtent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux siÚges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des rÚgles de décisions que le caractÚre irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arriÚre-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois aprÚs la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de rÚglements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blÚme d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révÚle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problÚme d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées trÚs loin, s'accommodent trÚs bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que aprÚs la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas trÚs important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la premiÚre fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systÚmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientÃŽt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, aprÚs-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrÚs du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la rÚgle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dÚs lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les rÚgles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dÚs lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! BientÃŽt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piÚge sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimÚres politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

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🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collÚgues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la premiÚre fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dÚs lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet aprÚs-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dÚs lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. PlutÃŽt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particuliÚrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relÚvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. DÚs lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guÚre le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulÚve est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutÃŽt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dÚs lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en rÚglements, de rÚglement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui rÚgne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhÚre pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitÃŽt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dÚs lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collÚgues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impÃŽt, la défense, les affaires étrangÚres, au fond, ne jouent qu'un rÃŽle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dÚs lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gÚre et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprÚtent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux siÚges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des rÚgles de décisions que le caractÚre irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arriÚre-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois aprÚs la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de rÚglements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blÚme d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révÚle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problÚme d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées trÚs loin, s'accommodent trÚs bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que aprÚs la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas trÚs important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la premiÚre fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systÚmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientÃŽt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, aprÚs-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrÚs du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la rÚgle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dÚs lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les rÚgles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dÚs lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! BientÃŽt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piÚge sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimÚres politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

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🇫🇷 23 novembre 1976, mort d'André Malraux. 20 ans aprÚs, le 23 novembre 1996, les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon par la volonté de Jacques Chirac. L’ancien ministre Maurice Schumann, grande figure gaulliste, Compagnon de la Libération, et Jacques Chirac lui rendent hommage. Maurice Schumann : « C’est avec un être contre la mort, l’antidestin qui franchit ce soir le seuil du Panthéon. ». Le Président Chirac : « Parce que vous avez su faire vivre nos rêves, et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République ! » Retrouvez l'intégralité du discours de Jacques Chirac : « Mesdames et Messieurs, Le Panthéon n'est pas seulement un lieu de recueillement et de souvenir. C'est un lieu de vie, car les valeurs qui sont honorées ici, à travers celles et ceux qui reposent sous ses voûtes, sont d'abord des valeurs vivantes. C'est le combat pour la justice, celui de Voltaire dans l'affaire Callas, celui de Zola quand il accuse les calomniateurs du Capitaine Dreyfus. C'est la dignité de l'homme, toujours à défendre et à conquérir, qui habite René Cassin quand il inspire la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. C'est la passion de la liberté et le refus de l'oppression qui portent Lazare Carnot et ses soldats de l'An II, comme Jean Moulin et son armée des ombres, et qui donnent à la plume de Victor Hugo sa violence et sa force. En prononçant ici, le 19 décembre 1964, l'éloge de Jean Moulin, André Malraux engageait la France toute entiÚre et s'engageait lui-même. Il affirmait qu'au-delà des différences de générations, d'opinions publiques ou de croyances, il est des instants où une nation se rassemble autour des valeurs qui la fondent et ceci pour mieux les faire vivre. André Malraux, je voudrais vous dire, ce soir, pourquoi l'hommage de toute la nation, acte d'évidence, acte de justice, est aussi le signe de notre engagement. André Malraux, vous nous avez appris à nous défier des réponses toutes faites, de l'esprit de systÚme qui dénie aux individus leur part d'influence sur leur propre histoire. Vous êtes l'homme de l'inquiétude, de la recherche, de la quête, celui qui trace son propre chemin. Vous avez, trÚs jeune, mis un terme à vos études, parce que vous ne pouviez faire vÃŽtres des nourritures intellectuelles que vous n'auriez pas trouvées vous-même, au hasard des bouquinistes ou dans les arriÚre-boutiques d'éditeurs confidentiels. Vous étiez alors un dandy, avec ce que cela suppose de hauteur, de discipline, de brio, de désespoir. C'était l'époque, les années 20, mais c'était surtout vous-même. Dans vos conversations avec les poÚtes et les peintres cubistes, vos amis, vous étiez déjà celui qui interroge âprement notre condition. Au moment où vous vous frayiez un chemin en pays khmer, à la découverte de Banteai-Srey, avec l'intention de prélever des bas reliefs, vous posez la question, exprimée dans " La Voie royale " de ce que peut être la volonté face au grouillement des choses, aux forces obscures et émollientes qui ne sont pas seulement celles de la forêt cambodgienne. Votre rapport à l'art, qui est sans doute la pierre angulaire de votre vie, n'est qu'une longue interrogation. Votre premiÚre femme, Clara, vous montre, à 20 ans, dans les musées de Florence, courant vers le beau, comme, écrit-elle, " si vous étiez en danger ", avide de voir, de comparer, d'imaginer, de trouver votre monde. Plus tard, alors que " Les Conquérants " illustrent déjà le style et le sens de votre oeuvre, vous publiez " Royaume farfelu ", texte fantastique, esthétisant, déroutant pour vos admirateurs, mais significatif, aussi, pour ceux qui savent la profondeur de votre pessimisme, la relation un peu grimaçante que vous aviez alors avec la mort, l'irrémédiable. Vous êtes bien, André Malraux, du cÃŽté de l'inquiétude, de la quête. Nietzsche et Dostoïevsky sont, pour l'éternité, vos maîtres et vos interlocuteurs. Vous incarnez des choix, des préceptes, un exemple, et pourtant, il y a toujours chez vous le " Et si nous nous étions trompés " que vous inspire le " Shigemori " de Takanobu, chef-d'oeuvre qui vous paraît remettre en cause tout l'art occidental. Vous êtes celui qui nous apprend la richesse de la question et de la remise en question. Cette richesse, cette quête font de vous l'homme de l'aventure, de l'ouverture au monde, et donc de la tolérance et du respect de l'autre. Votre intimité avec toutes les cultures, votre façon si neuve de faire dialoguer entre eux les arts du monde, par-delà les frontiÚres et les époques, vous consacre citoyen de l'Intemporel, un Intemporel qui est nécessairement fraternel. Vous avez eu trÚs tÃŽt l'intuition que c'est la comparaison, la confrontation des oeuvres, statue Maya, fétiche du Dahomey, masque No ou buste grec, qui permet de les comprendre, de les ressentir, de les transformer. C'est le principe même du Musée Imaginaire que nous rappellent ces images posées ce soir à vos pieds. Quand on aborde les arts de partout avec cette liberté intérieure, cette compréhension intime, et cette infinie curiosité qui vous lance, tout jeune Prix Goncourt, sur les traces de la Reine de Saba, il ne peut y avoir que reconnaissance pour les peuples, et des peuples qui les ont créés. Vos goûts, si éclectiques, ne sont que les différents visages d'une même passion, une passion qui ignore d'abord la hiérarchie. "Le fétiche, avez-vous écrit, ne balbutie pas la langue des formes humaines, il parle la sienne". Dans cette approche, il y a du respect, de l'humilité, à mille lieues de l'ignorance et de l'arrogance qui ont voilé, si souvent, le regard de l'Occident. C'est une démarche profondément généreuse et profondément moderne, et c'est une leçon. Vous êtes, André Malraux, en prise directe sur le monde. Vous allez être de ceux qui prennent en charge l'injustice du monde. Personne n'a, avec plus d'éloquence, défendu l'idéal de justice et chanté la fraternité. En Indochine, au cours d'un séjour qui est d'abord forcé, vous découvrez les différences de traitement selon que l'on est indigÚne ou européen, un droit qui n'est pas égal pour tous, parfois l'humiliation, parfois la violence, tout simplement les mille visages de la bêtise ordinaire. Dans "l'Indochine", puis "l'Indochine enchaînée", journaux que vous dirigez en 1925 et 1926, vous ferraillez au plus prÚs de vos adversaires, maniant une plume indignée et pamphlétaire. Vous étiez un dandy. Vous devenez un rebelle. Vous serez, presque, un révolutionnaire. Dix ans plus tard, alors que vous avez peint, d'une écriture urgente et inspirée, les prémices de la révolution chinoise dans "Les Conquérants", puis dans "La Condition humaine" ; alors que vous avez inventé Garine, Kyo, Katow et l'obsédant Clappique, vous allez prendre les armes de l'Espoir, aux cÃŽtés des Républicains espagnols. C'est le temps de l'escadrille Espana, dont vous êtes l'âme. C'est le temps des quelques Bréguet, Potez et Douglas que vous avez pu rassembler, parfois si mal équipés qu'il faut larguer les bombes à la main. C'est la destruction, à Médellin, de la colonne franquiste, ce qui contribue à défendre Madrid pour un temps. L'attaque de Teruel, le secours porté aux réfugiés de Malaga. C'est le courage physique et c'est la fraternité comme réponse aux vertiges de l'absurde. La fraternité que le destin n'efface pas. "Le contraire de l'humiliation et de la mort" comme l'affirme votre double dans "L'Espoir". La fraternité qui vous inspire les scÚnes les plus belles. Katow, avant le pire des supplices, donnant son cyanure à deux jeunes chinois. La foule des paysans de LinarÚs, "les femmes aux cheveux cachés sous des fichus sans époque" qui font cortÚge, sur les flancs de la montagne, aux corps ensanglantés des aviateurs républicains. Les soldats allemands des "Noyers de l'Altenburg" qui portent sur leurs épaules, dans un paysage d'apocalypse, les Russes défigurés par les gaz. Nul solitaire, André Malraux, n'a chanté mieux que vous ce qui unit les hommes, au point de donner à leur vie, même fugitivement, sens et direction. C'est une autre leçon. Contre l'absurde, au-delà de la fraternité, il y a l'engagement et la capacité de dire "non". Vous vous êtes engagé en Indochine et sur la terre d'Espagne mais il y avait encore l'illusion lyrique. Encore le sentiment romantique, comme le note l'un de vos amis, de pouvoir "jouer un rÃŽle trÚs important avec trÚs peu de moyens", en nouveau chevalier moderne. Désormais, avec la montée du nazisme, la mobilisation, la guerre, la défaite, la résistance cÃŽtoyée, écartée d'abord puis résolument choisie, c'est un engagement d'une autre nature que vous allez prendre. Pour la Liberté. Pour la Nation. Pour la France, que vous rencontrez au moment où elle est blessée et exsangue. Ce qui vous habite, c'est la recherche de l'efficacité qui marque votre relation avec le communisme dont vous appréciez l'organisation et la discipline face au nazisme. Mais c'est surtout le sens de la responsabilité. "Quand on a écrit ce que j'ai écrit et qu'il y a le fascisme quelque part, on se bat contre le fascisme" direz-vous à Roger Stéphane en 1945. Cette exigence et le sort de vos jeunes frÚres vont vous jeter dans l'action clandestine, dans les maquis de CorrÚze, du Périgord, du Lot et du Bas-Limousin. Vous serez arrêté et emprisonné à Toulouse, mais vous échapperez à la torture, laissant sans réponse la question qui se pose à tout résistant. Puis, le Colonel Berger prendra le commandement de la Brigade Alsace-Lorraine, et ce sera, alors que la mÚre de vos fils vient de mourir, la prise de Dannemarie et la défense de Strasbourg qui feront de vous un Compagnon de la Libération. André Malraux, vous êtes alors un homme marqué par les épreuves, lucide, illustrant parfaitement votre propre définition de l'intelligence : "la destruction de la Comédie, plus le jugement, plus l'esprit hypothétique", mais aussi un homme passionné par la France, telle que, pour vous, l'incarne le Général de Gaulle. Qu'a été votre rencontre avec le Général, alors que vous étiez si différents par vos passés, et si proches par vos valeurs ? Chacun sait ce qu'il a écrit de vous : "A ma droite, j'ai et j'aurai toujours André Malraux. La présence à mes cÃŽtés de cet ami génial, fervent des hautes destinées, me donne l'impression que par là, je suis couvert du terre-à-terre. L'idée que se fait de moi cet incomparable témoin contribue à m'affermir. Je sais que, dans le débat, quand le sujet est grave, son fulgurant jugement m'aidera à dissiper les ombres". Pour vous, qui avez créé Garine et le vieux Colonel XimenÚs dans "L'Espoir", c'est une filiation enfin trouvée et acceptée. De longues années durant, et notamment pendant la traversée du désert, vous montrerez une fidélité sans faille, à un homme, bien sûr, dont vous dites qu'il est "fasciné par des principes et pour cela invulnérable dans un monde sans principes", mais aussi par une certaine idée de la France. Vos convictions, votre dénonciation du totalitarisme soviétique, dont vous aviez trÚs tÃŽt compris la logique, vous valent l'ostracisme de la Gauche alors que vos engagements passés semblent subversifs à la Droite. En réalité, André Malraux, vous incarnez mieux que tout autre le Gaullisme tel que le voulait le Général, ni de droite ni de gauche, mais de France. Vous qui nous avez appris l'inquiétude, l'ouverture sur le Monde, la fraternité, l'engagement et la noblesse de la révolte, vous allez assumer l'action politique, malgré ses déceptions et ses contraintes, comme une nouvelle étape de votre chemin dans le siÚcle. Vous avez dit "l'aventure n'existe plus qu'au niveau des Gouvernements". Plus tard, vous interrogez avec force : "d'où peut-on le mieux arrêter la guerre d'Algérie ? De l'HÃŽtel Matignon ou des Deux Magots ?". Et vous dites encore, Ministre d'Etat chargé des Affaires Culturelles :"Dans un univers qui est à mes yeux, comme vous le savez, un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres". Y a-t-il plus belle définition de l'action politique ? Dans ce MinistÚre qui existe pour la premiÚre fois, vous soutiendrez la création vivante, par des commandes aux plus grands artistes, Chagall, Masson, ou en défendant en pleine Assemblée Nationale la liberté du créateur, en l'occurrence celle de Jean Genet, l'auteur des " Paravents ". Vous rendrez aux Français la conscience de leur patrimoine, en lançant l'Inventaire des richesses artistiques de la France, en restaurant des monuments essentiels, en changeant la couleur de Paris. Vous assurerez notre rayonnement à l'étranger par des grandes expositions et des échanges, qui permettent aux Japonais de découvrir La Joconde, tandis que les Français s'émerveillent devant " Le SiÚcle d'or espagnol " ou les trésors de Tout Ankh Amon. Mais surtout, parce que vous aimez partager et que vous rejetez une conception " aristocratique " du savoir, vous inventez les Maisons de la Culture, qui sont un acte de foi dans la démocratie culturelle. La culture, comme prolongement du rêve de Jules Ferry. La culture comme nouveau droit, pour chaque enfant, pour chaque citoyen. La culture contre la mort qui, aprÚs vos jeunes frÚres, vous a enlevé vos deux fils. C'est en pensant à cette tragédie qu'il faut entendre votre discours prononcé à Bourges : " La culture, c'est l'ensemble des formes qui ont été plus fortes que la mort... Il faut qu'à tous les jeunes hommes de cette ville soit apporté un contact avec ce qui compte au moins autant que le sexe et le sang, car il y a peut-être une immortalité de la nuit, mais il y a sûrement une immortalité des hommes ". Cette idée, si forte, de " donner à chacun les clés du trésor " est plus moderne aujourd'hui que jamais, et doit inspirer nos actes. Pendant toutes ces années, dans ce MinistÚre auquel vous apportez votre gloire, vous illustrez l'idée que vous vous faites de la France et de sa mission particuliÚre. La France, avez-vous dit, " n'est jamais plus grande que lorsqu'elle l'est pour tous, lorsqu'elle n'est pas repliée sur elle-même ". C'est aussi, André Malraux, une idée qui nous oblige. Sans doute, nous ne sommes plus dans les années 60, mais la France, aujourd'hui comme hier, peut faire entendre sa voix, défendre ses convictions, affirmer ses valeurs, au premier rang desquelles son idéal de paix et de justice. C'est ainsi qu'elle est fidÚle à sa vocation. " Que m'importe ce qui n'importe qu'à moi ? " Cette question, qui vous était familiÚre, vaut pour les pays autant que pour les hommes. C'est une derniÚre leçon, que nous ferons vivre. André Malraux, vous allez entrer dans votre derniÚre demeure, aux cÃŽtés de Jean Monnet, l'un des pÚres de l'Europe, de René Cassin, le serviteur de la paix, et surtout de Jean Moulin, auquel vous lie la fraternité du courage et de la révolte. Au-delà de la force et de la modernité de vos messages, je voudrais vous remercier au nom de tous les jeunes Français que vous avez fait rêver. Vous avez été celui qui, de retour en France aprÚs un séjour rude en Indochine, repart tout aussitÃŽt vers Saïgon, pour lancer au monde colonial le défi de l'humanisme. Vous avez été celui que l'on écoute passionnément, au Café Florida, à Madrid, alors que vous séduisez, en français, un auditoire cosmopolite. Vous avez été celui qui crée de rien le PC Interallié, en CorrÚze, projet qui devient réalité à force d'autorité de passion personnelle. Vous avez été celui qui nargue la mort et qui ne se laisse jamais arrêter par elle, alors même qu'elle vous atteignait dans vos proches. Vous avez été celui qui rassemble, découpe, colle les images de votre Musée Imaginaire alors que vous menez bataille au nom du Rassemblement du Peuple Français. Vous avez été le Farfelu, présent même chez le Ministre d'Etat, l'auteur des " Lunes en papier ". Celui qui répond au " Croyez-vous que je sois mort ? " de Picasso, furieux de n'avoir pas reçu une invitation, par un " Croyez-vous que je sois Ministre ? ", clin d'oeil au chat qui fait semblant d'être chat chez Mallarmé. Pour tout cela, et aussi pour une voix, un regard, des mains qui dessinaient vos mots, vous avez inspiré, irrigué plusieurs générations. "Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves", avez-vous écrit. C'est peut-être de cela qu'il est question ce soir. Pierre Emmanuel disait de vos rêves qu'ils étaient "immenses et accueillants"... plus vrais, plus réels que ce que nous appelons "nature", ajoutant "la vérité des grands rêves se situe dans l'insondable, au fond de l'homme, en chacun de nous". Au-delà du vrai existe le vécu qui rencontre le rêve. Parce que vous avez su faire vivre vos rêves et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République. »

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L’Art de la Défaite : Comment Trump a offert le Moyen-Orient à l’Iran (et s'en vante) Il y a un concept fascinant en psychiatrie clinique appelé l’anosognosie. C’est la condition d’un patient qui est neurologiquement incapable de percevoir sa propre maladie ou son propre échec. En observant le Bureau Ovale ces derniers jours, on est en droit de se demander si cette pathologie n'est pas devenue la doctrine officielle de la politique étrangÚre américaine. Donald Trump parade. Il plastronne. Il exige les confettis, la fanfare et probablement une nouvelle statue en or massif pour célébrer ce qu'il vend comme la plus grande victoire militaire et diplomatique du siÚcle. Pourtant, si l'on prend la peine d'éteindre Fox News et de regarder froidement les faits, la réalité est d’une ironie tellement cruelle qu’elle en devient hilarante. Ce que Trump vient de signer n'est pas une victoire. Ce n'est même pas un match nul laborieux. C'est la capitulation stratégique la plus spectaculaire, la plus coûteuse et la plus absurde de l'histoire moderne. Le « Maître des Affaires » vient de se faire plumer par Téhéran, et le plus tragique dans cette vaste blague, c’est qu’il applaudit des deux mains devant le miroir. Prenez un café, asseyez-vous confortablement. Nous allons disséquer cette victoire en trompe-l'œil avec la précision d'un médecin légiste face à un accident industriel. Car non, la guerre n'est pas finie. Ce que nous avons là, c'est un misérable cessez-le-feu de deux semaines, acheté au prix fort, aprÚs quarante jours d'une débâcle absolue. 1. Le braquage d'Ormuz : Payer pour ce qu'on possédait déjà Commençons par le commencement, par le joyau de la couronne de cette prétendue victoire : la réouverture du détroit d'Ormuz. Trump s'est pavané en expliquant qu'il avait forcé la main de l'Iran pour rouvrir cette artÚre vitale du commerce mondial. C’est magnifique. C'est héroïque. C'est surtout un mensonge d'une stupidité abyssale. Comme l'a impitoyablement rappelé un reporter spécialisé en sécurité nationale sur CNN il y a quelques heures, lâchant une bombe de vérité qui a dû faire trembler les murs de la Maison Blanche : l'Iran ne contrÃŽlait absolument pas le détroit d'Ormuz avant le 28 février. La navigation internationale y était ouverte. Le droit maritime prévalait. Le détroit fonctionnait. Puis, les États-Unis et Israël ont lancé leurs frappes. En réponse à cette agression, l'Iran a logiquement verrouillé le détroit. Et quelle est la conclusion de cette brillante manœuvre de l'administration américaine ? Pour obtenir ce pathétique cessez-le-feu, les États-Unis ont officiellement accepté de négocier sur la base d'un plan iranien qui accorde à Téhéran un « passage conditionnel ». Vous saisissez la nuance catastrophique ? Trump a déclenché une guerre pour rouvrir une porte qui était déjà grande ouverte, et pour que l'Iran accepte de l'entrouvrir à nouveau, il leur a légalement remis les clés et le titre de propriété. Le cessez-le-feu américain vient de légitimer, noir sur blanc, le contrÃŽle total de l'Iran sur cette voie maritime stratégique. C'est l'équivalent géopolitique de mettre le feu à votre propre maison, de supplier le pyromane de l'éteindre, et de le payer en lui cédant l'usufruit de votre terrain. Une masterclass de nullité. 2. Chronique d’un naufrage psychiatrique Si la stratégie sur le terrain est un désastre, la communication de la Maison Blanche au cours de ces quarante jours devrait être étudiée dans les facultés de médecine. Ce n'est pas la fameuse « Théorie du Fou » de Nixon, où l'on feint la démence pour effrayer l'adversaire. Non, ici, on est face à un homme qui tape frénétiquement sur tous les boutons d'un tableau de bord qu'il ne comprend pas. Regardons les archives. C'est un vertige. → 3 mars : « Nous avons gagné la guerre. »(Spoiler : non). → 7 mars : « Nous avons vaincu l'Iran. »(Toujours pas). → 9 mars : « Nous devons attaquer l'Iran. »(Attendez, on ne venait pas de gagner ?). → 11 mars : « En une heure, c'était fini. »(Le déni dans toute sa splendeur). → 14 mars : « Aidez-nous, s'il vous plaît. »(Le masque tombe). → 16 mars : « En fait, nous n'avons besoin d'aucune aide du tout. [...] Je testais juste pour voir qui m'écoute. »(L'excuse de l'enfant de cinq ans pris en flagrant délit). → 20 mars : « L'OTAN, ce sont des lâches. »(Diplomatie niveau bac à sable). → 22 mars : « L'Iran est mort. » (Narrateur : L'Iran se portait trÚs bien). → 5 avril : « Ouvrez le putain de détroit, bande de fous furieux, ou vous vivrez en enfer – REGARDEZ SEULEMENT ! Louange soit à Allah. » (Phase terminale d'effondrement nerveux sur les réseaux sociaux). → 7 avril : « Toute une civilisation va mourir ce soir, jamais elle ne reviendra. » On passe de la victoire triomphale à la mendicité larmoyante auprÚs de l'OTAN, pour finir par la menace génocidaire d'annihiler une civilisation entiÚre à 20h00 pétantes, avant de reculer lâchement deux heures avant l'échéance grâce à l'intervention du Pakistan. Le Pakistan, mesdames et messieurs, venu jouer les adultes responsables dans la cour de récréation de l'oncle Sam. Le crédit de la parole présidentielle américaine ne vaut désormais plus rien. La ligne rouge est devenue une ligne en pointillé, tracée au feutre effaçable. 3. Les vrais gagnants, et les dindons de la farce Pendant que Washington s'auto-congratule d'avoir survécu au chaos qu'elle a elle-même engendré, le reste du monde compte les points. Et le tableau d'affichage est brutal. La Chine, le grand vainqueur silencieux. Pékin n'a pas tiré une seule cartouche, mais a remporté la guerre. Pourquoi ? Parce que pendant que Trump jouait à la roulette russe dans le Golfe, les États-Unis ont cramé entre 10 et 55 % de leurs stocks de munitions à distance (selon l'armement). Ces mêmes munitions qui étaient l'épine dorsale de la dissuasion américaine face à la Chine dans le Pacifique. Les intercepteurs de missiles, cruciaux pour protéger des pays alliés, ont été dilapidés. Xi Jinping doit littéralement se frotter les yeux d'incrédulité devant un tel cadeau. De plus, la crise énergétique déclenchée va frapper les industries informatiques de Corée du Sud et de Taïwan (notamment via la crise de l'hélium), offrant à la Chine un boulevard pour combler son retard technologique et asseoir sa domination sur les énergies vertes. Vladimir Poutine, l'oligarque ravi. Moscou profite immédiatement de la levée des sanctions sur le pétrole iranien transporté par mer. L'axe anti-occidental sort renforcé, légitimé, et surtout, renfloué financiÚrement. L'Europe et l'OTAN, les victimes collatérales. L'Europe va payer l'addition. Son inertie coupable sur les investissements verts ces derniÚres années et sa dépendance énergétique vont se transformer en une facture cauchemardesque pour ses citoyens. Quant à l'OTAN, l'alliance traverse la crise existentielle la plus profonde de son histoire. AprÚs s'être fait cracher dessus et traiter de « lâches » par le commandant en chef de la premiÚre puissance de l'alliance, la confiance dans l'Article 5 est en ruines. 4. Le « Deal » de la Honte : La capitulation en 10 points Que reste-t-il des objectifs initiaux ? L'administration américaine se vante d'avoir éliminé l'ayatollah Khamenei et une trentaine de cadres des Gardiens de la Révolution. C'est un fait. Ces individus étaient des monstres criminels, et l'univers ne s'en porte que mieux. Mais politiquement ? Le régime théocratique n'est pas tombé. Pire, l'hydre a repoussé, et les experts nous confirment que la nouvelle garde est encore plus fanatisée, radicale et cruelle que la précédente. Le peuple iranien, qui risquait sa vie dans la rue, qui formait des chaînes humaines, qui voyait peut-être dans ce chaos une fenêtre inespérée vers la liberté, a été purement et simplement sacrifié sur l'autel des sondages électoraux américains. Trump les a abandonnés pour sauver sa face. Et regardez ce que l'Iran communique officiellement comme étant les termes de ce cessez-le-feu acceptés par les États-Unis : 🔹Un engagement de non-agression. 🔹Le retrait des forces américaines de la région. 🔹La reconnaissance du programme nucléaire, avec autorisation d'enrichir l'uranium. (Les 400 kilos d'uranium enrichi n'ont pas bougé d'un millimÚtre). 🔹Le contrÃŽle iranien sur le détroit d’Ormuz. 🔹La fin des opérations militaires, y compris contre le Hezbollah. 🔹L’annulation des résolutions de l’ONU. Si c'est là la définition d'une capitulation iranienne, les mots n'ont plus de sens. C'est un chÚque en blanc signé à l'obscurantisme, livré par un président américain effrayé par sa propre audace. L'addition, s'il vous plaît Nous allons atterrir et revenir au réel. Loin des tweets en lettres capitales et des communiqués de presse délirants, la réalité va nous frapper là où ça fait mal : au portefeuille. Ce n'est pas Donald Trump qui paiera les conséquences de cette masterclass d'incompétence. C'est vous. C'est nous. Préparez-vous à voir le diesel allÚgrement dépasser les 2 euros le litre à la pompe de maniÚre durable. Préparez-vous aux annonces d'une inflation à 12 ou 14 % d'ici l'automne, alimentée par la perturbation des chaînes logistiques mondiales, les crises dans l'industrie informatique et les chocs agricoles. Les économies du Golfe sont fracturées, l'armement occidental est épuisé, nos ennemis géopolitiques sont hilares, l'Iran dicte le droit de passage maritime, et le peuple iranien est renvoyé à ses geÃŽliers avec la bénédiction de Washington. Et n'oubliez jamais la donnée la plus glaçante de toute cette analyse : la guerre n'est pas terminée. Tout ce que Trump a acheté en bradant l'hégémonie américaine, c'est une pause de quatorze jours. S'il ose appeler ce désastre historique une victoire éclatante, je vous laisse avec cette seule et unique question : je n'ose même pas imaginer à quoi ressemblerait, selon ses propres standards, une véritable défaite.

Pourton.info

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𝐃𝐄́𝐂𝐋𝐀𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐌𝐄 𝐑𝐄𝐈𝐍𝐄𝐑 𝐅𝐔𝐄𝐋𝐋𝐌𝐈𝐂𝐇 𝐃𝐔 𝟐𝟒 𝐉𝐔𝐈𝐋𝐋𝐄𝐓 𝟐𝟎𝟐𝟓 Chers amis, Une chose aprÚs l’autre – commençons par l’essentiel. N’est-ce pas ce que nous nous disons à nous-mêmes quand nous sommes submergés par l’impression qu’il y a trop de choses à gérer en même temps? Cela signifie qu’il faut établir des priorités. C’est exactement ce à quoi j’ai pensé en lisant une nouvelle décision du désormais tristement célÚbre juge marionnette Schindler, datée du 26 juin de cette année, dans laquelle il semble presque esquisser quelques pas de danse lors de la cérémonie d’ouverture des #JeuxOlympiques2024 de Paris, l’été dernier. Je vous expliquerai ce que je veux dire par là à la fin de cette déclaration. Cette déclaration a pour but d’attirer l’attention sur ma plainte pénale, que j’ai utilisée comme plaidoirie finale au tribunal il y a quelques mois et que je rends désormais accessible à tous, puisqu’elle a déjà été rendue publique à l’audience – en dépit des tentatives désespérées du juge Schindler pour m’en empêcher. Par cette derniÚre décision, il m’a rappelé – involontairement, j’en suis sûr, comme un acte manqué au sens freudien – ce qui fait le plus peur aux monstres. Il m’a rappelé, en quelque sorte, leur talon d’Achille. Dans sa décision du juge, il déclare qu’il n’autorisera aucun avocat à me défendre s’il ne se conforme pas à la ligne du #gouvernement. Il écrit que la compétence juridique et le fait que j’aie confiance dans l’avocat que je souhaite pour me représenter ne suffisent pas, mais qu’il refuse d’autoriser quiconque à m’assister s’il partage mon avis, à savoir que ce faux procÚs est en réalité un procÚs politique, dont le seul but est de m’abattre afin d’interrompre mon enquête sur la « plandémie » – et bien sûr, d’empêcher que les conclusions de cette enquête ne débouchent sur un procÚs de type #Nuremberg2, voire plusieurs procÚs similaires à travers le monde. Il considÚre cela comme une utilisation abusive de la procédure judiciaire. Comme exemples de ce qu’il juge être un comportement scandaleux, il cite l’avocat Edgar Siemund, qui, selon ses propres termes, a déclaré clairement que « c’est une intrigue politique ». Il fait également référence à un nouveau livre paru sous le titre : « Dr #ReinerFuellmich – Le procÚs du dossier #Corona : un scandale judiciaire ». Cela, affirme Schindler, montre qu’une distance professionnelle indispensable a été perdue. Et cela signifie, poursuit-il, que les personnes qui s’expriment ainsi, je cite : « se laissent manipuler et instrumentaliser à des fins étrangÚres à la procédure judiciaire, ce qui en constitue un détournement », fin de citation. Or, si cela était vrai – et non simplement un autre moment embarrassant, qui confirme cette fois explicitement la véritable raison de ce procÚs factice –, à savoir l’intention de m’abattre en raison de mon usage du Premier Amendement pour dénoncer les crimes monstrueux contre l’humanité, alors aucun avocat ne pourrait plus défendre un client qui ne serait pas parfaitement aligné sur le gouvernement contre lequel il est censé défendre justement ce client. Aucun avocat ne serait alors autorisé à plaider la cause de son client conformément à la volonté de ce dernier – ce qui, dans bien des cas, correspond d’ailleurs à la position de l’avocat lui-même. Autrement dit, tout avocat qui ne serait pas en ligne avec le gouvernement, et qui ne croirait pas fermement que toutes les mesures anti-Covid étaient parfaitement justifiées, ne serait pas autorisé à défendre un client. Mais au-delà de cela, ce raisonnement factice et éculé ignore que les véritables êtres humains de notre cÃŽté de la barriÚre – à la différence de ceux de l’autre cÃŽté – conservent encore la faculté de penser par eux-mêmes et de se forger leur propre opinion. Ce qui correspond parfaitement à la devise du grand philosophe Emmanuel Kant : « Sapere aude » – « Ose te servir de ta propre raison ». Néanmoins, ce jugement incroyablement stupide m’a rappelé que le talon d’Achille des monstres est bel et bien la plandémie. Car c’est la clé de leur boîte de Pandore. C’est cela, la véritable clé. Ils craignent par-dessus tout que nous ouvrions cette boîte, car une fois ouverte – une fois que la plandémie du corona est comprise, même par ceux qui sont encore de l’autre cÃŽté de la barriÚre mais commencent à se réveiller – alors tout le reste sera exposé : le changement climatique, la manipulation climatique, l’arnaque du CO2, les guerres en #Ukraine et à #Gaza, le #11septembre2001, les assassins de Kennedy, etc., etc. Et cette seconde étape dans la bonne direction, qui permettra de mettre au jour tous ces crimes, sera franchie à une vitesse fulgurante, presque du jour au lendemain. Mais voici l’essentiel : nous, qui sommes de ce cÃŽté-ci de la barriÚre, nous savons déjà. Nous connaissons déjà tous les autres crimes. Il serait donc absurde, pour les monstres, d’essayer de nous cacher ce que nous savons déjà. Non, leur panique vient du fait que la boîte est désormais à moitié ouverte, et qu’un nombre croissant de personnes de l’autre cÃŽté commencent à comprendre ce qui se passe réellement. De plus en plus de victimes des injections expérimentales sont en train de se réveiller. Et tout à coup, elles réalisent qu’il n’y a absolument personne, de leur cÃŽté de la barriÚre, pour les aider. Alors enfin, elles se tournent vers nous pour obtenir de l’aide. Et je ne parle pas seulement d’aide médicale. Ce qu’elles recherchent, c’est un soutien humain et émotionnel – ce qu’elles trouvent dans nos communautés, ces communautés qui ont vu le jour parce que nous avons effectivement été persécutés à l’époque. De véritables communautés. Et nous sommes encore aujourd’hui persécutés. Des communautés solidaires, où l’on s’entraide – ce qui n’existe pas de l’autre cÃŽté de la barriÚre. Là-bas, il n’y a aucun soutien humain, seulement l’isolement total et la solitude d’un monde fait de conditionnement mental rituel et de #propagande. Or, le danger – à la fois actuel et croissant – que de plus en plus d’êtres humains de l’autre cÃŽté de la barriÚre rompent les rangs avec leurs bourreaux et leurs conditionneurs mentaux, s’accentue du fait que l’idée selon laquelle notre camp ne ferait aucun progrÚs est totalement fausse. Bien au contraire : les monstres de l’autre cÃŽté de la barriÚre encaissent coup sur coup – et tous ces coups sont portés sous la ligne de flottaison. Leur navire prend l’eau, et il sombre de plus en plus vite. De quoi s’agit-il ? Eh bien, ici en #Allemagne, par exemple, une décision trÚs importante a été rendue par un tribunal administratif – je crois que c’était le 3 ou le 4 septembre 2024 –, une décision en faveur d’une infirmiÚre qui avait été licenciée parce qu’elle refusait de se faire injecter. Le tribunal a statué, sur la base des preuves disponibles, c’est-à-dire sur le contenu non expurgé des dossiers du #RKI (l’équivalent allemand des dossiers du #CDC), que premiÚrement, la déclaration d’état de pandémie n’avait aucun fondement scientifique, mais reposait uniquement sur des directives politiques. Et deuxiÚmement, que les injections étaient totalement inefficaces. Enfin
 pas tout à fait inoffensives, on se comprend. Au Canada, une militante nommée Joanne Person, qui avait soutenu les désormais célÚbres combattants de la liberté de Coutts, avait attiré l’attention de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui voulait la faire emprisonner. Toutes les charges ont toutefois dû être abandonnées aprÚs la révélation d’un enregistrement audio secret montrant que la police avait planifié de dissimuler des armes chez elle, pour pouvoir ensuite l’accuser de possession illégale d’armes et de terrorisme intérieur. Voilà comment on fabrique du crime. Ce genre de nouvelles rend beaucoup de gens trÚs, trÚs nerveux de l’autre cÃŽté de la barriÚre. Encore un exemple : en Nouvelle-Zélande, Barry Young, lanceur d’alerte au sein du ministÚre de la Santé, soutenu par Liz Gunn, ancienne avocate et journaliste, ainsi que par l’Américain Steve Kirsch et mon ami britannique Andrew Bridgen, a réussi à publier les vrais chiffres de mortalité post-vaccination. Les données qu’il a présentées sont issues des statistiques officielles de la Nouvelle-Zélande. Dans certains centres de vaccination, plus de 30 % des personnes ayant reçu une injection sont décédées quelques heures aprÚs. Dans un centre en particulier, Invercargill, le taux était de 100 % : 51 personnes vaccinées, 51 morts, toutes dans les deux heures suivant l’injection. Grâce à une demande d’accÚs à l’information (OIA) déposée par un médecin néo-zélandais, il a également été révélé que le gouvernement possédait déjà les premiÚres données de sécurité de #Pfizer des mois avant le lancement de la campagne nationale, tout en répétant sans cesse que le vaccin était bien sûr « sûr et efficace ». En réalité, c’était exactement le contraire – et le gouvernement le savait. Les données de Pfizer montraient des conséquences absolument dévastatrices en termes d’effets secondaires graves et de décÚs. Ces données étaient tellement accablantes que la FDA (aux États-Unis) a tenté d’en interdire la divulgation publique pendant 75 ans – ce qu’un tribunal américain a fort heureusement empêché. Nous, de ce cÃŽté de la barriÚre, savons depuis longtemps ce que contiennent les contrats passés entre Pfizer et les gouvernements. Mais les citoyens néo-zélandais, semble-t-il, n'ont pas compris que Pfizer elle-même stipulait dans ces contrats qu’elle ne pouvait garantir ni la sécurité ni l’efficacité du #Vaccin – et exigeait donc une immunité juridique totale en cas de blessure ou de décÚs. Des clauses qui sont illégales et nulles d’office, comme l’ont justement souligné nos collÚgues juristes belges dans un avis juridique. Et il y a encore bien plus. Par exemple, les données de sécurité officielles de Pfizer mentionnaient, dans une liste longue de 9 pages, pas moins de 1 223 décÚs rien que dans la phase initiale des essais cliniques. Cela montre clairement qu’on ne parle pas ici de simples négligences – mais d’une intention manifeste. Car tout cela était connu des gouvernements – pas seulement de celui de Nouvelle-Zélande. Tout cela réuni – ce que nous savons depuis longtemps de la plandémie, ce qui constitue un choc traumatisant pour celles et ceux qui sont en train de franchir la clÃŽture pour nous rejoindre, l’effondrement de la défense absurde des monstres, ainsi que la décision de Schindler citée plus haut – signifie pour moi une chose trÚs claire : il est grand temps de tourner la clé dans la boîte de Pandore des monstres. Autrement dit, de faire connaître aussi rapidement que possible à un maximum de personnes de l’autre cÃŽté de la clÃŽture les véritables tenants et aboutissants de la plandémie. Car une fois la boîte ouverte, une fois ce premier pas franchi, tout le reste s’enchaînera à la vitesse de l’éclair – littéralement du jour au lendemain. Le gouvernement fantoche allemand tente en ce moment un ultime baroud d’honneur pour sauver les meubles et glisser discrÚtement vers la trêve estivale. Un peu comme une passe désespérée à la derniÚre seconde d’un match de football américain, aprÚs avoir encaissé un coup trÚs dur sous la ceinture : l’échec de faire nommer une juge proposée pour la plus haute juridiction allemande, la désormais complÚtement corrompue Cour constitutionnelle. Il est devenu évident que le chancelier BlackRock d’Allemagne n’a même pas réussi à obtenir le soutien de sa propre formation politique pour cette candidate – une femme qui souhaite légaliser l’avortement jusqu’au dernier moment de la grossesse. Étrange, non ? Quand on sait que durant la période #COVID_19, les monstres ont démontré qu’un avortement par injection était parfaitement acceptable – même bien aprÚs la naissance, jusqu’à un âge trÚs avancé. L’horreur que certains membres du parti de notre chancelier BlackRock ont à peine réussi à dissimuler sur leur visage aurait été encore plus grande s’ils avaient su comment les monstres prévoyaient de célébrer cette nomination : à grand renfort de cérémonies d’ouverture, comme celles des #JeuxOlympiques de l’été dernier à Paris ou de l’inauguration du tunnel du Saint-Gothard, il y a quelques années. Allez voir par vous-mêmes sur YouTube, et vous comprendrez ce que je veux dire. C’est pourquoi il nous faut faire de la révélation de la plandémie – et du procÚs de #Nuremberg2 qui doit en découler – notre priorité absolue, sous le mot d’ordre : « Une chose aprÚs l’autre – commençons par l’essentiel. » Et ce n’est donc pas un hasard – si tant est que l’on croie encore aux hasards – que, malgré tous les obstacles qu’ils ont dressés sur ma route, malgré tous les bâtons qu’ils m’ont mis dans les roues, j’aie finalement réussi à achever le montage de ma plaidoirie finale, que j’ai prononcée à l’issue de mon faux procÚs. Lorsque Schindler a compris ce que j’étais en train de faire, il a tenté d’interrompre mon exposé – mais, comme vous allez le voir, il a échoué. Il s’agit d’une plainte pénale contre Schindler, le parquet et d’autres personnes, pour enlÚvement, entrave à la justice – un crime trÚs grave –, coups et blessures et de nombreuses autres infractions. C’est en quelque sorte une réponse directe à la fausse décision annoncée par Schindler le 24 avril dernier. Et désormais, tout le monde pourra la lire. Je vais commencer progressivement, en publiant d’abord l’introduction, qui résume toute l’affaire et contient également une table des matiÚres permettant à chacun de décider s’il souhaite, par exemple, savoir pourquoi je suis toujours détenu sur la base d’un mandat d’arrêt cassé dÚs le 1er novembre 2023, ou encore pourquoi ce qui s’est passé au Mexique relÚve bien d’un enlÚvement – et non d’une expulsion ni d’une extradition –, ou enfin s’il ou elle préfÚre simplement lire l’ensemble du dossier. En résumé, il s’agit selon moi d’une contre-attaque trÚs efficace, qui ne manquera pas d’atteindre son but. Alors n’oubliez pas – n’oubliez jamais que nous sommes la cavalerie, et que nous pouvons faire tout ce que nous décidons de faire. Les pensées deviennent des actions, et les actions deviennent des réalités. Pour finir, j’aimerais vous parler de quelques chansons qui me rappellent l’époque où je croyais encore que tout allait bien. Des morceaux optimistes comme 𝐹𝑒𝑒𝑙𝑠 𝐿𝑖𝑘𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑣𝑒𝑛 de Fiction Factory, 𝐶𝑎𝑛’𝑡 𝐹𝑖𝑔ℎ𝑡 𝑡ℎ𝑒 𝑀𝑜𝑜𝑛𝑙𝑖𝑔ℎ𝑡 de LeAnn Rimes, 𝑆𝑎𝑊 𝑊ℎ𝑎𝑡 𝑌𝑜𝑢 𝑊𝑎𝑛𝑡 de Texas, ou 𝐻𝑜𝑀 𝑀𝑒𝑛 𝐎𝑟𝑒 d'Aztec Camera. À trÚs bientÃŽt, bye-bye. 🔗 #FreeReinerFuellmich #FreeReiner #JusticeForReiner #LibérezReinerFuellmich #prisonnierpolitiqu

Kerstin Heusinger

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Géopolitique de comptoir et sueur lunaire : Autopsie d'un naufrage d’Idriss Aberkane en 3 minutes Il y a des moments dans la vie d'un curioscepticosapioiste où l'on se sent d'humeur aventuriÚre. On se dit : « Tiens, et si j'allais voir ce que l'algorithme a à offrir sur l'éventualité d'une TroisiÚme Guerre mondiale ? ». AprÚs tout, l'époque est tendue, les enjeux sont complexes, et un peu d'analyse géopolitique ne ferait pas de mal. C'est ainsi que je suis tombé sur une vidéo. Une pépite. Un monument. Une œuvre d'art involontaire de l'absurde. J'avais l'intention, initialement, de déconstruire l'ensemble de son propos. De faire un travail de fond. Mais voilà : j'ai une rÚgle d'hygiÚne mentale assez stricte. C'est le principe du Canari dans la mine de charbon appliqué à la rhétorique, ou si vous préférez, la Loi de Brandolini (le principe d'asymétrie des bobards) : « La quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des idioties est un ordre de grandeur supérieur à celle nécessaire pour les produire ». Alors, quand un intervenant réussit l'exploit olympique d'insulter la physique, l'histoire, la biologie et la simple logique aristotélicienne en moins de 180 secondes, le verdict tombe : je ne regarde pas la suite. Si les fondations sont en guimauve radioactive, je ne vais pas inspecter la toiture. Voici donc pourquoi j'ai quitté mort de rire cette vidéo à la 3Úme minute. Installez-vous, prenez un café (ou un verre de vin, c'est selon l'heure), ça va être salé. 1. Intel, la Lune et la transpiration sélective des femmes (Le Pic de la Connerie) Commençons par le plat de résistance, servi dÚs l'entrée. Notre expert en géopolitique ésotérique nous explique, avec un aplomb qui force le respect, que le géant des semi-conducteurs Intel utilise la méthode « Copy Exactly » (Copie Totale) pour une raison bien précise. Accrochez-vous à votre rationalité, ça va secouer. Selon lui, Intel s'est rendu compte que « les phases de la lune influençaient la qualité de leur semi-conducteur parce que les femmes pouvaient transpirer un peu plus ou avoir un peu plus de lipides sur la peau ». Il ajoute même, dans un élan de précision médicale, que « les hommes pouvaient aller aux toilettes plus souvent ». Pause. On respire. Je suis passionné de physique et de technologie, et là, j'ai failli avaler ma montre. Analysons ce qui ne va pas, voulez-vous ? Une usine de semi-conducteurs (une Fab), ce n'est pas la cuisine de ma tante Ginette où l'on fait des crêpes la fenêtre ouverte. C'est ce qu'on appelle une Salle Blanche (Cleanroom). On parle de normes ISO 1 à ISO 5. L'air y est filtré en permanence pour éliminer les particules de poussiÚre microscopiques. La température est contrÃŽlée au dixiÚme de degré prÚs. L'humidité est stabilisée à la décimale. La pression atmosphérique est régulée. Les techniciens qui y travaillent portent des « Bunny Suits » : des combinaisons intégrales, stériles, qui ne laissent passer ni un cheveu, ni une squame de peau, et encore moins des « vapeurs de lipides lunaires ». L'idée même qu'une variation hormonale ou sudoripare, causée par la Pleine Lune (ce qui est déjà biologiquement douteux), puisse traverser trois couches de textile technique filtrant, surmonter le flux laminaire vertical, pour aller corrompre une galette de silicium gravée en 3 nanomÚtres, c'est de la science-fiction de série Z. La méthode Copy Exactly! d'Intel existe. C'est vrai. Mais elle sert à garantir que si un tuyau de gaz fait 12 cm de long et a 2 coudes dans l'usine de l'Oregon, il doit faire 12 cm et avoir 2 coudes dans l'usine d'Irlande. C'est de la dynamique des fluides et de la thermodynamique. Ce n'est pas de la sorcellerie gynécologique. Prétendre qu'Intel gÚre ses chaînes de production en fonction du cycle menstruel ou de la vessie des messieurs, c'est insulter des décennies d'ingénierie. 2. J.P. Morgan et la télépathie nécromancienne Une fois qu'on a digéré les lipides lunaires, notre ami enchaîne avec un classique : la citation d'autorité. Il cite J.P. Morgan : « Les millionnaires n'étudient pas l'astrologie, mais les milliardaires, oui. » Et là, le génie opÚre. Il admet, textuellement : « Elle est apocryphe [...] mais il pensait exactement ça. Il n'en pensait pas moins. » C'est magnifique. C'est ce que j'appelle l'argument « Trust me, bro » post-mortem. Le type avoue que la citation est fausse (JP Morgan ne l'a jamais dite), mais il s'octroie le super-pouvoir de lire dans les pensées d'un banquier mort en 1913 pour valider son propre délire. C'est une méthode fascinante. Essayons, pour voir : « Napoléon n'a jamais dit qu'il adorait le breakdance, c'est apocryphe. Mais il le pensait trÚs fort. Il n'en pensait pas moins. » Vous voyez le problÚme ? Si on commence à faire parler les morts pour confirmer nos biais cognitifs en admettant que les preuves n'existent pas, on ne fait plus de l'analyse. On fait du spiritisme de comptoir. 3. François Mitterrand, réincarnation du Pharaon On continue la descente aux enfers intellectuels. L'affirmation : « Mitterrand pensait être la réincarnation d'un pharaon. C'est pas une blague et c'est bien pour ça qu'il a fait construire la pyramide du Louvre. » Alors, remettons l'église au milieu du village (et la pyramide au milieu de la cour Napoléon). Est-ce que Mitterrand consultait Élizabeth Teissier ? Oui. C'est factuel, c'est documenté, et c'est franchement embarrassant pour la VÚme République. On est d'accord. Mais le saut logique vers « Il a construit la Pyramide parce qu'il se prenait pour Toutânkhamon » est une fable qui traîne dans les milieux complotistes depuis les années 80. La Pyramide du Louvre a été commandée à l'architecte I.M. Pei pour une raison purement logistique : le musée était un bordel sans nom, avec des entrées éparpillées et inadaptées au flux moderne. Il fallait créer une entrée centrale souterraine capable de distribuer les visiteurs vers les trois ailes sans défigurer les façades historiques du palais. La forme pyramidale a été choisie pour sa stabilité géométrique, sa transparence et sa capacité à apporter de la lumiÚre au sous-sol sans écraser visuellement le Louvre. Ce n'était pas un tombeau pour l'ego de Tonton. C'était un puits de lumiÚre. Confondre l'urbanisme fonctionnel avec un rite maçonnique égyptien, c'est quand même un sacré niveau d'interprétation. À ce compte-là, le triangle de signalisation dans mon coffre prouve que je suis un Illuminati. 4. Le Bingo de l'Apocalypse et le double naufrage (Astrologue vs Debunkers) Arrêtons-nous là une seconde sur le casting de ce fameux « cercle rouge » et son analyse géopolitique de haute volée. Notre Nostradamus sous Xanax nous explique avec des trémolos dans la voix que Donald Trump, Benjamin Netanyahou, et « feu l'Ayatollah Khamenei » (paix à ses cendres fraîchement bombardées) partagent un point commun terrifiant : ils sont tous nés sous une éclipse. Et c'est ici que l'histoire devient délicieuse. Sur le réseau X, des "debunkers" en herbe, sans doute trop pressés de faire du clic, ont voulu le contrer en affirmant que c'était faux. Eh bien, plot twist de la rigueur intellectuelle : le charlatan a raison sur l'astronomie, et les debunkers ont tort. Vérification faite : Ali Khamenei est bien né le 19 avril 1939, le jour exact d'une éclipse solaire annulaire. Benjamin Netanyahou a poussé son premier cri le 21 octobre 1949, le jour précis d'une éclipse solaire partielle. Quant à Trump, il est effectivement né le jour d'une éclipse totale de lune. Dun dun duuuun. Tremblez, mortels. La prophétie est-elle en marche ? L'alignement des planÚtes dicte-t-il la guerre de demain ? Non. Et c'est là que la rationalité reprend ses droits avec violence. Ce n'est pas parce que les dates sont exactes que la conclusion géopolitique n'est pas de la bouillie pour chats. C'est le cas d'école de ce qu'on appelle le Biais du tireur d'élite texan. Le principe est enfantin : imaginez un type qui vide son chargeur à l'aveugle sur la porte d'une grange, puis qui va peindre tranquillement une cible autour de l'amas de plombs pour faire croire à tout le monde que c'est un sniper de génie. Faisons un peu de mathématiques. Il se produit entre 4 et 7 éclipses (solaires et lunaires) chaque année. Sur un siÚcle, on approche allÚgrement du demi-millier de fenêtres astrales de ce type. Maintenant, prenez la liste de tous les chefs d'État, dictateurs, ministres de la Défense, généraux, conseillers de l'ombre et influenceurs impliqués de prÚs ou de loin dans les conflits actuels. On parle de centaines d'individus clés. La probabilité d'en piocher trois qui sont nés le jour d'une éclipse (qu'elle soit solaire, lunaire, totale ou partielle, l'ésotérisme sait ratisser large pour que ça rentre) est statistiquement non seulement possible, mais banale. C'est de l'apophénie pure et dure : la capacité obsessionnelle du cerveau humain à forcer un motif signifiant sur un nuage de données parfaitement aléatoires. À ce niveau de corrélation éclatée au sol, on peut sûrement démontrer que 100% des instigateurs d'une potentielle TroisiÚme Guerre mondiale ont bu de l'eau ou mangé de la purée Mousline avant l'âge de 3 ans. Doit-on alerter l'ONU et interdire les flocons de pomme de terre pour garantir la paix mondiale ? Bref, un charlatan qui a de la chance avec un calendrier astronomique reste un charlatan. Et un debunker qui ne vérifie pas ses sources mérite un blâme. La géopolitique expliquée par l'horoscope de Télé 7 Jours, c'est non. Conclusion : Pourquoi je n'irai pas à la minute 4 (et la leçon du double K.O.) Voilà le bilan clinique de ces trois premiÚres minutes de vidéo. Et c'est précisément ici que la démarche du curioscepticosapioiste prend tout son sens. Résumons le palmarÚs : 1⃣ La physique assassinée : Une incompréhension délirante des salles blanches ISO, transformant la thermodynamique de pointe d'Intel en une vaste blague sur les lipides lunaires et la vessie des ingénieurs. 2⃣ L'épistémologie de la planche Ouija : L'invention de la citation apocryphe télépathique, ou comment faire parler le cadavre de J.P. Morgan pour valider ses propres croyances. 3⃣ Le Code Da Vinci du pauvre : La transformation d'un chef-d'œuvre de logistique architecturale (la Pyramide de Pei) en un délire funéraire maçonnique pour Tonton Toutânkhamon. 4⃣ Le miracle astronomique (et la bêtise partagée) : La seule fois où notre expert avance des données factuellement exactes (les dates des éclipses), c'est pour s'enfoncer avec le sourire dans un vertigineux Biais du tireur d'élite texan. Mais l'ironie est totale : avec cette seule donnée juste, il réussit l'exploit de piéger et d'humilier les "debunkers" pressés des réseaux sociaux, prouvant au passage que la paresse intellectuelle est décidément la chose la mieux partagée au monde. C'est la leçon magistrale de cet extrait. Avoir une donnée juste (la date d'une éclipse spatiale) et l'insérer dans un raisonnement fallacieux (l'apophénie géopolitique), c'est comme utiliser un engrenage de haute horlogerie pour essayer de réparer un mixeur en plastique : la piÚce est vraie, mais le mécanicien est un escroc. Et le debunker qui tape sur le mixeur avec un marteau rouillé sans regarder les plans n'est pas beaucoup plus utile à la société. Si les prémisses d'un discours sont un tel champ de ruines, la logique la plus élémentaire exige de ne pas s'infliger la suite. Je ne sais pas ce qu'il raconte à la minute 4. Peut-être qu'il lit l'issue de la TroisiÚme Guerre mondiale dans les entrailles d'un pangolin, ou qu'il analyse les mouvements de troupes en fonction de la rétrogradation de Mercure. Franchement ? Je m'en cogne. Mon temps de cerveau est une ressource trop précieuse pour la laisser se faire siphonner par ce trou noir de la rationalité. Je vais plutÃŽt retourner à des occupations d'une fiabilité absolue : assembler mon dernier set Lego ou observer ma tortue Stitch mâcher tranquillement sa salade. Au moins, quand Stitch se déplace, je sais que c'est de la pure biomécanique reptilienne, et pas un complot orchestré par l'alignement de Jupiter. Restez curieux, restez sceptiques, vérifiez vos éphémérides, et par pitié, ne laissez personne insulter votre intelligence.

Pourton.info

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L'alarme et le silence : Vol Helios 522 Le 14 août 2005, peu avant midi heure locale, deux F-16 de l'Armée de l'air hellénique, interceptent un Boeing 737-300 au-dessus de l'île de Kéa, en mer Égée. L'avion, immatriculé 5B-DBY et baptisé Olympia, décrit des cercles à 34 000 pieds dans le circuit d'attente de l'aéroport d'AthÚnes. Il ne répond à aucun appel radio depuis plus de deux heures. Ce que les pilotes de chasse voient en s'approchant est une image qu'aucun briefing ne prépare à recevoir. Les masques à oxygÚne passagers pendent dans la cabine. Le siÚge gauche, celui du commandant, est vide. Une silhouette est affaissée sur les commandes droites, retenue par les bretelles de son harnais. Aucun signe de vie. Vingt minutes plus tard, un homme apparaît dans le cockpit. Il s'assied au siÚge gauche, lÚve la main vers les F-16, pointe le doigt vers le bas. Quelques instants aprÚs, le moteur gauche s'éteint, faute de carburant. Le moteur droit suit. Le Boeing 737 entame sa descente finale, non pas vers la piste 03L d'AthÚnes, mais vers une colline boisée prÚs du village de Grammatiko, à trente-trois kilomÚtres de l'aéroport. À 12 h 04, le 5B-DBY percute le relief. Il n'y a aucun survivant parmi les cent vingt et une personnes à bord. L'accident du vol HCY522 est le plus meurtrier de l'histoire aéronautique grecque. Ce n'est ni un attentat, ni une défaillance structurelle, ni une panne moteur. C'est l'histoire d'un avion qui a fait tout ce qu'il devait faire, et d'un équipage qui n'a jamais compris pourquoi. Le sélecteur et les trois chances manquées Le 5B-DBY a un passé. Huit mois avant l'accident, le 16 décembre 2004, l'avion subit une décompression rapide en vol. Les masques se déploient, l'équipage descend à 10 000 pieds, les passagers se posent sans blessure grave. L'événement est consigné dans le Technical Log : « Rapid decompression. Descent to 10 000. Pax O2 deployed. » Un ingénieur au sol d'ATC Lasham, le prestataire de maintenance agréé, intervient à Larnaca. Le problÚme est attribué à la porte de service arriÚre droite (R2). L'avion est remis en ligne. Le soir du 13 août 2005, le 5B-DBY arrive de Londres Heathrow. L'équipage de cabine signale à nouveau un problÚme sur la porte R2 : un joint gelé et des bruits anormaux. Un ingénieur au sol effectue un test de pressurisation au sol. Pour réaliser ce test sans démarrer les moteurs, il positionne le sélecteur du systÚme de pressurisation cabine (CPCS) sur MAN, position manuelle. Le test terminé, l'ingénieur ne remet pas le sélecteur sur AUTO. Le Boeing Aircraft Maintenance Manual prescrit, à la fin de la procédure, de « remettre l'avion dans sa condition initiale ». La formulation ne mentionne pas explicitement le retour du sélecteur de pressurisation en position AUTO. C'est une ambiguïté documentaire, un trou dans le fromage au sens exact de Reason. Le lendemain matin, le vol HCY522 est confié au commandant Hans-JÃŒrgen Merten, cinquante-neuf ans, ancien pilote d'Interflug puis d'easyJet, totalisant 16 900 heures de vol dont 5 500 sur Boeing 737. Son copilote est Pampos Charalambous, cinquante et un ans, 7 549 heures dont 3 991 sur type. L'enquête révélera que ce dernier avait un historique documenté de non-conformités aux procédures opérationnelles standard. Le sélecteur de pressurisation se trouve sur le panneau supérieur du cockpit (overhead panel), hors du champ visuel direct des pilotes. Il est petit, discret, rarement manipulé en opération normale, justement parce qu'en position AUTO, le systÚme fonctionne de maniÚre transparente. Le matin du 14 août, l'équipage effectue trois procédures successives (la check-list prévol, la check-list after-start et la check-list after-takeoff) qui incluent chacune, directement ou indirectement, une vérification de la configuration du systÚme de pressurisation. À trois reprises, le sélecteur en position MAN n'est pas détecté. Le vol HCY522 décolle de Larnaca à 9 h 07, heure locale d'été d'Europe de l'Est. Le sélecteur en position MAN, la vanne de décharge reste figée à 14,54° d'ouverture, la position dans laquelle elle avait été laissée aprÚs le test de maintenance. Les packs de climatisation, eux, continuent de tourner normalement : de l'air pressurisé entre dans la cabine. Mais la vanne en laisse sortir davantage qu'il n'en entre. Le résultat est une pressurisation résiduelle, insuffisante, qui produit une montée de l'altitude cabine plus lente que celle de l'avion. C'est le pire des scénarios : pas une décompression brutale, qui se signalerait d'elle-même par la douleur aux oreilles et le brouillard, mais une fuite progressive, silencieuse, que rien dans les sensations physiques de l'équipage ne vient signaler. L'alarme à deux voix À 06 h 12 min 38 s UTC, l'avion traverse les 12 040 pieds en montée. L'altitude cabine, insuffisamment pressurisée, franchit le seuil des 10 000 pieds. L'alarme d'altitude cabine retentit dans le cockpit. C'est un signal intermittent, un son aigu, répétitif, impossible à ignorer. Le problÚme est que ce son est rigoureusement identique à celui de l'alerte de configuration décollage (takeoff configuration warning), qui signale une mauvaise configuration des volets, du trim ou des aérofreins avant le décollage. Sur les Boeing 737 dits « Original » (séries -100 et -200) et « Classic » (séries -300, -400 et -500), les deux systÚmes d'alerte partagent le même signal sonore. La seule distinction logique est contextuelle : l'alerte de configuration ne peut se déclencher qu'au sol, puisqu'elle est désactivée par le basculement du capteur air-sol (squat switch) au décollage. En vol, la même alarme ne peut signifier qu'une chose : l'altitude cabine a dépassé 10 000 pieds. Mais le cerveau humain ne fonctionne pas par exclusion logique. Il fonctionne par association. Un son familier déclenche l'interprétation la plus fréquemment associée à ce son dans l'expérience du pilote. Et les pilotes entendent l'alerte de configuration bien plus souvent que l'alerte d'altitude cabine, parce que les erreurs de configuration au sol sont incomparablement plus fréquentes que les pertes de pressurisation en vol. Le commandant Merten contacte le centre opérationnel Helios à Larnaca sur la fréquence compagnie. Il parle d'un problÚme de takeoff configuration warning. Il mentionne également une alarme Equipment Cooling et un voyant Master Caution. Un ingénieur au sol, au bout du fil, identifie la possibilité d'un problÚme de pressurisation et pose la question : le sélecteur est-il bien en position AUTO ? Mais la communication est difficile. Le commandant a un fort accent allemand. L'ingénieur est britannique. Les deux hommes ne partagent pas la même langue maternelle, et la dégradation cognitive du commandant a probablement déjà commencé. Le message ne passe pas. Le rapport de l'AAIASB note que, du point de vue des facteurs humains, la focalisation sur une tâche de diagnostic (chercher l'origine du problÚme de refroidissement équipement) au détriment d'une autre (identifier la signification réelle de l'alarme) est un comportement « entiÚrement plausible et déjà observé chez des pilotes expérimentés ». C'est un cas classique d'attention tunnelisée, aggravé en l'occurrence par le fait que la capacité attentionnelle elle-même est en train de se dégrader. Le commandant se lÚve de son siÚge pour vérifier les disjoncteurs à l'arriÚre du cockpit. C'est le dernier acte cohérent enregistré. Le contact radio avec Nicosie cesse à 9 h 20 min 21 s, à 28 900 pieds. L'avion continue de monter. Il atteint le FL340 à 9 h 23 min 32 s, où le pilote automatique le maintient. La fermeture de la fenêtre Le temps de conscience utile (Time of Useful Consciousness, TUC) est le paramÚtre qui scelle le sort du vol HCY522. C'est la durée pendant laquelle un individu exposé à une altitude-pression donnée conserve une capacité cognitive suffisante pour agir de maniÚre efficace. À 18 000 pieds d'altitude cabine, le TUC est de vingt à trente minutes. À 25 000 pieds, il chute à trois à cinq minutes. Au FL340 (34 000 pieds, l'altitude de croisiÚre du HCY522), il est de trente à soixante secondes. Mais ces chiffres décrivent une décompression brutale. Dans le cas d'Helios 522, la dépressurisation est lente, progressive, insidieuse. L'altitude cabine monte au rythme de la montée de l'avion, sans discontinuité. Le corps s'adapte, ou plutÃŽt il croit s'adapter. Les premiers symptÃŽmes de l'hypoxie (légÚre euphorie, picotements, sensation de chaleur) sont subtils, non alarmants, facilement attribuables au stress ou à la fatigue. Le médecin aérospatial Dennis Shanahan emploie une expression glaçante pour décrire ce processus : la « happy death ». On ne se sait pas en train de mourir. On ne se sait même pas en train de perdre la capacité de comprendre qu'on est en train de mourir. C'est ce qui fait de l'hypoxie un piÚge sans équivalent dans l'accidentologie aérienne. Elle ne détruit pas l'avion. Elle ne détruit pas les commandes. Elle détruit l'outil, le cerveau, dont l'équipage a besoin pour diagnostiquer sa propre présence et y répondre. C'est une menace autoréférentielle : la condition elle-même supprime la capacité de la reconnaître. Le vol Helios 522 n'est pas le premier « vol fantÃŽme » de l'histoire. Le 25 octobre 1999, un Learjet 35A transportant le golfeur Payne Stewart décolle d'Orlando pour Dallas. L'avion perd sa pressurisation, l'équipage et les passagers sont incapacités, et le Learjet poursuit sa route en pilote automatique pendant quatre heures à travers six États américains avant de s'écraser dans le Dakota du Sud, à 2 400 kilomÚtres de sa destination. Six morts. Même mécanisme létal, même silence radio, même interception par des chasseurs constatant l'absence de vie à bord. En Australie, le 4 septembre 2000, un Beech King Air 200 perd sa pressurisation aprÚs le décollage de Perth. Les contrÃŽleurs entendent la voix du pilote se détériorer progressivement sur la fréquence avant de sombrer dans le silence. L'avion s'écrase prÚs de Burketown aprÚs épuisement du carburant. Dans les trois cas, le schéma est identique : la dépressurisation supprime la conscience avant que la conscience ne puisse supprimer la dépressurisation. Le silence dans la cabine C'est ici que l'histoire du vol HCY522 se sépare de celle de Payne Stewart ou du King Air australien. Parce que le HCY522 est un vol commercial. Il y a un équipage de cabine. L'équipage de cabine compte quatre membres. Parmi eux, la chef de cabine, Louisa Vouteri, trente-deux ans, a remplacé au dernier moment une collÚgue malade. Haris Charalambous et son compagnon Andreas Prodromou, vingt-cinq ans, ont eux aussi été appelés en renfort juste avant le vol. Le couple projette de se marier. Quand les masques passagers se déploient à 14 000 pieds d'altitude cabine, les PNC font ce que leur formation leur commande de faire : ils enfilent leurs masques, restent à leur poste, et attendent. Ils attendent deux choses. La premiÚre est physique : la descente d'urgence. Dans tout scénario de dépressurisation, les pilotes initient immédiatement une descente rapide vers un niveau respirable, typiquement 10 000 pieds. L'équipage de cabine s'attend à sentir l'avion piquer du nez, à entendre les moteurs passer au ralenti, à percevoir la variation de pression dans les oreilles. C'est une signature sensorielle forte, impossible à manquer. La seconde est procédurale : l'appel interphone du cockpit informant la chef de cabine de la nature du problÚme et des actions en cours. Cette annonce est le lien vital entre l'avant et l'arriÚre de l'avion. C'est elle qui déclenche le passage de l'équipage de cabine du mode passif (attente d'instructions) au mode actif (assistance, préparation d'urgence, éventuelle intervention). Ni l'une ni l'autre ne vient. L'avion ne descend pas. Il continue de monter. Et l'annonce ne vient jamais. Les masques à oxygÚne passagers du Boeing 737 fonctionnent par générateur chimique. Leur autonomie est d'environ douze minutes, le temps nécessaire pour qu'un avion descende d'une altitude de croisiÚre vers un niveau respirable. Les postes PNC (jumpseat, offices) sont équipés des mêmes masques : en cas de dépressurisation, la procédure commande à l'équipage de cabine de s'asseoir immédiatement et de se saisir du masque le plus proche, qu'il soit à son poste ou en cabine. Mais il existe aussi à bord, à proximité des jumpseat, d'autres sources d'oxygÚne : des bouteilles portatives d'O2 thérapeutique et des bouteilles ou cagoules de protection respiratoire, destinées à l'origine aux situations de feu ou de fumée. C'est probablement l'une de ces sources qu'Andreas Prodromou a utilisée pour rester conscient bien au-delà des douze minutes offertes par les générateurs chimiques. Mais les SOP d'Helios Airways ne prévoient pas le scénario d'un cockpit devenu muet. Il n'existe aucune procédure spécifiant ce que l'équipage de cabine doit faire si les pilotes ne donnent aucun signe de vie aprÚs un déploiement de masques. Les PNC sont formés à attendre l'annonce. L'annonce ne vient pas. Et la procédure ne dit pas quoi faire quand la procédure ne fonctionne plus. Quiconque a porté l'uniforme de navigant connaît ce territoire. L'équipage de cabine opÚre dans un cadre procédural strict, construit autour de la transmission d'information par le cockpit. La formation insiste, à juste titre, sur le respect de la chaîne de commandement, sur la discipline des annonces, sur le fait de ne pas encombrer les pilotes en situation d'urgence. Mais cette architecture repose sur un présupposé implicite : que le cockpit est en état de communiquer. Quand ce présupposé tombe, la procédure devient un piÚge de silence. Andreas Prodromou, plongeur expérimenté et titulaire d'une licence de pilote commercial (CPL), reste conscient plus longtemps que les autres grâce à l'une de ces sources d'oxygÚne. Il est le dernier être humain conscient à bord du HCY522. AprÚs plus d'une heure (le temps exact reste incertain), il parvient au cockpit. Il s'assied au siÚge gauche. Le moteur gauche s'est déjà éteint. Le CVR enregistre deux tentatives d'appel Mayday : « MAYDAY, Helios Airways Flight 522 Athens
 » Mais les données du FDR montrent que le bouton d'émission radio n'a jamais été pressé. Les appels, captés par le micro ambiant du CVR, ne sont jamais sortis de l'avion. Les F-16 voient l'homme dans le cockpit. Ils voient sa main levée. Ils voient le doigt pointé vers le bas. Et ils voient le deuxiÚme moteur s'éteindre. Andreas Prodromou n'est pas pilote de ligne. Il n'est pas qualifié sur Boeing 737. Même s'il l'avait été, le carburant ne lui laissait que des secondes. La réponse du systÚme L'enquête de l'AAIASB établit que la FAA avait connaissance du problÚme de l'alarme ambiguë du 737 bien avant l'accident. La NASA elle-même avait signalé le risque de confusion. Boeing avait été informé. Rien n'avait changé. AprÚs l'accident, la réponse réglementaire se déploie en trois temps. En 2006, l'AD 2006-13-13 rend les procédures d'urgence liées à l'alarme d'altitude cabine des « memory items ». En 2008, l'AD 2008-23-07 impose un briefing pré-vol obligatoire rappelant la double fonction de l'alarme. L'EASA publie en 2009 un Safety Information Bulletin notant que, malgré ces mesures, des incidents de confusion continuent de se produire. Ce n'est qu'en 2010 qu'un NPRM propose l'installation de voyants lumineux distincts sur le panneau central du cockpit des séries -100 à -500 (Original et Classic), la mesure de conception qui aurait dû exister depuis l'origine. Entre-temps, la FAA et la base ASRS de la NASA avaient documenté de nombreux cas d'équipages ayant confondu l'alarme d'altitude cabine avec l'alarme de configuration décollage. L'un d'entre eux, rapporté dans le SIB EASA 2009-34, fait état d'un équipage ayant d'abord identifié l'alarme comme un téléphone portable. Cinq ans pour proposer un voyant lumineux sur un panneau d'instruments. Cent vingt et une vies pour établir qu'un principe élémentaire d'ergonomie (deux dangers distincts ne doivent jamais partager le même signal) n'avait pas été respecté dans la conception du Boeing 737. Helios Airways, de son cÃŽté, ne survit pas à l'accident. La compagnie est rebaptisée Ajet en mars 2006. En novembre de la même année, le gouvernement chypriote saisit ses avions et gÚle ses comptes bancaires. L'exploitation cesse définitivement. Ce que le silence enseigne L'accident du vol HCY522 n'est pas un cas simple. Il serait tentant de l'attribuer à une erreur de maintenance (le sélecteur laissé en MAN), ou à une erreur de l'équipage (les trois checks manqués), ou à un défaut de conception (l'alarme ambiguë). Chacune de ces attributions est vraie. Aucune n'est suffisante. Ce que Helios 522 met à nu, c'est un mécanisme plus profond, que le modÚle Swiss Cheese de Reason ne capture qu'imparfaitement. Ce n'est pas seulement que les trous dans les barriÚres de défense se sont alignés. C'est que la condition latente, le sélecteur en MAN, a déclenché un processus physiologique, l'hypoxie, qui a détruit la derniÚre barriÚre active : la capacité de l'équipage à comprendre ce qui se passait et à y répondre. La condition latente génÚre le mécanisme qui empêche sa propre correction. Le systÚme se referme sur lui-même. Rasmussen éclaire l'autre face du piÚge. La confusion de l'alarme est un basculement contraint du mode rule-based vers le mode knowledge-based. En mode rule-based, l'équipage associe le son entendu à la réponse la plus fréquente : alerte de configuration. Le passage au mode knowledge-based, comprendre que le même stimulus a une signification différente dans un contexte différent, exige une ressource cognitive de haut niveau, une capacité d'abstraction et de raisonnement que l'hypoxie est précisément en train d'éteindre. Le diagnostic correct reste théoriquement possible, mais de plus en plus improbable à mesure que les minutes passent. La fenêtre de compréhension et la fenêtre de conscience se referment ensemble. Et derriÚre l'accident immédiat, il y a le cadre organisationnel que Vaughan nous apprend à lire. La décompression de décembre 2004 sur le même avion, en provenance de Varsovie, avec trois passagers hospitalisés, qui n'avait généré ni poursuite ni remise en cause de la culture de sécurité. Les problÚmes récurrents de porte de service R2, signalés à nouveau la veille même de l'accident. Les audits EASA, JAA et OACI sur la DCA chypriote, restés sans plan d'action effectif. La dérive silencieuse d'une organisation qui absorbe les signaux précurseurs sans modifier ses pratiques. C'est la normalisation de la déviance, telle que Vaughan l'a théorisée à partir de l'accident de Challenger, appliquée à une petite compagnie méditerranéenne. Le vol fantÃŽme d'Helios 522 est un archétype. Il rejoint le Learjet de Payne Stewart, le King Air de Burketown, et peut-être, si l'hypothÚse de l'ATSB australien est correcte, le vol MH370 de Malaysia Airlines, dans la famille des accidents où le silence n'est pas un symptÃŽme mais le mécanisme létal lui-même. L'avion continue de voler. L'équipage a cessé d'exister. Et entre les deux, il n'y a eu qu'une alarme qui sonnait juste, mais que personne n'a su entendre. Sources : Rapport d'accident Air Accident Investigation and Aviation Safety Board (AAIASB), Aircraft Accident Report: Helios Airways Flight HCY522, Boeing 737-31S, 5B-DBY, Grammatiko, Hellas, 14 August 2005, République hellénique, novembre 2006. Directives de navigabilité et documents réglementaires Federal Aviation Administration, AD 2006-13-13, Cabin Altitude Warning/Takeoff Warning, 2006. Federal Aviation Administration, AD 2008-23-07, Pre-flight Briefing on Cabin Altitude Warning, 2008. Federal Aviation Administration, NPRM Docket No. FAA-2010-0215, Installation of Separate Visual Indicators for Cabin Altitude and Takeoff Configuration Warnings on Boeing 737-100 through -500, 2010. European Aviation Safety Agency, Safety Information Bulletin SIB 2009-34, Cabin Altitude Warning/Takeoff Configuration Warning, 2009. Rapports d'accidents satellites National Transportation Safety Board, Aircraft Accident Brief: Learjet Model 35, N47BA, near Aberdeen, South Dakota, October 25, 1999, NTSB/AAB-00/01, 2000. Australian Transport Safety Bureau, Investigation Report B/2000/3479: Beechcraft Super King Air 200, VH-SKC, Burketown, Queensland, 4 September 2000, 2001. Ouvrages Negroni, Christine, The Crash Detectives: Investigating the World's Most Mysterious Air Disasters, Penguin Books, New York, 2016. Reason, James, Managing the Risks of Organizational Accidents, Ashgate, Aldershot, 1997. Rasmussen, Jens, « Skills, Rules, and Knowledge: Signals, Signs, and Symbols, and Other Distinctions in Human Performance Models », IEEE Transactions on Systems, Man, and Cybernetics, vol. SMC-13, n° 3, 1983, pp. 257-266. Vaughan, Diane, The Challenger Launch Decision: Risky Technology, Culture, and Deviance at NASA, University of Chicago Press, Chicago, 1996. Article académique Maditinos, Zinonas & Vassiliadis, Chris, « Air Transport Service Harm Crisis: The Case of Helios Airways Tragedy », Journal of Hospitality & Tourism Cases, vol. 4, n° 1, 2015, pp. 26-35. #Avgeek #Helios522 #AviationSafety 📜 : Extrait « Mayday Dangers Dans le Ciel »

François Negroni

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🏆Les Super-AthlÚtes MK(ultra)‵ Fiction ou Réalité ? ‌ Ressortons les archives... #NoyauDur L'industrie du divertissement comporte également le sport de haut niveau et les méthodes de contrÃŽle mental sont également appliquées pour former des super-athlÚtes... Le champion est tout comme un soldat d'élite dont la force physique et psychique se doivent d'être optimum dans un monde où "The show must go on" (le spectacle doit continuer), où les performances doivent être toujours plus spectaculaires. Le sport de haut niveau est un véritable show-business et les résultats doivent exceller d'années en années pour satisfaire le public et les sponsors. Dans ce contexte, on comprend aisément que le MK serve également dans le domaine sportif. Dans son autobiographie, Cathy O'Brien rapporte comment un individu avec une personnalité multiple peut avoir des facultés physiques extraordinaires, notamment au niveau du sommeil et de la faim. Le basculement d'une personnalité alter à une autre va en quelque sorte "remettre les pendules à l'heure", c'est à dire que l'horloge biologique sera différente d'un alter à l'autre et les sensations de faim et de fatigue vont donc varier selon l'alter qui est aux commandes du corps. C'est un phénomÚne qu'il est difficile de comprendre en raison des besoins biologiques fondamentaux du corps physiques, tout comme il est difficile de comprendre comment un alter peut être le seul à ressentir les effets d'un médicament. Les esclaves MK peuvent fonctionner avec trÚs peu d'heures de sommeil ou une alimentation trÚs limitée, cela a pour conséquence que leur esprit, leur cerveau, restent dans un état facilement contrÃŽlable, facilement hypnotisable. Cathy O'Brien, qui a subi le protocole MK-Monarch depuis sa petite enfance, décrit également que lors de ses entraînements à la course à pied, son entraineur induisait en elle une transe pour qu'elle n'ait plus aucune perception du temps et de la distance. Les méthodes de contrÃŽle mental faisaient qu'elle pouvait évacuer la douleur et la fatigue plus facilement, instantanément. Ce phénomÚne provoque une endurance exceptionnelle chez les sujets MK, que ce soit dans le domaine sportif ou militaire. Cathy O'Brien affirme que certains joueurs de baseball américains sont contrÃŽlés par des codes-clés, et autres déclencheurs. Selon elle les membres de l'équipe des Dodgers étaient sous contrÃŽle mental et conditionnés pour gagner ou perdre selon les paris et le bon vouloir de leurs 'propriétaires'. Brice Taylor affirme quand à elle que cette même équipe des Dodgers (coachée à l'époque par Tommy Lasorda) recevaient en récompense des esclaves sexuels (femmes autant qu'enfants) selon leurs résultats sportifs... Une chose peu connue du grand public est que la célÚbre joueuse de tennis Serena Williams possÚde plusieurs alter dont un qui est nommé "Psycho-Serena", il s'agit de l'alter présent sur le terrain de tennis, c'est la super-athlÚte. Il semblerait en effet que la n°1 mondiale du tennis féminin ait développé un trouble dissociatif de l'identité. Dans le documentaire biographique "Venus and Serena" (2012), elle révÚle et énumÚre face caméra ses différents alter : ➡ « Oui, j'ai vraiment différentes personnalités et différentes attitudes. Il y a "Psycho-Serena", elle est toujours sur le court, elle s'entraîne, elle est dans le match, elle est incroyable, c'est une super-athlÚte. Il y a "Summer", elle m'aide beaucoup, par exemple lorsque j'ai une longue lettre à écrire ou pour d'autres choses encore, c'est "Summer" qui le fait. Et il y a cette autre fille, "Megan", c'est une excitée, vous ne pouvez la suivre. Il y a aussi "Taquanda", une dure, elle n'est pas Chrétienne (rires), elle vient du ghetto. Elle était à l'US Open en 2009 (ndlr: le reportage montre alors un extrait d'un match où l'on voit "Taquanda" insulter vulgairement et menacer violemment un garçon de balle). Lors de ce match en particulier, je n'étais pas là, mais j'ai eu les retours.» Cette derniÚre affirmation - "je n'étais pas là" - signifie qu'elle n'a pas le souvenir de cette scÚne d'énervement car ce n'était pas "elle" qui disputait ce match de l'US-Open, ce qui laisse penser qu'il y a véritablement des murs amnésiques entre ses différents alter. Serena affirme clairement dans ce documentaire biographique qu'elle possÚde plusieurs personnalités indépendantes les unes des autres, elle aurait donc un trouble dissociatif de l'identité, chose commune aux esclaves MK. Lors d'un match à Wimbledon en juillet 2014, Serena, considérée par beaucoup comme la meilleure joueuses de tennis de tous les temps, est apparue sur le court complÚtement désorientée, ne sachant littéralement plus jouer au tennis ni même attraper une balle, une scÚne totalement invraisemblable. Les journaux ont alors titré : "l'incroyable malaise", "désorientée et incapable de tenir une balle", "elle frise le ridicule"... La fédération américaine de tennis a prétendu que la joueuse "souffrait d'un virus" sans donner plus de détails... mais alors pourquoi est-elle venue sur le court pour se ridiculiser de la sorte ? Ou bien était-ce plutÃŽt l'alter Psycho-Serena qui n'était pas au rendez-vous ce jour-là ? Une humiliation publique pour la numéro 1 du tennis mondial... Saviez-vous que Tiger Woods, le meilleur joueur de golf de tous les temps a des amnésies lors des compétitions et est incapable de se rappeler de ses meilleurs coups ? ➡ Eldrick 'Tiger' Woods est le fils de Earl Woods, ancien colonel et béret vert des Forces Spéciales au Vietnam. Eldrick a été surnommé "Tiger" en mémoire d'un soldat vietnamien ayant combattu aux cÃŽtés de son pÚre. Le "Tigre" a commencé à jouer au golf dÚs l'âge de 2 ans. Il a notamment fait une apparition en 1978 dans l'émission "The Mike Douglas Show" dans laquelle on voir ce petit bonhomme haut comme trois pommes faire la démonstration de son swing déjà trÚs propre. Tiger Woods a été dÚs son plus jeune âge un "enfant- star" adulé par les médias et destiné à devenir le meilleur, de la même maniÚre que le chanteur Michael Jackson. Un ex-golfeur et commentateur pour la PGA (Professional Golfers' Association of America) a publiquement déclaré que Woods avait été programmé par son pÚre. En effet, son incroyable talent de golfeur défie la logique, les normes et les statistiques. Mais est-ce uniquement dû à l'hypnose employée sur lui ? Le pÚre de Tiger a participé à des opérations de contrÃŽle psychologique et de la mémoire sur des soldats lorsqu'il était dans l'armée, notamment au Vietnam. Earl Woods aurait donc décidé d'employer ces mêmes techniques sur son fils et il chargea un psychiatre militaire, Jay Bunza, de reprogrammer Tiger comme un ordinateur. Bunza a en effet travaillé sur un étrange projet consistant à hypnotiser Tiger avant ses parties de golf. Dans des interviews, Tiger a déclaré qu'il oubliait totalement des sections entiÚres de certaines compétitions. Dans le documentaire "Tiger's Prowl: His life", il révÚle : « J'ai ces moments de trous noirs, je ne me souviens pas. Je sais que j'étais là, mais je ne me rappelle pas comment j'ai joué (...) C'est comme une transe, je laisse alors jouer mon subconscient et je ne sais pas quel en sera le résultat. Il y a beaucoup de tirs où je ne me souviens de rien. Je me souviens juste m'être préparé, avoir sorti le club du sac, etc, mais une fois la balle tirée, je ne me souviens plus l'avoir vu partir... C'est une chose trÚs étrange.» Les techniques de Jay Bunza ont produit des résultats extraordinaires, mais comment est-il possible que Tiger ne se souvienne pas de ses plus merveilleux coups ? En 2008, l'ex-athlÚte "multifonctions" Herschel Walker a révélé qu'il avait un trouble dissociatif de l'identité. Il explique cela en détails dans son livre intitulé "Breaking Free: My Life with Dissociative Identity Disorder" (Se libérer : ma vie avec un trouble dissociatif de l'identité). La même année, la chaîne américaine ABC News lui a consacré un reportage. ➡ On y apprend que Walker est une véritable légende du sport : il a notamment joué dans l'équipe de football des Bulldogs de Georgie dans les années 80, il a décroché plusieurs records du monde en athlétisme et il a remporté le célÚbre trophée Heisman en 1982. Mais Walker affirme aujourd'hui que ce n'est pas lui qui a remporté à l'époque ce fameux trophée. Ce champion qui a joué quinze saisons de football américain, qui a même été danseur dans le Fort Worth Ballet, un homme d'affaire, un homme public, un mari, il n'est aucune de toutes ces personnes dit-il... Il déclare : "Ce sont des personnalités qui peuvent faire des choses différentes pour vous. En compétition, je suis une personne totalement différente." Herschel Walker dit que son alter nommé "Guerrier" assumait les matchs de football en encaissant toute la douleur qui pouvait survenir lors des violents contacts physiques. L'alter "Héros" est la figure publique et médiatique, tandis que l'alter "Sentinelle" avait pour rÃŽle de préserver ses amis et sa famille. En 1983, l'athlÚte s'est marié avec Cindy Grossman, aujourd'hui le couple est séparé et Cindy témoigne : « Au début, c'était juste un comportement trÚs étrange (...) il avait la capacité de dissimuler cela parce que je pense que tous les alter à l'intérieur étaient focalisés sur le football.» Lorsque sa carriÚre et les compétitions se sont terminées, Cindy raconte que le systÚme intérieur subconscient de son mari a commencé à se détraquer : « J'ai commencé à découvrir les alter (...) J'ai constaté les changements dans sa voix, il prenait parfois une voix rauque et disait des choses étranges, comme si il ne savait pas qui j'étais. Il m'appelait alors "Miss Lady". C'est quelque chose de difficile à expliquer, même son visage changeait. La premiÚre chose à laquelle j'ai pensé, c'était qu'il avait le diable en lui." Sa femme s'est alors tournée vers l'Église pour trouver de l'aide... "Je ne demandais pas forcément un exorcisme, j'essayais simplement d'avoir des réponses (...) Je pense qu'il a beaucoup d'alter, mais je ne sais pas combien, je ne peux pas le savoir, mais j'en ai rencontré un certain nombre.» Lorsque sa carriÚre sportive s'est terminée, Walker raconte comment ses personnalités alter ont commencé à prendre le contrÃŽle d'une maniÚre anarchique. C'est à partir de là qu'il a commencé à développer une fascination morbide pour les armes et la mort. Il écrit dans son livre : « La jouissance viscérale que j'éprouve à voir l'impact puis la pulvérisation du cerveau avec le sang est comme un feu d'artifice.» Il a plusieurs fois été sur le point de commettre un meurtre par arme à feu, notamment contre sa femme : « Il a mis le pistolet sur ma tempe en disant "Je vais te faire sauter la cervelle". J'ai dû alors avoir la force de Dieu en moi car je lui ai répondu dans les yeux : Vas-y appui sur la gâchette, moi je sais où je vais, mais toi, sais-tu où tu vas aller ? Il y avait en face de moi quelqu'un de fondamentalement mauvais.» Walker n'a jamais nié avoir ainsi menacé sa femme, mais il dit qu'il ne s'en souvient pas. Durant une séance de thérapie avec sa femme, le Dr. Jerry Mungadze, son thérapeute, a déclaré avoir vu émerger une personnalité alter totalement enragée qui voulait littéralement tuer tout le monde dans la piÚce. Le Dr. Mungadze rapporte : « Ses yeux ont changé. Les yeux qui ont émergé n'en avaient strictement rien à faire de moi, et lorsqu'il disait qu'il allait me tuer, je le croyais volontiers... Il ne s'agissait pas de Herschel, c'était un alter enragé.» Finalement ce jour là, "Walker" détourna sa colÚre en faisant un trou dans la porte du cabinet par un coup de poing, c'est alors qu'un autre alter a émergé, cette fois il s'agissait d'un jeune garçon : « Il avait une douleur terrible parce qu'il venait de se casser la main.» Herschel ne se rappelle pas non plus de cette scÚne de violence, mais il dit clairement qu'il faut assumer toutes ces choses et que sa maladie n'est pas une excuse à la violence. AprÚs 8 années de thérapie, sans aucune prise de médicaments, il a désormais beaucoup plus de contrÃŽle sur ses personnalités alter. Extrait du Livre MK - page 611🧩 ✔ Vidéo n°1 : Cathy O'Brien sur le contrÃŽle mental dans l'industrie du sport de haut niveau ✔ Vidéo n°2 : Novak Djokovic - « petites voix dans la tête et changement psycho-physiologique radical » ✔ Vidéo n°3 : le BUG de Serena Williams (images rares à l'époque censurées) ✔ Vidéo n°4 : « Incredible Kid ! » (archives montrant le petit Eldrick Woods sous influence...)

Alexandre Lebreton

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𝐍𝐢𝐜𝐞 𝐚 𝐝𝐞́𝐬𝐚𝐫𝐊𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧 𝐧𝐚𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐊𝐚𝐢𝐫𝐞. Et avec la défaite de Christian Estrosi, c'est aussi une page importante de mon combat politique personnel qui se tourne. 𝟐𝟎 𝐀𝐍𝐒 𝐅𝐀𝐂𝐄 𝐀𝐔 𝐒𝐘𝐒𝐓𝐄̀𝐌𝐄 𝐄𝐒𝐓𝐑𝐎𝐒𝐈 𝐉’𝐚𝐢 𝐚𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐞́ 𝐊𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐊𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐜𝐚𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐄𝐬𝐭𝐫𝐚𝐬𝐢 𝐞𝐧 𝟐𝟎𝟎𝟔, devant le Conseil départemental dont il était alors le Président. Il venait d’affirmer son soutien à la construction d’une grande mosquée à Nice et 𝐧𝐚𝐮𝐬 𝐞́𝐭𝐢𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐬𝐜𝐚𝐧𝐝𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐊𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧 𝐬𝐥𝐚𝐠𝐚𝐧, « 𝐄𝐬𝐭𝐫𝐚𝐬𝐢 𝐜𝐚𝐊𝐩𝐥𝐢𝐜𝐞 – 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐬𝐪𝐮𝐞́𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐍𝐢𝐜𝐞 », qu’on retrouvera ensuite souvent sur des banderoles, des tracts, des autocollants. Vous le savez, j’ai combattu sans relâche le clientélisme communautaire et les compromissions avec les islamistes de l’UOIF, je suis même parvenu à deux reprises à faire condamner la municipalité. 𝐍𝐢𝐜𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐊𝐚𝐫𝐭𝐲𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐫𝐢𝐬𝐊𝐞 𝐢𝐬𝐥𝐚𝐊𝐢𝐬𝐭𝐞, ici les djihadistes ont massacré des familles venues assister à un feu d’artifice et tuer des chrétiens qui priaient dans la basilique Notre-Dame. Pour les victimes, pour leurs familles, je suis fier de ne jamais avoir reculé face aux menaces, aux procÚs, aux attaques. « 𝐋’𝐎𝐏𝐏𝐎𝐒𝐈𝐓𝐈𝐎𝐍, 𝐂’𝐄𝐒𝐓 𝐕𝐀𝐑𝐃𝐎𝐍 » Ces six derniÚres années, ce combat a pris une autre forme : le micro du conseil municipal a remplacé le mégaphone des manifestations. 𝐀̀ 𝐥𝐚 𝐭𝐞̂𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐚𝐬𝐢𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝐧 𝐠𝐫𝐚𝐮𝐩𝐞 𝐝𝐞 𝟕 𝐞́𝐥𝐮𝐬 (𝐞𝐭 𝐊𝐞̂𝐊𝐞 𝟗 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐊𝐞́𝐭𝐫𝐚𝐩𝐚𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐧, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐚𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐧𝐚𝐬 𝐚𝐊𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐂𝐚𝐠𝐧𝐞𝐬-𝐬𝐮𝐫-𝐌𝐞𝐫), 𝐣’𝐚𝐢 𝐞𝐮 𝐥’𝐢𝐊𝐊𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐡𝐚𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐯𝐚𝐢𝐱 𝐝𝐞𝐬 𝐍𝐢𝐜̧𝐚𝐢𝐬 au sein de cette mairie où avant nous ont siégé des hommes tels que Jean et Jacques Médecin ou encore Jacques Peyrat. Nos élus ont été absolument exemplaires pendant tout ce mandat et je veux leur rendre hommage. Leur investissement a été constant, dans l’hémicycle comme sur le terrain aux cÃŽtés des Niçois. Surtout, sur le fond et sur les combats essentiels, jamais nous n’avons plié et cédé face aux pressions médiatiques et politiques. 𝐍𝐎𝐒 𝐂𝐎𝐌𝐁𝐀𝐓𝐒 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐑𝐄𝐓𝐑𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑 𝐍𝐈𝐂𝐄 Quelques exemples des batailles que nous avons menées pendant ces 6 années d’opposition municipale : > 𝐍𝐚𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐬 𝐞𝐊𝐩𝐞̂𝐜𝐡𝐞́ 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐊𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐜𝐞̀𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐠𝐚𝐮𝐜𝐡𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐊𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐮𝐞 𝐚𝐮 𝐧𝐚𝐊 𝐝𝐞 𝐆𝐢𝐬𝐞̀𝐥𝐞 𝐇𝐚𝐥𝐢𝐊𝐢, avocate des terroristes algériens du FLN ayant massacré des Français. > 𝐍𝐚𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐬 𝐚𝐛𝐭𝐞𝐧𝐮 𝐥𝐚 𝐟𝐞𝐫𝐊𝐞𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐧𝐚𝐜𝐀𝐬 𝐚𝐮 𝐞́𝐩𝐢𝐜𝐞𝐫𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐮𝐢𝐭 qui pourrissaient la vie des habitants. > 𝐍𝐚𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐚𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐟𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐜𝐚𝐧𝐧𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐊𝐞𝐧𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐫𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐊𝐮𝐬𝐮𝐥𝐊𝐚𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐍𝐢𝐜𝐞, avec 10 mosquées sous leur contrÃŽle. > Au Conseil, comme dans la presse, 𝐧𝐚𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐞́𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞́ 𝐥𝐞 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐊𝐚𝐬𝐪𝐮𝐞́𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐢𝐊𝐚𝐊𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐫𝐢𝐊𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐇𝐚𝐊𝐚𝐬. > 𝐍𝐚𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐫𝐞𝐜𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐊𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐫𝐚𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐡𝐞́𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐠𝐞𝐧𝐫𝐞 dans les crÚches. > 𝐍𝐚𝐮𝐬 𝐧𝐚𝐮𝐬 𝐬𝐚𝐊𝐊𝐞𝐬 𝐊𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐬 𝐩𝐚𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐭𝐚𝐭𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐉𝐞𝐚𝐧𝐧𝐞 𝐝’𝐀𝐫𝐜 face aux déconstructeurs et elle est toujours debout ! > 𝐍𝐚𝐮𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐬 𝐊𝐞𝐧𝐞́ 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐊𝐛𝐚𝐭 𝐜𝐚𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐝’𝐀𝐜𝐫𝐚𝐩𝐚𝐥𝐢𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐓𝐡𝐞́𝐚̂𝐭𝐫𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐚𝐧𝐚𝐥, du premier au dernier jour, y compris devant les tribunaux. > J’ai pu offrir une leçon d’histoire à tout le Conseil municipal quand 𝐣’𝐚𝐢 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐞́ 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐮𝐥 𝐞𝐬𝐜𝐥𝐚𝐯𝐚𝐠𝐞 𝐪𝐮’𝐚𝐧 𝐧’𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐚𝐊𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐚𝐧𝐧𝐮 𝐚̀ 𝐍𝐢𝐜𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐢𝐫𝐚𝐭𝐞𝐬 𝐊𝐮𝐬𝐮𝐥𝐊𝐚𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐮𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐊𝐞𝐬 𝐮𝐧 𝐊𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐫𝐞́𝐭𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐮𝐫𝐚𝐩𝐞́𝐞𝐧𝐬, vendus sur les marchés de Tripoli, Tunis ou Alger du 16e au 18e siÚcle. 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐈𝐍𝐔𝐄𝐑 𝐋𝐀 𝐌𝐀𝐑𝐂𝐇𝐄 𝐋𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐊𝐞 𝐄𝐬𝐭𝐫𝐚𝐬𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐚𝐊𝐛𝐞́. 𝐂'𝐞𝐬𝐭 𝐞́𝐯𝐢𝐝𝐞𝐊𝐊𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐭𝐢𝐬𝐟𝐚𝐜𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐛𝐚𝐧𝐧𝐞 𝐧𝐚𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐮𝐫 𝐍𝐢𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐍𝐢𝐜̧𝐚𝐢𝐬. 𝐉𝐞 𝐜𝐫𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐫 𝐝𝐢𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐣’𝐲 𝐚𝐢 𝐜𝐚𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐞́, tout comme les élus qui m’ont accompagné, tout comme tous les militants courageux qui ont été à mes cÃŽtés depuis 20 ans et plus largement tous ceux qui ont d’une maniÚre ou d’une autre apporté leur soutien à notre action. Vous êtes nombreux à m’avoir fait l’amitié de me demander quelle forme mon engagement prendrait, localement, avec la fin de mon mandat de conseiller municipal. Ma réponse est simple : 𝐣𝐞 𝐊𝐞 𝐛𝐚𝐭𝐭𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐮𝐫 𝐍𝐢𝐜𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝’𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐞́𝐥𝐮 𝐊𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐣𝐞 𝐜𝐚𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞𝐫𝐚𝐢. Au Conseil régional bien sûr, mais plus largement en poursuivant la lutte sur le terrain politique ET culturel. Vous le savez je crois, ce ne sont ni les mandats, ni même les partis ou mouvements, qui sont le fondement de mon action, mais l’amour profond pour cette terre - qui est à la fois celle de mes ancêtres et celle de mes enfants - et ma volonté de défendre, perpétuer et transmettre notre civilisation. 𝐉𝐞 𝐬𝐚𝐢𝐬 𝐭𝐚𝐮𝐭 𝐜𝐚𝐊𝐊𝐞 𝐯𝐚𝐮𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐧𝐞 𝐬’𝐚𝐫𝐫𝐞̂𝐭𝐞𝐫𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚̀. C’est un combat bien plus vaste qu’un simple changement de majorité municipale qui nous appelle. Je vous ferai trÚs vite part de nouveaux projets, n’en doutez pas. FidÚlement, Philippe VARDON-RAYBAUD

Philippe Vardon

18,052 görÃŒntÃŒleme • 6 ay önce

🇱🇧 Lettre ouverte à l’Occident De Michel Bou Rjeily Vous nous avez déçus. Pas seulement politiquement. Humainement. Un jour, lorsque les archives seront ouvertes, lorsque les images ne seront plus noyées dans le flot des réseaux sociaux, lorsque les morts auront retrouvé des noms et non plus seulement des chiffres, il restera une question simple, terrible, irréfutable : comment avez-vous pu regarder cela sans rien faire ? Nous mourrons avec cette vérité dans le cœur : vous saviez. Vous saviez, et vous avez continué à voyager, à consommer, à rire, à bruncher, à débattre du prix du café et des destinations d’été pendant que d’autres comptaient leurs morts. Vous saviez, et l’inconfort de regarder la réalité en face vous semblait plus lourd que le poids de nos cercueils. L’Histoire retiendra peut-être les bombes. Mais elle retiendra surtout le silence. Le silence des démocraties qui parlent sans cesse des droits humains mais deviennent muettes lorsque les victimes ne servent plus leurs intérêts géopolitiques. Le silence d’une Europe qui prétend avoir appris de ses tragédies passées mais qui, aujourd’hui encore, hiérarchise les souffrances humaines. Le silence de ceux qui brandissent la mémoire des génocides comme un devoir moral universel, puis ferment les yeux lorsque les morts d’aujourd’hui deviennent politiquement embarrassants. Nous ne sommes pas des barbares. Nous ne sommes pas des silhouettes exotiques apparaissant entre deux reportages. Nous sommes un peuple ancien. Le Liban existait bien avant nombre des États qui aujourd’hui nous donnent des leçons de civilisation. Le nom de notre terre traverse les textes antiques, les récits bibliques, les mémoires de la Méditerranée. Byblos comptait parmi les plus anciennes cités du monde. Tyr et Sidon commerçaient déjà lorsque d’autres peuples apprenaient encore à écrire leur histoire. Nous avons porté des langues, des savoirs, des cultures, des poÚmes, des philosophies et des croyances qui ont traversé les siÚcles. Et pourtant, notre sang semble moins précieux. Pourquoi ? Parce que certaines vies bouleversent le monde, tandis que d’autres ne dérangent même plus le cours d’un déjeuner. À l’Europe, particuliÚrement, il faut rappeler ceci : on ne peut pas se proclamer berceau des droits humains et détourner les yeux lorsque ces droits deviennent inconfortables à défendre. On ne peut pas invoquer sans cesse la mémoire de la Seconde Guerre mondiale tout en oubliant que la leçon fondamentale de cette mémoire était précisément de reconnaître l’humanité partout, même lorsque cela coûte politiquement. À la France, il faut rappeler ses propres mots : liberté, égalité, fraternité. Ces mots n’ont aucun sens s’ils s’arrêtent aux frontiÚres de l’Europe. Le christianisme européen, lui aussi, semble avoir perdu quelque chose d’essentiel. Car être chrétien, ce n’est pas seulement préserver des cathédrales ou célébrer des traditions. Être chrétien, c’est reconnaître le visage humain dans celui qui souffre. C’est comprendre que le confort ne peut pas devenir une excuse morale. C’est savoir qu’un silence face à l’injustice finit toujours par devenir une complicité. Et pourtant, nous regardons un continent entier se convaincre que ne rien faire est une forme de neutralité. Mais l’Histoire n’a jamais considéré l’indifférence comme neutre. Elle la considÚre comme une faillite. Un jour, lorsque notre tragédie deviendra un chapitre de manuels scolaires, beaucoup prétendront avoir été du bon cÃŽté. Beaucoup diront : «nous ne savions pas». D’autres publieront des messages de mémoire, déposeront des fleurs, organiseront des conférences, écriront des tribunes sur la paix et la dignité humaine. Mais nous, nous nous souviendrons. Nous nous souviendrons que pendant que nous enterrions nos morts, le monde continuait à vivre comme si nos vies étaient secondaires. Et malgré tout cela, malgré la colÚre, malgré les ruines, malgré l’abandon, Nous restons humains. Pouvez-vous encore en dire autant ?

LibanVision by JMD

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‌🇺🇊🇺🇞🇬🇪🇷🇺🇪🇺 « LFI n'est pas pro-russe » C'est faux. Voici leur ligne pour 2027. En 3 mins, ce député sans colonne vertébrale enchaîne 21 (!!!) contre-vérités ahurissantes. Je vais TOUTES les démonter. C'est long. Réfuter une absurdité prend plus de temps que l'affirmer : 1. « La priorité devrait être de ramener la Russie dans le concert des nations européennes » La Russie n’a pas été exclue arbitrairement. Elle a été suspendue puis exclue de plusieurs institutions aprÚs l’annexion de la Crimée en 2014, puis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Le problÚme principal n’est pas un manque d’intégration occidentale, mais la violation répétée du droit international par Moscou. 2. « On s’est mal débrouillés avec Poutine » Entre 2000 et 2014, les Occidentaux ont au contraire multiplié les partenariats avec la Russie. La Russie a rejoint le G8, l’Union européenne est devenue son premier partenaire commercial, et des projets énergétiques massifs ont été développés, notamment Nord Stream. Des milliers d’entreprises occidentales sont allées investir en Russie. Tout le monde était heureux de s’ouvrir à un marché de 140 millions de consommateurs. La Russie est avant tout responsable de son isolement. Je suis sincÚrement dérangé de voir un député français expliquer que l’Occident serait responsable de la situation actuelle, alors que la Russie mÚne des guerres contre ses voisins depuis les années 1990. Il suffit de regarder les pays baltes : ils ont rejoint l’OTAN parce qu’ils connaissaient parfaitement le danger que représentait Moscou. 3. « Il aurait fallu une diplomatie différente au début des années 2000 » Au début des années 2000, Poutine avait déjà : - Écrasé la Tchétchénie ; - Réduit progressivement le pluralisme politique ; - Renforcé le pouvoir des services de sécurité ; - Fait pression sur les médias indépendants ; - Emprisonné, contraint à l’exil ou fait taire de nombreux opposants. Encore une fois : comment un député français peut-il affirmer sans trembler que nous serions responsables de la situation actuelle à cause d’un prétendu manque d’entente diplomatique ? Pourquoi faut-il systématiquement dédouaner le régime russe de son durcissement autoritaire et de ses crimes ? 4. « Il ne fallait pas bombarder la Serbie » Aurélien Taché nous ressort ici tous les poncifs habituels sur les Balkans. L’intervention de l’OTAN peut être critiquée. C’est un débat parfaitement légitime. En revanche, lancer cette phrase sans aucun contexte historique est profondément trompeur. Entre 1991 et 1999, les guerres de Yougoslavie font plus de 130 000 morts. Les forces serbes de Bosnie et le régime de Slobodan MiloÅ¡ević sont impliqués dans des campagnes de nettoyage ethnique à grande échelle contre les populations non serbes. Quelques rappels : - Le siÚge de Sarajevo dure prÚs de quatre ans. Des milliers de civils sont tués par les bombardements et les tirs de snipers. - Des forces serbes mettent en place des camps de détention et de concentration en Bosnie et en Croatie. - En juillet 1995, le massacre de Srebrenica entraîne l’assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. Les juridictions internationales l’ont qualifié de génocide. Des responsables comme Radovan KaradÅŸić sont condamnés pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. MiloÅ¡ević, président serbe, lui-même est inculpé pour crimes contre l’humanité avant sa mort. Les frappes aériennes de l’OTAN en août-septembre 1995 (opération Deliberate Force) visent principalement les forces serbes de Bosnie aprÚs Srebrenica et les bombardements répétés de zones civiles, aprÚs des années d’inaction internationale face aux massacres. Lorsque l’on arrive au Kosovo en 1998-1999, l’OTAN n’intervient pas dans le vide. Elle agit aprÚs des années de massacres, de déportations et de nettoyages ethniques dans l’ex-Yougoslavie, alors que MiloÅ¡ević est toujours au pouvoir. Au Kosovo, les forces serbes mÚnent une campagne de répression contre la population albanaise. Des villages sont incendiés, des exécutions sont documentées et des centaines de milliers de Kosovars fuient leurs foyers. Le massacre de Račak, où des dizaines de civils albanais sont retrouvés morts, joue notamment un rÃŽle majeur dans la décision occidentale d’intervenir. À la suite de cela ont lieu les négociations de Rambouillet entre Serbes et Kosovars. Elles échouent, chaque camp jugeant les propositions inacceptables. L’alternative est alors entre une intervention militaire contestée et la poursuite probable d’une campagne de nettoyage ethnique déjà en cours. On peut débattre de la légalité de l’opération de l’OTAN, de ses conséquences ou de ses erreurs. Mais présenter les bombardements de 1999 comme une agression gratuite contre la Serbie sans rappeler tout ce contexte revient à effacer l’essentiel de l’histoire. 5. « Les Russes pouvaient régler le problÚme serbe eux-mêmes » Clairement non. On a vu les résultats de cette diplomatie tout au long des guerres yougoslaves. Elle n’a empêché ni les massacres, ni les déplacements de population, ni l’escalade militaire. La Russie soutenait Belgrade depuis des années. Aurélien Taché a raison sur un point : la proximité historique, culturelle et religieuse entre les deux pays était réelle. Mais c’est précisément pour cette raison que Moscou n’était pas un acteur neutre. Primakov et les dirigeants russes de l’époque soutenaient le régime de MiloÅ¡ević. Présenter la Russie comme un médiateur impartial dans cette crise n’a donc aucun sens. 6. « Le bombardement de la Serbie a convaincu les Russes qu'on ne pouvait pas faire confiance à l'Occident » Beaucoup de responsables russes ont effectivement vécu le Kosovo comme une humiliation. Mais en faire l'origine de la rupture avec l'Occident est réducteur. D'abord, les tensions existaient déjà avant 1999, notamment autour de l'élargissement de l'OTAN à l'Europe centrale, perçu à Moscou comme un recul de son influence. C’est d’ailleurs un réflexe impérialiste russe, et non occidental, puisque les nations sont souveraines dans leur choix d’alliances militaires, et que le contexte historique justifie largement leur volonté de se protéger. Ensuite, la dégradation des relations ne s'explique pas seulement par les choix occidentaux. Elle est aussi liée à l'évolution de la Russie elle-même : concentration du pouvoir autour de Poutine, affaiblissement des contre-pouvoirs, montée de l'autoritarisme et volonté croissante de restaurer une sphÚre d'influence dans l'espace post-soviétique. Encore une fois : les Russes n’ont qu’à se regarder dans le miroir. La main leur a été tendue à de trÚs nombreuses reprises. Ce sont eux qui ont choisi la voie de la belligérance et de l’antagonisme permanent. Il suffit d’écouter la classe politique russe et ses médias. 7. « AprÚs cela, Poutine a compris qu'il n'y avait pas d'avenir avec l'Occident » Faux. Là encore, l'affirmation ne résiste pas aux faits. Si Poutine avait réellement conclu dÚs 1999 qu'il n'y avait « aucun avenir avec l'Occident », pourquoi la Russie a-t-elle continué à coopérer étroitement avec les États-Unis et l'Europe pendant plus d'une décennie ? AprÚs le Kosovo, Moscou soutient les États-Unis aprÚs le 11 septembre 2001, facilite les opérations en Afghanistan, participe à la création du Conseil OTAN-Russie en 2002, développe ses relations économiques avec l'Union européenne et construit même des projets stratégiques communs comme Nord Stream. Les exemples sont légion. Bref, c’est encore un poncif sans ancrage dans le réel. 8. « Les révolutions en Géorgie ont été pilotées par les Américains » Cette affirmation est non seulement fausse, mais aussi profondément insultante envers le peuple géorgien. Oui, des ONG occidentales étaient présentes en Géorgie. Oui, des fondations américaines ont soutenu des médias indépendants, des observateurs électoraux ou des organisations de la société civile. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont organisé ou contrÃŽlé la Révolution des Roses. La révolution éclate avant tout à la suite d'élections législatives massivement contestées pour fraude, dans un pays gangrené par la corruption et le banditisme. Des dizaines de milliers de Géorgiens descendent dans la rue, rejoints par une opposition qui bénéficie déjà d'un large soutien populaire. Pour croire à la thÚse d'un « pilotage américain », il faudrait expliquer comment Washington aurait pu manipuler à lui seul des centaines de milliers de citoyens géorgiens ayant leurs propres motivations politiques. Cette lecture retire toute capacité d'action aux Géorgiens eux-mêmes. Elle suppose que lorsqu'une population post-soviétique se révolte contre un pouvoir impopulaire ou corrompu, elle ne peut pas le faire de sa propre initiative et doit nécessairement être dirigée depuis Washington. C'est précisément l'un des postulats centraux de la propagande russe depuis vingt ans. C’est méprisant et profondément indécent. Ça en dit aussi long sur Taché : apparemment, pour lutter pour la liberté dans son pays, il faudrait forcément toucher un billet. Je sais que cela peut paraître inconcevable pour vous, Monsieur le député, mais contrairement à ce que vous semblez croire, les peuples savent se mobiliser contre l'injustice sans être payés pour le faire. Enfin, si les États-Unis contrÃŽlaient réellement ces révolutions, il devient difficile d'expliquer pourquoi elles ont produit des résultats aussi différents selon les pays, les périodes et les dirigeants concernés. Les mouvements de contestation en Géorgie, en Ukraine ou au Kirghizstan ont tous suivi des trajectoires distinctes, parfois même défavorables aux intérêts occidentaux. La réalité est beaucoup plus simple : les États-Unis ont soutenu des acteurs démocratiques et la société civile, mais aucune preuve sérieuse ne montre qu'ils ont « piloté » la Révolution des Roses. Confondre soutien politique et contrÃŽle opérationnel est un raccourci qui ne résiste pas à l'examen des faits. 9. « Maïdan a été piloté par les Américains » Là, c’est pareil. Il répÚte la propagande la plus crasse, la plus stupide et la plus dégoûtante du Kremlin sans rougir. Maïdan commence en novembre 2013 aprÚs la décision du président Viktor Ianoukovytch de renoncer à l'accord d'association avec l'Union européenne, alors qu'il s'était publiquement engagé à le signer lors de sa campagne présidentielle. Les premiÚres manifestations sont spontanées et rassemblent essentiellement des étudiants, des journalistes et des citoyens ordinaires. Ce n'est qu'aprÚs la répression policiÚre du 30 novembre, lorsque de jeunes manifestants pacifiques sont passés à tabac, que le mouvement prend une ampleur nationale. Des centaines de milliers d'Ukrainiens descendent dans les rues de Kyiv et d'autres villes. Affirmer que Washington aurait « piloté » un tel mouvement suppose que les États-Unis auraient été capables de contrÃŽler des mois de manifestations, des centaines de milliers de participants et une multitude d'acteurs politiques, associatifs et citoyens. Or il n’existe pas la moindre preuve sérieuse pour étayer une telle affirmation. D’ailleurs, bien que trÚs jeune à l’époque, j’y étais moi-même. Les États-Unis ont bien soutenu politiquement l'opposition démocratique ukrainienne, comme ils l'ont fait dans de nombreux pays. Des responsables américains ont rencontré des opposants et exprimé leur soutien aux manifestants. Mais soutenir un mouvement et l'organiser sont deux choses trÚs différentes. Là encore, cette théorie souffre surtout d'un problÚme logique : elle retire toute capacité d'action aux Ukrainiens eux-mêmes. Elle part du principe que des millions de personnes ne peuvent pas se mobiliser contre la corruption, l'autoritarisme ou un changement de cap géopolitique sans être manipulées par une puissance étrangÚre. C'est une vision profondément paternaliste et méprisante des peuples post-soviétiques. 10. « Il faut des référendums sur les territoires occupés » Un référendum n'a de valeur que si les électeurs peuvent voter librement. Or, dans les territoires occupés par la Russie : - Des millions d'Ukrainiens ont fui ; - Une partie de la population a été déplacée de force ; - Les médias indépendants ont disparu ; - La population subit la propagande russe 24 heures sur 24 depuis des années ; - Toute opposition à l'occupation est réprimée ; - Des citoyens ont été arrêtés, torturés ou intimidés pour leurs positions pro-ukrainiennes. Dans ces conditions, il est impossible de déterminer qui devrait voter et dans quel environnement politique. Surtout, le droit international est trÚs clair : un État ne peut pas envahir un territoire, en prendre le contrÃŽle militaire, puis organiser un référendum pour légitimer cette conquête. Accepter ce principe reviendrait à créer un précédent extrêmement dangereux : n'importe quelle puissance pourrait annexer un territoire voisin puis réclamer un vote sous occupation pour valider le fait accompli. Cette idée de « conférence des frontiÚres », chÚre à Jean-Luc Mélenchon, est une véritable boîte de Pandore. La véritable question n'est donc pas : « Faut-il un référendum ? », mais plutÃŽt : pourquoi récompenser une invasion en accordant à l'agresseur le droit de redessiner les frontiÚres qu'il a lui-même violées ? Enfin, les Ukrainiens des territoires occupés n'ont jamais demandé de référendums avant l'invasion russe de 2014. C'est un mythe construit par Moscou. Il n'existait aucun mouvement séparatiste dans le sud ou l'est de l'Ukraine avant l'invasion russe. 11. « Zelensky n'a plus aucune légitimité populaire » Encore une fois, on retrouve presque mot pour mot l'argumentaire développé par le Kremlin. Comparez vous-mêmes : JLM : « Monsieur Zelensky, dites-vous, vous plaisantez ? Il n'est président de rien. Depuis le mois de mai dernier, son mandat est arrivé à terme. » Poutine : « Le président de l'Ukraine est élu pour cinq ans. Il n'existe aucun moyen de prolonger son mandat. » JLM : « Si vous faites signer un accord par quelqu'un qui est ensuite remplacé par quelqu'un d'autre qui dit : "Moi, je n'étais pas au courant et lui, il ne représentait personne", et c'est fini, patatras, tout est ramené à zéro. Nous avons donc besoin qu'il y ait un président légitime élu par les Ukrainiens (...) pour signer l'accord de paix. » Poutine : « La signature doit être celle des autorités légitimes. Sinon (...) le prochain arrivera et jettera tout ça à la poubelle. » D'abord, le mandat présidentiel ukrainien n'a pas été prolongé de maniÚre arbitraire. La Constitution ukrainienne et la loi martiale interdisent la tenue d'élections nationales en temps de guerre. Cette rÚgle existait bien avant l'invasion russe de 2022. Organiser un scrutin alors qu'une partie du territoire est occupée, que des millions de citoyens sont réfugiés à l'étranger, que des centaines de milliers de soldats sont au front et que des villes sont bombardées quotidiennement serait matériellement et démocratiquement impossible. Ensuite, malgré l'usure inévitable liée à plus de quatre ans de guerre, Zelensky demeure l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays. Aucun opposant ne bénéficie aujourd'hui d'un soutien comparable à l'échelle nationale, à l'exception éventuelle de Zaloujny. Depuis plusieurs années, Vladimir Poutine affirme qu'il ne peut pas négocier avec Zelensky car celui-ci serait devenu « illégitime » en raison de l'absence d'élection présidentielle. Or cet argument ignore volontairement les dispositions du droit ukrainien en temps de guerre et sert avant tout à justifier le refus du Kremlin d'engager de véritables négociations. Lorsque Aurélien Taché ou Jean-Luc Mélenchon reprennent cette idée, ils reprennent quasiment mot pour mot l'un des principaux éléments de langage utilisés par Moscou depuis des mois. Qu'ils le veuillent ou non, ils contribuent ainsi à légitimer le prétexte invoqué par le Kremlin pour poursuivre la guerre. Si personne n'est « légitime » pour négocier cÃŽté ukrainien, alors aucune négociation n'est possible. C'est précisément la position défendue par le Kremlin pour justifier la poursuite du conflit, alors même que les frappes russes continuent de tuer des civils ukrainiens chaque semaine. 12. « Une affaire de corruption éclate tous les quinze jours » Populisme de bas étage. Personne ne nie que la corruption demeure un problÚme en Ukraine. C'est d'ailleurs précisément pour cette raison que le pays a créé depuis 2014 plusieurs institutions spécialisées, comme le Bureau national anticorruption (NABU) ou le Parquet spécialisé anticorruption. Si des scandales éclatent réguliÚrement, c'est aussi parce que ces structures enquêtent davantage qu'auparavant et que la société civile ukrainienne est particuliÚrement vigilante sur ces questions. Ensuite, les affaires révélées ne démontrent pas l'absence de lutte contre la corruption, mais souvent l'inverse. Plusieurs ministres, hauts fonctionnaires, responsables militaires ou proches du pouvoir ont été limogés, poursuivis ou contraints à la démission. Dans de nombreux pays, ces dossiers n'auraient jamais été rendus publics. Surtout, l'argument est utilisé de maniÚre trÚs sélective. La Russie figure parmi les pays les plus corrompus d'Europe selon la plupart des indicateurs internationaux, mais on entend rarement les mêmes conclure que le Kremlin aurait perdu toute légitimité pour autant. 13. « Une partie de l'aide disparaît » C'est faux. Et c'est un argument particuliÚrement malhonnête. Des audits français, américains et européens sont réalisés en permanence. On sait précisément où vont les aides étrangÚres et comment elles sont utilisées. Si l'Ukraine était réellement un systÚme où l'aide occidentale disparaissait massivement dans la corruption, il serait difficile d'expliquer comment elle a réussi à tenir plus de quatre ans face à l'armée russe, à moderniser ses capacités militaires et à mener des opérations complexes. Les audits occidentaux ont identifié des cas de corruption et de mauvaise gestion, mais aucune preuve d'un détournement massif et systémique de l'aide militaire occidentale. Tous les grands scandales de corruption de ces derniÚres années, notamment l'affaire Midas, qui concernait environ 100 millions de dollars détournés dans le secteur de l'énergie, ne portaient pas sur les aides étrangÚres. Oui, la corruption existe. Mais prétendre que l'aide occidentale est massivement détournée est un mensonge que le Kremlin adore propager pour convaincre les Occidentaux d'abandonner l'Ukraine. Aurélien Taché reprend ici exactement ce récit. 14. « Des hommes sont enlevés dans la rue pour être enrÃŽlés » Oui, des vidéos montrent parfois des méthodes brutales ou illégales employées par certains agents chargés de la mobilisation. Ces abus existent et sont réguliÚrement dénoncés en Ukraine même. Mais parler d'« enlÚvements » comme si l'État ukrainien kidnappait systématiquement ses citoyens est faux. L'Ukraine applique une conscription en temps de guerre, comme de nombreux pays l'ont fait dans leur histoire lorsqu'ils étaient confrontés à une menace existentielle. Présenter ces vidéos comme la preuve que les Ukrainiens ne veulent plus se battre revient à confondre des abus ponctuels avec la réalité d'un pays mobilisé depuis plus de quatre ans pour sa survie. 15. « Les Ukrainiens ne veulent plus se battre » Encore une phrase dénuée de sens. Il existe une fatigue de guerre réelle en Ukraine. AprÚs plus de quatre ans de conflit à grande échelle, des centaines de milliers de morts et de blessés, des familles séparées et une mobilisation prolongée, de nombreux Ukrainiens s'interrogent sur la stratégie à suivre. Cette lassitude s'est notamment accentuée aprÚs l'échec de la contre-offensive de l'été 2023, qui avait suscité d'importants espoirs. Mais cette fatigue ne signifie pas que les Ukrainiens ne veulent plus se battre. Les sondages montrent généralement qu'une majorité de la population refuse toujours les concessions territoriales majeures et considÚre une victoire russe comme une menace existentielle. Cela dit, il existe de réelles difficultés et le moral n'est plus celui de 2022. C'est parfaitement normal. Dans toutes les guerres longues — de la PremiÚre Guerre mondiale au Vietnam, en passant par l'Irak ou l'Afghanistan — les populations finissent par s'épuiser, douter et chercher une issue. C'est la nature même de la guerre. Confondre fatigue, lassitude et volonté de capituler est une façon de déformer la réalité du terrain. 16. « Le récit du bien contre le mal est imposé » Oui, Monsieur Taché. La Russie a envahi un État souverain sans la moindre justification valable, détruit des villes entiÚres et provoqué la mort de centaines de milliers de personnes. L'Ukraine, elle, subit une guerre dont elle n'est en rien responsable. Dans ce conflit, il n'est pas difficile d'identifier l'agresseur et l'agressé. Votre faculté à le faire est indigne pour un député, et j’espÚre que vous ne le serez plus prochainement. Vous n’avez clairement pas les compétences pour. 17. « Les Russes sont présentés comme le mal et l'OTAN comme le bien » Caricature grotesque. La plupart des observateurs occidentaux ne présentent pas l'OTAN comme une organisation parfaite ou irréprochable. Les interventions en Irak, en Afghanistan ou en Libye ont fait l'objet de critiques extrêmement sévÚres en Europe comme aux États-Unis. En revanche, dans le cas de l'Ukraine, le problÚme n'est pas une question de « bien » ou de « mal », mais de faits. La Russie a envahi un État souverain, annexé des territoires, bombardé des villes, déporté des civils et commis de nombreux crimes documentés par les organisations internationales. Le fait de rappeler ces réalités ne relÚve pas d'un récit manichéen, mais de la description d'événements observables. L'argument est d'ailleurs révélateur : il ne répond pas aux accusations portées contre la Russie. Il cherche à les relativiser en suggérant qu'elles ne seraient qu'un produit de la propagande occidentale. Or ce ne sont pas les médias occidentaux qui ont lancé l'invasion du 24 février 2022, bombardé Marioupol ou massacré des civils à Boutcha. On peut critiquer l'OTAN autant qu'on veut. Cela ne change rien à la responsabilité de la Russie dans la guerre qu'elle a elle-même déclenchée. 18. « Les États-Unis ne sont même plus derriÚre cette ligne » PlutÃŽt vrai. Mais dans ce cas, il faudrait savoir : cette guerre est-elle une guerre américaine « provoquée par Washington », comme l'affirment depuis des années les propagandistes du Kremlin, ou non ? Les États-Unis ont réduit leur implication et multiplié les signaux contradictoires. C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles les Européens sont aujourd'hui contraints d'assumer davantage leurs responsabilités. 19. « L'Allemagne réarme à 100 % américain » Factuellement faux. L'Allemagne a certes acheté des F-35 américains, mais elle investit simultanément des dizaines de milliards d'euros dans son industrie nationale et européenne : - Plus de 100 milliards d'euros de fonds spécial pour la Bundeswehr ; - Commandes massives auprÚs de Rheinmetall (chars, munitions, véhicules) ; - Participation aux programmes européens MGCS et FCAS ; - Investissements dans les systÚmes de défense aérienne européens. Dire que l'Allemagne réarme « à 100 % américain » est tout simplement faux. Mais bon, vérifier les faits avant de parler semble être devenu optionnel pour certains. 20. « L'Allemagne veut reprendre l'hégémonie militaire en Europe » Prétendre que l'Allemagne cherche l'hégémonie militaire en Europe parce qu'elle réarme face à la plus grande guerre sur le continent depuis 1945, c'est confondre défense et expansionnisme. Si Berlin voulait dominer l'Europe, elle ne placerait pas son réarmement dans le cadre de l'OTAN, de l'Union européenne et de programmes militaires communs avec ses voisins. La doctrine officielle allemande met l'accent sur la défense collective, le soutien à l'Europe et la dissuasion face à la Russie. Rien de sensationnel. 21. « Quand les Allemands réarment, ce n'est jamais bon » Honteux et insultant pour nos voisins allemands. L'Allemagne de 2026 n'est ni celle de Guillaume II ni celle d'Hitler. C'est une démocratie libérale intégrée à l'Union européenne et à l'OTAN, dont l'armée est placée sous un contrÃŽle parlementaire strict. Son réarmement est une réponse directe à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et s'inscrit dans un cadre collectif de défense avec ses alliés. Par ailleurs, si l'on appliquait ce raisonnement à tous les pays, il faudrait considérer que la France est une menace dÚs qu'elle augmente son budget militaire à cause des guerres napoléoniennes, ou que le Royaume-Uni ne devrait plus avoir d'armée en raison de son passé colonial. Voilà. 25000 signes pour debunker une connerie de 3 minutes. Aurélien Taché est une tâche pour la France et pour l’Assemblée. Vivement les prochaines élections pour qu’il soit battu.

Cyrille Amoursky

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