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𝗖𝗵𝗮𝗽𝗶𝘁𝗿𝗲 𝟯𝟯 : 𝗟'𝘂𝗹𝘁𝗶𝗺𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻, 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗯𝗹𝗮𝘀𝗼𝗻 📣 Réception du Paris FC ce soir, bataille à fort enjeu pour les Rouge et Noir 🧣 🕘 21h 📺 L1+ #ToutDonner

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🔴📺 𝐒𝐚𝐥𝐝𝐦𝐚𝐧𝐧 𝐜𝐫𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐅𝐫𝐨𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬, 𝐏𝐫𝐚𝐮𝐝 𝐥𝐚 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐥'𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 : 𝐯𝐚-𝐭-𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 ? Sarah Saldmann va-t-elle payer cher sa prise de parole contre Frontières ce soir chez Pascal Praud ? La chroniqueuse a, à plusieurs reprises, étrillé le journal de Erik Tegnér et n'a pas hésité à dire tout le mal qu'elle pensait de la couverture qui était offerte par CNEWS au magazine (qui bénéficie de son émission tous les matins #100Frontières). Des propos qui ont fini par ulcéré Pascal Praud, qui lui a rappelé qu'elle critiquait toute une stratégie de chaîne, et qu'elle ne pouvait pas tenir de tels propos. Rappelons qu'il y a quelques jours encore, Christine KELLY a réaffirmé sur X qu'on pouvait tout dire à CNEWS. Pascal Praud est également l'une des figures qui réaffirment le plus cet argument. Problème ce soir : Sarah Saldmann a été coupée dès qu'elle a tenu un contre-argument sur les violences à Paris en marge de la victoire du #PSG, que les chroniqueurs ont intégralement imputées à l'immigration. Une question peut donc légitimement se poser ce soir : les chroniqueurs peuvent-ils vraiment dire ce qu'ils pensent si ce n'est pas anti-immigration, anti-islam et pro-Frontières ? Quel sera l'avenir de Sarah Saldmann ? Rappelons qu'Elisabeth Lévy a été écartée des émissions de Pascal Praud pour avoir apporté son soutien à Olivier Nora, alors que la mission de CNEWS était de le démonter pendant plusieurs jours.

Clément Garin

200,410 次观看 • 2 个月前

🔴 Valeurs actuelles ن | Lundi soir, dans un Flexibus qui relie Paris à Metz, alors que l'autocar traverse la commune de Bry sur Marne (94), l'un des passagers, un touriste slovène d'une trentaine d'années qui voyage avec sa petite amie, demande à deux passagers bruyants du fond du bus de parler moins fort. Les deux passagers du fond montent immédiatement au créneau et commencent à vouloir en découdre avec l'autre passager. S'en suit une altercation lors de laquelle le Slovène prend plusieurs coups de poings de la part des deux hommes. Il perd l'équilibre, se retrouve allongé sur des fauteuils et se fait dépouiller de son téléphone. Un des deux agresseurs en profite également pour sortir un tournevis de 30 centimètres et se jeter sur lui pour le planter en criant: "je suis Algérien, je vais te tuer, t'es mort". Et une floppée d'insultes. Heureusement d'autres passagers du bus interviennent courageusement pour mettre fin à l'altercation. Parmi eux Karim, franco-algérien, âgé de 55 ans, qui est vigile depuis plus de 30 ans, et qui s'interpose pour protéger la victime. Contacté par Valeurs actuelles ن il raconte: "Si j'étais pas intervenu, ce serait parti en meurtre. On serait tous au commissariat. Il allait le planter c'est sûr" Aussitôt le car s'arrête, et la police, avertie , arrive très rapidement pour interpeler les deux agresseurs. Le tournevis est retrouvé caché entre deux sièges. Dans les affaires des agresseurs la police retrouve un ordinateur volé un peu plus tôt, dans un restaurant, et une carte d'identité italienne, probablement volée ou contrefaite. Sur leur profil des deux hommes: Ce sont deux algériens en situation irrégulière, sous OQTF. Ils étaient déjà connus de la police, puisqu'ils avaient été pris en flagrant délit le 5 octobre pour le vol du sac d'un client dans un restaurant à Paris (l'un avait pour tâche de distraire la victime, tandis que l'autre lui avait volé son sac). Déférés aujourd'hui pour violence sans incapacité dans un moyen de transport (pas de tentative d'homicide retenu, donc) ils ont été condamnés en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) à 6 et 7 mois d’emprisonnement avec sursis. Ils ont été relâchés à l'issue de leur comparution, et ce sans être envoyé en centre de rétention, selon le maire de Bry-sur-Marne. Ils sont donc de nouveau libres ce soir. Le maire de la ville, Charles Aslangul, a réagi sur les réseaux sociaux en dénonçant le manque de contrôle des frontières. Et la présence régulières de clandestins délinquants dans sa ville. Il indique à Valeurs actuelles ن que 84 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés par sa police municipale, sur sa commune, depuis 2020. Principalement pour des cambriolages dans des pavillons, mais aussi des vols à la roulotte, refus d'obtempérer, défaut de permis, violences sur PDAP... On en parlait ce soir dans #TPMP

Amaury Bucco

425,784 次观看 • 1 年前

🔴ESTROSI TOUJOURS PLUS LOIN DANS LE CLIENTÉLISME ! Ce matin, pour la première fois à ma connaissance,Christian Estrosi est intervenu lors de la prière de l’Aïd-el-Fitr, au milieu des imams qui sont les propagandistes des 𝗙𝗿𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗺𝘂𝘀𝘂𝗹𝗺𝗮𝗻𝘀 à #Nice06. Je rappelle qu'en janvier, 𝗷'𝗮𝗶 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗮𝗺𝗻𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗩𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗲̂𝘁 𝗴𝗿𝗮𝘁𝘂𝗶𝘁 𝗱𝘂 𝘁𝗵𝗲́𝗮̂𝘁𝗿𝗲 𝗟𝗶𝗻𝗼 𝗩𝗲𝗻𝘁𝘂𝗿𝗮 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹'𝗔𝗶̈𝗱 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟴 ! Si la municipalité Estrosi a bien pris soin de préciser que cette fois-ci les choses ont été faites selon les règles légales, la mise à disposition d’une salle municipale, le Palais Nikaia, pour des prières organisées par des imams et associations de la mouvance islamiste n’en est pas moins scandaleuse. La première prière a été assurée par l'imam Mahmoud Benzamia, de la mosquée En-Nour. Alors que pendant 10 ans Christian Estrosi a dénoncé la radicalité de cette mosquée et son financement saoudien, on l'a retrouvé ce mardi à rompre le jeûne avec son imam lors d'une cérémonie organisée au Parc Phénix (décidément, les salles municipales !). Si Christian Estrosi a souvent désigné cette mosquée comme salafiste, elle évolue en réalité dans la mouvance des Frères musulmans. Par le passé, En-Nour a ainsi accueilli le prédicateur radical #HaniRamadan, désormais 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗱𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗮𝗶𝘀. L'imam Benzamia a quant à lui été à l'origine de l'implantation de l'ex-UOIF dans notre département (en créant l'Union des Musulmans des Alpes-Maritimes, UMAM), et en juillet 2019 Valeurs actuelles ن révélait des propos choquants sur la femme occidentale : “𝗼𝗯𝗷𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗲𝗹 𝗱𝗲 𝗹’𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲 […] 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗼𝗻𝗻𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝘀𝗶𝗿𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗻𝘁𝗮𝘀𝗺𝗲𝘀 𝗺𝗮𝘀𝗰𝘂𝗹𝗶𝗻𝘀 […] 𝗹𝗮 𝗹𝗶𝗯𝗲𝗿𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗿𝗲́𝗱𝘂𝗶𝘁𝗲 𝗮̀ 𝘀𝗮 𝗹𝗶𝗯𝗲𝗿𝘁𝗲́ 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲”. Une note du Renseignement territorial, datant de 2013, le présentait comme un “Personnage équivoque au passé tumultueux et aux proximités diverses”. Pour la seconde prière, on retrouvait un partenaire habituel de la municipalité, mais pas moins radical : l'imam Otmane Aissaoui. L'imam de la mosquée Ar-Rahma de l'Ariane est le patron actuel de l'ex-UOIF dans le département et le président de l'UMAM, il a même occupé des responsabilités nationales dans l'organisation. Sur la page Facebook de sa mosquée, on trouvait par le passé des publications faisant 𝗹'𝗮𝗽𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲 𝗱𝘂 𝗹𝗲𝗮𝗱𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗙𝗿𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗺𝘂𝘀𝘂𝗹𝗺𝗮𝗻𝘀 𝗲𝗻 𝗘́𝗴𝘆𝗽𝘁𝗲 𝗠𝗼𝗵𝗮𝗺𝗲𝗱 𝗠𝗼𝗿𝘀𝗶, 𝗱𝘂 𝗱𝗶𝗿𝗶𝗴𝗲𝗮𝗻𝘁 𝗶𝘀𝗹𝗮𝗺𝗶𝘀𝘁𝗲 𝘁𝘂𝗿𝗰 #𝗘𝗿𝗱𝗼𝗴𝗮𝗻, ou encore du penseur islamiste Al-Qaradawi, connu - entre autres ignominies - pour avoir justifié les attentats suicides en Israël, y compris lorsque des enfants en étaient victimes. L'UMAM s'est aussi signalée pour avoir invité à intervenir dans ses mosquées des personnalités telles que Hani Ramadan ou encore Hassan #Iquioussen, connu pour ses 𝗱𝗲́𝗰𝗹𝗮𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗮𝗻𝘁𝗶𝘀𝗲́𝗺𝗶𝘁𝗲𝘀, 𝘀𝗮 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗕𝗲𝗻 𝗟𝗮𝗱𝗲𝗻 𝗼𝘂 𝘀𝗮 𝗻𝗲́𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗴𝗲́𝗻𝗼𝗰𝗶𝗱𝗲 𝗮𝗿𝗺𝗲́𝗻𝗶𝗲𝗻, et finalement expulsé en janvier 2023 vers le Maroc. Voici ceux avec qui Christian Estrosi a partagé la rupture du jeûne, ceux à qui sa municipalité ouvre grand les portes du Palais Nikaia et plus largement de nos salles municipales. Il leur a même promis “d’ouvrir encore plus grand les portes” l’an prochain ! En agissant ainsi, la municipalité permet à ces imams et associations d'étendre leur influence et de propager leur doctrine extrémiste. Ce n’est pas une erreur, c’est une faute. #Islamisation #STOPislamisation

Philippe Vardon

235,098 次观看 • 3 年前

Chère #TeamAJA, C’est le cœur rempli d’émotions que je vous dis au revoir. Je quitte ICI Auxerre et mon poste de journaliste sportif pour rejoindre, au 1erdécembre, la rédaction d’ICI Picardie à Amiens, en charge notamment du suivi des faits divers et des sujets judiciaires. Si je me suis épanoui à raconter le quotidien de l’AJA depuis maintenant cinq saisons et demi, il était temps pour moi de changer de rythme et d’évoluer professionnellement dans un autre univers, celui de la police-justice, qui me tient particulièrement à cœur. AJA-Lyon et Paris FC-AJA seront donc mes dernières rencontres au commentaire pour ICI Auxerre. Depuis mon premier match commenté en tant que pigiste pour votre radio le 7 avril 2017 (un certain… AJA-Amiens !), j’ai toujours fait en sorte de me dépasser, d’être à 200%. Aussi bien pour une reprise de Momo Yattara contre QRM dans le froid d’octobre devant à peine 5.600 spectateurs à Auxerre que pour une séance de TAB décisive en barrage de Ligue 1 au cœur du printemps dans un Chaudron prêt à exploser. Tout donner pour vous faire vibrer le plus possible à notre écoute, pour partager ensemble cette passion autour de ce club historique du football français et de ce stade unique, l’Abbé-Deschamps. Là où j’ai assisté à mon premier match en vrai, adolescent, le 24 avril 2005 (un certain… AJA-Lyon !). Une enceinte qui respire le foot qu’on aime. Et une équipe qui m’a permis de vivre mes plus belles émotions au micro sur un peu plus de 200 matches commentés avec mes différents acolytes consultants, tellement précieux et qui comptent beaucoup pour moi. Parmi lesquels des légendes du club. Et évidemment mon Lucien Denis avec qui j’ai partagé les moments les plus dingues, mais aussi Cédric Hengbart, Fabien Cool, Lionel Mathis, mais aussi Clément Goux, Alexandre Alain... Dans l’ombre, à la rédaction, à la technique, à l’animation, à l’accueil et à la régie, mes collègues de radio qui abattent un travail formidable pour permettre que toute la mécanique soit bien huilée et à qui je pense très, très fort. Et forcément vient en mémoire chaque moment au stade, avec la saison 2021/2022 et d’abord AJA-Amiens (décidément) pour la tentative de montée directe et cet incroyable parfum de ferveur, cette haie d’honneur avant le match pour l’arrivée du car auxerrois, ce prêtre qui bénit un supporter à quelques minutes du coup d’envoi, cette clameur sur un faux but toulousain à Ajaccio pendant la partie, cette folie démarrée au sortir de l’hiver et qui s’empare de toute une ville… Avant le fantastique barrage contre Saint-Étienne ce 29 mai à Geoffroy-Guichard et le tir au but victorieux de Bibi Touré pour mettre fin à dix années de purgatoire, pour l’histoire. Il y a aussi eu la saison d’après, malgré la descente au bout, des matches de fou, comme cet AJA-Lyon (franchement) et cette ambiance de dingue qui résonnera encore longtemps dans mes oreilles. Comment ne pas évoquer, ensuite, la saison de champion des Auxerrois en Ligue 2, le 5-2 contre Sainté, la double victoire dans le derby, ce penalty de Jubal contre Angers dans le temps additionnel, le succès déterminant sous la pluie battante face au Paris FC, le parcage exceptionnel à Amiens pour fêter la montée, le show ensuite contre Concarneau puis les célébrations à l’Arquebuse. Et que dire de la saison dernière, l’apothéose : le 3-1 au Vélodrome et les sifflets des Marseillais à la mi-temps, le 3-0 à la maison face à l’OM au retour et le public qui s’égosille à force de chanter « Auxerre, c’est le Brésil ! » ou « Et 1, et 2, et 3-0 ! », le 4-0 contre Rennes à domicile et à Lens, le 0-0 face au PSG et la prestation XXL de Dono Léon… Jamais je ne pourrais oublier toutes ces émotions. Et même si, actuellement, l’AJA n’est pas au mieux sportivement, il reste encore tellement de choses incroyables à vivre avec ce club qui m’est devenu si cher grâce aux émotions procurées sur le terrain, grâce aux personnalités qui ont composé et composent encore cette institution. J’ai pu croiser sur et en dehors du terrain des Roux, Hamel, Bourgoin, Cissé, Kapo, Boumsong, Mexès, Charbonnier, Cool, Ferreri, Szarmach, Sagna, Martins, Kalou, Boli, Mathis, Mignot, Fadiga, Lachuer, Violeau, Grichting, Radet, Jaurès, Guerreiro, Bats, Pedretti, Hengbart, Furlan, Daury, Jubal, Hein, Birama Touré, Sakhi, Perrin, Léon, Autret, Bernard, Pelissier… Un monument, je le répète. Mais c’est surtout avec et pour vous, auditeurs et supporters, que j’ai pris énormément de plaisir à vibrer au rythme des saisons. Ce soutien indéfectible envers votre AJA, même quand ça tangue, même quand les bourrasques se font menaçantes, il impose le respect, il force l’admiration. J’ai pu m’en rendre compte lors de nos rencontres au stade avant et après les matches mais aussi à l’entraînement - ouvert au public en semaine, il faut bien se rendre compte d’un tel privilège -, qui me manqueront énormément. Cette proximité, cette chaleur humaine, je m'en suis énormément nourri, elles apportent tellement de bien. Car j’ai fait la connaissance de gens attachants, touchants. Surtout, des passionnés acharnés dont certains ne manquent aucune séance, ne loupent pas une miette de ce qui se passe en réserve, chez les jeunes ou bien avec les féminines. Des liens très forts se nouent. On ne le dit pas assez mais, en tant que journaliste, on ne mesure pas à quel point ces contacts, ces relais, nous permettent aussi de sentir le pouls d’un club. Il faut rendre hommage à ces fans qui vibrent pour l’AJA 24h/24. Je pense en premier à toute la petite bande autour des jumelles et de Jean-Marie (parti trop tôt), elle se reconnaîtra. Supporters, c’est grâce à vous que, dès mon arrivée à Auxerre en CDI en juin 2020 et pendant quatre saisons, nous avons pu animer, avec l’excellente collègue et néanmoins amie Nathalie Rivaud, l’émission 100% AJA. Et alimenter cette heure dédiée au club et à ses suiveurs en débats variés, parfois enflammés, sans affirmer que nous détenions la science infuse mais tout simplement avec passion, bonne humeur et respect. C’est grâce à cette émission, grâce à mon métier, que j’ai fait la rencontre de belles personnes, physiquement ou à distance, avec qui le plaisir d’échanger a toujours été au rendez-vous. Dans le désordre : Yass, Alex AJA, Léo alias Panenk’AJA, Darcel, Monsieur Sapiens, Jay, Françoise, Fred Chambaud, Yoyo, Simon, Chris Serpico, Patate de l’AJA, Lilian, Gauthier Reine, Thomas Tondu, L’Abbé Dédé, Yohan, Kevin Thierry, Wide Olive, Manu Clerin, Luc, DDectateur, Ghislain, Charles, Anne-Lise, Eliot, Virginie, Mich6, Elodie et Marvin, Eric le Basque, Tessyev, Alexis Delas, Krylin, PierrickAJA, Arnaud Poli, Pierre Barbin, Juju Duez, Arthur de Foot Multiple, Athina, KouyereTV, Julien Bo, Alex Riotte, Jérémy Bonf’, Romain Roger, Julien Huebra, Quentin Burban… Encore merci pour tout. J’en oublie tant d’autres, qu’ils m’en excusent. Et merci infini aux Ultras Auxerre - notamment Uasco, P’tit Mat’ et Choup’ - pour leurs chants, leurs tifos, et cette ambiance indescriptible les grands soirs à l’Abbé-Deschamps qui, je l’espère, vibrera encore et encore pour longtemps, et ce dès ce dimanche pour AJA-Lyon. « L’AJA est bâtie sur pierre, l’AJA ne périra pas » Nicolas « Et c’est dedannnnnnns ! » Fillon 💙🤍

Nicolas Fillon

39,429 次观看 • 8 个月前

[#DroitsTV] 💥 La réunion du 14 février dernier – via RMC ⤵️ V. Kita (FC Nantes) de 0'00 à 1'39 🗨️ « Ce contrat, c'est de la merde. Si on n'a pas de plan B, on est mort ! » J-P. Caillot (Stade de Reims) à 0'11 🗨️ « Euuuh pfff » Nasser Al-Khelaïfi (Paris Saint-Germain) à 0'54 🗨️ « Calme, calme... » J-M. Roussier (Havre Athletic Club ⚽️) à 1'40 🗨️ « DAZN, c'est les seuls au monde à imaginer qu'ils feraient 1,5 M d'abonnés avec le produit de daube qu'ils nous livrent ! » J-P. Rivère (OGC Nice) à 1'57 🗨️ « On sait que ce plan DAZN est quasiment mort aujourd'hui » O. Létang (LOSC) à 2'14 🗨️ « On est tous d'accord qu'on ne peut pas garder un partenaire comme celui-là avec un produit qui est catastrophique » J-M. Roussier (Havre Athletic Club ⚽️) à 2'42 🗨️ « Je ne finirai probablement pas la saison. Ça fait une place de relégation qui n'est plus disponible. Nous les petits, vous nous prenez pour des cons ! » J. Oughourlian 👑 (Racing Club de Lens) à 3'56 🗨️ « On était à 1,2 M d'abonnés sur Amazon et 3 M sur Canal. 400 000 abonnés, c’est minable dans un pays de 65 millions d’habitants. VOUS VOUS RENDEZ COMPTE ? Le management de la Ligue, Vincent Labrune en particulier, et le management du collège [des clubs de L1], Jean-Pierre Caillot, ont une responsabilité très importante dans ce putain de désastre qui me laisse pantois. Vous avez bousillé le produit, on a 10 ans pour revenir au nombre d'abonnés d'Amazon ! 400 000 abonnés, ça valorise nos droits à 150-200 M€. C'est ce qu'on aura au prochain tender [appel d'offres] grâce à notre petite clique éclairée. J'en ai assez de payer les pots cassés de décisions qui n'ont ni queue ni tête. Et pour les petits clubs, il faut revoir la répartition de manière urgente. On ne fait que renforcer l'inégalité de notre ligue. » #TeamOL

Social Gones

83,500 次观看 • 1 年前

✨️ Dans les rues de Perpignan… le silence parle plus fort que les mots. Chaque année, en ce temps de la Passion, la ville s’arrête et les pas ralentissent. Les voix se taisent et les cœurs s’inclinent. Puis surgissent… ces silhouettes. Drapées de rouge, voilées de noir. Anonymes… mais profondément présentes. C’est la Procession de la Sanch. Une tradition séculaire née au XVe siècle, non pas pour impressionner… mais pour accompagner. Accompagner les condamnés à mort. Prier pour eux. Porter avec eux le poids de leurs fautes… et de leur souffrance. Une procession de miséricorde. Aujourd’hui encore, ces pénitents avancent lentement, portant les instruments de la Passion du Christ : la croix, les clous, la couronne d’épines. Chaque pas est une prière, et chaque silence, un cri vers le Ciel. « Il a pris nos souffrances, il s’est chargé de nos douleurs. » - Isaïe 53,4 Dans cette marche grave et recueillie, nous ne regardons pas seulement une tradition… Nous contemplons un mystère. Celui d’un Dieu qui a accepté d’être condamné. D’un Innocent qui a porté nos fautes. Et d’un Amour divin, fait homme, qui s’est laissé crucifier. La Sanch nous rappelle que la foi n’est pas un spectacle, mais un chemin. Un chemin de pénitence, de vérité, d’amour offert jusqu’au bout. Et dans ces visages cachés… c’est peut-être le nôtre que Dieu vient chercher. ✨ Entrer dans la procession… c’est entrer dans la Passion. Et découvrir que même au cœur de la douleur… la miséricorde marche encore. Crédit vidéo : L'Indépendant #ProcessionDeLaSanch #Perpignan #SemaineSainte #PassionDuChrist #Foi #Isaïe534 #Pénitence #Miséricorde #TraditionChrétienne #CheminDeCroix #catholique #JesusChrist #Chrétiens

Didier

38,059 次观看 • 4 个月前

La vérité sur Notre-Dame "Édouard Philippe ne ressemble à rien. Ce n'est pas un homme. À Notre-Dame il y a eu un acte grave !" a dit le général J.L. Franceschi🇫🇷 Le capitaine Pierpaolo Apollo🇮🇹 nous livre sa théorie Au cœur de celle-ci, un homme, un franc-maçon, M. Patrick Philippe, père de l'ex PM d'Emmanuel Macron M. Patrick Philippe est un franc-maçon féru d'Albert Pike🇺🇸, associé à La France n°93, loge washingtonnienne qui voue un culte de haine à Dieu, il a lu Eliphas Levi et par-dessus tout Edward Aleister Crowley (1875-1947), au point de donner ce prénom à son fils, Édouard Philippe Le père de Crowley s'appelant aussi Edward, il n'y eut pas de débat, c'était le seul choix. Le fils Crowley se fit appeler Aleister à partir de la fac à Cambridge (forme gaélique de son 2e prénom Alexander) Edward Crowley père fit lire à son fils 'L'enfer' de Dante dès le plus jeune âge, œuvre d'une violence inouïe pour l'époque qui détaille les tourments des corps suppliciés en enfer Patrick Philippe en fit de même avec le jeune Édouard, dès 6 ans, comme il le raconte lui-même dans 'Des hommes qui lisent' Cette initiation à la lecture par 'L'enfer' marqua autant Edward A. Crowley qu'elle imprégna Édouard Philippe, dans un sens d'insensibilité à toute forme de souffrance chez les autres, ceux qui sont dans le chaudron Patrick Philippe suivit donc les pas de son illustre prédécesseur Même prénom, même lecture, même initiation Edward Aleister Crowley partit vivre en Sicile à Cefalù vers 1920 Édouard Philippe passe tous ses étés au même endroit C'est depuis le balcon 'Horizon' de Boleskine House🏴󠁧󠁢󠁳󠁣󠁴󠁿 que Crowley invoque le rite d'Abramelin pour convoquer le diable Pour cela, il faut accomplir un geste iconoclaste, un acte fort qui 'émerveille' l'Enfer et suscite son attention Au Xe s., un homme tenta le rituel, son acte fort fut de brûler le couvent de Boleskine avec les nonnes à l'intérieur Le manoir actuel fut bâti sur les cendres du couvent incendié et Crowley acheta ce bien pour récidiver un acte fort similaire Boleskine brûla de nouveau L'acte fort, celui qui 'émerveille' l'Enfer fut tenté en 1975 (centenaire de la naissance de Crowley et année de décès de Leah Hirsig 'l'épouse écarlate' de Crowley) Cet acte se déroula à Topeka (Kansas), où Morris Sykes, franc-maçon de la loge Orient-Topeka n°17 ordonna à un mafieux du clan Civella M. Pete Simone d'incendier la Grace Cathedral de Topeka Maia Commisso🇮🇹, fille d'un capo de la mafia de Calabre a conté toute l'affaire au capitaine Apollo Le feu prit dans les combles, aucune arrestation Morris Sykes était membre de 3 loges: -Orient-Topeka 17 -Tolerance lodge n°2 -La France n°93 Patrick Philippe était membre associé à La France n°93, appelée aussi Loge bleu horizon, ce même mot 'Horizon' étant le nom du balcon principal de Boleskine où démarra l'incendie de 2019 le 31 juillet 2 mois plus tôt avait brûlé Notre-Dame de Paris comme Grace Cathedral à Topeka en 1975, aucune arrestation, le feu prit dans les combles La devise de Morris Sykes le commanditaire de Topeka était 'Coming soon' comme s'il attendait une apparition en récompense de son acte noir Peu après son forfait, Morris Sykes perdit ses cheveux, sa pilosité, fut méconnaissable "Celui qui a vu Lucifer, le soleil noir, briller face à lui n'a plus jamais la même apparence" selon le Livre d'Abramelin : "Celui qui a commis l'acte noir n'a pas besoin de l'avouer, c'est son corps qui nous le montre !" Brûler Notre-Dame fut-il le projet d'un maçon dormant, un acte iconoclaste pour 'émerveiller l'Enfer', comme le documente le Livre d'Abramelin, lu dès l'enfance par Edward et Édouard comme le voulurent leurs pères Des rites postérieurs impliquant E. Macron furent-ils ensuite accomplis comme certains témoins l'assurent ? "Ce n'est plus Dieu que vous honorez à l'autel C'est une force particulière !", avait lancé le cardinal Sarah au YCC d'Abuja Quel rôle noir joua M. 'Edward Philippe' ?

+Stornsen+🇻🇦

63,244 次观看 • 3 个月前

🇫🇷 23 novembre 1976, mort d'André Malraux. 20 ans après, le 23 novembre 1996, les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon par la volonté de Jacques Chirac. L’ancien ministre Maurice Schumann, grande figure gaulliste, Compagnon de la Libération, et Jacques Chirac lui rendent hommage. Maurice Schumann : « C’est avec un être contre la mort, l’antidestin qui franchit ce soir le seuil du Panthéon. ». Le Président Chirac : « Parce que vous avez su faire vivre nos rêves, et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République ! » Retrouvez l'intégralité du discours de Jacques Chirac : « Mesdames et Messieurs, Le Panthéon n'est pas seulement un lieu de recueillement et de souvenir. C'est un lieu de vie, car les valeurs qui sont honorées ici, à travers celles et ceux qui reposent sous ses voûtes, sont d'abord des valeurs vivantes. C'est le combat pour la justice, celui de Voltaire dans l'affaire Callas, celui de Zola quand il accuse les calomniateurs du Capitaine Dreyfus. C'est la dignité de l'homme, toujours à défendre et à conquérir, qui habite René Cassin quand il inspire la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. C'est la passion de la liberté et le refus de l'oppression qui portent Lazare Carnot et ses soldats de l'An II, comme Jean Moulin et son armée des ombres, et qui donnent à la plume de Victor Hugo sa violence et sa force. En prononçant ici, le 19 décembre 1964, l'éloge de Jean Moulin, André Malraux engageait la France toute entière et s'engageait lui-même. Il affirmait qu'au-delà des différences de générations, d'opinions publiques ou de croyances, il est des instants où une nation se rassemble autour des valeurs qui la fondent et ceci pour mieux les faire vivre. André Malraux, je voudrais vous dire, ce soir, pourquoi l'hommage de toute la nation, acte d'évidence, acte de justice, est aussi le signe de notre engagement. André Malraux, vous nous avez appris à nous défier des réponses toutes faites, de l'esprit de système qui dénie aux individus leur part d'influence sur leur propre histoire. Vous êtes l'homme de l'inquiétude, de la recherche, de la quête, celui qui trace son propre chemin. Vous avez, très jeune, mis un terme à vos études, parce que vous ne pouviez faire vôtres des nourritures intellectuelles que vous n'auriez pas trouvées vous-même, au hasard des bouquinistes ou dans les arrière-boutiques d'éditeurs confidentiels. Vous étiez alors un dandy, avec ce que cela suppose de hauteur, de discipline, de brio, de désespoir. C'était l'époque, les années 20, mais c'était surtout vous-même. Dans vos conversations avec les poètes et les peintres cubistes, vos amis, vous étiez déjà celui qui interroge âprement notre condition. Au moment où vous vous frayiez un chemin en pays khmer, à la découverte de Banteai-Srey, avec l'intention de prélever des bas reliefs, vous posez la question, exprimée dans " La Voie royale " de ce que peut être la volonté face au grouillement des choses, aux forces obscures et émollientes qui ne sont pas seulement celles de la forêt cambodgienne. Votre rapport à l'art, qui est sans doute la pierre angulaire de votre vie, n'est qu'une longue interrogation. Votre première femme, Clara, vous montre, à 20 ans, dans les musées de Florence, courant vers le beau, comme, écrit-elle, " si vous étiez en danger ", avide de voir, de comparer, d'imaginer, de trouver votre monde. Plus tard, alors que " Les Conquérants " illustrent déjà le style et le sens de votre oeuvre, vous publiez " Royaume farfelu ", texte fantastique, esthétisant, déroutant pour vos admirateurs, mais significatif, aussi, pour ceux qui savent la profondeur de votre pessimisme, la relation un peu grimaçante que vous aviez alors avec la mort, l'irrémédiable. Vous êtes bien, André Malraux, du côté de l'inquiétude, de la quête. Nietzsche et Dostoïevsky sont, pour l'éternité, vos maîtres et vos interlocuteurs. Vous incarnez des choix, des préceptes, un exemple, et pourtant, il y a toujours chez vous le " Et si nous nous étions trompés " que vous inspire le " Shigemori " de Takanobu, chef-d'oeuvre qui vous paraît remettre en cause tout l'art occidental. Vous êtes celui qui nous apprend la richesse de la question et de la remise en question. Cette richesse, cette quête font de vous l'homme de l'aventure, de l'ouverture au monde, et donc de la tolérance et du respect de l'autre. Votre intimité avec toutes les cultures, votre façon si neuve de faire dialoguer entre eux les arts du monde, par-delà les frontières et les époques, vous consacre citoyen de l'Intemporel, un Intemporel qui est nécessairement fraternel. Vous avez eu très tôt l'intuition que c'est la comparaison, la confrontation des oeuvres, statue Maya, fétiche du Dahomey, masque No ou buste grec, qui permet de les comprendre, de les ressentir, de les transformer. C'est le principe même du Musée Imaginaire que nous rappellent ces images posées ce soir à vos pieds. Quand on aborde les arts de partout avec cette liberté intérieure, cette compréhension intime, et cette infinie curiosité qui vous lance, tout jeune Prix Goncourt, sur les traces de la Reine de Saba, il ne peut y avoir que reconnaissance pour les peuples, et des peuples qui les ont créés. Vos goûts, si éclectiques, ne sont que les différents visages d'une même passion, une passion qui ignore d'abord la hiérarchie. "Le fétiche, avez-vous écrit, ne balbutie pas la langue des formes humaines, il parle la sienne". Dans cette approche, il y a du respect, de l'humilité, à mille lieues de l'ignorance et de l'arrogance qui ont voilé, si souvent, le regard de l'Occident. C'est une démarche profondément généreuse et profondément moderne, et c'est une leçon. Vous êtes, André Malraux, en prise directe sur le monde. Vous allez être de ceux qui prennent en charge l'injustice du monde. Personne n'a, avec plus d'éloquence, défendu l'idéal de justice et chanté la fraternité. En Indochine, au cours d'un séjour qui est d'abord forcé, vous découvrez les différences de traitement selon que l'on est indigène ou européen, un droit qui n'est pas égal pour tous, parfois l'humiliation, parfois la violence, tout simplement les mille visages de la bêtise ordinaire. Dans "l'Indochine", puis "l'Indochine enchaînée", journaux que vous dirigez en 1925 et 1926, vous ferraillez au plus près de vos adversaires, maniant une plume indignée et pamphlétaire. Vous étiez un dandy. Vous devenez un rebelle. Vous serez, presque, un révolutionnaire. Dix ans plus tard, alors que vous avez peint, d'une écriture urgente et inspirée, les prémices de la révolution chinoise dans "Les Conquérants", puis dans "La Condition humaine" ; alors que vous avez inventé Garine, Kyo, Katow et l'obsédant Clappique, vous allez prendre les armes de l'Espoir, aux côtés des Républicains espagnols. C'est le temps de l'escadrille Espana, dont vous êtes l'âme. C'est le temps des quelques Bréguet, Potez et Douglas que vous avez pu rassembler, parfois si mal équipés qu'il faut larguer les bombes à la main. C'est la destruction, à Médellin, de la colonne franquiste, ce qui contribue à défendre Madrid pour un temps. L'attaque de Teruel, le secours porté aux réfugiés de Malaga. C'est le courage physique et c'est la fraternité comme réponse aux vertiges de l'absurde. La fraternité que le destin n'efface pas. "Le contraire de l'humiliation et de la mort" comme l'affirme votre double dans "L'Espoir". La fraternité qui vous inspire les scènes les plus belles. Katow, avant le pire des supplices, donnant son cyanure à deux jeunes chinois. La foule des paysans de Linarès, "les femmes aux cheveux cachés sous des fichus sans époque" qui font cortège, sur les flancs de la montagne, aux corps ensanglantés des aviateurs républicains. Les soldats allemands des "Noyers de l'Altenburg" qui portent sur leurs épaules, dans un paysage d'apocalypse, les Russes défigurés par les gaz. Nul solitaire, André Malraux, n'a chanté mieux que vous ce qui unit les hommes, au point de donner à leur vie, même fugitivement, sens et direction. C'est une autre leçon. Contre l'absurde, au-delà de la fraternité, il y a l'engagement et la capacité de dire "non". Vous vous êtes engagé en Indochine et sur la terre d'Espagne mais il y avait encore l'illusion lyrique. Encore le sentiment romantique, comme le note l'un de vos amis, de pouvoir "jouer un rôle très important avec très peu de moyens", en nouveau chevalier moderne. Désormais, avec la montée du nazisme, la mobilisation, la guerre, la défaite, la résistance côtoyée, écartée d'abord puis résolument choisie, c'est un engagement d'une autre nature que vous allez prendre. Pour la Liberté. Pour la Nation. Pour la France, que vous rencontrez au moment où elle est blessée et exsangue. Ce qui vous habite, c'est la recherche de l'efficacité qui marque votre relation avec le communisme dont vous appréciez l'organisation et la discipline face au nazisme. Mais c'est surtout le sens de la responsabilité. "Quand on a écrit ce que j'ai écrit et qu'il y a le fascisme quelque part, on se bat contre le fascisme" direz-vous à Roger Stéphane en 1945. Cette exigence et le sort de vos jeunes frères vont vous jeter dans l'action clandestine, dans les maquis de Corrèze, du Périgord, du Lot et du Bas-Limousin. Vous serez arrêté et emprisonné à Toulouse, mais vous échapperez à la torture, laissant sans réponse la question qui se pose à tout résistant. Puis, le Colonel Berger prendra le commandement de la Brigade Alsace-Lorraine, et ce sera, alors que la mère de vos fils vient de mourir, la prise de Dannemarie et la défense de Strasbourg qui feront de vous un Compagnon de la Libération. André Malraux, vous êtes alors un homme marqué par les épreuves, lucide, illustrant parfaitement votre propre définition de l'intelligence : "la destruction de la Comédie, plus le jugement, plus l'esprit hypothétique", mais aussi un homme passionné par la France, telle que, pour vous, l'incarne le Général de Gaulle. Qu'a été votre rencontre avec le Général, alors que vous étiez si différents par vos passés, et si proches par vos valeurs ? Chacun sait ce qu'il a écrit de vous : "A ma droite, j'ai et j'aurai toujours André Malraux. La présence à mes côtés de cet ami génial, fervent des hautes destinées, me donne l'impression que par là, je suis couvert du terre-à-terre. L'idée que se fait de moi cet incomparable témoin contribue à m'affermir. Je sais que, dans le débat, quand le sujet est grave, son fulgurant jugement m'aidera à dissiper les ombres". Pour vous, qui avez créé Garine et le vieux Colonel Ximenès dans "L'Espoir", c'est une filiation enfin trouvée et acceptée. De longues années durant, et notamment pendant la traversée du désert, vous montrerez une fidélité sans faille, à un homme, bien sûr, dont vous dites qu'il est "fasciné par des principes et pour cela invulnérable dans un monde sans principes", mais aussi par une certaine idée de la France. Vos convictions, votre dénonciation du totalitarisme soviétique, dont vous aviez très tôt compris la logique, vous valent l'ostracisme de la Gauche alors que vos engagements passés semblent subversifs à la Droite. En réalité, André Malraux, vous incarnez mieux que tout autre le Gaullisme tel que le voulait le Général, ni de droite ni de gauche, mais de France. Vous qui nous avez appris l'inquiétude, l'ouverture sur le Monde, la fraternité, l'engagement et la noblesse de la révolte, vous allez assumer l'action politique, malgré ses déceptions et ses contraintes, comme une nouvelle étape de votre chemin dans le siècle. Vous avez dit "l'aventure n'existe plus qu'au niveau des Gouvernements". Plus tard, vous interrogez avec force : "d'où peut-on le mieux arrêter la guerre d'Algérie ? De l'Hôtel Matignon ou des Deux Magots ?". Et vous dites encore, Ministre d'Etat chargé des Affaires Culturelles :"Dans un univers qui est à mes yeux, comme vous le savez, un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres". Y a-t-il plus belle définition de l'action politique ? Dans ce Ministère qui existe pour la première fois, vous soutiendrez la création vivante, par des commandes aux plus grands artistes, Chagall, Masson, ou en défendant en pleine Assemblée Nationale la liberté du créateur, en l'occurrence celle de Jean Genet, l'auteur des " Paravents ". Vous rendrez aux Français la conscience de leur patrimoine, en lançant l'Inventaire des richesses artistiques de la France, en restaurant des monuments essentiels, en changeant la couleur de Paris. Vous assurerez notre rayonnement à l'étranger par des grandes expositions et des échanges, qui permettent aux Japonais de découvrir La Joconde, tandis que les Français s'émerveillent devant " Le Siècle d'or espagnol " ou les trésors de Tout Ankh Amon. Mais surtout, parce que vous aimez partager et que vous rejetez une conception " aristocratique " du savoir, vous inventez les Maisons de la Culture, qui sont un acte de foi dans la démocratie culturelle. La culture, comme prolongement du rêve de Jules Ferry. La culture comme nouveau droit, pour chaque enfant, pour chaque citoyen. La culture contre la mort qui, après vos jeunes frères, vous a enlevé vos deux fils. C'est en pensant à cette tragédie qu'il faut entendre votre discours prononcé à Bourges : " La culture, c'est l'ensemble des formes qui ont été plus fortes que la mort... Il faut qu'à tous les jeunes hommes de cette ville soit apporté un contact avec ce qui compte au moins autant que le sexe et le sang, car il y a peut-être une immortalité de la nuit, mais il y a sûrement une immortalité des hommes ". Cette idée, si forte, de " donner à chacun les clés du trésor " est plus moderne aujourd'hui que jamais, et doit inspirer nos actes. Pendant toutes ces années, dans ce Ministère auquel vous apportez votre gloire, vous illustrez l'idée que vous vous faites de la France et de sa mission particulière. La France, avez-vous dit, " n'est jamais plus grande que lorsqu'elle l'est pour tous, lorsqu'elle n'est pas repliée sur elle-même ". C'est aussi, André Malraux, une idée qui nous oblige. Sans doute, nous ne sommes plus dans les années 60, mais la France, aujourd'hui comme hier, peut faire entendre sa voix, défendre ses convictions, affirmer ses valeurs, au premier rang desquelles son idéal de paix et de justice. C'est ainsi qu'elle est fidèle à sa vocation. " Que m'importe ce qui n'importe qu'à moi ? " Cette question, qui vous était familière, vaut pour les pays autant que pour les hommes. C'est une dernière leçon, que nous ferons vivre. André Malraux, vous allez entrer dans votre dernière demeure, aux côtés de Jean Monnet, l'un des pères de l'Europe, de René Cassin, le serviteur de la paix, et surtout de Jean Moulin, auquel vous lie la fraternité du courage et de la révolte. Au-delà de la force et de la modernité de vos messages, je voudrais vous remercier au nom de tous les jeunes Français que vous avez fait rêver. Vous avez été celui qui, de retour en France après un séjour rude en Indochine, repart tout aussitôt vers Saïgon, pour lancer au monde colonial le défi de l'humanisme. Vous avez été celui que l'on écoute passionnément, au Café Florida, à Madrid, alors que vous séduisez, en français, un auditoire cosmopolite. Vous avez été celui qui crée de rien le PC Interallié, en Corrèze, projet qui devient réalité à force d'autorité de passion personnelle. Vous avez été celui qui nargue la mort et qui ne se laisse jamais arrêter par elle, alors même qu'elle vous atteignait dans vos proches. Vous avez été celui qui rassemble, découpe, colle les images de votre Musée Imaginaire alors que vous menez bataille au nom du Rassemblement du Peuple Français. Vous avez été le Farfelu, présent même chez le Ministre d'Etat, l'auteur des " Lunes en papier ". Celui qui répond au " Croyez-vous que je sois mort ? " de Picasso, furieux de n'avoir pas reçu une invitation, par un " Croyez-vous que je sois Ministre ? ", clin d'oeil au chat qui fait semblant d'être chat chez Mallarmé. Pour tout cela, et aussi pour une voix, un regard, des mains qui dessinaient vos mots, vous avez inspiré, irrigué plusieurs générations. "Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves", avez-vous écrit. C'est peut-être de cela qu'il est question ce soir. Pierre Emmanuel disait de vos rêves qu'ils étaient "immenses et accueillants"... plus vrais, plus réels que ce que nous appelons "nature", ajoutant "la vérité des grands rêves se situe dans l'insondable, au fond de l'homme, en chacun de nous". Au-delà du vrai existe le vécu qui rencontre le rêve. Parce que vous avez su faire vivre vos rêves et les faire vivre en nous, prenez place, André Malraux, dans le Panthéon de la République. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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RAPPORT ALLONCLE : LE VRAI, LE FRAGILE ET LE TOXIQUE L’effondrement de la fonction d’onde a bien eu lieu. Le rapport sur l’audiovisuel public est sorti de sa boîte, et le chat de Schrödinger est désormais étalé sur la table en inox. Et, comme on pouvait s’y attendre en revenant aux lois de la physique classique, le miracle quantique n’a pas opéré. Il faut le marteler pour ceux qui confondent les presses de l’Assemblée nationale avec un tribunal divin : la publication de ce document ne vaut ni caution, ni validation. Ce rapport n’est ni la bombe à fragmentation anti-système fantasmée par ses thuriféraires, ni le blanc-seing béat qu’attendaient les défenseurs inconditionnels du service public. La magie est terminée. Il n’est plus une rumeur, il est un texte. L’heure n’est donc plus aux slogans, mais à la dissection. Le bloc opératoire est prêt. On enfile les gants, on allume le gros néon blanc, et on sort la pince à sophismes pour trier ce qui relève de la pathologie avérée et ce qui tient de la boucherie idéologique. Le premier diagnostic tombe assez vite : le chat de Schrödinger n’est pas mort, il n’est pas vivant. Il est mal sourcé par endroits, lucide par moments, et politiquement très nerveux. I. UN RAPPORT BIFACE : L’AUTODESTRUCTION DÈS LA PAGE 15 En général, l’exercice critique exige d’attaquer un document de l’extérieur, d’en chercher les failles pour le fissurer. Ici, l’effort est presque superflu : le rapport s’auto-saborde magistralement dès son introduction. Avant même d’arriver au cœur des recommandations, on assiste à une fracture ouverte, institutionnelle et fascinante entre le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, et son propre rapporteur, Charles Alloncle. L’avant-propos rédigé par le président ne nuance pas simplement le travail de son collègue : il le place sous alerte rouge. Les mots employés par la tête même de la commission ne laissent aucune place à l’illusion. Il y dénonce une enquête transformée en « politique spectacle », s’inquiète d’une méthode alimentant la « fabrique de la colère », et critique une utilisation des réseaux sociaux ayant contribué à relayer des informations contestées, parfois présentées comme fausses ou déformées jusque dans l’avant-propos lui-même. Patrier-Leitus affirme même noir sur blanc que, selon lui, l’objectif politique réel de la commission n’était pas de consolider l’audiovisuel public, mais de préparer les esprits à sa privatisation. Ce rapport n’est donc pas un bloc. C’est un champ de bataille textuel où le président accroche un extincteur au mur avant même que le rapporteur ne commence à jouer avec les allumettes. II. LA COUCHE DU “VRAI” : L’AUTOPSIE ADULTE Pour être pris au sérieux, il faut commencer par refuser la cécité militante. Balayer ce rapport d’un revers de la main sous prétexte que son dessein est politique serait une erreur fatale. Car si l’on gratte la surface, le texte met le doigt sur de véritables fractures institutionnelles et comptables, souvent documentées de longue date par la Cour des comptes ou l’Arcom. L’autopsie révèle de vraies pathologies qu’il convient de traiter rapidement et cliniquement. D’abord, la machinerie financière. L’audiovisuel public brasse des milliards d’euros, mais le rapport pointe avec justesse une carence alarmante dans les outils de pilotage, soulignant notamment l’absence persistante d’une véritable comptabilité analytique qui permettrait d’évaluer le coût réel et détaillé des programmes. Le texte va jusqu’à décrire une « culture de l’inefficience » installée au cœur de la machine. Ensuite, la zone d’ombre de la production externalisée. Le document frappe juste lorsqu’il dénonce un oligopole de producteurs privés qui capte une partie de la valeur et impose ses règles au diffuseur public. L’opacité des marges et le système endogame des animateurs-producteurs soulèvent des questions structurelles légitimes sur les conflits d’intérêts et le mélange des genres entre la commande publique et l’enrichissement privé. Enfin, le naufrage des garde-fous. Les instances censées garantir la probité du système sont anémiées : les comités d’éthique internes sont sous-dimensionnés, dépassés et dépourvus de pouvoir réellement contraignant. De son côté, le gendarme du secteur, l’Arcom, est décrit à juste titre comme une autorité lacunaire, technologiquement dépassée par l’ère des plateformes et des réseaux sociaux. Ce sont de vrais sujets, qui appellent de vraies réformes. On ne défend pas un service public en le déclarant immaculé. On le défend en exigeant qu’il soit capable de justifier chaque euro sans se cacher derrière le mot magique « culture » comme un enfant sous une couette. Jusqu’ici, le rapport est dans son rôle : contrôler, auditer, déranger. Le problème commence quand il quitte la salle d’audit pour entrer dans le studio de montage idéologique. III. LA COUCHE DU “FRAGILE” : DE L’ANECDOTE À LA GUERRE CULTURELLE Jusqu’ici, on pouvait débattre sereinement. Mais c’est précisément à ce stade que le rapport bascule. Partant d’une question parfaitement légitime — comment garantir l’impartialité d’un service public ? —, le texte déraille vers la croisade militante, en s’appuyant sur une méthodologie zététiquement désastreuse. Le tour de passe-passe central repose sur un véritable hold-up sémantique : la confusion volontaire et organisée entre la « neutralité » et « l’impartialité ». La neutralité est une règle administrative qui impose à un agent public de ne pas manifester ses opinions dans l’exercice de ses fonctions. L’impartialité, elle, est une exigence journalistique : elle impose de traiter les faits avec rigueur, équilibre, honnêteté et distance, mais elle n’interdit ni l’analyse, ni l’éditorialisation, ni l’esprit critique. Or, le rapporteur veut imposer cette neutralité stricte et clinique aux journalistes jusque dans leur expression publique sur les réseaux sociaux. L’impartialité demande de traiter les faits honnêtement ; la neutralisation demande, elle, de ne plus avoir l’air vivant. Ce n’est pas exactement le même métier. Ensuite vient l’anatomie d’un gonflement rhétorique. La méthode consiste à transformer des lignes comptables en scandales d’État pour alimenter les réseaux sociaux. Prenez l’affaire des supposés « frais de cocktails » attribués à France Télévisions pendant la crise sanitaire. Le terme « cocktail » n’apparaît pourtant pas dans le document de la Cour des comptes. Ces chiffres recouvraient en réalité des dépenses agrégées bien plus larges, incluant notamment des frais de réception, d’achats alimentaires ou de restauration de base pour des salariés mobilisés pendant les confinements. Entre « frais de réception » et « cocktails », il y a toute la distance entre une ligne comptable et une scène mentale avec petits fours, champagne et Delphine Ernotte en Cruella budgétaire. Plus grave encore, le document contient son propre signal d’alarme quant à la fiabilité de certaines accusations spectaculaires. L’affaire de la fastueuse soirée chez Maxim’s, prétendument privatisé par le groupe Mediawan pour célébrer le maintien de Delphine Ernotte, a été relayée par le rapporteur. Le problème ? Cette accusation est contestée à l’intérieur même du rapport, au point que le président de la commission indique avoir saisi la justice pour parjure à l’encontre du syndicaliste ayant tenu ces propos sous serment. Quand une commission censée vérifier les médias devient elle-même productrice de séquences à vérifier, on peut raisonnablement demander qui garde les gardiens — et qui leur confisque le smartphone. Enfin, le sommet du naufrage intellectuel est atteint avec l’utilisation de l’audience comme preuve à charge. Le rapport s’appuie très sérieusement sur un sondage indiquant que 70 % des auditeurs de France Inter auraient voté à gauche aux élections européennes pour en déduire l’existence d’un biais éditorial systémique de la station. Confondre la sociologie d’un public avec la nature d’un contenu est une aberration. Cela peut signaler une image, une défiance, une attractivité différenciée selon les publics. Mais cela ne prouve pas, à soi seul, une ligne éditoriale. Si la sociologie d’une audience suffisait à prouver une ligne éditoriale, il faudrait analyser l’orientation politique des paquets de céréales en fonction du vote des enfants qui les mangent. Le problème n’est pas qu’un rapport cite des exemples. Le problème, c’est lorsqu’il utilise des exemples comme des microscopes alors qu’ils ne sont parfois que des jumelles tenues à l’envers. Documenter un cas n’est pas démontrer un système. Accumuler des séquences frappantes n’est pas produire une preuve structurelle. À ce tarif-là, trois captures d’écran, deux plateaux-repas et un tweet énervé suffisent à écrire l’histoire secrète de la Ve République. IV. LA COUCHE DU “TOXIQUE” : LES CONTRADICTIONS FATALES C’est ici que l’édifice intellectuel s’effondre sous son propre poids. Si l’on dépasse les constats pour lire attentivement la liste des remèdes, on découvre que les recommandations ne se contentent pas de cibler à côté : elles s’annulent elles-mêmes. Le texte se coince les doigts dans la porte avec une constance qui force presque le respect. Voici les quatre paradoxes majeurs qui transforment cet audit en sabotage. 1. SAUVER EN AMPUTANT Le rapport affirme haut et fort vouloir « sauver le service public de l’audiovisuel ». La méthode pour y parvenir ? Un plan de coupe massive exigeant près d’un milliard d’euros d’économies. Et pour être bien sûr de fortifier le malade, la recommandation finale propose de réaffecter une partie importante de ce pactole au désendettement de l’État et à la rénovation du patrimoine. Appeler cela un sauvetage, c’est comme annoncer à un noyé qu’on va l’aider en commençant par lui retirer les poumons pour alléger la flottaison. Il ne s’agit donc pas seulement de mieux gérer. Il s’agit de réduire. De fusionner. De supprimer. De contracter le périmètre même du service public, tout en présentant cette cure d’amaigrissement institutionnel comme une opération de réanimation. On connaît des médecins légistes moins optimistes. 2. L’INDÉPENDANCE PAR LA LAISSE ÉLYSÉENNE Pendant des dizaines de pages, le texte traque l’ombre de la politisation, fustige le militantisme et dénonce les interférences de l’exécutif dans les nominations passées. Pour y remédier et garantir une indépendance absolue, le rapporteur dégaine l’arme ultime : confier la nomination des dirigeants de l’audiovisuel public directement au Président de la République. Le rapport voit de la politique partout dans les couloirs, puis propose d’installer l’Élysée dans le hall d’entrée avec un badge visiteur permanent. Magnifique souplesse lombaire. C’est peut-être le paradoxe le plus éclatant de tout le document. Si l’on estime que l’audiovisuel public souffre d’un soupçon de proximité politique, la réponse logique devrait être de renforcer les garanties d’indépendance, pas de rapprocher la prise de décision du sommet de l’exécutif. Soigner une suspicion de politisation par une nomination présidentielle, c’est traiter une fuite de gaz avec un briquet institutionnel. 3. LE REMÈDE PRIVÉ AU MAL PRIVÉ Le document dénonce — à juste titre — l’opacité de l’oligopole des producteurs privés et les dérives financières liées à la sous-traitance. Mais quand il s’agit de garantir le fameux pluralisme à l’antenne, quelle est la solution avancée ? La recommandation 39 propose purement et simplement d’importer des éditorialistes issus de la presse d’opinion privée pour remplacer ceux du service public. La porosité avec le privé est donc un scandale quand elle produit des émissions, mais elle devient un remède miracle quand il s’agit d’imposer une ligne éditoriale plus conforme aux attentes du rapporteur. Le privé est un problème quand il vend des programmes au public ; il devient une solution quand il vient expliquer le monde au micro. Magnifique souplesse lombaire, deuxième service. 4. RECONQUÉRIR LA JEUNESSE EN BRÛLANT SA CHAMBRE Tout le monde s’accorde à dire que le public traditionnel vieillit et qu’il est vital de s’adapter aux nouveaux usages pour parler aux jeunes générations. La thérapie de choc du rapporteur ? Supprimer d’un trait de plume la plateforme numérique France TV Slash, liquider la station radio Le Mouv’ et effacer la chaîne France 4. En d’autres termes : on veut rajeunir l’audience en détruisant méticuleusement tous les espaces qui lui sont spécifiquement dédiés. Supprimer les offres qui parlent aux jeunes pour reconquérir les jeunes, c’est une stratégie de drague rarement recommandée hors des monastères médiévaux. À ce rythme-là, pour moderniser l’audiovisuel public, il suffira bientôt de supprimer Internet et de remettre un speaker en veste beige devant une pendule. On en revient donc au diagnostic initial : la couche toxique se sert d’arguments de bonne gestion pour faire passer un projet de réduction punitive et de reprise en main. CONCLUSION : LE VRAI SCANDALE DE L’OCCASION MANQUÉE Au bout du compte, la vraie réforme de l’audiovisuel public ne consistera jamais à le rendre plus docile, mais à le rendre plus transparent. Le véritable scandale de ce rapport n’est pas d’avoir osé critiquer France Télévisions, Radio France ou l’Arcom. Il fallait le faire. Il fallait même le faire sans trembler. Le scandale, le vrai, c’est d’avoir pris en otage un audit institutionnel absolument nécessaire pour en faire le cheval de Troie d’une entreprise de réduction budgétaire, de discipline idéologique et de repolitisation. C’est d’avoir utilisé les failles réelles d’un système pour justifier une reprise en main qui ne dit pas son nom. La couche vraie du rapport aurait dû ouvrir un chantier sérieux : gouvernance, finances, conflits d’intérêts, pluralisme, régulation. La couche fragile aurait dû inviter à la prudence : anecdotes gonflées, exemples choisis, accusations contestées. Mais la couche toxique révèle autre chose : un projet où la réforme sert trop souvent de mot poli pour dire réduction, discipline et reprise en main. Un service public n’est pas défendu lorsqu’on le sanctuarise contre toute critique. Il est défendu lorsqu’on le rend plus contrôlable, plus transparent, plus rigoureux — donc plus indépendant. On nous avait promis le scalpel. On trouve parfois le scalpel, oui. Mais trop souvent, il est tenu par quelqu’un qui regarde déjà la tronçonneuse avec des étoiles dans les yeux.

Pourton.info

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La valise magique, l'immunité élastique et le juge coincé : autopsie juridique du cas Rima Hassan. Hier, j'ai publié un petit billet satirique sur la masterclass absolue de la défense concernant le volet "stupéfiants" de cette affaire. On a bien ri avec l'excuse "Jason Bourne" croisée au complot du buraliste maléfique pour expliquer la présence de CBD et de 3-MMC dans un sac après une fouille de sécurité. C'était l'apéritif, la parenthèse récréative offerte par une communication de crise en perdition. Mais, comme plusieurs d'entre vous me l'ont fait remarquer à juste titre, c'est l'arbre (très enfumé) qui cache la forêt. Le cœur du réacteur, ce n'est pas le fond du sac à main. C'est l'accusation d'apologie du terrorisme et ce placement en garde à vue d'une élue européenne qui fait trembler les plateaux télés. Alors, on va poser les bases tout de suite. Vu le passif sulfureux de Rima Hassan et ses prises de position, je ne me fais aucune illusion, à titre personnel, sur la portée, l'intention et le sous-texte de ce fameux tweet du 26 mars 2026. Mon intime conviction est faite. MAIS (et c'est un "mais" majuscule), mon ressenti, mon cynisme, ou vos indignations en majuscules sur ce réseau n'ont absolument aucune valeur devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel. Je ne suis pas juge. Et la justice pénale n'est pas une question d'émotion, c'est une question de mécanique des fluides. Donc, on éteint la télé, on range nos biais idéologiques dans un tiroir, on enfile des gants en latex, et on sort le scalpel. On va plonger dans le droit positif, froid, cynique et chirurgical, sans aucune pitié pour les approximations. Acte 1 : Le Hold-Up de la Garde à Vue (Ou l'art du contorsionnisme procédural) Le 2 avril 2026, Rima Hassan est placée en garde à vue (GAV) par la police judiciaire parisienne. Et là, le droit pénal entre en collision frontale avec la Constitution. La règle de base (Le pas de bol du policier) : Depuis 2011, on ne met plus les gens en GAV juste pour le plaisir de les intimider. L'article 62-2 du Code de procédure pénale (CPP) est formel : la privation de liberté doit être "l'unique moyen" de parvenir à un objectif précis (empêcher une fuite, éviter la destruction de preuves, empêcher une concertation, etc.). Or, regardons les faits : Rima Hassan s'est présentée volontairement sur convocation. Elle est élue, a un domicile connu, et ne va pas s'enfuir au fin fond du Larzac. Quant aux preuves, on parle d'un tweet posté le 26 mars, déjà constaté, figé par la police et supprimé par son auteure bien avant son arrivée au commissariat. Le risque de dépérissement des preuves est de zéro. En droit pur, le régime de "l'audition libre" (sans cellule, avec le droit de partir) s'imposait de façon criante. Le bouclier européen (Le verrou) : Mais l'histoire devient croustillante parce que madame est eurodéputée. Elle est protégée par l'Article 9 du Protocole n°7 de l'Union européenne , qui renvoie directement à l'Article 26 de notre Constitution française. En clair : elle bénéficie d'une inviolabilité procédurale. Il est strictement interdit de la soumettre à une "mesure privative de liberté" sans demander poliment l'autorisation au Parlement européen, via une procédure longue et fastidieuse. La magie noire du parquet (Le moonwalk juridique) : C'est ici que le ministère public a sorti un tour de passe-passe digne de Houdini. Il n'y a qu'une seule exception constitutionnelle qui permet de coffrer un parlementaire sans demander l'autorisation de son assemblée : le flagrant délit. Le parquet de Paris a donc décidé que ce tweet relevait de "l'enquête de flagrance". L'absurdité temporelle : Le Code de procédure pénale (Article 53) dit que la flagrance, c'est l'infraction qui "se commet actuellement, ou qui vient de se commettre". C'est le braqueur qui a encore le pistolet fumant à la main. Le problème ? Un tweet est une infraction instantanée, consommée à la seconde du clic. Rima Hassan a cliqué le 26 mars. Elle a été interpellée le 2 avril. Sept jours plus tard. Comment un délit commis il y a une semaine peut-il être "flagrant" ? Eh bien, la loi donne aux policiers un délai maximum de huit jours pour faire vivre une enquête de flagrance. Le parquet l'a donc convoquée le septième jour, à l'extrême limite de la péremption du cadre légal, pour pouvoir utiliser la carte magique de la flagrance et s'essuyer les pieds sur l'immunité parlementaire. C'est de l'optimisation procédurale de très haute volée. C'est l'équivalent juridique de rendre son mémoire à 23h59 pour éviter que le carrosse européen ne redevienne citrouille. C'est légal sur le papier, mais c'est une acrobatique torsion de l'esprit de la loi qui pourrait parfaitement être annulée par un juge méticuleux. Et si la GAV est annulée pour disproportion, la fouille de sécurité l'est aussi. La fameuse valise magique au CBD et à la 3-MMC n'existerait plus juridiquement (théorie de la nullité en cascade). Acte 2 : L'Apologie du terrorisme (Le piège de Strasbourg) Le 7 juillet 2026, on passe au plat principal devant le tribunal correctionnel. Le chef d'accusation : apologie du terrorisme en ligne, punie de sept ans de prison et 100 000 euros d'amende (Article 421-2-5 du Code pénal). Le faux débat du "Paradoxe temporel" : J'entends déjà les experts des réseaux sociaux pleurer : "Mais on ne peut pas la condamner pour avoir parlé d'un attentat de 1972 (l'aéroport de Lod, 26 morts) alors que la loi française sur le terrorisme date de 1986 ! C'est rétroactif !". C'est un bel effort intellectuel, mais c'est faux. L'infraction poursuivie n'est pas le massacre de 1972, c'est le tweet public rédigé en 2026. Le juge de 2026 regarde si l'acte historique correspond objectivement à la définition actuelle du terrorisme (mitrailler des civils dans un aéroport pour une cause politique, ça coche les cases). Argument écarté. L'étau français (Pourquoi ça sent le sapin pour elle) : La Cour de cassation exige un "jugement favorable" porté de manière "univoque" sur un acte terroriste ou son auteur pour condamner. Regardons le tweet : Rima Hassan ne débat pas dans le vide. Elle a cité Kōzō Okamoto, membre de l'Armée rouge japonaise. La citation est : « J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir ». La jurisprudence française est impitoyable avec ça. Republier ou citer un terroriste, sans l'assortir d'une mise à distance critique immédiate, c'est inciter son audience à l'admiration. Associer un auteur de massacre au terme hautement moral de "devoir", agrémenté d'une iconographie le montrant porté en triomphe, c'est héroïser la figure. En droit interne, c'est un dossier très solide pour l'accusation. La juriste de 33 ans aura beaucoup de mal à plaider la naïveté. Le "Boss Final" (Le bouclier de l'Article 10 de la CEDH) : Et c'est là que l'affaire devient un chef-d'œuvre de frustration judiciaire. L'accusation a le droit français pour elle. Mais au-dessus de Paris, il y a Strasbourg et la Cour Européenne des Droits de l'Homme. L'Article 10 de la CEDH sanctuarise la liberté d'expression politique. La marge d'appréciation d'un État pour museler une représentante élue débattant d'un conflit international (la Palestine) est "extrêmement restreinte". La CEDH a déjà posé ses lignes rouges, notamment dans le fameux arrêt Rouillan de 2022 (qui avait qualifié de "courageux" les terroristes de 2015). La CEDH dit à la France : Oui, vous avez le droit de condamner l'incitation indirecte à la violence. Maisla sanction doit être proportionnée. La traduction ? Si le juge français frappe fort et lui donne de la prison ferme, du sursis lourd, ou pire, une inéligibilité (le graal de ses opposants), l'Europe cassera la décision pour "effet dissuasif excessif" (chilling effect) sur la liberté d'expression démocratique. Le tribunal français est coincé : il peut acter la culpabilité, mais il doit utiliser un pistolet à eau pour la sentence (une amende symbolique). Conclusion : Le Festival des Frustrations (Dura Lex, Sed Lex) Qu'est-ce qu'on retient de cette autopsie ? Que le 7 juillet 2026 sera un océan de larmes pour tout le monde. D'un côté, les partisans de Rima Hassan hurleront à la dictature policière et au procès politique. Et techniquement, ils auront un argument de poids : la contorsion du parquet sur l'enquête de flagrance au septième jour pour l'enfermer sans demander l'avis du Parlement européen est une brutalité procédurale qui flirte avec les limites de l'État de droit. De l'autre, ses détracteurs hurleront au laxisme et à la complicité des juges lorsqu'ils verront l'élue ressortir du tribunal avec une tape sur les doigts et une amende ridicule pour une apologie du terrorisme. Et ils auront tort, car le juge français sera simplement tenu en laisse par le parapluie de Strasbourg. C'est ça, la beauté froide et cynique du droit. Il s'en fout royalement de nos sentiments, de nos idéologies ou de nos certitudes militantes. Quand une décision de justice parvient à l'exploit de frustrer et de mettre en colère absolument 100% de la salle d'audience, c'est généralement le signe éclatant que l'institution, dans toute son imparfaite complexité, a fait son travail.

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L’Art de la Défaite : Comment Trump a offert le Moyen-Orient à l’Iran (et s'en vante) Il y a un concept fascinant en psychiatrie clinique appelé l’anosognosie. C’est la condition d’un patient qui est neurologiquement incapable de percevoir sa propre maladie ou son propre échec. En observant le Bureau Ovale ces derniers jours, on est en droit de se demander si cette pathologie n'est pas devenue la doctrine officielle de la politique étrangère américaine. Donald Trump parade. Il plastronne. Il exige les confettis, la fanfare et probablement une nouvelle statue en or massif pour célébrer ce qu'il vend comme la plus grande victoire militaire et diplomatique du siècle. Pourtant, si l'on prend la peine d'éteindre Fox News et de regarder froidement les faits, la réalité est d’une ironie tellement cruelle qu’elle en devient hilarante. Ce que Trump vient de signer n'est pas une victoire. Ce n'est même pas un match nul laborieux. C'est la capitulation stratégique la plus spectaculaire, la plus coûteuse et la plus absurde de l'histoire moderne. Le « Maître des Affaires » vient de se faire plumer par Téhéran, et le plus tragique dans cette vaste blague, c’est qu’il applaudit des deux mains devant le miroir. Prenez un café, asseyez-vous confortablement. Nous allons disséquer cette victoire en trompe-l'œil avec la précision d'un médecin légiste face à un accident industriel. Car non, la guerre n'est pas finie. Ce que nous avons là, c'est un misérable cessez-le-feu de deux semaines, acheté au prix fort, après quarante jours d'une débâcle absolue. 1. Le braquage d'Ormuz : Payer pour ce qu'on possédait déjà Commençons par le commencement, par le joyau de la couronne de cette prétendue victoire : la réouverture du détroit d'Ormuz. Trump s'est pavané en expliquant qu'il avait forcé la main de l'Iran pour rouvrir cette artère vitale du commerce mondial. C’est magnifique. C'est héroïque. C'est surtout un mensonge d'une stupidité abyssale. Comme l'a impitoyablement rappelé un reporter spécialisé en sécurité nationale sur CNN il y a quelques heures, lâchant une bombe de vérité qui a dû faire trembler les murs de la Maison Blanche : l'Iran ne contrôlait absolument pas le détroit d'Ormuz avant le 28 février. La navigation internationale y était ouverte. Le droit maritime prévalait. Le détroit fonctionnait. Puis, les États-Unis et Israël ont lancé leurs frappes. En réponse à cette agression, l'Iran a logiquement verrouillé le détroit. Et quelle est la conclusion de cette brillante manœuvre de l'administration américaine ? Pour obtenir ce pathétique cessez-le-feu, les États-Unis ont officiellement accepté de négocier sur la base d'un plan iranien qui accorde à Téhéran un « passage conditionnel ». Vous saisissez la nuance catastrophique ? Trump a déclenché une guerre pour rouvrir une porte qui était déjà grande ouverte, et pour que l'Iran accepte de l'entrouvrir à nouveau, il leur a légalement remis les clés et le titre de propriété. Le cessez-le-feu américain vient de légitimer, noir sur blanc, le contrôle total de l'Iran sur cette voie maritime stratégique. C'est l'équivalent géopolitique de mettre le feu à votre propre maison, de supplier le pyromane de l'éteindre, et de le payer en lui cédant l'usufruit de votre terrain. Une masterclass de nullité. 2. Chronique d’un naufrage psychiatrique Si la stratégie sur le terrain est un désastre, la communication de la Maison Blanche au cours de ces quarante jours devrait être étudiée dans les facultés de médecine. Ce n'est pas la fameuse « Théorie du Fou » de Nixon, où l'on feint la démence pour effrayer l'adversaire. Non, ici, on est face à un homme qui tape frénétiquement sur tous les boutons d'un tableau de bord qu'il ne comprend pas. Regardons les archives. C'est un vertige. → 3 mars : « Nous avons gagné la guerre. »(Spoiler : non). → 7 mars : « Nous avons vaincu l'Iran. »(Toujours pas). → 9 mars : « Nous devons attaquer l'Iran. »(Attendez, on ne venait pas de gagner ?). → 11 mars : « En une heure, c'était fini. »(Le déni dans toute sa splendeur). → 14 mars : « Aidez-nous, s'il vous plaît. »(Le masque tombe). → 16 mars : « En fait, nous n'avons besoin d'aucune aide du tout. [...] Je testais juste pour voir qui m'écoute. »(L'excuse de l'enfant de cinq ans pris en flagrant délit). → 20 mars : « L'OTAN, ce sont des lâches. »(Diplomatie niveau bac à sable). → 22 mars : « L'Iran est mort. » (Narrateur : L'Iran se portait très bien). → 5 avril : « Ouvrez le putain de détroit, bande de fous furieux, ou vous vivrez en enfer – REGARDEZ SEULEMENT ! Louange soit à Allah. » (Phase terminale d'effondrement nerveux sur les réseaux sociaux). → 7 avril : « Toute une civilisation va mourir ce soir, jamais elle ne reviendra. » On passe de la victoire triomphale à la mendicité larmoyante auprès de l'OTAN, pour finir par la menace génocidaire d'annihiler une civilisation entière à 20h00 pétantes, avant de reculer lâchement deux heures avant l'échéance grâce à l'intervention du Pakistan. Le Pakistan, mesdames et messieurs, venu jouer les adultes responsables dans la cour de récréation de l'oncle Sam. Le crédit de la parole présidentielle américaine ne vaut désormais plus rien. La ligne rouge est devenue une ligne en pointillé, tracée au feutre effaçable. 3. Les vrais gagnants, et les dindons de la farce Pendant que Washington s'auto-congratule d'avoir survécu au chaos qu'elle a elle-même engendré, le reste du monde compte les points. Et le tableau d'affichage est brutal. La Chine, le grand vainqueur silencieux. Pékin n'a pas tiré une seule cartouche, mais a remporté la guerre. Pourquoi ? Parce que pendant que Trump jouait à la roulette russe dans le Golfe, les États-Unis ont cramé entre 10 et 55 % de leurs stocks de munitions à distance (selon l'armement). Ces mêmes munitions qui étaient l'épine dorsale de la dissuasion américaine face à la Chine dans le Pacifique. Les intercepteurs de missiles, cruciaux pour protéger des pays alliés, ont été dilapidés. Xi Jinping doit littéralement se frotter les yeux d'incrédulité devant un tel cadeau. De plus, la crise énergétique déclenchée va frapper les industries informatiques de Corée du Sud et de Taïwan (notamment via la crise de l'hélium), offrant à la Chine un boulevard pour combler son retard technologique et asseoir sa domination sur les énergies vertes. Vladimir Poutine, l'oligarque ravi. Moscou profite immédiatement de la levée des sanctions sur le pétrole iranien transporté par mer. L'axe anti-occidental sort renforcé, légitimé, et surtout, renfloué financièrement. L'Europe et l'OTAN, les victimes collatérales. L'Europe va payer l'addition. Son inertie coupable sur les investissements verts ces dernières années et sa dépendance énergétique vont se transformer en une facture cauchemardesque pour ses citoyens. Quant à l'OTAN, l'alliance traverse la crise existentielle la plus profonde de son histoire. Après s'être fait cracher dessus et traiter de « lâches » par le commandant en chef de la première puissance de l'alliance, la confiance dans l'Article 5 est en ruines. 4. Le « Deal » de la Honte : La capitulation en 10 points Que reste-t-il des objectifs initiaux ? L'administration américaine se vante d'avoir éliminé l'ayatollah Khamenei et une trentaine de cadres des Gardiens de la Révolution. C'est un fait. Ces individus étaient des monstres criminels, et l'univers ne s'en porte que mieux. Mais politiquement ? Le régime théocratique n'est pas tombé. Pire, l'hydre a repoussé, et les experts nous confirment que la nouvelle garde est encore plus fanatisée, radicale et cruelle que la précédente. Le peuple iranien, qui risquait sa vie dans la rue, qui formait des chaînes humaines, qui voyait peut-être dans ce chaos une fenêtre inespérée vers la liberté, a été purement et simplement sacrifié sur l'autel des sondages électoraux américains. Trump les a abandonnés pour sauver sa face. Et regardez ce que l'Iran communique officiellement comme étant les termes de ce cessez-le-feu acceptés par les États-Unis : 🔹Un engagement de non-agression. 🔹Le retrait des forces américaines de la région. 🔹La reconnaissance du programme nucléaire, avec autorisation d'enrichir l'uranium. (Les 400 kilos d'uranium enrichi n'ont pas bougé d'un millimètre). 🔹Le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz. 🔹La fin des opérations militaires, y compris contre le Hezbollah. 🔹L’annulation des résolutions de l’ONU. Si c'est là la définition d'une capitulation iranienne, les mots n'ont plus de sens. C'est un chèque en blanc signé à l'obscurantisme, livré par un président américain effrayé par sa propre audace. L'addition, s'il vous plaît Nous allons atterrir et revenir au réel. Loin des tweets en lettres capitales et des communiqués de presse délirants, la réalité va nous frapper là où ça fait mal : au portefeuille. Ce n'est pas Donald Trump qui paiera les conséquences de cette masterclass d'incompétence. C'est vous. C'est nous. Préparez-vous à voir le diesel allègrement dépasser les 2 euros le litre à la pompe de manière durable. Préparez-vous aux annonces d'une inflation à 12 ou 14 % d'ici l'automne, alimentée par la perturbation des chaînes logistiques mondiales, les crises dans l'industrie informatique et les chocs agricoles. Les économies du Golfe sont fracturées, l'armement occidental est épuisé, nos ennemis géopolitiques sont hilares, l'Iran dicte le droit de passage maritime, et le peuple iranien est renvoyé à ses geôliers avec la bénédiction de Washington. Et n'oubliez jamais la donnée la plus glaçante de toute cette analyse : la guerre n'est pas terminée. Tout ce que Trump a acheté en bradant l'hégémonie américaine, c'est une pause de quatorze jours. S'il ose appeler ce désastre historique une victoire éclatante, je vous laisse avec cette seule et unique question : je n'ose même pas imaginer à quoi ressemblerait, selon ses propres standards, une véritable défaite.

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