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𝗕𝗲𝗻𝗷𝗮𝗺𝗶𝗻 𝗗𝗮 𝗦𝗶𝗹𝘃𝗮, 𝗢𝗺𝗮𝗿 𝗱𝗮 𝗙𝗼𝗻𝘀𝗲𝗰𝗮 𝗲𝘁 𝗧𝗵𝗼𝗺𝗮𝘀 𝗧𝗵𝗼𝘂𝗿𝗼𝘂𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗶𝗻𝘃𝗶𝘁𝗲𝗻𝘁 ! 👋😃 Venez rencontrer l’équipe de Liga Extra de beIN SPORTS lundi prochain. 𝘗𝘰𝘶𝘳 𝘫𝘰𝘶𝘦𝘳 : 🔁 RT + FOLLOW beIN SPORTS Découvrez les coulisses de l’émission et partagez un moment privilégié avec l’équipe de Liga Extra. 🤩...

1,931,230 просмотров • 1 год назад •via X (Twitter)

Комментарии: 10

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Zebinho921 год назад

@beinsports_FR Je veux bien venir sur le plateau pour insulter le FC Sochaux et le FC Bordeaux.

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Melar. Jr1 год назад

@beinsports_FR Allez, je retweet et je croise les doigts ! 🤞🍀 C’est peut-être mon jour de chance !"

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landers.fcb 🇦🇱1 год назад

@beinsports_FR Moi je vous en supplie je supporte le Barça je serai utilie pour le débat classico

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Nero1 год назад

@beinsports_FR J’en ai besoin pour un dossier que je dois rendre pour mon école de journalisme svp les frères 🙏🙏🙏

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𝙑𝙞𝙨𝙩𝙖🃏1 год назад

@beinsports_FR Moi svp

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MAMS🇬🇳1 год назад

@beinsports_FR Qui ne tente rien n’as rien 🤲🏿

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Juste un mec1 год назад

@beinsports_FR Quel kiff ça serait de pouvoir parler foot avec Oma et Benji, j’espère être tiré au sort 🤞🤞

Фото профиля 🫴G.O.A.T✨
🫴G.O.A.T✨1 год назад

@beinsports_FR Alors le salut Nazi au début de la vidéo c'était pas obligé

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Cyril1 год назад

@beinsports_FR et y va venir lui faireeeeee l’amour sans préliminaire !!! On tente 🍀

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ʙᴀʙʏ sᴄʜᴜᴍɪ1 год назад

@beinsports_FR Pitié choisissez moi je vous regarde depuis 2013

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beIN SPORTS

111,936 просмотров • 1 год назад

SOS Adoption 🐶 Shawnee, 4 ans, mérite une seconde chance 🐕 Shawnee est un magnifique berger allemand noir et feu à poil long. Il est arrivé au refuge en novembre 2025 après le décès de sa propriétaire. Depuis, Shawnee attend. Il attend qu'on lui parle. Il attend qu'on le regarde. Il attend qu'on l'aime à nouveau. Et Shawnee, c'est aussi une sensibilité qu'il faut comprendre. La vie au refuge est difficile pour lui. Le collectif, le bruit, l'attente, ce n'est pas son monde. Il ne s'y épanouit pas. Il a besoin de repères, de stabilité, d'un foyer où il pourra enfin se poser. Avec les autres chiens. il peut être en difficulté. Il préfère être le seul à recevoir l'attention. Celui qui compte vraiment. En revanche, il peut vivre avec des chats habitués. Shawnee est un chien encore dynamique, qui a besoin de se dépenser, de jouer, de partager des activités. Il adore les moments de complicité, les balades, les jeux, tout ce qui nourrit son équilibre. Côté famille, il lui faudrait un environnement adapté, plutôt avec des adolescents ou des adultes. Car Shawee a de la force et de l'énergie. Il lui faut des humains présents, investis, prêts à lui offrir du temps, de l'attention et surtout de l'amour. Ce n'est pas un chien destructeur, au contraire, il apprécie le confort d'une maison quand il peut aussi profiter d'un extérieur pour se dépenser. Aujourd'hui, son cœur est encore marqué. Il a perdu sa famille, ses repères, sa vie. Mais il n'a pas perdu l'essentiel, sa capacité à aimer. Shawnee n'attend qu'une chose, recommencer. Alors si vous cherchez un chien loyal proche de vous, un vrai compagnon, regardez-le. Peut-être que son histoire peut continuer avec vous. Offrez-lui cette seconde chance qu'il mérite tant. 🏡 Si son portrait vous a touché, venez rencontrer Shawnee au refuge de la Davière. 💙 Un coup de cœur, des questions ? Contactez vite notre service adoptions DU LUNDI AU SAMEDI : 📧 [email protected] 📞 01 34 86 23 70

Fondation Brigitte Bardot

10,893 просмотров • 4 месяцев назад

✨ Le monde retient son souffle… La Résurrection revient à l’écran. Après avoir bouleversé des millions d’âmes avec La Passion du Christ, une nouvelle page s’écrit. Non plus celle de la souffrance… mais celle de la Victoire. Parce que la Croix n’était pas la fin. Elle était le commencement: "Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, il est ressuscité.” - Luc 24:5-6 Fin des tournages ! La Résurrection du Christ termine ses prises de vue. Le 30 avril 2026, a marqué le dernier jour de tournage de La Résurrection du Christ, nouveau film réalisé par Mel Gibson qui fera suite au classique de 2004, La Passion du Christ. Après des semaines intenses de production dans des lieux historiques en Italie, le projet conclut sa phase principale et entre désormais en post-production. L’attente est immense, car le film promet de montrer de manière inédite les événements qui ont suivi la crucifixion de Jésus, prolongeant l’impact laissé par le premier film. La dernière phase des tournages a eu lieu dans la région de Torre Guaceto, dans les Pouilles, où ont été filmées des scènes importantes, dont la reconstitution d’un village de pêcheurs. Considérée comme une production colossale, avec un budget estimé à environ 200 millions d’euros, le film a également été tourné dans d’autres lieux marquants tels que Ginosa, Pisticci, Gravina dans les Pouilles et la ville fantôme de Craco. Le dernier jour a été marqué par une grande émotion en coulisses, avec les applaudissements des acteurs et de l’équipe après la scène finale, ainsi qu’une célébration spéciale réunissant les participants du projet, les autorités locales et les organisations de la région. Le film sera divisé en deux parties, avec un lancement stratégique à des dates symboliques du calendrier chrétien. La première partie sortira le 26 mars 2027 (Vendredi Saint), tandis que la seconde arrivera le 6 mai 2027 (jour de l’Ascension), environ 40 jours plus tard. ✨ Le Christ est vivant. #JesusChrist #Résurrection #MelGibson #Foi #Espérance #Évangile #CinémaChrétien #ChristEstRoi #catholique #JesusChrist #Chrétiens

Didier

14,461 просмотров • 4 месяцев назад

Après avoir finalisé le jumeau numérique de son réacteur nucléaire de 4eme génération, capable de produire une chaleur de 700°C et de l'électricité sur demande à partir de déchets nucléaires, la startup 🇫🇷 Naarea annonce un premier prototype en 2027. Intégrer un petit réacteur nucléaire dans un conteneur standard pour le déployer près de la consommation d'énergie, sur les sites industriels. C'est cette idée qui a donné naissance à Naarea, une startup française créée en 2020 et positionnée sur le marché des AMR (Advanced Modular Reactor). La jeune société entend commercialiser ses premières unités dès 2030, soit une décennie après sa création. Ce qui, dans cette industrie, représente un délai extrêmement court. Pour accélérer la conception de son mini-réacteur à neutrons rapides (exploitant des déchets nucléaires pour combustible), Naarea a fait du jumeau numérique l'épine dorsale de son projet. « Ce système, dont la première version a été conçue en 18 mois, permet de bâtir le modèle 3D du réacteur pour valider les choix d'architecture et le dimensionnement, et d'effectuer des simulations de son fonctionnement et de garder une traçabilité totale des données d'ingénierie et des exigences associées au projet. Le jumeau numérique permet d'aller plus vite au démarrage du projet » La modélisation est notamment indispensable pour intégrer la trentaine de systèmes qui composent le futur réacteur, chacun d'entre eux étant lui-même composé de sous-systèmes. Développé par l'ESN Assystem, qui possède une expérience reconnue dans le nucléaire, sur la technologie Dassault Systèmes hébergée sur le cloud, le jumeau permet de réaliser des simulations du fonctionnement du futur réacteur, « impossibles sinon », le premier prototype physique (en fonctionnement) étant prévu pour 2027. « Nous concevons un système très compact. Pour y parvenir, nous sommes allés chercher des compétences dans l'automobile ou l'aéronautique et avons appliqué une logique 'design to manufacturing' (visant à intégrer les contraintes de fabrication dès la conception, NDLR). C'est ce qui nous a permis de développer un double numérique de notre réacteur en seulement 18 mois. » Les micro-réacteurs sur lesquels travaille l’équipe de Naarea ont pour objectif de générer de l’électricité et de la chaleur, à partir des combustibles nucléaires usagés issus des réacteurs conventionnels du parc nucléaire actuel. Il s’y produit une réaction de fission intrinsèquement autorégulée à haute température (environ 700 °C), grâce à un combustible liquide composé de sels fondus, sans avoir besoin de l'approvisionner en eau. Naarea s'inscrit par ailleurs dans une démarche de production en série de ses petits réacteurs, la startup visant la production de 150 modules par an en rythme de croisière. La société, qui a signé un premier partenariat avec la société ACC, portant sur la fourniture de 2 à 4 conteneurs pour approvisionner les futures giga-usines de batteries de la co-entreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies, mise sur un modèle économique basé sur la vente d'énergie (électricité et chaleur). Baptisé XAMR (eXtrasmall Advanced Modular Reactor), le micro-générateur nucléaire à sels fondus et à neutrons rapides de Naarea vise ainsi à produire de l’électricité (40 mégawatts électrique, MWe) et de la chaleur (80 mégawatts thermiques, MWt). « Nous développons un réacteur qui combine 3 technologies de pointe : neutrons rapides, sels fondus, production en série. Les neutrons rapides permettent de recycler le combustible usagé issu ces centrales nucléaires et de clôturer le cycle du combustible, préoccupation majeure dans le domaine du nucléaire conventionnel. Les sels fondus nous permettent de garantir une sécurité intrinsèque. Enfin, nos micro-générateurs sont conçus pour être installés près des besoins des industriels, ce qui représente une innovation majeure dans le domaine de la production d’énergie. » La petite taille de ce réacteur sera un grand atout : il n’y aura pas besoin de génie civil, hormis une dalle en béton. Les cœurs de réacteurs seront imprimés en 3D, ce qui signifie pas de soudure, pas de tuyau ! Pour pallier l’intermittence des renouvelables, la pilotabilité du réacteur sera très courte, alors qu’il faut de 20 à 30 minutes pour monter à 100 % des capacités d’un réacteur classique, ou pour le faire redescendre en puissance, en le refroidissant à l’eau, « notre réacteur n’aura pas besoin d’eau, son refroidissement se fera par convection naturelle, c’est-à-dire grâce à l’air. Un grand atout quand le stress hydrique grandit. » La petite taille est également un argument intéressant en cas d'extension ou de déconstruction. « Lorsqu'on démantèlera, on pourra tout enlever, il ne restera rien. On peut aussi rajouter des modules, comme on le ferait avec des Lego, si la structure grandit. » Cette miniaturization concerne aussi le second conteneur du dispositif, qui transforme la chaleur en électricité. « Ce n'est pas une turbine vapeur, mais une turbine au CO2 supercritique. Cela tombe bien, il y en a plein dans l'air ». Le fonctionnement en circuit fermé permettant de ne pas dégager de CO2. Concernant l'autonomie, la charge devrait tenir autour de 5 ans en moyenne. Les conteneurs, eux, ont été dessinés pour 100 ans, avec une période de fonctionnement de 50 ans. Tous les 10 ans, comme pour les avions, chaque réacteur sera renvoyé en usine pour être remis en état. S'agissant de la maintenance, Naarea explique que la partie nucléaire sera pilotée à distance. Pendant les 5 premières années, il n'y aura pas de maintenance sur l'îlot nucléaire. Sur la partie externe, avec la turbine, une maintenance régulière est toutefois prévue, sans interruption. « Tout a été conçu en système plug-and-play. » 5 000 capteurs serviront à monitorer l'état et la maintenance du réacteur en temps réel. On l'aura compris, les sels fonds constituent le cœur du projet de Naarea. Ils portent le sel combustible, donnent la réaction de fission autorégulée, conduisent la chaleur et la transmettent. Dans cette optique, la jeune entreprise s’est associée au CNRS et à son centre de physique des deux infinis – Irène Joliot-Curie (IJCLab) pour ouvrir un laboratoire commun sur les sels fondus. Baptisé Innovation Molten Salt Lab (IMS Lab), celui-ci a vocation à devenir la référence européenne en matière de R&D dans les sels fondus. Basé à l’université Paris-Saclay, ce laboratoire pourra aussi mener des expériences pour d’autres startups du nucléaire de 4e génération misant sur les sels fondus, comme Stellaria ou Thorizon, avec lesquels Naarea a noué un accord. Les équipes de Naarea et du CNRS travaillent ensemble depuis un an déjà et des brevets communs seraient déjà en cours de dépôt. Ils portent sur la technologie de synthèse des sels. Un autre concerne « le bon élément à mélanger au métal pour éviter la corrosion quelle que soit la réaction ». Le choix du CNRS était une évidence, puisque cet organisme de recherche présente une expertise reconnue dans le secteur de l’étude de la chimie des réacteurs à sels fondus, une équipe dédiée à cette chimie ayant été créé à l’IPN d’Orsay dès 2005. « L’IJCLab est le seul laboratoire en France à pouvoir manipuler de grandes quantités de matière active en milieux sels fondus, et nous avons acquis un socle de données solides au cours des années. De plus, nous sommes situés dans la même région que Naarea, et des liens professionnels préexistaient. » L’intérêt d’une meilleure compréhension du comportement des sels fondus ne se limite pas au domaine du nucléaire. Elle pourrait également trouver une application dans des domaines non nucléaires, notamment pour les centrales solaires thermiques à concentration et la production d’aluminium et sodium métal. Naarea a également décidé de s'allier avec son rival Newcleo, qui cherche aussi à produire des réacteurs à neutrons rapides, au début de l'année 2024. Ce type de partenariat stratégique et industriel, inédit dans le secteur, a pour objectif de ne pas se laisser distancer par la concurrence étrangère, qui s'intensifie dans le domaine. Chaque acteur gardera ses enveloppes et sa propriété intellectuelle, mais « les deux startups vont essayer d’économiser les ressources de l’État, en se répartissant les tâches ou en mettant leurs ressources en commun. » Les équipes des deux sociétés ont déjà lancé des lancé les groupes de travail sur les différents sujets, sur les calculs concernant les matériaux, par exemple. Le partenariat concerne aussi l'usage des sites du CEA, déjà très demandés : « plutôt que de demander deux terrains, on propose de rationaliser l’espace et de mutualiser les laboratoires d’essais. » Naarea compte par ailleurs du beau monde parmi son équipe. « Nous avons des ex-dirigeants de Phénix et Superphénix, et le père du réacteur à neutrons rapides Astrid ! Et à côté, un bataillon de jeunes ingénieurs qui débarquent avec des outils de calculs inimaginables pour les anciens. Moyennant quoi vous enlevez le plafond de verre, il n’y a plus de limites. Le savoir-faire français est absolument incroyable. » Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

189,873 просмотров • 2 лет назад

📷Reconstruire le monde par IA avec quelques photos ? 4/5⬇️ Photographier une pièce entière pour la reconstituer en 3D demandait jusqu’ici 100 à 300 clichés. Trois images suffisent désormais ! La startup World Labs a présenté le 1ᵉʳ septembre Atlas, son nouveau modèle du monde. Il s’agit d’une IA entraînée non pas à prédire le mot suivant mais l’image suivante d’une scène vue sous un autre angle. La nouveauté tient en deux mots : le « contexte spatial ». Chaque image fournie au modèle est ancrée à une position précise dans l’espace. Atlas sait donc d’où la caméra regarde et peut générer jusqu’à une minute de vidéo en 1440p le long d’une trajectoire dessinée à la main. Il accepte une seule photo comme une centaine, selon World Labs, une entreprise fondée il y a seulement 2 ans et demi par Fei-Fei Li, la chercheuse de Stanford à l’origine d’ImageNet, la base d’images qui a déclenché la révolution de l’apprentissage profond en 2012 ! La démonstration est bluffante. Sur le campus de Stanford, deux photos prises au niveau du sol suffisent à produire une vue aérienne cohérente. Avec 25 images, les mosaïques de la façade de Memorial Church apparaissent fidèlement. Une maison entière capturée jadis avec 2 000 photos peut désormais se reconstruire avec juste 30 ou 40 images. Face aux modèles vidéo concurrents, des évaluateurs humains préfèrent Atlas dans 94 % des cas contre Seedance 2.5 (un modèle vidéo majeur publié par ByteDance à l’été 2026). Sur la reconstruction 3D pure, il affiche une erreur moyenne plus faible que les modèles spécialisés. L’équipe revendique aussi le fameux effet « bullet time » de Matrix, cette chute de Neo filmée au ralenti par une caméra tournoyante. Les studios avaient aligné des centaines d’appareils autour de la scène. Trois iPhone sur trépied sont maintenant suffisants… Des applications en robotique et dans le gaming Le monde d’Atlas est néanmoins presque immobile (les mouvements d’objets ou de personnages restent limités). Le modèle produit quelques vaguelettes et de petites voitures qui roulent, guère plus. Un choix délibéré de la startup dont la correction figure au programme des prochaines versions. Le modèle demeure par ailleurs en accès anticipé réservé à quelques partenaires, sans tarif ni date d’ouverture publiquement annoncés. L’application la plus concrète concerne la robotique. Le principal goulot d’étranglement du secteur reste la donnée, entraîner un bras robotisé exige en effet de recréer son environnement puis de le décliner en centaines de variantes. 24 images extraites d’une vidéo de smartphone suffisent désormais à bâtir ce terrain d’entraînement virtuel. Dans le secteur du jeu vidéo, où la création de décors 3D représente une part colossale des budgets, Atlas permettrait à un studio de passer d’un simple croquis ou d’une photo à un monde explorable en quelques secondes. Fei-Fei Li replace cette trouvaille dans une perspective évolutionniste. La nature a donné des yeux aux animaux et pas aux arbres, car seul un organisme qui se déplace a besoin d’anticiper ce qu’il verra depuis sa position suivante. D’où sa conviction : pour qu’une IA comprenne le monde physique, « la prédiction du prochain point de vue est l’équivalent de la prédiction du prochain mot ou token » des modèles de langage textuels.

Les Électrons Libres

10,402 просмотров • 12 дней назад

🇫🇷 23 novembre 1976, mort d'André Malraux. 20 ans après, le 23 novembre 1996, les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon par la volonté de Jacques Chirac. L’ancien ministre Maurice Schumann, grande figure gaulliste, Compagnon de la Libération, et Jacques Chirac lui rendent hommage. Maurice Schumann : « C’est avec un être contre la mort, l’antidestin qui franchit ce soir le seuil du Panthéon. ». Le Président Chirac : « Parce que vous avez su faire vivre nos rêves, et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République ! » Retrouvez l'intégralité du discours de Jacques Chirac : « Mesdames et Messieurs, Le Panthéon n'est pas seulement un lieu de recueillement et de souvenir. C'est un lieu de vie, car les valeurs qui sont honorées ici, à travers celles et ceux qui reposent sous ses voûtes, sont d'abord des valeurs vivantes. C'est le combat pour la justice, celui de Voltaire dans l'affaire Callas, celui de Zola quand il accuse les calomniateurs du Capitaine Dreyfus. C'est la dignité de l'homme, toujours à défendre et à conquérir, qui habite René Cassin quand il inspire la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. C'est la passion de la liberté et le refus de l'oppression qui portent Lazare Carnot et ses soldats de l'An II, comme Jean Moulin et son armée des ombres, et qui donnent à la plume de Victor Hugo sa violence et sa force. En prononçant ici, le 19 décembre 1964, l'éloge de Jean Moulin, André Malraux engageait la France toute entière et s'engageait lui-même. Il affirmait qu'au-delà des différences de générations, d'opinions publiques ou de croyances, il est des instants où une nation se rassemble autour des valeurs qui la fondent et ceci pour mieux les faire vivre. André Malraux, je voudrais vous dire, ce soir, pourquoi l'hommage de toute la nation, acte d'évidence, acte de justice, est aussi le signe de notre engagement. André Malraux, vous nous avez appris à nous défier des réponses toutes faites, de l'esprit de système qui dénie aux individus leur part d'influence sur leur propre histoire. Vous êtes l'homme de l'inquiétude, de la recherche, de la quête, celui qui trace son propre chemin. Vous avez, très jeune, mis un terme à vos études, parce que vous ne pouviez faire vôtres des nourritures intellectuelles que vous n'auriez pas trouvées vous-même, au hasard des bouquinistes ou dans les arrière-boutiques d'éditeurs confidentiels. Vous étiez alors un dandy, avec ce que cela suppose de hauteur, de discipline, de brio, de désespoir. C'était l'époque, les années 20, mais c'était surtout vous-même. Dans vos conversations avec les poètes et les peintres cubistes, vos amis, vous étiez déjà celui qui interroge âprement notre condition. Au moment où vous vous frayiez un chemin en pays khmer, à la découverte de Banteai-Srey, avec l'intention de prélever des bas reliefs, vous posez la question, exprimée dans " La Voie royale " de ce que peut être la volonté face au grouillement des choses, aux forces obscures et émollientes qui ne sont pas seulement celles de la forêt cambodgienne. Votre rapport à l'art, qui est sans doute la pierre angulaire de votre vie, n'est qu'une longue interrogation. Votre première femme, Clara, vous montre, à 20 ans, dans les musées de Florence, courant vers le beau, comme, écrit-elle, " si vous étiez en danger ", avide de voir, de comparer, d'imaginer, de trouver votre monde. Plus tard, alors que " Les Conquérants " illustrent déjà le style et le sens de votre oeuvre, vous publiez " Royaume farfelu ", texte fantastique, esthétisant, déroutant pour vos admirateurs, mais significatif, aussi, pour ceux qui savent la profondeur de votre pessimisme, la relation un peu grimaçante que vous aviez alors avec la mort, l'irrémédiable. Vous êtes bien, André Malraux, du côté de l'inquiétude, de la quête. Nietzsche et Dostoïevsky sont, pour l'éternité, vos maîtres et vos interlocuteurs. Vous incarnez des choix, des préceptes, un exemple, et pourtant, il y a toujours chez vous le " Et si nous nous étions trompés " que vous inspire le " Shigemori " de Takanobu, chef-d'oeuvre qui vous paraît remettre en cause tout l'art occidental. Vous êtes celui qui nous apprend la richesse de la question et de la remise en question. Cette richesse, cette quête font de vous l'homme de l'aventure, de l'ouverture au monde, et donc de la tolérance et du respect de l'autre. Votre intimité avec toutes les cultures, votre façon si neuve de faire dialoguer entre eux les arts du monde, par-delà les frontières et les époques, vous consacre citoyen de l'Intemporel, un Intemporel qui est nécessairement fraternel. Vous avez eu très tôt l'intuition que c'est la comparaison, la confrontation des oeuvres, statue Maya, fétiche du Dahomey, masque No ou buste grec, qui permet de les comprendre, de les ressentir, de les transformer. C'est le principe même du Musée Imaginaire que nous rappellent ces images posées ce soir à vos pieds. Quand on aborde les arts de partout avec cette liberté intérieure, cette compréhension intime, et cette infinie curiosité qui vous lance, tout jeune Prix Goncourt, sur les traces de la Reine de Saba, il ne peut y avoir que reconnaissance pour les peuples, et des peuples qui les ont créés. Vos goûts, si éclectiques, ne sont que les différents visages d'une même passion, une passion qui ignore d'abord la hiérarchie. "Le fétiche, avez-vous écrit, ne balbutie pas la langue des formes humaines, il parle la sienne". Dans cette approche, il y a du respect, de l'humilité, à mille lieues de l'ignorance et de l'arrogance qui ont voilé, si souvent, le regard de l'Occident. C'est une démarche profondément généreuse et profondément moderne, et c'est une leçon. Vous êtes, André Malraux, en prise directe sur le monde. Vous allez être de ceux qui prennent en charge l'injustice du monde. Personne n'a, avec plus d'éloquence, défendu l'idéal de justice et chanté la fraternité. En Indochine, au cours d'un séjour qui est d'abord forcé, vous découvrez les différences de traitement selon que l'on est indigène ou européen, un droit qui n'est pas égal pour tous, parfois l'humiliation, parfois la violence, tout simplement les mille visages de la bêtise ordinaire. Dans "l'Indochine", puis "l'Indochine enchaînée", journaux que vous dirigez en 1925 et 1926, vous ferraillez au plus près de vos adversaires, maniant une plume indignée et pamphlétaire. Vous étiez un dandy. Vous devenez un rebelle. Vous serez, presque, un révolutionnaire. Dix ans plus tard, alors que vous avez peint, d'une écriture urgente et inspirée, les prémices de la révolution chinoise dans "Les Conquérants", puis dans "La Condition humaine" ; alors que vous avez inventé Garine, Kyo, Katow et l'obsédant Clappique, vous allez prendre les armes de l'Espoir, aux côtés des Républicains espagnols. C'est le temps de l'escadrille Espana, dont vous êtes l'âme. C'est le temps des quelques Bréguet, Potez et Douglas que vous avez pu rassembler, parfois si mal équipés qu'il faut larguer les bombes à la main. C'est la destruction, à Médellin, de la colonne franquiste, ce qui contribue à défendre Madrid pour un temps. L'attaque de Teruel, le secours porté aux réfugiés de Malaga. C'est le courage physique et c'est la fraternité comme réponse aux vertiges de l'absurde. La fraternité que le destin n'efface pas. "Le contraire de l'humiliation et de la mort" comme l'affirme votre double dans "L'Espoir". La fraternité qui vous inspire les scènes les plus belles. Katow, avant le pire des supplices, donnant son cyanure à deux jeunes chinois. La foule des paysans de Linarès, "les femmes aux cheveux cachés sous des fichus sans époque" qui font cortège, sur les flancs de la montagne, aux corps ensanglantés des aviateurs républicains. Les soldats allemands des "Noyers de l'Altenburg" qui portent sur leurs épaules, dans un paysage d'apocalypse, les Russes défigurés par les gaz. Nul solitaire, André Malraux, n'a chanté mieux que vous ce qui unit les hommes, au point de donner à leur vie, même fugitivement, sens et direction. C'est une autre leçon. Contre l'absurde, au-delà de la fraternité, il y a l'engagement et la capacité de dire "non". Vous vous êtes engagé en Indochine et sur la terre d'Espagne mais il y avait encore l'illusion lyrique. Encore le sentiment romantique, comme le note l'un de vos amis, de pouvoir "jouer un rôle très important avec très peu de moyens", en nouveau chevalier moderne. Désormais, avec la montée du nazisme, la mobilisation, la guerre, la défaite, la résistance côtoyée, écartée d'abord puis résolument choisie, c'est un engagement d'une autre nature que vous allez prendre. Pour la Liberté. Pour la Nation. Pour la France, que vous rencontrez au moment où elle est blessée et exsangue. Ce qui vous habite, c'est la recherche de l'efficacité qui marque votre relation avec le communisme dont vous appréciez l'organisation et la discipline face au nazisme. Mais c'est surtout le sens de la responsabilité. "Quand on a écrit ce que j'ai écrit et qu'il y a le fascisme quelque part, on se bat contre le fascisme" direz-vous à Roger Stéphane en 1945. Cette exigence et le sort de vos jeunes frères vont vous jeter dans l'action clandestine, dans les maquis de Corrèze, du Périgord, du Lot et du Bas-Limousin. Vous serez arrêté et emprisonné à Toulouse, mais vous échapperez à la torture, laissant sans réponse la question qui se pose à tout résistant. Puis, le Colonel Berger prendra le commandement de la Brigade Alsace-Lorraine, et ce sera, alors que la mère de vos fils vient de mourir, la prise de Dannemarie et la défense de Strasbourg qui feront de vous un Compagnon de la Libération. André Malraux, vous êtes alors un homme marqué par les épreuves, lucide, illustrant parfaitement votre propre définition de l'intelligence : "la destruction de la Comédie, plus le jugement, plus l'esprit hypothétique", mais aussi un homme passionné par la France, telle que, pour vous, l'incarne le Général de Gaulle. Qu'a été votre rencontre avec le Général, alors que vous étiez si différents par vos passés, et si proches par vos valeurs ? Chacun sait ce qu'il a écrit de vous : "A ma droite, j'ai et j'aurai toujours André Malraux. La présence à mes côtés de cet ami génial, fervent des hautes destinées, me donne l'impression que par là, je suis couvert du terre-à-terre. L'idée que se fait de moi cet incomparable témoin contribue à m'affermir. Je sais que, dans le débat, quand le sujet est grave, son fulgurant jugement m'aidera à dissiper les ombres". Pour vous, qui avez créé Garine et le vieux Colonel Ximenès dans "L'Espoir", c'est une filiation enfin trouvée et acceptée. De longues années durant, et notamment pendant la traversée du désert, vous montrerez une fidélité sans faille, à un homme, bien sûr, dont vous dites qu'il est "fasciné par des principes et pour cela invulnérable dans un monde sans principes", mais aussi par une certaine idée de la France. Vos convictions, votre dénonciation du totalitarisme soviétique, dont vous aviez très tôt compris la logique, vous valent l'ostracisme de la Gauche alors que vos engagements passés semblent subversifs à la Droite. En réalité, André Malraux, vous incarnez mieux que tout autre le Gaullisme tel que le voulait le Général, ni de droite ni de gauche, mais de France. Vous qui nous avez appris l'inquiétude, l'ouverture sur le Monde, la fraternité, l'engagement et la noblesse de la révolte, vous allez assumer l'action politique, malgré ses déceptions et ses contraintes, comme une nouvelle étape de votre chemin dans le siècle. Vous avez dit "l'aventure n'existe plus qu'au niveau des Gouvernements". Plus tard, vous interrogez avec force : "d'où peut-on le mieux arrêter la guerre d'Algérie ? De l'Hôtel Matignon ou des Deux Magots ?". Et vous dites encore, Ministre d'Etat chargé des Affaires Culturelles :"Dans un univers qui est à mes yeux, comme vous le savez, un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres". Y a-t-il plus belle définition de l'action politique ? Dans ce Ministère qui existe pour la première fois, vous soutiendrez la création vivante, par des commandes aux plus grands artistes, Chagall, Masson, ou en défendant en pleine Assemblée Nationale la liberté du créateur, en l'occurrence celle de Jean Genet, l'auteur des " Paravents ". Vous rendrez aux Français la conscience de leur patrimoine, en lançant l'Inventaire des richesses artistiques de la France, en restaurant des monuments essentiels, en changeant la couleur de Paris. Vous assurerez notre rayonnement à l'étranger par des grandes expositions et des échanges, qui permettent aux Japonais de découvrir La Joconde, tandis que les Français s'émerveillent devant " Le Siècle d'or espagnol " ou les trésors de Tout Ankh Amon. Mais surtout, parce que vous aimez partager et que vous rejetez une conception " aristocratique " du savoir, vous inventez les Maisons de la Culture, qui sont un acte de foi dans la démocratie culturelle. La culture, comme prolongement du rêve de Jules Ferry. La culture comme nouveau droit, pour chaque enfant, pour chaque citoyen. La culture contre la mort qui, après vos jeunes frères, vous a enlevé vos deux fils. C'est en pensant à cette tragédie qu'il faut entendre votre discours prononcé à Bourges : " La culture, c'est l'ensemble des formes qui ont été plus fortes que la mort... Il faut qu'à tous les jeunes hommes de cette ville soit apporté un contact avec ce qui compte au moins autant que le sexe et le sang, car il y a peut-être une immortalité de la nuit, mais il y a sûrement une immortalité des hommes ". Cette idée, si forte, de " donner à chacun les clés du trésor " est plus moderne aujourd'hui que jamais, et doit inspirer nos actes. Pendant toutes ces années, dans ce Ministère auquel vous apportez votre gloire, vous illustrez l'idée que vous vous faites de la France et de sa mission particulière. La France, avez-vous dit, " n'est jamais plus grande que lorsqu'elle l'est pour tous, lorsqu'elle n'est pas repliée sur elle-même ". C'est aussi, André Malraux, une idée qui nous oblige. Sans doute, nous ne sommes plus dans les années 60, mais la France, aujourd'hui comme hier, peut faire entendre sa voix, défendre ses convictions, affirmer ses valeurs, au premier rang desquelles son idéal de paix et de justice. C'est ainsi qu'elle est fidèle à sa vocation. " Que m'importe ce qui n'importe qu'à moi ? " Cette question, qui vous était familière, vaut pour les pays autant que pour les hommes. C'est une dernière leçon, que nous ferons vivre. André Malraux, vous allez entrer dans votre dernière demeure, aux côtés de Jean Monnet, l'un des pères de l'Europe, de René Cassin, le serviteur de la paix, et surtout de Jean Moulin, auquel vous lie la fraternité du courage et de la révolte. Au-delà de la force et de la modernité de vos messages, je voudrais vous remercier au nom de tous les jeunes Français que vous avez fait rêver. Vous avez été celui qui, de retour en France après un séjour rude en Indochine, repart tout aussitôt vers Saïgon, pour lancer au monde colonial le défi de l'humanisme. Vous avez été celui que l'on écoute passionnément, au Café Florida, à Madrid, alors que vous séduisez, en français, un auditoire cosmopolite. Vous avez été celui qui crée de rien le PC Interallié, en Corrèze, projet qui devient réalité à force d'autorité de passion personnelle. Vous avez été celui qui nargue la mort et qui ne se laisse jamais arrêter par elle, alors même qu'elle vous atteignait dans vos proches. Vous avez été celui qui rassemble, découpe, colle les images de votre Musée Imaginaire alors que vous menez bataille au nom du Rassemblement du Peuple Français. Vous avez été le Farfelu, présent même chez le Ministre d'Etat, l'auteur des " Lunes en papier ". Celui qui répond au " Croyez-vous que je sois mort ? " de Picasso, furieux de n'avoir pas reçu une invitation, par un " Croyez-vous que je sois Ministre ? ", clin d'oeil au chat qui fait semblant d'être chat chez Mallarmé. Pour tout cela, et aussi pour une voix, un regard, des mains qui dessinaient vos mots, vous avez inspiré, irrigué plusieurs générations. "Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves", avez-vous écrit. C'est peut-être de cela qu'il est question ce soir. Pierre Emmanuel disait de vos rêves qu'ils étaient "immenses et accueillants"... plus vrais, plus réels que ce que nous appelons "nature", ajoutant "la vérité des grands rêves se situe dans l'insondable, au fond de l'homme, en chacun de nous". Au-delà du vrai existe le vécu qui rencontre le rêve. Parce que vous avez su faire vivre vos rêves et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

16,578 просмотров • 10 месяцев назад

#Jeremstargate : c’est par hasard que j’ai revisionné il y a quelques jours une vidéo sur cette affaire datant de 2018. Après avoir passé pas mal d’heures dessus, je comprends mieux pourquoi elle a été complètement étouffée et qu’un grand coup de Karcher a été effectué sur le Net, mais surtout, pourquoi Jeremstar et ses petits copains ont été protégés par M. (tout le monde le connaît en France) et son entourage. Ce post est un peu long et sera en plusieurs parties, mais comme Ashton Kutcher et sa fake association, on ne sait même plus par où commencer, ni jusqu’à qui on va remonter. Et pourtant... tout part d’un gars qui faisait des interviews dans son bain avec des starlettes de télé-réalité et des canards jaunes flottants… pour arriver sur un réseau de prostitution de mineurs. On retrouve une partie du "gratin" de France comme BHL et sa femme Arielle Dombasle, des politiciens, l’ambassade d’Israël en France, le milieu du cinéma etc. Cette affaire a éclaté début 2018 par le biais du blogueur français AQABABE, Aniss Zitouni de son vrai nom, qui a eu un accrochage avec Jeremstar (Jérémy Gisclon) qui avait repris une information de candidats de TV réalité, sans citer Aqababe. Ce dernier a par la suite reçu en privé pas mal d’informations compromettantes au sujet de Jeremstar et de son entourage, et n’a pas hésité à les diffuser, ce qui lui a coûté rapidement la fermeture de tous ses comptes sur les réseaux sociaux. Cela concernait notamment un ami de Jeremstar, Pascal Cardonna alias "Babybel", coordinateur numérique à France Bleu et accusé d’actes pédocriminels. Lors du Jeremstargate, Jeremstar s’est retrouvé accusé de servir d'appât pour Cardonna, qui aurait agressé sexuellement de jeunes hommes à l'occasion de soirées alcoolisées. Les jeunes hommes se retrouvaient dans de véritables guet-apens : en échange de faveurs sexuelles, on leur garantissait de rencontrer leur idole Jeremstar. Des politiciens auraient aussi été impliqués, pas que Cardonna... L’information est restée plutôt discrète mais Cardonna a été condamné en 2022 à 6 mois de prison ferme (enfin… bracelet électronique en réalité) pour corruption de mineurs et prostitution. Il est désormais inscrit au fichier des délinquants sexuels et a interdiction formelle et définitive d’approcher des mineurs. C’est le seul qui a été condamné dans cette affaire, ne bénéficiant probablement pas du même carnet d’adresses que ses acolytes. Jeremstar et Cardonna étaient à l’époque également très proches de Cyril Legann, alias "Babar" et c’est lui qui a le parcours le plus intéressant et les connexions les plus troublantes, car on remonte jusqu’à François Mitterrand. A la fin de ce montage, on comprend mieux d’où vient ce surnom "Babar"... Avant de continuer sur cette lancée, je remercie Alexandre Lebreton qui a souvent bien de l’avance et qui avait réalisé les deux premières vidéos du montage sur sa chaîne (la première a manifestement été censurée de YouTube) et je tiens aussi à remercier grandement la 🔴 Team FS qui m’a aidée à y voir plus clair en m’envoyant de précieuses informations. Cela agacera encore certains, mais j’ai également une pensée pour Zoé Sagan dont les comptes ont récemment subi le même sort que ceux d’Aqababe à l’époque, car nous avions échangé brièvement sur cette affaire de Jeremstar il y a quelque temps. Sagan savait que ce dossier était "casse-gueule"… Pour revenir sur Babar… c’est avant tout un "militant", président du festival LGBTQI "Chéries-chéris", financé par la mairie de Paris (Bonjour Hidalgo ! ) et créé en 1994. Qui retrouve-t-on en marraine du festival "Chéries-chéris" en 2014 et 2015, et présente avec son mari ? Arielle Dombasle... Babar a été officiellement soupçonné de comportements licencieux avec de jeunes hommes. Ex-chroniqueur de l’émission "Les Terriens du dimanche" animée par Thierry Ardisson sur C8, Cyril Legann est une figure sulfureuse de la cause homosexuelle. Legann est également distributeur de films gays (y compris érotiques, comme "A peine majeur", où 8 jeunes adonis se laissent aller à leurs pulsions les plus inavouables, pour la société Optimale). Sur son site "Chéries-Chéris", il avait remercié l’équipe de la mairie de Paris, mais aussi les services culturels de l’ambassade d’Israël en France et la présidente LR du conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, entre autres… Avec 18 000 euros de subvention, la région Ile-de-France avait précisé en 2018 que le festival bénéficiait d’une réputation internationale. A une longue liste s’ajoutaient le préfet de région, la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILRAH), le Centre national du cinéma (CNC), les cinémas MK2, la chaîne porno gay Pink X, l’inter-LGBT et Optimale. Legann a réalisé deux films avec Bernard Alapetite, de son vrai nom Philippe Desnous, un diffuseur de cassettes vidéo à caractère pédocriminel, condamné à trois ans de prison ferme en 2000, et dont l’exploitation du fichier clients avait conduit 2500 gendarmes à lancer la plus vaste opération contre les milieux pédocriminels en France, baptisée "Ado 71", en 1997 (814 perquisitions, 686 interpellations et 103 mises en examen). Patrick Morault, associé d’Alapetite dans son ex-société d’édition de cassettes vidéo Platypus, au cœur du scandale "Ado 71", avait écopé de quatre mois de prison avec sursis à l’issue du coup de filet. Alapetite avait quant à lui déclaré pour sa défense : "J’ai été condamné pour des ventes de cassettes pornographiques mettant en scène des mineurs mais je ne tournais pas ces cassettes qui venaient d’Europe de l’Est, je ne faisais que les revendre." Cyril Legann est passé plusieurs fois derrière la caméra. Poussant son engagement à l’extrême, l’activiste a réalisé deux films gays avec Bernard Alapetite : "Comme un frère" (2005 et "Vincent River" (2006 L’animateur du réseau, qui revendique avoir été un des premiers membres du Grece (Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne), a aussi collaboré à des revues d’extrême droite dans les années 70, dont "Défense de l’Occident" du négationniste Maurice Bardèche, avant de fonder plusieurs magazines érotiques de photographies de jeunes adultes (Beach Boy, Jean’s, P’tit Loup). Ces derniers ont été récupérés par Michel Caignet, fondateur de "Gaie France magazine", qui fut interdit de vente aux mineurs pour "incitation à la pédophilie" en 1992 (Alapetite y a aussi travaillé). Lié à la mouvance néonazie, Caignet a été condamné à quatre ans de prison dont dix-huit mois avec sursis dans une autre affaire, "Toro Bravo", en 1997. Alapetite se disait "amateur de belles jeunes bestioles mâles". Suite à la diffusion sur son blog de clichés de jeunes éphèbes nus, dont ceux d’un "camp d’été de la jeunesse hitlérienne dans les années 30", de "jolis" ramasseurs de balles à Roland Garros et de scouts américains (photos disparues du Net depuis), il avait déclaré : "Je ne condamnerais pas la pédophilie en tant que telle pour la bonne raison que l’on assiste depuis quelques années à de véritables procès en sorcellerie. Il y a aussi une chose qui m’amuse, on traite de pédophiles des personnes qui sont en réalité des éphèbophiles. Là encore on mélange tout et pire que tout on généralise. Fuyons le pluriel, vive le singulier." Suite au prochain post, concernant Michel Caignet, car les connexions sont sans fin à son sujet. Cela nous amène à un certain abbé, grand ami intime de François Mitterrand… et on arrive également sur un certain Hitler et aussi Aleister Crowley… le monde est si petit...

Claire Gabriel

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Ils ont perdu la vie, assassinés dans un attentat terroriste islamiste il y a dix ans, le 13 novembre 2015. Rendons-leur hommage en les gardant à jamais dans nos mémoires. Fluctuat nec mergitur. Tués au Bataclan : Stéphane Albertini, chef de salle du restaurant italien Chez Livio, à Neuilly, apprécié des joueurs du PSG, cousin de Pierre Innocenti. Nick Alexander, 36 ans, Britannique, originaire de Colchester, amateur de rock, s’occupait des produits de merchandising du groupe Eagles of Death Metal. Jean-Jacques Amiot, 68 ans, Parisien, oncle d’une élue de Quimper, marié, père de deux filles et grand-père de deux petits-enfants, fondateur de la société de sérigraphie Art Go. Thomas Ayad, 32 ans, originaire d’Amiens, chef de produit pour le label de musique Mercury Records, rattaché à Universal Music Group. Guillaume B. Decherf (Barreau-Decherf), 43 ans, natif de la Meuse, journaliste aux Inrockuptibles, chroniqueur de rock. Emmanuel Bonnet, 47 ans, de la Chapelle-en-Serval (Oise), employé à la RATP, joueur de basse, marié, deux enfants, était au concert avec l’un d’eux qui est sain et sauf. Maxime Bouffard, 26 ans, originaire de Coux-et-Bigaroque dans le Périgord, joueur de rugby amateur, Parisien depuis cinq ans, réalisateur. Quentin Boulenger, 29 ans, chef de projet digital chez L’Oréal, originaire de Reims, vivait dans le XVIIe arrondissement de Paris. Élodie Breuil, 23 ans, originaire de Boulogne-Billancourt, étudiante en design à l’école de Condé, dans le XVe arrondissement de Paris. Claire Camax, 35 ans, originaire d’Avignon, dessinatrice graphiste, vivait à Houilles avec ses deux enfants, était au Bataclan avec son mari, blessé. Nicolas Catinat, 37 ans, originaire de Domont, Val-d’Oise, où il était artisan menuisier. Baptiste Chevreau, 24 ans, originaire de Tonnerre (Yonne), musicien, petit-fils de la chanteuse Anne Sylvestre, vivait à Paris depuis cinq ans. Nicolas Classeau, 43 ans, avait été lycéen à Émerainville en Seine-et-Marne, directeur de l’IUT Marne-la-Vallée, où travaillait Matthieu Giroud, père de trois enfants ; sa compagne a été blessée. Anne Cornet, 29 ans, originaire de Ville-Houdlémont, en Lorraine, vivait à Saint-Germain-en-Laye avec son mari Pierre-Yves Guyomard, tué aussi. Precilia Correia, 35 ans, Franco-Portugaise, habitante d’Asnières-sur-Seine, salariée à la Fnac, tuée avec son ami Manu Perez. Elsa Delplace San Martin, 35 ans, Parisienne d’origine chilienne, mère d’un petit garçon de 6 ans, co-fondatrice de l’agence Les Pro’créatives, tuée avec sa mère Patricia San Martin. Alban Denuit, 32 ans, né en 1983 à Marmande, plasticien enseignant à Bordeaux-Montaigne, sculpteur, vivait à Bordeaux. Vincent Detoc, 38 ans, originaire de L’Haÿ-les-Roses, architecte, guitariste amateur, marié, père de deux enfants, vivait à Gentilly. Elif Dogan, 26 ans, Belge d’origine turque, Liégeoise, travaillait dans une société d’informatique avant de rejoindre son compagnon Milko Jozic à Paris. Fabrice Dubois, 46 ans, marié, deux enfants, rédacteur concepteur chez Publicis conseil, notamment pour des publicités pour les chewing-gums Hollywood, vivait à Médan dans les Yvelines. Romain Dunay, 28 ans, professeur d’anglais à l’ensemble scolaire catholique Saint-Michel de Picpus (Paris et Saint-Mandé), et musicien. Thomas Duperron, 30 ans, originaire d’Alençon, responsable communication de la salle de concerts parisienne La Maroquinerie, vivait à Saint-Ouen. Mathias Dymarski, 22 ans, originaire de Metz, ingénieur ESITC (école supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction), considéré comme l’un des plus doués des « streeters » français (pratiquant du vélo acrobatique), tué avec sa compagne Marie Lausch. Germain Ferey, 36 ans, originaire de Vienne-en-Bessin, dans le Calvados, travaillait dans la production et l’illustration audiovisuelle, habitait Paris, était au concert avec son ami Antoine Mary. Grégory Fosse, 28 ans, natif de Gambais dans les Yvelines, programmateur musical pour la chaîne D17, vivait à Paris. Christophe Foultier, 39 ans, directeur artistique chez Havas Life Paris, marié, deux enfants, vivait à Courbevoie. Julien Galisson, 32 ans, originaire d’Orvault (Loire-Atlantique), habitant à Nantes, célibataire, fan de musique, était au concert avec une amie qui a eu la vie sauve. Suzon Garrigues, 21 ans, étudiante en troisième année de licence de lettres modernes appliquées à la Sorbonne. Juan Alberto Gonzalez Garrido, 29 ans, Espagnol, a vécu à Madrid, ingénieur au Centre national d’équipement nucléaire d’EDF à Montrouge, habitait à Paris depuis deux ans avec son épouse, présente avec lui au Bataclan, qui n’a pas été tuée dans l’attaque. Mayeul Gaubert, 30 ans, originaire de Morey en Saône-et-Loire, juriste, Parisien. Matthieu Giroud, 39 ans, originaire de Jarrie (Isère), géographe, enseignant à l’IUT de Marne-la-Vallée dirigée par Nicolas Classeau (voir plus haut), marié, père d’un garçon de 3 ans, vivait à Paris avec son épouse, enceinte au moment de l'attentat. Cédric Gomet, 30 ans, originaire de Foucherans, dans le Jura, Parisien, travaillait pour la chaîne de télévision TV5 monde, guitariste du groupe d’électro-rock « First All The Machines ». Nohemi Gonzalez, 23 ans, Américaine d’origine mexicaine, étudiante en art à l’université d’État de Long Beach, Californie, séjournait à Paris dans le cadre d’un programme d’échange de six mois. Stéphane Grégoire, 46 ans, de Nucourt, dans le Vexin. Pierre-Yves Guyomard, 43 ans, ingénieur du son, professeur de sonorisation à l’ISTS (école de son), marié avec Anne Cornet, morte avec lui (voir plus haut). Olivier Hauducœur, 44 ans, Parisien, ancien élève de l’École nationale supérieur d’ingénieurs de Caen, coureur de cross amateur, travaillait chez Arval, filiale de location automobile de BNP Paribas. Frédéric Henninot, 45 ans, employé de la Banque de France à Cergy, père de deux enfants, était au Bataclan avec sa compagne Stéphanie, blessée. Pierre-Antoine Henry, 36 ans, Parisien, ingénieur (architecte système) chez Sagem puis chez Tns-MARS, marié, père de deux petites filles. Mathieu Hoche, 37 ans, originaire de Siouville-Hague (Manche), cameraman pour la chaîne France 24, père d’un garçon de 9 ans, vivait à Montreuil. Pierre Innocenti, 40 ans, restaurateur, patron de Chez Livio, à Neuilly, qu’il dirigeait avec son frère, à la suite de leurs père et grand-père, tué en même temps que son chef de salle Stéphane Albertini (voir plus haut). Nathalie Jardin, 31 ans, régisseuse au Bataclan, originaire de Marcq-en-Barœul (Nord), Parisienne. Marion Jouanneau, 24 ans, de Chartres où elle a été élève au lycée Marceau, étudiante, assistait au concert d’Eagles of Death Metal accompagné de son petit ami. Milko Jozic, 47 ans, Belge, Liégeois, ingénieur, vivait à Paris depuis plusieurs mois avec sa compagne Elif Dogan, tuée en même temps que lui (voir plus haut). Jean-Jacques Kirchheim, 44 ans, Parisien originaire de Saint-Maur, salarié de Free, amoureux du rock, était au concert avec deux amis et sa compagne, qui ont survécu. Nathalie Lauraine, 39 ans, Russe et Française, mère de trois enfants, était au concert avec son mari qui a été blessé. Marie Lausch, 23 ans, originaire de Saint-Julien-lès-Metz, étudiante en communication à la NEOMA Business school de Reims, en stage à Paris, tuée avec son compagnon Mathias Dymarski (voir plus haut). Renaud Le Guen, 29 ans, habitant de Savigny-sur-Orge, conseiller service chez MAN Truck&Bus (constructeur de camion et d’autocars), était au concert avec sa compagne Floriane, rescapée. Gilles Leclerc, 32 ans, fleuriste à Saint-Leu-la-Forêt, fan de rock et de formule 1, était au Bataclan avec sa petite amie qui est saine et sauve. Christophe Lellouche, 33 ans, Parisien, musicien, avait créé une agence de communication, Luminol. Cécile Martin, 33 ans, parisienne, psychologue. Antoine Mary, 34 ans, originaire de Caen, développeur, avait travaillé chez Milky, agence parisienne de communication web, était au Bataclan avec son ami Germain Férey, tué lui aussi (voir plus haut). Cédric Mauduit, 41 ans, fils d’un technicien agricole et d’une institutrice de la Manche, directeur de la modernisation au conseil départemental du Calvados, marié, père de deux enfants, habitait à Lion-sur-Mer après avoir été parisien. Isabelle Merlin, 44 ans, ingénieur à Rambouillet. Fanny Minot, 29 ans, monteuse pour l’émission Le Supplément de Canal plus. Yannick Minvielle, 39 ans, originaire d’Épervans en Saône-et-Loire, vivait et travaillait à Paris, où il était directeur de création chez Red/Publicis, et chantait dans un groupe de rock. Cécile Misse, 32 ans, originaire de Gap (Hautes-Alpes), chargée de production au théâtre Jean-Vilar de Suresnes, tuée avec son compagnon Luis Felipe Zschoche Valle. Marie Mosser, 24 ans, originaire de Nancy, travaillait pour le label Mercury Music group (Universal Music France). Quentin Mourier, 29 ans, originaire de Rouffach dans le Haut-Rhin, architecte (ENSA de Versailles), avait été chargé d’étude à l’Atelier international du Grand Paris et travaillait pour le projet Vergers Urbains, association du XVIIIe arrondissement de Paris qui plante des arbres fruitiers dans les quartiers parisiens. Christophe Mutez, environ 40 ans, d'une famille de Traînou (Loiret), près d'Orléans, consultant informatique. Hélène Muyal, 35 ans, Parisienne, maquilleuse-coiffeuse, travaillait aussi dans la mode, était mariée et mère d’un enfant de dix-sept mois. Romain Naufle, environ 30 ans, Paris. Bertrand Navarret, 37 ans, originaire de la région de Tarbes, charpentier à Capbreton, amateur de surf, était de passage à Paris. Christopher Neuet-Shalter, 39 ans, originaire de Levallois, consultant formateur en marketing digital, vivait à Clichy avec sa compagne et leur fille de 11 ans. Lola Ouzounian, 17 ans, lycéenne, était au concert avec son père, qui n'a pas été tué. David Perchirin, 45 ans, ancien étudiant à Sciences-Po Rennes, journaliste devenu instituteur à Bagnolet. Aurélie de Peretti, 33 ans, d’une famille originaire de Corse, infographiste, avait travaillé dans des restaurants, habitait Saint-Tropez, et était venue à Paris pour le concert. Manu Perez, 40 ans, travaillait pour Polydor (Universal Music France), père de deux filles, était le compagnon de Precilia Correia (voir plus haut). Franck Pitiot, 33 ans, habitant de Meudon (Hauts-de-Seine), ingénieur diplômé de l’Esstin Nancy, travaillait chez MCCF, société de construction. Caroline Prenat, 24 ans, Lyonnaise, graphiste, diplômée de l’école d’Arts appliqués de Lyon, venait de s’installer à Paris. François-Xavier Prévost, 29 ans, originaire de Lambersart près de Lille, diplômé de l’Institut supérieur de commerce international de Dunkerque, était chef de publicité à l’agence LocalMedia à Lille, après plusieurs années chez Havas à Paris. Armelle Pumir Anticevic, 46 ans, Parisienne, chef de fabrication chez Logic Design Studio, était au Bataclan avec son mari, Joseph, rescapé. Richard Rammant, 53 ans, Parisien originaire du Lot, biker, fidèle du Cahors Blues Festival, marié, père de deux enfants, était au concert avec son épouse Marie-Do, blessée en même temps que lui mais rescapée. Valentin Ribet, 26 ans, avocat au cabinet Hogan Lovells, Parisien. Matthieu de Rorthais, 32 ans, Parisien. Estelle Rouat, 25 ans, originaire de Concarneau, professeur d’anglais au collège Gay-Lussac de Colombes, était au Bataclan avec son ami, blessé. Thibault Rousse Lacordaire, 36 ans, Parisien, ancien élève de l’établissement catholique Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly, contrôleur de gestion chez Colony capital, fonds d’investissement qui a été actionnaire du Paris Saint-Germain, et bénévole à l’association le Relais Frémicourt. Raphaël Ruiz, 37 ans, Parisien, originaire de Grenoble où il avait été élève à Sciences-Po, rédacteur chez Ubiqus, guitariste et passionné de musique. Madeleine Sadin, 30 ans, Parisienne, professeur de français au collège Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine. Lola Salines, 28 ans, Parisienne, éditrice chez Gründ, membre de la ligue sportive La Boucherie de Paris, équipe de roller derby (sport d’équipe sur patin à roulettes). Patricia San Martin, 61 ans, chilienne, exilée en France depuis le coup d’État de 1973, fonctionnaire à la mairie de Sevran, tuée en même temps que sa fille Elsa Delplace San Martin (voir plus haut). Hugo Sarrade, 23 ans, étudiant en intelligence artificielle à l’université de Montpellier, passait le week-end chez son père à Paris. Maud Serrault, 37 ans, Parisienne, mariée, directrice de marketing de la société d’hôtels Best Western France, était au concert avec son époux, qui n’a pas été tué. Sven Silva Perugini, 29 ans, du Venezuela, né à Caracas, domicilié depuis deux ans à Palma de Majorque, était au Bataclan avec deux amis vénézuéliens. Valeria Solesin, 28 ans, Italienne de Venise, Parisienne depuis quatre ans, doctorante en sociologie à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, bénévole pour l’ONG italienne Emergency. Fabian Stech, 51 ans, né à Berlin, marié, père de deux enfants, installé en France depuis 1994, docteur en philosophie, critique d’art, vivait à Dijon où il était professeur au lycée privé Les Arcades. Claire Tapprest, 23 ans, étudiante à la NEOMA Business School de Reims. Ariane Theiller, 24 ans, a vécu près de Lille, a suivi un cursus à l’université de Strasbourg, était auteur d’un mémoire de master sur les super héros, habitait Montreuil et travaillait à Paris chez Urban Comics, filiale de Dargaud qui édite des bandes dessinées américaines. Éric Thomé, 39 ans, ancien élève au lycée de Sèvres, photographe et graphiste, créateur de l’agence We are Ted à Paris, était père d’une petite fille et en attendait une deuxième. Olivier Vernadal, 44 ans, dit Dado, originaire de Ceyrat, Puy-de-Dôme, agent des impôts à Paris, ancien joueur de foot dans l’équipe de Ceyrat, habitait dans le XIe arrondissement, non loin du Bataclan. Luis Felipe Zschoche Valle, 35 ans, Chilien, Parisien depuis huit ans, guitariste et chanteur dans le groupe de rock Captain Americano, compagnon de Cécile Misse, tuée avec lui au Bataclan. Tués À La Belle Équipe, 92, rue de Charonne, dans le XIe Ludovic Boumbas, 40 ans, d'origine congolaise, a grandi à Lille, était employé chez Fedex. Ciprian Calciu, 32 ans, Roumain, et sa compagne Lacramioara Pop, Roumaine aussi, parents d’un enfant de 18 mois, ont été tués ensemble. Marie-Aimée Dalloz, 34 ans, employée chez Amundi, tuée avec son compagnon. René Bichon, 62 ans, a été cité lors de la cérémonie du 27 novembre. Romain Didier, 32 ans, Parisien, originaire de Sury-en-Vaux, dans le Sancerrois, avait travaillé pour le Little Temple Bar, à Paris, tué avec son amie Lamia Mondeguer, qui travaillait pour l’agence artistique Noma Talents. Anne Laure Arruebo et Cécile Coudon Peccadeau de l’Isle, inspectrices des douanes à la Direction générale des douanes et des droits indirects. Justine Dupont, 34 ans, habitant Montreuil, responsable de résidences sociales. Romain Feuillade, 31 ans, originaire de Gilly-sur-Isère, en Savoie, Parisien, restaurateur. Véronique Geoffroy de Bourgies, 54 ans, ancien mannequin, ex-journaliste à Madame Figaro et à ParisObs, fondatrice du site mariée, deux enfants. Cédric Ginestou, 27 ans, Parisien originaire de Laval. Michelli Gil Jaimez, 27 ans, Mexicaine, travaillait au Café des anges comme Houda Saadi. Thierry Hardouin, 36 ans, policier à Bobigny, père de deux enfants, mort avec sa compagne Marie-Aimée Dalloz (voir ci-dessus). Djamila Houd, 41 ans, Parisienne, originaire de Dreux, travaillait dans le prêt-à-porter, mère d’une fille de huit ans, mariée au propriétaire de La Belle Equipe, morte dans ses bras. Hyacinthe Koma, originaire du Burkina Faso, serveur au restaurant Les Chics Types, dans le XIXe arrondissement de Paris. Guillaume Le Dramp, originaire de Cherbourg, travaillait dans un restaurant, avait fêté ses 33 ans à La Belle Équipe où il a été tué. Victor Muñoz, 25 ans, fils d’un élu du XIe arrondissement. Halima Saadi, 37 ans, d’origine tunisienne, mère de deux enfants, et sa sœur Houda Saadi étaient à La Belle Équipe pour fêter les 35 ans de cette dernière ; une grande partie des 18 victimes de La Belle Équipe était venue pour l’anniversaire. Tués au Petit Cambodge, 20, rue Alibert, dans le Xe arrondissement : Alva Berglund, 25 ans, Suédoise, originaire de la ville de Västeras, a été tuée alors qu'elle était en compagnie d'une amie, blessée ; son nom a été révélé lors de la cérémonie du 27 novembre; l'ambassadrice de Suède à Paris a déposé une gerbe en l'honneur des victimes devant le restaurant. Chloé Boissinot, 25 ans, originaire de Château-Larcher dans la Vienne, dînait avec son compagnon, blessé. Vivait à Paris, travaillait au bar Le Verre Volé. Asta Diakité, cousine du footballeur Lassana Diarra, a été tuée à proximité du Petit Cambodge alors qu'elle faisait des courses. Raphael Hilz, 28 ans, architecte, originaire de Garmisch, en Allemagne, travaillait au cabinet Renzo Piano Building Workshop, à Paris, dînait au Petit Cambodge avec deux collègues. Amine Ibnolmobarak, 29 ans, Marocain, architecte, encadrant à l’École nationale supérieure d’architecture du quai Malaquais. Son épouse a été blessée. Justine Moulin, 23 ans, étudiante à Paris. Anna Petard Lieffrig, 24 ans, graphiste et sa sœur Marion Petard Lieffrig, 30 ans, musicologue. Sébastien Proisy, 38 ans, originaire de Valenciennes, diplômé de Sciences-Po, avait travaillé dans un cabinet d’avocats. Stella Verry, 36 ans, médecin généraliste au pôle de santé Les Eiders, à Paris. Tuées au café Le Carillon : Charlotte Meaud et Émilie Meaud, sœurs jumelles de 30 ans, Parisiennes, Charlotte était chargée de développement de start-up, Émilie architecte. Tué au bar La Bonne Bière : Nicolas Degenhardt, 37 ans, Parisien, originaire du Mans, tué à La Bonne Bière. Tuée rue de La Fontaine-au-Roi : Lucie Dietrich, 37 ans, Parisienne originaire de Recologne, près de Besançon, graphiste, tuée rue de La Fontaine-au-Roi, salariée de L’Étudiant, sœur du fondateur de la marque de montres Dietrich. Tué à son domicile : Stéphane Hache, 52 ans, Parisien, originaire de Vendée, maître d’hôtel, tué d’une balle perdue dans son studio situé près du Bataclan, retrouvé le samedi 14. Tué au Stade de France : Manuel Colaco Dias, 63 ans, chauffeur d’autocar, Portugais, vivait à Cormontreuil, près de Reims, et travaillait pour l'entreprise rémoise Regnault Autocars. Lieu du décès non confirmé : Salah Emad El-Gemaly, 28 ans, Égyptien vivant à Paris, carreleur, aurait été tué, selon Le Monde, dans un café proche du Bataclan. Kheireddine Sahbi, 29 ans, Algérien, musicien, violoniste, étudiant en ethnomusicologie à la Sorbonne, vivait à Paris. Djalal Eddin Sebaa, 30 ans, Algérien vivant en France depuis un an.

Ilan Gabet

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Je lis les critiques adressées Fabien Roussel après son propos sur la Charte olympique et la neutralité dans le sport. Je crois pourtant qu'il a complètement raison. Petit rappel 👇 Une fois dénoncées les outrances droitières et les stigmatisations insupportables dont sont victimes nos compatriotes de confession musulmane, parlons sérieusement de la question de la laïcité — terme en réalité impropre à la situation — dans le sport, avec raison et sans acrimonie. En la matière, je me dis qu’il est particulièrement opportun d’écouter ce qu’en pense Marie-George Buffet (auditionnée au Sénat, en 2024), communiste, féministe et accessoirement meilleure ministre des Sports de la Ve République⤵️ « Conformément à la charte olympique, nous devons mener ce combat pour le respect de la laïcité dans la pratique sportive (…) À celles et ceux qui disent que cette règle empêcherait les femmes de pratiquer, je rappelle qu’on nous disait pareil en 2004, au moment du vote de la loi sur le port de signes religieux à l’école. Tout s’est finalement bien passé (…) Je pense à nos sœurs afghanes à qui on a expliqué qu’il fallait cacher leur corps pour faire du sport, puis sans regard extérieur, avant de tout leur interdire. (…) Les femmes ont besoin de pouvoir pratiquer le sport en pleine liberté. Je mènerai ce combat. » À titre personnel, je fais entièrement mienne sa position s’agissant des compétitions organisées par les fédérations sportives délégataires de missions de service public. C’est également l’avis du Conseil d’État qui a déjà été amené à se prononcer sur le sujet à propos de la Fédération française de football. La plus haute juridiction administrative a considéré que la FFF était fondée à imposer la neutralité religieuse et politique, la liberté d’exprimer des opinions et des convictions pouvant être limitée afin de garantir le bon fonctionnement du service public et protéger les droits et libertés de tous, en cohérence avec les principes fondamentaux de la République. Aujourd’hui, plusieurs fédérations attendent du législateur une clarification juridique pour conforter leurs règlements en ce sens, comme ce fut le cas jadis dans le corps enseignant après l’indécision politique consécutive à l’affaire de Creil. Ne reproduisons pas les mêmes erreurs. Sur un terrain de sport, la neutralité fédère, le prosélytisme religieux et politique peut diviser. Personne n’aura à abjurer ou à renier ses convictions pour participer à une compétition sportive (cf. le match Angers-Monaco durant lequel, contrairement aux dires de l'extrême droite, les joueurs de confession musulmane ont mangé en toute quiétude pendant un arrêt de jeu classique, lequel faisait suite à la blessure d’un angevin). Il s’agira simplement pour la puissance organisatrice concernée de faire œuvre de neutralité le jour J, afin que la règle commune universelle l’emporte et que la pratique sportive se fasse dans la concorde républicaine. C’est bien l’esprit de la Charte olympique que nous avons tous célébré l’été dernier.

Pierre Ouzoulias

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🇫🇷 Aujourd'hui, nous célébrons la fête nationale de Jeanne d'Arc et du patriotisme, créée en 1920 sur proposition de Maurice Barrès. En mai 1961, à Orléans, André Malraux prononçait un grand discours en hommage à Jeanne d'Arc : « Le Gouvernement a souhaité qu’aujourd’hui son représentant ne prenne la parole que pour un hommage à la seule figure de notre histoire sur laquelle se soit faite l’unanimité du respect. La fidélité qu’Orléans, Orléans seule, lui a témoignée à travers les siècles, a fait oublier que Jeanne d’Arc est l’objet d’une aventure unique : la tardive découverte de sa personne n’affaiblit pas sa légende, elle lui donne son suprême éclat. Pour la France et pour le monde, la petite sœur de saint Georges devint Jeanne vivante par les textes du procès de réhabilitation : par ses réponses de Rouen, par le rougeoiement sanglant du bûcher. Nous savons aujourd’hui qu’à Chinon, ici-même, à Reims, à la guerre, et même à Rouen, sauf pendant une seule et atroce journée, elle est une âme invulnérable. Ce qui vient d’abord de ce qu’elle ne se tient que pour la mandataire de ses voix : «Sans la grâce de Dieu, je ne saurais rien faire». On connaît la sublime cantilène de ses témoignages de Rouen : «La première fois, j’eu grand peur. La voix vint à midi ; c’était l’été, au fond du jardin de mon père... après l’avoir entendue trois fois, je compris que c’était la voix d’un ange... Elle était belle, douce et humble ; et elle me racontait la grande pitié qui était au royaume de France... Je dis que j’étais une pauvre fille qui ne savais ni aller à cheval ni faire la guerre... Mais la voix disait : “Va, fille de Dieu”...» Certes, Jeanne est fémininement humaine. Elle n’en montre pas moins, quand il le faut, une incomparable autorité. Les capitaines sont exaspérés par «cette péronnelle qui veut leur enseigner la guerre». La guerre ? Les batailles qu’ils perdaient et qu’elle gagne... Qu’ils l’aiment ou la haïssent, ils retrouvent dans son langage le «Dieu le veut» des Croisades. Cette fille de dix-sept ans, comment la comprendrions-nous si nous n’entendions pas, sous sa merveilleuse simplicité, l’accent incorruptible avec lequel les Prophètes tendaient vers les rois d’Orient leurs mains menaçantes, et leurs mains consolantes, vers la grande pitié du royaume d’Israël ? Avant le temps des combats, on lui demande : « Si Dieu veut le départ des Anglais, qu’a-t-il besoin de vos soldats ?» – «Les gens de guerre combattront, et Dieu donnera la victoire.» Ni saint Bernard ni Saint Louis n’eussent mieux répondu. Mais ils portaient en eux la chrétienté, non la France. Et à Rouen, seule devant les deux questions meurtrières : «Jeanne, êtes-vous en état de grâce ?» – «Si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre ; si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir !» Et surtout la réponse illustre : «Jeanne, lorsque saint Michel vous apparût, était-il nu ?» – «Croyez-vous Dieu si pauvre qu’il ne puisse vêtir ses anges ?» Lorsqu’on l’interroge sur sa soumission à l’Eglise militante, elle répond, troublée, mais non hésitante : «Oui, mais Dieu premier servi !» Nulle phrase ne la peint davantage. En face du dauphin, des prélats ou des hommes d’armes, elle écarte le secondaire, combat pour l’essentiel. Depuis que le monde est monde, c’est le génie même de l’action. Et sans doute lui doit-elle ses succès militaires. Dunois dit qu’elle disposait à merveille des troupes et surtout l’artillerie, ce qui était peut-être plus surprenant que difficile. Car les Anglais devaient moins leurs victoires à l’intelligence très réelle, mais élémentaire de leur tactique, qu’à l’absence de toute tactique française, à la folle comédie à laquelle Jeanne semble avoir mis fin. Les batailles de ce temps étaient très lourdes pour les vaincus ; nous oublions trop que l’écrasement de l’armée anglaise à Patay fut de même nature que celui de l’armée française à Azincourt. Et le témoignage du duc d’Alençon interdit que l’on retire à Jeanne d’art la victoire de Patay, puisque sans elle, l’armée française se fût divisée avant le combat, et puisqu’elle seule la rassembla... C’était en 1429 – le 18 juin. «Avant tout, dit le Général de Gaulle, elle rétablit la confiance.» Dans ce monde où Ysabeau de Bavière avait signé à Troyes la mort de la France en notant seulement sur son journal l’achat d’une nouvelle volière, dans ce monde où le dauphin doutait d’être dauphin, la France d’être la France, l’armée d’être une armée, elle refit l’armée, le roi, la France. Il n’y avait plus rien : soudain, il y eut l’espoir – et, ici-même, par elle, les premières victoires, qui rétablirent l’armée. Puis – par elle, contre presque tous les chefs militaires –, le sacre, qui rétablit le roi. Parce que le sacre était pour elle la résurrection de la France, et qu’elle portait la France en elle de la même façon qu’elle portait sa foi. Après le sacre, elle est écartée, et commence la série de vains combats qui la mèneraient à Compiègne pour rien, si ce n’était pour devenir la première martyre de la France. Nous connaissons tous son supplice. Mais les mêmes textes qui peu à peu dégagent d’une nuit étoilée de fleurs de lys son image véritable, son rêve, ses pleurs, l’efficace et fraternelle autorité qu’elle partage avec les fondatrices d’ordres religieux, ces mêmes textes dégagent aussi, de son supplice, deux des moments les plus pathétiques de l’histoire de la douleur. Le premier est la signature de l’acte d’adjuration – qui reste d’ailleurs mystérieux. La comparaison du court texte français avec le très long texte latin qu’on lui faisait signer proclamait l’imposture. Elle signe d’une sorte de rond bien qu’elle ait appris à signer Jeanne. «Signez d’une croix.» Or, il avait été convenu entre elle et les chefs de guerre du dauphin que touts les textes de mensonge, tout les textes imposés, auxquels leurs destinataires ne devaient pas ajouter foi, seraient marqués d’une croix. Alors, devant cet ordre qui semblait dicté par Dieu même pour délivrer sa mémoire de ceux qui tenaient son corps en leur pouvoir, elle traça la croix de jadis, en éclatant d’un rire insensé... Le second moment est sans doute celui de sa plus affreuse épreuve. Si, tout au long du procès, elle s’en remit à Dieu, elle semble avoir eu, à maintes reprises, la certitude qu’elle serait délivrée. Et peut-être, à la dernière minute, espéra-t-elle qu’elle le serait sur le bûcher. Car la victoire du feu pouvait être la preuve qu’elle avait été trompée. Elle attendait, un crucifix fait de deux bouts de bois par un soldat anglais, posé sur sa poitrine, le crucifix de l’église voisine élevé en face de son visage au-dessus des premières fumées. (Car nul n’avait osé refuser la croix à cette hérétique et à cette relapse...) Et la première flamme vint, et avec elle le cri atroce qui allait faire écho, dans tous les cœurs chrétiens, a cri de la Vierge lorsqu’elle vit monter la croix du Christ sur le ciel livide. Après quoi, Jeanne ne prononça plus qu’un mot : Jésus. Alors, depuis ce qui avait été la forêt de Brocéliande jusqu’au cimetières de Terre- Sainte, la vielle chevalerie morte se leva dans ses tombes. Dans le silence de la nuit funèbre, écartant les mains jointes de leurs gisants de pierre, les preux de la Table Ronde et les compagnons de Saint Louis, les premiers combattants tombés à la prise de Jérusalem et les derniers fidèles du petit Roi Lépreux, toute l’assemblée des rêves de la chrétienté regardait, de ses yeux d’ombre, monter les flammes qui allaient traverser les siècles, vers cette forme enfin immobile, qui était devenue le corps brûlé de la chevalerie. «Comment vous parlait vos voix ?», lui avait-on demandé quand elle était vivante. «Elles me disaient : va, fille de Dieu, va, fille au grand cœur...» Ce pauvre cœur qui avait battu pour la France comme jamais cœur ne battit, on le retrouva dans les cendres, que le bourreau ne put ou s’osa ranimer. Et l’on décida de le jeter à la Seine, «afin que nul n’en fît des reliques». Car ce n’est pas seulement à Orléans, c’est dans la plupart des villes qu’elle avait délivrées qu’elle demeurait présente. Il était plus facile de la brûler que de l’arracher de l’âme de la France. Au temps où le roi l’abandonnait, les villes faisaient des processions pour sa délivrance. Puis le royaume, peu à peu, se rétablit. Rouen fut enfin reprise. Et Charles VII, qui ne se souciait pas d’avoir été sacré grâce à une sorcière, ordonna le procès de réhabilitation. A Notre-Dame de Paris, la mère de Jeanne, petite forme de deuil terrifiée dans l’immense nef, vient présenter le rescrit par lequel le pape autorise la révision. Autour d’elle, ceux de Domrémy qui ont pu venir, et ceux de Vaucouleurs, de Chinon, d’Orléans, de Reins, de Compiègne... Tout le passé revient avec cette voix que le chroniqueur appelle une lugubre plainte : «Bien que ma fille n’ait pensé, ni ourdi, ni rien fait qui ne fût selon la foi, des gens qui lui voulaient du mal lui imputèrent mensongèrement nombre de crimes. Ils la condamnèrent iniquement et...» La voix désespérée se brise. Alors, Paris, qui ne se souvient plus d’avoir jamais été bourguignonne, Paris redevenue soudain la ville de Saint Louis, pleure avec ceux de Domrémy et de Vaucouleurs, et le rappel du bucher se perd dans l’immense rumeur de sanglots qui monte au-dessus de la pauvre forme noire. L’enquête commence. Oublions, ah ! oublions le passage sinistre de ses juges comblés d’honneur, et qui ne se souviennent de rien. D’autres se souviennent. Long cortège, qui sort de la vieillesse comme on sort de la nuit... Un quart de siècle a passé. Les pages de Jeanne sont des homes mûrs ; ses compagnons de guerre, son confesseur ont les cheveux blancs. Ici débute, non le mythe, mais la mystérieuse justice que l’humanité porte au plus secret de son cœur. Cette fille, tous l’avaient connue, ou rencontrée, pendant un an. Et ils ont eux aussi oublié beaucoup de choses, mais non la trace qu’elle a laissée en eux. Le duc d’Alençon l’a vue une nuit s’habiller, quand, avec beaucoup d’autres, ils couchaient sur la paille : «Elle était belle, dit-il, mais nul n’eût osé la désirer.» Devant le scribe attentif et respectueux, le chef de guerre tristement vainqueur se souvient de cette minute, il y a vingt-sept ans, dans la lumière lunaire... Il se souvient aussi de la première blessure de Jeanne. Elle avait dit : «Demain, mon sang coulera, au-dessus du sein.» Il revoit la flèche transperçant l’épaule. Sortant du dos, Jeanne continuant le combat jusqu’au soir, emportant enfin la bastille des Tourelles... Revoit-il le sacre ? Avait-elle cru faire sacrer Saint Louis ? Hélas ! mais, pour tous les témoins, elle est la patronne du temps où les hommes ont vécu selon leurs rêves et selon leur cœur, et depuis le duc jusqu’au confesseur et à l’écuyer, tous parlent d’elle comme les Rois Mages, rentrés dans leurs royaumes, avaient parlé d’une étoile disparue... De ces centaines de survivants interrogés, depuis Hauviette de Domrémy jusqu’à Dunois, se lève une présence familière et pourtant unique, joie et courage, Notre-Dame la France avec son cocher tout bruissant des oiseaux du surnaturel. Et lorsque le XIXe siècle retrouvera ce nostalgique reportage du temps disparu, commencera, des années avant la béatification, la surprenante aventure : bien qu’elle symbolise la patrie, Jeanne d’Arc, en devenant vivante, accède à l’universalité. Pour les protestants, elle est la plus célèbre figure de notre histoire avec Napoléon ; pour les catholiques, elle sera la plus célèbre sainte française. Lors de l’inauguration de Brasilia, il y a quatre ans, les enfants représentèrent quelques scènes de l’histoire de France. Apparut Jeanne d’Arc, une petite fille de quinze ans sur un joli bûcher de feu de Bengale, avec sa bannière, un grand bouclier tricolore et un bonnet phrygien. J’imaginais, devant cette petite République, le sourire bouleversé de Michelet ou de Victor Hugo. Dans le grand bruit de forge où se forgeait la ville, Jeanne et la République étaient toutes deux la France, parce qu’elles étaient toutes deux l’incarnation de l’éternel appel à la justice. Comme les déesses antiques, comme toutes les figures qui leur ont succédé, Jeanne incarne et magnifie désormais les grands rêves contradictoires des hommes. Sa touchante image tricolore au pied des gratte-ciel où venaient se percher les rapaces, c’était la sainte de bois dressée sur les route où les tombes des chevaliers français voisinent avec celles des soldats de l’An II... Ô seule figure de victoire qui soit aussi une figure de pitié ! Le plus mort des parchemins nous transmet le frémissement stupéfait des juges de Rouen lorsque Jeanne leur répond : «Je n’ai jamais tué personne.» Ils se souviennent du sang ruisselant sur son armure : ils découvrent que c’est le sien. Il y a trois ans, à la reprise d’Antigone, la princesse thébaine avait coupé ses cheveux comme elle, et disait, avec le petit profil intrépide de Jeanne, la phrase immortelle : «Je ne suis pas venue pour partager la haine mais pour partager l’amour.» Le monde reconnaît la France lorsqu’elle redevient pour tous les hommes une figure secourable, et c’est pourquoi il ne perd jamais toute confiance en elle. Mais dans la solitude des hauts-plateaux brésiliens, Jeanne d’Arc apportait à la République de Fleurus une personne à défaut de visage, et la mystérieuse lumière du sacrifice, plus éclatante encore lorsqu’elle est celle de la bravoure. Ce corps rétracté devant les flammes avait affreusement choisi les flammes ; et pour le brûler, le bûcher dut aussi brûler ses blessures. Et depuis que la terre est battue de la marée sans fin de la vie et de la mort, pour tous ceux qui savent qu’ils doivent mourir, seul le sacrifice est l’égal de la mort. Ô Jeanne sans sépulcre, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants, regarde cette vile fidèle ! Jeanne sans portrait, peu importent tes vingt mille statues, sans compter celles des églises : à tout ce pour quoi la France fut aimée, tu as donné ton visage inconnu. Que les filles d’Orléans continuent à t’incarner tour à tour ! Toutes se ressemblent, toutes te ressemblent, lorsqu’en des temps difficiles comme celui- ci, elles expriment la fermeté, la confiance et l’espoir. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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Dans les coulisses d'un billet : Pourquoi mon IA ne fait pas le boulot à ma place. Je le vois bien, votre petit sourire en coin quand je lâche le mot « IA » au détour d'une conversation ou dans un de mes threads. Je le connais par cœur, ce regard mi-amusé, mi-condescendant, qui crie en silence : « Ah, d'accord, le mec a juste tapé une phrase magique et la machine a pondu son texte pendant qu'il se faisait un burger ». Souvent, on me reproche, ou du moins on me suspecte, d'avoir trouvé la poule aux œufs d'or de la feignantise intellectuelle. Le mythe du distributeur automatique a la vie dure. Pour beaucoup, mon processus créatif se résume à ouvrir une fenêtre de chat, taper un truc du genre : « Fais-moi un texte de 2000 mots sur Viktor Orban, les paris en ligne et les sondages. Mets de l'humour, stp. Merci bisous. », puis de cliquer sur "Générer", faire un bon vieux copier-coller des familles, et boom, me voilà auteur. Laissez-moi vous briser une illusion tout de suite : si je faisais ça, mon compte 𝕏 ressemblerait à du Wikipédia sous Xanax. Ce serait chiant à mourir, lisse comme une carrosserie neuve, et surtout, ça n'aurait absolument pas ma gueule. Alors, asseyez-vous, prenez un café (un vrai, coulé par une vraie machine ou un humain, pas un JPEG généré par Midjourney), je vais vous montrer, autopsie à l'appui, comment on cuisine un billet quand on est un curioscepticosapioiste. On va prendre l'exemple de l'article sur les marchés prédictifs : L’Étincelle : La curiosité n'a pas de puce en silicium Tout commence toujours, invariablement, dans le monde réel (ou du moins sur la place publique de 𝕏). L'IA ne scrolle pas mon fil d'actualité en se posant des questions existentielles sur l'avenir géopolitique. C'est moi, avec mes yeux fatigués et mon cerveau qui tourne un peu trop vite, qui m'arrête sur une anomalie. Récemment, je tombe sur un tweet de ☠ Bluetouff : « 23 millions de $ de volume, ça commence à chiffrer. Orban perdrait selon les marchés prédictifs. » Je m'arrête. Les marchés prédictifs ? Parier de l'argent sur une élection pour en deviner l'issue ? Je n'y connais strictement rien. Zéro. Nada. Mon détecteur à curiosité s'affole. Je pose donc la question publiquement en répondant : « Vraie question, c'est solide comme façon de faire, ou c'est très aléatoire ? » L'échange s'engage. Shadow of a Doubt m'explique que c'est aléatoire mais que si les gens y mettent leur propre argent, c'est qu'ils ont des arguments. ☠ Bluetouff en remet une couche : « ça traduit mieux des intentions de votes que les sondages, quand tu mises de l'argent, tu ne mens pas. [...] regarde l'élection de Trump, les sondages le donnaient perdant, polymarket le donnait gagnant. » Bim. Ça y est. Le sujet m'a attrapé. C'est ça, l'étincelle. C'est 100 % organique, c'est un humain qui s'étonne et qui décide de creuser. À ce stade, l'IA est toujours éteinte. Le Terrier du Lapin Blanc : L'interrogatoire socratique C'est ici que j'invoque mon partenaire de crime : Gem. Mais attention, je ne lui demande pas de m'écrire un article. Ce serait comme demander à un prof de physique quantique de vous faire vos lacets. Non, je l'utilise comme un sparring-partner intellectuel. Je lui demande un cours. Je descends dans le terrier du lapin blanc et je le cuisine. Je pose une question. Il répond. Sa réponse fait naître une zone d'ombre dans mon esprit, alors je relance avec une question plus pointue. Je le contredis. Je lui demande de nuancer. C'est un harcèlement textuel en règle, un interrogatoire de police sous lampe à incandescence. « Comment on évite les manipulations de marché ? Et si un milliardaire décide de fausser les cotes en misant à perte ? C'est quoi la différence fondamentale avec un vulgaire bookmaker PMU ? » Pendant ce très, très long échange, je n'écris pas une seule ligne de mon futur article. Je modélise le concept dans ma tête. L'IA m'aide à tordre le Rubik's Cube du sujet jusqu'à ce que toutes les faces soient alignées et que je comprenne intimement la mécanique du "bouzin". Le but n'est pas de générer du texte, c'est de générer de la compréhension. Le Conseil de l'Ordre : L'OSINT façon rouleau compresseur Une fois que j'ai pigé la théorie, il est hors de question de s'arrêter là. C'est le moment d'être paranoïaque et rigoureux. Place à l'artillerie lourde. Fini de discuter avec un seul interlocuteur, on passe en mode investigation OSINT (Open Source Intelligence). Je mobilise le Conseil des Trois : 1. Gemini (dans sa version Pro, pas le jouet gratuit). 2. ChatGPT (pareil, on sort le moteur V8). 3. L'IA "maison" développée par mon frère (pour avoir une architecture et une réflexion différentes). Je leur lance à tous les trois des requêtes de deep recherche indépendantes sur le sujet précis que je viens d'apprendre. Je veux des chiffres, des études de cas, des failles systémiques. Je lis les trois rapports (que je tiens à votre disposition). Je les confronte. Je cherche les contradictions entre eux pour éviter d'avaler la première hallucination venue. Une fois cette masse de données ingérée, je demande une synthèse finale à Gem pour verrouiller le tout, histoire d'être absolument certain de ne pas avoir raté l'angle mort. Le périmètre intellectuel est sécurisé. Si je dois raconter des conneries, au moins, elles seront sourcées. Le Squelette : L'art de ne pas se perdre en chemin À ce stade, j'ai une montagne d'informations dans la tête et sur mon écran. Je sais exactement de quoi je veux parler, et surtout, j'ai choisi le "fil" de mon billet. L'angle d'attaque. Je demande alors à l'IA de me faire un plan de rédaction basé exclusivement sur la synthèse que l'on vient de valider ensemble. Pourquoi ? Parce que quand je me mets à écrire, je pars dans tous les sens. J'ai des digressions qui ont des digressions. Ce plan, c'est mon squelette, mon garde-fou. C'est juste un pense-bête structurel pour m'assurer que, pris dans l'élan de ma propre prose, je n'oublie pas d'expliquer une variable clé à la ligne 450. L'IA joue ici le rôle d'un simple gestionnaire de projet avec un tableau Excel. La Viande sur les Os : C'est moi qui tape, bordel Nous y voilà. L'instant de vérité. C'est le moment où toutes les fenêtres d'IA sont minimisées en bas de l'écran. La page est blanche. Et c'est moi qui pose mes doigts sur le clavier. C'est ma partie préférée. La viande, les muscles de l'article, l'humour, le sarcasme, le rythme, les tacles glissés et les références absurdes... tout ça, c'est mon ADN. Aucune IA au monde n'a mon vécu, mes obsessions, ou mon envie viscérale de troller amoureusement mes lecteurs. La machine peut vous donner la température de l'eau, mais elle ne peut pas vous raconter ce que ça fait de s'y noyer avec le sourire. Quand j'écris, je mets mes tripes sur la table. Je tape, je rature, je cherche la punchline qui va faire mouche, la transition qui va vous arracher un rictus. Si un texte n'a pas d'âme, on s'en rend compte en trois paragraphes. Mon style, c'est la seule chose que je refuse catégoriquement de déléguer. C'est Franky qui vous parle, pas un algorithme. Le Crash-Test : La finition horlogère Le texte est posé. Il est beau, il sent la sueur et le café froid. Mais l'enthousiasme a souvent la fâcheuse tendance de faire des entorses à la réalité. C'est le moment de renvoyer l'ascenseur. Je prends montexte, celui que je viens d'écrire avec mes petites mains, et je le balance dans le Conseil des Trois (les trois IA). Leur mission ? Un fact-checking impitoyable de ma propre prose. Je leur demande de traquer la moindre inexactitude factuelle, la moindre affirmation un peu trop péremptoire que mon ego aurait pu laisser passer. On vérifie que la plume n'a pas trahi les faits établis lors de la phase OSINT. Enfin, dernier passage obligatoire dans un outil spécialisé pour corriger les fautes de frappe, la grammaire et l'orthographe (parce que l'inspiration va toujours plus vite que l'index droit). C'est le polissage du cadran avant de refermer la montre. L'Exosquelette Intellectuel Voilà le secret de fabrication. Voilà la réalité crue derrière le fantasme du "bouton magique". L'Intelligence Artificielle, dans mon quotidien, n'est pas un nègre littéraire qui écrit à ma place pendant que je regarde le plafond. C'est un exosquelette pour l'esprit. Elle me donne de la force pour soulever des montagnes de données, de la vitesse pour synthétiser, de la précision pour ne pas m'étaler factuellement. Elle me permet d'être plus rigoureux, plus pointu, plus complet. Mais à la fin de la journée, c'est toujours le pilote à l'intérieur de l'armure qui décide de la destination, qui choisit le chemin, et qui ressent le frisson de la course. C'est moi qui tiens le volant. Alors la prochaine fois que vous lirez un de mes "gros pavés" et que vous penserez avec un petit rictus : « Pff, c'est ChatGPT qui lui a écrit ça », rappelez-vous ce billet. L'IA a peut-être aiguisé le couteau et préparé la planche à découper, mais c'est moi, et moi seul, qui vous ai cuisiné le plat. Et franchement, je doute qu'un algorithme sache doser le sel et le sarcasme avec autant d'amour.

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Il y a 35 ans, le 25 mars 1991, Mgr Lefebvre rendait son âme à Dieu. en pleine nuit à l’hôtel, vers 4 heures du matin, il réveille son chauffeur, Rémy Borgeat : « Ça ne va pas, dit-il, rentrons en Suisse. » Et, à sa demande, il est hospitalisé d’urgence le 9 mars au matin à l’hôpital de Martigny dont le directeur, M. Jo Grenon, est un ami d’Écône. On le confie au service de chirurgie et à la chambre 213. Derrière les montagnes : la Forclaz et la France et, non loin, le Grand Saint-Bernard, l’Italie et Rome. Le prélat est confiant, mais il souffre : « C’est comme un feu qui me brûle le ventre et monte vers la poitrine. » L’abbé Simoulin lui apporte la sainte communion — qu’il recevra jusqu’à son opération. Il remercie : « Je vous ai fait manquer vêpres… mais vous avez fait une œuvre de charité. Vous m’apportez le meilleur Médecin. Aucun d’entre eux ne peut me donner plus que ce que vous me donnez. » Il admire le crucifix qu’on a apporté pour le petit autel monté dans sa chambre : « Cela aide à porter ses souffrances. » Les médicaments atténuent ses douleurs ; on le nourrit par perfusion. Il plaisante et dit aux infirmières : « Vous faites une bonne affaire avec moi : je paie plein tarif et vous ne me nourrissez pas ! » Il est par ailleurs très patient : les médecins sont obligés de le gronder pour qu’il parle de ses souffrances. Les infirmières le trouvent très doux, exceptionnellement discret : il n’utilise jamais la sonnette de service. Il ne veut pas déranger. Il est un peu inquiet des suites d’une opération, mais en même temps résigné et confiant. À plusieurs reprises, il dit : « J’ai terminé mon travail, je n’en peux plus, il ne me reste qu’à prier et souffrir. » Le lundi 11, sentant un froid qui lui monte dans les jambes, le prélat demande l’extrême-onction, qu’il reçoit avec beaucoup de recueillement et de simplicité, les yeux fermés et répondant au ministre très clairement. Il demande ensuite la bénédiction apostolique in articulo mortis (« à l’article de la mort »), puis rouvre des yeux paisibles, sourit et remercie. Il ajoute : « Pour les prières des agonisants, on attendra encore un peu. » Il est apaisé, mais il n’est pas encore arrivé à reprendre son bréviaire. « Alors, dit-il, je fais oraison. Je ne suis bon à rien d’autre. Mais c’est une bonne chose. » Le jeudi 14 mars, alors qu’il a déjà subi de nombreux examens, les médecins décident de lui donner enfin un vrai repas qui lui fera plaisir et le fortifiera. Mais il n’y touchera pas, afin de pouvoir recevoir la sainte communion… qui se fait attendre. Le même jour, un des médecins confie à l’abbé Denis Puga : « Monsieur l’abbé, je dois vous avouer quelque chose : j’ai passé la journée en compagnie de Monseigneur, pour les examens. C’est un homme extraordinaire, c’est vraiment un bonheur d’être à ses côtés. Quelle bonté ! On découvre la bonté divine sur son visage. Vous avez vraiment un privilège d’être un de ses proches. On ne s’en rend pas compte à travers l’image qu’en donnent les journaux. J’ai demandé à Monseigneur de prier pour moi. » Or ce docteur n’est pas catholique. Le vendredi 15 mars, Mgr Lefebvre est emmené à Monthey pour examen au scanner. Au retour à l’hôpital, ses abbés le trouvent aux prises avec ses perfusions qui provoquent des œdèmes. — Vous avez les veines trop dures, lui dit l’abbé Simoulin. — Non, c’est le contraire, il paraît qu’elles sont trop fines et délicates. Vous vous rendez compte… pour un évêque de fer ! Le samedi 16, Sitientes, ont lieu à Écône les ordinations au sous-diaconat. — Je me suis bien uni par la prière à l’ordination, dit l’archevêque à l’abbé Puga. — C’est la première ordination qui n’aurait pu avoir lieu, si vous ne nous aviez pas donné des évêques. — Oui, répond-il, vraiment, cette année 1988 a été une grande grâce, une bénédiction du bon Dieu, un véritable miracle. C’est la première fois qu’étant gravement malade, je suis parfaitement tranquille. Je dois avouer… je m’excuse… mais auparavant, lorsque j’étais malade, j’avais ce souci que la Fraternité avait encore besoin de moi, que personne ne pouvait faire mon travail à ma place. Maintenant je suis en paix, tout est en place et tout fonctionne. Le dimanche 17, dimanche de la Passion, après avoir reçu la communion, il explique qu’il sera opéré le lendemain et commente : « Que le bon Dieu me prenne, s’il le veut. » C’est donc le lundi de la Passion qu’a lieu l’opération : « Quand le médecin m’a dit de compter jusqu’à dix au moment de m’endormir, j’ai fait un grand signe de croix… et puis… plus rien. Puis je me suis réveillé et j’ai demandé : — Alors, on n’opère plus ? — Mais si, M. Lefebvre, c’est fait, m’a-t-on répondu. » Tel est le récit que Monseigneur fait de son opération. Le chirurgien a retiré une grosse tumeur de la taille de trois pamplemousses. Elle s’avérera cancéreuse, mais on n’en dira rien au patient. Il est épuisé par l’opération mais sourit derrière son masque à oxygène et sa sonde gastrique. Le mercredi soir, il devient angoissé : de forts œdèmes se manifestent aux membres, il souffre du dos et de la tête. « C’est la fin, dit-il, je souffre terriblement de la tête, il faut que le bon Dieu vienne me chercher. Je désire ardemment mourir avec, à mes côtés, quelques-uns de mes prêtres pour réciter les prières des agonisants. On ne peut me refuser cela. » Il croit qu’on empêche ses prêtres de venir le voir, l’arrivée de l’abbé Puga le jeudi matin l’apaise ; il retrouve tout son optimisme et sa vigueur morale. Le samedi de la Passion arrive, Mgr Lefebvre parle des soins humiliants et pénibles qui lui sont imposés, il dit l’épuisement où le laisse le moindre effort. Ses mains sont gonflées par les œdèmes. « Nous sommes dans le temps de la Passion », fait l’abbé Simoulin. Monseigneur ferme les yeux et répète : « Oui, c’est la Passion ! » Il ne peut encore communier : « Cela me manque… j’en ai besoin… cela me donnerait des forces », regrette-t-il. Le soir du même jour, l’abbé Puga lui parle de déclarations faites par le cardinal Gagnon à 30 Giorni, selon lesquelles il n’a pas trouvé d’erreur doctrinale à Écône. Monseigneur hausse les épaules : « Un jour, la vérité se fera. Je ne sais pas quand, le bon Dieu le sait, mais elle se fera. » C’est le dimanche des Rameaux, 24 mars, premier jour de la Semaine sainte, de la grande Semaine, que l’état du malade empire soudain. Pourtant, le vendredi, il a réclamé sa montre et son appareil auditif, preuve du mieux-être du patient, et le samedi on a songé à lui faire réintégrer sa chambre le lendemain. Mais dimanche, l’espoir fait place à l’inquiétude : Monseigneur subit une grave poussée de fièvre, le cardiologue décide de le garder aux soins intensifs. Le malade, douloureux et agité, se met à parler sans cesse, mais à travers le masque à oxygène il est difficile de le comprendre. Jo Grenon perçoit cependant : « Nous sommes tous ses petits enfants » et, au moment où il quitte le prélat, celui-ci lui sourit et lui tend la main en signe d’adieu. À l’abbé Simoulin qui lui annonce la venue de son frère, Michel Lefebvre, il sourit tant qu’il peut et la joie brille dans son regard. Mais vers 19 heures, lorsque le directeur d’Écône retourne à l’hôpital, dès l’entrée de la salle des soins intensifs, il est saisi par un son terrifiant : un râle sonore et précipité couvre tous les bruits venant des autres boxes, amplifié encore par le masque à oxygène. Le prélat est comme anéanti, il ne peut rien articuler mais il comprend tout ce que lui dit l’abbé : « La retraite, Monseigneur, que vous deviez nous prêcher, vous la prêchez d’une façon que nous n’avions pas prévue ! » et Monseigneur sourit. « Un certain nombre de Valaisans, dont les chauffeurs, font retraite avec nous. » Et le prélat sourit encore. Lorsque l’abbé aperçoit le crucifix du box et fait une remarque élogieuse sur cet hôpital et son bon directeur qui place chaque malade sous la garde du Rédempteur, Monseigneur, très lentement, tourne la tête et les yeux pour apercevoir le point que l’abbé lui désigne vers sa gauche, puis ferme doucement les yeux. Un sourire… un regard vers le Crucifié… telles sont les dernières « paroles » de Monseigneur Lefebvre. Un sourire… pour remercier, pour rassurer, pour inviter à la même sérénité, un sourire de charité et d’attention aux autres dans l’oubli de soi-même. Un regard vers le crucifix, ultime geste conscient que ses fils aient observé chez lui, le regard de l’adorateur et du prêtre. Vers 23 h 30, l’hôpital appelle Écône : Mgr Lefebvre vient d’avoir une alerte et est en réanimation. Les abbés Simoulin et Laroche trouvent le prélat respirant à grand-peine, les yeux fixes et vitreux, on lui fait un massage cardiaque, il doit avoir fait une embolie pulmonaire. Tandis que l’abbé Laroche part réveiller le séminaire et inviter la communauté à prier à la chapelle, l’abbé Simoulin reste aux côtés du malade qui cherche douloureusement sa respiration : c’est un peu l’agonie du Crucifié. Le front, au fil du temps, est de plus en plus traversé par des crispations de souffrance, tandis que les indications des appareils de contrôle diminuent peu à peu. À partir de 2 h 30, la chute s’accélère, la respiration se ralentit tandis que le front reste marqué par un pli de douleur. Tout s’apaise peu à peu. Vers 3 h 15, l’abbé dit à l’infirmière : — Son âme n’attend qu’une chose, quitter ce corps qui souffre pour rejoindre Dieu. — Je crois qu’elle est en train de partir, dit l’infirmière qui se retire alors. L’abbé Simoulin commence les prières des agonisants. « Au moment précis, dit-il, où j’achève, il est près de 3 h 20 et notre Supérieur général, l’abbé Schmidberger, pénètre aux soins intensifs. Le cadran annonce “00” pour les pulsations. Un souffle se fait encore entendre, mais est-ce Monseigneur ou l’appareil ? Je tends le rituel à l’abbé Schmidberger, qui refait les prières in expiratione. » Quelques ultimes sursauts crispent le visage de Monseigneur Lefebvre et, vers 3 h 25, la souffrance quitte à jamais son corps, tandis que le visage retrouve sa sérénité. Le Supérieur général ferme alors les yeux du père bien-aimé. On est le Lundi saint, 25 mars, fête de l’Annonciation de la très sainte Vierge Marie, le jour du sourire du Ciel à la terre et où l’espérance renaît dans les âmes, jour de l’Incarnation du Fils de Dieu et de l’ordination sacerdotale de Jésus-Christ souverain Prêtre. En ce jour, l’âme de Marcel Lefebvre a été jugée… « Quand je serai devant mon Juge, avait-il dit à Lille quinze ans auparavant, je ne veux pas qu’il puisse me dire : “Toi aussi, tu as laissé détruire l’Église.” » Alors, en ce 25 mars 1991, lorsque Dieu lui a demandé : « Qu’as-tu fait de ta grâce sacerdotale, de ta grâce épiscopale ? », que voulez-vous qu’ait répondu le vieux combattant de la foi, l’évêque restaurateur du sacerdoce catholique ? « Seigneur, a-t-il dit, voyez, j’ai transmis tout ce que je pouvais transmettre : la foi catholique, le sacerdoce catholique et aussi l’épiscopat catholique ; tout cela, vous me l’aviez donné, tout cela même, je l’ai communiqué, pour que l’Église continue. » « Tradidi quod et accepi, a dit votre grand Apôtre, et à sa suite, j’ai voulu dire moi aussi : Tradidi quod et accepi, j’ai transmis ce que j’ai reçu. Tout ce que j’ai reçu, je l’ai transmis. »

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"Paris n’a jamais été aussi joyeuse que pendant ces JO…." Bla-bla-bla….bla-bla-bla… Ça dégouline de grande théorie du bonheur, quelqu’un a diffusé de la beu dans la clim ou quoi ?? Redevenons sérieux … Celles et ceux qui tenteraient ne serait-ce que 5 minutes de s’enjailler en pleine rue hors période JO seraient immédiatement délogé.e.s à grands coups de la latte par la BRAV, quant à celui qui essaierait de danser le mambo avec un flic, il serait immédiatement abattu par d’autres flics prétendant leur collègue menacé…. Oui, ces gens sont heureux, et c’est beau à voir, mais uniquement parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire ou à penser, et que le bonheur à ciel ouvert est exceptionnellement autorisé ! Quant aux autres, ils tafent comme d’hab, s’entassent comme d’hab dans des RER dégueulasses, sans clim, et se font insulter comme d’hab pour 5 minutes de retard, JO ou pas, et qu’ils n’essaient même pas un paquito dans l’open space au bureau, sans quoi ils iront directement pointer à Pôle Emploi… Pour le reste, les 20 % de touristes qu’apportent les JO, ont envahi les palaces parisiens, dépensant sans compter, là aussi restons sérieux, on a rarement vu des gens s’envoyer en l’air no limit et faire la tronche parce qu’ils sont bourrés de thune au point de n’avoir rien d’autre à penser… Mais surtout, il faut ne jamais sortir dans Paris pour découvrir que les gens s’y amusent, il suffit simplement de ne pas aller dans les endroits pour "happy few" qui ne le sont pas, pour comprendre que niveau ambiance ça va plutôt bien…. Cette idée débile du "bonheur incroyable", c’est un peu comme si on trouvait génial le monde dans les rues lors des fêtes de Bayonne, tout en traitant les basques de connards parce qu’ils n’auraient pas 3 grammes quand ils vont bosser le reste de l’année… Un moment de festivité autorisé, n’a strictement rien à voir avec le sens de la fête, partout où vous autorisez les gens à s’emparer de l’espace public pour faire la teuf, ils le font ! Toute la semaine les parisiens sont happés par l’exigence de leur quotidien, le week-end les plus fortunés se barrent en Normandie, ou dans le Sud Ouest, ils ne risquent pas de rencontrer le Paris des teufeurs , c’est certain, et ça tombe bien parce qu’ils le détestent, et que week-end ou pas, le premier qui tenterait de mettre du gros son sur son balcon pour faire danser sa street, se ferait illico fumer par son voisin… Assez stupéfiant de bêtise que de voir des gens découvrir que quand des personnes sont en vacances dans un contexte festif, elles sont incroyablement joyeuses et détendues…. Allez banco, laissez la rue aux fêtards toute l’année, sans que personne n’ait à travailler, et on pourra s’extasier sans limite de cette joie parisienne qui n’existerait que dans les contes de fée sponsorisés par la bien-pensance politico-médiatique, qui au bout de deux semaines traiterait tout le monde de punks à chiens !! Quant à ceux qui ont compris que tout ceci n’est qu’une illusion d’optique qui va leur coûter un bras, et que cette liesse sur laquelle chacun est sommé de s’extasier n’était en réalité qu’un sas de temporisation politique pour s’asseoir sur la Démocratie, ils ont parfaitement raison de refuser cette injonction au bonheur qui n’est qu’une énième insulte proférée par la France bien née et bien pensante à l’égard de ceux qui ne sont rien… Paris, la France ne demande pas que du bonheur pendant les JO, la France joyeuse et unie se bâtit au quotidien et se défend chaque jour !! Le peuple exulte parce qu’on l’y autorise, parce qu’il se sent faussement plus libre, encore une fois, on se trompe d’analyse sur la situation, ce ne sont pas les JO qui procurent cet effet, mais un espace temps où l’on donne l’illusion d’avoir changé les règles du quotidien en faveur des citoyens… Tout ceci est d’autant plus facile que le gouvernement est en déshérence, n’a rien d’autre à faire que des selfies, et que la France est passée d’ingouvernable à ingouvernée !

📣Ella Kelian

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