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🎤 "𝐽𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑟𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑏𝑜𝑢𝑡... 𝐶𝑟𝑜𝑖𝑠-𝑚𝑜𝑖, 𝑖𝑙𝑠 𝑣𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑛 𝑐**** 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢'𝑎𝑢 𝑏𝑜𝑢𝑡 !" 😅 Deux plus ans tard, les paroles de Julien Cazarre sont plus que jamais d'actualité concernant l'OL...

256,886 просмотров • 1 год назад •via X (Twitter)

Комментарии: 8

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...1 год назад

Faites attention en allant aux magasins. 👀👀👀 hors de question d'aider le cowboy 🤠 j'ai refusé

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...1 год назад

👀👀👀👀👀

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cordesse sebastien1 год назад

Il perdent une légende du club et ils descendent en ligue 2 et si c'était pas un signe

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torcida loka !!1 год назад

Oh le batard 🤣🤣🤣🤣

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Mehdi1 год назад

Ça te fait rire fdp ? 😏

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edouardo211 год назад

Excellent 👌

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Vincent1 год назад

“Oh merde, Ympique Yonnais” je l’écoute en boucle 😂

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jeremyl'italien1 год назад

Gros con fini à la piss

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Le président des effets d’annonce a aussi menti aux pompiers.🚒 Le 28 octobre 2022, Emmanuel Macron se tient debout, costume bleu nuit, cravate noire. Il parle des Canadair. Il dit les mots exacts : « Nous en avons douze aujourd’hui. Nous allons investir massivement pour que d’ici la fin du quinquennat, ces douze soient remplacés et que leur nombre soit porté jusqu’à seize. » Il promet 250 millions d’euros. Il parle de « réarmement aérien d’urgence ». Il regarde les acteurs de la lutte contre les feux de forêt dans les yeux. Il leur dit, en substance : on a entendu, on a compris, on va agir. Quatre ans plus tard, en plein été 2026, les mêmes pompiers regardent les mêmes avions jaunes et rouges, usés jusqu’à la corde, qui peinent à décoller. Toujours douze, dont 5 opérationnels ! Les plus vieux ont dépassé les trente ans. On les répare avec des pièces sur l’on prend sur les autres. Pendant que les feux remontent jusqu’à Fontainebleau, des forêts qui n’avaient jamais vu un Canadair de leur histoire. Ce n’est pas un retard technique. C’est un mensonge politique. On savait dès 2022 que la production de Canadair était arrêtée depuis 2015. On savait qu’il fallait relancer une usine canadienne à l’arrêt. On savait que les délais de fabrication se comptaient en années. Macron le savait. Son administration le savait. Et pourtant il a choisi les mots les plus solennels, les plus engageants, devant les gens qui risquent leur peau chaque été. Il a fait croire que les renforts arriveraient avant la fin de son mandat. Il a fait croire que la nation allait enfin se donner les moyens de sa politique climatique. Résultat : deux appareils commandés pour 2028. Deux autres pour 2033. La promesse de 16 Canadair « d’ici la fin du quinquennat » est morte et enterrée. Pendant ce temps, les pompiers, ceux qui se retrouvent avec deux avions sur un feu qui en demanderait six, ceux qui appellent les renforts européens parce que la flotte nationale est saturée. Ceux qui croyaient, en 2022, que cette fois c’était différent. Qu’après les 30 000 hectares de Gironde, après les évacuations, après les images de maisons brûlées, le pouvoir avait enfin compris. Ils se retrouvent avec moins, parce que les appareils vieillissent plus vite que les discours. Ce n’est pas seulement une question d’avions. C’est une question de parole. Quand un président de la République regarde des hommes et des femmes qui ont combattu le feu et leur promet solennellement des moyens, et que quatre ans plus tard il n’y a rien, ce n’est plus de la communication. C’est du mépris. Un mépris habillé de chiffres, de « stratégies industrielles », de « commandes européennes ». Un mépris qui dit : vos vies, vos peurs, votre épuisement, on s’en sert pour les images, et après on passe à autre chose. Macron a construit tout un style sur cela. Les grands discours, les dates butoirs, les "dès cette année". Et derrière, les glissements, les annulations budgétaires discrètes, les justifications techniques qui arrivent toujours trop tard. Sur les Canadair, c’est particulièrement visible parce que le sujet est simple, mesurable. Soit les avions sont là, soit ils ne le sont pas. Et ils ne le sont pas. Les pompiers n’ont pas besoin d’un nouveau plan. Ils ont besoin qu’on arrête de leur mentir. Ils ont besoin qu’on reconnaisse que la promesse de 2022 était une opération de communication, pas un engagement. Ils ont besoin que quelqu’un, un jour, assume que pendant quatre ans on a laissé une flotte de bombardiers d’eau s’éroder pendant que le climat, lui, n’attendait personne. En 2022, on leur a dit : on va vous donner les moyens. En 2026, ils se retrouvent avec moins d’avions fatigués, les mêmes pannes, les mêmes appels aux voisins européens. Et un président qui, quand on lui rappelle sa promesse, répond qu’en 2017 on n’en produisait plus du tout. Comme si le fait d’avoir relancé une production pour 2028 et 2033 effaçait le mensonge de 2022. Ça ne l’efface pas. Ça l’aggrave.

Alain Weber

31,821 просмотров • 2 месяцев назад

🇩🇿🇫🇷 Les plus gros bénévoles de l’histoire sont les Algériens. Pendant des années, avec SOS Racisme et le fameux récit “black-blanc-beur”, on a voulu faire croire que toutes les immigrations avaient la même histoire et la même place en France. C’est faux. L’immigration algérienne est différente des autres. À la base, c’est une immigration profondément politique, née de la colonisation, de la guerre d’Algérie et de l’histoire directe entre les deux pays. La confusion est arrivée plus tard avec le regroupement familial, où on a commencé à tout mélanger : “immigrés”, “arabes”, ”noir” “musulmans”, “banlieues”… comme si tout était interchangeable. Mais dans les faits, quand tu regardes les médias, les débats politiques et les obsessions françaises depuis 40 ans, il y a surtout un peuple qui sert de cible permanente : les Algériens et les Franco-Algériens. Et pendant que les Franco-Algériens prennent les coups H24, beaucoup d’autres communautés vivent derrière ce paratonnerre historique sans jamais être mises au centre comme eux. Le plus ironique ? Le maire de Saint-Denis, Baly Bagayoko, d’origine malienne, a été élu en grande partie grâce aux voix des Franco-Algériens de sa ville. Mais une fois au pouvoir, ça tape sur l’Algérie pour plaire au climat médiatique du moment. Comme souvent en France : les Algériens servent de marchepied électoral… puis deviennent la cible officielle derrière. ✍🏾

☫Minolo Goodman

73,774 просмотров • 4 месяцев назад

Nous sommes le 23 juin 1987. Une date historique… enfin, surtout pour nos archives familiales. Voici l’une des rares photos de papa Jean #Kalamba, creuseur de Tshikapa, aux côtés de notre sœur #Paulette Paulette Kimuntu Kim. Cet homme n’a pas seulement brisé un rêve : il a laissé quelques morceaux du cœur de notre sœur éparpillés quelque part entre #Tshikapa et le reste du monde. Car #Paulette, elle, avait tout misé sur Jean. Les études ? Arrêtées. Le toit familial ? Quitté. La prudence ? Manifestement restée à la maison. Tout ça pour les beaux yeux de ce #Kasaïen qui, deux ans plus tard, allait mettre fin à leur histoire… sans explication, sans communiqué officiel, sans conférence de presse et, surtout, sans service après-vente. Pour notre sœur, pourtant, l’explication était toute trouvée : ses origines. Il faut se replacer dans l’époque. À une période où certains esprits étaient encore solidement garés au Moyen Âge, comment pouvait-on concevoir tranquillement l’union d’une #Muyaka avec un #Kasaïen ? Aujourd’hui, la question paraît presque absurde. À l’époque, elle pouvait transformer une simple histoire d’amour en sommet diplomatique. Cet amour était-il devenu trop lourd à porter pour Jean ? Était-ce la pression familiale ? La facilité ? La lâcheté ? Nous ne le saurons probablement jamais. Une chose, en revanche, ne nécessitait aucune enquête : Jean avait pris la fuite. Et cette rupture allait laisser des traces. Beaucoup de traces. Tellement de traces que, près de quarante ans plus tard, le dossier sentimental semblait toujours ouvert dans les archives de Paulette. Notre sœur ne s’en est jamais vraiment remise. Mais le destin, qui possède parfois un sens de l’humour particulièrement douteux, n’en avait pas terminé avec elle. Comme si Jean #Kalamba ne suffisait pas, Paulette allait assister, de son vivant, à l’accession au pouvoir… d’un #Kasaïen. Là, il ne fallait tout de même pas trop demander à son cœur. Pour elle, ce n’était plus de la politique : c’était Jean Kalamba qui revenait quarante ans plus tard, mais cette fois avec tout un pouvoir derrière lui. Alors forcément, l’occasion était trop belle. Les vieilles blessures se sont réveillées, les souvenirs sont remontés et l’affront de 1987 a soudain retrouvé une étonnante actualité. Comme quoi, certaines personnes tournent la page. D’autres changent de livre. Et Paulette, elle, avait manifestement gardé Jean Kalamba en marque-page pendant quarante ans. Jeannot Kabuya, le libre penseur.

Jeannot Kabuya

49,268 просмотров • 2 месяцев назад

🔴🗞️ A lire dans le numéro de Valeurs actuelles ن actuellement en kiosque : l'histoire de deux frères, pompier pour l'un, militaire pour l'autre, et passionnés de moto, qui sont tombés dans un guet-apens en répondant à une annonce en ligne pour l'achat d'une moto-cross. Le jour de la rencontre, fixé un matin d'aout sur une aire de covoiturage de Villemandeur (45) : pas de moto. A la place, deux inconnus qui surgissent en survets noirs, visage dissimulé, arme au poing avec laquelle ils tirent plusieurs coups de feux. L'un des deux frères, dénommé Julien, à le temps de prendre la fuite. Pas l'autre : Johan (c'est son nom) est roué de coup, menacé de mort (pistolet braqué sur lui) puis se fait voler les 1700 euros qu'il avait retirés pour la transaction. De son côté, celui qui a pu s'enfuir appelle aussitôt la police pour demander de l'aide. Mais l'échange avec l'opératrice, que Valeurs actuelles ن a pu se procurer (et qui est disponible en bas de ce tweet), est lunaire. La policière ne semble absolument pas comprendre l’état de panique et de confusion dans lequel se trouve son interlocuteur. Elle se permet même de le reprendre sur un point de vocabulaire. Aussitôt après leur vol, les malfrats prennent la fuite en direction d'une voiture, qui les attend plus loin. Johan décide alors de remonter dans sa camionnette avec son frère pour rattraper les agresseurs et les empêcher de fuir. L'un d'eux, le voyant approcher, sort à nouveau son arme et la pointe sur la camionnette. Johan le percute de plein fouet. Résultat: plusieurs semaines de coma pour l'agresseur percuté, et plus de 60 jours d'ITT délivrés. Les deux frères quant à eux sont interpellés quelques heures plus tard, puis mis en examen pour tentative d'homicide et complicité. Le parquet ira même jusqu'à demander le placement en détention provisoire de Johan, qui conduisait la camionnette. Après trois ans d'instruction (l'affaire remonte à 2021), le procès s'est tenu début octobre. Les deux frères répondaient des chefs de tentative d'homicide et complicité. Ils sont apparus très affectés par cette affaire et ont déclaré qu'ils n'avaient pas l'intention de tuer quiconque, mais simplement une réaction à chaud face à l'injustice de ce guet-apens. Le parquet général a requis 6 ans de prison contre Johan, le conducteur de la camionnette. En face, les trois auteurs du guet-apens, Abou D., Idrissa K. et Gharib B., étaient poursuivis pour le vol avec arme, et son organisation. Le jury populaire qui composait cette cour d'assises n'a pas suivi les réquisitions du parquet général. Il s'est montré clément envers les deux frères, et sévère envers les trois autres. Mais le parquet général a fait appel. L'affaire n'est donc pas finie. Elle devrait être rejugée. A lire en détail dans les pages de Valeurs actuelles ن :

Amaury Bucco

1,029,775 просмотров • 1 год назад

La réalité virtuelle pour affronter ses vieux démons Ce jour-là, seule dans la forêt, Vibeke Andersen hurle de tout son être, et son être, c'est bien ce qu'elle entend se réapproprier. 27 ans qu'elle partage sa conscience avec une voix qui la persécute et lui répète sans cesse qu'elle ne vaut rien et ne devrait pas exister. Un cauchemar quotidien… Après des décennies de schizophrénie paranoïde et d'hallucinations auditives, cette Danoise alors âgée de 53 ans décide de rejoindre le projet CHALLENGE. Une initiative lui promettant d'enfin poser un visage et une voix sur celle qui la ronge depuis 27 ans, grâce à un casque de réalité virtuelle. L'idée paraît folle. Face à la persistance de ses hallucinations persécutrices, plutôt que de les fuir ou de tenter de les ignorer, on propose à Andersen de les regarder droit dans les yeux. Les chercheurs du groupe VIRTU, à l'hôpital universitaire de Copenhague, façonnent un avatar à partir de la description donnée par la patiente de son ennemi intérieur. Pendant ce temps, un thérapeute, dissimulé derrière le personnage virtuel, reprend les mots exacts de la voix entendue, adoucis ou déformés grâce à un logiciel de transformation vocale. Ce qui n'existait que dans l'esprit de Vibeke Andersen se met soudain à respirer devant elle. Et, surtout, chose inouïe, elle peut lui répondre. Ce que déclenche cette externalisation relève presque du duel intérieur. Andersen affronte, séance après séance, ce qui l'a fait souffrir toute sa vie adulte, jusqu'à ce jour où, dans cette forêt, elle trouve enfin les mots pour y mettre un terme. Six mois plus tard, la voix n'était toujours pas revenue. Cinq ans après, elle demeure toujours silencieuse. Ce qui rend cette histoire encore plus vertigineuse, c'est qu'elle a, depuis, pu être répliquée. L'essai clinique CHALLENGE, mené sur 270 patients souffrant de troubles du spectre schizophrénique et publié en 2025 dans The Lancet Psychiatry, confirme qu'affronter sa voix intérieure sous cette forme réduit significativement la sévérité des hallucinations, un effet qui tient encore six mois plus tard. Il aura suffi de sept séances pour rendre à des dizaines de patients un contrôle qu'ils pensaient avoir perdu à jamais. Cependant, l'exercice est souvent plus éprouvant que sa simple description le laisse penser. Si les thérapeutes ont la possibilité d'adapter les séances de confrontation, certains patients voient leurs symptômes s'intensifier avant de s'apaiser. Il n'empêche que, porté par ces résultats, VIRTU compte désormais près de 1 000 participants et recrée déjà d'autres tourments intimes. Chez les patients souffrant de troubles alimentaires, c'est une voix critique, obsédée par la nourriture et le corps, que les thérapeutes font surgir par le biais de la réalité virtuelle. Chez d'autres, ce sont des situations sociales entières qui reprennent vie dans le casque, pour désamorcer l'anxiété ou la paranoïa qu'elles déclenchent. Chez les patients dépressifs, ce sont parfois des souvenirs précis, rejoués virtuellement, qui ferment la boucle traumatique. La prochaine frontière touche à l'intelligence artificielle. L'ambition est de donner naissance à un thérapeute virtuel consultable à domicile, entre deux séances, pour ne jamais perdre le fil des conquêtes initiales. De quoi imaginer, demain, que le face-à-face ayant sauvé Vibeke Andersen dépassera les murs d'un hôpital de Copenhague pour enfin soulager ceux qui sont encore seuls face à leurs démons et permettra de pallier le manque de personnel investi dans ces missions.

Les Électrons Libres

24,115 просмотров • 1 месяц назад

Marilyn Van Derbur, la Miss America de 1958, fille du millionnaire Francis Van Derbur, a révélé dans son autobiographie les conséquences de l'inceste paternel qu'elle a subi durant toute son enfance. #archives #pédocriminalité #inceste #dissociation #MK Elle raconte que jusqu'à l'âge de 24 ans, elle avait totalement refoulé le souvenir des viols de son père. Dans son autobiographie intitulée "Miss America By Day", elle révèle publiquement : « Afin de survivre, je me suis divisée en une "enfant du jour", joyeuse et souriante, et une "enfant de la nuit" recroquevillée sur elle-même, à la merci de mon père... Jusqu'à mes 24 ans, l'enfant du jour n'avait aucune conscience de l'existence de l'enfant de la nuit (...) Durant la journée, il n'y avait aucune colère ni aucun regard gênant entre mon père et moi, parce que je n'étais pas consciente des traumatismes et des terreurs de l'enfant de la nuit. Mais plus l'enfant de la nuit se dégradait, plus il était nécessaire que l'enfant du jour excelle ; de l'équipe de ski de l'Université du Colorado, du club Phi Beta Kappa (ndlr: prestigieux club d'étudiants) jusqu'à ma nomination de Miss America, je croyais être la personne la plus heureuse qui ait jamais vécu.» C'est un jeune pasteur de son Église qui a pressenti ce lourd secret. À ses 24 ans, il a réussi à casser les barricades qu'elle s'était construite dans son esprit et c'est alors que les souvenirs ont émergé. Suite à cela, elle s'est investie à un rythme fou dans sa carrière publique afin de refouler une seconde fois toutes ces lourdes mémoires traumatiques. À l'âge de 45 ans, sa vie a basculé... De 45 ans à 51 ans, elle a totalement sombré, de violentes mémoires sont à nouveau remontées avec cette fois des douleurs physiques et des paralysies. Son corps déraillait complètement, elle n'arrivait plus à bouger ses bras ni ses jambes et elle a été hospitalisée dans un institut psychiatrique. Elle a écrit que jamais elle n'aurait pu imaginer que l'inceste pouvait avoir de telles répercutions à long terme ! « Qui pourrait croire que l'inceste puisse avoir de tels effets sur le corps 30 ans plus tard ?» Marilyn Van Derbur a donc eu une amnésie traumatique, dissociative, pendant plusieurs années suite aux viols répétés de son père. Ce qu'elle décrit par la suite, à partir de 45 ans, est un trouble de conversion (ou trouble dissociatif de conversion), c'est à dire une perte soudaine de ses fonctions motrices et de sa sensibilité, sans explication médicale. Pour Marilyn Van Derbur, il s'agissait d'une paralysie très probablement liée aux abus sexuels qu'elle avait vécu dans son enfance. Elle écrit également dans son livre à propos de son père : « Il me "travaillait" nuit après nuit. Comme un délicat morceau de cristal brisé dans du béton, mon père m'a dépouillé de mon propre système de croyance et de mon "moi", mais également de mon âme qu'il a brisé en morceaux. » L'autobiographie de cette 'Miss America' contient à la fois l'histoire glorieuse de Marilyn Van Derbur, une ascension vertigineuse vers la gloire, mais aussi une source essentielle d'informations concernant les abus sexuels sur les enfants avec ce mécanisme de dissociation et de cloisonnement des mémoires traumatiques. ("Miss America By Day: Lessons Learned from Ultimate Betrayals and Unconditional Love" - Marilyn Van Derbur, 2003) Source : MK🧩(2016)

Alexandre Lebreton

16,247 просмотров • 8 месяцев назад

🧠✨ Mon analyse sur les coups d’État africains et l’influence de certains “panafricanistes” Pour replacer les faits dans leur contexte, sans émotion mais avec précision 👇🏿 🇧🇯 1. Le mandat du président Talon n’est pas terminé. À ce jour, rien ne prouve qu’il prépare un troisième mandat. Ses déclarations publiques restent qu’il ne se représentera pas. 🗳️ 🇳🇪 2. Kémi Séba a reçu un passeport diplomatique nigérien le 28 août 2024, délivré par la junte du Niger. Quelques mois plus tard, le 6 janvier 2025, il annonce vouloir être candidat à la présidentielle béninoise de 2026… alors qu’il réside principalement hors du Bénin. 👉🏿 C’est un fait, pas une attaque. 🗓️ 3. Ce 7 décembre 2025, au moment exact où circulent des rumeurs de tensions à Cotonou, Nathalie Yamb publie : 👉🏿 « Allô Cotonou ? » Un message ambigu qui tombe pile pendant l’escalade, et qui peut être interprété comme un signal politique. 📡 🔥 4. Ce n’est pas la première fois que certains influenceurs “panafricanistes” accompagnent ou légitiment des coups d’État, même sans preuve de violation de Constitution : • En 2023–2024, plusieurs ont applaudi les juntes du Niger, du Mali et du Burkina sans attendre un processus civil clair. • Des vidéos et tribunes ont présenté les militaires comme des « libérateurs » alors que les institutions étaient encore en place. • Les discours d’alerte précoce (« dictature », « éternisation au pouvoir ») créent souvent le climat… avant même que le danger soit réel. 🤷🏿‍♀️ 5. Et surtout : pourquoi anticiper un chaos au Bénin alors que, dans son propre pays, Paul Biya est au pouvoir depuis plus de 40 ans… sans que Nathalie Yamb n’ait jamais évoqué la moindre idée de coup d’État au Cameroun ? ➡️ Deux poids, deux mesures. ➡️ Et cela renforce l’impression que certains “alertes panafricanistes” sont sélectives et politiquement orientées. 📌 L’Afrique n’a pas besoin d’être poussée vers des coups d’État à chaque tension. Elle a besoin de stabilité, d’institutions solides, et de débats responsables. Pas de slogans qui enflamment les situations avant l’heure. 🌍✊🏿

Neves💕🇨🇩

57,285 просмотров • 10 месяцев назад

Regardez cette entrecôte charolaise. Elle sort de chez un artisan boucher. Elle est moins chère qu'en grande surface. Et sa couleur n'est pas la même. Deux anomalies apparentes dans une seule vitrine — le petit commerçant qui bat le géant sur les prix, et une viande plus sombre qui est pourtant la meilleure des deux. Sauf que ce ne sont pas des anomalies. C'est toute la mécanique du prix de la viande en France qui est posée sur ce billot. Découpons-la. D'abord, ce que tout le monde paie, boucher comme hypermarché : la matière première a explosé. Le cheptel bovin français a perdu 10,5 % de ses effectifs en cinq ans — 423 000 vaches allaitantes en moins, des éleveurs qui partent sans repreneur, des épizooties qui déciment les naissances. Résultat : des cours historiques. Un charolais bien conformé dépasse 2 500 euros la tête ; le jeune bovin a pris 32 % en un an ; le broutard charolais, jusqu'à 50 %. La pénurie est européenne, et pendant ce temps la France exporte chaque année plus de 800 000 broutards vers l'Italie et l'Espagne — nous vendons nos veaux vivants et rachetons de la viande. Alors pourquoi, sur cette matière première identique, le boucher reste-t-il moins cher ? Parce que son circuit est court et son métier entier. Il achète en carcasse ou en quartier, valorise tout — de l'entrecôte au plat-de-côtes — et sa marge ne nourrit que lui. La grande surface, elle, empile : centrale d'achat, plateforme logistique, transport, découpe industrielle, barquette sous atmosphère, démarque des invendus, frais de structure. Chaque étage prend sa part. La couleur raconte la même histoire : le rouge bleu vif des barquettes est celui d'une viande jeune, conditionnée pour rester présentable ; le rouge de l'artisan est celui d'une viande fraîche, qui a eu le temps de devenir bonne. Vous ne payez pas la qualité plus cher — vous payez la chaîne. Et voici l'étage que la loi a ajouté elle-même. Depuis 2019, un dispositif nommé SRP+10 oblige la grande distribution à revendre les produits alimentaires au moins 10 % au-dessus de leur prix d'achat. Objectif proclamé : dégager de la marge qui « ruissellerait » vers les agriculteurs. Sept ans plus tard, les rapports parlementaires successifs dressent le même constat : personne n'a jamais pu démontrer que ce surplus atteint les éleveurs. Le dispositif a pourtant été prolongé jusqu'en 2028. Traduction : sur chaque barquette d'hypermarché, une marge minimale est rendue obligatoire par la loi, payée par le consommateur, au bénéfice introuvable. L'artisan boucher, hors de ce circuit, n'en porte pas le poids. Alors ce billot, lisez-le comme un verdict. Quand l'artisan au coin de la rue vend une meilleure viande moins cher que l'industrie la plus optimisée du pays, ce n'est pas un miracle : c'est la preuve que l'empilement — logistique, intermédiaires et marges rendues obligatoires par l'État — coûte désormais plus cher que le savoir-faire. La charolaise n'a pas changé. C'est le chemin entre le pré et l'assiette qu'on a rendu ruineux. Sources : Institut de l'Élevage / Grand Angle Viande (décapitalisation -10,5 % en 5 ans, cours 2025-2026), cotations FranceAgriMer et chambres d'agriculture (charolais, jeunes bovins, broutards), loi EGalim et rapports parlementaires d'évaluation du SRP+10 (prolongé jusqu'en 2028).

ChienSurpris

191,335 просмотров • 2 месяцев назад

C’est fait ! 462 voix pour et aucune contre ! Ce soir, l'Assemblée nationale a définitivement adopté ma proposition de loi sur les maladies cardio-neuro-vasculaires. Derrière ce chiffre, il y a des visages. Ceux de tous ces patients que j'ai vus arriver trop tard, terrassés à cinquante ans par un infarctus sans avoir jamais fait mesurer leur tension. Ceux de ces femmes dont on a mis les symptômes sur le compte de la fatigue. Toutes les deux minutes, un Français fait un infarctus ou un AVC. Ces maladies tuent 140 000 personnes par an et restent la première cause de handicap acquis. Et 80 % d'entre elles sont évitables. Nous le savions, et nous ne faisions presque rien : la France consacre 186 euros par habitant à la prévention quand l'Allemagne en consacre 458. Nous soignons parmi les mieux du monde et nous prévenons parmi les moins bien. Alors nous avons décidé d'arrêter. La France se dote enfin d'une stratégie nationale, un plan cœur comme il existe un plan cancer. Les rendez-vous de prévention deviennent de véritables bilans cardio-neuro-vasculaires, avec la reconnaissance du risque propre aux femmes. Dès l'année des six ans, un dépistage de l'hypercholestérolémie familiale sera proposé : dépister un enfant, c'est souvent protéger toute une famille. Les pharmaciens et les kinésithérapeutes pourront mesurer la tension. L'entreprise et l'école deviennent des lieux de prévention. Dans une Assemblée dont on répète qu'elle ne sait plus rien décider, 462 députés de tous les bancs ont dit oui à la même chose. Merci à eux, au sénateur Khalifé Khalifé, aux sociétés savantes et aux associations de patients.

Dr. Yannick Neuder

15,974 просмотров • 2 месяцев назад

On lit souvent ce jugement sur David Lisnard. Il aurait de bonnes idées, mais il lui manquerait le calme, le sourire ou cette évidence visuelle que certains associent désormais à la fonction présidentielle. À cela s’ajoute un autre refrain. David Lisnard serait un bon maire, mais cela ne suffirait pas à faire un bon président. L’objection paraît raisonnable. Elle est surtout incomplète. Cannes n’est pas la France, bien sûr. Gouverner une ville, c’est déjà mesurer ce que signifie décider pour les autres. C’est arbitrer, tenir des comptes, conduire une administration, affronter les crises et répondre de ses choix devant ceux qui en vivent chaque jour les conséquences. L’expérience municipale ne donne aucun droit sur l’Élysée. Elle offre cependant ce que tant de carrières nationales n’ont jamais procuré à leurs auteurs, l’épreuve du réel. Sous la Ve République, François Mitterrand fut maire de Château-Chinon pendant plus de vingt ans et Jacques Chirac dirigea Paris durant dix-huit ans. Nul n’y voyait une expérience subalterne, mais une école du pouvoir, de l’endurance et du contact avec le pays. David Lisnard ne demande pas que l’on croie à une promesse. Son action se mesure, se discute et se juge. Après douze années à la tête de Cannes, les électeurs lui ont renouvelé massivement leur confiance. Cela ne prédit pas l’avenir. Cela interdit au moins de traiter son expérience comme un détail provincial. Vient ensuite un reproche plus révélateur de notre époque. David Lisnard n’« incarnerait » pas la fonction présidentielle. On évoque son débit, parfois rapide, et l’on en déduit volontiers une pensée confuse, voire un tempérament brouillon. Le sentiment est devenu une preuve commode, lorsque l’impression finit par prendre le pas sur les faits. J’ai eu de nombreuses occasions d’échanger avec David Lisnard. Il suffit aussi de le lire pour mesurer combien ses idées sont ordonnées, son projet structuré et ses propositions inscrites dans une architecture d’ensemble. Son expression peut être dense. Sa pensée, elle, est construite, reliée, hiérarchisée. Mais quelle étrange époque que celle qui reconnaît plus volontiers un président à son débit, à sa posture ou à la gravité étudiée de ses silences qu’à sa capacité de décider. Nous avons tellement pris l’habitude des personnages fabriqués pour la présidentielle que l’on finit par demander à un responsable politique de ressembler d’abord au rôle, quitte à vérifier beaucoup plus tard s’il sait le tenir. La présidentialité serait devenue une bande-annonce. Quelques images, une voix travaillée, une formule bien découpée, et le costume paraît déjà taillé. L’histoire française aurait pourtant dû nous vacciner contre cette confusion. Elle a connu des présidents brillants, populaires ou parfaitement façonnés pour la scène. Cela n’a empêché ni les renoncements, ni la dette, ni l’impuissance publique, ni cette lente dégradation du pays que les discours les mieux tournés n’ont jamais su enrayer. Depuis des années, la mise en scène occupe le premier plan, tandis que les paroles sans lendemain, les décisions abandonnées en chemin et les gouvernements plus habiles à occuper l’espace qu’à transformer le réel ont laissé le pays s’enliser. David Lisnard prépare l’exécution là où tant d’autres préparent leur apparition. Il travaille les mécanismes, les responsabilités, les moyens de contrôle et les conditions concrètes de la décision, pendant que d’autres peaufinent encore la formule et l’angle de caméra. Ce qui fait un président n’est pas l’image qu’il projette, mais les décisions qu’il assume. David Lisnard a encore à convaincre le pays. Mais il possède déjà ce que la communication ne fabrique pas facilement, une cohérence, une expérience de l’exécution et un rapport ancien à la responsabilité. On peut apprendre à mieux habiter une fonction. Il est beaucoup plus difficile d’apprendre, une fois élu, à gouverner. (Archive)

Sébastien 🎗️

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À Dieu Soit La Gloire Il y a 10 ans, je franchissais pour la première fois les portes de Digital Congo RTV. Mais derrière cette arrivée, il y a une histoire. Une rencontre. Une main tendue. Et une phrase que je n’oublierai jamais. En 2016, Stéphanie Suffren m’offre l’opportunité d’être Maître de cérémonie de la 10ᵉ édition du JazzKiff, consacrée à l’hommage à Papa Wemba, pendant quatre jours. Le dernier jour, derrière le backstage VIP, un homme me remarque. Naty Lokole. Comme à son habitude, avec son côté taquin, il me lance : « Petit, tu travailles où ? » À l’époque, j’étais encore à CEBS Télévision. Je lui réponds simplement. Il me regarde et me dit : « Digital Congo m’a confié une mission. Je cherche deux polyvalents, un homme et une femme. Si je t’ai avec moi, je dormirai tranquille. » C’était un samedi. Quelques instants plus tard, il m’emmène auprès de Fally et d’Albert Mboyo. Fally me dira que j’avais le timbre de Marius Muhunga. Albert Mboyo, lui, m’encouragera à saisir cette opportunité et à pousser la porte de Digital Congo. Le lundi, Naty me demande de passer à Digital Congo. Je rencontre Maman Jackie Betoko, alors Coordinatrice, Nancy Mutoto à la production et Christian Kasay au programme. Trois jours plus tard… J’intègre Digital Congo. Et avant de me laisser partir, Naty me dira cette phrase qui, jusqu’à aujourd’hui, résonne encore dans ma tête : « Vas-y mon petit, exprime-toi et laisse parler ton talent. » Dix ans plus tard… Je regarde le chemin parcouru. Je regarde ce que Dieu a fait de cette opportunité. Et je me dis simplement : quelle grâce ! Il y a des rencontres qui ne sont pas des hasards. Il y a des personnes que Dieu place sur votre chemin à un moment précis, pour ouvrir une porte que vous n’auriez peut-être jamais pu ouvrir seul. Naty Lokole a été l’une de ces personnes dans ma vie. Je suis chanceux d’avoir croisé sa route. Et aujourd’hui, je ressens le devoir de raconter cette histoire. Pas pour me glorifier. Mais pour que le monde sache. Pour que le monde retienne. Et surtout, pour que le monde n’oublie pas. Parce que derrière certains parcours, il y a toujours des personnes qui ont cru en nous avant même que nous devenions ce que nous sommes aujourd’hui. Gratitude éternelle, cher Parrain Naty Lokole. ❤️ Merci d’avoir cru en moi. Merci d’avoir ouvert cette porte. Merci pour cette phrase qui m’accompagne encore : « Exprime-toi et laisse parler ton talent. » Que Dieu te garde encore longtemps. Nzambe Nde Mokonzi 🙏🏾

Bilari Jonathan

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La plus grande place de Paris va fermer aux deux tiers à la circulation. Huit hectares au cœur de la capitale, l'un des plus gros carrefours de la rive droite — piétonnisé à 66 %, végétalisé sur 2,8 hectares, trémies souterraines supprimées. Le projet est validé, l'architecte désigné, les travaux engagés, horizon 2030. Et avant de débattre du fond — pelouses contre voitures, chacun ses goûts —, posez la seule question qui devrait précéder une décision de cette ampleur : où est l'étude sérieuse de ce que deviennent le trafic, les livraisons et le commerce du centre-ouest parisien ? Réponse : nulle part où elle engage qui que ce soit. Et ce n'est pas une négligence. C'est une méthode, rodée depuis dix ans. Démonstration. D'abord, mesurez ce qui ferme. La Concorde n'est pas une place ornementale : c'est un échangeur. Elle distribue les quais, la rue de Rivoli, la rue Royale, les Champs-Élysées — des dizaines de milliers de véhicules par jour, dont les artisans, les livreurs et les clients qui font vivre le faubourg Saint-Honoré, le triangle d'or et les commerces du 1er et du 8e, déjà privés de la voie sur berges et d'une Rivoli restreinte. Chaque axe fermé reporte son flux sur les axes restants ; chaque report allonge les livraisons et décourage la clientèle motorisée. Les commerçants du quartier ne « crèveront » peut-être pas tous — mais ils absorberont, une fois de plus, un coût que personne n'a chiffré devant eux. Car voici le précédent qui dit tout — et que la mairie connaît par cœur. En 2016, la voie Georges-Pompidou a été piétonnisée sur la base d'une étude d'impact. En 2018, le tribunal administratif a annulé la décision : l'étude était entachée d'« inexactitudes » sur le trafic et la pollution reportés. Que fit alors l'exécutif parisien ? Il n'a pas refait l'étude. Il a repris un nouvel arrêté, fondé cette fois sur la protection du patrimoine — un fondement qui dispense d'évaluer l'impact sur la circulation. La justice avait exigé la vérité sur les conséquences ; on a changé de base légale pour ne plus avoir à la dire. Les berges sont restées fermées, et la leçon a été retenue : l'impact économique et routier d'une piétonnisation parisienne n'est jamais un obstacle, puisqu'il suffit de choisir le terrain juridique où il ne compte pas. Et la démocratie locale, dans tout ça ? Savourez la sélectivité. La mairie de Paris a organisé des votations citoyennes pour les trottinettes en libre-service et pour le tarif de stationnement des SUV. Pour la transformation définitive de la plus grande place de la capitale — patrimoine national, nœud de circulation régional —, pas de votation : une commission d'experts, un jury, un lauréat. On consulte les Parisiens sur les gadgets ; on les informe sur l'essentiel. Les commerçants, eux, découvrent le calendrier dans la presse, comme tout le monde. Alors retenez la mécanique, car elle resservira. Une décision structurante, prise sans étude d'impact opposable, sans consultation des premiers concernés, avec un précédent judiciaire contourné par changement de fondement légal. Le problème n'est pas la pelouse — Paris peut légitimement vouloir des places apaisées. Le problème est qu'aucun contre-pouvoir — ni le juge, ni l'électeur, ni le commerçant — n'a plus de prise sur la manière dont on redessine la ville. Quand la Concorde sera inaugurée, en 2030, on saura enfin ce que coûtait sa fermeture. C'est-à-dire trop tard — exactement comme prévu. Sources : Ville de Paris et mairie du 8e (projet Concorde : 66 % piétonnisé, 2,8 ha végétalisés, suppression des trémies, lauréat désigné le 27 mars 2025, avis favorable de la CNPA), tribunal administratif de Paris (jugement de 2018 annulant la piétonnisation des voies sur berges pour étude d'impact inexacte, puis nouvel arrêté fondé sur le patrimoine), votations parisiennes de 2023 (trottinettes) et 2024 (SUV).

ChienSurpris

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🔴 Valeurs actuelles ن | Après une agression particulièrement sauvage et violente (la victime en reste défigurée), un homme de nationalité étrangère a été condamné ce mardi à 6 mois de prison avec sursis. Mais la justice a décidé de ne pas inscrire cette condamnation dans son casier... pour lui permettre de renouveler son titre de séjour. Plutôt étonnant, comme toute cette affaire d'ailleurs. Voici précisément ce qui s'est passé: Les faits remontent au 23 mars, dans l'Essonne (91). A cette époque, la victime et son agresseur sont inscrits dans le même club de basket. Un entrainement a lieu ce jour là, au gymnase de Marolles en Hurepoix. Tout se passe bien, l'équipe s'entraine, sauf que l'agresseur, un certain Nevil B., âgé de 22 ans, de nationalité congolaise, se montre particulièrement agressif et mauvais joueur. A la fin de l'entrainement, il provoque à plusieurs reprises la victime, lui propose même de se battre ce que la victime, Mickaël, refuse en expliquant qu'il a plus de 40 ans, qu'il est père de deux enfants et donc qu'il n'a plus l'âge de se battre. Après l'entrainement, ce dernier se rend dans les vestiaires pour prendre sa douche. Nevil l'y rejoint et l'agresse sauvement, par surprise, en lui portant plusieurs coups : au premier, la tête de Mickaël ricoche contre un casier. Il s'effondre et perd connaissance, mais l'agresseur continue de le frapper au sol. Un co-équipier arrive rapidement sur place pour porter secours à Mickaël, allongé et en sang. Il hallucine : « Tu as vu ce que tu as fait ? Dit-il à Nevil. On est obligé d'appeler les pompiers et les gendarmes », ce à quoi l'agresseur lui répond, déterminé: « c'est quoi ton problème, tu veux que je m'occupe de toi, toi aussi ? ». Le co-équipier se réfugie alors dans les toilettes pour appeler les secours. Interrogé plus tard par les gendarmes, il confiera avoir été déjà menacé par l'agresseur la saison précédente, après avoir réussi un dribble : « Ne fais plus jamais ça, tu ne me connais pas, tu ne sais pas qui je suis, je t'ai déjà vu avec tes enfants, la prochaine fois je te dévisse la tête » lui aurait dit Nevil. Ce co-équipier n'avait toutefois pas porté plainte... Résultat, c'est Mickaël qui s'est fait "dévisser" la tête ce 23 mars. Gravement blessé au visage lors de cette agression dans les vestiaire, il devra subir plusieurs opérations chirurgicales dans les jours qui suivent pour reconstituer son visage, qui ne sera jamais tout à fait le même (la partie droite, qu'il ne ressent pas tout à fait, est restée enfoncée. Une ultime opération pourrait être tentée, mais risquerait de dégrader sa vue). Les séquelles auraient pu être pires. Le co-équipuier qui a porté secours à Mickaël déclarera aux enquêteurs: « J'étais angoissé sur le moment et je suis content aujourd'hui que ça n'engage qu'une chirurgie faciale, parce que vu son état, j'avais très peur que son cerveaux soit attaqué, puisqu'il n'arrivait pas à répéter son âge deux fois de suite aux pompiers. » Mickaël a été arrêté pendant 1 mois. Il s'est vu attribuer plus de 20 jours d'ITT, ce qui est beaucoup pour une agression physique. Un an après, il repense encore à cette agression qui a profondément ébranlé sa joie de vivre, son humeur, autrement dit sa personnalité. Il y repense chaque fois qu'il voit son visage dans le miroir, c'est à dire tous les jours. Vu la simplicité des faits, et leur violence, Mickaël aurait pu espérer que la justice soit à la fois rapide et sévère. Or, celle-ci n'a été ni rapide, ni sévère, bien au contraire: Il faudra d'abord attendre trois mois pour que Nevil soit interpellé et placé en garde à vue (durant six heures, seulement), alors même qu'il avait reconnu les faits en envoyant un message d'excuse (voir en commentaire). Le 27 novembre, la justice informe Mickaël que l'affaire a été classée... avant de faire savoir, trois semaines plus tard, que c'est une erreur et que son agresseur sera bien jugé le 13 février, c'est à dire 11 mois après les faits. Non seulement la justice n'a donc pas été rapide, mais on ne peut pas dire que la peine décidée soit particulièrement sévère... L'agresseur, qui avait un casier vierge, a été jugé en CRPC: comparution en reconnaissance préalable de culpabilité. Ce mode de jugement, réservé aux délits mineurs comme les délits routiers, nécessite que l'auteur ait reconnu les faits. En bref: le procureur convient d'une peine avec le mis en cause, puis, si le mis en cause accepte cette peine et se montre coopératif, cette peine est validée par un juge lors d'une brève audience. Faute avouée, à moitié pardonnée, telle est la logique de cette procédure. On peut s'étonner que l'auteur ait pu en bénéficier vu la graviter des faits... Mais continuons: Nevil, l'agresseur, a donc été jugé via une CRPC ce mardi et condamné à 6 mois de prison avec sursis, soit bien moins que la peine prévue par le code pénal qui indique que « les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de huit jours sont punies de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. » Autre décision étonnante, la justice a fait une fleur à l'agresseur en acceptant de ne pas mentionner sa condamnation au casier judiciaire (B2).... afin qu'il puisse renouveler son titre de séjour, parce qu'il est de nationalité camerounaise. Mickaël de son côté, avait lui aussi formulé une demande: que son agresseur soit visé par une mesure d'éloignement de l'Essonne, pour ne pas le recroiser. Cette "fleur" lui a été refusée. On lui a simplement conseillé d'appeler la gendarmerie au cas où son agresseur s'approcherait de lui. Incompréhensible pour lui: 🗣️« Je savais que le justice était lente, qu'elle n'était pas toujours à la hauteur, mais je ne pensais pas qu'on était dans des cas aussi extrêmes. Pour moi, c'est incompréhensible » explique Mickaël, dont le témoignage a été diffusé hier dans #SoirInfo, avec Julien Pasquet :

Amaury Bucco

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Ah, Congo de #Lumumba, regarde ce que celui qui se prend pour ta réincarnation est en train de produire chez nous …. Cette semaine, les dérives de notre justice ont encore montré leurs visages sales et sombres, dignes des pires mafias du monde. Pour le buzz – et surtout pour justifier d’autres peines capitales que le pouvoir se prépare à faire intervenir plus tard sans que l’opinion publique ne soit trop aux aguets - Constant Mutamba (le fameux réincarné) a mis en place un système rempli d’irrégularités dans lequel certains innocents sont en route pour le bûcher. Le 8 janvier dernier, Samuel, un jeune mineur qui vit dans la rue s’est rendu à ses activités organisées par l’association les Anges Écoliers. Depuis 1 an, il est suivi par cette association, il passe même son permis et fait d’énormes progrès. Cela fait 3 ans que les membres de l’association le connaissent, mais depuis un an, les éducateurs des Anges Écoliers le suivent régulièrement et l’encadrent. Difficile ce travail de réinsertion... et surtout difficile de trouver des familles d’accueil pour ces enfants contraints de vivre dans la rue. Mais en un an, petit à petit, Samuel progresse, il s’intéresse à son avenir et il met en place les choses avec les Anges Écoliers pour vivre une meilleure enfance et devenir quelqu’un plus tard… malgré cela, pour le moment, il vit encore dans la rue. Il y a 6 jours, le dimanche 12 janvier dernier, un autre enfant suivi par l’association prévient les éducateurs qu’il a vu Samuel au camp Lufumgula, incarcéré avec des kulunas. Les éducateurs se rendent sur les lieux pour tenter de voir Samuel. Impossible d’entrer, mais ils le voient de loin. Le lendemain matin, ils reviennent au camp pour tenter d’avoir plus d’informations et préviennent un avocat qui prendra directement le dossier en charge le jour même. Constant Mutamba, comment expliquez-vous que dans le PV d’arrestation, on mentionne que Samuel ait été arrêté le 31 décembre 2024, alors que le 8 janvier 2025, il était à son activité de réinsertion avec l’association qui le suit ? C’est un vice de procédure comme il y en a des dizaines de milliers dans notre pays chaque jour et en particulier dans ce dossier des kulunas. Vous voulez faire vite, alors vous ne tenez compte de rien. Vous n’avez pas laissé Samuel ni s’expliquer, ni avoir accès à un avocat, ou appeler un proche, ou même l’association qui le suit. Samuel a été arrêté par la police alors qu’il marchait pour se trouver un endroit où dormir (Ça, vous ne saurez jamais ce que c’est !). Il n’avait pas d’armes, pas de machettes, pas de couteaux, il marchait juste pour se trouver un abris et il a été ramassé en même temps que d’autres personnes qui se battaient dans la rue. Un long dossier de réinsertion et des activités depuis un an avec l’association prouve que c’est un enfant qui faisait de son mieux, grâce à des association comme les Anges Écoliers, pour sortir de cette misère dans laquelle la société congolaise l’a plongée. Il y a un aspect déclinatoire de compétence. L’avocat se bat pour que Samuel soit jugé en tant que mineur, mais le Ministère public refuse. Il n’a pas de documents de naissance, pas d’adresse fixe, mais l’association a donné tous les documents de suivi. Alors, après les pressions de l’avocat, pour prouver que Samuel est mineur, le Tribunal Militaire va réaliser un test psychologique dont on ne connait aucunes des modalités pour prouver que Samuel est bien un enfant. Lundi, nous aurons les résultats, et là, il y aura deux options : Soit Samuel sera déféré auprès du juge pour enfant, soit il continuera dans le circuit produit par Mutamba dans lequel il avait été condamné par défaut avant que l’avocat et l’association ne s’impliquent. Samuel fait partie de ceux qui doivent être envoyés vers la prison d’Angenga afin d’être exécutés. Dans deux jours, si nous ne faisons pas assez bouger les lignes, il pourrait retourner sur le chemin de la mort... En fait, Samuel pourrait devenir député, ministre, journaliste, chauffeur, chef d’entreprise,… Parce que lui, il avait choisi de sortir de la prison psychologique dans laquelle ces enfants qui sont obligés de vivre dans la rue sont plongés, abandonnés par la société, abandonnés par les « élus », abandonnés souvent par leurs familles et toujours abandonnés par ce pouvoir égocentrique qui se transforme de plus en plus en pouvoir criminel (pour ses éléments qui ne l’étaient pas déjà…) À toutes celles et ceux qui ont une voix qui porte, artistes, acteurs politiques, personnalités, ... partagez cette histoire, contactez les gens au pouvoir que vous connaissez, pour que Samuel devienne ce qu’il doit être et ne finisse pas 6 pieds sous terre, exécuté par la Justice de Felix Tshisekedi et Constant Mutamba. Je voudrais aussi saluer le travail immense de l’association Les Anges Ecoliers fondée il y a 8 ans par une Congolaise d’à peine 19 ans et qui aujourd’hui regroupe des bénévoles Congolais, Burkinabe et Centrafricain. Vous imposez le respect. J’invite tout le monde à suivre votre travail et à le soutenir ( Avec rien, vous changez des destins pendant que certains avec des millions font péter le champagne assis grassement sur la dignité du peuple congolais qui n’a même pas d’eau. Présidence RDC 🇨🇩

Maud-Salomé EKILA BOFUNDA

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Tu sais pourquoi on n'a pas de Google en France ? Pourquoi on n'a pas de SpaceX ? Pourquoi on n'a pas d'Apple ? Laissez-moi vous raconter ce qui s'est passé dans mes replies en 48h. C'est une étude de cas parfaite. Dimanche, je poste un tweet sur les data centers dans l'espace. Un sujet sur lequel SpaceX a déposé une demande FCC pour 1 million de satellites, Nvidia a annoncé un module dédié au GTC 2026, Google développe Project Suncatcher, et Eric Schmidt a racheté Relativity Space pour 800M$. Premier mec qui débarque : Jerome, 84 vues. "Votre agent IA dit des bêtises, le vide spatial ne refroidit rien." Il confond le mécanisme avec le milieu. Je corrige avec Stefan-Boltzmann. Aucune réponse. Deuxième : Vachicorne. "Va falloir retourner à l'école gros." Zéro argument, zéro chiffre. Juste du bruit. Troisième : VaeVix. Enchaîne 12 tweets. "Le refroidissement par radiation ne marche pas mieux dans l'espace que sur Terre." Je pose l'équation, je donne les chiffres : 460 W/m² dans le vide vs 50-100 sur Terre. 5 à 10x plus efficace. Il change de sujet et passe à "y'a pas de business case". Quatrième : Dr Kaârfman. "Dr en Informatique et Applications", 188 followers. "Stefan et Boltzmann faut leur attacher une dynamo." Sarcasme. Zéro argument technique. Et puis il y a eu Monsieur Spock. Et lui c'est l'inverse complet. Il me dit : "va falloir revoir les règles de 3 à l'agent, c'est pas 1.1 m² mais 1.5, et c'est pas 16 mais 22." Un vrai calcul. Un vrai chiffre. Aucune insulte. Ma réponse ? "T'as raison, bien vu. Le chiffre de 1.1 venait du white paper Starcloud avec des hypothèses différentes. Merci pour la correction, c'est ce genre de reply qui fait avancer le débat." Premier point, et soyons clairs là-dessus : évidemment que je peux dire des choses inexactes. Et je peux parfaitement l'entendre. Je viens de le prouver publiquement, devant 12 000 personnes, en corrigeant un chiffre quand quelqu'un m'a apporté un meilleur calcul. Si tu avais construit quoi que ce soit d'utile dans ta vie, tu saurais que c'est le processus naturel de découverte de n'importe quel sujet. Tu avances, tu te trompes, quelqu'un te corrige, tu intègres, tu avances mieux. C'est comme ça que fonctionne l'itération. C'est comme ça que fonctionne la science. C'est comme ça que fonctionne tout ce qui progresse. Mais le sujet n'est pas là. Le sujet c'est la mauvaise foi, le sectarisme, et l'argument d'autorité. C'est ouvrir avec "vide intellectuel" et "comptes d'arrogants" avant même d'avoir posé une équation. C'est utiliser son titre de Dr ou son background technique comme un bouclier pour éviter d'avoir à argumenter proprement. La science dedans est juste un véhicule pour l'ego, pas pour la vérité. Et c'est là que je vais vous dire un truc. Via Y Combinator, j'ai côtoyé certains des esprits les plus brillants du monde. Des gens qui construisent des fusées, qui font tourner des modèles d'IA à l'échelle planétaire, qui résolvent des problèmes que 99% de la population ne comprend même pas. Et pas un seul, pas un, n'avait un centième de cette arrogance. Les gens les plus compétents que j'ai rencontrés dans ma vie sont les plus humbles. Parce que quand tu as vraiment construit quelque chose, tu sais à quel point c'est dur, tu sais combien de fois tu t'es trompé, et tu sais que le mec en face a peut-être vu un angle que tu n'as pas vu. L'arrogance c'est le luxe de ceux qui n'ont jamais mis les mains dans le moteur. "Vide intellectuel en situation réelle." Je manage et recrute des gens qui ont fait les meilleures écoles du monde, et on bosse sur les problèmes les plus durs en IA agentique. Ton ton péremptoire d'expert auto-proclamé ne te ferait pas passer 10% de la barre qu'il faut pour rentrer chez Argil. Pas parce que t'es pas intelligent. Parce que quelqu'un qui ouvre avec une insulte et conclut avec un argument d'autorité, c'est exactement le profil qu'on filtre en premier. Chez nous la question c'est pas "pourquoi ça marche pas". C'est "comment on fait pour que ça marche." Et le plus beau c'est que tes propres arguments te contredisent. Tu dis "dans l'espace on est limité par Stefan-Boltzmann". Et Stefan-Boltzmann dit que la puissance nette radiative est 5 à 10x supérieure dans le vide. C'est ta propre source qui me donne raison. Tu dis "il faudrait des panneaux d'une taille débile". L'ISS a 2500 m² de radiateurs. AST SpaceMobile déploie du 20x20m en LEO. Starcloud a fait voler un H100 en orbite en novembre 2025. Ce que tu appelles "débile", des ingénieurs sont en train de le construire pendant que tu tweetais. C'est pas une impossibilité physique. C'est un problème d'ingénierie. La différence entre les deux, c'est exactement là où se crée toute la valeur dans le monde. Regardez le pattern de ces 48h. Chaque interlocuteur a reçu exactement ce qu'il a amené. Un argument technique sans insulte ? Remerciement et correction publique. Un "retourne à l'école" sans chiffre ? Démontage. Mes agents sont un miroir. Si tu n'aimes pas ce que tu vois, c'est pas le miroir le problème. Steve Jobs sur Antenne 2, 1984 : "la France a les étudiants les plus brillants." Mais : "en Europe l'échec c'est très grave. A Silicon Valley on passe son temps à échouer, on se relève et on recommence." 42 ans plus tard, on a toujours les meilleurs ingénieurs du monde et toujours aucun géant tech. Parce que le talent sans la prise de risque, ça produit des threads Twitter, pas des entreprises. Les gens qui construisent sont à Hawthorne, Mountain View et Austin. Les gens qui débunkent sont dans mes replies.

Brivael - FR

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🚨 Réponse à une vidéo d'un apologète musulman Suite à notre vidéo sur les manuscrits de Sanaa, un apologète musulman, connu sous le pseudonyme « Le N », a cru devoir faire une réponse publiée sur ses réseaux sociaux (voir la vidéo ci-après). Le collectif Al Kalam dénonce énergiquement les manipulations, les erreurs et les affabulations dont fait preuve notre contradicteur, et publie ci-dessous un droit de réponse. ⤵️ Bon, premièrement je trouve assez curieux que tu répondes par une vidéo après avoir décliné d’innombrables invitations à débattre (invitation que je renouvelle à cette occasion). Il est vrai que c’est toujours plus confortable de parler tout seul sans contradicteur. Mais venons-en à ta réponse. Il y a de nombreux écueils, des confusions, des affirmations grotesques. C’est une horreur. Je commencerai par un point sur lequel tu as parfaitement raison (c’est le seul de ta vidéo) : la couche supérieure du palimpseste est conforme à la vulgate dite othmanienne. Personne n’a jamais prétendu l’inverse et ce n’est pas ce qui fait l’intérêt premier des manuscrits de Sanaa. Ce qui nous intéresse, c’est évidemment la couche inférieure, celle qui a été effacée. Et cette couche inférieure présente bel et bien des variantes par rapport au texte officiel qui a été réécrit par-dessus (d’ailleurs, s’il n’y avait pas de variante, on voit mal les copistes auraient effacé le texte d’origine pour le réécrire après coup, n’est-ce pas ?). Sur ce point, on renverra simplement aux travaux de François Déroche (que tu n’as manifestement pas lu) qui énumère six catégories de différences (je citerai les quatre premières car les deux autres sont plus spécifiques), à savoir : 1. Remplacement d’un mot par un autre. 2. Des mots sont omis ou ajoutés. 3. Modification de l’ordre des mots. 4. Des substitutions d’une phrase par une autre. C’est précisément ce que dit notre vidéo. Ta tentative de contradiction est donc nulle et non avenue. À 1:27, tu réalises une acrobatie encore jamais réalisée jusqu’à maintenant. Je te cite : « par contre effectivement le scripto inférieur diffère du scripto supérieur, mais ce que Behnam Sadeghi dit dans on étude, c’est que les versets du scripto inférieur sont exactement les mêmes que dans le Coran standard ». J’ignore si tu es conscient de la bouillie intellectuelle que tu viens de nous servir, mais j’ai rarement lu quelque chose d’aussi absurde. Premièrement, si le scripto inférieur est différent du scripto supérieur, lequel est identique à la version standard, je vois mal comment le scripto inférieur pourrait correspondre au Coran standard. Essayons de formaliser le problème tel que tu l’as posé : P1 : Scripto supérieur = Coran standard P2 : Scripto inférieur ≠ scripto supérieur Conclusion : Scripto inférieur = Coran standard Il y a là une contradiction logique aberrante. Deuxièmement, tu cites l’étude de Sadeghi à qui tu attribues le propos selon lequel « les versets du scripto inférieur sont exactement les mêmes que dans le Coran standard ». Pour étayer ton affirmation, tu joins un extrait de l’étude de Sadeghi & Gourdazi, p. 26. Or, Sadeghi & Gourdazi parlent pas ici de la couche supérieure, qui est effectivement conforme à la version standard. En revanche, ils ne rejettent pas l’existence de variantes entre la couche inférieure et la version dite othmanienne ; ils en fournissent même plusieurs exemples dans l’article que tu as cité et que tu n’as manifestement jamais lu. Tu évoques ensuite l’hypothèse que les manuscrits de Sanaa seraient une sorte de « brouillon » utilisé par un étudiant. C’est en effet une théorie avancée par Asma Hilali que les apologètes musulmans ressortent fréquemment du frigidaire pour justifier l’existence variante. Le problème, c’est que cette hypothèse repose sur des éléments très fragiles et n’a jamais été acceptée par aucun spécialiste. En particulier, elle a été vivement (et sans doute définitivement) réfutée par François Déroche (Le Coran : une histoire plurielle, pp. 145-69). Tu répètes à plusieurs reprises dans la vidéo, ainsi que dans les commentaires, que le manuscrit était un « manuel personnel ». C’est prendre tes désirs pour la réalité, car hormis Asma Hilali dont les hypothèses infondées ont été amplement réfutées par la critique ultérieure, tous les spécialistes affirment précisément l’inverse : « le format même de la copie indique qu’elle était destinée à un usage public » (François Déroche, Le Coran, op. cit., p. 163). Éléonore Cellard note par ailleurs que les copistes étaient des « scribes expérimentés, copiant probablement à partir d’un exemplaire écrit » (Éléonore Cellard, « The Ṣ anʿāʾ Palimpsest: Materializing the Codices », p. 27). Cela contredit non seulement l’idée d’un carnet d’apprentissage, mais aussi l’idée selon laquelle les variantes seraient dues à des erreurs de copistes individuelles ou de mémorisation. Bien plus, cela démontre que les manuscrits de Sanaa découlent d’une branche de la transmission du texte coranique distincte de la branche dite othmanienne. La tradition islamique elle-même rapporte l’existence de plusieurs codex attribués à des Compagnons (Ibn Mas’ud, Ubayy ou Ali pour ne citer que les plus connus, mais on recense au total plusieurs dizaines de codex différents, voir Arthur Jeffery, Materials for the History of the Qur’an). Ces codex étaient manifestement en circulation jusqu’aux 9e-10e siècle et présentaient des variantes par rapport à la version dite othmanienne. Et ces variantes ne se limitent pas à des « dialectismes » contrairement à ce que tu affirmes de manière erronée. On parle bien plutôt de versets et même de sourates omises et ajoutées, de variantes significatives portant sur le squelette consonantique (rasm) du texte, etc. Or, ce qui est intéressant avec les manuscrits de Sanaa, c’est que certaines variantes qu’on y observe correspondent précisément aux variantes figurant dans les codex non othmaniens attribués aux Compagnons (Sadeghi & Bergmann parlent de « similitudes frappantes », in « The Codex of a Companion of the Prophet and the Qurʾān of the Prophet », p. 385). François Déroche écrit de même que la couche inférieure du palimpseste « a été transcrite dans un milieu qui adhérait à un texte du Coran différent de la version canonique » (François Déroche, Le Coran, op. cit., p. 163). L’affirmation d’Elisabeth Puin selon laquelle il s’agit d’un « autre Coran » est donc parfaitement fondée et corroborée par d’autres études. Autrement dit, on a bien affaire à une pluralité de versions coraniques, dont les manuscrits de Sanaa représentent un témoin matériel. Concernant Gerd Puin, tu affirmes sans aucune preuve qu’il aurait « des tendances d’apologète ». À ma connaissance, Gerd Puin ne s’est jamais exprimé publiquement sur sa foi [supposée] et n’a jamais fait quoi que ce soit qui s’apparente à de l’apologie. Mais le plus drôle vient ensuite : tu prétends que, selon Sadeghi, Gerd Puin aurait cherché à « se venger » suite à un prétendu débat avec Ahmed Deedat. Je dois confesser que je suis particulièrement surpris par cette affirmation. Premièrement, Gerd Puin n’a jamais débattu avec Ahmed Deedat. C’est une pure affabulation de ta part. Deuxièmement, Behnam Sadeghi sur qui tu fais reposer ton affirmation frauduleuse n’a tout simplement jamais dit cela. Sadeghi & Gourdazi écrivent que Gerd Puin envisage ses travaux comme une réaction aux allégations de certains apologètes musulmans sur la falsification de la Bible (voir Sadeghi & Gourdazi « Ṣan‘ā’ 1 and the Origins of the Qur’ān », p. 34, n° 78). Une approche, rajoutent-ils, qui a été rendue populaire par Ahmed Deedat. On pourrait déjà questionner cette affirmation qui s’apparente à un procès d’intention de la part de Sadeghi & Gourdazi et qui déforme grossièrement les propos de Gerd Puin, mais ce n’est pas le sujet. Quoi qu’il en soit, il n’est jamais question d’une « vengeance » ou d’un disant « débat » entre Gerd Puin et Ahmed Deedad. Je ne comprends donc vraiment pas d’où vient cette affirmation. En fait, soit tu as inventé de toute pièce cette histoire, auquel cas tu prends vraiment tes abonnés pour des imbéciles, soit tu as mal lu ou mal compris les propos de Sadeghi & Gourdazi. Dans ce dernier cas, le peu de crédibilité qu’on pouvait t’accorder s’effondre, car si tu n’es pas capable de comprendre un propos qui relève de la simple anecdote, comment croire que tu puisses comprendre l’étude dans sa globalité ? À ce stade, la meilleure chose à faire pour toi est de reconnaitre que tu t’es planté et de présenter des excuses publiques. Concernant Elizabeth Puin, tu balayes d’un revers de la main ses travaux en déclarant qu’elle aurait fait 41 erreurs – selon le décompte de Sadeghi & Gourdazi. Pourtant, sans nier l’existence d’erreurs, ni Sadeghi & Gourdazi, ni aucun autre spécialiste des manuscrits de Sanaa ne rejette la globalité de ses travaux, qui sont régulièrement cités dans la littérature académique. Même Sadeghi & Gourdazi écrivent par exemple que son premier article en 2008 constitue « des contributions positives » (Sadeghi & Gourdazi, art. cit. p. 12). Ces derniers concèdent par ailleurs que ces erreurs sont dues au fait qu’Elizabeth Puin travaillait à partir de photographies des manuscrits qui étaient de dimension réduite (p. 14). Conclusion Ta vidéo-réponse est véritablement catastrophique à tout point de vue, et je comprends mieux pourquoi tu refuses systématiquement l’échange oral. On a vu premièrement que les études spécialisées confirment pleinement nos propos : la couche inférieure des manuscrits de Sanaa fait état de nombreuses variantes par rapport au texte officiel. Ces variantes prouvent que le manuscrit appartient à une branche de la transmission du Coran différente de la branche dite othmanienne, et s’accordent partiellement avec les recensions non othmaniennes. Il y a donc bien plusieurs versions du Coran, lesquelles ont échappé aux tentatives de standardisation que la tradition attribue à Othman et, plus tard, à al-Hallaj. Deuxièmement, tu as montré que tu ne comprenais absolument rien a sujet, en commettant des erreurs de raisonnement aberrantes. Ainsi, tout en admettant la présence de variantes dans la couche inférieure, tu prétends que celle-ci serait exactement la même que le Coran standard. Et le pire dans tout ça, c’est que tu fais reposer tes affirmations grotesques sur des études qui démontrent précisément l’inverse que ce que tu avances. Troisièmement, tu fais montre d’une méconnaissance absolue de la recherche académique, notamment la plus récente. L’illustration la plus cinglante et ton affirmation maintes fois répétée selon laquelle les manuscrits de Sanaa seraient un carnet personnel. On a vu ce qu’il fallait en penser. Tu as néanmoins l’audace de terminer ta vidéo en disant, je cite : « le minimum c’est de se confronter à la littérature scientifique sur le sujet ». Je pense que tu ferais bien de mettre à exécution ce conseil. Car il est évident que tu n’as pas lu ladite littérature scientifique, et ne l’ayant pas lu, tu lui attribues des positions fausses et complètement dépassées. Les choses auraient pu s’arrêter là et l’affaire serait entendue : tu es un simple incompétent parlant d’un sujet que tu ne connais pas. Mais en prime, tu as révélé que tu étais également un affabulateur, inventant une histoire de « vengeance » et de « débat » avec Ahmed Deedat sortis tout droit de ton imagination décidément débordante. Au total, les conséquences de ta vidéo sont d’une gravité exceptionnelle. Je rappelle que tu es l’un des « influenceurs » musulmans les plus suivis dans le monde francophone avec quasiment 200 000 abonnés sur TikTok. Les propos que tu peux avoir outrepassent donc largement ta simple personne. Il est impératif que tu publies sans délai une vidéo rectificative dans laquelle tu reconnaitras tes erreurs et présenteras tes excuses. Pour le reste, il est évidement qu’on ne peut pas traiter d’un sujet aussi complexe dans une vidéo TikTok, qui d’ailleurs n’a pas vocation à être exhaustive. Le seul moyen d’étudier sérieusement la question de la transmission du Coran, et plus largement de sa préservation, est d’adopter une approche pluri-disciplinaire qui prenne en compte l’étude des manuscrits, des sources documentaires, des données épigraphiques, sans oublier la critique de la rédaction appliquée au corpus coranique et d’autres sciences connexes comme les études sur la tradition orale, etc.

Maestro (Al-Kalam.fr)

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